L'invité politique Sud Radio - Avec Serge Papin, ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l'Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d'achat
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Sud Radio, l'invité politique, Maxime Liedot.
Il est 8h18 sur Sud Radio et mon invité politique ce matin est Serge Papin. Bonjour. Bonjour Maxime Liedot. Ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat. Des sujets qui sont au cœur de cette crise que traverse la France depuis des semaines et des semaines. Et beaucoup d'enjeux de tourisme et de pouvoir d'achat, bien sûr, qui sont une toile de fond permanente de l'actualité depuis plusieurs années dans ce pays. Mais d'abord, la situation qui inquiète avec ce prix à la pompe. Et en toile de fond, une interview de quelqu'un qui ne s'exprime pas si souvent que ça. Il s'appelle Patry Pouyanné et c'est le patron de Total.
Il l'assure, nos profits ne tombent pas du ciel et la non-pénurie en France aura un prix. Il faut être clair. Est-ce que les automobilistes qui nous écoutent ce matin, Serge Papin, doivent s'inquiéter du prix de l'essence qui pourrait augmenter à nouveau dans les prochaines semaines ?
D'abord, je veux saluer le travail que fait Total, que fait M. Pouyanné. Parce que, bon, on a la chance d'avoir une major qui est dans les trois premières majors mondiales. Je rappelle que Total, il est aussi sur les énergies alternatives. Il est sur l'éolien, il est sur le photovoltaïque. Il n'est pas que sur les énergies fossiles. Et que du coup, il est en train d'ailleurs de changer son image. D'ailleurs que Total, qui était une enseigne un peu... Qui passait pour climaticide. Au fond, elle est en train de devenir une enseigne avec une dimension un peu sociétale. Parce que, bon, là, il bloque les prix à 2,9 euros le gasoil.
Et il est malin parce qu'il joue sur la fête des mères et la fête des pères.
Mais donc, vous faites partie des politiques ce matin d'Hormé Pouyanné qui a assumé de dire merci Patrick Pouyanné ?
Alors, écoutez, moi je trouve qu'il fait le job parce qu'il est sur le marché mondial. Ce qu'il fait, il ne le fait que pour la France. Je rappelle que les résultats de Total, ce sont des résultats qui sont sur le marché mondial. Et là, il fait un focus sur la France pour nous aider, aider les citoyens, aider les automobilistes. Moi, je trouve qu'il fait le job. Alors, je ne vais pas l'encenser non plus. Mais bon, en tous les cas, moi, en tant que ministre du pouvoir d'achat, j'apprécie.
Sachant que, pour revenir quand même à ce dossier, la non-pénurie aura un prix. Vous rassurez, depuis quelques semaines avec le gouvernement sur la non-pénurie. Mais elle aura un prix, il faut être clair. Répondez peut-être précisément à tous ceux qui sont en voiture ce matin. Est-ce que, oui, dans les prochaines semaines, il y a un risque qu'à nouveau le bruit de l'essence flambe ?
Écoutez, on va être sur un scénario qui est plutôt celui d'une crise qui va être dans la durée. Donc, une crise qui va nous falloir endurer. Et on a la capacité d'endurer. C'est une crise de prix, pas une crise de volume. Une crise de prix, c'est-à-dire... Une crise de prix d'énergie. Ce qu'il faut, peut-être, c'est s'attendre à un baril du pétrole qui soit entre 90 et 100 euros. Donc, il serait à peu près dans la continuité de ce qu'on vit aujourd'hui, comme à la pompe. Je vais vous dire, moi, mon inquiétude, bon, alors, on aide, bien sûr. Puisqu'il y a les primes grands rouleurs, c'est quand même pas rien. Le gouvernement soutient l'activité, soutient le pouvoir d'achat.
Il y a la prime énergie qui est distribuée à 4 millions de personnes. Il y a, on a libéré les entreprises, on a fait prendre une mesure de liberté. Les entreprises peuvent, d'une manière défiscalisée, aider leurs grands rouleurs à eux, leurs salariés qui font 15, 20 kilomètres pour venir au travail. 600 euros défiscalisés, c'est quand même pas rien. Donc, on soutient. Mais bon, voilà, le vrai sujet. Alors, mon inquiétude, l'inquiétude et puis, on va dire, l'espoir. Non, l'inquiétude, c'est les produits dérivés du pétrole.
Le plastique, etc.
Le plastique, les engrais, etc. Donc, voilà, ça, c'est des choses, pour l'instant, tout est sous contrôle.
Mais un risque de...
Mais un risque... Mais, Maxime Liedot, nous sommes le seul pays à pouvoir nous sortir de la dépendance en Europe. Pourquoi ? Parce que nous avons de l'électricité décarbonée en quantité, en qualité. On peut lancer, et c'est en route, un plan d'électrification qui va nous permettre de sortir de la dépendance. Ça, c'est quand même quelque chose qu'on est les seuls à pouvoir faire de cette manière-là. Et tout à l'heure, je parlais des grands rouleurs. Je pense aux aides-soignantes. Je pense aux aides à domicile, qui sont en première ligne et qui aident les seniors, notamment, qui restent chez eux. Moi, je peux vous en parler, parce que j'ai ma mère qui a 94 ans. Elle a besoin de ces gens-là.
Eh bien, on a réservé 15 000 véhicules électriques avec un leasing social qui sera de l'ordre de 50 euros par mois. Donc voilà, c'est vers ça qu'il faut aller. Parce qu'il faut qu'on se sorte de cette dépendance. Parce que ces crises-là, elles vont durer.
Et du concret, encore un mot quand même sur Total, parce qu'on voit à quel point, même si cette entreprise modernise son image, et que vous vous dites ce matin au micro-dessus de la radio que Patrick Pouyanné fait le job, il y a quand même une interrogation qui est en permanence dans le débat public. C'est de dire, bon, Total, profiteur de crise, profiteur de guerre, disent certains. En tout cas, il y a un sujet sur les fameux sur-profit Total. Est-ce qu'il faut aller jusqu'à instaurer cette fameuse sur-taxe ? C'est votre collègue ministre Roland Lescure, le ministre de l'économie.
Il était là et il a dit qu'il va peut-être falloir envisager une petite taxe à la hauteur des sur-profits qui ont été réalisés pendant cette crise. Quelle est votre position, Serge Papin ?
Moi, je ne suis pas favorable aux taxes. Pourquoi ? Parce que c'est à partir du moment où Pouyanné, il renvoie son trop-plein, si je puis dire, de résultats. On ne va pas lui reprocher de faire des résultats. Et qu'il le renvoie à l'automobiliste directement.
Comment vous appelez le flex de taxes en permanence, Serge Papin ? Comment même le ministre de l'économie qui dit peut-être qu'il va falloir l'envisager ?
Moi, je pense qu'à partir du moment où Total fait directement le travail, pourquoi l'État veut toujours prendre d'un côté pour redistribuer de l'autre ? C'est un peu ce que j'appelle la stratégie du guichet. À partir du moment où l'entreprise le fait directement, qu'elle va faire le job de l'État. Je préfère que ce soit l'entreprise qui le fasse. Ce n'est pas le job de l'État, c'est bien. Il fait son boulot. Non, mais il fait son boulot de distributeur de carburant. Il soigne l'image de son entreprise en même temps. Moi, je trouve que ce gars-là, il fait bien son job de chef d'entreprise. Il bosse bien pour sa marque.
Donc ça, c'était la parenthèse totale. Mais c'est extrêmement relié, tout ce que vous nous annoncez, notamment au problème de pouvoir d'achat des jeux français. Il faut s'y arrêter, notamment parce que quand on ouvre différents journaux ce matin et quand on s'intéresse à différents dossiers, on a un nombre de syndicats assez hallucinant qui dénoncent une France des bas salaires dans ce contexte. Vous qui êtes ministre du pouvoir d'achat, notamment Serge Papin, comment on fait pour améliorer aujourd'hui le pouvoir d'achat des français ? Est-ce que, comme certains le disent, il faudrait revenir à une fameuse prime Macron défiscalisée, notamment ?
Alors, il y a deux choses dans ce que vous dites. D'abord, je suis assez d'accord pour dire qu'il faudrait augmenter les salaires. Et donc, les salaires des jeunes. Je pense à quel âge vous avez...
Vous me donnez, c'est toujours là.
Moi, j'ai 27 ans. 27 ans, vous voyez. J'en ai 70. Vous aviez 27 ans hier. Voilà. J'appartiens à une génération qui a eu plus de chance. On a vécu des 30 glorieuses, etc. Et donc, je vois bien ce qui se passe. Votre génération, elle a une espèce de double peine. C'est-à-dire qu'à la fois, elle est dans un contexte un peu difficile. On le voit. Bon, tout ce qu'on a dit. Puis, en même temps, par rapport à ma génération, qui est celle des retraités, on lui demande aussi de payer des retraites. Et il va y avoir de plus en plus de retraités, de moins en moins de...
Alors, comment on fait sur le plan des retraites et sur le plan des salaires ?
Alors, sur le plan des salaires pour augmenter... Moi, je me dis qu'il faut augmenter le salaire net. Et il me semble qu'il y aurait besoin... C'est pour ça que je signale retraités et jeunes. Parce qu'il y aurait besoin... Comment dirais-je ? D'une solidarité transgénérationnelle. Ça, je le ressens bien, parce que j'ai beaucoup de discussions au sujet.
Donc, ça fait qu'on baisse la CSG, parce que c'est...
Par exemple, tiens, bonne idée. On pourrait, par exemple, dire, les jeunes, ceux qui sont en activité, on enlève la CSG, on baisse la CSG. Et par contre, il me semble... Et je pense que les retraités sont prêts à entendre ce discours-là. Alors, je mets de côté les petites retraites. Mais autrement, on va dire les retraites normatives, voire les autres retraites. À ce moment-là, on pourrait garder la CSG, des retraités, l'enlever pour les jeunes, et peut-être même désindexer les augmentations des retraites. Parce que vous savez, à chaque fois qu'il y a une augmentation des retraites, on le voit bien, ça va dans l'épargne. Alors, pour qu'on comprenne bien ce que c'est...
Et donc, ça serait une espèce de vase communiquant. On augmente le salaire net.
Donc, c'est quoi des jeunes entre tel âge et tel âge ?
Non, mais ceux qui sont au boulot, aujourd'hui, ceux qui sont au boulot... Pas ceux qui ont 27 ans,
il y a aussi ceux qui ont un peu plus. Mais donc, les jeunes, on va dire, on module la CSG, ça, ça vous paraît quelque chose d'incrédible. Et un effort, quand même, sur les plus hautes retraites. Mais vous le savez, c'est toujours le débat, Serge Papin, à partir de combien une retraite est estimée comme haute en France, aujourd'hui. Voilà, non, mais il faut...
Écoutez, on ne va pas faire le groupe de travail, ce matin.
Non, mais vos intuitions, parce que pour que ce soit concret, ce serait quoi, une haute retraite, aujourd'hui ?
Je ne sais pas, il y a des retraites qui sont au-delà de 3 000 euros, par exemple, par mois, autour de... Bon, moi, je sais, en plus, ce que me disent les retraités, j'en ai discuté aussi avec Michel Picon et Amir de la CPME, qui sont les organisations professionnelles des petites entreprises. Si on arrive à... Parce que quand on parle au fond, les retraités, ils seraient d'accord, mais ils veulent que ça se traduise tout de suite pour une augmentation de salaire des jeunes. Vous voyez ce que je veux dire ? Bien sûr. Il ne faut pas qu'ils aient l'impression que ça aille dans... Pour nourrir d'autres sujets.
On a entendu ça par vos propositions, ce matin, que ce soit sur la CAG ou un effort, en effet.
Et après, pour le revenu, puisque vous avez dit, vous avez parlé de la prime Macron. Oui. Ça, c'est ce qu'on appelle le partage de la valeur. Et moi, je crois qu'il faut qu'on pousse aussi les feux de l'intéressement, de la participation et de l'actionnariat salarié. Ça, ça faisait vraiment partie de mes engagements quand j'ai rejoint le Premier ministre Sébastien Lecornu
pour porter ça, bien sûr. Et on sent que c'est une conviction, ce matin, au micro-dessus de la radio. Quand on parle de pouvoir d'achat, ça se traduit toujours par les achats des Français. Et on observe, par exemple, tiens, je prends aujourd'hui les plateformes que les Français préfèrent pour faire des achats en ligne. J'observe Amazon en 1, Le Bon Coin en 2 et Tému, la plateforme chinoise en 3. Et ça tombe bien, parce que Tému, l'Union européenne a infligé une amende de 200 millions d'euros.
Franchement, comment on fait pour encourager les Français et acheter davantage Français, et de ne pas aller se ruer sur ce que Jean-Pierre Coff aurait qualifié avec des mots vulgaires, on va dire, d'une certaine façon, ce qu'il peut se trouver sur des plateformes chinoises ?
Oui, il disait, Jean-Pierre Coff, je le connaissais bien, je me suis dit, c'est de la... Voilà, c'est ça, je crois que c'est ça. Eh bien, d'abord, stratégie défensive et offensive. Défensif, il faut qu'on se batte contre les plateformes chinoises qui vendent des produits illicites, qui vendent des produits dangereux, qui ne respectent pas nos normes. Je vous donne un chiffre, on a fait un prélèvement de 700 produits par la DGCCRF, 70% ne respectent pas nos normes, 45% sont même dangereux. Donc, voilà, c'est bien que l'Europe agisse de ce côté-là, enfin, si je puis dire, et nous, on muscle le jeu aussi au niveau de la France.
Et une attention toujours particulière sur ces plateformes chinoises.
Exactement. Et par contre, le Made in France accessible, c'est possible. Maxime Lido, c'est possible. Je visitais la semaine dernière le slip français. Ils font du jean, ils font du t-shirt, etc. Qui sont accessibles. Ils travaillent à Aubervilliers, ils font bosser. Il y a huit nationalités qui bossent là-bas. Ils leur apprennent le français. Ils vont sur le partage de la valeur. Ils vont aller chercher de l'argent sur le second marché. Ils veulent investir, etc. Formidable. Non mais, il y a plein d'exemples comme ça.
On continue à croire sur le Made in France à fond.
Oui, et c'est accessible. Les Français en ont envie et on le peut, vous savez, grâce à la robotisation, grâce à l'intelligence artificielle, on peut avoir des coûts de production pour les PME françaises qui soient les mêmes que les Chinois. Donc, on a des opportunités formidables.
Serge Papin, encore quelques questions avec des réponses les plus efficaces et les plus brèves possibles. On a eu notamment des discussions entre des patrons de grands groupes de centres de distribution sur la fameuse inflation alimentaire. on a un ordre de grandeur. Que choisir ? Nous dit que l'inflation en mai va se stabiliser à un niveau proche de celui d'avril, c'est-à-dire près de 3%. C'était quand même un niveau inédit depuis un an. Est-ce qu'on a un ordre de grandeur pour les prochains mois ? Pour l'alimentaire ? Oui, pour l'alimentaire. L'alimentaire, ça n'a pas bougé
pour l'instant.
L'alimentaire, ça n'a pas bougé. L'inflation de manière générale, quand on parle de cours d'achat ?
Oui, écoutez, j'ai l'inflation, pour l'instant, j'ai l'INSEE, qui est quand même un organisme référent, on dit deux. Pour le quart d'heure, on dit deux.
Pour l'inflation alimentaire, pas de risque particulier ?
Pas de risque particulier. Il y aura peut-être des ajustements à faire. On en conviendra à fin juin. Je reverrai les parties prenantes. Mais pour l'instant, pas de risque inflationniste majeur.
Contrairement à ce que disent des grands patrons de centres de distribution, je pense à Michel-Édouard Leclerc, il faut le nommer. C'est quoi ? C'est pour l'instant des précisions qui ne sont pas à jour ?
Oui, Michel, il conjugue les paradoxes parce qu'à la fois, il dit que je suis un discounter, je me bats et grâce à moi, les prix ne vont pas bouger. Il fait son boulot. Il a toujours dit ça. Puis de l'autre côté, il dit pourquoi il va y avoir une inflation de 4%. Je pense qu'à un moment, il se contredit. Les calculs ne sont pas bons. Oui, voilà. Moi, en tous les cas, les chiffres que j'ai pour l'instant, c'est qu'il y a une inflation de 2,2 et c'est l'inflation à aujourd'hui. L'INSEE ne prévoit pas d'inflation comme en 2022 sur les produits alimentaires. Rien à voir.
On parle des distributeurs. En toile de fond, depuis plusieurs jours, il y a eu ce fameux rapport sur la marge des distributeurs. Hier, c'est l'association Que Choisir Ensemble, enfin l'ancienne, UFC Que Choisir, qui dit qu'il y a en moyenne une marge de 81% plus élevée sur les produits bio. Est-ce que là, il faut faire quelque chose, Serge Papin ?
Il y a une péréquation des marges qu'il faut revoir. Moi, je vais vous dire, j'avais eu cette phrase dans le temps, je disais, c'est le coco de Pimpol qui finance le collat d'Atlanta. Ce qui veut dire, pourquoi ? Parce que les produits plutôt transformés, plutôt les plus connus, ceux qui sont issus du marketing, de la com, ils sont l'objet de la guerre des prix. Donc, il n'y a pas de marge. Donc, il faut bien qu'à un moment, ils soient compensés par les produits moins connus. Sur le bio, ça en fait partie. C'est comme les fruits et les légumes, etc. Moi, je serais favorable à ce que les distributeurs diminuent la marge de ce côté-là.
Et par contre, il faudrait peut-être, s'ils veulent compenser, qu'ils augmentent un peu plus la pâte à tartiner ou le collat.
Ça fait partie des décisions à prendre. Merci beaucoup, Serge Fabin. Merci à vous. Beaucoup de Français commencent à ajuster le budget pour éventuellement pouvoir partir en vacances. Un mot, puisque vous êtes aussi le ministre du Tourisme. Est-ce qu'on parle souvent des emplois pour voir cet été ? Est-ce que tout le monde est au taquet, tout va bien ou est-ce qu'il y a quelques chiffres affolants ?
Profitez de la France, déjà, parce que c'est le plus beau pays du monde. C'est le plus beau. Et je suis ministre du Tourisme et évidemment, je suis sensible aussi à l'emploi. Il nous manque, dans le tourisme, 61 000 emplois, là, tout de suite. Non, à date. Et les emplois dans les trois ans qui viennent dans le tourisme en France, qui est le premier pays le plus fréquenté au monde, c'est 350 000 emplois dans les trois ans.
Donc, on se bouge et on travaille cet été, vous le dites. 61 000 emplois encore à pouvoir d'ici cet été.
Je pense aux jeunes, aux saisonniers, voilà.
Merci beaucoup, Serge Fabin, d'avoir été avec nous. Beaucoup de sujets abordés et merci d'y avoir apporté quelques réponses claires. Ministre des Petites et Moyennes entreprises, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat, vous revenez quand vous voulez pour essayer de nous éclaircir sur cette situation. Vous nous l'avez dit, qui va durer. Merci beaucoup dans un instant. Bien volontiers. A bientôt. Ça sera le grand débrief de la matinale avec Arlette Chabot et Franck de Dieu. Et vous, bien sûr, amis auditeurs, 0826 300 300. A tout de suite. Sous-titrage Société Radio-Canada
Serge Papin