[Réforme des régimes spéciaux de retraites]
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
EDF, Gaz de France, SNCF, RATP, l'ensemble des dirigeants des entreprises concernées par les régimes spéciaux convoqués aujourd'hui par le ministre du travail. Dans un document de quatre pages, Xavier Bertrand expose les détails de la réforme. Principal point, la suppression de la retraite à 50 ou 55 ans comme à la RATP ou à la SNCF.
Ainsi, la durée de cotisation pour une retraite à Tauplin sera progressivement portée à 40 ans. Ceux qui partiront avant d'avoir acquis leur 40 annuités subiront une décode sur leur pension. Enfin, à EDF et GDF, les 6 derniers mois de salaire seront pris en compte au lieu du dernier mois.
Le ministre du travail recevait aussi des syndicats qui n'ont pas caché leur hostilité à la réforme. Aujourd'hui, à partir du moment où on nous annonce un alignement sur la fonction publique, et bien oui, c'est la fin des régimes spéciaux. les chemineaux mais aussi les autres régimes considèrent que la retraite fait partie intégrante de leur contrat de travail.
C'est surtout une dégradation forte de la retraite des agents publics qu'ils soient à EDF, à GDF, à la RATP et chez les chemineaux. Il y a une série de mesures qui se traduiront par des pertes de pouvoir d'achat. Pour atténuer la portée de la réforme, le gouvernement propose des bonifications qui permettront de réduire la durée de cotisation en fonction de la pénibilité du travail.
Il y aura des négociations dans les entreprises. Il y a beaucoup de ces agents qui aujourd'hui ont une pension qui est inférieure à 1000 €. Pourquoi ?
Ça tient aussi au niveau des rémunérations. Ça tient aussi est-ce qu'il y a des éléments de la rémunération qui sont pas intégrés pour les retraites. Mais ça tient aussi au fait que pour beaucoup d'entre eux, ils sont obligés de partir avant d'avoir les critères pour avoir une retraite complète.
La réforme devrait être bouclée à la fin de l'année, mais les syndicats unanimes entendent bien s'y opposer en appelant à la grève jeudi prochain, le 18 octobre.
Xavier Bertrand