Le discours intégral de Jean-Luc Mélenchon à la convention d'investiture des candidats de La Nupes
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:16Jean-Luc MélenchonFait
« C'est la première fois depuis 25 ans, c'est-à-dire une génération, qu'un accord général intervient entre l'ensemble des forces de la gauche traditionnelle, des écologistes et évidemment des petits derniers insoumis. »
- 3:21Jean-Luc MélenchonFait
« depuis le début de l'histoire, depuis toujours, c'est la première fois qu'il y a un accord général de toutes les forces, dès le premier tour, sur des candidatures uniques, dans toutes les circonscriptions. »
- 4:50Jean-Luc MélenchonFait
« 1750 femmes et hommes. Je leur dis toute notre fraternité, et je sais qu'il leur en cuit, parce qu'il est glorieux de participer à un combat glorieux. »
- 6:12Jean-Luc MélenchonChiffre
« En Allemagne, où paraît-il, c'est le championnat du monde de la rigueur. Huit mois, la première fois. Six mois, la deuxième. En Belgique, un an et demi. En Espagne, trois élections. Et nous, 13 jours. »
- 7:11Jean-Luc MélenchonFait
« Les 40 années de néolibéralisme dominant la planète, saccageant les sociétés, pillant la nature, détruisant les êtres humains, ce système est arrivé à bout de souffle. »
- 17:56Jean-Luc MélenchonChiffre
« sa réforme va coûter 4,5 milliards de plus de RSA et d'assurance chômage. »
- 18:11Jean-Luc MélenchonFait
« ça veut dire que pour avoir une retraite complète, il faudra attendre 70 ans. »
- 22:18Jean-Luc MélenchonChiffre
« Il y a déjà 17 réacteurs à l'arrêt. »
- 22:59Jean-Luc MélenchonChiffre
« 15 000 litres d'eau, c'est-à-dire 7 250 par fesse. »
- 27:44Jean-Luc MélenchonChiffre
« 5 personnes possèdent autant que 27 millions d'autres dans ce pays. »
- 29:17Jean-Luc MélenchonFait
« Je suis député d'une circonscription dans laquelle se trouve le quartier le plus pauvre d'Europe. »
- 30:02Jean-Luc MélenchonChiffre
« plus de 30% des Français ne se soignent pas à la première alerte et ne se soignent des fois que quand l'alerte est devenue tellement chaude que c'est pire que s'il l'avait fait au tout début. »
- 34:23Jean-Luc MélenchonPromesse
« le SMIC sera augmenté à 1400 euros »
- 34:37Jean-Luc MélenchonChiffre
« 85% des salaires minimum dans les différentes branches de la production de ce pays sont inférieurs au SMIC »
- 43:56Jean-Luc MélenchonFait
« nous avons un président sans mandat »
- 49:16PrésentateurFait
« il a dit madame le pen ne veut pas être premier ministre »
- 50:00Locuteur non identifiéFait
« M. Chirac qui a été premier ministre »
- 50:10Locuteur non identifiéFait
« M. Balladur »
- 50:19Locuteur non identifiéFait
« Lionel Jospin »
- 50:22Locuteur non identifiéFait
« Jacques Chirac »
- 50:32Locuteur non identifiéFait
« ça a quand même donné les 35 heures sans perte de salaire »
- 50:36Locuteur non identifiéChiffre
« le plus gros prélèvement qui ait jamais été fait sur le capital dans ce pays »
- 53:55Locuteur non identifiéPromesse
« je ne serai pas à nouveau candidat député »
- 54:03Locuteur non identifiéChiffre
« sur 24 premiers ministres de la 5ème république 6 n'étaient pas députés »
- 54:29Locuteur non identifiéFait
« monsieur Castex l'actuel premier ministre n'a jamais été député »
- 54:36Locuteur non identifiéChiffre
« il a eu 1800 voix à l'élection de la mairie de Prades »
- 54:55Locuteur non identifiéChiffre
« 55% des voix au premier tour dans ma circonscription »
- 55:03Locuteur non identifiéChiffre
« 7 700 000 voix »
- 58:31Locuteur non identifiéFait
« au peuple Mossad qui croyait que tout était terminé »
- 58:46Locuteur non identifiéFait
« ils ont entendu troisième tour »
Temps de parole
- Présentateur99 %
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Ça ne dure pas plus de 2 ou 3 heures, ça va, rassurez-lui. On voit Jean-Luc Mélenchon qui est en train de saluer toutes les personnalités présentes. A noter quand même que Fabien Roussel n'est pas là, il est parti un peu plus tôt que prévu. On n'aura donc pas la fameuse photo de famille.
Non, il est parti marié des proches dans le Nord, c'est ce qu'il a donné comme raison en tout cas via tweet.
On va écouter Jean-Luc Mélenchon en direct sur BFM TV. Comment d'un verre Paul-Éluard tracait à la fois notre slogan et notre méthode. Quand il dit, oui, un autre monde est possible et il est contenu dans celui-ci. Alors, je levais les yeux et pourquoi c'est comme ça. Les parcs qui filent nos destins, peut-être m'ont envoyé un message, une petite ardoise sur le mur, ici à côté, avec un autre verre d'Éluard. Il n'y a pas de hasard. Il n'y a que des rendez-vous. J'ai assez vécu et mon expérience du combat politique me fait mesurer la profondeur historique de ce que nous sommes en train de réaliser. Et je le sais.
Je sais qu'à cette heure, nous sommes en train, bien sûr, d'écrire une page de l'histoire politique de la France. Et parce que nous l'écrivons, parce que nous écrivons cette page, de cette façon, alors, nous pouvons prétendre écrire une page d'histoire de France. C'est la première fois depuis 25 ans, c'est-à-dire une génération, qu'un accord général intervient entre l'ensemble des forces de la gauche traditionnelle, des écologistes et évidemment des petits derniers insoumis. C'est la première fois. Une génération. Il aura fallu que le fil se perde et qu'il faille le tisser de nouveau pour que, sous notre responsabilité, nous y soyons parvenus.
Mais depuis qu'il y a une gauche traditionnelle, socialiste et communiste, depuis qu'il y a des partis écologistes, depuis qu'il y a des insoumis, la tête pleine des idées libertaires et de poésie hugolienne, depuis le début de l'histoire, depuis toujours, c'est la première fois qu'il y a un accord général de toutes les forces, dès le premier tour, sur des candidatures uniques, dans toutes les circonscriptions. Ce qui n'avait été fait, ni par le cartel des gauches, ni par le Front populaire, ni par la Libération, ni par mai 68, ni par le programme commun, nous l'avons fait.
Evidemment, cela me conduit à renouveler, en votre nom à tous, nos remerciements à l'ensemble, je dis bien l'ensemble, des négociateurs de toutes les équipes qui, en 13 jours, ont rendu possible cet accord. Et j'ai une pensée particulière, parce que je suis un militant depuis l'âge de 16 ans. Pour ceux qui, femmes et hommes, militantes et militants, avaient été d'abord pressentis pour marcher les premiers dans le combat de cette élection législative, et à qui on a demandé de se retirer pour que cet accord s'exerce pleinement. 1750 femmes et hommes. Je leur dis toute notre fraternité, et je sais qu'il leur en cuit, parce qu'il est glorieux de participer à un combat glorieux.
Et je dis ma reconnaissance à ceux qui, avec tant de gentillesse, tant de grandeur, de cœur et de caractère, nous ont dit « Ça me cuit, mais je le fais quand même parce que la cause est plus grande que moi ». Il nous aura fallu 13 jours pour nous accorder, et je suis obligé d'ajouter, 13 de nuit. C'est beaucoup. Certains ont trouvé le feuilleton un peu long. Mais précisément, ce qu'ils ne comprenaient pas, c'est que ce n'était pas un feuilleton. C'était une histoire. Et puis, on peut se comparer. Nous sommes, après tout, des gens qui vivons dans des institutions et qui inscrivons notre action dans un cadre démocratique, puisque nous ne croyons qu'à la démocratie.
Et donc, nous sommes obligés d'accepter les rythmes, même quand ils ne nous plaisent pas. Mais enfin, tout de même, il n'y a qu'à regarder ailleurs. En Allemagne, où paraît-il, c'est le championnat du monde de la rigueur. Huit mois, la première fois. Six mois, la deuxième. En Belgique, un an et demi. En Espagne, trois élections. Et nous, 13 jours. J'estime que c'est un record du monde. Qu'il a fallu autant de temps à ces grandes démocraties pour trouver un point d'équilibre et d'entente. Et si nous-mêmes, nous avons été si vite, si fort, si loin, c'est parce que quelque chose travaille le monde en profondeur et le déstabilise, le pousse à chercher de nouveaux points d'équilibre.
Les 40 années de néolibéralisme dominant la planète, saccageant les sociétés, pillant la nature, détruisant les êtres humains, ce système est arrivé à bout de souffle. Et tout le monde le sait. C'est donc qu'il faut trouver un autre chemin. Et nous sommes tous assez avertis d'histoire pour savoir qu'il est passé le temps des solutions dont on pouvait dire d'avance, elle est définitive. C'est comme ça et pas autrement. Il faut accepter la modestie des constructeurs de l'histoire. Mais en même temps, l'audace qu'il faut avoir pour comprendre qu'il n'y a pas d'issue à la crise que rencontre l'humanité, sinon dans la rupture avec un tel système.
C'est ce qui s'est passé dans l'élection présidentielle. Elle a bien sûr des côtés cuisants et des côtés satisfaisants. Ne la regardons pas à l'aume des personnes ou des talents. Ce n'est pas de cela dont il a été question. Il n'y avait que des talents. Et aucune des personnes qui se trouvaient là dans notre famille a été en dessous de la tâche qui lui avait été confiée. Il y avait une grande question. Et notre peuple l'a tranché. Du moins, chez nous, la question a-t-elle été tranchée ? Il a constitué un bloc populaire. En choisissant ultra-majoritairement, non pas une personne, fût-ce votre serviteur, mais une orientation et un programme, la rupture.
Et si tôt que les autres composantes de notre famille historique ont déclaré qu'ils avaient reçu le message et qu'ils le mettraient en œuvre instantanément, alors, dès lors que tous nous nous sommes retrouvés pour rompre, nous avons pu nous unir. L'union est possible par la rupture et le principal mérite en revient à ceux qui en ont pris la décision. Et dorénavant, c'est nous tous. Bien sûr, la force sociale qui a été constituée, nous n'aurons pas la sottise de la croire définitivement constituée et que ce serait en quelque sorte le moment de jouir d'une ronde de situation sans autre exercice, plus difficile que de nous unir.
Non, il va falloir sans cesse mériter la confiance, être à la hauteur de l'événement que nous avons créé, appeler à l'action, à l'élection, la masse de ce peuple qui, enfin, doit pouvoir prouver en nous tous, parce qu'il est ici présent par nous-mêmes, sa propre représentation politique. Dorénavant, nous sommes ce que nous sommes, chacun pour notre part, qui socialiste, qui communiste, qui insoumis, qui vert, qui anarchiste, qui trotskiste, qui amoureux de sa patrie, ici tous, mais nous avons en plus une identité supplémentaire, celle que nous sommes en train de constituer, c'est-à-dire la nouvelle union populaire, écologique et sociale.
La NUP, écoutez, ça va, on s'est bien fait à la REM, alors la NUP, pourquoi pas ? Du moment qu'on n'oublie pas ce que ça veut dire. Et le premier mot, c'est nouvelle. Alors je vous en prie, ne reproduisons pas les vieilles formules, ça ne sert à rien qu'à embrumer l'esprit. Bien sûr, ce sont des forces de gauche qui s'unissent, mais ce n'est pas la gauche unie, ce n'est pas la gauche plurielle, ce n'est pas l'union de la gauche, c'est une nouvelle page de l'histoire qui s'appelle l'union populaire, écologique et sociale. Nous n'allons pas remâcher le passé, nous n'allons pas vivre dans l'obsession du rétroviseur.
C'est une page nouvelle, il faut inventer, il va falloir créer, il va falloir travailler, apporter cette identité, à être radicaux, oui bien sûr, mais une radicalité concrète, une radicalité tenable. Nous voulons en finir avec ce système parce qu'il est dangereux pour l'humanité. Mais nous n'allons pas nous rendre nous-mêmes plus dangereux en étant inconscient ou incapable de ne pas mener jusqu'au bout une politique pensée, maîtrisée, dominée et dans laquelle le peuple tout entier peut s'inscrire en acteur et pas en spectateur. La NUP, c'est une méthode, c'est un parlement. Dans la campagne, on va tâcher de le réunir autant qu'on peut. Chacun aura son groupe à l'Assemblée nationale.
Et puis il y aura un intergroupe. Et si nous gagnons, la discussion politique continuera dans le Parlement. Nous ne serons pas tous à la queue leu-leu derrière je ne sais quel improbable chef qui réglerait tous les problèmes, surtout si c'est moi qui n'ai pas envie de le faire et qui ne suis pas candidat à ce rôle. Il faudra tous les jours se poser la question de savoir comment on résout les difficultés. Je crois que nous avons appris, nous les Insoumis, nous sommes les derniers arrivés. Nous l'avons appris au Parlement. On a compris que c'était par des amendements, par des discussions, par des propositions qu'on faisait avancer le combat et qu'on se rendait crédibles.
Attendez, n'allez pas vous méprendre. Je n'ai pas dit que je ne voulais pas diriger ce qu'il y a à diriger. J'ai juste voulu dire que ça m'a beaucoup amusé de voir qu'il paraît que je suis devenu le chef. Mais qui vous a dit que j'ai envie d'être le chef ? C'est quand même incroyable une histoire pareille. Non, ça ne se passe plus comme ça. Nous sommes au XXIe siècle. Nous sommes des forces vivantes. C'est le collectif qui, d'une manière ou d'une autre, tranche, décide, produit, apporte, complète. Et il en sera ainsi. C'est pourquoi c'est une autre phase de l'histoire qui commence. Nous voulons que ce soit une force pérenne. Ça veut dire que ça dure pas juste le temps d'une élection.
Mais entendez bien le message. Si vous voulez que ça dure plus qu'une élection, ben, va falloir le faire durer. Ça ne se fera pas tout seul. Ça ne se fera pas à coups de sifflet. Ça se fera par la discussion, par la camaraderie, par la fraternité, par le fait que, sans doute, on cessera de penser que le stade suprême de la pensée politique est de marchander son pouvoir de nuisance. Et que, entre nous, le problème n'est pas tant la compétition, mais l'émulation. Qui est le plus malin ? Qui a les idées les plus intéressantes ? Quelle est la femme, l'homme, qui nous apporte ? Voilà ce qui compte. Soyons meilleurs chacun pour le collectif, et le collectif sera meilleur pour chacun.
Mais, je dois donner d'abord le sens le plus immédiat et le plus profond de ce que nous sommes en train de faire. Non, contrairement à ce que j'ai lu ici ou là. Ce n'est pas qu'un accord électoral. Ben, c'est déjà bien de faire un accord électoral. Je n'ai pas très bien compris comment un accord électoral qui est un accord de gouvernement n'est pas en même temps un accord politique. Bon, on l'expliquera. Mais il est clair que notre accord électoral nous permettra de gagner si nous convainquons que notre programme, nos idées, nos objectifs, correspondent à l'intérêt général humain de notre patrie. Voilà comment nous convaincrons.
Voilà comment l'accord électoral deviendra un événement politique considérable, je l'ai dit, de l'histoire de France elle-même. Mais dans l'immédiat, tous ceux qui m'écoutent à cet instant doivent se souvenir que nous ne sommes pas en train de régler je ne sais quel congrès entre nous ou réaliser je ne sais quelle partition que tel ou tel grand musicien parmi nous aurait imaginé.
Nous posons un acte de résistance collective à une ère de maltraitance sociale, écologique et démocratique qui nous a été annoncée par un pouvoir qui s'est fait élire sous la contrainte d'un deuxième tour par défaut et qui, sans jamais avoir annoncé le moindre programme, a l'intention de nous entraîner encore plus loin dans la déconfiture léolibérale, dans les destructions qu'ils ont commencées par celles du Code du Travail, continuées par celles de l'hôpital public et qu'ils voudraient maintenant continuer par le saccage de l'école et la marchandisation du savoir.
Nous sommes dans un acte de résistance quand nous répétons sur tous les tons que nous ne voulons pas de la retraite à 65 ans et que pour l'empêcher, il n'y a qu'une manière de le faire, c'est d'élire une majorité de députés de l'Union populaire.
Ce n'est pas seulement parce que nous savons que cet homme ne veut vous infliger cela que pour complaire à quelques ramassis d'obscurs ténéocrates qui pensent que l'âge de la retraite doit être sans cesse reporté parce que, paraît-il, on vit plus longtemps et donc il faut travailler plus longtemps et que précisément depuis qu'on travaille plus longtemps, on vit moins longtemps et en tout cas on vit moins longtemps en bonne santé et que sa réforme va coûter 4,5 milliards de plus de RSA et d'assurance chômage.
Ce n'est donc pas une économie qu'il réalise et que sa réforme veut dire que quand la retraite se rête à 65 ans, comme il y a toujours 5 ans pour ceux qui n'ont pas les annuités complètes de décalage, ça veut dire que pour avoir une retraite complète, il faudra attendre 70 ans. Vous entendez ? 70 ans ! Mais je dis ce n'est pas à cause de ce coup, ce n'est pas à cause de l'absurdité sur lequel il débouche. Je parle du monde dans lequel nous vivons, de la société dans laquelle nous voulons vivre, où l'économie est au service des êtres humains et pas l'inverse, où l'économie doit être soucieuse de la nature et n'ont pas désinvolte comme elle l'est aujourd'hui.
quand nous disons la retraite à 60 ans, nous imaginons les mille et un petits bonheurs de l'existence qui avaient été acquis auparavant par la lutte lorsque le programme commun a permis qu'on l'appliquait une première fois. Devant nous, un moment historique compliqué. L'ordre géopolitique du monde est bousculé et déjà nous l'avons sous les yeux en Europe avec le retour de la guerre et l'insupportable, l'intolérable agression du gouvernement de M. Poutine contre le peuple d'Ukraine à qui je dédie notre ferveur d'aujourd'hui.
Les yeux, une guerre d'agression qui viole une frontière et massacre des populations commet ce qu'il faut appeler dorénavant des crimes de guerre et qui nous menace d'un crime contre l'humanité que serait le recours aux armements nucléaires. Eh bien, cette difficulté, elle s'ajoute à celle que déjà nous allons recevoir avec le changement climatique qui est commencé comme nous le répétons et qui est irréversible. Ce que nous pouvons faire, c'est empêcher le franchissement de nouveaux seuils qui aggraveraient la mise en danger de l'humanité tout entière sur les points essentiels comme le cycle de l'eau par exemple. profondément perturbés à comme je regrette de ne pas y être arrivés.
On avait commencé la campagne présidentielle par ça. On n'est pas arrivés à installer ce débat dans la société française. Pourtant, nous avons aujourd'hui plus d'une dizaine de départements qui sont en alerte sécheresse et nous en avons deux où dorénavant, il y a des restrictions sur l'usage de l'eau. Nous sommes en mai. d'habitude, ce sont des choses qui surgissaient de temps en temps, ici ou là, au mois d'août. Et on nous annonce pour cet été de terribles sécheresses et des canicules qui maintenant ne sont plus extraordinaires mais ordinaires. Les conséquences seront innombrables.
En premier lieu, sur les récoltes de blé et de ce dont nous avons besoin pour pouvoir à la nourriture quotidienne de millions de gens. Mais aussi, des conséquences sur tout le reste du système économique. Car voyez-vous, quand ça chauffe, eh bien, on ne peut pas refroidir les centrales nucléaires et le niveau des rivières descend et donc on met des réacteurs à l'arrêt. Alors, il faut arrêter de dire que nous sommes tranquilles parce que nous avons le nucléaire. Nous sommes axiés parce que nous avons le nucléaire. Et parce que ça fait partie des maltraitances écologiques qui sont prévues par ce pouvoir. Il y a déjà 17 réacteurs à l'arrêt. Qu'est-ce qu'il a prévu de faire ?
Rallonger la vie des vieilles centrales. Je ne dis que cela aujourd'hui, mais je le dis. C'est une décision absurde, ruineuse et irresponsable compte tenu du danger que cela représente. Le modèle productif, disais-je, en faisant la liste des difficultés qui s'avancent, a été pris à contre-pied. C'est interminable chaîne de valeur, comme il disait. Alors je capture une crevette ici, je la mets dans un bateau là-bas, et puis on la décortique encore là-bas, et on la ramène ici, et elle aura fait le tour du monde comme les jeans que nous avons sur nos fesses, et qui, au passage, auront pompé 15 000 litres d'eau, c'est-à-dire 7 250 par fesse.
Eh bien, ces interminables chaînes, elles ont été rompues une première fois par la Covid. Normalement, ça devrait les faire réfléchir, mais ils n'ont pas eu le temps. Car entre-temps, la rupture de ces chaînes a provoqué des pénuries partout, et les prix décollent, car évidemment, dès qu'il y a pénurie, les spéculateurs arrivent et en rajoutent. Pénurie par-ci, pénurie par-là, des matériaux rares, comme le bois ou le fer, viennent à manquer pour construire des maisons, et ainsi de suite. Ces chaînes seront de nouveau rompues, nous le savons. Et donc, il faut réfléchir au futur avec sérieux et pas en comptant sur la magie de la main invisible du marché pour régler les problèmes de demain.
Nous devons, aussi vite que nous le pouvons, et chaque fois que c'est possible, je ne dis pas que c'est possible tout le temps, sur tous les sujets et sur toutes les matières, nous devons relocaliser tout ce que nous pouvons pour ne pas connaître les pénuries de production auxquelles nous expose le système du libre-échange généralisé. Enfin, ces chaînes seront rompues parce que les épidémiologistes eux-mêmes nous le disent, la Covid-19, c'était le hors-d'oeuvre. Il y aura d'autres pandémies. Pourquoi ?
Parce que le modèle dominant de l'agriculture mondiale est celui de la destruction des espaces naturels et donc de la transmission des virus qui se trouvent parmi la biodiversité animale sur les animaux domestiques et d'eux aux êtres humains. Par conséquent, comme il ne change rien au modèle et comme dans ce pays il paraît qu'on ne touchera pas aux fermes-usines, dit M. Macron, en tout cas, jusqu'à ce que nous en arrivent.
Alors il est certain que nous aurons d'autres cas de zoonose et donc d'autres pandémies et donc que nous sommes obligés de commencer à nous organiser pour un, empêcher les pandémies, donc fermer les fermes-usines et deuxièmement nous devons nous préparer à lorsqu'elles éclatent être capables d'organiser la société autrement qu'en mettant en prison chez soi toute la population. Ne réfléchissez pas si ça ne vous intéresse pas, si vous attendez que ça arrive en disant ben écoutez, ça nous fera vendre des masques et pourquoi pas du gel et que sais-je encore. Après tout, le capitalisme de notre époque, pourquoi est-il si dangereux ?
C'est parce qu'il est incapable de se corriger et pourquoi est-il incapable de se corriger ? Tout simplement parce qu'il profite des turpitudes qu'il déclenche. Mais nous qui ne sommes que la société des êtres humains et qui ne défendons rien d'autre que l'intérêt général humain, nous regardons tous ces problèmes d'un autre oeil. Il faut organiser, il faut préparer. Vous comptez sur M. Macron pour faire ça. Mais qui pourrait compter sur lui pour faire ça ou d'autres choses ? Non, il ne le fera pas. Enfin, le monde comme il est, du plus loin qu'on le connaît, est en général dans les sociétés humaines globalement assez réfractaires, à un niveau d'inégalité trop grand.
qu'est-ce que trop grand ? Je ne sais pas, c'est l'histoire qui le fixe, la lutte de classe, la lutte entre les uns et les autres. Le curseur est placé à chaque étape de l'histoire, à un endroit ou à un autre. À la libération, sur le vieux continent européen, sans doute aussi profitant des pillages qu'on organisait ailleurs, le curseur avait été extrêmement favorable aux salariés. et de tous côtés étaient venus des progrès sociaux qui n'avaient fait que s'amplifier ensuite. Nos sociétés étaient à mains égards sur le plan des salaires moins inégalitaires. Sur le plan des rapports humains, non, ce fut beaucoup plus long, je le rappelle.
Les femmes n'ont eu le droit de vote qu'il y a 77 ans à la libération, le droit d'avoir un carnet de chèques que dans les années 60, etc. Donc je ne suis pas en train d'idéaliser la période qu'il y a eu avant nous. Mais je dis seulement que c'était comme ça. Et maintenant, la bascule se fait dans un tout autre sens. 5 personnes possèdent autant que 27 millions d'autres dans ce pays. Un déséquilibre pareil est insupportable moralement et intellectuellement. Mais il est surtout inacceptable parce que nous avons besoin de répartir pour pouvoir faire la vie à laquelle on aspire qui n'est pas si prétentieuse que ça. Je le dis à M.
Macron, nous nous élevons nos enfants en les protégeant du rêve dément et pervers d'être milliardaires. Puisqu'il avait dit que nos jeunes devaient en rêver. Nous éduquons nos enfants, au partage. Partage avec ton frère, avec ta soeur. Regarde pas dans l'assiette de ton frère ou de ta soeur. Prends ta part. Et l'autre, est-ce qu'il a eu... Bref, on fait ça tous les jours, non ? Quand ils sont petits. Après, c'est eux qui nous le font à nous. Pourquoi c'est toi qui as tout et pas moi ? Bon, bref. Mais, l'inégalité en France fragilise la société française. Vous savez, comme moi tous, autant qu'on est.
Mais eux, ils ne savent pas qu'il y a des zones entières que l'on ne peut pas qualifier de zones du tiers-monde, mais de zones du quart-monde, accablées de misère. Je suis député d'une circonscription dans laquelle se trouve le quartier le plus pauvre d'Europe. Au début, j'ai cru que c'était une galéjade de Marseillais. Mais non, c'est vrai. Le quartier le plus pauvre d'Europe. Dans la France, si riche, si flamboyante. Les inégalités fragilisent nos sociétés parce qu'elles les rendent moins aptes à faire face aux défis qui arrivent.
si vous êtes emmuré femme-homme dans une logique de survie que votre seul problème c'est de savoir comment vous allez tenir jusqu'à la fin de la semaine et que héros, héroïne du quotidien vous tenez jusqu'à la fin de la semaine et que vos enfants auront eu à manger toute la semaine. Que ceux qui auront été malades auront pu être soignés après que quand même vous essayiez de voir s'il n'y avait pas moyen que ça passe tout seul puisque plus de 30% des Français ne se soignent pas à la première alerte et ne se soignent des fois que quand l'alerte est devenue tellement chaude que c'est pire que s'il l'avait fait au tout début.
L'inégalité fragilise les sociétés et c'est le principal reproche que nous lui faisons parce que ce qu'il faut construire maintenant le sens profond moral philosophique de ce que nous sommes c'est que nous voulons construire une société d'entraide une société d'harmonie des êtres humains entre eux et avec la nature. Le contraire de la société de sauvage où tout le monde est le concurrent de tout le monde. J'ai évoqué la maltraitance sociale qui nous est promise.
J'ai évoqué la maltraitance écologique sans vous en faire toute la liste je n'ai abordé que la question du nucléaire mais j'aurais pu et pourquoi je ne le ferais pas dire que quand 99% des Françaises et des Français quand on examine leurs urines manifestent une présence de glyphosate quand on rapproche la présence de pesticides dans le corps de tous les êtres humains alors on se rappelle de ce qu'on a fait dans les Antilles quand on n'a pas interdit à temps le chlordécone et on devrait rapprocher alors la présence de pesticides et de perturbateurs dans tous les corps du fait que la mortalité infantile augmente dans notre pays ce qui est une honte au moment ou en plus des raisons qui perturbent gravement la fécondité des femmes et des hommes au point que ce qui était hier exceptionnel est devenu si banal dans nos relations et dans nos familles de la difficulté à avoir des enfants alors soudain on se dit ce monde est vraiment devenu fou parce que la base de la civilisation humaine c'était d'abord la fondation des familles leur protection la culture qu'elles échangeaient d'une génération à l'autre alors quel est ce monde dans lequel il devient plus difficile d'assurer la génération où il devient difficile d'assurer la transmission du savoir par l'école où il devient difficile d'échapper à des maladies qu'on provoque soi-même par ses propres activités ce monde est fou c'est pourquoi il est temps d'en interrompre le déroulement il est temps bien sûr on ne le dit pas en 24 heures personne ne croit une chose pareille mais d'entrer sur ce nouveau chemin d'assurer cette rupture voilà ce que nous incarnons et que nous voulons incarner aux yeux du peuple français avec toute la patience qui est la nôtre pour expliquer convaincre entraîner nous avons besoin de l'intelligence collective des milliers de jeunes hommes et de jeunes femmes qui font des études aujourd'hui et dont nous avons besoin du savoir aussitôt que possible pour faire tout ce qu'il y a à faire nous avons besoin de milliers de jeunes gens garçons et filles qui décident d'entrer dans les carrières du soin médecins infirmiers etc nous avons besoin de milliers et milliers de jeunes gens qui nous garantissent par leur savoir-faire et leur intelligence l'installation de ces immenses machines dont nous avons besoin pour remplacer par des énergies renouvelables le nucléaire et les autres énergies qui ont des effets de serre nous faisons appel à l'intelligence de notre peuple nous faisons appel au dévouement nous faisons appel à la mobilisation parce qu'on ne changera pas tout du sommet ce n'est pas vrai beaucoup de choses peuvent changer depuis le sommet et le sommet n'aura pas la faiblesse de se cacher à peine arrivé le SMIC sera augmenté à 1400 euros vous pouvez compter sur moi et ce n'est pas tout je préfère prévenir j'ai observé que depuis la dernière augmentation 85% des salaires minimum dans les différentes branches de la production de ce pays sont inférieurs au SMIC c'est intolérable donc nous convoquerons dans tout le pays de nouveau les conférences de négociations salariales obligatoires pour qu'on reprenne cette affaire et pas seulement pour appliquer la loi parce que le SMIC ce n'est pas au choix mais aussi pour examiner toute la hiérarchie des salaires en tenant compte de l'inflation et d'ailleurs pour lutter contre l'inflation nous ne compterons pas sur je ne sais quel mécanisme de l'économie de marché nous ne ferons pas ce que sont en train de faire des gens que je juge extrêmement coupables dans leurs décisions quand ils décident de restreindre le crédit alors que nous entrons dans une phase où toute l'économie déjà semble se diriger de nouveau vers un point d'arrêt comme c'est le cas dans notre pays c'est extrêmement dangereux et donc nous bloquerons les prix les prix de tous les produits de première nécessité pas par idéologie pas pour punir je ne sais qui mais parce que notre peuple est en train de couler des familles qui arrivaient à se maintenir à la tête à peine hors de l'eau dorénavant ne peuvent plus le faire et commence une horrible comptabilité et qu'est-ce qu'on fait on se déplace ou on mange on mange ou on paye le loyer on paye le loyer ou on paye l'électricité voilà les choix que doivent assumer des braves gens qui tout le reste du temps font tout ce qui est en leur pouvoir pour se rendre utile à leur famille et à la société nous voulons libérer les gens de la contrainte de la survie et de la servitude dans laquelle la misère enferme ce qu'elle frappe j'ai envie de vous lire le reste mais bon sur la maltraitance écologique franchement quand même ils ont tiré une couche 5 épidémies de grippe aviaire pas une 5 à la première ils auraient pu se dire bon ça n'a pas de bol à la deuxième tiens on aurait dû y penser à la troisième ah quand même à la quatrième il est temps de faire quelque chose on a la cinquième qu'est-ce qu'ils comptent faire ?
rien je parle sérieusement la grippe aviaire c'est 20 millions de volailles qui ont été sacrifiées vous savez qu'aujourd'hui 80% des oiseaux vivants c'est de la volaille d'élevage qui vit dans les conditions que vous savez de ces élevages concentrationnaires alors vous dites bon bah bon d'accord c'est regrettable il n'a pas tort Mélenchon enfin nous ne sommes pas des canards bah si ça se pourrait bien parce qu'en Chine le virus il est passé du canard à un être humain alors qui c'est qui a envie d'essayer vous voyez bien que ça ne peut pas durer qu'il faut prendre un autre chemin essayez pour voir vous pourriez aller manifester à vos risques et périls quatrième thème de maltraitance la maltraitance de la démocratie l'autre il n'est même pas installé dans son nouveau mandat il n'est même pas installé dans son nouveau mandat que déjà il y en a un qui nous parle d'appliquer le 49.3 à propos de la retraite exactement oui et ça a commencé tout de suite avec des images extrêmement parlantes Jean-Baptiste Hérault anarchiste bien connu qui du haut de ses 63 ans menaçait l'ordre établi et les forces qui le représentent et que nous avons vu plaqué au sol tenu par 4 personnes qui lui appliquaient une de ses clés dont on sait qu'elles peuvent devenir mortelles enfin vous avez vu qu'après le droit d'être anglais le syndicat alliance réclame le droit de pouvoir tuer sur les gens sans que le ministre de l'intérieur ne dise un mot et vous avez une manifestation où un syndicat factieux déclare que le problème de ce pays est de la police c'est la justice et personne n'a rien à dire comment c'est possible je ne crois pas que quand je parle comme ça je fais autre chose que de parler au nom des valeurs auxquelles nous croyons une police dans un état démocratique est nécessairement républicaine et je ne vois pas quel genre de délit de la circulation routière ou même de trafic mérite qu'une personne décide de l'application de la peine de mort à un autre et que ce soit son droit non ce n'est pas possible nous ne l'acceptons pas qu'est-ce que je vois Julie Garnier conseillère régionale qui défend des travailleurs qui fait un meeting dans le meeting elle a dit incroyable une parole qui sent son anarchiste à plein nez et si elle a parlé comme ça c'est plutôt que de jeter une bombe sans doute elle a dit que la direction de l'entreprise mentait insupportable convocation au commissariat de police une élue convoquée dans un commissariat de police pour faire une déposition parce qu'elle a dit qu'une direction d'entreprise mentait alors que souvent les entreprises les directions d'entreprise comme vous le savez tous ne mentent jamais ils font des plans de sauvegarde de l'emploi où ils s'encient la moitié de la boîte voilà donc ils ne mentent pas ils adaptent bon ça c'est l'urgence c'est à tout ça qu'il faut mettre fin tout de suite mais je l'ai dit l'enjeu ce n'est pas l'urgence l'enjeu ce n'est pas seulement les mesures qui sont contenues dans le programme telles que je viens d'en exposer quelques-unes après d'autres à cette tribune l'enjeu c'est le monde dans lequel nous voulons vivre l'enjeu c'est la rupture la bifurcation écologique qu'il faut faire connaître à notre économie à ces process de production et aussi à la consommation et à nos mentalités je ne dis pas qu'on soit toujours très habiles dans ce domaine mais plein de gens seront d'accord avec nous pour dire qu'il faut mettre un terme à la malbouffe que du sucre en grande quantité dans tous les aliments c'est la ruine de la santé que du sel partout dans les arguments dans les aliments trop c'est la ruine de la santé que l'organisation mondiale de la santé vient de nous mettre en garde contre le fait qu'il y a une épidémie d'obésité sur tout le vieux continent européen et que face à cela peut-être parce que c'est pas leur gosse alors ils font rien et ils continuent à mettre du sucre partout il va falloir changer nos manières d'être tâchons de le faire assez habilement pour ne pas se faire prendre à la première indication je dis ça comme ça mais il faut qu'on traite ces problèmes le véritable anticapitalisme c'est celui qui part du concret et qui y revient nous ne voulons plus voir l'épidémie d'obésité et pour cela il faut que tout le monde mange bien et pour que tout le monde mange bien il faut que les paysans produisent de beaux produits dans de bonnes conditions sans pesticides et pour ça il faut les payer plus et pour payer plus les paysans il faut payer plus les ouvriers et ceux qui travaillent pour qu'ils puissent se payer les bonnes choses ça c'est de l'anticapitalisme concret et la part qui va au salaire elle n'ira pas aux dividendes c'est la réponse en effet le vaccin contre la malbouffe le vaccin contre la violence policière le vaccin contre les maltraitances écologiques contre les maltraitances sociales c'est l'union populaire écologique et sociale la NUP nous avons un président et pour la deuxième fois en l'espace de 10 ans une élection a eu lieu qui n'a réglé aucun problème et comme l'a dit l'autre soir Olivier Faure et je lui emprunte cette formule nous avons un président sans mandat il a été élu et alors ça devrait suffire et ben non il faut un mandat c'est à dire il faut trancher fera-t-on ceci ou fera-t-on cela fera-t-on la retraite à 65 ans ou bien à 60 ans etc il faut trancher c'est la raison pour laquelle il faut qu'il y ait un troisième tour et ce troisième tour la démocratie nous le propose c'est l'élection législative puisqu'il y a trois blocs à la sortie du premier tour de l'élection présidentielle notre bloc notre ensemble propose au peuple français de prendre la tête de ce gouvernement et propose un candidat pour le faire voilà c'est simple c'est clair tout le monde comprend c'est un peu de sixième république dans la cinquième c'est du législatif dans la monarchie présidentielle vous choisissez ce que vous allez faire ce qu'on fait il va avoir encore les pleins pouvoirs pour aller se réunir avec son conseil de défense pour décider de la santé de l'agriculture et de tout ce qui lui passera par la tête ou bien vous donner un mandat politique à une nouvelle majorité comment on fait monsieur Mélenchon pour vous élire premier ministre puisque comme l'a dit quelqu'un on n'élit pas le premier ministre c'est malin de dire ça et bien on élit des députés qui constituent une majorité lesquels ?
ceux de l'union populaire ah oui mais là je vais quand même mettre les points sur les i toutes les familles sont dans l'union populaire ceux qui présentent des candidats contre les candidats de l'union populaire sont des candidats macronistes parce qu'ils ne servent que Macron regardez que
ça parce que
ils ont commencé un peu à me chauffer les oreilles avec je ne sais pas quoi là de dissidents il rira bien qui rira le dernier et il paraît que dans la circonscription de monsieur Valls il y en a déjà deux de LREM et tout à l'heure j'ai vu mon copain de Brest il m'a dit il y en a trois qui sont candidats et j'ai croisé le pote de Lille-et-Vilaine il m'a dit dans mon coin il y en a deux alors on n'a pas fini de rigoler évidemment ça ne sera pas marqué dans le journal parce que dans le journal il n'y a que nous qui intéressons ça se comprend d'ailleurs qu'est-ce qu'il y a d'intéressant à part nous franchement alors mais moi je crois et je demande à tous ceux qui nous ont pendant des mois et des fois des années dit entendez-vous alors qu'il fallait d'abord que la parole politique tranche par le vote maintenant nous nous entendons et nous demandons à tous ceux qui trouvent que c'est bien de nous aider de nous suivre de nous épauler de toutes leurs forces et de ne pas s'abandonner aux caprices égotiques de ceux qui ne supportent pas l'union et qui ont habillé leur manœuvre de main prétexte il faut qu'on pense à ceux qui nous écoutent là à cet instant j'ai encore un petit message pour eux là c'était un message pour qu'ils nous aident j'en ai un autre alors il y a un vote qui sert absolument à rien c'est le front national et je vais vous dire pourquoi je vais vous dire pourquoi ça ne sert absolument à rien quand vous analysez député il y a quelques députés ici ils ne viennent pas ils ne font pas le boulot on réforme la retraite pas un mot de madame le pen alors elle dit oui mais c'est parce que je n'ai pas de groupe menteuse tout le monde peut intervenir tout député peut intervenir quand il veut déposer un amendement et le défendre c'est pas vrai tu ne sers à rien à part aider l'autre de toute façon je ne veux pas non plus être trop mauvaise langue il ne faut pas être trop mauvaise langue et montrer ceux qui ne sont jamais là le soir ou quand ça ne les intéresse pas bon mais il y a quand même quelque chose qui a été dit par monsieur Bardella il a dit madame le pen ne veut pas être premier ministre très bien il ne veut pas être de candidat ça ne sert à rien de voter pour eux puisqu'ils ne feront rien et ils l'annoncent à l'avance nous ce n'est pas pareil vous votez pour un député de l'union populaire tac vous avez un gouvernement d'union populaire alors d'autres m'ont dit mais mais c'est possible ça bah oui c'est possible il y a déjà eu des cohabitations ça s'appelle comme ça on appelle ça cohabitation la première fois on n'en revenait pas alors on avait François Mitterrand qui était président de la république et les gens ont élu des députés RPR donc le président de la république a choisi la personnalité qui dirigeait le RPR M.
Chirac qui a été premier ministre et quelle politique s'est appliquée la politique de M. Chirac ensuite on a eu le même épisode un peu plus tard avec M.
Balladur quelle politique s'est appliquée la politique du dernier élu et puis ensuite on a eu en 1997 Lionel Jospin et le président était Jacques Chirac qu'est-ce qui s'est appliqué la politique de Lionel Jospin et je vous signale qu'on ne s'en est pas trouvé si mal que ça parce que ça a quand même donné les 35 heures sans perte de salaire le plus gros prélèvement qui ait jamais été fait sur le capital dans ce pays bon donc si vous élisez une majorité de députés de l'Union Populaire pour ça il faut sortir le dimanche le jour du vote aller en famille tout le monde les amis les voisins les cousins tout le monde on va voter on met son petit bulletin et à la sortie vous avez un député Union Populaire quand vous rentrez il y a une table avec tous les bulletins de vote et vous cherchez Union Populaire vous le prenez vous en prenez un ou deux parce que c'est la règle bon et puis vous entrez dans l'isoloir vous chiffonnez les autres que vous mettez dans votre poche pour pas qu'on puisse savoir ce que vous avez voté et vous mettez votre bulletin Union Populaire dans l'enveloppe non mais attendez j'en vois qui rigole et bien ça prouve qu'il y a longtemps que vous n'êtes pas sortis parce que à l'élection présidentielle il y avait plein de gens qui venaient qui ne savaient pas comment on votait il y a 5 millions de personnes qui n'avaient jamais voté qui sont qui pouvaient venir voter il n'y a pas de honte à expliquer et c'est votre rôle de le faire il ne faut pas faire les malins les moi je sais tout non il faut faire le boulot faire le boulot c'est expliquer surtout à ceux qu'on ne se pas dire qui ne savent pas il n'y a pas de honte à demander je le dis à ceux qui nous écoutent mais nous c'est un devoir d'expliquer c'est notre rôle je termine pour l'explication alors donc vous avez lu plein de députés de l'Union Populaire tant qu'ils sont majoritaires il y en a 287 bon le président de la république 89 le président de la république me convoque parce que dans notre accord il écrit que c'est moi le premier ministre donc je vais le voir et je lui dis bon d'accord c'est ce qu'on avait prévu mais pourquoi je vous dis ça parce qu'il y en a qui me disent ah mais il va aller demander à Macron de le nommer mais rien du tout je demande au peuple français de nous nommer c'est à dire de nous élire c'est pas le bon plaisir de monsieur Macron puis comme c'est un démocrate ben il s'inclinera comme l'ont fait les autres présidents avant lui le président Mitterrand le président Chirac se sont inclinés ben lui pareil et donc il y aura un gouvernement de l'Union Populaire alors et quelle politique sera appliquée à ce moment là ben la politique de l'Union Populaire puisque c'est ce qu'aura décidé le peuple français qui n'a rien décidé le coup d'avant là il aura décidé c'est cette politique là qui s'appliquera alors je vois que vous avez tous la banane je vous comprends mais enfin ça m'étonnerait que ils nous fassent des compliments tout de suite donc il va falloir penser sans cesse que notre première tâche va être d'expliquer expliquer réexpliquer cent fois et accepter l'activité et la mobilisation populaire parce que nous avons besoin d'elle parce qu'on ne change pas la société sans la participation du peuple attendez j'ai encore une question à régler alors j'ai dit vraisemblablement je ne serai pas à nouveau candidat député mais c'est possible ça monsieur Mélenchon vous pouvez être premier ministre sans être député mais oui mais oui sur 24 premiers ministres de la 5ème république 6 n'étaient pas députés le dernier premier ministre de la 4ème république n'était pas député il était général c'était de Gaulle et puis ensuite il y a eu Debré qui n'était plus parlementaire à ce moment là Pompidou Barre madame Cresson qui n'était pas parlementaire à ce moment là monsieur Villepin et monsieur Castex l'actuel premier ministre n'a jamais été député alors il a quand même une légitimité populaire parce qu'il a eu 1800 voix à l'élection de la mairie de Prades non mais je ne dis pas ça pour me moquer je respecte ben c'est le tarif pour être maire de Prades donc voilà et moi je me sens après tout pas si illégitime que ça en ayant déjà recueilli à l'élection présidentielle 55% des voix au premier tour dans ma circonscription et après avoir ça se trouve que c'était mon nom qui avait sur le bulletin 7 700 000 voix donc je réponds à ceux qui sont inquiets qu'on peut ne pas être député et être premier ministre l'avantage que je ne sois pas candidat est le suivant c'est que je peux courir partout et que quand je vais à la télévision on n'est pas obligé de faire venir tous les autres je vais concourir pour un prix d'éducation civique tu vois non parce que d'habitude c'est un peu ennuyeux ce genre de sujet voilà je vois que vous avez tous la bonne humeur le sourire on se comprend on a bien travaillé tous ensemble je suis sûr que il y en a qui en nous voyant regrettent de ne pas être là ça fait du bien d'être là on recharge la batterie et on se voit si nombreux et on voit ces belles équipes qui vont arriver à l'Assemblée Nationale je pense à tous ces candidats dans des circonscriptions dites éligibles encore qu'il n'y en a aucune qui est il n'y a jamais aucune élection qui est réglée d'avance mais qui ont une adresse personnelle dans une cité populaire et qui sont des candidats de l'Union Populaire tous ces gens qui viennent du monde du travail du salariat du monde de l'association tous ceux qui me font l'honneur et l'amitié de se tourner vers nos équipes pour dire moi je suis candidat à rien mais je viens donner un coup de main je suis un spécialiste de ceci je suis un intellectuel de telle branche je sais faire ceci ou cela les hommes et les femmes de l'être et de culture qui nous rejoignent il y en a quelques-uns à cette tribune je ne les cite pas sinon ils sont mes potes mais quel bonheur ce que nous sommes ne peut pas avoir tout son sens s'il n'est à la fois ancré dans le peuple le plus populaire et dans ces milieux des intellectuels de la création de la beauté nous sommes tout ça et je suis heureux que la nouvelle page que nous commençons parce que c'est une nouvelle page c'est une autre histoire prenez-la comme elle est je dis une fois il faut jeter la rancune à la rivière bien sûr dans toutes les luttes il y a des coûts qui ont été ou trop lourds ou justement mérités mais on ne va pas passer notre temps avec ça ce qui est important c'est de savoir où on veut aller ensemble ce qu'on va faire ensemble et après c'est la vie dans vos vies personnelles vous faites comme ça aussi vous tournez la page régulièrement et bien dans notre vie collective il faut savoir trouver la page pas pour battre je ne sais quel record d'empathie ou pratiquer le sport du pardon avec plus d'énergie que d'autres oh le pardon c'est compliqué non c'est parce que nous avons besoin d'avoir toute notre énergie toute notre inventivité toute notre combativité tournée vers l'objectif que nous nous sommes donnés tous ensemble nous sommes en train de faire l'histoire chacun d'entre nous au peuple Mossad qui croyait que tout était terminé nous avons immédiatement relancé l'appel au combat et vous avez tous vu qu'il a été entendu que partout ils ont entendu troisième tour allez je finirai pas une fois de plus sans Victor Hugo ah bah quand même on a commencé avec Éluard Éluard il était communiste et oui bah c'est pas un défaut et alors Victor Hugo lui au début il était monarchiste puis après il a fini avec nous mais bien avec nous bien de chez bien en route des fois il s'est trompé par exemple la commune de Paris les fichus le camp comme quand les gilets jaunes sautaient la trouille à tous les bourgeois à l'époque c'était pareil alors ils étaient là à dire oh là là là là qu'est-ce que c'est cette histoire ça va trop loin bon le fait est que nos amis avaient fusillé deux généraux qui le leur ont bien rendu soit dit par parenthèse et donc Victor Hugo après il est revenu il a mené la bataille pour l'amnistie tout ça et il est resté en lui quelque chose de la sensibilité de ce qu'il avait perçu dans cette folle audace populaire tous ces pauvres gens et alors il écrit tenter braver persister persévérer être fidèle à soi-même prendre corps à corps le destin et tenir la catastrophe elle-même par le peu de peur qu'elle nous fait tantôt affronter la puissance injuste tantôt insulter la victoire ivre tenir bon tenir tête voilà l'exemple dont les peuples ont besoin et la lumière qui les électrise vive la france vive la république