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interviewSud Radio (sur YouTube)· 15 juillet 2025 98 min

Les débats de l’été - Émission du 15 juillet 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h. Maxime Liedu. Allez, on attaque la partie brûlante de l'émission avec l'actualité du jour.

On va parler évidemment budget avec cette volonté peut-être, je dis bien peut-être, du gouvernement de supprimer un jour férier pour ou financer l'effort économique pour atteindre les 40 milliards d'économies ou bien tout simplement financer l'effort du redressement de l'armée française parce que c'est quand même aussi la petite musique qu'on a en tête suite aux déclarations et à la chorégraphie orchestrée entre le chef d'état-major des armées, le ministre des armées lui-même et surtout les annonces du président de la République qui identifient plusieurs menaces et qui conjure la France absolument de booster un tout petit peu son armée. Et puis la question des piscines, vous êtes en train peut-être de vous faire le 3è café de la matinée, vous entendez les ploufs et les ploufs des enfants qui sautent dans la piscine. Mais profitez-en parce que vous allez peut-être devoir la reboucher dans quelques instants.

J'exagère, mais dans ce contexte de canicule, dans ce contexte de sécheresse, certaines villes commencent à limiter et à surencadrer un peu la construction des piscines. Est-ce que vous trouvez ça normal ? Est-ce que pour vous c'est choquant ?

Au contraire, avec ces contraintes climatiques, ces fortes chaleurs, ces problèmes de saison, et bien c'est quelque chose de de normal de l'envisager ainsi. Surtout que la France est un des pays dans le monde qui compte le plus de piscine sur son territoire. On est premier, pas toujours dans dans tout ce qu'on veut, mais au moins on a beaucoup de piscines.

Bah c'est déjà ça mesdames messieurs. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Et puis on fera un tour des sur le côté des du côté des réseaux sociaux.

Vous le savez, vous nous suivez sur l'application Sud Radio et même sur nos réseaux sociaux, notamment sur X. Ça y est, la Commission européenne, nous dit Emmanuel Macron, a autorisé les Étatsmandres à imposer un âge pour utiliser les réseaux sociaux. Et qu'est-ce que vous en pensez ? 0826 300 300, vous êtes parents, au contraire, vous êtes un ados, vous avez envie de nous passer un coup de fil en nousant hors de question.

Moi, je discute avec tous mes potes directement sur Instagram, sur Snap, sur Twitter. Vous avez le vous avez le menu et vous pouvez d'ors et déjà nous appeler pour débattre de cette actualité brûlante autour de la table. Rémy Cardon, sénateur PS de la Somme.

Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous. Andrea Cotarac, porte-parole du RN. Bonjour, je le salue avant qu'il crie à la censure.

Refrain habituel dans cette émission, Mathias Lebu, journaliste et philosophe. Bonjour. Bonjour Maxime.

Merci d'être avec nous. Et Alexandra Spinner, enseignante et déléguée spéciale en charge du décrochage scolaire à la région Île-de-Fance. Bonjour et merci beaucoup d'être avec nous.

Vous avez le sommaire et on va commencer quand même parce que c'est l'actualité dont tout le monde parle. Vous ne pouvez pas jeter un œil à la presse sans qu'il y ait la photo. Alors je sais pas si ça encourage à acheter mais de François Bairou.

Et ce chiffre phare 40 milliards d'économie. Il y a plusieurs pistes. On a l'année blanche, on a le gel du barême de l'impôt sur le revenu, on a peut-être la suppression de quelques agences.

Bref, les idées fourmies. On va devoir attendre 16 heures. Mais en attendant, une petite idée fait son bout de chemin.

Copier un peu le lundi de Pente-côte, faire une grande journée de solidarité pour faire quelques économies ici et là. Est-ce que l'idée vous séduit avant le tour de la table 0826 300 et on vous pose la question application et directement sur les réseaux sociaux Sud Radio autour de la table ? Qu'est-ce que vous en pensez Alexandra Spinner ?

Alors, écoutez, on nous présente ça comme un plan très ambitieux, pardon, mais je crois que on a déjà donné maintenant expliquer aux Français qu'ils vont devoir travailler plus pour gagner moins, pour compenser, voilà, pour aider l'État à faire un régime nécessaire, je trouve que ça n'est pas acceptable. Ah, c'est tout simplement pas acceptable. Et puis aussi il y a il y a il y a un autre sujet mais qui est plus de l'ordre de culturel, c'est quel jour férier on va supprimer ?

Oui, bien sûr. Voilà, c'est ça la question parce que est-ce qu'on va piocher dans le mois de mai ou c'est déjà un mois où les gens ? Il y a un vrai sujet, je crois il y a un vrai sujet parce qu'on ne travaille pas assez en France.

Donc il faut évidemment qu'il faut s'y atteler. C'est pas le il s'agit pas de faire le truche et de ne pas s'en occuper. Mais il y a aussi un sujet culturel, c'est quel jour férier on va on va décider de supprimer ?

Parce que les jours fériers, c'est aussi une façon de d'être ensemble, de faire nation et et de de d'être lié à quelque chose de commun. Et moi, j'ai toujours peur comme ça des grandes sapes sur l'histoire de notre pays au-delà du sujet économique, de trouver la date pour éventuellement ne pas blesser ou ne pas, on va dire, focaliser sur quelque chose qui ne respecterait pas. Oui.

Pourquoi s'attaquer à une date chrétienne par exemple ? Pourquoi ? Et puis et puis vraiment je enfin on peut pas on peut plus demander au français de faire des efforts de faire des efforts.

Je crois que ça suffit en réalité. Réy Cardon sénateur PS de la Somme, est-ce que cette idée vous est séduisante ? Est-ce qu'elle vous choque ?

Est-ce qu'elle vous interpelle ou au contraire il faut l'y allier ? Parce qu'après tout, on l'a déjà fait avec le lundi de Pente-côte. C'était une journée de solidarité.

Bon, allons-y. Alors, pas du tout. Ça m'enchante pas du tout pour deux raisons.

Déjà parce que c'est un aveu d'échec budgétaire. Je suis désolé hein. Et en plus, il y a un peu un petit côté de l'acheter.

J'ai la flemme de chercher des économies. Donc je vais demander aux Français toujours les mêmes qui vont trinquer, qui vont travailler plus pour gagner autant. Et bien de le dire comme ça parce qu'il y a actuellement une réunion, nous apprentons entre Emmanuel Macron et François Baou avant la prise de parole.

Donc peut-être qu'ils sont en train d'écouter à 11h peut-être en train d'écouter les SU radio et de dire c'est un désastre budgétaire. Bon ben on va revoir la copie. Alors qu'est-ce que vous voulez que je dise ?

Non c'est c'est un aveu d'échec premièrement. Et deuxièmement, je suis désolé mais au bout d'un moment, il faut qu'on regarde une catégorie de personne qui a été longtemps oublié pendant les années Macron. Et donc, il y a eu plein de propositions là-dessus.

L'attaque du Zucman en est une. En l'occurrence, ça permet quand même d'aller chercher 20 milliards en en s'attaquant uniquement à les foyers qui ont qui dépassent les 100 millions de patrimoine et on taxerait à 2 % une taxe planchée à 2 %. Voilà, c'est pas c'est pas d'une violence inouie.

En l'occurrence, on fait faire des efforts à quelques-uns pour un l'ensemble des Français et les Français. Là, en l'occurrence, on demande aux Françaises et aux Français de faire les efforts comme d'habitude. C'est la question du russellement.

Le russellement, pour l'instant, il va vers le haut pour les ultra riches et on attend que le russellement s'inverse et que ça soit justement les Français les plus modestes qui goûtent enfin sur ce fameux rue. On a quand même des agences d'État qui coûtent plus de 100 milliards de d'euros par an. On pourrait peut-être aussi s'attaquer à cela.

Mathias Lebus est dubitatif, il vous regarde avec sa voix grave en disant je suis pas sûr. Non non non mais moi sur la réforme des sur le la suppression des jour fériers, je pense que c'est une usine à gaz et on l'a vu notamment sur le le lundi de Pente-côte, il y a plein d'entreprises, on sait pas si on travaille 3,5 milliards chaque année. Ouais, c'est c'est ce qui se dit mais je je j'ai pas l'impression que ça fonctionne très très bien.

Et moi, je suis pour une réforme des jours fériers. C'est-à-dire que je pense qu'effectivement non, pas tous les supprimer. Non, non, non, mais il faudrait notamment parce que il y a une chose, alors c'est pas le débat ici, mais euh il y a un certain nombre de jours fériers qui sont à caractère religieux et qui sont à caractère religieux euh catholique.

Et euh je trouve qu'on devrait faire un crédit euh en nombre de jours fériers sur des jours euh fériers religieux que les musulmans, les juifs ou peu importe pourraient prendre quand bon leur semble. Donc déjà, est-ce que c'est pas ça l'usine à gaz ? Parce que pardon là si on commence à faire ça si chacun doit prendre des jours ça fonctionne.

Oui mais ça fonctionne sur les RTT. Je vois pas pourquoi ça fonctionnerait pas. Moi je trouve que les jours les jours fériers pour le coup il y a beaucoup de jours fériers à caractère confessionnel et qui sont relativement inégalitaire.

Mais enfin bon ça c'est un autre. Après supprimer les jours ferriers je je je vois pas le l'intérêt vraiment en terme d'économie. Je crois qu'il y a il y a d'autres sources beaucoup plus fortes et notamment euh on en parlera peut-être tout à l'heure, il y a 211 milliards d'euros qui sont le le le rapporteur de cette de ce de ce rapport sénatorial, c'est 211 milliards de l'État vers les entreprises vers les entreprises.

Si on veut faire des économies, si on veut chercher de l'argent, peut-être regarder sur ça. Andrea Cotar porte-parole du RN justement sur cette potentielle suppression des jours fériers. C'est toujours la même chose avec le gouvernement d'ailleurs, pas que celui-là mais ceux d'avant.

Euh il y a plus d'argent dans les caisses, donc on va sanctionner les Français. On va geler les allocations familiales, on va désindexer les retraites, on va supprimer des jours fériers. Bon, d'accord, très bien.

Euh mais on ne fait pas de la politique. Supprimer des jours fériers, tout geler, l'année blanche, c'est pas faire de la politique, c'est pas des choix. Vous l'avez rappelé, en 2003, ils ont fait la journée solidarité.

H ça rapporte 3 milliards d'euros. C'était fait pour 3,5 pour avoir de l'argent et pour pouvoir faire face notamment au canicul depuis 2003. 3,5 milliards 3 milliards au départ, c'est près de 60 milliards d'euros qui sont dans les caisses de l'Éteraires.

Est-ce qu'on gère mieux la calicule ? Certainement pas. Donc si vous voulez les choix politiques qu'il faut faire, c'est le tabou.

Alors ça va pas vous surprendre sur l'immigration mais aussi le tabou sur l'augmentation de 8 milliards d'euros qui passe de l'argent des de la poche des Français vers la Commission européenne. On est le seul pays à augmenter notre contribution à l'Union européenne, taxer les rachats d'action, augmenter d'un point la taxe sur les transactions financières, bref faire de la politique, faire des choix et laisser tranquille les Français qui n'en peuvent plus. Ils n'en peuvent plus.

Alors alors moi je je j'écoute avec beaucoup d'intention tout ce que vous dites mais mais dans ce cas-là on va jamais se redresser ce pays parce que en réalité bon les retraités ont le niveau de vie le le le plus confortable de toute l'Union européenne. On bosse pas suffisamment, notre productivité est pas assez élevée. On parle de de supprimer un jour ferrier.

J'ai l'impression qu'on nous qu'on nous parle de retourner à la mine. Je veux dire, on va on va jamais s'en sortir de ce pays. Vas-y vas-y.

J'entends beaucoup parler de de retraités qui vivent comme des rois. Moi je je sais pas. J'en vois aussi beaucoup qui vivent péniblement et qui arrivent à peine à survivre.

Donc il faut peut-être aussi arrêter avec ce mythe du retraité qui vit dans l'opulence au bord de sa piscine avec son cocktail existe pas beaucoup quand même. En réalité c'est juste que quand on voit le niveau de vie, je veux dire c'est le seul pays dans l'Union européenne, le niveau de vie des retraités est supérieur à celui des actifs. Bah oui, c'est ça le problème.

Donc en fait personne doit faire des ports. Moi je me souviens, on n pas eu de grand débat comme on a actuellement sur les retraites quand on devait supprimer 5 € d'appel au début du guinquena Macron. Ah là les jeunes.

Bon alors bien sûr il y a il y a il y a quelques personnes de gauche qui ont dit que c'était pas bien mais alors là l'idée que la jeunesse devait trinquer comme pendant le Covid ça ça n'a échappé à personne. Donc je vous dis est-ce que si déjà on a du mal à supprimer un jour ferriier est-ce qu'on va pouvoir s'en sortir Mathias Levuf ? J'ai pas l'impression.

Euh moi je pense que il y a encore une fois il y a des quand on nous dit qu'il y a plus d'argent c'est à la fois vrai et faux et je pense que l'argent est très mal distribué et très mal ventilé. Et bon voilà l'exemple prince pour moi, c'est ce chiffre de 211 milliards d'euros qui est alloué par l'État aux entreprises et notamment à 42 % sur des grandes entreprises. C'est incroyable ça.

Ça fait de des entreprises le premier budget de l'État. Et il y a il y a probablement des économies à faire. Alors, il y a des niches fiscales.

Quand on donne 250 millions à Bernard Arnaud à LVMH et qu'il en rapporte 6 milliards à l'État, je pense que c'est plutôt un gagnant gagnant. Gér c'est pas c'est pas encore une fois, c'est pas à l'état de de financer le de mettre les entreprises sous sous tutelle et de et de perfuser les entreprises. Bien évidemment qu'il faut aider les entreprises qui sont en difficulté.

Je dis pas qu'il faut pas aider les entreprises, mais quand on voit que sur ces 211 milliards, juste une chose, le déficit de la France c'est 139 milliards d'euros. H 139 milliards d'euros, déficit annuel de la France. En tout cas, on donne 211 milliards aux entreprises.

On on nous dit il y a plus d'argent. Le déficit des caisses de retraite, c'est 6 milliards d'euros. Voyez les retraites, on y revient.

Mais justement 6 milliards d'euros avec un prévisionnel en 2035 de 15 milliards d'euros et on nous dit il va falloir se serrer la ceinture, il va falloir travailler plus longtemps. Mais le débat est posé en ces termes et vous connaissez le bon numéro pour venir participer à cette conversation justement aller dans le sens dans le sens des uns des autres. Faut-il aller jusqu'à la suppression d'un jour férier pour participer au redressement du du navire France 0826 300 réseaux sociaux application Sud Radio.

On revient dans quelques instants. À tout de suite. Sud Radio.

Sud Radio. Parlons vrai. Parlons vrai.

Sud Radio. Parlons vrai. Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h.

Maxime Liedo. Nous sommes toujours en compagnie de Rémy Cardon, sénateur PS de la Somme, Andrea Cotarac, porole du RN, Mathias Lebuf, journaliste et philosophe ainsi qu'Alexandra Spinner, enseignante et déléguée spéciale en charge du décrochage scolaire à la région Île-de-Fance. Et ce débat qui commence évidemment à provoquer quelques remou, vous le savez, sur les réseaux sociaux.

Êtes-vous prêt et prêt à sacrifier un jour férier, par exemple ? Évidemment à plus de 90 % sur les réseaux sociaux Sud Radio. Dies qui nous dit que les ministres et députés commencent déjà à sacrifier 50 % de leurs revenus, qu'il soi payé par exemple au salaire médiant et que vienne la suppression du cumul de leur retraite.

Et peut-être qu'à ce moment-là, quand les politiques donneront l'emp l'exemple, on pourra commencer à discuter. Non, évidemment nous dissimon d'autant plus que ce sera forcément le jour d'une fête religieuse et c'est important que ces datesl soient préservées. C'est ce que vous disiez notamment Alexandra et et Mathias.

Et puis Biotch qui nous dit par exemple, "Mais hors de question, l'État doit commencer lui par faire des économies, supprimer un jour férier, forcément au bout d'un moment diminuer aussi la consommation et à force que les gens travaillent pour gratis, ça va commencer à se voir." C'est vrai quand même qu'autour de la table, il y a cette sensation de frustration. Mathias, bah il y a surtout l'idée que c'est le degré zéro de la décision politique.

C'est-à-dire qu'on c'est symptomatique d'une chose, c'est qu' il n'a aucune idée et il y a aucune proposition réelle. Donc il sait pas quoi faire. Il a voulu supprimer la vente des couteaux de cuisine quand il y a eu un problème.

Maintenant, il va supprimer euh les jours fériers. C'est le grand suppresseur euh euh François Beou. Donc moi, je suis stupéfait de voir que euh il y a pas euh d'idée et de comment dire d'innovation politique plus importante que ça et que voilà, on on a des réponses à minima. il sait que de toute façon c'est une décision qu'il peut prendre facilement euh et que bon ça peut ça fera peut-être un peu grincer mais c'est c'est vraiment le le Ouais c'est ça c'est le degré zéro de la politique pour Ry Cardon Oui.

Puis s'ajoute à ça aujourd'hui les Français enf en tout cas la France qui travaille et qui se lèvent tous les matins qui bossent. On voit bien qu'il y a quand même un vrai problème en France puisque vous voyez le SMIC qui a 138 € du seuil de pauvreté. Donc quand même faut quand même qu'on s'interroge quand même les uns les autres.

Povreté qui a explosé en France disait un rapport de l'INC la semaine dernière. Et donc tout ça ce sont des indicateurs où c'est plutôt des une sonet d'alarme premièrement. Deuxièmement je pense qu'on peut avoir un débat en France sur comment se fait-il qu'on taxe plus le travail que le capital.

C'est un vrai sujet. Moi je si on parle de valeur travail la la suure de son front quand on travaille c'est bien évidant le le enfin la question du des travailleurs qui bossent leur leurs heures et qui et alors que d'autres pendant ce temps-là ont plutôt une espèce de spéculation sur des avec les actionnaires. Donc moi la question il serait tant quand même qu'on en France qu'on oriente le débat pour favoriser le travail et moins le capital.

Ah ben donc avec cette logique là on finit par un moment par taxer un peu plus les retraités. Mon mon cher mon cher Ri parce que dans ce cas-là, si on met en valeur le travail, ben il était normal que ceux qui bossent pourquoi vous divisez les Français en faisant on est dans un moment il a un problème avec les retraités apparemment. J'ai habité au sal de j'ai eu un petit traumatisme, nous en parlerons dans une autre émission sans doute.

Non mais moi j'adore un pays où tout le monde dit c'est vrai que la France va mal. Je crois que c'est 80 % des Français estiment que la France est en déclin et dès qu'on met des solutions sur la table que ce on parle pas de tous les retrait les petits retrait Alexandra, il y a beaucoup de retrait de retrait pour que ces retraités là qui alors déjà que des des retraités est une retraite qui n'avoisine même pas les 1000 € évidemment que c'est un scandale évidemment qu'il faut les revaloriser mais ceux qui ont une retraite confortable elle est évidemment totalement totalement méritée. En revanche on ne peut pas se contenter d'un pays où il y ait des personnes à la retraite qui vivent moins bien.

C'est pas une question d' poser les français, c'est que j'entends les taxis manifestes. Ah non, pas d'effort. Ah non, pas d'effort les taxis manifestent.

Alors on va texer les plus riches. Ah non surtout pas. Alors si au contraire vous aussi vous opposez les Français dans ce cas-là quand vous dites qu'il faut aller taxer les plus riches.

Je je dis juste que ce sont les Français qui se sont qui ont été oubliés les ultra riches dans les les dernières années Macron. Ils sont tout là. Totalement on pense quelque chose.

Oh une taxe sur les ultra riches. Oh une taxe sur les entreprises. Andrea Kotarac c'est vrai.

C'est pas une question d'opposition à les français. Vous ne voulez pas que certains fassent oublié. Ça dépend de tout faire les efforts.

Ça dépend de quel français. Moi pourquoi je suis opposé ? Parce que supprimer un jour férier, c'est aux antipodes du Rassemblement national.

Ça s'attaque à la fois à l'identité, à la à la signification d'une date qui est férier et à la fois au travailleurs. Le RNG considère des fois à la fois l'identité et la justice sociale. Par ailleurs, on dit "Mais est-ce que les Français peuvent faire des efforts ?

Mais quel Français ? Est-ce que on peut demander à la Commission européenne de faire des efforts ? 2027 de la part des Français.

Est-ce qu'on peut demander à la fin de faire des efforts ? On pourrait augmenter ce qu'on propose de moins d'un point la taxe sur les transaction financière. Est-ce qu'on peut demander à Berts pour aller chercher l'argent des fraudeurs ?

Est-ce qu'on peut demander au conseil économique et avait dit, rappelez-vous la promesse, tous les ministères vont devoir faire un effort sur le budget. Il a aussi dit qu'il ferait la proportionnelle. Il a aussi dit il y a 8 ans qu'il ferait la banque pour la démocratie.

Je suis d'accord avec lui. Maintenant qu'il le fasse et qu'on arrête d'aller sanctionner les travailleurs, les actifs, les employés, les salariés, les petits patrons, stop. Le problème mot de la fin pour Alexandre sur ce sujet.

Le problème c'est que si on supprime un jour férier, est-ce qu'on va mettre des gens qui ne travaillent pas au travail ? Non, on va prendre un jour férier à des gens qui travaillent déjà, à ceux qui payent déjà. C'est c'est au fond, c'est un impôt, un nouvel impôt quoi tout simplement.

En tout cas, c'est ce que vous disiez au début comme ça la boucle est bouclé. C'est c'est une sensation de travailler plus pour gagner moins. Et je ne suis pas sûr que dans la période ça encourage en effet beaucoup de Français.

Autre sujet, peut-être qu'après un débat comme ça agité, on aurait envie par exemple, regardez, de nous imaginer en maillot de bain et de faire une bombe dans une fantastique qui bien sûr, mais que on va dire comme tout le monde n'est pas en train de regarder la radio mais de l'écouter, ne leur donnons pas trop de projection comme ça et on aurait besoin comme ça d'aller faire une petite brasse dans une piscine parce que l'un de vous a une formidable petite maison dans le sud, ben ça c'est fini. Ça c'est fini parce que dans le dans ce cadre là de sécheresse, de canicules, de plus en plus ont du mal avec les réserves d'eau s'inquiète et donc certaines municipalités, certaines communautés ont décidé ben de tout un coup d'en limiter la taille ou de les encadrer. Est-ce que autour de la tape ça vous interpelle ou est-ce que au contraire vous trouvez ça totalement normal ?

Sachant qu'il y a, bon ça c'est qu'en France he il y a une fédération des professionnels de la piscine et du spa. Oui messieurs dames. Qui calcule qu'on a quand même 3,6 millions de piscines en France, ce qui n'est pas rien et qu'elles ont été multipliées par 5 entre 1999 et 2004.

Je me tourne vers le sénateur PS de la Somme. Est-ce que pour vous, dont le parti est sensible à tout ce qui est l'écologie, le climat, est-ce que c'est une solution qui a votre oreille ? Bah, disons que c'est des choses qu'il faut euh gérer euh d'ailleurs euh à l'échon d'un département avec un Moi, j'ai déjà vécu des comités euh préfectoraux euh sur la question de la CS où il faut faire des choix euh pour euh parce que est-ce que ça par le fait de réduire la taille des piscines par exemple ?

Oui, j'ai pas fini mon raisonnement. Euh non, mais comme monsieur la question. Oui.

Non. Et après le raisonnement, c'est moi je suis toujours limité quand il y a des circonstances aggravantes. Voilà, c'est tout.

Faut enfin faut être clair. Au bout d'un moment, on peut pas euh faire semblant d'être attention, il y a un réchauffel climatique, il y a des périodes de sécheresse et puis ah ben on aura pas assez pour arroser justement euh nos surfaces agricoles et et donc on va demander euh à toujours au même hein de faire des efforts. Du coup euh c'est on va rationner les Français et les Français euh on va leur distribuer des bouteilles d'eau, ils seront limités.

Enfin, on va aller où jusque vous dans dans délire ? la piscine, le sujet de la piscine, c'est un c'est un sujet quand même majeur. Euh il y a une répartition euh en en France, vous avez euh certains qui ont effectivement des piscines.

Alors, c'est réglementé déjà puisque vous avez les les piscines avec des permis de construire quand elles sont creusées. Donc, tout ça c'est réglementé par la la mairie qui peut avoir connaissance de de d'une telle piscine. Après, il y a des a d'autres formats de piscines qui sont moins réglementés.

En tout cas, voilà, il faut c'est quelque chose qu'on qu'on peut qu'on doit étudier Alexandra Spinner. Je vous vois être très attentif au propos. Oui, je suis très attentive au propos.

Alors, nous aussi euh chez les républicains, on est sensible à l'écologie mais pas à la l'écologie punitive. Et je crois si c'est de l'écologie, je crois que il y en a il y en a assez de vouloir toujours tout interdire. Non mais c'est un confort.

Mais c'est un confort mais pas pas forcément pour mais pas forcément pour pour les plus riches. On peut pas toujours. Alors déjà on est en train on est en train d'observer la taille la taille de vos appartements.

Bon alors on Oui mais oui mais enfin on est quand même dans cet esprit de toujours tout contrôler de de on peut pas régler le problème de l'eau en en Est-ce que l'eau c'est un bien commun ? Bien sûr. Voilà. arrive, on arrive déjà donc pourquoi on privatise ?

Mais vous savez cette politique du rationnement ça n'a jamais marché. Ça ne marchera pas parce qu'elle échoue à tout sauf à mettre des branches économiques par terre. C'est quand même notre spécialité.

Vous parliez d'une fédération mais cette fédération elle représente quoi ? Des gens qui travaillent, de l'agent qui rentrent dans les caisses. Donc c'est toujours la même histoire.

Alors oui, localement comme vous l'expliquez à l'instant, pourquoi pas sur un temps ponctuel. Oui. Oui.

OK. Mais tout de suite de se dire alors qu'il y a une grande histoire d'amour entre les Français et les piscines, se dire qu'on va supprimer les piscines privées, mais c'est un délire total. Je pense que c'est un débat qui va enflammer le studio et nous avons besoin d'un juge de paix.

Et comme d'habitude, les juges de paix, c'est vous auditeur 0826 300. Je vois le camarade Alain qui est avec nous. On va le prendre dans quelques instants et vous restez sur Sud Radio.

À tout de suite. Sud Radio, Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai. Sud Radio, parlons vrai.

Sud Radio, les débats de l'été. 10h 13h Maxime Liedo et on est sur ce débat brûlant à l'heure où la canule commence à s'installer véritablement en France. Il y a peut-être des petits veinards qui nous écoutent et qui sont en train de se préparer à faire quelques mouvements de côes installé payé durement.

Ben, c'est fini parce que de plus en plus de communes décident et c'est notre débat en ce moment, d'encadrer les tails parce qu'en effet, on disait, il y a des impératifs de sécheresse. Avant d'aller voir euh l'ami Alain qui nous a appelé au 0826 300 300, on finit le tour de table quand même. Mathias Lebœuf, comment vous observez cette nécessité ?

Comme ce que disait Réy, quand parfois il y a des problèmes, c'est un peu comme sur les jours fériers, faut faire des efforts peut-être ciblés, mais en tout cas faut encadrer les limites des piscines. Qu'est-ce que vous en pensez ? Ah !

Moi je j'ai j'ai une pensée pour le grand philosophe qui était Jean- Yann. Jean Yann disait euh "Tout le monde veut sauver la planète mais personne veut descendre la poubelle." Et euh cette histoire de piscine, c'est un peu ça.

C'est-à-dire que voilà, euh il faut il faut si on est en rupture d'eau et que et que il y a un vrai problème de sécheresse, effectivement, je pense qu'il faut avoir le le dispositif qui permet de réguler et en tout cas de pas réalimenter les piscines en permanence. Après, je suis un peu comme Alexandra, je pense que l'écologie ne progressera que quand elle arrêtera d'être punitive. Donc être en permanence dans l'interdiction, c'est un peu un syndrome français.

Et et alors voilà, c'est ça limité, régulé. Oui. Euh dans des circonstances exceptionnelles bien sûr, mais c'est ça existe déjà parce que je crois déjà même les arrosages de jardin sont limités à certaines périodes.

Donc après dire on va interdire, on va faire un un espèce de de comment dire de cantume au numérus cluus des des piscines, ça paraît aberrant quoi. Faisons confiance à nos mères qui peuvent ponctuellement prendre des arrêtés et et qui savent localement ce qu'on doit faire. Mais mais au-delà des mères, je pense que c'est une politique nationale qu'il faut avoir de gestion de piscines.

Ah oui non pardon, on parle de on veut interdire tout de suite aux gens qui ont des piscine limité et cetera. On a dans notre pays des millions de mètres cubes d'eau potable qui fuit des réseaux. H personne ne dit rien.

On a dans département français comme Mayotte un manque d'eau potable. On a euh de en Martinique et en Guyan de véritables problèmes de distribution. Donc plutôt que de commencer à vouloir interdire à lancer des drones de l'administration fiscale pour aller taxer des gens qui n'ont pas déclaré leur P et C, l'État devrait d'abord permettre à des Français de Mayottes de la Martinique de Guyane de pouvoir avoir accès à l'eau potable.

Je pense que c'est ça la priorité et ça fait des décennies qu'on en parle. C'est jamais fait, c'est jamais réalisé. Le compte de Montecristo sur les réseaux sociaux qui nous dit "Je vais vous répondre par une autre question.

Est-ce qu'on doit [ __ ] la paix au français Oui oui voilà exactement il a raison ça c'est sûr. On peut aussi penser à mettre en place des bassines au lieu de les sacager par exemple. Par exemple chose promis choses du bonjour cher Alain.

Bonjour Maxim merci beaucoup d'être à l'écoute de Sud Radio. J'ai l'impression je dis bien j'ai l'impression que ça vous fout en Rogne cette histoire de l'imitation de piscine mon cher Alain. Je me trompe ?

Euh moi je suis un écologiste et pas l'écologie politique, pas un décroissant comme sont les Rousseaux et les grands-mères des grandes villes qui qui se qui se battent contre le productivisme en aucun cas pour l'environnement. L'écologie a été récupérée par des gens qui aujourd'hui font de l'écologie sociale et compagnie. Ça n'a plus rien à voir avec l'environnement.

Moi, je m'occupe d'environnement. Euh les piscines bien sûr c'est il y a un problème un problème mais il faut pas croire qu'il y a plus d'eau parce que au contraire plus il fera chaud plus il y aura de l'eau. Seulement l'eau elle tombe en quantité astronomique.

On n' pas les structures pour la récupérer. On a rien prévu comme d'habitude donc elle va direct à la mer. Puis après il y a des longues périodes où il y a plus d'eau.

Puis elle retombe en grande quantité donc il y a de l'eau. Simplement l'eau. On la récupère pas.

Euh les piscines de toute façon si on va vers des vagues de chaleur va falloir quand même c'est un très bon produit pour que les enfants puissent se rafraîchir. L'environnement avant toute chose c'est quand même très œuvré pour la qualité de vie des gens à partir des des contraintes que crée la vie la vie moderne donc les pesticides et cetera, mais aussi maintenant le le dérèglement climatique qui emmène entre autres des vagues de chaleur. Mais les vagues de chaleur ne sont pas que le dérèglement climatique. et il faut il faudrait quand même que nos chers élus travaillent à comment récupérer l'eau sans Donc en fait c'est ça que vous dites Ain c'est ce que j'allais vous poser comme question vous dites en réalité foutez la paix aux gens avec leur piscine et au contraire mobilisez-vous peut-être c'est ce que disait Alexandra pour ne faire en sorte qu'on ne s'accche pas les les les méga bassines quand on quand quand elles sont installées qu'on commence à penser des structures un peu intelligentes, un peu modernes, un peu ingénieuses pour récupérer l'eau de pluie et qu'on mette ces systèmes là en place plutôt que de pénaliser les piscines.

C'est ça. Oui, enfin les méga bassines, il y en a qui sont qui ne posent pas de problèmes, puis il y en a qui posent de très gros problèmes. Comment l'eau est récupérée si elle est pompée directement dans les nappes fréatiques pour s'évaporer, ça sert strictement rien.

Si c'est de l'eau de russellement plus chaque cas est une spécification. On veut généraliser comme d'habitude en France 1000 cas différents. Il faut faire au cas par cas.

Il serait temps peut-être que nos chers constructeurs de piscine qui ont fait des fortunes, des joyaux pour ne pas le citer, commencent à réfléchir comment protéger des piscines pour que l'eau s'évapore moins. Peut-être qu'il va falloir commencer à penser à construire des piscines, ben elles seront pas en plein soleil, elles seront peut-être à l'ombre. Ça empêchera pas les gens d'être en plein soleil pour faire bronzette, mais l'eau elle-même peut être peut être construit à l'ombre, par exemple, on peut mettre structure au-dessus peut-être.

Enfin, il y a simplement planter des arbres qui elles peuvent être construit en fonction de la direction du soleil, nord, sud, est-ouest. On plante des arbres, ça fait que toute la journée la piscine sera l'ombre. On il y a 1000 choses mais nos chers décroissants, ça ils s'en foutent complètement.

Excusez-moi d'être grossier mais c'est la réalité. Les décroissants qui se disent écologistes luttent contre le productivisme. L'environnement ne les intéresse pas.

Ils n'y connaissent rien. Mais merci beaucoup Alain d'avoir basé votre Google et d'avoir parlé vrai sur Sud Radio. Vous pouvez nous écouter d'ailleurs à du côté de Lyon au 105.8.

Merci beaucoup et j'accueille au standard une auditrice qui était tranquillement dans sa piscine quand elle a bondi. Bonjour Marlè. Bonjour.

Merci beaucoup d'être d'être avec nous en direct sur Sud Radio. Alors, j'ai l'impression que ce débat vous allez sortir de votre piscine. Marlè, qu'est-ce que c'est que cette histoire ?

Oui, oui, tout à fait, tout à fait, tout à fait. Tout d'abord, je veux dire que je suis tout à fait d'accord avec mon prédécesseur, hein. C'est vrai que il y a certainement trouver des solutions pour garder l'eau qui tombe parce qu'il y en a quand même beaucoup qui tombent, hein.

Et puis pas forcément dans les dans les bassines d'ailleurs, je pense qu'il y a aussi d'autres systèmes pour revenir aux piscines. Donc parce que vous vous êtes propriétaire d'une piscine Marlen, c'est ça. Voilà.

Et nous nous moi je suis de dans en Akitaine, je suis originaire d'Aquitaine hein et ça fait une trentaine d'années avec ma sœur on a construit une piscine entre nos deux maisons. Elle fait 10 m/ 5. Elle est très très bien et quelquefois on est une vingtaine dedans.

Donc quand même c'est bien [Rires] on ne la on ne la vide pas la on complète. Alors l'évaporation moi je trouve pas que ce qu'on en rajoute énormément. On a un puit.

On a un puit. On a l'eau, on a une nappe d'eau à 4 m. Donc quand on veut remettre à niveau euh pour les filtres, c'est quand même bien.

On l' on vide pas l'hiver hein. L'hiver moi je mets du chlore, je la fait tourner. En fait, vous l'entretenez.

C'est ce que vous nous dites Marlenne. Il y a pas besoin de faire la guerre à la piscine à partir du moment où on en prend soin. Alors par contre, on devrait quand même dire à ceux qui les vident tous les ans parce que ça, j'ai des amis qui sont dans le midi et ils laissent pourrir leur piscine l'hiver et après ils vent l'eau, ils en mettent de la propre.

Ça non, ça on devrait dire aux gens, écoutez vous ne videz plus les piscines complètement. Là, je suis tout à fait d'accord. Mais de supprimer les piscines, là je suis pas d'accord du tout parce que les gens s'ils peuvent pas se tremper dans l'eau, et ben ils vont prendre des douches hein.

Alors je sais bien que une douche ça prend pas beaucoup d'eau, mais 10 douches dans la journée aussi si si vous êtes en fait apprenons Marline aux gens à entretenir peut-être la piscine, à avoir quelques premiers gestes pour l'entretenir et pour en prendre soin plutôt que ceux qui la vid trois fois dans l'année pour en avoir une impeccable durant l'été. Voilà. Et oui oui entretient et on arrive à bien les entretenir parce que je vous dis nous aussi on a eu des soucis et là on a on a plus de souci du tout.

Il y a des conseillers qui sont très très bien dans les dans les les pimistes et les et les commerces qui vendent les produits euh qui sont capables de donner des conseils. Voilà. Et dites-moi Marlè dans dans quel coin dans quel coin vous vous êtes précisément ?

Au sud de la Dordogne. Ben au sud de la Dordnogne. Écoutez moi j'ai un train qui part de Paris vers 13h.

Vous m'avez venté une grande piscine vers sur l'écout de 16h. Si vous je ramène le goûter Marl chez Ah ben d'accord. Bon écoutez je je vais me débrouiller pour arriver en parachute.

Je vais voir ça avec France va me trouver quelque chose. Merci beaucoup Marlè d'être à l'écoute de Sud Radio durant l'été et profitez de de votre piscine bien méritée ma chère Marlen. Merci beaucoup. 0826 300, vous êtes comme Marline et vous voulez participer à la conversation, mettre un peu d'animation dans ce studio, vous êtes euh la bienvenue.

C'est vrai que les crit uns et des autres quand même mettent le doigt sur un sujet qui écoutait un la piscine on n pas volé de deux quand on s'y connaît un peu, il y a quand même moyen sans gaspiller des hectolitres peut-être de flotte éviter toutes les nappes les nappes fréatiques d'être un peu raisonnable et c'est peut-être ça qu'on a envie de dire à tous ceux qui nous écoutent et tous ceux qui prennent parfois ces décisions ou qui ont ces idées bizarres un peu de raison un peu raison gardé dans quelques instants. L'âge des réseaux sociaux parce que on a eu plusieurs propositions faut-il les interdire à ceux de 15 ans. Faut-il s'inspirer de la Chine ?

Je vous rappelle que c'était notamment la proposition de Gabriel Atal de s'inspirer du modèle chinois. Ne riez pas, c'est arrivé. Et ben figurez-vous que la Commission européenne a autorisé les Étatsmembres à instaurer une limite d'âge dans les pays pour avoir accès aux réseaux sociaux.

Est-ce que c'est vers ça qu'on doit aller ou au contraire dehors, l'URSS ? Ce n'est certainement pas à l'état de s'occuper des réseaux sociaux. Vous êtes bien sur Sud Radio et vous avez le numéro pour participer 0826 300.

À tout de suite, restez avec nous. Sud Radio Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai. Sud Radio, parlons vrai.

Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h, Maxime Liedo. dernière ligne droite pour nos débats de l'été avec ce thème qui vous concerne forcément, vous êtes peut-être en vacances avec des ados qui traînent sur leur téléphone, sur Instagram, sur Twitter actuellement X ou sur d'autres réseaux sociaux dont nous n'avons pas le secret avec des formes étranges, des couleurs bizarres où ça s'envoie des photos, des vidéos, des musiques. Bref, figurez-vous que la Commission européenne a autorisé ces États-membres dont nous la France à instaurer une limite d'âge.

Est-ce que pour vous, c'est quelque chose vers lequel on doit aller ou surtout pas ? passe avant tout par l'éducation des parents. C'est quand même ce qu'on nous dit.

Je vous pose la question sur les réseaux sociaux et et l'application Sud Radio. À propos de de ça, de cet argument, est-ce que c'est à l'état de le faire ? Étrangement, c'est plutôt partagé.

Ce n'est pas une habitude chez les auditeurs de Sud Radio, mais faut-il un âge limite pour y avoir accès ? Oui, 53 %, non 47 %. Donc, je crois qu'autour de la table, ils ont de besoin de vos arguments pour pour se faire une idée.

Réy Cardon, sénateur PS, comment vous envisagez ? Comment vous regardez ce débat ? pas déjà avec beaucoup d'attention parce que en réalité c'est plus qu'important et moi c'est la raison pour laquelle je travaille sur une proposition de loi qui vise à instaurer une certification obligatoire à l'usage des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans justement parce que je pense que l'éducation nationale doit jouer aussi son rôle 15 ans âge limite ça serait effectivement mais en fait le travail il faut le faire en amont avant 15 ans parce que une fois qu'ils ont 15 ans l'idée c'est quand même qu'ils aient un tout petit peu de de culture et d'esprit critique sur la désinformation sur le cyberharcèlement sur en tout cas qu'ils aient conscience de ce qui de ce que les les réseaux sociaux peuvent leur apporter créer des menaces.

Bah c'est très simple à faire. Ça existe déjà sur le le numérique dans l'éducation nationale il y a des certifications qui existent. On pourrait travailler sur les réseaux sociaux.

Je pense que dans un premier temps, ça serait effectivement un travail à la en 5e notamment par exemple, ça pourrait être au collège de la sensibilisation la sensibilisation du débat en classe et après derrière une certification parce que je pense que c'est essentiel. Alors euh on résout pas de problème parce que la dans votre problématique aujourd'hui, c'est l'aspect technique. Comment comment on empêche des moins de 15 ans d'aller sur les réseaux sociaux et ça désolé hein, les plateformes vont se jeter euh la la balle sur les opérateurs, les opérateurs vont se jeter la balle sur les plateformes et ainsi de suite.

En fait, le gouvernement va se retrouver à à regarder les balles partir dans tous les sens. Je pense qu'il faut travailler. Par contre, l'État doit prendre ses responsabilités avec le ministère de l'éducation nationale pour justement apporter euh une certification obligatoire pour que ces jeunes arrivent à l'âge de 15 ans avec assemble des notions, une compréhension et et surtout les menaces et les opportunités des réseaux sociaux.

Mais vous mettez au cœur de la discussion peut-être ce qui intéresse le plus et peut-être ce qui gêne le plus ceux qui nous écoutent à savoir la présence de l'État dans ça. Je je lis notamment réseaux sociaux application sud radio Gabriel Maison9u qui nous dit "Oui certainement qu'on doit instaurer un âge limite mais ça doit avant tout se jouer dans le milieu familial. DAC DAC nous dit "Mais peut-être qu'on doit installérer un âge limite mais c'est aux parents".

Oui. Oui. Parce que ça c'est des des comment dire des pétitions de principe.

Mais quand on est face à la démission parentale et qu' il y a des tas d'enfants qui sont livrés à eux-mêmes, forcément à un moment donné l'État au fond le pouvoir public est obligé de réguler et de mettre son nez dans l'affaire pour pour arriver à à ne pas produire justement euh des monstres qui sont complètement fagocités par les réseaux sociaux. Donc effectivement, c'est pas le rôle régalien de l'État de gérer les réseaux sociaux, mais de fait euh pragmatiquement l'État doit quand même mettre son là-dedans et tenter de réguler. Moi, ce que je voulais dire là-dessus, c'est que là, c'est pareil, on on est entre laisser faire ou interdire.

Et on a l'impression que entre laisser faire Non, mais justement, je suis entièrement je suis entièrement je suis entièrement d'accord avec ce que ce que vous venez de dire. Laissez faire. Bah non, on peut pas laisser faire parce que il y a une vraie dangerosité du dire des réseaux sociaux.

Interdire, ça me paraît à la fois complètement inefficace et puis contre-productif. Donc effectivement, il faut chercher à réguler. Euh il y a les certifications, il y a il y a euh aussi on on un un contrôle des publications euh de de des et notamment des plus jeunes et puis euh une suspension provisoire quand il y a des quand quand il y a des des publications qui sont euh qui sont pas correctes ou qui sont pas adéquates et voilà.

Donc je pense qu'il y a il y a énormément de de choses à faire pour pacifier l'usage des réseaux sociaux. Faut euh les réseaux sociaux, ça peut être formidable quand on les utilise bien. Euh donc voilà, interdire c'est toujours la solution à minima.

On croit qu'on va interdire mais en fait c'est contre-productif. De toute façon, on peut chercher à interdire, il y aura toujours des contournements et on et on et on c'est ça me paraît complètement. Moi, je suis assez toujours prudent à l'idée d'interdire ou de réguler puisque je suis plutôt je considère plutôt que la liberté c'est le principe et que restreinte c'est l'exception.

Maintenant, je pense que les réseaux sociaux quand on dit mais c'est aux parents de gérer et cetera, ça c'est pour les moins de 15 ans. Mais je veux dire, les réseaux sociaux vont prendre une ampleur. Ça va être un enjeu majeur parce que je crois que les réseaux sociaux vont remplacer la télévision qui finira dans un musée d'ici quelques décennies.

Vous voyez déjà aujourd'hui que des milliardaires achètent des comptes d'information sur les réseaux sociaux, Serpia, Blas, machin et cetera. Donc vous voyez l'ampleur que ça va prendre. Ça a une ampleur aussi parce que il y a énormément de data.

Qu'est-ce que vous achetez ? - vous informez, qu'est-ce que vous dites et cetera ? C'est des données extraordinaires qu'aucun service de renseignement ne dispose.

Et dernier point sur les enfants, moi c'est comment protéger nos enfants ? Parce que si sur les réseaux sociaux on laisse passer des contenus pornographiques, dangereux, terroristes et cetera, bah non, c'est pas aux parents d'aller gérer, c'est à l'état de supprimer cette hypothèse qui vise à à justement polluer le cerveau de nos enfants. Moi, je suis partisan pour protéger nos enfants liberté Alexandre Spiner qu'on a pas entendu et je rappelle que vous êtes en plus délégué spécial en charge du décrochage scolaire.

Donc parfois avec certains élèves, vous devez être confronté à ces cas parfois de d'addiction peut-être au réseaux sociaux de déconnexion de façon général sont confrontés à ce à ce fléo. Enfin, je rappelle quand même que les réseaux sociaux sont déjà en théorie interdit au moins de 13 ans donc on n pas réussi à gérer cela que le débat en fait tout ça n'a pas de sens. Euh alors je je suis partiellement d'accord avec vous quand vous dites oui parce que vous dites il faudrait que non non parce que vous dites il faudrait que l'école supplie en fait à ce à tous ces manquements.

Si vous dites il faut il faudrait que les enseignants Non mais attendez c'est pas le rôle de l'école. Non mais c'est pas le rôle de l'école. Les enseignants font déjà leur travail pour insuffler un esprit critique.

On peut pas en plus des cours de sexualité des cours de de pâtes à modeler les les tout tout. On on demande maintenant aux enseignants de de régler tous les mots de la société. Ça n'est pas possible.

Si vous dites il faut il faudrait que ce soit en lien avec l'éducation nationale. C'est c'est ça c'est tout simplement l'outil l'outil le plus adapté. Moi je suis enseignant également et et j'enseigne la culture j'ai en enseignement supérieur.

J'ai j'ai des modules sur les réseaux sociaux sur l'esprit critique faut réguler c'est cet aspect là l'éducation nationale parce qu'il y a une neutralité. aès je vous rappelle quand même que nous les enseignants, nous avons pendant des années demandé à ce qui est moins numérique à l'école. On n jamais été entendu.

Je sais pas si vous partagez mais nos élèves ne savent plus écrire. Ils ont un problème de graphie, on peut plus lire leurs copies tous mec. Ça c'est quand même Ça c'est quand même drôlement bien.

Bonjour. Évidemment que les réseaux sociaux c'est un danger. C'est le terreau de tous les dangers pour nos enfants et qu'il faut les protéger.

Mais c'est c'est à nouveau pas le bon moyen de le faire. On va on va on va entendre un un spécialiste qui nous a appelé au 0826 300 300. Bonjour Dominique.

Bonjour. Bonjour à tous les auditeurs et puis bonjour à tous les intervenants sur le plateau. Merci beaucoup de nous avoir appelé.

Vous vous êtes vous êtes vous êtes psychologue c'est ça ? Et j'imagine que vous alors vous alors précisément vous devez voir quand même passer un certain nombre d'ados d'adolescents. Cette question des des réseaux sociaux.

Est-ce que vous voyez à quel point elles grignotent leur vie et est-ce que l'âge peut réduire peut-être ce grignotage ou alors ce n'est pas du tout la question. Qu'est-ce que vous nous dites Dominique ? Ah bah effectivement, oui, bien sûr.

Les ados aujourd'hui euh sont grignotés, sont plus que grignotés, ils sont complètement avalés par les réseaux sociaux qui est un un nouveau mode de consommation euh du temps. Mais euh pire que ça, il est en train de modifier complètement et en profondeur tout leur système émotionnel. C'est-à-dire que euh vous n'avez plus euh par exemple regarder un ados qui joue sur un réseau social ou qui joue en ligne ou qui est sur TikTok et cetera, il n'a plus que deux émotions, c'est colère des goûts et euh c'est assez assez effrayant parce qu'en fait ce qui va développer tout votre système euh tout votre système émotionnel, c'est c'est justement le partage le partage direct avec le verbal, le non verbal de votre de votre interlocuteur ami.

Et là, vous n'avez plus du tout le nom verbal. C'est-à-dire que vous vous coupez de 90 % de la relation et vous avez des jeunes qui sont enfermés en fait dans l'envie euh l'envie d'être comme l'autre visuellement parce qu'il le regardent mais ils ont plus du tout la notion de de comment dire de relation. J'entendais une des personnes qui disaient "Is ne savent plus écrire mais c'est une catastrophe effectivement.

Alexandre enseignante notamment. Oui, voilà. La la Suède a complètement retiré tout ce qui était numérique de toutes les classes pour revenir à une à une comment dire à une éducation qui est une éducation de base.

Le savoir, le écrire, le le lu, le appris de manière à ce que on donne des armes à notre génération aux générations. Aujourd'hui, on les a désarmé et moi pour en revenir, on a désarmé des générations avec les réseaux sociaux. Ah mais complètement. et on va le prendre en pleine figure.

Mais le le plus grave, c'est que les je pense que les gens qui ont réfléchi à cette loi interdisant sont des cinquan et euh j'imagine pas qu'ils ont euh interrogé des gamins de 15 ans euh pour leur dire "Mais toi, si on t'interdit, comment tu fais ?" Parce que les gamins de 15 ans aujourd'hui, "Mais allez-y, interdisez-leur, vous verrez, ça changera absolument pas leur vie. qui trouveront toutes les parades, ils sont bien meilleurs que nous, bien plus forts, bien plus madrés sur tout ce qui est informatique que ne peuvent l'être aujourd'hui des énarques que de 50 ans qui ont réfléchi confortablement à l'occurrence en première ligne, il y avait Gabriel Tal qui n'a pas encore 50 ans.

Qui n'a pas encore 50 ans mais mais peut-être un vieux dans sa tête, excusez-moi, il c'est déjà un vieux politicien dans sa tête. Non, non, mais franchement, je suis inquiet et moi je ce que je voudrais dire, c'est que aujourd'hui en fait euh cette mesure est une mesure pour se donner bonne conscience, elle n'apportera rien. C'est comme la mesure d'interdire les couteaux aux enfants.

On va voir comment ça va se matérialiser hein Dominique. L'idée là, c'est juste la commission qui autorise les Étatsmandes à réfléchir à réfléchir à ça. Vous voulez vous voulez enterrer vous voulez vous voulez enterrer un problème, créer une commission.

Voilà. Là comme c'est la Commission européenne, ça va être difficile de s'en séparer Dominique mais je vous remercie de pas sûr que c'est aussi difficile. Excusez-moi, c'est la grosse commission.

Voilà. Merci beaucoup de coup Dominique du côté du du Rossino qui nous avait appelé au 0826 300. C'est quand même intéressant ce que dit Dominique en en notamment avec son regard de psychologue en disant mais en fait le cœur du prologue en étant expert du sujet, je vois bien à quel point ça vient.

Il a dit pas grignoter les émotions, avaler les émotions. C'est-à-dire qu'en fait on les on les on les pulvérise à avoir le minimum d'émotions. C'est c'est vraiment une un phénomène de débilisation de masse en fonction de de comment Mathias Lebuf depuis tout à l'heure il y a des grands signes de Mathias Lebuf.

Parce que moi je je trouve qu'on sur ce sujet on est très binaire et que on je crois qu'on ne gagne pas à diaboliser les réseaux sociaux ou à les refouler. C'est-à-dire dire ça n'existe pas, on n veut pas c'est c'est un danger incroyable et il y aura un retour de refoulé. Moi, j'ai j'ai un fils de 12 ans euh 12 ans et demi et je vois mon gamin qui va chercher des sources d'information par exemple sur Perplexity.

C'est pas vraiment un réseau social, c'est un l'intelligence artificielle et je lui apprends à euh poser des questions, à aller vérifier les sources et c'est un outil magnifique. Bah c'est un outil magnifique. C'est c'est un outil qu'il faut maîtriser et c'est pour ça qu'il faut éduquer, il faut à la fois réglementer parce qu'on peut pas être dans le Far West sur les réseaux sociaux.

Moi, je suis toujours très surpris de voir à quel point euh ces réseaux ont une impunité totale sur ce qu'ils éditent. Ça paraît dingue. Et puis il faut éduquer.

Hm. Réy Gardon. En fait, la solution, elle est sur deux volets.

Le volet effectivement des parents qui viennent réguler le temps d'écran avec le temps de connexion sur les réseaux sociaux et puis aussi de de oui voilà. De débattre aussi avec eux sur les sujets, prendre du recul sur les vidéos et autres. Et puis de l'autre côté, il y a effectivement l'État qui doit s'organiser euh pour euh former euh sa génération à euh à tout à aux menaces et aux opportunités, je dis bien les deux, il y a les menaces et les opportunités des réseaux sociaux et ça c'est un enjeu majeur.

Donc c'est très simple en fait. On a les deux volets. Maintenant faut faut juste attaquer au sujet.

Il y a un volet sur lequel on a moins la main parce que les parents sont quand même, excusez-moi, ils ont le parental et c'est à eux de gérer les parents sont très diverses. Voilà, ils divement les enfants sont pas logés à la même enseigne par on sait très bien que les enfants fragiles socialement évidemment le prix. Donc c'est très compliqué juste sur les réseaux sociaux.

Moi je vois par exemple sur des sur des jeunes qui ont des toutes ces maladies invisibles, ces handicaps invisibles. Parfois les réseaux sociaux c'est un formidable outil pour eux. Bien sûr.

Voilà. Donc on peut pas c'est pas tout blanc tout noir. Je veux dire il faut être faut un petit peu de mesure et du cas par cas.

Et je trouve effectivement très intéressant d'entendre des experts sur ces sujets-là parce que Dominique psychologue d'accord avec Dominique psychologue en je veux dire je partage tout à fait son analyse. Maintenant on faut pas non plus tout mettre sur les réseaux sociaux. Si les enfants ne savent pas lire, écrire ou compter c'est pas que les réseaux sociaux c'est l'école, c'est les parents.

Faut pas non plus généraliser les parents ou les réseaux sociaux. C'est bien plus complexe. C'est bien plus complexe que cela.

Donc voilà, c'était juste pour pour souligner une pointe de subtilité. Mais vous avez aimé les débats, restez encore jusqu'à midi avec nous parce que c'est l'heure des coups de cœur et des coups de gueule dans quelques instants des uns des autres. Nous sommes toujours évidemment avec Rémy Cardon, sénateur PS de la Somme.

Andrea Cotarac, porte-parole du RN, Mathias Lebu, journaliste et philosophe ainsi qu'Alexandra Spinner, enseignante et déléguée spéciale en charge du décrochage scolaire à la région Île-de-Fance. On revient dans une poignée de seconde. Une poignée à tout de suite sur Sud.

Sud Radio, c'est vous qui donnez le temps. Sud Radio, les débats de l'été, 10h 13h, Maxime Liedo, on est toujours en direct sur Sud Radio. Vous savez qu'on ne vous lâche pas de l'été.

Dans quelques instants, vous aurez le journal avec les actualités du Tour de France et le camarade Joseph Ruize. Mais avant ça, c'est le moment des coups de cœur et des coups de gueule des uns et des autres. Et on va commencer par un coup de cœur pour se mettre en joie aux joie.

Il y a et je ne savais même pas que ça existait mon cher Réi, la journée citoyenne dans nos communes et c'est une belle idée qui prend vie. Vous êtes vraiment notre monsieur bonne nouvelle de la journée. Et ben voilà.

Et ben oui, commune de Kerrieux dans la somme 600 habitants lancent des journées citoyennes de manière régulière chaque année, plusieurs fois dans l'année où il y a à peu près 100 habitants qui participent et là pour le coup le 7 septembre prochain, ils vont euh justement débarrasser, nettoyer l'ancienne boulangerie pour préparer, mettre à disposition pour les les justement l'entreprise qui va venir faire les travaux. pour récupérer une boulangerie demain. C'est ça qui est beau.

Je trouve que l'image est belle et donc c'était mon coup de cœur et Jonathan Sanglard, le le maire en question œuvre pour faire le tour du département pour faire valoir les journées citoyennes dans d'autres communes. Je trouve que ça permet de mettre du commun un projet à plusieurs. Au moment où les justement les comités défaites, les associations sont parfois en difficulté en terme de de force vive, je trouvais que c'était important de valoriser par un coup de cœur cette journée citoyenne.

C'est vrai faire vivre les communes comme ça, c'est formidable. Formidable, c'est formidable. Je je sais pas si vous avez vu l'étude qui est totalement à contrari de ce que vous dites qui est que de plus en plus on a installé des machines automatiques dans les dans les dans les dans les communes notamment rural.

Donc en fait vous n'avez plus de boulangerie, vous avez des machines à pein, vous n'avez plus la petite pizzeria, vous avez exactement. C'est épouvantable. Moi je je trouve cette initiative formidable parce que ça ça redonne justement du sens à à l'espace public et on on est aujourd'hui dans une perte de ce qu'est l'espace public et l'espace public c'est ce qui font la République et donc on est vraiment à à la racine même de de ce qu'est le politique au sens noble du terme et ces journées citoyennes je je trouve ça formidable et je je trouve que ça devrait effectivement essimer dans un nombre de communes le partout en France les citoyens se réapproprient leur leur espace de radio.

On va diffuser cet élan de de journée citoyenne dans nos communes. Beaucoup de connexion finalement euh ces journées citoyennes c'est le vrai réseau social le réseau social de terrain. Ça c'est vraiment une parole de pilotion ça c'est bouleversant André Cotarac sur ça.

Très très rapidement. Bon je suis d'accord aussi je vous l'ai dit tout à l'heure en off et je pense même au-delà de ça que le monde rural est l'avenir de la France. H je pense que on a tout à démétropoliser, à faire à soulager les métropoles.

On parlait tout à l'heure de canicule, les territoires ruraux sont bien plus résilient. On parlait de bien vivre, de bien manger, de bien s'alimenter et je pense que l'avenir de la France, c'est le monde rural, c'est la démétropolisation. Et ben, on a on a eu un un coup de un coup de cœur par l'intermédiaire de Rémy Cardon.

Vous avez la parole, mon cher Andrea. Gardez-le pour un coup de gueule cette fois. Chaud froid. cherché mais la France est mon adversaire principal en Europe disait Vladimir Poutine.

C'est ce qu'en tout cas ce qu'a affirmé le général Bucard il y a quelques jours lors de sa conférence de presse. Exactement. Tous les médias ont enchaîné.

La France est elle une menace pour la Russie ? La Russie véritable menace pour la France. Emmanuel Macron, chef suprême des armées, a lui-même utilisé cette citation comme fondement à son intervention pour le 14 juillet.

Il a parlé de la sécurité, il a défini la stratégie de l'armée française, rien que ça. Oui, mais il y a un problème. Un problème et d'ailleurs, c'est ce que nous a rappelé le journaliste Merchet qui a fait une Merch défense à l'opinion qui a justement fait une petite enquête et qui a dit "Mais on ne sait pas si Vladimir Poutine a dit ça, on ne sait pas quand, on ne sait pas où.

D'ailleurs, il n'y a aucune source et on n'a pas retrouvé ça. Donc, il a interrogé le chef, en tout cas la centrale, l'état-major des armées françaises qui est incapable, c'est-à-dire que ceux qui ont lancé cette polémique là sont incapables de donner une source. Donc moi, mon coup de gueule, c'est le suivant et c'est très rapide.

À l'heure où on doit redonner confiance au Français sur l'armée, redonner confiance vis-à-vis des politiques, vis-à-vis de la justice, comment peut-on tolérer de tels mensonges ? Moi si vous voulez, j'ai toujours combattu les complotistes. Bah aujourd'hui avec un tel amateurisme, c'est aujourd'hui que je les comprends le mieux.

Réy Cardon, je voyais plisser les yeux attentivement aux déclaration d'Andra Kotarac. Bah effectivement, ça peut poser question euh parce que il y a aucune source mais j'ajoute à ça aussi, j'ai plutôt l'impression que ça a été organisé notamment parce qu'ils vont doubler le budget de l'armée euh pour 2000 jusqu'à 2026. Et puis deuxièmement, surtout bah à quelques heures où on attend notre premier ministre pour nous parler d'économie parce qu'il faut financer le budget de l'armée et donc les Français vont travailler un jour férier.

Je désolé de faire le le en même temps mais en fait en réalité c'est quand même très génant. Non mais après sur ce que dit Andrea, on peut aussi le voir même si ça n'enlève pas du tout ce que vous soulevez. l'idée que de toute façon le but c'était de mettre une cible sur la Russie de manière officielle et de dire écoutez je suis d'accord je suis d'accord avec vous moi je suis pour l'augmentation du budget de la défense donc il y a pas de souci mais on le fait avec des sources mais attendez on est sérieux quand même.

On est la 7e puissance mondiale on est la première armée de l'Union européenne la seule puissance nucléaire si on bâge notre stratégie sur la base d'une fake news alors même qu'il y a 7 ans. Mais monsieur Macron a viré le chef d'étatmajor qui avait défini une stratégie c'est aujourd'hui qu'il l'a fait. Non mais franchement, soyons sérieux quoi.

On poursuit dans le coup de gueule parce qu'il y a une énergie là dans dans ce studio avec vous Madias Lebuff et vous avez eu l'occasion de de de d'en dire quelques mots durant cette émission. C'est le fameux rapport du Sénat et on était en direct avec lui sur Sud Radio justement Fabien Guay qui explique et qui un collègue de qualité un collègue de qualité qui sort ce chiffre 211 milliards c'est l'argent que donnerait l'État aux grandes entreprises. Et oui puisqu'on a un sénateur autour de cette table je voulais saluer le SénAP avec ce rapport 211 milliards effectivement c'est le chiffre stratosphérique j'ai du mal aujourd'hui.

C'est le montant total annuel des aides publiques versées aux entreprises par l'État. Ce qui fait finalement que les entreprises sont le premier budget de l'État. Pour rappel, l'éducation nationale, c'est 64 milliards, la défense 54 milliards et là on est à 211 milliards.

Alors via plus de 2000 dispositifs, il y a beaucoup de de niche fiscal à 80 %. Mais quand même euh et il y a une chose qui est assez choquante aussi, c'est que sur ces aides, il y a 42 % qui vont aux grandes entreprises. Alors qu'on aide les petites entreprises qui sont peut-être en difficulté, qui a des dispositifs de défiscalisation, de crédit impôt ou de ou de de choses comme ça.

Bien évidemment, c'est compréhensible. Je dis pas qu' il faut supprimer les aides aux entreprises, mais on est quand même sur un chiffre qui est encore une fois énorme. Je le rappelais tout à l'heure, le déficit budgétaire de la France sur l'année 2025, c'est 139 milliards d'euros.

Donc quand on nous explique que les Français doivent se serrer la ceinture ou quand on nous explique que les Français doivent travailler plus longtemps parce que il n'y a plus d'argent et que les caisses de retraite sont déficitaires, le déficit des caisses de retraite 6 milliards d'euros. Euh, on pourrait peut-être bah on pourrait peut-être regarder sur ces dépenses 211 milliards, on peut peut-être que dit le sénateur en un mot sur sur ce coup de gueule. Bah, écoutez, déjà c'était une très bonne commission d'enquête et merci de faire ce ce coup de gueule là-dessus parce que en réalité, je suis entièrement d'accord avec ce que vous venez de dire et puis surtout rappeler que cette commission d'enquête, elle a été faite avec des personnalités avec tous les grands patrons, tous les anciens ministres de l'économie en puissance.

La conclusion, elle est quand même très simple, c'est qu'on aécouvert faire de l'optimisation dans ses aides. Exactement. c'estd flécher les aides aux bonnes personnes et au bon endroit et ça sera le mot de la fin.

Fin finir sur un coup de cœur et ça ce sera le talent d'Alexandra Spinner. C'est le pourvoi en cassation de Brigitte Macron. Oui.

Alors c'est un coup de cœur qui peut vous surprendre parce qu'il est pour la famille Macron. Vous le savez je me prive pas de dire du mal de la politique de de Macron mais là c'est différent justement surise à laquelle je m'oppose mais aujourd'hui je voudrais vraiment apporter mon soutien à cette famille. Donc Brigitte Macron et son frère ont décidé de se pourvoir en cassation après la relaxe de ceux qui collent portent des rumeurs et des calomnies immant l'épouse du président de la République.

Donc madame Macron et sa famille, je trouve ont raison de se battre, de ne pas pas laisser passer ce harcèlement au dieu. Je le comprends d'abord en tant que que femme parce que mettre en cause l'intimité, l'identité de quelqu'un pour nuire à à son mari, bah c'est pas de la politique. Je crois qu'on est tous d'accord ici. déverser les égouts sur la place publique.

Je le comprends également en tant que maire parce que imaginez l'insinuation odieuse que cela constitue pour ses enfants. On remet en cause leur identité, leur filiation, leur famille. Tout ne doit pas être permis en politique.

On a tendance à l'oublier, surtout cacher derrière son écran. On parlait des réseaux sociaux tout à l'heure, mais s'exprimer sur les réseaux sociaux, c'est une liberté, mais aussi une responsabilité. Et on peut pas dire n'importe quoi sur n'importe qui.

La calomnie ce n'est pas de la de la politique. La rumeur ce ne sont pas des faits. Et euh je trouve qu'elle mène un un combat courageux parce que la politique c'est un et qu'il faut le mener, qu'il faut la soutenir.

Euh en laissant la boue devenir le moyen de faire de la politique. On salie la démocratie et la manière générale de dont on construit la la société. Le mot de la fin.

Encourageant et coup de cœur d'Alexandra Spiner enseignante et déléguée spéciale en charge du dégrochage scolaire à la région Île-de-France. Merci d'avoir été avec nous ce matin en direct sur Sud Radio. Merci aussi bien sûr aux hommes de ce studio Rémy Cardon sénateur PS de la Somme Andéra Cotarac porte-parole du RN et Mathias Lebuf journaliste et philosophe. dans quelques instants le flash info, la météo et les nouvelles du Tours de France par le camarade Joseph Ruize.

À tout de suite. Vous êtes bien sur Sud Radio. Sud Radio, Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai.

Sud Radio, parlons vrai. Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h Maxime Lied vous le savez c'est la petite tradition de l'été pendant que vous vous apprêtez peut-être à faire un barbecue, à réunir, à rentrer de la plage et que vous avez laissé traîner l'oreille sur Sud Radio pendant les grands débats de l'été avec les différents sujets. Ce matin, c'était cette histoire de l'imitation de piscine puis on a eu la potentielle idée qui apparemment revient dans les oreilles de François Bairou qui est la suppression du jour férier.

Et puis il y a eu les réseaux sociaux. les réseaux sociaux avec cette volonté, oui ou non ? Euh parce que c'est euh une déclaration du président de la République, Emmanuel Macron, qui a dit que la Commission européenne avait laissé la liberté aux Étatsmembres.

Oui. Un moment d'imposer un âge peut-être pour limiter l'accès au aux réseaux sociaux et figurez-vous qu'au 0826 300300, grâce au camarades Manu qui est un as, c'est Gabriel qui nous a appelé. Bonjour Gabriel.

Bonjour. Merci beaucoup de de nous avoir appelé. C'est un débat en effet qu'on a eu sur Sud Radio durant la matinée sur un moment une limidage pour utiliser les réseaux sociaux.

Est-ce que vous vous trouvez que c'est quelque chose qu'il nous faut ? Est-ce que c'est une direction qu'on doit prendre ? Moi, je suis totalement pour qu'on interdise les réseaux sociaux en moins de 15 ans.

L'interdiction totale. Oui. Oui.

Et puis euh en connaissance de cause, puisque je suis professionnelle, que je connais les risques et que je me suis faite un peu à paix parce que j'ai laissé les réseaux sociaux à mon fils parce que je pense qu'il faut vivre avec sa génération, mais que je pense qu'on évite dépasser. Euh quand on dit les cordonniers les plus mal chaussés, ben j'en suis le cas totalement. Et je pense que si des parents sont mal informés et font qu'il y a un manque d'éducation et d'accompagnement pour les réseaux sociaux, c'est quelque chose qui peut être extrêmement dangereux et je crois qu'on envoie un peu les dérives chaque jour.

H mais je pense que c'est pas adapté. D'ailleurs, on voit bien même pour les pour les adultes, il devrait y avoir un accompagnement. On voit à quel point les adultes se lâchent derrière leurs écrans sur les réseaux sociaux.

Ouais, je pense que les enfants n'ont pas la même maturité et alors enfin ça me fait un peu mal de le dire parce que les adultes en manquent terriblement aussi. Ouais, ça c'est pas mais mais Gabriel, excusez-moi quand tout à l'heure vous disiez que vous étiez une professionnelle des réseaux sociaux, vous travaillez dans ce secteur, vous êtes professeur, qu'est-ce que vous faites ? Alors voilà, j'ai été animatrice pendant 16 ans et accompagnatrice.

Donc j'étais promeneur du net. Donc, j'étais vraiment spécialisée pour accompagner les jeunes sur euh sur les réseaux sociaux et pour pouvoir Et c'était quoi leur leur premier comportement face à ça ? Puisque vous les accompagniez, ils étaient quoi ?

C'était vraiment de la découverte ou assez naturellement ils allaient un peu vers des contenus interdits ? Ils étaient mis face à ces contenus interdits, c'est-à-dire les vidéos à caractère pornographique, les vidéos violentes, les insulement dans ça, on est complètement dans ça. Et je vais vous dire même, j'intervenais dans les écoles élémentaires donc avec des enfants de CM1, CME2 donc 9 10 ans hein.

Et euh ben tous avaient vu des images pornographiques hein. Ah oui et et une grande peur même hein donc des des actes sexuels. Et donc autant vous dire que quand on a quand on voit ça à 9 10 ans et qu'après on associe l'amour et la sexualité à des images pornographiques, ça a des impacts terribles.

Et ces enfants n'oublent pas à leurs parents parce qu'ils ont ils ont honte ou ils tombent dessus par hasard ou ils tombent sur les réseaux sociaux et donc ils se font leur propre interprétation et ça crée des vrais traumatismes hein réellement hein. Est-ce que vous pouvez nous expliquer Gabriel parce que c'est quand même fascinant. Vous vous étiez chargé d'accompagner les enfants, vous alliez dans dans la classe là, vous dites qu'à 10 ans, ils avaient ils avaient déjà été confrontés à des vidéos à caractère pornographique ou très violente.

Mais comment il vous le disait ? C'està-dire que vous posiez la question ou alors il vous venait il venait vous voir après après votre cours après votre sensibilisation ? Alors non, c'était vraiment pendant la sensibilisation.

Donc moi je prenais 12 enfants maximum et donc c'était vraiment il y avait beaucoup de complicité de de bienveillance et de confiance. Donc du coup, c'était vraiment d'une manière ludique et ils étaient très à l'aise. Et donc du coup, j'en parlais vraiment avec des mots d'enfant et euh et euh et donc du coup, il se il se confiait, il se confiait et je leur mettais bien en avant que ce n'était pas leur faute, que c'est euh et donc je posais la question, je disais "Mais qui c'est qui a déjà vu des images un peu olé holé et qui vous a un peu et bon et je vous raconte pas quoi enfin c'était vraiment monstrueux.

Il y avait un petit garçon, je vais vous dire mot pour mot parce qu'après tout, il faut que les gens soient choqués un petit peu parce que c'est la réalité. Il y a un enfant qui me disait "Mais moi, j'ai vu un monsieur et une dame, il faisait l'amour et c'était très fort, il lui faisait mal et euh et et donc j'expliquais, j'associais un peu, vous savez, au films d'horreur. Je disais mais vous savez, si on est producteur d'un film d'horreur, qu'est-ce qu'on va mettre pour faire peur ? leur dire on va mettre de la musique.

On va Attendez, pardon, pardon Gabriel, dans les explications que vous vous nous donnez dans dans la franchise, vous parlez vrai bien sûr sur Sud Radio, mais il y a quand même un sujet. À 10 ans, à quel moment on a accès aux réseaux sociaux, à internet ? C'était quoi ?

C'est ils allaient allé par Ah non non, ils avaient leur propre téléphone, avait leur propres réseaux sociaux. Ah oui oui oui. Mais même beaucoup plus tôt.

Mais beaucoup plus tôt. J'ai eu à 8 ans, j'ai eu à 7 ans. C'est c'est un cauchemar réellement.

Et je crois que d'ailleurs la prévention, elle se fait pas au à l'adolescence. Pour moi réellement, j'en suis convaincu à 3000 % de par mon expérience, la la prévention se fait dès l'école élémentaire. Dès l'école élémentaire parce que on parle des réseaux sociaux, c'est une bonne chose, hein.

Donc dès l'école élémentaire, par exemple, vous êtes pour ceux qui ont plaidé dans les dernières semaines, par exemple, Gabriel a une véritable sensibilisation à des cours peut-être pour utiliser les réseaux sociaux. Ah, complètement. Moi, vous savez quand mon fils a voulu avoir les réseaux sociaux, donc à l'entrée au collège, je lui ai dit, "Tu n'auras les réseaux sociaux que si tu n'as si je te fais cette formation qui dure 4h à peu près." Et c'est une formation donc qui qui parle des vrais euh dangers sur les réseaux sociaux.

Donc, on parle de la pédophilie, on parle de sa propre image, on parle de de de tout, mais on prévient et on on fait on ne laisserait pas notre enfant sur une place dans une grande ville tout seul avec des inconnus. Et ben, je crois que c'est exactement la même chose, c'est qu'on doit on doit on doit parler des vrais risques à nos enfants pour que quand ils arrivent sur les réseaux sociaux, ils sachent à quoi ils peuvent se confronter. Et je dis pas que mon fils est le est et est et est est est est euh protégé de tout, mais en tout cas, il a peut-être des bases que que beaucoup d'autres enfants n'ont pas.

Merci beaucoup Gabriel d'avoir été d'avoir été avec nous et de nous avoir appelé au 0826 300. Merci beaucoup et merci aussi du travail que vous faites parce qu'en effet dans le contexte, il est plus que nécessaire et fier de vous avoir parmi les auditrices de Sud Radio. Merci à vous.

Dans quelques instants, vous allez voir une bonne nouvelle. C'est un vous allez voir que maintenant, vous avez sans doute et entendu parler de de cette maladie. On peut soigner ça et c'est en France, on peut soigner ça par des ultrasons.

C'est-à-dire que quand la hororde se resserre, ça touche une personne 8 personnes sur 10 pardon passé 75 ans. À partir de là, on peut la soigner uniquement par des ultrasons. Ça a été mis au point par une entreprise et des professeurs français Emmanuel Messa, chef du service de médecine vasculaire à l'hôpital européen George Pompidou et Mathieu Perno physicien qui a aidé et cette entreprise s'appelle Cardia Wave.

C'est une bonne nouvelle et on a décidé de vous en parler. Il est midi 15 sur Sud Radio. À tout de suite.

Sud Radio. Sud-adio. Parlons vrai.

Parlons vrai. Sud-adio. Parlons vrai.

Sud Radio, les débats de l'été. 10h 13h Maxime Liedo. On est dans la dernière ligne droite de ce de ce 1013 avec une très bonne nouvelle dont vous voulez vous parler ici sur Sud Radion et si tout d'un coup les ultrasons réparés les cœurs.

C'est en tout cas le Paris fou qui a fait cette entreprise française qui s'appelle Cardia Waves et qui cherche à mettre en ce moment un dispositif médical de thérapeuti ultrasonore donc par les ultrations pour permettre de traiter en particulier les problèmes de rétrécissement aortique. On appelle ça la sténose aortique. et une personne sur 8 après 75 ans est touché.

C'est un rétrécissement de la valve de la Hord. Ça touche énormément de monde. Près de 20 millions de personnes en Europe, c'est colossal.

Et j'accueille avec grand plaisir le professeur Emmanuel Messas. Bonjour. Bonjour.

Vous êtes le chef du service de médecine vasculaire à l'hôpital européen George Pompidou, confondateur justement de cette entreprise Cardia Waves et Mathieu Perna physicien et condateur du Cardia Wave également. Bonjour. Bonjour.

Merci beaucoup d'être avec nous tous les deux. Vous êtes vraiment au cœur de ce projet. Avant bien sûr qu'on rentre dans les détails, comment lorsque vous vous êtes rencontré, vous avez commencé à échanger, vous avez vu la nécessité de penser que il y avait un moyen de soigner cette sténose aortique qui touche énormément de gens, qui n'étaient soignés que par la chirurgie lourde, qui plusit par les ultrasons.

Racontez-nous votre cheminement intellectuel pour arriver jusque là. Euh, tout à fait, c'est une très très bonne question. En fait, moi j'avais fait 2 années de recherche à Boston au Mass Général à l'hôpital et on avait une réunion une fois par mois avec le MIT, le fameux MIT qui qui nous donnait des des nouveautés des nouvelles de technologies et nous on donnait des problèmes de cardiologie et on arrivait à trouver que ces innovations technologiques permettaient d'améliorer les choses au niveau cardiologique.

En rentrant en France à l'hôpital Pampidou, bien j'ai donc contacté ces physiciens de l'école supérieure physique chimie industrielle de Paris qui a une très longue tradition de prix Nobel physique Pierre et Marie Curry, Paul Langevin et qui sont des leaders mondiaux en ultrason. Et l'idée c'était de se dire peut-être qu'on peut effectivement réparer cette valveortique qui est la porte entre le cœur et l'ensemble de l'organisme pour le faire parce que là le cœur va bien et on est obligé de faire de la chirurgie cardiaque, de remplacer l'aval, d'arrêter le cœur, faire une circulation extracelle que vous vous apprz à trouver un traitement pour là, on va dire un petit problème, ce que vous disiez enfin petit problème parce que ça ne concerne qu'une valve mais qui demandait on va dire un mode opératoire extrêmement lourd. C'était c'était pratiquement de de de l'opération à cœur ouvert.

Ça demandait énormément de pratique. C'est c'est une opération à cœur ouvert. C'est ça.

Ah, c'est une opération à corps ouvert. Quand on dit cor ouvert, c'està dire que vous êtes obligé bah de d'ouvrir le le thorax et de faire ce qu'on appelle une circulation. Absolument.

Et et une circulation extracorporelle, vous arrêtez le cœur du patient et vous avez un cœur externe qui prend le relais. Vous enlevez tout le sang qui est dans le cœur et vous remplacez la valve. Puis il y a eu des avancées grâce au professeur Alain Cribier en 2002 qui a permis de remplacer cette valve cette fois-ci de façon interventionnel sans ouvrir le cœur simplement en passant par les voies naturelles qui sont les artères fémorales à laorte et d'arriver à remplacer cette valve.

Mais là encore c'est un geste invasif. Or, comme vous l'avez dit, cette maladie c'est une maladie du de du patient âgé et la plupart du temps, les patients ont plus de 70 ans, plus de 75 ans, hein, et donc ils sont avec beaucoup de combidité, beaucoup d'autres maladies et avoir un geste invasif n'est pas anodin. Et alors et alors comment se fait le le duo avec le physicien Mathieu Perna que j'aimerais qu'on entende également sur ce projet là com le le médecin et le physicien s'entraide pour réussir à mettre au point vraiment une technologie extrêmement précise et extrêmement novatrice.

Oui. Alors ben on s'est rencontré donc pour trouver une solution à ce problème très très important en utilisant une solution qui vient de la physique des ondes. Donc c'est vraiment quelque chose qui est issu de la recherche fondamentale hein, la recherche à l'INCERM, le SPC, à PHP, CNRS et et donc on a eu l'idée avec Emmanuel de d'utiliser des ultrasons et d'envoyer les ultrasons et d'apprendre à les envoyer de manière très précise sur la valve de manière à ramollir avec des ondes de très forte intensité hein, ramollir la valve localement.

Et donc on va envoyer en fait ces impulsions qui sont très courtes traçons qu'on va répéter pendant le traitement et euh au bout de d'un certain temps en fait on va avoir une action mécanique sur la valve. Et donc ça c'est une vraie révolution parce que c'est la première fois qu'on arrive à lire de manière complètement non invasive sur une valve aortique. Et le on rappelle que le dispositif de thérapie justement non invasif par ultraction vous êtes en train de nous décrire est à ce jour exclusivement pour des investations des investigations cliniques, c'est-à-dire en en phase de test.

Comment réagissent le monde médical à cette à cette nouveauté ? Même les patients quels sont les premiers retours concrets que vous avez ? Ben, on a eu des très très bons euh retours.

Premièrement, on a pu publier les 40 premiers patients dans la plus grande Oui, on a pu on a eu des très bons retours parce qu'on a déjà pu publier les premiers 40 patients dans la plus grande revue médicale mondiale l'an et on a eu en plus la chance d'avoir dans notre comité scientifique le professeur Alain Cribier qui lui avait inventé comme je vous l'ai dit le Tavis c'estàdire remplacer la Val par voie interventionnelle. On a moi je reçois des emails un peu du monde entier où les patients bien sûr veulent au moins essayer cette technique non invasive pour voir si c'est efficace ou pas et après bien sûr si euh c'est pas suffisant bah ouvrir à aux autres possibilités. Donc véritablement on a eu un un accueil assez chaleureux de cette nouvelle technologie.

Quelles sont les différents comme vousz dit ? Oui. Allez-y allez-y pour qui est qui est en cours bien sûr d'études cliniques hein qui est en cours d'études cliniques.

Justement professeur Emmanuel Message chef du service de médecine vasculaire à l'hôpital européen George Pompidou. Vous êtes aussi le condateur en même temps que Mathieu Perna, physicien de Cardia Wave, justement cette société qui qui développe. Qu'est-ce qui vous manque pour que ce soit généraliser pour que ceux qui nous écoutent se disent "C'est super, je risque peut-être d'être atteint par cette maladie mais si j'apprends que il n'y a pas besoin de passer par une chirurgie à cœur ouvert ou une autre opération lourde, ça vaut peut-être le coup de le traiter dans les plus brèves délais.

Quelles sont les étapes qui vous manquent ? Alors là, on a ce qu'on fait ce qu'on app une demande du marquage CE, hein. Vous savez, pour que tout dispositif médical puisse rentrer dans dans l'espace clinique, il faut euh le marquage CE.

Et quand on a ce marquage ce, alors on va pouvoir euh mettre à disposition cette machine dans tous les grands centres hospitaliers pour que eux-mêmes fassent leur propre étude, leur propre évaluation de la machine euh sur différents types de patients. Je veux insister bien sûr ici, on n'est pas là en train de remplacer la chirurgie cardiaque ou remplacer le tav qui sont des techniques tout à fait formidables et extraordinaires et qui ont permis de sauver des milliers et des millions de patients. On essaie de proposer une troisième alternative pour certains groupes de patients, peut-être les moins sévères au début, c'estàdire ceux qui sont pas encore euh suscepti d'avoir une intervention chez qui on peut peut-être reculer le moment de l'intervention en disant attention parce que il faut savoir que c'est un processus progressif et donc les gens ont parfois un rétrécissement qui est au début modéré puis moyen et puis devient sévère.

Or l'intervention de chirurgie pour l'instant ou de de ta vie n'est que pour les patients sévères. Et donc l'idée ce serait peut-être et d'ailleurs on a une étude qui va commencer sur ces patients moins sévères et donc d'aller mettre des ultrasons pour peut-être éviter qu'il deviennent sévère et qu'il ou reculer le temps qui devienne sévère pour éviter ou pour reculer la date de l'intervention qui est une intervention risquée et qui en plus la plupart du temps maintenant est mis avec une ce qu'on appelle une bioprothèse dont la durée de vie est de 10 15 ans. ou avantage pour le patient et comm vous l'avez dit d'ailleurs tous les patients actuels qu'on a fait c'était des patientes sévères mais qui étaient contreindiqué ou qui avaient qui étaié à la chirurgie et au il n'avaient plus aucune alternative thérapeutique.

Une dernière question Emmanuel Messas et Mathieu Mathieu Perna. Est-ce que vous êtes déjà en train de travailler tous les deux sur des ultrasons qui pourraient potentiellement améliorer la vie de centaines de milliers voir de millions de personnes qui sont peut-être atteints par des troubles comme celui dont on est en train de parler de la sténose aortique, c'est-à-dire où les ultrasons pourraient apporter vraiment une phase révolutionnaire dans la médecine. Oui.

Oui, tout à fait. Alors cette technologie, elle a de nombreuses applications et donc avec Emmanuel et Cardi on est en train de de travailler sur une autre indication qui est le traitement des thromboses veuses profondes dans lesquelles vous savez on on a un problème de de caillot sanguin qui vient boucher une veine et aujourd'hui très peu de de méthodes qui qui permettent vraiment de traiter cette maladie et on est en train d'évaluer cette technologie pour aller recanaliser en fait déboucher en fait la la veine de manière complètement invasive sans avoir à ouvrir ou à intervenir de façon invasive. Et donc bon, c'est des travaux qui sont très prometteurs et qui sont bien avancés et on espère pouvoir faire une preuve de concept, une première preuve de concept sur l'homme pour ensuite développer une cette nouvelle technologie et la dissiminer en clinique.

Extraordinaire. Merci beaucoup professeur Emmanuel Messa, chef du service de médecine vasculaire à l'hôpital européen George Pompido, cfondateur de Caria Waves et Mathieu Perna, physicien condateur également de Cardia. Merci à tous les deux d'avoir mis vos talents et votre intelligence au service de ces ultrasons qui demain pourront réparer les cœurs.

Merci beaucoup d'avoir été avec nous avant de rejoindre Marque-toi l'économiste pour faire le bilan et des annonces. On va essayer de faire un peu les voyants. Il a écoutez branchez-vous je vous en supplie sur l'application Sud Radio ou sur le site internet de Sud Radio parce que Marc Toiti a le plus beau t-shirt du monde.

France dit-il. Ce n'est pas sérieux. Comme ça, vous avez le ton de la conversation qui va suivre pendant pendant une demi-heure.

Mais juste avant ça, mon cher Joseph, vous avez eu un problème de parking. On a tenté de vous retenir en otage, ce qui est quand même totalement scandaleux. Effectivement, ça arrive.

Ça arrive avec vous chaque jour après-midi. On fait le on fait le tour du tour avec vos trois mots et aujourd'hui les trois mots, c'est repos, prime ? Oui, exactement.

Alors, repos tout d'abord parce que les coureurs du Tour de France sont actuellement au repos aujourd'hui. Alors, 10 jours bien remplis. Habituellement ce jour de repos, il est placé le lundi mais fête nationale oblige, ils ont roulé hier et c'est aujourd'hui qu'ils peuvent un peu se reposer.

Et savez-vous ce que fait un coureur du Tour de France quand il est au repos ? Je ne veux pas savoir la réponse mais dites-moi. Il roule sportif.

Exactement. Exactement. Le deuxième mot mon cher Joseph, c'est le mot prime.

Ouais. Prime parce qu'il y en a un certain nombre de distribués pendant le Tour de France. Il y a quand même une question d'argent dans tout ça bien évidemment.

C'est du cyclisme professionnel et comme il est de coutume lors des journées de repos, l'organisateur du Tour de France a dévoilé les bilans de ces primes qui ont été distribués. 50000 € pour UAE. Alors c'est l'équipe de Tade Poggachar, le leader du classement général qui a déjà gagné deux étapes et terminé 2è de deux fois de deux étapes. 47000 € pour la team Visma de Yon Vingegard.

Première équipe française la Groupama FDJ 10000 € environ. On rappelle que c'est 10000 11000 € pour une victoire d'étape, 5500 € pour la 2e et 2800 € pour la 3e place. Il y a 400000 € de primes qui ont été distribués en tout euh pour commencer.

Ça commence à faire un peu d'argent de poche comme on dirait. Et on termine par le mot français Joseph. Ouais français car on peut faire le bilan après 10 jours de course et on peut dire que le bilan et ben il est plutôt mitigé Maxime.

Aucune victoire d'étape. Hier, ils étaient h dans l'échappé, personne ne l'a importé. On a Lenny Martinez qui a fait un joli numéro qui a terminé 8e en s'arrachant.

Il a quand même le maillot à poids sur les épaules mais le truc c'est que ça va être quand même assez compliqué de le conserver ce maillot à poids. Il va en faire un objectif mais Tadepogachar arrive et sans le vouloir il va peut-être l'avoir. Kevin Vlain en plus a perdu sa 3è place au classement général.

Il a un peu dégringolé et malheureusement ça devrait continuer pour lui à sortir du top 10. En tout cas rester dans le top 10 ça va être compliqué. Tout le monde fait de son mieux.

On va pas se mentir, personne n'est vraiment à blâmer là-dedans et mais personne malheureusement n'est assez fort pour gagner. Bref, c'est pas un mauvais début de Tour de France mais c'est pas non plus un très bon début de Tour de France. On pourrait terminer ce Tour de France en faisant la grimace.

On va croiser les doigts, les encourager sur le bord des routes et devant la télévision en commençant par demain notamment avec l'étape du côté de Toulouse et vos pronos comme d'habitude pour terminer Joseph. Ouais. Alors malheureusement, je vais pas mentir, ça j'ai pas tapé dedans dans le mil hier, mais on va dire que c'était pas loin parce que j'ai mis une échappée victorieuse, ça a été le cas, mais pas avec le bon parce que c'est Simonez qui a gagné.

J'avais dit Lenny Martinez qui a terminé finalement 8e. Ça ça arrive à des gens. Très bien.

Merci beaucoup Joseph et faites attention à ces parkings ravageurs qui qui veulent kidnapper ces ces salariés. C'est scandaleux. C'est scandaleux.

Merci. On vous retrouve comme d'habitude après midi pour le tour du tour. Dans quelques instants, le camarade Martoiti dont vous avez l'habitude que vous avez l'habitude d'entendre sur cette antenne, vous connaissez son franc parler, son expertise.

Il va nous dire si oui ou non le gouvernement, l'État et donc François Baou qui parle à partir de 16h pour annoncer la piste des 40 milliards d'économies va dans la bonne direction ou au contraire s'il faut faire marche arrière tout de suite parce que non le redressement du navire France n'est pas pour tout de suite. Marte-toi dans quelques instants sur Sud Radio. À tout de suite.

Sud Radio, Sudradio. Parlons vrai, parlons vrai. Sud-radio, parlons vrai.

Sud Radio, les débats de l'été, 10h 13h, Maxime Lied et on va se retrouver pour une conversation pendant plus d'une demi-heure avec l'ami Marc Toati que vous connaissez bien sur Sud Radio. Bonjour Marc. Bonjour cher Maxime.

Je je mets quand même ma veste parce que bon être en t-shirt voilà c'est voilà. Oui non mais vous étiez parfait en t-shirt. Surtout que je je recommande à tous ceux qui nous écoutent également de venir nous regarder sur la chaîne YouTube de Sud Radio sur l'application. parce qu'il y a un magnifique t-shirt qui vraiment je pense que si on le met en vente mon cher Marc, je vous assure qu'on trouve les 40 milliards.

Ah il est Mais on va trouver les 40 milliards tout de suite. En fait si vous voulez mais pour tout pour tout vous dire en fait c'est il y a depuis quelques temps, je dis je dis toujours par rapport à la politique de la France, ce n'est vraiment pas sérieux et donc sur ma chaîne YouTube, il y a pas mal de d'abonnés qui m'ont dit vous dit toujours cette phrase devrait faire un t-shirt. Donc je les ai écouté.

Voilà donc voilà Marti mais je vais je vais me le prendre, je vais participer je vais participer à la réduction de déficit de la France. Je vais le prendre et je viendrai avant la fin de ce 103 avant la avant la fin de l'été avec ce t-shirt ici. Je rappelle avec c'est une excellente nouvelle.

Bienou bien sûr mais ce sera fait. Vous aurez la photo mon cher Marc, vous aurez la photo. Ah ben j'espère bien sûr, je vous l'amènerai puis sinon il est sur Marktwati.com.

Parfait mais mais non seulement il est très bon économiste mais en plus il est parfait vendeur. Je rappelle que vous êtes conseiller économique Itoro et que vous l'avez dit on vous retrouve non seulement très régulièrement sur cette antenne mais aussi sur votre chaîne YouTube Marc Toiti. Écoutez, on avait envie de dialoguer avec vous Marc parce que depuis 3 jours, on a bien compris qu'il y avait énormément d'efforts.

Il y a les fameux 40 milliards d'euros d'économie à trouver avec cet objectif quand même derrière de ramener le déficit à 4,6 % de la France. D'abord d'un mot, il y a une petite musique qui monte et dont on a beaucoup parlé ici sur Sud Radio. Les deux premières en tout cas, ce serait d'abord de supprimer un jour férier.

Est-ce que ça ça peut avoir vos faveurs ? Parce que après tout, vous le dites souvent, la France en plus ne bosse pas assez. Est-ce que la suppression d'un jour férier, ça va dans le bon sens Marc ?

Non, écoutez, on nous a fait le même coup avec le lundi de Pentecôte, donc ça amène plusieurs milliards par d'euros par an, à peu près 3 4 milliards soit-disant, hein. Ils sont où ces milliards ? Parce que quand on voit la dette qui explose.

Non, encore une fois, ce n'est pas sérieux. C'est 3,5 milliards he le lundi de Pentecôte, vous le disiez en théorie. Mais c'est il faut changer de logiciel là.

On est en train de grappiller des petits milliards à droite à gauche et malheureusement c'est encore les Français qui vont payer. Moi je dis non, ce n'est pas aux français à se serrer la ceinture. Aujourd'hui, c'est les pouvoirs publics qui doivent réduire et se serrer la ceinture, réduire leurs dépenses notamment de fonctionnement.

Maxime, ça tout à fait scandaleux. Regardez bien depuis 2021, les dépenses de fonctionnement. Je dis bien le fonctionnement de la puissance publique ont augmenté de 22 %.

Ça veut dire 95 milliards d'euros d'augmentation. On va me dire que maintenant c'est les Français qui vont devoir payer. Non, ce n'est pas aux Français aujourd'hui à payer.

C'est à nos dirigeants qui font, disons-le, du gaspillage des données publiques depuis des années. Malheureusement, rendez-vous compte que depuis 2020, la dette publique française a quasiment augmenté de 1000 milliards d'euros. Comment peut-on continuer cela ? que lorsqu'on regarde effectivement de combien augmenté le le PIB français, la richesse qu'on crée en France de 450 milliards d'euros en moins, il y a 450 milliards d'euros qui ont disparu.

Donc c'est c'est pas un problème de quantité de de dette publique ou de dépenses publiques. Elle est là sa dépense publique. Donc l'idée donc l'idée vraiment d'aller d'aller grapiller un jour férier sur les français, c'est en deuxième piste dont on parle régulièrement.

Ça a même été défendu par des personnalités politiques de premier plan. Je pass je pense notamment à Yel Bron Pivé. C'est l'idée de faire participer les retraités les plus aisés.

Est-ce que ça c'est une piste vers laquelle nous devons aller ? Je vous je vous vois déjà soupir Marc. Ça va pas.

Non mais encore une fois c'est le même problème. C'estàd que la retraite comment ça marche ? On sait très bien que la retraite par répartition c'est une sorte de système Madof si vous voulez hein à l'échelle de la France.

C'estàd c'est système Ponzi. Ça veut dire que c'est les nouveaux arrivants qui payent pour les anciens. Donc tant qu'il y a assez d'actifs pour payer les retraités, il y a pas de problème, ça marche.

Aujourd'hui, ça, il faut le dire, le système de retraite euh du privé, il est encore à l'équilibre, plus pour très longtemps, mais il est encore à l'équilibre. Par contre, le système des retraites de la fonction publique, il est en déséquilibre dans avec un déficit de l'ordre de 60 à 80 milliards d'euros chaque année. Donc là, si on veut faire payer tout le monde alors que finalement, on sait très bien que c'est le système des retraites du public qui n'est pas financé.

Je vous donne un chiffre très simple. Aujourd'hui, au niveau national, il y a à peu près 1,4 actifs pour un retraité. Donc déjà, on comprend que ça marche pas très bien.

Mais au niveau de de la fonction publique, il y a plus de un retraité pour un actif. Il y a plus de retraités que d'actif. Donc évidemment, comment vous voulez financer ça ?

Ce n'est pas possible. Donc c'est là encore une fois euh excusez-moi l'expression, on nous prend pour des idiots, on prend les Français pour des naïfs et c'est vrai que on a alimenté pendant des années l'inculture économique. Alors c'est qu'on essaie de changer notamment sur Sud Radio, sur ma chaîne YouTube et ça et ça fonctionne parce que les Français ils veulent savoir.

Il y a pas de raison que vous savez tous les pays dans le monde et notamment en Europe ont compris qu'il fallait repenser, réformer la déliz vous parliez et nous on continue à dire non non nous on fait rien, il faut augmenter les impôts, il faut que les français serent la ceinture. Attendez, c'est pas changer de logiciel. Mais Martoiti, je rappelle, vous êtes économiste conseiller économique, en effet, vous avez une chaîne YouTube qui est vraiment une référence quand on veut comprendre tous les tous les enjeux que vous évoquez avec nous régulièrement.

Il y a quand même un sujet hein qui était, rappelez-vous, on nous avait dit oui bien sûr, on va demander aux Français de se serrer la ceinture à un moment pour participer à cet effort de redressement des comptes publics. Mais surtout, on va demander à tous les ministères de tailler un peu dans le gras, de revoir les dépenses. Et là, bizarrement, bon, on en entend plus trop parler.

Est-ce que ça vous pensez quand même que c'est possible ? On en est où cette histoire ? Bien sûr, c'est possible.

Mais Maxime, regardez, quand on vous dit par exemple, vous savez, on vous dit l'année blanche, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que venir après l'année blanche. Voilà.

Non mais c'està dire on nous dit on nous dit ben 40 milliards d'euros d'économie en fait attention c'est pas une baisse des dépenses c'est une moindre hausse. Ça veut dire que ça aurait dû augmenter euh de euh de 60 milliards ça va augmenter de 20 milliards. Donc mais ça augmente quand même.

Donc c'est ça qui est dramatique. Il n'y a pas il n'y a jamais eu en France de baisse des dépenses pliques. Jamais.

Pas une seule année depuis qu'on a des statistiques depuis la seconde guerre mondiale. Chiffre de l'INC encore une fois il n'y a aucune volonté politique de le faire. Et parallèlement, je vais vous donner un autre chiffre très intéressant, ce qu'on appelle les ODAC, vous savez, les organismes d'administration centrale.

Il y en a 700 en France. 700. Et ça sert à quoi ?

Ça coûte combien ? 150 milliards d'euros par an. À quoi ça sert ces fameux ces fameux ODC marc ?

À quoi ça sert ? Mais c'est ça le problème. C'est on peut supprimer au moins la moitié et vous ne verrez rien.

Il y aura aucun aucune conséquence sur notre quotidien. Mais on continue comme ça, on dit non mais vous voyez alors là on dit c'est pour ne pas augmenter le chômage et cetera. Non mais attendez, là aussi on s'est fait avoir parce que depuis Sarkozi, on nous a dit on ne remplacera pas un fonctionnaire sur deux ou sur trois qui part à la retraite.

Non seulement on les a augmenté mais en plus on les a on les a remplacé. En plus on a augmenté le nombre d'agents de la fonction publique. Vous savez que depuis 97 1997 le nombre d'agents de la fonction publique a augmenté de 22 % plus d'un million de personnes.

Aujourd'hui il y a 6,1 million d'agents de la fonction publique. Il en faut attention c'est important. Moi, mon père était fonctionnaire, ma ma sœur est fonctionnaire, il en faut.

Donc bien entendu, on a besoin de la fonction publique. Mais encore une fois, quand on voit que ça augmenté de 22 % alors que la population française sur la même période augmenté de 14 %. Là aussi on se dit où va l'argent ?

C'estàd que encore une fois l'argent est là mais vous savez il y aussi un grand danger, c'est le consentement à l'impôt. C'està-dire qu'aujourd'hui on et d'ailleurs on en a parlé sur cette antenne avec le fameux mouvement Nicolas Kipé. On l'a vu aussi avec cette étude de l'INC.

Alors une fois c'est les sous c'est les logements qui sont sous-occupés, une fois c'est les piscines qu'on veut réduire. C'est-à-dire qu'au bout d'un moment, les Français payent payent mais ils ont quand même le réflexe de dire "Mais où va notre pognon ?" C'est ça.

Vous savez, nous sommes numéro 1 du monde des dépenses publique par rapport au PIB, par rapport à la richesse et numéro 1 du monde également de ce qu'on appelle les prélèvements obligatoires. C'està dire les impôts, les taxes. Il y a pas un pays qui fait pire que nous.

Et on nous dit "Mais non, il faut encore augmenter les impôts, il faut encore que les Français se mettent la main au portefeuille." Mais attendez, c'est inadmissible. Encore une fois, tous les pays ont fait l'inverse.

Tous les pays ont réduit la dépense publique, ont réduit euh les impôts. Et regardez, on parlait de l'Italie. Les Français se moquaient des Italiens jusqu'à notre président il y a encore quelques temps.

Et vous voyez qu'aujourd'hui l'Italie elle a résitant meilleur meilleur compte public et cette année, ils sont même en train de baisser les impôts de 30 milliards d'euros. Et surtout, il y a quelque chose de très intéressant, c'est que les les Italiens ont baissé la dépense publique. Pourtant, il y a eu plus de croissance en Italie qu'en France ces dernières années.

Donc, c'est la preuve que et ben oui, c'est la preuve que je peux baisser ma dépense publique tout en faisant de la croissance. Parce que là aussi il y a une idée fausse qu'on vous dit ben non si on baisse la dépense publique ça va faire une réception il y aura mais non pas du tout parce que si vous baissez la dépense publique et que vous baissez également les impôts, ben vous allez relancer l'activité économique. Donc vous allez créer des emplois, vous allez créer des entreprises.

Donc et donc encore une fois l'économie un budget d'austérité comme certains politiques disent un peu partout que non mais il faut Non, il faut les deux. Il faut il faut ce que j'appelle une thérapie de choc bienveillante. Ça veut dire moi j'ai jeis même plus loin, il faut baisser les impôts.

Il faut baisser les impôts pour les entreprises et les ménages. Par exemple la CG que tout le monde payait qui était à la base de 1 % du temps de recard quand c'était écrit en 91. Maintenant on est à 9 % 9,2 % et sur l'épagne on est à plus de 17 %.

Donc voyez, on ça n'arrête pas d'augmenter puis on pour toujours dire qu'on a toujours ce défis public qui augmente, cette dette sociale qui augmente, cette dette publique qui explose. Vous savez Maxime, quelque chose de très important qui se passe depuis quelques jours. On nen parle pas parce que c'est vrai que c'est un petit peu financier, ça se passe sur les marchés mais c'est très important ce qui se passe.

Les taux d'intérêt de la dette publique française sont en train d'augmenter. Oui. Et c'est les plus élevés de la zone euro.

Exactement. Devant même les taux italiens sur le taux d'intérêt à 5 ans. Et ça c'est très dangereux.

Ça veut dire que ça y est, les investisseurs ont compris, nous ne sommes plus sérieux, nous n'avons d'ailleurs jamais été mais jusqu'à présent, il y avait effectivement certains investisseurs qui croyaient dire bon la BCERA et cetera. Il également des investisseurs parce que vous savez ça aussi il y a quand même une omertaz incroyable c'est moi ça fait 30 ans que je fais ce métier et jusqu'à une dizaine d'années on avait le détail de tous les détenteurs de la dette publique française. On savait qui détenent alors on sait qu' a 52 % qui sont détenus par des étrangers par des fonds étrangers.

Voilà voilà mais avant on avait le détail des étrangers maintenant on l'a plus et ben non on l'a plus c'est on sait qu'il y a aujourd'hui dernier chiffre hein de la banque de France 54 % de notre dette publique sont des investisseurs étrangers 54 pardon 54 mais on ne sait pas qui c'est c'est bizarre pourquoi on ne veut pas nous le dire et oui parce que là encore une fois quand on parle du Japon par exemple au Japon c'est qu' a plus de dette que chez nous mais il y a 98 % de la dette qui est détenue par des Japonais donc on sait où est la dette là 54 % ben ça veut dire que on perd notre souveraineté. Nous sommes en train de perdre notre indépendance et il y a 1 an, vous savez un an presque jour pour jour, il y a des fonds japonais qui ont vendu pour 10 milliards d'euros de dettes publiques françaises comme ça en une journée. Normalement, les taux d'intérieur a duû flambé, ça ne s'est pas produit parce que ces fonds japonais ont vendu à quelqu'un d'autre.

Oui, mais ont vendu à quelqu'un d'autre qui a acheté cette dette ne sait pas qui c'est. Voyez donc encore une fois, moi je demande, j'ai demandé à plusieurs reprises à la Banque de France, donnez-nous les chiffres, on veut. Les Français ont le droit de savoir qui détient notre dette publique, qui sont les étrangers, les fonds étrangers qui détiennent notre dette publique.

Et peut-être que là, on comprendra également certaines mesures prises par nos dirigeants, vous comprenez ? Donc voilà, moi je moi j'appelle aujourd'hui, je pense qu'il faut changer de logiciel une thérapie de choc avec bienveillance, on vous a compris, mais pour reprendre une de vos formules, tout ce que vous venez de nous dire au fond Marc, ce n'est pas très sérieux. On revient dans quelques instants sur Sud de Radio avec Marc Toiti, économiste, conseiller économique IT, propriétaire de cette formidable chaîne YouTube que on vente régulièrement ici sur Sud Radio pour comprendre les enjeux économiques.

On essaie de comprendre le traitement de choc ou pas d'ailleurs que va essayer de nous infliger François Baïou pour nous faire croire qu'il faut les 40 milliards pour redresser le bateau France. On continue la conversation dans quelques instants sur Sud Radio. À tout de suite.

Sud Radio, c'est votre opinion qui compte. Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h, Maxime Liedo, vous êtes toujours sur Sud Radio en direct encore pendant pendant près d'une dizaine de minutes. On est avec Martit, économiste conseiller économique Itoro et vous pouvez le retrouver régulièrement aussi sur sa chaîne YouTube.

On faisait le tour des pistes que pourraient explorer l'État pour trouver le les le graal, à savoir les 40 milliards d'économies pour remettre le pays d'Aplom. Il y a aussi quand même un autre sujet qui est très concernant Marc, c'est le coût de rabot sur les dons aux associations. On a vu cette idée naître, on sait pas d'où elle vient.

Est-ce que ça aurait une efficacité ? On a quand même l'impression quand on regarde cette mesure de loin que c'est contre tout bon sens. C'est-à-dire qu'on empêche les gens de donner à des associations qui pardon parfois font le boulot de l'État et en plus on veut ne on veut limiter ceux qui ont de l'argent qui en donnent en échange, on va dire de quelques cadeaux fiscaux.

C'est c'est du n'importe quoi ou c'est quand même quelque chose qu'on doit étudier ça aussi ? Non mais écoutez, c'est comme si on vous voulait euh vider un lac avec une petite cuillère. Non mais attendez, ça n'a pas ce n'est pas sérieux encore une fois, comment on peut en arriver là ?

C'est ça moi qui m'inquiète, c'est quand même des dirigeants de la France. C'est quand même si on s'est déclassé depuis quelques années, il ont quand même une grande puissance, tu vois ce que je veux dire ? Non, on avance des petits trucs comme ça, des petits points.

Non, il faut repenser complètement notre modèle d'impôts. Il faut un grand soir fiscal, repenser complètement les impôts. Vous savez que nous avons l'imposition la plus élevée mais également la plus complexe du monde.

Mar, on on l'a vu avec ce rapport sénatorial sur les aides aux emprudies 211 milliards 2252 dispositifs. Mais là aussi je le problème c'est que alors on est aussi ou là mais derrière on voit bien que malheureusement aujourd'hui on a des records historiques de fight d'entreprise. Donc malgré ces aides ça ne suffit pas parce que justement si vous baissez massivement la pression fiscale sur les entreprises sur les ménages à ce moment-là vos entreprises elles auront pas besoin d'aide.

Pourquoi on a des aides ? Pourquoi on est des aides des des niches fiscales ? Parce que justement, il y a tellement d'impôts qu'on se dit les Powerp se disent "Bon là, peut-être on a été un petit peu loin, on va essayer d'aider mais s'il y avait pas tout cela, on pourrait effectivement s'en sortir, on pourrait avoir une économie florissante." Encore une fois, je n'invente rien.

Tous les pays européens l'ont fait ces dernières années. Ils ont réduit l'imposition sur les entreprises, sur les ménages et ça a fonctionné. Le problème que nous avons en France, c'est qu'il n'y a pas de volonté.

C'est même pas du courage, c'est juste la volonté. Excusez-moi, Marc. Marc, au moment où on se parle, regardez Marc Toiti, au moment où on se parle, les syndicats de chauffeurs de taxi annoncent une mobilisation nationale et reconductible à compté du 5 septembre.

Donc vous voyez, on veut faire un économie sur un abus de transport, les taxis se manifestent. On dit qu'on veut supprimer un jour férier parce qu'il faut un effort. Ah non, c'est surtout pas possible.

On dit qu'on veut taxer les retraités les plus aisés, c'est pas possible. C'estàdire que si personne veut faire un effort, en fait, on va jamais y arriver dans ce pays, hein. Non, mais non, mais je vous l'ai dit, c'estàd que le vrai enjeu, il est d'abord que les dirigeants français, les ministères, les les les aac, les organismes de direction de du public au sens l'art, tout ça, c'est à eux à faire d'abord des efforts.

Si eux ils montrent l'exemple, et bien nous effectivement les Français bah on fait déjà des efforts depuis 40 ans, on continuera mais il n'y a aucun exemple qui est montré, vous comprenez ? Même si c'est des symboles, mais pourquoi avoir autant de ministres ? Pourquoi avoir autant de secrétaires d'état ? 15 ministres, ça suffit que pour avoir une telle assemblée nationale, un tel Sénat et cetera.

C'est c'est énorme. Ce sont des frais énormes le conseil économique et social, des frais énormes qui ne servent à rien. Pourquoi tout ça ?

Vous comprenez ? Donc c'est là où ça colle pas. Donc moi je pense que si c'est pourquoi je vous dis là le problème que nous avons et c'est vrai que c'est compliqué pour François Baou parce que il a pas de majorité.

C'est sûr que il peut pas il peut pas faire de il faut faut être honnête. Après, c'est pas le mouvement qu'il a caractérisé durant toute sa toute sa carrière politique non plus. Non, mais le budget le budget il en a fait en début parce qu'il fallait bien justement faire avancer un petit peu la France.

Mais là, il aura pas de budget, c'est évident. Je vous donne un exemple très simple. Là, on nous dit qu'on va avoir à peu près 06 07 % de croissance.

En fait, dans le meilleur des cas, on aura 0,4. Si on a 0,4 % de croissance, déjà, vous perdez 10 à 20 milliards d'euros de recette fiscale et donc d'augmentation du déficit. Donc, vous voyez les 40 milliards, ils sont déjà ils sont déjà caduc.

Autre exemple, tout à l'heure, je parlais de l'augmentation des taux d'intérêt. Cette année, la charge d'intérêt de la dette, ça va nous coûter 70 milliards d'euros juste pour payer les intérêts de la dette complètement fichu en l'air. L'an prochain, ça va coûter 100 milliards d'euros.

Voyez pour ceux tous les économistes de salon et cetera euh ou même les politiques, mais ça arrive, on peut comprendre, qui disaient "Ah non, mais la dette publique, on s'en fiche, ça ne coûte rien." Vous rendez compte en 15 ans cette juste la charge d'intérêt de la dette, ça va nous coûter 1000 milliards d'euros. Vous rendez compte ce qu'on fait avec 1000 milliards d'euros en terme de sociale, d'hôpitaux et cetera.

Là non, c'est jeté par la fenêtre à cause justement des dirigeants qui ont fait du gaspillage, qui ont augmenté n'importe comment la dépense publique. Donc c'est ça qui est extrêmement dangereux. Encore une fois, pourquoi nous avons des dirigeants ?

Pour qu'ils fassent du boulot sérieux. Et moi je dis aujourd'hui, c'est à eux effectivement à montrer l'exemple. Et pour c'est pourquoi là si vous faites ce que ce qu'on continue de faire depuis euh 40 ans, encore une fois ça fait 30 ans que je fais je fais ce métier, j'ai vu tous les dirigeants français depuis 30 ans euh et ben je mets toujours la même réponse.

Ah mais non mais si on baisse la dépense publique, bah il va avoir des grèves, il va voir c, il va voir là. Mais finalement euh on a augmenté la dépense puis il y a quand même des grèves, il y a quand même des manifestations, il y a quand même des blocages. Donc vous voyez que à un moment il faut dire stop parce que sinon si on ne le fait pas et bien à un moment ben on va on va voir le scénario grec et je savais ce qui s'est passé.

C'est sur ça que j'allais vous interroger. On a eu quand même la ministre de de de des comptes publics, Améie Monchalin qui expliquait dans GDD il y a près d'un mois un les comptes n'y sont pas pour les ministères de au bout d'un moment on va quand même se retrouver avec le FMI à nos portes qui vont faire "Bonjour monsieur, vous rappelez le taux d'intérêt des dettes de la France le FMI, est-ce queon doit considérer ça comme une menace sérieuse ?" Beaucoup disent "Non, non et pas du tout.

Ça c'est le chiffon rouge qu'on agite pour faire peur. En réalité, c'est pour faire passer un budget d'austérité." Vous savez, c'est pas compliqué.

La la dette publique, la dette au sens large, ça fonctionne si elle est soutenable. Ça veut dire si effectivement les investisseurs veulent continuer à nous prêter de l'argent. Là, on voit que les taux d'intérêt commencent à augmenter.

Si ça dérape parce que ça va déraper et bien à ce moment-là, comment va-t-on ? Vous savez qu'aujourd'hui juste pour payer les intérêts de la dette, il faut encore s'endetter. C'est comme si vous c'est c'est le cercle infernal.

C'est voilà, c'est un cercle pernicieux dramatique. C'est un effet boule de neige. Donc moi ce qui est fou c'est que quand je disais justement ici même sur votre antenne il y a quelques mois si on continue avoir le FMI, on me disait on veut être complotiste.

Et maintenant c'est la ministre des compls-même qui qui est-ce que c'est crédible franchement une puissance comme comme la France pourrait aller dans 6 7 mois peut-être si le budget ne passe pas un moment voir le FMI qui dit on va vous mettre sous tutelle les cocos. Je vais vous raconter une anecdote qui m'est arrivée personnellement. Donc au début de la crise grec, en 2010, moi j'allais faire des conférences là-bas en Grèce et cetera.

Bref, j'avais des clients encore à l'époque là-bas en Grèce et il y avait les officiels grecs qui disit "Attendez, arrêtez euh de nous faire peur hein, on n'est pas l'Argentine nous. Nous, on est la Grèce, on n'est pas l'Argentine." Puis on a vu comment ça s'est terminé et maintenant nous fait le même coup, "Attendez, mais attendez, nous on est la France, on n'est pas la Grèce." Non, il faut bien prendre conscience que quand et moi je les connais bien, ça fait 30 ans que je les pratique, quand les marchés justement ne veulent plus vous prêter, ils ont plus confiance en vous.

Mais vous parliez du modèle argentin vous parliez sûr que il y aura il y aura et le FMI et la BCE, il y aura d'abord la Banque centrale européenne qui va essayer de nous aider mais là aussi les Européens est-ce qu'ils vont accepter parce que aujourd'hui il y a qu'un seul pays qui fait autant de dérapage public un seul c'est nous. Donc tous les autres pays européens, il faut dire, "Attendez les gars, les Italiens, les Allemands, les Anglais, pas les Anglais, ils sont pas génous, mais je veux dire les euh les les Irlandais, euh les les Portugais, ils vont dire "Attendez, mais nous on a ça fait des années qu'on fait des efforts et vous parce que vous êtes français et ben on va on va encore vous financer, voyez." Donc c'est ça qui marche plus.

On a pris des risques énormes même au sein de la en terme de cohésion de l'Union européenne et c'est là où bien entendu et je quand même il faut savoir ce qui s'est passé parce que les gens qui se disent "Bon, le FMI se rendent pas compte ce que c'est." Quand le FMI est arrivé justement en Grèce avec la banque centrale européenne, et bien le PIB grec en quelques années a chuté de 30 % hors inflation. Et aujourd'hui même où nous parlons le niveau du PIB grec, il est encore 15 % inférieur au niveau de 2008.

C'est ça qu'on veut pour nos enfants. À l'époque les retraites ont été baissées de 30 %, les les salaires des fonctionnaires également de 20 %. C'est ça que nous voulons pour l'avenir.

Mais euh c'est sûr que si on ne dit pas la réalité aux français, ça finira par arriver. Et moi je moi je pense bien mon scénario, le budget bon il va pas passer, il y aura une notion de censure, c'est inévitable bien entendu. Donc il y aura des élections législatives à la rentrée et il faudra savoir à ce moment-là s'il y aura effectivement un gouvernement qui aura la majorité parce que là il y a pas de majorité et une majorité qui veut réformer le pays, qui veut améliorer qui veut faire bouger absolument les choses.

Merci beaucoup Marc Toiti, économiste, conseiller économique qu'on peut retrouver très régulièrement non seulement sur cette antenne mais également sur sa chaîne YouTube Marc Toi. Merci et je rappelle pour combler le déficit de la France qu'on peut acheter ce t-shirt. France, ce n'est pas sérieux.

On a bien entendu le message Marc Toi, merci beaucoup. passez de belles vacances et merci d'avoir pris du temps pour être sur l'antenne de Sud Radio. Nous, on se retrouve demain, même studio, même heure, 10h 13h.

Je vous laisse en compagnie des bonnes mains de Sud Radio pour passer une belle après-midi à demain. Sud-adio, Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai. Sud radio.

Parlons vrai.

Les débats de l’été - Émission du 15 juillet 2025 — Rémi Cardon · Pourquijevote