Philippe Ballard : "La France vit une période de grande tension !" (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 8 %Attaque 61 %Défensif 31 %
Questions et réponses
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Philippe Ballard, comment à part être effondré, qu'est-ce qu'on peut dire sur les propos de Clémentine Autain quand elle nous explique qu'Israël est une menace pour le monde ?
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Israël est une menace ? Mais quelle arrogance !
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Est-ce qu'on négocie avec l'Iran qui soutient des mouvements terroristes et en premier lieu le Hamas ?
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Alors moi j'ai envie de vous dire qu'il faut faire la différence entre le peuple d'Israël et pour moi, je veux le dire clairement, le gouvernement suprématiste d'extrême droite de Benjamin Netanyahou.
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Mais est-ce qu'Israël est une menace pour le monde ?
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Mais quand elle vous dit qu'Israël est une menace, comment vous réagissez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:24PrésentateurFait
« Non, on ne négocie pas avec des pays qui soutiennent le terrorisme, donc elle a tout faux, c'est un désastre. »
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« Derrière l'Ohamas, derrière tous ces immondes terroristes, il y a la main directe de l'Iran, pas indirecte, directe de l'Iran. »
- 2:30Invité politiqueFait
« Ça fait 40 ans que l'Iran répète tous les jours qu'ils veulent détruire d'abord le grand Satan, les États-Unis, et le petit Satan, Israël. »
- 2:52Invité politiqueFait
« C'est pas la naïveté avec 10 ans de négociations foireuses, c'est de la lâcheté. »
- 3:44Locuteur 9Fait
« Clémentine Autain, c'est très pernicieux, parce qu'elle vient de présenter en radio sa candidature à la présidentielle. »
- 4:09Locuteur 8Fait
« Clémentine Autain ne connaît rien au Moyen-Orient, et comme elle est en Seine-Saint-Denis, elle croit pouvoir acheter le vote des musulmans. »
- 4:23Locuteur 8Fait
« Le peuple iranien est otage de la République islamique d'Iran, et les mollas d'Iran, ces imams à la tête de la République islamique d'Iran, ils prennent en otage ce peuple, et ils font mourir ce peuple. »
- 5:23Locuteur 8Fait
« Israël, c'est le seul foyer, le seul berceau du peuple juif où Benjamin Netanyahou, le Premier ministre qui a été élu démocratiquement, ils se battent face à des ennemis hostiles qui veulent l'extermination du peuple juif. »
- 6:02PrésentateurFait
« Le Hamas, ce n'est pas le peuple palestinien. »
- 6:52PrésentateurFait
« Entre 2007 et le 2023, il n'y avait pas de conflit ouvert. »
- 8:16Invité politiqueFait
« Depuis les trois dernières nuits, donc on a des alertes quasiment toutes les deux heures. »
- 8:35Invité politiqueFait
« Ils annoncent que ça va être plus violent. »
- 17:14PrésentateurChiffre
« Israël, c'est un pays de 9 millions d'habitants. »
- 19:13Locuteur 9Chiffre
« Ils ont été amenés à échanger 1000 terroristes, dont 500 qui avaient du sang sur les mains, pour une seule vie, le soldat Gideachalit. »
- 38:23PrésentateurFait
« on prône le suicide »
- 38:31PrésentateurFait
« on leur met de l'essence, on les fait cramer et on les jette en haut des buildings »
- 39:32Invité politiqueFait
« en zone A des accords d'Oslo, il est impossible à Ramallah d'assumer son homosexualité »
- 39:40Invité politiqueFait
« si vous assumez être homosexuel, vous vous faites lyncher et il se cache »
- 45:15Locuteur 7Fait
« Al-Quds c'est l'unité spéciale des gardiens de la révolution qui s'occupe exclusivement des attentats et du terrorisme à l'étranger »
- 47:13Locuteur 1Fait
« Bruno Rotaillot demande aux préfets et à plusieurs hauts responsables de la sécurité d'y porter une attention particulière »
- 48:17PrésentateurFait
« il faudrait peut-être être plus précis sans pour autant mettre à mal les forces de sécurité »
Temps de parole
- Présentateur70 %
- Philippe Ballard8 %
- Locuteur 85 %
- Locuteur 75 %
- Locuteur 24 %
- Locuteur 93 %
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Philippe Ballard, comment à part être effondré, qu'est-ce qu'on peut dire sur les propos de Clémentine Autain quand elle nous explique qu'Israël est une menace pour le monde, Israël est une menace ? Mais quelle arrogance ! Alors il faut se souvenir de son parcours, parce qu'elle a été à l'EFI avant, maintenant à siège avec les écolos, elle s'est fait exclure, elle est députée de Seine-Saint-Denis, il y a aussi une part de clientélisme dans ce qu'elle dit, mais la menace, non la menace c'est pas Israël, enfin elle inverse tout, puis elle croit toujours à la diplomatie, va tout régler. Est-ce qu'on négocie avec l'Iran qui soutient des mouvements terroristes et en premier lieu le Hamas ?
Non, on ne négocie pas avec des pays qui soutiennent le terrorisme, donc elle a tout faux, c'est un désastre, ça a duré une minute à peu près, mais c'est un désastre total et complet, quelle arrogance ! Et malheureusement, nous on les a face à nous dans l'hémicycle, voilà, et on a droit à ça tous les jours si vous voulez. Valérie Barni, Clémentine Autain, qui nous dit qu'Israël est une menace pour le monde. Alors moi j'ai envie de vous dire qu'il faut faire la différence entre le peuple d'Israël, et pour moi, je veux le dire clairement, le gouvernement suprématiste d'extrême droite de Benjamin Netanyahou. Mais est-ce qu'Israël est une menace pour le monde ?
Ben Israël en tout cas, aujourd'hui, pas Israël, moi je fais bien la différence. Je parle du gouvernement israélien, parce que c'est lui qui mène ses politiques, aujourd'hui, parce que jusqu'à preuve du contraire, aujourd'hui c'est ce gouvernement Netanyahou qui attaque l'Iran. Même si, évidemment, et ça on le sait... C'est une attaque préventive. Oui, oui, préventive, mais c'est une attaque quand même. Oui, mais préventive, vous voyez, c'est une attaque quand même. En quoi c'est une menace de détruire des installations qui permettraient à un pays qui soutient le terrorisme d'avoir la bombe atomique ? Là, moi je ne vois pas bien le rapport, hein, pardon.
Mais l'Iran n'a pas attaqué jusqu'à preuve du contraire Israël. Si, si, l'Iran a attaqué en premier l'an dernier, rappelez-vous, c'est l'Iran qui a attaqué en premier. Mais l'Iran a déjà attaqué avec le Hamas, avec le Hezbollah, avec les Houthis, ils vous en font d'autres ? Enfin, écoutez, derrière, si vous ne savez pas que derrière l'Ohamas, derrière tous ces immondes terroristes, il y a la main directe de l'Iran, pas indirecte, directe de l'Iran, c'est que malheureusement vous ne connaissez pas ce qui se passe dans cette région. Et derrière, c'est d'abord l'Iran qui a attaqué Israël avec, vous savez, des missiles, après il y a eu des ripostes. Donc ça, c'était bien avant.
Donc déjà, l'attaque de l'Iran sur tous les fronts, elle est évidente. Mais là, ce qui se passe aujourd'hui, vous avez raison, évidemment, Israël attaque, mais vous croyez quoi qu'Israël va attendre de se prendre une bombe nucléaire sur la tête pour qu'après on fasse des marches blanches avec des petits nounours et des bougies, pour dire « Ah, on a détruit Israël ». Ça fait 40 ans que l'Iran répète tous les jours qu'ils veulent détruire d'abord le grand Satan, les États-Unis, et le petit Satan, Israël. Vous êtes d'accord avec cela ?
Donc quand un pays vous le dit, quand un pays se moque de la gueule du monde avec Obama, qui est le plus grand responsable, qui a financé tout ce programme, avec des cargaisons de dollars qui arrivaient en Iran, et on regarde comme ça avec notre petite naïveté, c'est pas la naïveté avec 10 ans de négociations foireuses, c'est de la lâcheté. Donc aujourd'hui, c'est pas parce que vous me dites que c'est vrai. Mais c'est la réalité, enfin ! C'est pas parce que vous me dites que c'est vrai aujourd'hui. Mais la IEA, elle dit quoi, la IEA ? Elle a sauvé une fenêtre d'alarme, elle a sauvé une fenêtre d'alarme. Mais qu'est-ce qu'il faut dans ce qu'il a dit ? Non, je dis qu'aujourd'hui, moi, je...
Non, non, qu'est-ce qu'il faut dans ce qu'il a dit ? Je reste fait. Non, mais là, il nous parle de l'histoire. C'est l'histoire de l'Iran contre Israël, ou bien Israël... Si on peut rappeler à Clémentine Autain, qu'en République islamique d'Iran, mais elle n'aurait pas ses droits de parler en tant que femme en politique, et en République islamique d'Iran, les femmes sont inférieures, les mécréants comme elle, parce qu'elle n'est pas musulmane, sauf preuve du contraire,
elle n'a pas le même mouvement de pensée, et en République islamique d'Iran, elle n'aurait pas le droit à la parole. Après, ce qu'elle fait, Clémentine Autain, c'est très pernicieux, parce qu'elle vient de présenter en radio sa candidature à la présidentielle.
Donc on est en train de revivre le même scénario que lors des législatives et des européennes, où ils profitent, ils ramènent la cause palestinienne,
ils ramènent des conflits étrangers pour leur campagne électorale sur le dos des Juifs, et sur le dos des Juifs de France. Mais quand elle vous dit qu'Israël est une menace, comment vous réagissez ?
Mais déjà, Clémentine Autain ne connaît rien au Moyen-Orient, et comme elle est en Seine-Saint-Denis, elle croit pouvoir acheter le vote des musulmans, mais elle ne comprend même pas les musulmans de France, parce que beaucoup de musulmans de France ne veulent pas qu'on ramène ce conflit en France, et les musulmans de France aujourd'hui ne veulent pas être divisés. Et les musulmans en Iran sont aussi otages. Le peuple iranien est otage de la République islamique d'Iran, et les mollas d'Iran, ces imams à la tête de la République islamique d'Iran, ils prennent en otage ce peuple, et ils font mourir ce peuple. Ils prennent les richesses du peuple,
ils empêchent ce peuple de pouvoir quelque part se développer et vivre en l'idée. Et Valérie Bardi, je n'ai pas bien compris votre position. Alors vous dites, bon, vous ne voulez pas dire Israël est une menace, j'ai bien compris, mais ce que vous avez envie de dire, c'est que le gouvernement israélien est une menace pour le monde ? C'est ça, pour vous ? En tout cas, il est une menace aujourd'hui pour ses pays voisins, en tout cas. Pardon ? C'est Israël qui est une menace pour ses pays voisins ? Pour les pays voisins, lesquels ? Je ne parle pas d'Israël, j'ai encore une fois de plus... Oui, le gouvernement israélien, d'accord, on résume. Le gouvernement israélien qui est dans une fuite...
Mais en quoi c'est une menace pour ses pays voisins ? Ils se protègent, moi je suis d'accord avec vous, ils sont dans l'esprit de se protéger, mais la réalité, elle est où ? Elle est qu'aujourd'hui, c'est le gouvernement de Benjamin Netanyahou qui attaque l'Iran, qui attaque l'Iran. Oui, oui, oui, oui, absolument. Et c'est tout ça pour le sens de... Non, mais c'est pas que... Premièrement, j'aimerais vraiment que vous comprenez ce qui se passe et les enjeux au Moyen-Orient.
Israël, c'est le seul foyer, le seul berceau du peuple juif où Benjamin Netanyahou, le Premier ministre qui a été élu démocratiquement, ils se battent face à des ennemis hostiles qui veulent l'extermination du peuple juif.
Mais vous savez, en Israël, il y a des mosquées, il y a des minarets, il y a des chrétiens, il y a une famille chrétienne, il y a 5 personnes qui ont été assassinées hier. Donc Benjamin Netanyahou et son gouvernement, nous on peut, depuis notre siège confortable, nous ne sommes pas dans les abris, nous ne vivons pas la réalité que vivent les Israéliens. Comme pour les Palestiniens, c'est pareil. Mais sauf que... Ah si, il y a bien ça qui nous met de tunnel. Le peuple palestinien est massacré en ce moment-là. Monsieur Otero, Que fait le Hamas pour protéger la population palestinienne ? Il y a 900 km de tunnel ? Oui, mais le Hamas, ce n'est pas les Palestiniens.
Le Hamas, ce n'est pas le peuple palestinien. Le Hamas a été élu démocratiquement par 66%. Financé par qui ? Au départ, le Hamas. Mais rien du tout. Vous me laissez aller au coup ? Mais je vais vous le dire. Mais dites-moi. Financé par qui ? Par qui, à votre avis ? Par le Qatar. Le Qatar, évidemment. Mais enfin, vous savez très bien que c'est le Qatar qui a financé Israël. Je sais très bien où... D'abord, je vous le dis. Allez-y, allez-y. Le Hamas a été élu à 66% par les habitants de Gaza. Deuxièmement, ils ont exterminé tous les candidats de l'autorité palestinienne, vous vous rappelez ? Le Qatar, ils ont été pendus. Bien sûr, bien sûr. Bon, très bien.
Ensuite, derrière, les problèmes de financement. Israël n'a pas financé. Israël a, évidemment, joué entre les deux. C'est de la politique, c'est de la diplomatie. Parce qu'à l'époque, n'oubliez pas, qu'entre 2007 et le 2023, il n'y avait pas de conflit ouvert. C'est pas Israël qui favorise le Hamas ? Mais attendez, arrêtez, arrêtez, arrêtez, arrêtez. Ils étaient dans l'équilibre. Je suis israélien, je suis israélien. Je suis franco-israélien. J'y mets au moins deux fois par... Non, mais excusez-moi. Je me comprends si vous avez une opinion. Maintenant, je vous parle de quelqu'un qui connaît, qui est israélien.
Je vous dis, arrêtez de croire le récit de la LFI qui, depuis deux ans, depuis deux ans... C'est marrant, ça ! Écoutez ce que je suis en train de vous dire. C'est unique ! Mais monsieur Dubital, vous avez dit, l'Iran n'a jamais attaqué Israël. Vous êtes à côté de la plaque. Je vous ai donné cinq exemples. Vous êtes à côté de la plaque.
Vous dites que, maintenant, c'est Israël qui a créé le Hamas, maintenant ? Je vais dire ça. Vous vous rendez compte ce que vous dites ? Mais pas financé.
C'est le Qatar qui l'a financé. On va reprendre le débat, Franck Tapir. On va reprendre le débat dans une seconde. Mais je voudrais juste qu'on parte en Israël, à Tel Aviv, parce qu'on a des soucis de liaison. Parce qu'on est avec quelqu'un qui va nous raconter sa nuit et dont l'appartement a été soufflé cette nuit par un missile. Et on a eu un peu de mal à la joindre. C'est Laura qui est en direct avec nous. Bonjour, Laura.
Bonjour, Jean-Marc.
Merci beaucoup d'être en direct avec nous. On voit quelques images de chez vous pendant qu'on parle. En même temps, merci d'être en direct avec nous. Je sais que c'est un peu compliqué pour vous. Ce matin, on voit là votre appartement. Expliquez-nous ce qui s'est passé cette nuit.
Alors, comme là, depuis les trois dernières nuits, donc on a des alertes quasiment toutes les deux heures. Donc, on est réveillés en pleine nuit. Nous, on a deux enfants. On n'a pas d'abri dans l'appartement. En fait, il faut qu'on les réveille, qu'on aille sur le palier, qu'on aille se protéger. Et donc, du coup, cette nuit, ça a sonné une première fois à 21h. On s'est dit qu'on allait être tranquille. On est repartis se coucher. À une heure, ça a ressonné. Voilà, on était toujours dans les abris. Et à quatre heures, ça a été complètement différent. Mon mari m'a dit, attention, cette fois-ci, ça va être plus violent. Ils annoncent que ça va être plus violent. On s'est mis à l'abri.
Et là, on a entendu un boom qui nous a traumatisés, qui est rentré en nous. Mon mari m'a regardé. Il m'a dit, OK, c'est tombé sur notre immeuble. On est dans l'abri. On est vivant. L'abri est là, mais je pense qu'on n'a plus d'immeuble. On a vu qu'on n'avait plus d'électricité dans l'immeuble. Les sonneries retentissaient vraiment dans tout l'immeuble, dans le hall. Et au moment où on est sortis, on a découvert les dégâts. Alors, la chance qu'on a eue, c'est que ce n'était pas notre immeuble qui a été touché. C'est l'immeuble qui était juste à côté, comme on voit sur la photo. Notre immeuble, en revanche, a été soufflé. Donc, les fenêtres de notre appartement sont complètement tombées.
Tout a été déstructuré. Il va falloir tout reconstruire. Donc, ils nous ont demandé de partir de chez nous. Là, on nous a gentiment prêté un appartement. La mairie peut reloger, effectivement, tous les habitants de l'immeuble dans des hôtels. Il y a une solidarité exceptionnelle qui s'est mise en place. J'ai reçu une centaine de messages de gens de France, de gens qui sont ici en Israël, qui nous proposent des logements, qui nous proposent de nous aider avec les enfants, qui nous proposent de la nourriture. Vraiment, heureusement qu'on a ça pour tenir, parce que, vraiment, aujourd'hui, c'est très, très dur. Ce qu'on a vécu, c'est très, très dur.
Vous êtes dans quel état d'esprit, Laura ? Parce que j'imagine que revenir et constater que son appartement a été soufflé comme ça. C'est-à-dire que, tout à coup, cette guerre, malgré tout, il y a le fait d'aller aux abris depuis plusieurs nuits. Là, tout à coup, c'est son appartement, son lieu de refuge, presque, j'ai envie de dire, qui est touché. C'est très violent.
C'est très dur. Hier, par exemple, je parlais avec une maman qui habite dans une ville juste à côté, qui a eu son appartement soufflé et qui s'est retrouvé seul avec son fils de 18 mois. Et en fait, quand j'ai vu ça, j'ai eu le cœur brisé, parce que je me suis dit, en fait, c'est elle, ça peut être moi. Donc, on l'a aidé. Il y a une solidarité qui s'est mise en place pour elle. On lui a fait à manger et tout ça. Et je me suis imaginée en me disant, ça peut nous arriver. En fait, là, cette fois-ci, c'est nous qui sommes visés. Ils veulent vraiment toucher les civils. Et il se trouve que, oui, aujourd'hui, c'est nous. Donc, quand je vois mon appartement comme ça, c'est irréel.
Vraiment, c'est irréel ce qu'on est en train de vivre.
On craque parfois, Laura ? Il y a l'envie de craquer, l'envie de pleurer, l'envie de se dire que ce n'est pas possible, ce qu'on est en train de vivre ?
Honnêtement, oui. Il y a des gros moments où j'ai envie de craquer. Et j'ai deux enfants. Donc, grâce à eux, je ne craquerai pas. Je suis en mode guerrière. Voilà, on s'est transformé avec mon mari. Depuis ce matin, enfin, depuis 4h30 du matin, en fait, on ne s'arrête pas. On a couru à droite à gauche pour essayer de récupérer des affaires, pour mettre nos enfants à l'abri, pour ne pas qu'ils ressentent aussi le stress. Parce qu'effectivement, nous, on est quand même sous pression. On a fait en sorte de trouver un appartement vide. Là, il est à peine midi chez nous. On a déjà trouvé un appartement. On a déjà nos affaires posées.
On a trouvé un appartement, justement, avec un abri dans l'appartement. Donc, nos enfants ne ressentiront rien parce que je ne peux plus, en fait, les réveiller dans la nuit pour aller les mettre aux abris. Ce n'est plus une vie de faire ça. En fait, on sait que c'est nous qui sommes visés. Donc, je ne veux pas que mes enfants soient touchés par ça. Donc, là, on s'est mis dans un nouvel état d'esprit. On est en mode guerrier. On va faire face. On est fort. On a une belle solidarité. On prend l'aide qu'on a à prendre. Et on espère que ça se terminera très, très vite.
On voit et on le ressent dans vos mots et en voyant votre visage également. On voit que c'est dur. Et il y a une pensée pour vos enfants également et tous les enfants, d'ailleurs, qui sont là-bas. Mais ils sont dans quel état d'esprit ? Ils comprennent ce qui est en train de se passer ? Vous l'expliquez ? Comment ils le vivent, tout ça, même s'ils sont très jeunes ?
Le dernier est vraiment petit. Donc, il ne comprend pas. Alors, après, ça fait mal au cœur de le réveiller à 4 heures du matin et de l'avoir secoué parce qu'il a fallu qu'on sorte très vite de l'abri pour vite quitter l'immeuble. La plus grande, à 3 ans et demi. Donc, forcément, ce matin, en fait, quand elle a quitté l'immeuble, elle a vu l'incendie, elle a vu les pompiers, elle a vu tout le monde qui était en état de choc. Donc, j'ai essayé de jouer avec elle. J'ai essayé de la protéger au maximum. Mais c'est vrai que c'est très compliqué pour les enfants. Là, je l'ai laissé chez ma belle-sœur qui lui montre la télé, qui joue avec elle. Donc, elle ne ressent rien.
Mais effectivement, nous, on s'est mis d'accord avec mon mari. Il va falloir qu'on parle beaucoup parce que même si elle a 3 ans et demi, on sait qu'elle comprend. Et c'est des images qu'elle voit qui traumatisent. Et on ne veut surtout pas lui infliger ça.
Est-ce qu'elle a envie de rentrer en France, Laura ?
Elle ne m'a rien dit à propos de ça. Je ne lui en ai pas parlé parce que pour l'instant, vu que l'espace aérien est fermé, si ce n'est pas possible, je ne veux pas qu'elle ait un espoir là-dessus. Nous, on y a pensé. Mais pour nous, non. Moi, j'avoue que j'ai eu quand même ce sentiment de ne pas envie de fuir mon pays. Mais c'est vrai que pour mes enfants, je trouve que ça me fait trop de peine de les réveiller chaque nuit et de leur faire vivre ça. Et cette nuit, j'avoue que quand il y a eu le boom, j'ai eu très peur pour nous. Mais il y a un moment où j'ai craqué, j'ai vraiment pleuré. J'ai eu du mal à respirer. J'ai fait comme une crise de panique.
Mais en fait, parce que je m'en suis voulu. Je m'en suis voulu de leur infliger ça. On a décidé, on est Français, mais on a décidé de vivre ici. Et donc, c'est de notre faute si nos enfants vivent ça aujourd'hui.
C'est dur de dire ça quand même. Honnêtement, c'est très touchant de dire ça, de dire que c'est notre faute si on fait vivre ça à nos enfants.
Malheureusement, c'est ça. C'est les expatriés. Je pense qu'on ressent tous ça avec des enfants. Je pense que je ne suis pas la seule à ressentir ça.
Merci beaucoup, Laura. On est de tout cœur avec vous. Et merci dans ces circonstances si difficiles d'avoir pris cinq minutes pour nous parler en direct. Merci beaucoup. Mais je crois que votre témoignage est vraiment très fort et très utile, parce qu'on comprend vraiment ce qui se passe sur place. On comprend la détresse des Français qui sont là-bas, des Franco-Israéliens. On comprend également cette volonté de se battre, cette volonté de continuer à rester que vous avez. Et puis, ces questions que vous vous posez par rapport à vos enfants. Merci beaucoup, Laura, d'avoir été en direct avec nous. Désolé, mais c'est direct.
Il fallait le faire maintenant pour des problèmes d'électricité, de timing. Donc, on est très en retard. Le CNews Infos sur Mayal Abidi.
Au quatrième jour de l'escalade militaire entre les deux ennemis jurés, l'Iran exhorte les Européens à faire se sécher, je cite, l'agression israélienne. L'Allemagne, la France et l'Angleterre auraient dû condamner très clairement les crimes du régime sioniste à déclarer le porte-parole de la diplomatie iranienne. Ouverture du procès du chauffard responsable de la mort de la gendarme, Mélanie Lemay, en 2020. Yassine El Azizi devra répondre, entre autres, de violences ayant traîné la mort sans intention de la donner, fait pour lesquels le suspect de 31 ans au cours de la réclusion criminelle à perpétuité. Et puis, la vérité est-elle toujours convaincante ?
Notre avenir dépend-il de la technique ? Sommes-nous libres en toutes circonstances ? Ou encore, avons-nous besoin d'art ? Voilà les sujets du baccalauréat de Philosophie 2025 sur lesquels plus de 530 000 élèves de Terminal planchent ce matin. Les résultats, ces âmes indispensables pour poursuivre des études supérieures, seront publiés dès le 4 juillet.
11h07 sur CNews, merci d'être en direct avec nous. Vous voyez, pendant le CNews Info, on reparlait du témoignage de Laura qui est vraiment très touchant, très bouleversant. On va revoir, voilà, alors ça c'est son appartement en fait, où elle était. Et c'est là que, en fait, le missile est tombé à côté sur l'immeuble d'à côté, vous l'avez vu. Et puis elle a tourné, voilà, on voit l'immeuble qui a été touché. Mais quelle chance, enfin, entre guillemets, quelle chance pour elle. Pour elle, et ses enfants, juste, et je veux qu'on revoie en plein pot les images de son appartement, voilà. Ensuite, ils sont retournés dans l'appartement et ils ont vu ça.
Heureusement qu'il y a des abris, heureusement qu'il y a des abris. Parce que vous imaginez, dans l'appartement, s'ils étaient restés dans l'appartement, avec les enfants, avec tout le monde, il y aurait eu des victimes. Et quand on entend les propos de Clémentine Autain, ce qui a été dit tout à l'heure sur la menace, on voit bien la différence, c'est que d'abord Israël a ciblé uniquement des lieux militaires, alors qu'aujourd'hui l'Iran balance les civils, c'est ce que je voulais dire. L'Iran attaque vraiment tout le monde, il veut faire au contraire le maximum de morts, comme il le dit, depuis 40 ans, ils veulent exterminer les juifs.
Mais il faut le redire tout à l'heure aussi, il y a encore une imprécision, tout à l'heure vous avez parlé uniquement du gouvernement israélien. Mais c'est totalement faux aujourd'hui. Toute Israël, de gauche, de santé, de droite, est derrière le gouvernement aujourd'hui, pour cette attaque, comme vous l'avez dit, préventive, comme vous l'avez dit, sur l'Iran.
Il n'y a pas de dissension, alors vous pouvez critiquer tant que vous voulez le gouvernement Netanyahou, je l'ai fait moins pour les années, mais aujourd'hui, tout le monde est derrière le gouvernement, parce qu'on estime que c'est existentiel, que si on laisse l'Iran avoir la bombe atomique, ce genre de choses, un jour, on ne pourra même pas le voir, parce que ça sera soufflé par des bombes malheureusement beaucoup plus meurtries. Philippe Allard-Roulier a réagir au témoignage de Laura également, qui nous a tous beaucoup touchés sur ce plateau.
Oui, j'ai trouvé ça très dur, parce que c'est donc une famille, avec des enfants qui, pour échapper au climat d'antisémitisme en France, a décidé d'aller vivre en Israël. Et là, elle disait, en Israël, on n'est peut-être plus forcément en sécurité maintenant, quand on voit ce qui se passe. Donc on pense à revenir en France, mais en France, on sait aussi qu'il y a un climat d'antisémitisme. Donc là, il y a une question très simple, mais où vont vivre les Juifs en sécurité et dans l'apaisement ? Moi, c'est ce que ça m'a évoqué. Et 30 secondes, pour des passionnés, peut-être un peu le débat, mais Israël, c'est un pays de 9 millions d'habitants, c'est ça. À sa frontière nord, le Hezbollah.
À sa frontière sud, le Hamas, qui veut sa destruction. Et un peu plus loin, un pays qui veut se doter de la bombe atomique pour rayer Israël. Donc on ne peut pas dire, quand même, que ça soit un danger, Israël. Enfin voilà, moi je dis, je ne suis pas franco-israélien, je suis député français, je mets tout sur la table, mais on ne peut pas mettre, comme Clémentine Autain le fait, ou ce que vous avez un peu fait tout à l'heure, dire Israël, c'est une menace pour la paix dans la région. – Gouvernement israélien. Faites bien la différence, s'il vous plaît.
– Vous faites bien, je finirai, on peut différencier, effectivement, comme on fait le peuple iranien, des dirigeants iraniens, comme pour l'Algérie, les dirigeants algériens et le peuple algérien. – Juste, Mickaël Sherman, juste sur Laura, on termine sur Laura, et c'était moyeux. Moi je trouve très dur de se dire, voilà, nous, en tant qu'adultes, on a envie de rester, parce que voilà, on se dit qu'on doit rester, parce qu'il faut être fort, il faut qu'on soutienne Israël. Mais il y a nos enfants, et c'est très dur de faire vivre ça à ses enfants.
Et j'imagine le cœur de cette maman qui est partagée entre la volonté de rester dans le pays, parce qu'il faut être là et montrer son courage, et en même temps, la maman qui pense à ses enfants en disant « mais qu'est-ce que je leur fais vivre toutes les nuits ? » C'est terrible. – J'ai des cousines qui vivent en Israël, qui ont l'âge de Laura.
Vous savez, aujourd'hui, les Israéliens, les Français qui ont fui la France parce qu'ils ne se sentaient pas en sécurité pour leurs enfants, qui n'étaient pas forcément sionistes ou qui n'avaient pas un idéal sioniste exacerbé,
ils ont décidé d'aller vivre en Israël parce qu'ils se sentent plus en sécurité, paradoxalement, alors que c'est un pays en guerre. Donc ça doit aussi nous interroger que la France n'a peut-être pas réussi à défendre ses juifs, ses compatriotes juifs, et juste pour revenir sur les cultures. Vous savez, aujourd'hui, Valéry, il y a Israël, c'est une culture de la vie. C'est-à-dire qu'ils construisent, ils investissent des centaines de milliers de dollars pour construire des abris, alors que l'Iran, le Hamas et tous ces pays-là veulent augmenter les victimes civiles parce qu'ils veulent des boucliers humains et c'est une culture de la mort.
On a vraiment cette opposition entre la République islamique d'Iran et non pas le peuple iranien, et nous avons Israël qui prône la vie et qui fait tout. Vous savez, ils ont été amenés à échanger 1000 terroristes, dont 500 qui avaient du sang sur les mains, pour une seule vie, le soldat Gideachalit. C'est ça Israël, c'est qu'ils prônent la vie et rien n'est plus fort que la vie en Israël. Et aujourd'hui, le peuple israélien est derrière le gouvernement Netanyahou parce que le peuple d'Israël aujourd'hui, c'est sa survie qui est en jeu. C'est le berceau du peuple juif, c'est Israël, c'est le seul foyer national juif, c'est le seul petit état juif entouré d'ennemis hostiles.
– Valérie Bernier, on ne va pas relancer la polémique. – Non, non, mais je veux votre réaction sur l'aura. – Évidemment que c'est un témoignage touchant, et ça, il n'y a pas de sujet là-dessus. Et moi, comme je dis, toutes les guerres, c'est toujours les civils qui payent le prix des guerres. Ce n'est pas forcément les politiques, vous voyez. Moi, après, j'ai envie de dire aussi qu'on doit s'indigner contre ça, évidemment. Mais on doit s'indigner aussi parce qu'il y a des milliers d'enfants qui meurent dans la bande de gavins. – Bien sûr, bien sûr.
– Les deux ne sont pas incompatibles, tous les civils qui meurent, qu'ils soient israéliens, qu'ils soient dans la bande de Gaza, ou qu'ils soient même en Iran. Il y a quelques civils qui ne sont pas en Iran, même si les frappes sont assez chirurgicales de la part d'Israël. Mais forcément, quand on cible un immeuble, par exemple, où se trouvent des hauts dignitaires, on peut tuer des voisins, etc. Donc voilà, mais forcément, tout civil qui meurt, c'est un drab. – Sauf qu'en Hamas, il ne laisse pas à la population accéder aux abris. – Et je vous précise également que l'Iran ne vise que des civils. En Israël, quand ça tombe sur Tel Aviv, c'est que des civils qui sont visés.
Quand ça tombe sur Jérusalem, c'est que des civils qui sont visés. – Et l'armée de l'Iran, ça, elle fait quoi ? – Contrairement à ce que fait l'Iran, ça, on parle de l'Iran. – Pareil, monsieur, je ne vous laisserai pas dire une seule seconde. – Elle fait quoi ? – Je vais vous le dire. – Pas une seule seconde, je peux vous dire que ça cible les civils à Gaza. – Jamais. – Ils cibleent quoi, alors ? – Mais je vais vous dire, leurs Hamas, ils sont blanqués où ? Ils sont blanqués au-dessus des populations civiles, vous le savez. C'est bien avant cet octobre. – Vous allez me dire, c'est le bouclier humain, c'est ça ? – Parce que vous n'avez pas d'accord avec ça ? – C'est les éléments de langage ?
– Il n'y en a pas ? – Quel élément de langage ? – Non, mais attendez, attendez, quand vous avez des enfants, des femmes, des familles, dites-le aux Hamas, dites-le aux Hamas, quand ils se cachent dans les hôpitaux, au-dessus des hôpitaux, bien entendu, sur les écoles. – Arrêtez, arrêtez. – Vous ne pouvez pas accuser un tort, une armée qui… – C'est un géométrique variable que vous faites. – Mais pas du tout, je suis en train de vous le dire. – C'est un armée qui est en train de vous dire que quand tous les hôpitaux de Hamas, ils sont cachés. – Essayez de nous écouter. – Écoutez-moi deux secondes. Est-ce que vous êtes d'accord que le Hamas se cache derrière la populisation civile ou pas ?
Oui ou non ? – Je ne sais pas, moi je ne suis pas là-bas, je ne peux pas vous dire. – Moi je sais. – On le sait. – Moi je ne suis pas sur place moi. – Je ne sais pas. – Est-ce que vous savez que même avant 7 octobre, ils tiraient avec des rangs de missiles de la part de cours d'école pour que justement… – Donc ça mérite de raser Gaza. – Mais pas du tout. Mais qui vous dit ça ? C'est vous qui dites ça. Je suis en train de vous expliquer la situation. – Donc pour éradiquer le Hamas, on doit raser Gaza. Et les Gazas, oui. – Si vous ne comprenez pas que le Hamas instrumentalise sa population et les fragilise pour provoquer justement des morts, vous savez pourquoi le dôme de fer a été inventé ?
Pour éviter de riposter justement. Parce qu'Israël préfère détruire des bombes que détruire des installations civiles. Ça fait des années, ça fait 20 ans que le Hamas depuis 2007 bombarde Israël quotidiennement. Vous le savez ou pas ? Ou alors le dôme de fer c'est fait pourquoi ? Et ça coûte 50 000 dollars la bombe. Ça veut dire quoi ? Qu'on intercepte la bombe pour éviter de bombarder Gaza. Pendant des années ça a été cela. Depuis le 7 octobre monsieur, vous savez très bien que ça a passé un cran supérieur avec les otages et avec les attaques incessantes sur Israël. Vous êtes d'accord que la riposte d'Israël est légitime ou pas ? – La riposte d'Israël bien sûr. – Ah très bien.
– Mais à côté de ça, l'escalade, la fuite en avant… – Mais c'est de la guerre ! – Oui, bah oui, c'est de la guerre ! – Bah oui, c'est de la guerre ! – Irak-Kazan, c'est de la guerre ! – Le problème aussi c'est que cette guerre aujourd'hui elle est importée en France et certains font de la provocation là-dessus. On va voir par exemple la provocation du maire de Saint-Denis qui a hissé le drapeau palestinien au fronton de sa mairie. La préfecture lui a demandé hier de retirer ce drapeau palestinien. Ça c'est de la pure provocation, excusez-moi, c'est de la pure provocation. On regarde ce qu'a fait le maire, regardez.
– Philippe Ballard, on entend les applaudissements, on entend les cris « Free Palestine » etc. C'est incroyable qu'un maire fasse ça ? – Ah bah, incroyable non malheureusement. – Non ? – Bah oui, évidemment je suis d'accord avec vous sur le principe. – Qu'il fasse pour des raisons électorales parce qu'il est à Saint-Denis. On comprend, mais quand je dis incroyable, c'est le fait qu'il le fasse. – Vous vous promenez à Saint-Denis, vous comprenez que c'est du clientélisme à deux balles là par contre qu'il fait. C'est à la fois de la provocation. Il aurait peut-être pu afficher aussi les photos des otages par exemple, toujours détenus par le Hamas ou deux français qui sont détenus en Iran.
Mais là c'est un maire socialiste, c'est pas… – Bien sûr, bien sûr. – Mais c'est le département de la Seine-Saint-Denis où est élu Clémentine Autain dont on parlait tout à l'heure. C'est toutes les ambiguïtés du PS aussi, là sans faire de la politique politicienne française. Mais enfin quand on voit le congrès du PS où M. Fort qui vient d'être réélu à la tête du parti, refuse de condamner les alliances électorales avec LFI, le maire PS de Saint-Denis il est dans cette optique. Voilà, ce sont aussi toutes les ambiguïtés du PS et du nouveau. – Alors heureusement il y en a qui haussent le ton, au Parti socialiste c'est Jérôme Gage.
Par exemple on va réécouter juste la sortie de Jérôme Gage qui lui hausse le ton par rapport à ce qu'il fait. Mais c'est incroyable parce que vous avez dans le PS, vous avez ce maire qui met le drapeau palestinien au fronton et de l'autre côté vous avez Jérôme Gage qui s'en prend à Jean-Luc Mélenchon. Écoutez Jérôme Gage.
– Je défends la position historique des socialistes, notamment celle de François Mitterrand, de la solution à deux États, de la sécurité d'Israël et de la reconnaissance de l'État palestinien.
À ce moment-là, je deviens le sioniste génocidaire pour Jean-Luc Mélenchon et les siens et que j'ai une meurtrissure terrible à dire devant ce congrès, que pour la première fois de ma vie, j'ai dû dire de l'homme que j'ai aimé profondément qu'il est devenu un salopard antisémite. – Voilà, et en fait ils étaient très proches, c'est là où c'est encore plus fort. Jean-Luc Mélenchon qui demande des excuses au Parti Socialiste, vous voyez son tweet et qui met au défi de trouver bien évidemment des propos antisémites. Michael Sherman. – C'est extraordinaire. – Jean-Luc Mélenchon nous défie de trouver des propos antisémites. – On est là.
– Alors, on a une liste assez longue, on peut déjà revenir sur le soutien à Jérémie Corbyn du parti travailliste qui a été simplement reconnu anti-juif.
Nous avons le parti antisémite de Jean-Luc Mélenchon qui accueillait avec mais énormément d'excès de zèle Salah Ramouri,
qui est un terroriste qui avait projeté d'assassiner l'ancien grand rabbin d'Israël, Ovadia Yosef.
Nous avons une multitude de faits où ils ont accueilli Médine comme une superstar qui était un adepte de la quenelle antisémite de Dieudonné. Donc, ce n'est pas compliqué de dire à Jean-Luc Mélenchon et de prouver qu'il est anti-juif. Maintenant, sur le cas de ces élus de Seine-Saint-Denis, de gauche et d'extrême-gauche, qui utilisent un drapeau palestinien, mais qu'ont-ils fait pour l'emploi dans leur commune ? Qu'ont-ils fait pour les sujets qui concernent notre pays ? Parce qu'en fait, la priorité, c'est la France et les Français. Pourquoi est-ce qu'on s'occupe et on vient importer alors qu'on est nuls ? Ces élus ne font rien pour leur population.
Ils ne veulent pas que leur population excelle. Ils veulent laisser leur population dans la mouise pour rester polis et ne font rien pour l'emploi, l'attractivité de leur ville. Ils veulent en fait créer des ghettos comme ça, sauf que les habitants ne sont pas dupes.
Ils veulent être clientélistes, mais énormément de musulmans ne veulent pas qu'on ramène la cause palestinienne. Ce qui est intéressant également, c'est de savoir comment en Israël on réagit face à ce type de provocation, parce que c'est la provocation ce que fait le maire. On est avec David Antonelli qui est en Israël à Netanyah. Bonjour David, merci d'être en direct avec nous.
Quand vous voyez par exemple le maire de Saint-Denis, qui est un maire socialiste, qui hisse le drapeau palestinien au fronton de la mairie, quand on voit ce qui se passe chez vous, quand on voit les bombardements de la nuit, quand on voit, on en est à 24 morts depuis vendredi en Israël, quand on voit tout ça et vous voyez ce drapeau palestinien qui est monté au fronton comme ça, c'est de la colère que vous avez depuis Israël ?
Bien évidemment Jean-Marc, bien sûr, parce que on s'aperçoit que malgré ce qu'on est souvent en train de vivre, malgré le fait qu'Israël soit un petit pays qui est encerclé par sept fronts avec la République islamique d'Iran, avec un régime qui est, comme on l'a déjà évoqué plusieurs fois, l'un des pires au monde, qui applique la charia la plus rigoriste, qui menace de détruire Israël, qui menace de détruire notre civilisation.
On a des élus comme ça en Europe qui, par l'acheter, il n'y a pas d'autres mots, j'ai pas d'autres adjectifs, à Jean-Marc par l'acheter, par calcul aussi, bien entendu, d'une certaine rue arabe islamisée pour un calcul électoral, sont là justement à collaborer, c'est une forme de collaboration aujourd'hui actuelle, comme il y en a eu en 39-45, je dis qu'il y en a encore aujourd'hui, avec des forces islamistes en présence, qui veulent non seulement s'en prendre à Israël mais aux démocraties aussi en Europe, de faire tomber, appliquer la charia, renverser les gouvernements, c'est de ça qu'on parle aujourd'hui.
Et le fait justement de mettre un drapeau palestinien comme ça sur une mairie, vous vous rendez compte, le symbole, qu'est-ce que ça veut dire ? C'est honteux, il n'y a pas d'autres mots, et nous justement qui sommes ici en guerre, avec justement comme vous le dites depuis maintenant un an et demi, avec tout ce que nous sommes en train de vivre, on se dit on est en première ligne, on fait le sale boulot, au lieu d'avoir justement, il n'y a même pas, normalement il ne devrait même pas avoir de clivage politique, la droite, la gauche, l'Europe occidentale, les occidentaux dans leur intégralité devraient être avec nous, nous soutenir.
Et quand on voit ça, ça fait vraiment de la peine, ça met en colère et ça rappelle les heures les plus sombres de l'histoire, Jean-Marc. – David, c'est vrai que les choses sont en train de changer depuis vendredi en Israël, parce que jusque-là, il y avait eu assez peu, dans ces derniers mois, il y avait eu assez peu de dégâts sur les villes, il y avait eu assez peu de victimes civiles, là on voit des immeubles qui sont touchés par ces missiles qui sont en provenance d'Iran, on voit des gens qui sont en train de mourir, je l'ai dit, 24 morts, il y avait près d'une centaine de blessés également. Est-ce qu'à un moment donné, l'opinion ne peut pas changer en fait ?
Est-ce que l'opinion ne peut pas dire, bon voilà, maintenant, ça devient quand même très très grave ? – C'est une très bonne question, mais je vais vous dire, Jean-Marc, la population israélienne dans son intégralité sait très bien et connaît la situation. La population israélienne sait que si Israël, si Tzal n'avaient pas intervenu, l'Iran était en passe de fabriquer une vingtaine de bombes nucléaires, une vingtaine, Jean-Marc, c'est la fin d'Israël. Lorsqu'on voit justement, en l'espace de 48 heures, et je peux vous dire, c'est vrai, comme vous venez de le dire, il y a eu des dégâts quand même importants, il y a eu des morts, mais on a évité le pire, Jean-Marc.
Il faut savoir que si Tzal n'avait pas eu cette opération à ce succès-là, l'Iran, on sait, il y a quelques jours, aurait pu envoyer 1 000 missiles balistiques d'un seul coup. Les dégâts auraient été considérables, parce que bien entendu, même les systèmes de défense les plus performants au monde,
quand c'est une telle vague de missiles qui est tirée simultanément, il y en a qui passent malheureusement. Donc c'est un prix qui a payé, Jean-Marc, mais c'est le prix de la vie,
le prix de la survie d'Israël. Alors bien sûr qu'on est à chaque fois en colère, parce qu'on se dit que c'est toujours un mort de trop, surtout comme vous l'avez très justement dit tout à l'heure, Jean-Marc. La différence fondamentale dans ce conflit, c'est que nous, on vise des sites nucléaires, des sites militaires en Iran. Et pour la première fois dans l'histoire, on a même prévenu la population iranienne, par un tract en arabe, d'évacuer le site qui allait être frappé par Tzal, alors qu'à l'inverse, l'Ayatollah Khomeini a appelé précisément à viser des sites en Israël, des zones urbaines.
C'est la stratégie de l'Iran qui veut semer le chaos, qui veut créer justement cette confusion dans la société israélienne et apporter finalement une onde de choc, et peut-être tenter justement de faire basculer la population contre le gouvernement. Mais je peux vous dire qu'il y a une grande détermination, ça n'arrivera pas. Le peuple d'Israël dans son intégralité, Jean-Marc, vraiment la majorité est conscient de ce que nous sommes en train de faire, qu'on joue notre survie, qu'il faut démilitariser l'Iran, qu'il faut faire tomber ce régime. C'est le prix de la survie d'Israël, tout le monde le sait. Et on ira jusqu'au bout, on ira jusqu'au bout.
Le peuple d'Israël, comme vous l'avez vu, est courageux, il y a de la résilience et on ira jusqu'à la fin, on remportera la victoire. – Merci beaucoup David Anthony, merci et bon courage à vous et à tous ceux qui sont en Israël en ce moment, merci d'avoir été en direct avec nous. Il y a quelque chose qui est assez surréaliste aussi en France, excusez-moi, mais c'est quand moi je vois dans les gay pride qui sont en ce moment un peu partout en France, je vois des gens qui sont là, free Palestine, etc. C'est surréaliste quand on sait ce qui se passe à Gaza concernant les homosexuels en particulier.
Je vous propose de regarder ce qui s'est passé à Brest ce week-end, parce qu'à Brest ce week-end, il y a des gens qui sont arrivés, qui ont dit free Palestine, etc. qui ont essayé en plus de s'en prendre aux policiers. C'est dingue aujourd'hui, c'est le monde à l'envers. Et puis après, on sera en direct avec un influenceur. Alors il est très intéressant ce influenceur parce que c'est un des rares qui dit mais vous êtes des malades, les homosexuels qui défendaient le Hamas et qui défendaient ces gens-là parce qu'ils font des ravages. Alors bien évidemment, il est très menacé sur les réseaux sociaux, parce que la tolérance a toujours ses limites.
Ah bah vous le connaissez, moi j'ai découvert ce week-end, je ne le connaissais pas. Il trouve qu'il est formidable, il sera en direct avec nous dans un instant. D'abord, regardez ce qui s'est passé à Brest.
L'interpellation aurait pu se dérouler normalement. Nous sommes samedi à la Gay Pride de Brest lorsque cet individu est filmé en train de taguer sur ce tramway free Palestine. Au moment de la dispersion, les forces de l'ordre le repèrent et interviennent.
Il y a des personnes extérieures qui appelaient à empêcher les fonctionnaires de police d'interpeller l'individu, le délinquant. Et effectivement, ça a marché puisqu'il y a une vingtaine d'individus qui, je vous dis, lançaient des pierres, des cailloux et des canettes de bière. Ils ont dû faire usage d'une grenade lacrymogène pour disperser les délinquants.
Mais les manifestants n'en restent pas là. Une fois l'individu emmené au commissariat, les fauteurs de troubles se rassemblent devant le poste. Et nullement impressionnés par la police, les 70 protagonistes membres d'une mouvance de l'ultra-gauche brestoise exigent alors la libération de leurs camarades, auteurs des dégradations sur le tramway.
On n'est pas encore dans la délinquance parisienne ni marseillaise, mais on voit une augmentation. Je vous dis, pour qu'un petit commissariat comme Saint-Brieuc se fasse caillasser pendant une heure, il y a quelques années, c'était impensable.
L'un de ces individus a été interpellé devant le commissariat. Les forces de l'ordre réclament plus de moyens dans cette région moins dotée en effectifs que d'autres grandes villes et pourtant plus que jamais sujets à la délinquance au quotidien.
– Voilà, et aujourd'hui, c'est vrai que ça paraît totalement surréaliste de voir ces gens-là qui utilisent ces manifs qui ont une utilité. En fait, les gay pride et tout ça, ça a une utilité pour défendre les droits des homosexuels. On ne voit pas ce que Gaza vient faire au milieu. On est en direct avec Lucas Moulard, qui est influenceur. Bonjour Lucas, merci d'être en direct avec nous.
Moi je vous ai découvert ce week-end, pour être honnête, je vous connaissais pas, je vous ai découvert un peu par hasard sur les réseaux sociaux et j'ai trouvé votre discours formidable et c'est le discours que j'avais envie d'entendre parce que vous avez rappelé dans un discours ce qui se passait vraiment à Gaza pour les homosexuels. Et d'ailleurs, vous avez dit une phrase que j'ai sortie, vous avez dit c'est en fait, tous ceux qui défendent aujourd'hui le Hamas et ce qui se passe à Gaza, c'est un mélange d'inculture et de suivisme. Pourquoi vous dites ça ? Expliquez-moi.
Oui, je pense qu'aujourd'hui il y a un effet de mode chez les jeunes de gauche qui, en fin de compte, prennent parti pour des sujets géopolitiques ou politiques. Dès que c'est un peu à la mode et dès qu'on sent qu'on a une adhésion sociale en prenant parti, on le fait quoi. Et donc on cherche pas à chercher plus loin, tout simplement. Et pourquoi vous trouvez ça dingue ces gens qui sont homosexuels et qui défendent Gaza ou qui défendent le Hamas ?
Parce que c'est totalement illogique que toutes les personnes queer dans l'entité palestinienne, parce qu'on parle de Gaza, mais c'est aussi un peu en Cisjordanie, même si c'est un peu moins dur en Cisjordanie pour les personnes homosexuelles et queer. Aujourd'hui, les droits sont très limités. Il y a énormément de discrimination. Il y a des articles de presse qui documentent des jeunes homosexuels, par exemple palestiniens, qui ont fui en Israël et qui se sont fait décapiter après une fois être rentrés en Palestine, par exemple.
Donc, quand on fait une Pride qui a pour but de défendre les personnes LGBT qui se sont battues pendant des dizaines d'années, rien que pour avoir le droit de vivre sans aller en prison, soutenir une entité qui, derrière, discrimine ces personnes... Ça vous paraît hallucinant d'avoir ce type de comportement ? Vous dites que c'est de l'inculture de leur part ? Bah oui, parce qu'il suffit de taper sur Google et de voir comment sont traitées les personnes LGBT dans l'entité palestinienne pour voir qu'il y a un petit problème, quand même. Donc, ça ne demande pas une recherche extrêmement approfondie.
Et vous disiez que ça vous énervait aussi de voir le drapeau LGBT avec le drapeau palestinien côte à côte dans ce type de manifestations ? Ah, totalement. Je trouve ça assez insupportable. Mais je parle du drapeau palestinien, mais ça aurait pu être le drapeau russe, plus le drapeau de la Corée du Nord ou que sais-je, en fait. Peu importe, en fait, à partir du moment où une entité discrimine les personnes LGBT, je pense qu'on n'a pas... D'ailleurs, on n'a pas à avoir de drapeau d'un autre pays dans une Pride, et encore plus quand c'est un drapeau d'un pays qui représente une discrimination très poussée des personnes LGBT.
Sans, et je l'ai dit clairement, on peut très bien être touché par ce qui se passe à Gaza, par les victimes civiles à Gaza, etc. Et moi, je trouve ça normal, il n'y a pas de souci. Mais on peut très bien en être touché, sans mettre le drapeau LGBT, à côté du drapeau palestinien. C'est deux choses différentes. – Vous avez un discours qui sort un peu de ce qu'on entend beaucoup, parce que c'est vrai que les réseaux sociaux sont très fréquentés par l'extrême-gauche et par des discours extrémistes. Vous avez un discours qui sort un peu l'ordinaire. C'est perçu comment ? Vous avez des menaces ?
Vous vivez comment le fait de tenir à visage découvert, presque, j'ai envie de dire, ce type de discours ? – Alors oui, je reçois des menaces, mais bon, ça, on a l'habitude en France, on va dire que la liberté d'expression est de plus en plus réduite. Donc ça peut être sur ça ou sur autre chose. Alors effectivement, c'est un sujet qui est assez clivant, le conflit israélo-palestinien. Donc dès qu'on a une voix qui dénote un peu de la moyenne, forcément, on va être harcelé, menacé, etc.
Donc j'ai des retours qui sont négatifs, bien sûr, mais j'ai aussi des retours qui sont positifs, parce que je pense qu'il y a, je ne sais pas si c'est une majorité, mais en tout cas, il y a un gros bloc silencieux qui, je pense, pense comme moi. Beaucoup de personnes n'osent pas prendre la parole, et donc c'est vrai que quand il y a un jeune qui ose dire ce que beaucoup pensent mais n'osent pas dire en face, on a toujours des bons retours. Et donc aussi, j'ai énormément de retours qui sont positifs, de personnes qui me disent merci, parce qu'on pense à la même chose, ça devient insupportable.
– Franck Tapirot, vous me disiez que vous connaissiez, vous aviez déjà entendu parler de Lucas, et vous disiez que c'est formidable ce qu'il fait. – Enfin, on est en contact depuis quelques petites semaines, je le suis beaucoup, non seulement c'est formidable tout ce qu'il fait, parce qu'il a une parole d'abord très libre, il est très engagé, mais écoutez vraiment toutes ces vidéos, même en dehors bien entendu de ce qu'il diterait justement pour la cause LGBT, où pour moi c'est comme si des poulets faisaient de la pub pour KFC, c'est-à-dire vraiment, on prône le suicide.
Il y a des vidéos en plus là-dessus, quand on voit, ils sont emmenés en haut des buildings, on leur met de l'essence, on les fait cramer et on les jette en haut des buildings. Voilà ce que font malheureusement les terroristes du Hamas, et certains aussi en Cisjordanie, aux personnes LGBT. Donc vraiment bravo à Lucas, bravo pour son courage, mais ce qui est incroyable c'est qu'il soit l'un des seuls à le dire, un des seuls à le faire, alors que l'ensemble… – Et on ne l'entend pas beaucoup dans les médias, il n'y a pas beaucoup de médias qui lui donnent la parole en plus, donc je suis très content de l'avoir.
– Parce qu'en gros, il va contre ce courant de mode, il va contre cette vague, et c'est très compliqué, mais il faut au contraire l'aider, bravo, merci de l'avoir invité. – Michael Sherman, déjà, bravo pour son témoignage et son courage. Il devait se dérouler du 12 au 15 juin à Tel Aviv, la Gay Pride annuelle.
Elle avait été annulée l'année dernière en soutien des otages, le maire de Tel Aviv avait annulé. Cette année, au moins, vous avez des influenceurs de la communauté LGBT et plus,
enfin toute cette communauté, qui sont bloqués, qui ne peuvent pas rentrer en France, notamment des influenceurs français. Donc je pense qu'ils auront au moins l'honnêteté intellectuelle
de raconter ce qu'ils ont vécu bloqués dans les abris avec la Gay Pride, et de nombreuses vidéos sont sorties. Maintenant, il faut rappeler qu'au même titre qu'en République islamique d'Iran, à Gaza, et juste pour revenir sur vos propos sur la Cisjordanie, en zone A des accords d'Oslo, il est impossible à Ramallah d'assumer son homosexualité.
Il y a des tribunaux, notamment du Fatah, interne dans les rues et dans les villages, où si vous assumez être homosexuel, vous vous faites lyncher et il se cache. Et bien souvent, il demande même des visas, des équivalents de réfugiés politiques
pour venir vivre à Tel Aviv. – Lucas, vous voulez ajouter un mot pour conclure ? – Non mais totalement, ce qu'il dit est totalement vrai. Et au-delà de ça, sans même parler de la question palestinienne, Israël est une zone de refuge pour beaucoup de personnes queer au Moyen-Orient, dans sa globalité. On peut retrouver beaucoup de personnes en Israël qui ne sont pas forcément palestiniennes, mais des Syriens, des Yéménites ou autres qui sont LGBT et qui ont fui en Israël pour pouvoir vivre. – Merci beaucoup, Lucas. Merci, Lucas Moulard, influenceur. Merci d'avoir été en direct avec nous. Et puis, juste dans la série quand même, on marche sur la tête quand même ce qui s'est passé à Lyon.
Parce qu'à Lyon, ils ont fait quand même ce week-end une manif naturiste pour Gaza. Manif naturiste pour Gaza. Vous voyez une photo de ce qui s'est passé ce week-end. Manif naturiste pour Gaza en disant libérer les otages palestiniens. Otages palestiniens. C'est-à-dire qu'on reprend plus le discours du Hamas. Alors, grand succès pour cette manif, ils étaient sept. Voilà. Ils étaient sept. Mais qu'ils aillent manifester comme ça à Gaza. – Voilà. Il faut faire comme ça avec la floppy. On les envoie à Gaza. Et puis, ils partent avec leur vélo. On leur donne quoi ? 10 secondes, 15 secondes ? À peine. Enfin, franchement quoi. Non mais surtout en reprenant le discours du Hamas.
La folie n'a plus de limite. Libérer. Alors, ils ont dit libérer aussi les otages israéliens. Mais surtout, ils emploient les mots du Hamas. Libérer les otages palestiniens qui sont en réalité les prisonniers israéliens parce qu'ils ont fait des tentatives d'attentats, parce qu'ils ont fait des trucs terribles. Et le 7 octobre. Et le 7 octobre. Et eux, ils les appellent les otages. Et ils vont se balader à poil. Ils étaient sept en même temps. Ce qui résume tout. Ce qui résume tout. Ce qui résume tout. Les personnes de la Flippi, que ce soit Greta Thunberg ou Rima San, s'appellent aussi otages. On est otages de l'armée israélienne.
Ils ont plus quoi faire, otages, affamés pendant deux heures. Otages avec un sandwich. Exactement. Bon, ben on se rhabille, on fait la pause et on reparle de tout ça dans un instant. A tout de suite sur CNews.
Bonjour.
Je suis Yoann de Carglass.
Vous aussi, vous êtes d'accord. Vous préférez réparer plutôt que remplacer. Chez Carglass aussi. Alors, quand mon client m'a dit... Je me suis encore pris un caillou. C'est la troisième fois. Évidemment, chez Carglass, on lui a réparé son impact. Vous imaginez si on lui avait remplacé son pare-brise à chaque fois ? Ça aurait fait trois pare-brises gâchées. Chez nous, on préfère éviter ça. Parce que depuis toujours, Carglass s'engage à réparer quand c'est possible. En 30 minutes, c'est réparé. Alors, un impact ? Prenez rendez-vous sur carglass.fr Ou appelez-nous au 3044.
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11 morts en Israël après les tirs iraniens cette nuit selon le dernier bilan officiel. Depuis vendredi, Tzal continue de mener une série de frappes sans précédent sur l'Iran avec comme objectif d'empêcher la République islamique d'obtenir la bombe atomique. Une escalade qui inquiète la communauté internationale qui appelle les deux pays au calme. Ouverture du G7 au Canada avec en toile de fond la guerre au Moyen-Orient. C'est le premier grand sommet depuis le retour de Donald Trump au pouvoir en janvier dernier. Au menu également la guerre en Ukraine puisque Volodymyr Zelensky fait partie des invités et les droits de douane, source de friction entre les Etats-Unis et le reste du monde.
Et puis vous découvrez les images de l'arrivée de François Bayrou au salon du Bourget pour inaugurer la 55e édition de ce salon international consacré à l'aéronautique et à l'espace. Avec 2400 exposants venus de 48 pays dont Israël malgré le conflit qui a débuté il y a maintenant 4 jours avec l'Iran.
11h36 sur CNews, merci d'être en direct avec nous. Dans un instant on va parler, on est en train d'en parler pendant le signe des infos, de la tension en France qui règne à cause de ce conflit et des mesures qui sont prises également par Bruno Retailleau. Mais auparavant on va essayer de faire le point sur ce qui se passe sur le terrain en Israël. On est avec Claude Moniquet, bonjour Claude, merci beaucoup d'être en direct avec nous, spécialiste du terrorisme et des renseignements. D'abord il est 11h36, quelles sont les dernières infos sur la situation en Israël ? Parce qu'on a vu il y a quelques missiles qui sont quand même parvenus à passer le dôme de fer cette nuit.
Oui Jean-Marc bonjour, effectivement il y a des missiles qui sont arrivés à pénétrer le dôme de fer, enfin plus exactement le système de défense aérien dont le dôme de fer est une des couches, il y en a plusieurs, mais c'était malheureusement attendu parce qu'on sait qu'à partir d'un moment où il y a une certaine saturation du système, il y a obligatoirement des missiles ou des drones qui peuvent passer, surtout des missiles. Les drones sont beaucoup moins rapides et plus faciles à intercepter. Les nouvelles les plus importantes de la matinée c'est probablement la continuation des frappes israéliennes sur la direction centrale des gardiens de la révolution.
On a éliminé, les Israéliens ont éliminé dans la soirée d'hier le chef du renseignement des gardiens, et ce matin ils ont frappé le quartier général de la force Al-Quds. Alors Al-Quds c'est l'unité spéciale des gardiens de la révolution qui s'occupe exclusivement des attentats et du terrorisme à l'étranger et du soutien, de l'armement, du financement des groupes terroristes comme le Hezbollah, le Hamas ou les Houthis. Et éliminer le chef du renseignement et son adjoint à la force Al-Quds a un impact très particulier, très important, parce que ce sont deux hommes qui étaient directement impliqués dans la planification des attentats à l'étranger.
Est-ce que ça peut durer longtemps ? Est-ce qu'il y a vraiment les moyens pour l'Iran de continuer longtemps les bombardements tels qu'on a pu les voir cette nuit ?
C'est un des mystères qui seront résolus dans les jours à venir. Les Israéliens disent avoir éliminé à peu près un tiers des lanceurs de missiles, souvent mobiles, de l'Iran. Maintenant, les chiffres doivent être vérifiés d'une part et d'autre part, ça ne nous dit pas combien de missiles l'Iran possède encore. On sait qu'il en avait des réserves considérables.
En fait, ce qu'il y a de certain, c'est que du côté israélien, les opérations vont continuer le plus longtemps possible, puisque le but, c'est quand même de réduire à zéro ou très près de zéro le potentiel nucléaire militaire de l'Iran et de frapper aussi fort que possible ces services de sécurité, enfin le gardien de la Révolution et l'armée, mais surtout le gardien de la Révolution, pour une raison très simple. Les Israéliens ont très bien compris que c'était un moment clair, un moment charnière.
Cette offensive, à leurs yeux, doit continuer, parce que si elle devait s'arrêter, si elle a cessé le feu, ce sera très difficile de reprendre après, et puis ça laisserait à l'Iran la capacité de reformer ses forces et de se réorganiser, ce qu'il faut évidemment à tout prix éviter.
– Merci beaucoup Claude Moniquet, spécialiste du terrorisme et du renseignement, pour ce point sur les dernières infos en direct. Je l'ai dit, l'attention, elle arrive en France également, et Bruno Rotaillot, avec raison, appelle à renforcer la vigilance en France. Regardez.
Les lieux de culte, des établissements scolaires ou encore des sites à forte affluence, Bruno Rotaillot demande aux préfets et à plusieurs hauts responsables de la sécurité d'y porter une attention particulière. Les rassemblements festifs, culturels, cultuels, sont également cités par le ministre de l'Intérieur. Ces mesures de protection renforcées valent également pour les intérêts israéliens et américains, ainsi qu'aux établissements de la communauté juive.
Il convient de porter une vigilance particulière à l'ensemble des sites qui pourraient être ciblés par des actes de terrorisme ou de malveillance par une puissance étrangère. La dégradation de la situation au Moyen-Orient nécessite de prendre des mesures immédiates de vigilance accrue pour la sécurité de notre territoire.
Les services de renseignement, les forces de sécurité intérieure, les polices municipales ou encore le dispositif Sentinelle sont mobilisés. Bruno Rotaillot appelle également aux préfets de poursuivre l'effort de suivre des individus de nationalité iranienne ou ayant des liens avec l'Iran.
Voilà donc la sécurité renforcée, Philippe Ballard, avec raison, parce qu'on peut craindre aujourd'hui des actes violents, j'ai envie de dire, en France. Alors il y a une tension dans le pays depuis des mois, voire des années, qui ne cesse effectivement d'augmenter. Quand on lit le communiqué de Bruno Rotaillot, vous avez mis à l'antenne, parle de puissance étrangère. Il faudrait peut-être être plus précis sans pour autant mettre à mal les forces de sécurité. Mais qui peut, sur le territoire national, perpétrer des actes malveillants ? Il y a des pays au bord de la Méditerranée, je pense, qui sont en première ligne sur le coup. Ensuite, vous montriez les images à Brest.
Comme aurait dit Darmanin, qui a été ministre de l'Intérieur 4 ans, il n'y a plus de zone de sécurité en France. Enfin, ces groupuscules d'ultra-gauche, ils jouissent d'une sorte d'impunité. Enfin, les services de renseignement pourraient quand même les infiltrer, les ficher et puis les interpeller. Vous pensez qu'on n'en fait pas assez ? Vous pensez qu'aujourd'hui, la France n'en fait pas assez ? Non mais absolument, absolument. La justice n'en fait pas assez ? Oui, la police n'y est pour rien. La police n'y est pour rien. La justice qui ne suit pas la police. La justice, effectivement, ne va pas assez loin.
Donc voilà, on ne va pas refaire de la politique parce que la tension est quand même palpable. Bon, après, il faut avoir des résultats. Vous, la sentez l'attention ? Vous qui allez sur le terrain, vous sentez l'attention ? Je le dis et je le dis même en public. Moi, j'ai des gens dans ma circonscription qui sont venus après un procès où la peine est dérisoire par rapport aux faits encourus, où même des élus me disent... Mais c'est pas lié à ce qui se passe en Israël ? Non mais il y a un climat général dans le pays. Non, non, c'est pas lié à forcément. Mais il y a une autre tension. En fait, il y a deux tensions. Il y a ce qui est importé en quelque sorte.
Et puis la tension du pays où les gens en ont marre et il y en a qui nous disent on va se faire justice nous-mêmes si on n'est pas entendus.
Philippe Ballard