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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 27 octobre 2022 26 min

TotalEnergies, dispositif gros rouleurs, biologistes en grève, motion de censure... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Gabriel Attal

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Invité

Bonjour Gabriel Attal. Bonjour. On va revenir bien sûr sur l'intervention d'Emmanuel Macron hier soir sur France 2, mais d'abord les derniers résultats du groupe Total Energy qui sont tombés il y a quelques minutes. En 9 mois, l'entreprise vient de réaliser 17 milliards d'euros de bénéfices. C'est plus que les bénéfices complets de l'année dernière. Est-ce que c'est une bonne nouvelle ?

0:18
Gabriel Attal

D'abord, c'est des bénéfices qui sont réalisés pour l'essentiel à l'étranger. C'est une première chose. Ensuite, c'est une bonne nouvelle s'ils partagent la valeur dans l'entreprise.

0:27
Invité

Vous n'en êtes pas certain ?

0:28
Gabriel Attal

Il y a eu des décisions qui ont été prises, un peu dans la douleur ces dernières semaines, sur des revalorisations salariales, après une grève qui a beaucoup impacté les Français. Donc, s'ils partagent la valeur dans l'entreprise, s'ils font baisser la facture des Français, je rappelle qu'il y a eu ces derniers mois une ristourne qui a coûté 500 millions d'euros, et s'ils investissent en France, notamment dans le secteur des renouvelables. C'est ça qu'on leur demande.

0:47
Invité

Ça veut dire que vous allez surveiller l'utilisation de cet argent ?

0:50
Gabriel Attal

Bien sûr, mais vous savez, c'est ce qu'on fait depuis plusieurs mois. Quand il y a eu la ristourne qui a été mise en place par Total de 500 millions d'euros, c'est parce qu'on a mis une pression très forte en leur disant, vous faites des bénéfices, vous les faites pour l'essentiel à l'étranger, et donc ils ne sont pas taxables en France, puisque c'est un grand principe de la fiscalité internationale. Et donc, on vous demande d'investir pour faire baisser la facture d'essence des Français à un moment où il y a de l'inflation, et d'investir dans des énergies renouvelables.

1:14
Invité

Et si Total ne fait pas tout ce que vous demandez, que se passera-t-il ?

1:17
Gabriel Attal

D'abord, on leur demande de le faire. Ensuite, vous savez qu'on a pris une décision importante, c'était le quatrième point que je voulais évoquer, c'est qu'on va les taxer, puisqu'il y a un mécanisme européen auquel on a contribué, qui a été acté. Dans le projet de loi de finances qui est actuellement en discussion au Parlement, on a introduit un mécanisme qui va permettre de taxer les activités, notamment de raffinage, c'est ça qui concerne Total en France, en tout cas pour les énergies fossiles, et donc contribuer aux finances publiques.

1:44
Invité

Vous disiez à l'instant que c'était le gouvernement qui avait mis la pression à Total pour cette fameuse ristourne à la pompe, pour le carburant. Maintenant que vous savez que les bénéfices s'élèvent à plus de 17 milliards en 9 mois, est-ce que vous allez demander à Total de rallonger, de prolonger cette ristourne à la pompe ?

2:02
Gabriel Attal

D'abord, ils l'ont déjà prolongée. Juste au 15 novembre ? Oui, puisque nous-mêmes, le gouvernement, on a annoncé que la ristourne de l'État allait être prolongée de quelques semaines, et Total s'est alignée. Nous, ce qu'on va leur demander, encore une fois, c'est encore les trois éléments que je viens d'évoquer. C'est un, partager la valeur dans l'entreprise avec les salariés, deux, faire baisser la facture des Français quand ils le peuvent, et trois, investir en France.

2:23
Invité

Vous allez leur demander de la prendre.

2:24
Gabriel Attal

Je vous dis, il y a une demande générale de s'engager. Ensuite, on verra comment est-ce que ça se répartit.

2:27
Invité

Est-ce que vous dites faire profiter des Français sur l'énergie, c'est-à-dire sur le gaz, sur l'électricité, mais pas sur les carburants ? Mais sur le carburant, ils ont mis en place une ristourne, je le rappelle. Est-ce que ça ira au-delà ?

2:37
Gabriel Attal

Ils ont annoncé 15 jours supplémentaires. Moi, je ne fais pas les annonces à la place de Total.

2:41
Invité

Patrick Pouyanné, le patron de Total, explique dans Le Monde, daté d'aujourd'hui, qu'il avait prévu depuis le mois de juillet de reverser un mois de salaire à tous les salariés, mais qu'il ne voulait pas l'annoncer tout de suite pour en garder un peu sous le coude. Quand vous voyez les blocages qui ont été provoqués par la grève, est-ce que vous comprenez sa manière de faire ?

2:56
Gabriel Attal

Moi, je ne suis pas là pour accabler ou donner des leçons aux uns et aux autres. Ce qui est certain, c'est qu'évidemment, on aurait tous aimé que ce dialogue social se passe différemment pour éviter ce qu'ont vécu et ce que vivent encore une partie des Français, c'est-à-dire des files d'attente interminables pour aller faire le plein.

3:12
Invité

Et qui continuent aujourd'hui dans certains départements. On a une station sur dix dans toute la France, une station sur dix qui n'a plus aucun carburant. Dans un quart du pays, on a une station sur cinq qui est privée de carburant. Ça va durer encore combien de temps ?

3:22
Gabriel Attal

Vous savez qu'on a une mobilisation absolue, justement, pour faciliter les choses et pour débloquer les choses. D'ailleurs, il y a quand même eu une amélioration depuis ces derniers jours. Et on continue à se mobiliser, en faisant en sorte que les dépôts relâchent du carburant, que les raffineries fonctionnent. Ça met un peu de temps. Moi, ce que je vois, c'est qu'au niveau national, il y a cette amélioration. Mais on pourra vraiment parler d'amélioration et de problèmes réglés quand il n'y aura plus de Français qui devront se lever de deux heures plus tôt le matin pour aller faire le plein pour leur voiture.

3:49
Invité

Il n'y a plus de calendrier, cette fois-ci, fixé là-dessus. Il n'y a pas de promesse du gouvernement de dire « Dans une semaine, c'est terminé, par exemple. »

3:55
Gabriel Attal

On va continuer à avancer et on va continuer à mettre la pression et la mobilisation.

3:58
Invité

Gabriel Attal hier sur France 2, Emmanuel Macron parlait d'un mécanisme sur les gros rouleurs pour remplacer la ristourne actuelle sur les carburants à la pompe. De quoi il parle ? Est-ce qu'il va avoir le jour déjà en janvier ? Et de quoi il parle ?

4:10
Gabriel Attal

Vous savez qu'on veut continuer à accompagner les Français face à l'augmentation des prix. On doit le faire de manière plus ciblée. Moi, je suis ministre du Budget. Je suis là pour dire la vérité. La ristourne, ça coûte très cher. Et on ne peut pas se payer une ristourne à vie. Parce qu'à la fin, ça voudrait dire qu'on dépense beaucoup d'argent pour la ristourne. Mais cet argent, on sera obligé de le trouver quelque part. Moi, je n'ai pas envie d'augmenter les impôts ou les taxes des Français. Donc, il faut aller vers des mécanismes plus ciblés. On a travaillé cet été. On ne l'a pas encore mis en place. Mais il y a un mécanisme que certains ont appelé « gros rouleurs ».

C'est le terme qu'a employé le président de la République hier. Moi, je parle aussi de « gros bosseurs ». Parce qu'ils visent à accompagner ceux qui travaillent. Ceux qui nous écoutent, là, par exemple. Uniquement ceux qui travaillent. Ils se lèvent, qui prennent leur voiture pour aller travailler. Et qui n'ont pas le choix d'utiliser leur voiture pour aller travailler. Et donc, ce à quoi on travaille, c'est un mécanisme ciblé pour les accompagner. C'est-à-dire les Français qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler. Qui sont de classe moyenne. Qui subissent l'augmentation des prix. Il faut cibler l'accompagnement sur eux. C'est ce qu'on prévoit avec ce mécanisme.

Ça va coûter combien ? Il faut définir les paramètres. On est en train de voter le budget en ce moment. Il n'y a pas une enveloppe déjà prévue ? Ce que j'ai prévu dans le budget. J'avais prévu une enveloppe au cas où on devrait mobiliser ce dispositif. On a eu raison, puisque le Président l'a annoncé. Autour d'un milliard cinq cents millions d'euros. Je ne vous dis pas que c'est ce que va coûter le dispositif. Ce sera peut-être un peu moins, peut-être un peu plus. Mais en tout cas, on a une enveloppe qui est prévue pour ça dans le budget. Donc, les critères qui vont être pris en compte,

5:25
Invité

ce sera forcément utiliser la voiture pour aller au boulot. Ce sera aussi en fonction du salaire du salarié ?

5:31
Gabriel Attal

Ce qu'on a prévu cet été, quand on avait pensé ce dispositif, c'est trois critères. C'est un, travailler. Donc, il faut déclarer des revenus d'activité à l'administration fiscale. C'est deux, avoir une voiture. Donc, un certificat d'immatriculation, une carte grise. Et trois, effectivement, avoir un certain niveau de revenus. Ce qui avait été prévu cet été, c'est que la moitié de ceux qui travaillent puissent en bénéficier. Je crois que ça fait 11 millions de foyers. Je ne vous dis pas que ce sera les paramètres qui seront dans l'aide qu'a annoncé le Président de la République.

5:58
Invité

Il faudra le réclamer ou pas ? Ou ce sera automatique, le versement ?

6:01
Gabriel Attal

Alors non, il y aura un guichet qui sera un site Internet très simple. On l'avait préparé encore une fois cet été, si on avait mis en place ce dispositif. Finalement, on a prolongé la ristourne. Mais il y avait un site Internet très simple qui avait été mis en place. Vous mettez votre numéro de télé-déclarant pour les impôts, votre numéro de carte grise, le fichier croise tout ça. Et ensuite, vous pouvez recevoir l'aide en quelques jours.

6:19
Invité

On n'est pas sur une usine à gaz comme un chèque alimentaire. Là, ça va vraiment voir le jour à partir du mois de janvier.

6:24
Gabriel Attal

Le Président de la République a annoncé la mise en place de ce dispositif. Et donc, évidemment, on va y travailler.

6:28
Invité

On va parler des entreprises dans un instant. Elles sont nombreuses en ce moment à faire face à une envolée des tarifs de l'énergie. On a parlé beaucoup des boulangers ces derniers temps, mais d'autres professions qui s'inquiètent beaucoup. Emmanuel Macron a fait une annonce hier. On n'a pas compris exactement le détail. On va essayer d'y voir un tout petit peu plus clair avec vous, si vous le permettez, Gabriel Attal, dans une petite minute, le temps du Filinfo, à 8h40 avec Maureen Suignard. Il y aura bien une nouvelle motion de censure déposée contre le gouvernement. C'est Éric Coquerel qui l'annonce. Il ne faut pas banaliser le 49-3, estime le député de la France Insoumise.

Cet article de la Constitution a été utilisé par Elisabeth Born hier pour faire passer le budget de la sécurité sociale. Un peu plus tôt dans la soirée, Emmanuel Macron est élu à la télévision pour une série d'annonces. Le bouclier tarifaire qui limite la hausse des prix de l'électricité et du gaz à 15% va s'appliquer aux très petites entreprises dans le secteur de la santé. Les médecins retraités vont pouvoir continuer à travailler. Ils conserveront leurs revenus sans payer de nouvelles cotisations retraite.

Une centrale électrique de Crimée visée par une attaque de drones, c'est ce qu'indiquent ce matin les autorités pro-russes dans cette région ukrainienne, région occupée par les forces de Moscou depuis 2014. Jusqu'à 30 degrés attendus aujourd'hui à Mont-de-Marsan et Pau, des températures anormalement élevées pour un mois d'octobre et cela alors que la sécheresse sévit toujours. 75 départements au-delà du seuil de violence, une quinzaine sont en crise. France Info

7:55
Présentateur

Le 8.30 France Info, Salia Brakia, Marc Fauvel.

8:00
Invité

Toujours avec Gabriel Attal, le ministre délégué au compte public pour les PME, les TPE et les collectivités locales. Emmanuel Macron disait hier vouloir mettre en place un mécanisme pour amortir les prix de l'électricité. De quoi il s'agit ? Ce sera différent du bouclier tarifaire qui existe déjà ?

8:15
Gabriel Attal

Oui, aujourd'hui vous avez un bouclier tarifaire qui bénéficie aux très petites entreprises. Si vous avez moins de 2 millions d'euros de chiffre d'affaires, moins de 10 salariés, comme tous les Français, les individus, vous bénéficiez du bouclier tarifaire. C'est-à-dire qu'au lieu d'augmenter de 120%, comme ce serait le cas si on ne faisait rien l'an prochain, votre facture d'électricité et de gaz sera bloquée à 15%. Ça, c'est le bouclier tarifaire. Et tous les Français qui nous écoutent vont avoir une augmentation plafonnée à 15% au lieu de 120% puisque la différence entre 15 et 120%, c'est les finances publiques.

8:44
Invité

120% ça aurait été l'augmentation du gaz pour l'électricité, elle était nettement de l'ordre de 40%.

8:48
Gabriel Attal

Ah non, 40% c'est cette année. L'an prochain, l'électricité ça aurait dû augmenter de 100% si on ne faisait pas de bouclier tarifaire. 40% c'est ce qui aurait dû augmenter en 2022, ça a été 4%.

8:57
Invité

Est-ce que toutes les entreprises désormais seront protégées ?

9:00
Gabriel Attal

Donc jusqu'à 2 millions de chiffre d'affaires, 10 salariés, vous avez ce bouclier tarifaire. Ensuite, vous avez des petites et moyennes entreprises qui sont au-dessus de ces seuils ou alors qui consomment beaucoup d'énergie, je pense à nos boulangers par exemple. Eux, ils n'ont pas accès à ce bouclier.

9:12
Invité

Mais Bruno Le Maire qui est à votre place il y a deux semaines avait dit chez nous qu'il changerait les critères du bouclier tarifaire pour que ces entreprises entrent dans le bouclier.

9:19
Gabriel Attal

Et donc on met en place un nouveau dispositif, c'est ce qu'a annoncé le Président de la République. Les précisions seront données par la Première Ministre demain pour que ces petites moyennes entreprises qui sont au-dessus des seuils puissent aussi avoir un amortissement de leur facture d'électricité, qu'on puisse leur dire que ça n'augmentera pas de plus de temps. C'est important, il faut qu'elles préparent leur budget l'année prochaine. Et ensuite vous avez les plus grandes entreprises, les entreprises de taille intermédiaire.

Je crois que c'est au-dessus de 250 salariés ou les grandes entreprises où elles, on va mettre en place un guichet avec des aides qui permettront de les aider à amortir le choc. Des aides qui pourront être versées avec des accomptes dès la fin de cette année et qui pourront être de plusieurs millions, voire plusieurs dizaines de millions d'euros. L'objectif de ça, c'est quoi ? C'est de permettre, un, à nos entreprises de tenir, de tenir le choc et donc à tous les Français qui travaillent dans ces entreprises de pouvoir continuer à garder leur emploi.

Et deux, de limiter aussi l'inflation parce que plus on accompagne les entreprises pour faire baisser leurs coûts, moins elles le répercutent dans leurs prix sur les consommateurs.

10:13
Invité

Mais on limite à quel niveau ? Hier, le Président de la République parlait de prix raisonnables. Est-ce qu'on sera à une augmentation maximum de 15% comme pour le bouclier tarifaire ?

10:23
Gabriel Attal

Ou alors ce serait beaucoup plus ? Ça sera annoncé demain par la Première Ministre. Moi, je ne peux pas donner plus de détails aujourd'hui. Ce qui est certain, c'est que ça sera nettement en dessous de l'augmentation que se prendraient ces entreprises si on ne faisait rien.

10:33
Invité

Sur la réforme des retraites, Emmanuel Macron a rappelé son objectif qui est de repousser l'âge légal de départ à 65 ans. Mais il a dit que ça pourrait être 64, finalement, à condition qu'on allonge dans le même temps la durée de cotisation. Ça veut dire quoi ? Jusqu'où on l'allonge ?

10:48
Gabriel Attal

Ça veut dire qu'aujourd'hui, vous avez deux critères pour partir à la retraite. C'est l'âge légal de départ pour liquider vos droits.

10:52
Invité

62 ans aujourd'hui.

10:53
Gabriel Attal

Et puis la durée de cotisation pour le montant de votre...

10:55
Invité

42 ans aujourd'hui. 42 ans et quelques mois aujourd'hui.

10:58
Gabriel Attal

Le Président, dans la campagne présidentielle, a dit je vais sur 10 ans reporter l'âge légal de départ à 65 ans, donc de 3 ans, puisque c'est 62 ans aujourd'hui. Ce qu'il a dit hier, c'est que dans la discussion qu'on a avec les syndicats et les partenaires sociaux, on est prêt à reculer moins l'âge légal de départ si, en contrepartie, des syndicats nous disent allonger un peu la durée de cotisation. Mais un peu, c'est quoi ? C'est 45 ans de cotisation ? 44 ans ? Il y a une négociation en cours, une concertation avec les syndicats. Donc si moi, je vous disais là ce que c'est, la concertation ne servirait pas à grand-chose. Il y a un travail qui a été engagé.

Il y a déjà plusieurs réunions qui se sont tenues avec mon collègue ministre du Travail qui vont se poursuivre jusqu'à la fin de l'année pour définir les contours de la réforme. Il y aura aussi d'autres dimensions dans cette réforme. La prise en compte de la pénibilité, des carrières longues, du cumul emploi retraite.

11:42
Invité

Alors les carrières longues, aujourd'hui, c'est 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans. Si on applique le principe de la réforme aux carrières longues, on repousse de 3 ans, comme pour les autres Français. Donc ça fait 63 ans. Ils pourraient prendre leur retraite à 63 ans ?

11:54
Gabriel Attal

Ce qui est certain, et le Président de la République l'a dit hier, c'est que les carrières longues, c'est-à-dire les Français qui ont commencé à travailler tôt, continueront à partir avant les autres. Voilà, c'est ce qu'a dit le Président de la République. Donc quelque part entre 60 et 63. Il y a une discussion autour des paramètres avec les partenaires sociaux.

12:08
Invité

Gabriel Attal au Sénat, la droite majoritaire vient de durcir la réforme de l'assurance chômage. Elle propose de supprimer les allocations lorsqu'un salarié en CDD refuse 3 CDI en espace d'un an. Est-ce que vous allez conserver cette version du texte ?

12:20
Gabriel Attal

Alors je crois que mon collègue ministre du Travail s'est opposé à cette mesure dans la discussion. Je vais vous dire dans un instant pourquoi. Mais d'abord, l'important, c'est d'inciter sur cette réforme de l'assurance chômage, qui est très importante. On a aujourd'hui beaucoup d'entreprises qui nous disent qu'on n'arrive pas à recruter. On a des postes ouverts, d'ailleurs, on a augmenté les salaires, mais on ne trouve pas preneur pour ces postes. Et de l'autre côté, il y a encore des Français qui sont au chômage, même si on a le taux de chômage le plus bas depuis 15 ans. Et donc cette réforme, elle vise à inciter à la reprise de l'emploi.

Donc oui, à durcir, quand l'économie va bien, les conditions d'accès au chômage. Et notamment, il y a une mesure qui est importante, c'est que désormais, on n'aura plus les allocations chômage quand il y aura un abandon de postes. Il y a beaucoup de chefs d'entreprise, de restaurateurs qui vous disent qu'on galère à recruter. Finalement, on arrive à recruter quelqu'un. Puis au bout de quelques semaines ou quelques mois, on ne le voit plus. Et en fait, il est au chômage.

13:08
Invité

On ne sait pas combien de personnes ça concerne aujourd'hui.

13:11
Gabriel Attal

On ne sait pas statistiquement. Il n'y a aucun chiffre. Oui, mais on sait que quand on discute avec des restaurateurs, des commerçants, des artisans, des chefs d'entreprise, ils vous disent qu'il y a beaucoup de cas comme ça auxquels ils ont été confrontés.

13:20
Invité

Donc on durcit pour les abandonnements postes, mais on durcit aussi pour ceux qui refusent les CDI.

13:22
Gabriel Attal

Ensuite, effectivement, il y a eu cette proposition qui a été faite de dire, quand on a un CDD, qu'on refuse un CDI à la fin, on n'a pas les allocations chômage. Mon collègue ministre du Travail s'y est opposé en expliquant plusieurs choses. Un, aujourd'hui, quand vous avez eu un CDD, qu'on vous a proposé un CDI, que vous le refusez, déjà, vous n'avez pas accès à la prime de précarité de la fin de votre CDD. Donc il y a déjà une forme de sanction, entre guillemets.

Et la deuxième chose, c'est qu'il voyait un risque avec cette disposition, que des personnes, parce qu'elles ne veulent pas être en CDI, qu'elles veulent enchaîner des CDD, finissent par refuser un CDD, donc refuser de travailler, ce qui n'est quand même pas l'objectif de la réforme, puisque je viens de vous l'expliquer.

13:54
Invité

Gabriel Attal, on a aujourd'hui une dette de la France qui est de 3 000 milliards d'euros. Le remboursement nous coûte un petit peu plus cher chaque mois parce que les taux augmentent. Est-ce que vous pouvez garantir à tous les Français qu'ils ne paieront pas un euro d'impôt de plus à la fin du quinquennat qu'aujourd'hui ?

14:08
Gabriel Attal

Oui, il y a un engagement du Président de la République qu'on avait pris en 2017, je le rappelle, c'est de ne pas augmenter les impôts et même de les baisser. On les a baissés de 54 milliards d'euros. Ça, très abstrait pour tout un chacun. Mais encore là, en ce moment, les Français auraient dû recevoir 138 euros de redevances audiovisuelles à payer que nous avons supprimés, comme on a supprimé la taxe d'habitation. Et donc, on a cet engagement, on va continuer à le faire. Dans le budget qu'on discute actuellement, il y a une baisse de 6,4 milliards d'euros d'impôts sur le revenu. Si on ne prenait pas cette mesure, les impôts sur le revenu auraient augmenté

14:39
Invité

du fait de l'inflation. Les Français qui sont propriétaires reçoivent en ce moment leur taxe foncière et ils voient que ça augmente la taxe foncière et qu'elle va augmenter encore de 3 milliards d'euros l'an prochain. C'est bien un impôt, la taxe foncière ?

14:49
Gabriel Attal

La taxe foncière, elle est à la main des collectivités locales qui nous rappellent régulièrement, à raison, qu'il y a une autonomie constitutionnelle des collectivités locales et que donc, pour les impôts qui relèvent des collectivités locales, c'est le cas de la taxe foncière, c'est à eux de déterminer le taux.

15:02
Invité

Sauf que le gouvernement avait la possibilité de la plafonner, cette augmentation de la taxe foncière. C'était une proposition de l'opposition. Vous avez dit non ?

15:08
Gabriel Attal

Alors, ce n'était pas une proposition très partagée dans l'opposition puisque la quasi-totalité des oppositions nous ont dit qu'il ne faut pas plafonner. En gros, si tu dois expliquer les choses, il y a une règle légale qui est que tous les ans, la base de cette taxe foncière est revalorisée avec l'inflation. Et on aurait pu plafonner les choses, c'est-à-dire bloquer l'augmentation. Toutes les associations d'élus et la plupart des oppositions nous ont dit qu'il ne faut pas le faire. Et il ne faut pas le faire pourquoi ? Il y avait un amendement qui allait dans ce sens. Mais il ne faut pas le faire pourquoi ?

Parce que les collectivités elles-mêmes, les mairies, ont la possibilité de plafonner cette augmentation. Vous avez des mairies qui disent la revalorisation légale avec l'inflation, c'est, on va dire, de 5% ou de 7%. Moi, je vais baisser mon taux pour compenser, pour ne pas que ça augmente pour les gens. Et donc, les associations d'élus nous ont dit ne prenez pas cette mesure au niveau national, c'est de la responsabilité des mairies que de bloquer cette augmentation.

15:53
Invité

Ce sera la faute des maires. Et pas du gouvernement.

15:56
Gabriel Attal

C'est une décision des collectivités, bien sûr.

15:58
Invité

C'est 7% d'augmentation prévisible pour l'an prochain.

16:00
Gabriel Attal

Oui, c'est une décision des municipalités.

16:05
Invité

Sucite la colère des laboratoires d'analyse, le gouvernement prévoit une baisse des tarifs des examens effectués dans les labos pour faire 250 millions d'euros d'économie. Les biologistes ne sont pas contents. Ils ont décidé, dès aujourd'hui, de ne plus transmettre les résultats des tests Covid. Est-ce que vous allez revenir sur cette mesure ?

16:21
Gabriel Attal

Certainement pas. Et je veux dire que cette décision de ne pas transmettre les résultats des tests Covid est inacceptable. On a la chance d'avoir des biologistes médicaux très engagés dans notre pays. Et on a eu la chance de les avoir pendant la crise Covid. Ils nous ont aidés à résister. en réalisant énormément de tests. Ces tests leur ont permis d'augmenter leur chiffre d'affaires de 7 milliards d'euros. 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires en plus grâce aux tests Covid payés par la Sécurité sociale pendant la crise Covid. Dans un secteur qui est déjà très rentable, qui a des marges qui sont passées, je crois, de 18% à 26%.

Donc, moi, ce que j'assume, c'est de leur demander un effort dans le budget de la Sécurité sociale de 250 millions d'euros en 2023. 250 millions d'euros d'efforts après 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires en plus grâce aux tests Covid payés par les Français. C'est quand même la Sécurité sociale à 75% qui leur verse leurs revenus.

17:11
Invité

Eux disent qu'ils sont d'accord pour faire un effort uniquement l'année prochaine. Il fallait en discuter ensemble. Là, ils disent que c'est une décision unilatérale et donc ils la subissent.

17:19
Gabriel Attal

D'abord, il y a beaucoup d'échanges avec eux. Mon directeur de cabine les a reçus encore récemment. Moi, je le dis. j'assume de demander des efforts à ceux qui peuvent en faire. Tout le monde fait des efforts. Les Français font des efforts. Vous avez des prix qui augmentent. L'État fait des efforts. Les collectivités locales font des efforts. Dans des secteurs qui ont eu un certain nombre de bénéfices ces dernières années... Des super profits ? Je veux dire, à un moment, il faut qu'il y ait une contribution évidemment qui soit apportée. Des super profits chez les biologistes ? Je n'ai pas employé le terme. Vous l'avez vu. C'est une question.

Encore une fois, il ne s'agit pas de remettre en cause le rôle des biologistes qui est absolument essentiel et fondamental. Et qui ont été admirables pendant la crise Covid. Mais à un moment où tout le monde fait des efforts, un secteur qui a une rentabilité importante, qui a fait 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires grâce aux tests Covid payés par la Sécurité sociale, on peut leur demander un effort de 250 millions d'euros.

18:08
Invité

Gabriel Attal, ministre des Comptes, public et l'invité de France Info, 8h51. Le fil Info et on poursuit cet entretien juste après. Voici Maureen Sunniar. Total Energy annonce ce matin un bénéfice net de 6,6 milliards d'euros au troisième trimestre. Cela s'explique notamment par les résultats records des activités de gaz et de GNL. C'est une bonne nouvelle si le groupe partage la valeur dans l'entreprise, estime Gabriel Attal sur France Info, le ministre délégué chargé des Comptes publics. Le président de la République promet une France plus juste dans la tempête. Plus d'une heure d'interview pour Emmanuel Macron. Il confirme sa volonté de passer l'âge de départ légal à la retraite à 65 ans.

Cela pourra être 64 ans si la durée de cotisation est allongée. La famille de Justine Vérac toujours sans nouvelles. Cette femme de 20 ans disparue en Corrèze. Un homme est en garde à vue et sera présenté un juge d'instruction dans la journée. Il est le principal suspect dans cette affaire. La contre-attaque du président de la Fédération française de football. Noël Legrette est accusé de harcèlement et de comportements inappropriés. Il dément dans les colonnes du journal Le Parisien aujourd'hui en France. Mais il reconnaît par contre une vraie maladresse concernant cette fois sa désinvolture.

réaction après la diffusion d'un reportage montrant les conditions de vie des travailleurs pour le mondial au Qatar. France Info

19:27
Présentateur

Le 830 France Info Salia Brakia Marc Fauvel

19:32
Invité

Gabriel Attal La RATP va mettre en place une prime de présence pour lutter contre l'absentéisme de ces chauffeurs de bus. Ils pourront toucher jusqu'à 450 euros en trois mois consécutifs. Est-ce que vous considérez que c'est une bonne idée ?

19:44
Gabriel Attal

Ah oui parce qu'on le voit il faut arriver à partager la valeur à améliorer le pouvoir d'achat de ceux qui travaillent et quand il y a des primes qui sont mises en place moi je préfère qu'elles aillent à ceux qui travaillent plutôt qu'à ceux qui sont absents. Il y a un gros problème d'absentéisme à la RATP qui est très important au mois de septembre. Ça fait partie qui est plus d'assiduité et de présence donc moi je trouve que c'est une bonne initiative. Je crois qu'il y en a d'autres qui ont été prises notamment pour contrôler davantage un certain nombre d'arrêts maladie.

Il y a des sanctions d'ailleurs qui ont été prises contre certains salariés mais oui quand on dit qu'on met en place une prime je préfère que ça aille à ceux qui sont présents qui permettent de conduire les français dans des bus ou dans des rames de métro plutôt qu'à ceux qui sont absents. Sauf que parmi les motifs

20:25
Invité

de non-versement de cette prime il y a la maladie si on tombe malade on ne l'a pas à cette prime.

20:29
Gabriel Attal

Si on fait grève on ne l'a pas à cette prime. Je le dis il y a d'autres initiatives qui sont prises pour vérifier que les arrêts maladie sont de vrais arrêts maladie etc. Mais encore une fois Ce n'est pas une mesure anti-grève c'est ce que disent les syndicats. Non ce n'est pas ce que dit la direction de la RATP je ne suis pas leur porte-parole je crois que c'est un dispositif qui existe dans d'autres entreprises il est en place depuis le 12 octobre moi je trouve que c'est une bonne initiative. Mais touchez moins que son collette quand on tombe malade ça vous semble normal ? Là vous prenez un exemple

20:55
Invité

C'est l'un des critères qui a été retenu dans l'attribution de cette prime.

20:57
Gabriel Attal

D'accord ce qu'il faut c'est être par ailleurs c'est une prime qui regardez il me semble encore une fois je ne suis pas porte-parole de la RATP au niveau mensuel c'est-à-dire que si vous êtes présent pendant un mois vous touchez 100 euros puis le mois suivant 150 etc. Donc je ne pense pas qu'il y ait beaucoup de salariés qui se mettent en arrêt maladie toutes les semaines ou tous les mois.

21:15
Invité

Gabriel Attal l'ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn est la seule membre du gouvernement mis en examen par la Cour de justice de la République pour la gestion de la crise du Covid dans des documents qu'elle a fournis à la Cour de justice et que le journal Le Monde a révélé cette semaine elle affirme qu'elle a alerté à plusieurs reprises Edouard Philippe et Emmanuel Macron au tout début de l'année 2020 de l'arrivée du virus et de sa dangerosité est-ce qu'elle a raison quand elle dit que tout le monde s'en foutait ?

21:39
Gabriel Attal

D'abord pour moi c'est assez compliqué de commenter une enquête qui est en cours donc là vous me demandez de commenter un document sorti dans la presse qui aura été transmis à la justice Moi par définition moi ce que je peux vous dire c'est quoi ? C'est que j'étais membre du gouvernement à l'époque de la crise Covid j'étais pas encore au budget j'étais même pas encore porte-parole j'étais secrétaire d'Etat à la jeunesse mais j'ai quand même une vision de la manière dont les choses ont été gérées et je peux vous dire qu'on a eu un président de la République un premier ministre et des ministres qui étaient totalement en alerte et mobilisés sur ce sujet là

22:08
Invité

Elle dit aussi toujours dans Le Monde qu'on lui a tordu le bras pour quitter le gouvernement pour être candidate au municipal à Paris elle dit qu'on lui a pas laissé le choix vous étiez sur ces listes à l'époque au municipal à Paris non ? Je suis devant et ici les moulins Oui pardon c'était pas très long à aucun moment vous quand vous avez travaillé avec elle au sein du gouvernement vous n'avez eu l'impression qu'elle y allait à marche forcée ? Pas du tout

22:31
Gabriel Attal

non ça je le dis aussi très transparente moi j'ai plutôt vu qu'elle avait très envie d'y aller mais encore une fois voilà chacun a son ressenti

22:39
Invité

En tout cas aujourd'hui Agnès Buzyn ne peut plus sortir de chez elle sans être accompagnée d'un agent de sécurité parce qu'elle reçoit tellement de menaces vous avez pris de ces nouvelles ?

22:50
Gabriel Attal

Comment ?

22:50
Invité

Vous avez pris de ces nouvelles ?

22:51
Gabriel Attal

J'ai eu l'occasion de la recroiser dans certains événements mais voilà

22:55
Invité

C'est une perche qui a été tendue par l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy l'enjoint Emmanuel Macron a scellé un accord politique avec les républicains réponse du président hier soir sur France 2 oui je souhaite qu'il y ait une alliance alors ça y est c'est acté vous tendez la main aux républicains ils doivent faire partie de la majorité ?

23:13
Gabriel Attal

Cette question là elle s'est posée au début de l'été Elisabeth Borne avait consulté l'ensemble des formations politiques pour voir s'il y avait lieu d'engager des discussions pour une coalition ou voilà une extension de la majorité ça n'a pas été le cas nous ce qu'on recherche c'est quoi ?

C'est des alliances ou des majorités de projets sur le fond on parlait tout à l'heure de la réforme de l'assurance chômage pour inciter les gens qui sont au chômage à travailler cette réforme elle a été adoptée il n'y a pas eu besoin de 49-3 parce que les LR l'ont votée on a au Sénat une loi sur le ministère de l'intérieur qui prévoit d'augmenter le nombre de policiers de gendarmes de 3000 l'an prochain de 8500 sur le quinquennat de doubler la présence sur la voie publique elle a été adoptée très largement au Sénat avec les voix des LR et même des voix de la gauche ce sera toujours avec la droite non je viens de vous dire il y a eu des votes de la gauche sur la loi sur le ministère de l'intérieur

24:01
Invité

sur la réforme des retraites très clairement les voix à aller chercher sont là

24:04
Gabriel Attal

ce qui est sûr c'est que dans la campagne présidentielle la candidate des LR disait qu'elle voulait reculer l'âge légal donc par cohérence si les LR sont cohérents avec leurs engagements pris il y a quelques mois devant les français ils devraient voter une telle réforme on verra les discussions elles vont s'engager mais il y a un autre texte de loi qui arrive sur le développement des énergies renouvelables développer le renouvelable dans notre pays c'est bon pour l'environnement c'est bon pour la production d'électricité si les écologistes ou la gauche sont cohérents avec leurs engagements et ce qu'ils disent devant les français ils devraient la voter donc vous voyez on peut avancer avec des majorités de projets des alliances de projets sur des textes

24:36
Invité

selon les textes c'est pas d'accord global voulu par Nicolas Sarkozy

24:39
Gabriel Attal

avec les républicains mais quand cette question s'est posée il y a quelques mois seulement les partis concernés n'ont pas voulu

24:44
Invité

s'engager dans cette voie je voudrais vous poser une question presque technique sur la motion de censure qui a été votée à la fois par la gauche et le Rassemblement National il y a quelques jours Emmanuel Macron a laissé entendre hier soir dans son intervention que la gauche avait volontairement retiré des points de la motion de censure pour qu'elle soit RN compatible ou en tout cas pour que les députés de Marine Le Pen la votent vous avez des preuves de ça ?

25:05
Gabriel Attal

J'ai vu des déclarations de responsables du Parti Socialiste qui l'ont dit je pense à François Calfon qui est membre du bureau national du Parti Socialiste

25:11
Invité

et qui n'est pas député

25:11
Gabriel Attal

je pense à Jean-Christophe Cambadélis aussi qui est un responsable

25:14
Invité

c'était uniquement des opposants socialistes

25:16
Gabriel Attal

pour ce qui est de Jean-Christophe Cambadélis des membres du Parti Socialiste qui ont dit qu'il y avait des références à l'immigration qui avaient été retirées et j'étais dans l'hémicycle et j'ai entendu Marine Le Pen quand elle s'est exprimée elle a dit nous voterons la motion de censure présentée par la France Insoumise parce qu'elle est présentée dans des termes qui nous sont acceptables avec un sourire d'ailleurs en les regardant donc ça laissait quand même aussi penser qu'il y avait eu probablement des discussions sur le texte pour que le texte puisse être voté par le Rassemblement National et donc ce qu'on a vu effectivement c'est une forme de bascule quand vous avez des partis de gauche qui affirment lutter contre l'extrême droite qui font évoluer leur texte en retirant un certain nombre de sujets pour pouvoir avoir les voix de l'extrême droite ça pose question et moi je me mets à la place des lecteurs de gauche qui ont voté pour un député socialiste un député écologiste je ne pense pas qu'ils aient voté pour eux en se disant qu'il se passerait ça au Parlement

26:06
Invité

Merci Gabriel Attal et bonne journée à vous Merci