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interviewyoutube.com· 11 mai 2026 58 min

Budget, politique, immigration: l'interview en intégralité d'Éric Zemmour (Reconquête!)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bonsoir Eric Zemmour. On va parler des dernières attaques d'Elon Musk et de Donald Trump contre l'Europe dans quelques instants. On parlera aussi du voyage d'Emmanuel Macron en Chine. Il en revient et il menace aujourd'hui la Chine de taxes dans les mois qui viennent. On évoquera aussi les derniers propos de Nicolas Sarkozy dans son livre qui semble enterrer le front républicain contre le Rassemblement National. Mais d'abord, si vous voulez bien, ce qui s'est passé hier soir à Lyon lors de la fête des Lumières, des messages hostiles à la police ont été brièvement projetés. La police blesse et tue non à l'état policier.

D'après la préfète du Rhône qui était tout à l'heure sur BFM TV, ce sont les soulèvements de la terre qui auraient revendiqué cette action. Soulèvement de la terre, mouvement d'ultra-gauche. Quelle est votre réaction ?

0:41
Éric Zemmour

Vous savez, j'ai régulièrement affaire à tous ces gens-là qui se prétendent antifascistes, qui pourrissent mes meetings, mes signatures de dédicaces. Ils sont insultants, véhéments, parfois même violents. Je les ai vus à Brest et dans d'autres régions. Ils ont vraiment frappé des vieilles gens, des enfants. C'est vraiment de la racaille. Et je peux vous dire, vous parlez des soulèvements de la terre, je me souviens que le ministre de l'Intérieur avait voulu les dissoudre et qu'à l'époque, le Conseil d'État avait retoqué cette dissoubouillée. Et par ailleurs, vous savez, toute cette mouvance qui se prétend antifasciste, parce que c'est ça, c'est les antifascistes.

Ils ont un député LFI avec Raphaël Arnault et ils ont pignon sur rue. Moi, je me souviens toujours, vous savez, d'une phrase du grand cinéaste Pasolini qui disait dans les années 70, le fascisme reviendra sur la scène à condition qu'il s'appelle antifascisme. Nous y sommes. Vous considérez que c'est une association fasciste, les soulèvements de la terre ? Ce sont des... Oui, tous ces groupuscules-là. Pour moi, je les mets tous dans le même sac. Voilà.

1:50
Présentateur

Il y a un homme, Éric Zemmour, qui ne décolère pas depuis deux jours, c'est Elon Musk. Elon Musk, le patron du réseau social X, qui vient de se voir infliger une amende de 120 millions d'euros par l'Union européenne pour trop pris sur son réseau social. En réponse, il multiplie les attaques contre l'Europe. Il dit qu'elles devraient être abolies. Il a même reposté ces dernières heures un message mélangeant le drapeau étoilé européen au drapeau du Troisième Reich. De quel côté vous êtes ?

2:17
Éric Zemmour

Écoutez, moi, je suis du côté de ce que les Américains appellent le free speech. Donc, du côté d'Elon Musk ? Non. Je ne suis pas du côté d'Elon Musk, je suis du côté de la liberté d'expression. Et je considère que la Commission européenne, les autorités françaises, toutes les lois qu'on a accumulées depuis 50 ans pour brider cette liberté d'expression devraient être abolies. Donc, je suis pour la liberté d'expression totale. Donc, vous êtes clairement du côté d'Elon Musk. S'il est pour le free speech, lui aussi, on est d'accord.

2:48
Présentateur

Donc, ça veut dire que la loi de la jungle et les lois, même si elles sont votées, adoptées par le Parlement européen et par tout le monde, elles n'ont pas de valeur pour vous. Mais, ah non, je n'ai pas dit ça. Je n'ai pas dit ça. Là, il s'agissait de respecter la loi européenne.

2:58
Éric Zemmour

Là, la Commission européenne qui a respecté sa loi, elle a raison, ce n'est pas mon problème. Non, je me passe sur un plan philosophique et de philosophie politique. En Europe, il y a des lois, tout le monde doit les respecter. Mais moi, je suis pour abolir les lois qui enrégimentent la liberté d'expression. Vous voyez, ce n'est pas la même chose. J'avais déjà dit ça pendant la campagne présidentielle. J'estime qu'en France, on a trop corseté la liberté d'expression. En gros. Et sous prétexte de, ouvrez les guillemets, du discours de haine, fermez les guillemets, qui ne veut rien dire, on a, et j'en suis une des principales victimes, on a judiciarisé le débat idéologique et politique.

Donc, ce que vous dites, c'est qu'il ne faut pas de règles ? En tout cas, c'est ce que vous dites. Je dis, sous la Troisième République, il n'y avait pas X. Non, il n'y avait pas X, bien sûr. Il n'y avait pas la télévision, bien sûr. Mais il y avait, vous savez, les affrontements politiques. Ils étaient durs, dans la presse écrite. Tout le monde lisait la presse écrite. Ça revient au même. Il y avait une loi de 1881 qui disait, l'imprimerie est libre. Eh bien, là, je veux la même chose. Elle a été, cette loi de 1881, elle a été libre de dire, de faire circuler n'importe quoi. Mais pourquoi n'importe quoi ? C'est marrant.

4:15
Présentateur

Qui va décider ce qu'est n'importe quoi ? Là, en l'occurrence, pour rentrer dans le dossier X, l'amende, elle est infligée à X parce que, sous couvert de certifier des comptes, c'est-à-dire de les approuver, de dire que ce sont des comptes crédibles, en fait, Elon Musk a simplement fait payer. Et des gens qui pensent suivre des comptes sérieux suivent, en fait, des comptes de gens qui ont payé. Vous comprenez ?

4:36
Éric Zemmour

C'est pour ça que je ne veux pas rentrer dans le détail de cette bataille. Moi, je me place sur le plan des principes. Sur le plan des principes, j'estime que la liberté d'expression est par trop. Quand c'était en Europe, et que nous devrions prendre exemple,

4:51
Présentateur

sur les États-Unis, voilà, c'est tout. Mais par exemple, quand vous voyez qu'Elon Musk reçoit le soutien sur X, tiens, justement, de Dmitri Medvedev, ancien Premier ministre russe, bras droit officieux de Vladimir Poutine, ça ne vous inquiète pas ? Il m'en faut plus pour m'inquiéter, je vous assure.

5:05
Éric Zemmour

Pas du tout ? Non. Ça, ça ne m'inquiète pas du tout. Je vous dis, on ne va pas épiloguer trois ans là-dessus. C'est un sujet, je vous ai répondu, je n'ai pas envie de vous en dire plus. Mais c'est vrai, vous êtes patriote, mais sur ce coup-là, vous êtes du côté des Américains. D'abord, là, il n'y a pas la France. L'Europe, l'Union Européenne, les institutions de l'Union Européenne, ce n'est pas la France. Et Elon Musk, de l'autre côté. Et Elon Musk. Je me place sur le plan des principes. Je ne vais pas, parce que je suis patriote, je ne vais pas donner raison contre mon avis, quand même.

5:33
Présentateur

Dans un document officiel publié vendredi dernier, l'administration Trump a mis en garde l'Europe contre un risque, je cite ce document, d'effacement civilisationnel d'ici 20 ans, notamment du fait du document de l'immigration massive sur l'Europe. Là-dessus, vous êtes d'accord ?

5:48
Éric Zemmour

Alors là aussi, vous allez me dire que je ne suis pas patriote, parce que je donne raison. Je donne raison à l'administration Trump. Ça fait 30 ans que je dis ça. Alors, parce que Trump le dit, parce que l'administration américaine le dit, je ne vais plus avoir le droit de le dire. Vous voyez bien que c'est ridicule. Oui, l'administration Trump a raison. Quand on dit, d'ailleurs, vous l'avez présenté, je ne suis pas d'accord avec votre présentation. Pourquoi ? Vous dites, c'est une hostilité à l'Europe. Mais au contraire. J'ai dit des attaques contre l'Europe. Voilà, il y a des attaques contre l'Europe. C'est le contraire, monsieur. C'est il n'y a que lui qui aime l'Europe.

Il n'y a que lui qui défend l'Europe européenne. Non, il n'y a que lui qui défend la civilisation européenne. Et moi, en l'occurrence, et d'autres. Mais je veux dire, c'est les gouvernements français et européens qui, en laissant rentrer des millions d'immigrants venus des contrées arabes ou musulmanes qui sont en train de changer le continent européen qui était une terre chrétienne en une terre musulmane, ce sont eux qui détestent l'Europe. Ce sont eux qui détruisent l'Europe. Donald Trump, lui, il prend acte. Vous avez vu ce qu'il écrit ? Il écrit, pourquoi être allié avec des Européens qui ne seront plus Européens ? C'est le bon sens. Ça fait des années que je l'annonce.

L'Europe est en train de devenir un continent africain et maghrébin et arabo-musulman. Ce n'est plus l'Europe, l'Amérique. L'Amérique était alliée aux Européens parce que l'Amérique était la fille de l'Europe. Ce n'est plus l'Europe ou ce ne sont plus les Etats-Unis ?

7:07
Présentateur

Non, ce n'est plus l'Europe. Ce sont justement toujours les Etats-Unis. Quand Donald Trump menace de rompre les alliances avec l'Europe,

7:13
Éric Zemmour

c'est lui qui menace ? Non, vous savez, ça c'est une autre question. C'est jusqu'à quel point les Etats-Unis, les Américains, se sentent concernés par les guerres en Europe ? Vous savez, je me souviens, en 1940, Paul Reynaud suppliait les Etats-Unis de venir nous soutenir parce que les Allemands étaient en train de nous battre. Ils ne sont pas venus. Ils ne sont venus qu'en 1944. Vous voyez, c'est une vieille histoire. Pareil pour la guerre de 1914. Ce n'est pas la même chose. Vous mélangez tout. Ce que je vous dis, c'est que l'avis du département d'État, je crois, est tout à fait pertinent. Je dis la même chose depuis des décennies.

L'Europe est en train de s'effacer, de ne plus être l'Europe. Et ce sont les gouvernements européens qui sont coupables.

7:56
Présentateur

Dans son livre à paraître la semaine prochaine, Nicolas Sarkozy raconte les quelques jours qu'il a passés à la prison de la santé récemment. Et il regrette que certains, comme le président des Républicains Bruno Retailleau, n'aient pas pris le temps de l'appeler. Est-ce que vous, vous lui avez parlé à ce moment-là ou depuis ?

8:10
Éric Zemmour

Non, je lui ai envoyé un message quand j'ai appris sa condamnation à la prison. Il vous a répondu ? Oui. Vous avez eu un échange ?

8:18
Présentateur

Voilà, son téléphonique, vous n'en direz pas ?

8:20
Éric Zemmour

Non, je n'en dirai pas plus. Voilà, on a eu un échange.

8:22
Présentateur

Nicolas Sarkozy raconte dans les extraits de ce livre qu'a pu consulter BFM TV et qu'a pu consulter la tribune également qu'il a parlé à Marine Le Pen avant son entrée en prison. Et il affirme qu'il lui a dit qu'il ne soutiendrait pas un front républicain à l'avenir face au Rassemblement national et qu'il est prêt à le dire, à l'assumer publiquement. Quelle est votre réaction ?

8:42
Éric Zemmour

Je suis content que Nicolas Sarkozy dise ce que j'ai dit il y a là aussi 30 ans. Vous savez, quand j'étais journaliste politique, je fus le seul, à l'époque de Jacques Chirac, avant même Nicolas Sarkozy, à dénoncer ce qu'on appelait le cordon sanitaire. À l'époque, j'avais tous les journalistes contre moi et j'avais toute la droite contre moi. À part quelques exceptions comme Charles Pasqua ou Alain Perfit. Donc c'est une vieille histoire pour moi. J'ai dit depuis le début que c'était une bêtise. Que le front républicain... Que j'appelais le piège de Mitterrand. Oui, pardon, le front républicain. Que la gauche n'avait pas à décréter les alliances de la droite.

Jacques Chirac, c'était pas la gauche, le front républicain de Jacques Chirac. C'était pas la gauche qui décrétait ce qu'il disait. Si. Ah bon ? J'ai connu cette époque, si vous me permettez. C'était la gauche qui avait dit que l'alliance avec le Front National de l'époque, Jean-Marie Le Pen, eût été immorale. Et il y avait des gens à droite, comme Michel Noir et d'autres, qui disaient, oui, la gauche a raison. Donc vous voyez, c'est sur pression de la gauche. Et Chirac a fini par céder et à se soumettre à ce diktat de la gauche. Que je dénonçais à l'époque. Donc moi, je n'ai pas changé.

Mais pour vous, que Nicolas Sarkozy dise ça, ou plutôt qu'il l'écrive aujourd'hui, ça change quelque chose ? Ça change quelque chose, c'est important. Puisqu'il a été président de la République, il a été patron de la droite à l'époque. Il était très hostile à toute alliance avec le Front National. Je me souviens de prise de bec, si j'ose dire, entre lui et moi à ce sujet. Donc oui, ça change quelque chose. Ce n'est pas rien. Il dit aussi, toujours dans ce livre... Il est dommage qu'il ne l'ait pas fait quand il était président.

10:17
Présentateur

Il dit aussi le chemin de la gauche. Il dit que la reconstruction de la droite ne pourra passer que par l'esprit de rassemblement le plus large possible, sans exclusive ni anathème. Ce qui ne veut pas dire exactement ce que vous dites vous, c'est-à-dire que ce n'est pas l'union des droites. Il ne dit pas, je veux fusionner tout le monde.

10:31
Éric Zemmour

Oui, moi non plus, je ne veux pas fusionner tout le monde. Qu'est-ce que vous voulez exactement ? Aujourd'hui, la situation est complètement inversée. Qu'est-ce que c'est l'union des droites ? L'union des droites, c'est le rassemblement des partis qui se reconnaissent de droite. Très bien, avec les électeurs qui se reconnaissent de droite. On verra cette distinction. Après, aujourd'hui, si vous voulez, le rassemblement national, après l'avoir longtemps réclamé quand il était le Front National, n'en veut plus. Quel est son intérêt ? C'est le rassemblement national qui n'en veut plus aujourd'hui. C'est Marine Le Pen et Jordan Mardella qui n'en veulent plus.

Qui ne veulent plus du rassemblement des droites. Non, mais il faut prendre acte. Peut-être que c'est son intérêt. Moi, je vois l'intérêt de la France. Je ne vois pas l'intérêt des boutiques. Mais peut-être que vous avez raison. Je vois bien, par exemple, que vis-à-vis de moi, et vis-à-vis de Reconquête, ils font exactement la même chose que ce qu'a fait Jacques Chirac avec Jean-Marie Le Pen. C'est-à-dire que on ne s'allie pas pour ne pas lui donner des députés. Et donc, une force plus grande qui pourrait nous menacer plus tard. Très bien. Ce genre de choix tactique, on voit où ça a mené aujourd'hui. Donc, le rassemblement national ne veut pas l'union des droites.

De l'autre côté, à part Nicolas Sarkozy, mais qui n'est plus... qui n'a plus de responsabilité à LR, les gens de LR non plus ne veulent pas de l'union des droites. Ils disent, j'ai encore lu Retailleau aujourd'hui. Bruno Retailleau, sur ce plateau, il dit que c'est de la tambouille.

11:50
Présentateur

L'union des droites, on ne la fera pas avec une primaire, on ne la fera pas en se rapprochant.

11:54
Éric Zemmour

Laissons les électeurs la faire dans les urnes. Oui. Alors, les électeurs, ils la feront en votant pour le rassemblement national. Moi, ce que je dis, c'est que il faut bien comprendre qu'aujourd'hui, moi, tous les gens dans la rue, je vais en ce moment partout pour présenter mon livre, pour signer des dédicaces, je vais partout en France, tous les gens me parlent de ce rassemblement des droites. Alors, mettez-vous ensemble, mettez-vous ensemble, c'est ce que j'entends. Et je dis à ces électeurs-là, il y a un choix à faire. Soit vous voulez continuer à voter pour le rassemblement national, puisque c'est lui qui est largement en tête dans les sondages. Et vous n'aurez pas l'union des droites.

Soit vous voulez l'union des droites. Et dans ce cas-là, il faut voter pour Reconquête, car Reconquête est le seul parti qui, si il était en tête, ouvrirait ses bras et dirait, on fait un accord. On fait un accord sur quoi, vous allez me dire ? Attendez, je vais quand même poser les questions. Allez-y.

12:47
Présentateur

Pour être bien clair, dans votre union des droites rêvée, il y aurait l'ERN, mais c'est parce que l'ERN n'en veut pas aujourd'hui que ça ne peut pas se faire. C'est bien ça. Mais dans un monde idéal, toutes les droites, de l'extrême droite à la droite,

12:58
Éric Zemmour

devraient se réunir. Écoutez, on a demandé aux électeurs du rassemblement national s'ils se sentaient de droite ou de gauche, puisque Marine Le Pen dit, moi j'ai beaucoup d'électeurs de gauche à Hénin-Beaumont et ailleurs. Et donc moi, je ne suis ni de droite ni de gauche. D'ailleurs, moi je pense qu'elle est de gauche. On y reviendra sur les affaires budgétaires, j'imagine, et sur d'autres. On a demandé aux électeurs du RN. 75% des électeurs du RN se déclarent de droite. Et 5% se déclarent de gauche. Donc vous voyez que ces gens-là sont de droite.

13:25
Présentateur

Pour vous, par exemple, le programme économique du RN ne serait pas un obstacle à une union des droites, qui est un programme de gauche. Donc vous êtes prêt, vous seriez prêt à faire l'union avec un programme de gauche, avec la retraite à 62 ans ?

13:36
Éric Zemmour

Attendez, attendez. Je vous ai dit, je vous ai dit, il n'y aura pas d'alliance avec le RN tant que le RN sera en tête. Il n'y aura d'alliance que si Reconquête est en tête. Si Reconquête est en tête, il imposera ses thèmes. Moi, je pense que il y a un sujet majeur de rassemblement et d'accord entre le RN, Reconquête, et les LR, enfin beaucoup des LR. C'est l'arrêt de l'immigration. D'ailleurs, c'est même pour cela que beaucoup de gens sont prêts à voter pour le RN, en faisant fi de tout le reste, parce qu'ils ne sont pas d'accord avec le RN. Sur les impôts, sur le travail, sur la cistana, sur l'islam, puisque Marine Le Pen pense que l'islam est compatible avec la République.

Ce qui n'est pas mon cas. Et même, ils sont prêts à sacrifier l'image qu'ils se font d'un président de la République, de son niveau, etc. Donc, ces gens-là sont prêts à sacrifier tout pour une chose. L'arrêt de l'immigration. Ils sont comme Trump, et ils sont comme moi. C'est la condamnation à mort de la France, cette invasion migratoire. Donc, après, vous avez bien compris qu'on a des différences énormes. Vous avez pointé l'économie. La retraite à 62 ans de Marine Le Pen. La retraite à 62 ans, c'est une évidence. Tout le sujet économique, ils ont augmenté, ils ont payé, ils ont inventé 8 taxes pendant le débat budgétaire. Mais j'imagine qu'on va en parler.

Et il y a d'autres sujets, d'ailleurs. Sur le wokisme, ils sont très désinvolts, alors que nous, on le combat. Sur... Qu'est-ce que le RN a de désinvolte sur le wokisme ? Oui. C'est-à-dire, ils pensent que c'est pas un sujet. Moi, je pense que c'est un sujet important. Je vous dis ce que je pense. Des réflexions directes, des déclarations de Tanguy, d'autres, etc. Mais passons. Sur l'islam, nous avons un désaccord de fond avec les gens du RN. Les gens du RN pensent qu'il... Le RN... L'islam n'est pas l'islamisme. Moi, je pense que c'est la même chose. Et l'islam est compatible avec la République. Je pense le contraire. Donc, vous voyez qu'on a des désaccords de fond.

15:32
Présentateur

C'est pour ça que je dis... Comment vous pouvez dire que l'islam, c'est l'islamisme ? Que c'est la même chose ? Comment vous pouvez dire... On va peut-être faire une parenthèse, mais c'est important. Si vous voulez. C'est le fond de votre pensée que vous en avez parlé plusieurs fois ce soir. Comment vous pouvez dire « islam égale islamisme » ? C'est-à-dire le simple fait d'être pratiquant aujourd'hui conduit à l'islamisme.

15:48
Éric Zemmour

C'est très simple. D'abord, étymologiquement, il faut que vous sachiez que quand le mot « islamisme » a été inventé au XVIIIe siècle, il était strictement synonyme d'islam.

15:56
Présentateur

Oui, mais il y a des gens qui croient aujourd'hui et qui ne regardent pas ce qui se passait au XVIIe siècle.

16:00
Éric Zemmour

C'est important, l'étymologie. C'est très important. Deuxièmement, qu'est-ce que c'est que l'islam ? L'islam, c'est le Coran, la charia, les hadiths, qui sont les hauts faits de prophètes. C'est tout ça, l'islam. On est d'accord. Qu'est-ce que c'est que l'islamisme ? Qu'est-ce que vous mettez dans l'islamisme ? Vous mettez, par exemple, qu'il faut tuer les homosexuels. Par exemple. C'est dans l'islam. C'est dans le Coran. C'est dans la charia. Vous mettez qu'il ne faut pas serrer la main des femmes, etc. Tout ça, c'est dans l'islam. Quand il y a eu ce sondage, il n'y a qu'un jour maintenant, ou trois semaines,

16:39
Présentateur

de l'institut IFOP, qui a été très commenté et très critiqué aussi.

16:42
Éric Zemmour

C'est normal qu'on critique. Parce qu'évidemment, il dit les choses exactement comme je l'ai dit. C'est-à-dire qu'on a aujourd'hui une jeunesse musulmane qui vous dit, tout de gros, que la charia est supérieure aux lois de la République. Le mot charia n'était pas dans la question posée. Alors, qu'est-ce qui était posé ? Le Coran, les lois de l'islam ? Les lois de l'islam. Je précise. Mais qu'est-ce que c'est les lois de l'islam, Charami ? Ce n'était pas non plus défini dans la question. Qu'est-ce que c'est la charia ? C'est le code juridique de l'islam. Donc, c'est les lois de l'islam. Qui vous dit qu'il ne faut pas serrer la main des femmes ?

Qui vous dit que les femmes doivent être voilées ? D'ailleurs, on a appris qu'il y avait la moitié des jeunes femmes musulmanes qui étaient voilées. Tout ça, c'est l'islamisme ou c'est l'islam ?

17:17
Présentateur

Mais vous pourriez, dans ce sondage, Éric Zemmour, reprendre un autre chiffre que vous n'avez pas cité là. 73% des musulmans en France, aujourd'hui, sont pour un droit à l'apostasie, c'est-à-dire la liberté de quitter la religion à tout instant. C'est le contraire à l'islam. Donc, ça vous réjouit, ce chiffre-là ? Oui, s'il est vrai.

17:37
Éric Zemmour

C'est la même étude que vous avez citée ? Très bien, je vous crois que je n'ai pas vu ce chiffre. Moi, ce que je vois, c'est que dans les banlieues, ce qu'on me raconte, c'est qu'il ne fait pas bon être converti de l'islam au christianisme. Je peux vous dire que les gens que je rencontre, les témoignages qu'on vient me donner, c'est que les gens sont vraiment persécutés, mais ils sont quand même ostracisés, parfois battus, chassés, etc. Ce qui n'est pas ce que dit cette enquête, encore une fois,

18:06
Présentateur

que vous citez. On reviendra, si vous voulez bien, sur le voile dans quelques minutes. On n'a pas fini, me semble-t-il. C'est vous qui m'avez aidé là. Oui, vous êtes parti, je ne vous ai pas interrompu. On essaye de garder une ligne directrice à cet entretien. La primaire des droites. Vous avez dit ce que c'était pour vous que l'union des droites. La primaire des droites, Laurent Wauquiez notamment, dit « Je suis, pourquoi pas, favorable à l'organisation d'une primaire des droites allant de Gérald Darmanin, donc plutôt dans l'aile macroniste, jusqu'à Sarah Knafo, qui est votre députée européenne. Vous l'avez rencontrée il y a un peu moins d'un mois. Sarah Knafo ? Non, Laurent Wauquiez.

Vous la rencontrez sans doute plus souvent que ça, parce que c'est aussi votre compagne Sarah Knafo. Laurent Wauquiez, vous l'avez rencontrée il y a un mois. Est-ce que vous avez topé pour l'organisation de cette primaire ?

18:46
Éric Zemmour

Ah non, mais moi, je n'ai pas topé pour l'organisation. Je lui ai dit deux choses. Je lui ai dit, première chose, je suis d'accord pour une primaire des droites, sans le Rassemblement national, pour deux raisons. D'abord, parce qu'ils n'en veulent pas. Et deuxièmement, parce que, sur le plan économique, ils sont de gauche. Mais je veux qu'elle soit ouverte, c'est-à-dire ouverte à tous ceux qui se sentent de droite. Tous les électeurs qui se sentent de droite. Vous n'allez pas aller vérifier à l'entrée du bureau de vote qu'il y aura une charte. Comme pour la primaire de 2016. Même les 75% d'électeurs du RN qui se sentent de droite, ils pourraient venir.

Moi, je ne suis pas hostile, au contraire. Deuxièmement, qu'elle ne soit pas organisée par LR. Pourquoi ? Vous n'avez pas confiance ? À quoi ? À quoi ? À quoi ? Ah non, je n'ai pas confiance du tout.

19:31
Présentateur

Vous vous souvenez de la dernière primaire ? On va partir ensemble faire une primaire,

19:35
Éric Zemmour

mais je ne vous préviens, je ne vous donne pas les clés des urnes. Ah non, ah non. Moi, j'ai souvenir de la dernière primaire qui a vu la victoire de Mme Pécresse parce qu'ils avaient fait voter les chiens. Et vous vous souvenez, le chien Douglas et des faux électeurs d'origine asiatique. Ah non, la confiance en RN pas. Donc, ce n'est pas LR qui doit organiser ? Non. Mais d'ailleurs, Vauquier est d'accord. Maintenant, c'est à lui, d'abord, je tiens à dire que cette proposition m'a fait plaisir parce que tout le cirque antifasciste contre Reconquête, Vauquier prouvait, et Lysnard d'ailleurs, il ne faut pas, vous avez oublié Lysnard. C'est David Lysnard qui a proposé ça en premier.

C'est Lysnard qui a d'abord proposé. Le président de la MF. Ces deux-là, au moins, disaient que tout ça, ce n'était que du cirque.

20:17
Présentateur

J'essaie de résumer ce que vous a dit Laurent Vauquier, de ce que vous pouvez nous en dire, en tout cas ce soir. Il est d'accord pour l'organisation d'une primaire. C'est lui qui le propose. Il est d'accord pour que ce ne soit pas les Républicains qui l'organisent ? C'est ce qu'il m'a dit, maintenant, on verra bien. Qui l'organiserait ?

20:30
Éric Zemmour

On trouvera des gens de l'extérieur, aucun parti. Parti socialiste ? Il sera garant de l'étanchéité des urnes. Ils sont très bons aussi, en courage d'urne.

20:40
Présentateur

J'ai souvenir aussi. Il y a une autre question qui se pose. À chaque fois que Laurent Vauquier est interrogé sur cette primaire, il dit bien, comme je l'ai rappelé, de Gérald Darmanin à Sarah Knafo, vous avez remarqué qu'il ne cite pas votre nom. Jamais. Pourquoi ?

20:54
Éric Zemmour

Je ne sais pas. Peut-être qu'il est intimidé. Vous lui avez forcément posé la question. Je me souviens de Laurent Knafo. De Laurent Vauquier, m'invitant à LR quand il en était président, et il a dit devant tous les militants qui m'accueillaient pour un de mes livres, tu es ici, chez toi. Oui, mais il ne donne jamais votre nom. Il cite Sarah Knafo. Il faut lui demander. Mais Sarah Knafo, c'est moi. Et moi, je suis Sarah Knafo. Sarah Knafo, c'est vous. Non, vous n'êtes pas Sarah Knafo. Non, mais vous avez compris. Nous sommes exactement...

21:23
Présentateur

Mais si Sarah Knafo, c'est vous, et si vous êtes Sarah Knafo, il devrait pouvoir dire jusqu'à Éric Zemmour. Mais demandez-lui et vous verrez qu'il le dira. Mais vous savez aussi ce que disent les Républicains en off, comme on dit. Sarah Knafo, c'est Éric Zemmour sans les condamnations.

21:37
Éric Zemmour

Ah. On y vient. Vous voyez que j'ai bien fait d'évoquer tout à l'heure la conception de la liberté d'expression.

21:45
Présentateur

Est-ce que vous pensez que ça joue

21:46
Éric Zemmour

quand Laurent Vauquier ne donne pas votre nom ? Je ne pense que ça ne joue pas, et je pense que c'est de l'hypocrisie. Mes condamnations, je vais vous dire, ce sont des médailles. Je ne suis pas un délinquant. Je n'ai pas volé d'argent. Je n'ai volé personne, et je n'ai pas tabassé une vieille dame au coin de la rue. Provocation à la NACIAD, c'est une médaille. Oui, justement, je vous l'ai dit. Je vous l'ai dit, ça ne veut rien dire. Vous savez pourquoi j'ai été condamné ? J'ai été condamné pour avoir dit que la plupart des délinquants étaient arabes et noirs. J'ai été condamné pour avoir dit à une dame qui s'appelait Absa Touci qu'elle aurait dû, et que sa maman aurait dû l'appeler Corinne.

J'ai été condamné pour avoir fait... Et que son prénom était une insulte à la France. Parce qu'elle m'avait dit que ce que je disais était une insulte. Bref, passons. J'ai été condamné pour des choses comme ça. Pour avoir fait un grand discours où j'expliquais qu'il y avait une invasion migratoire, et que l'alliance entre l'islam et le wokisme était une sorte de pacte germano-soviétique. J'ai dit exactement ce que dit aujourd'hui Trump dans son rapport du département d'État. Mais peut-être que les républicains n'ont pas envie de s'allier avec Trump. Mais peut-être. Peut-être que Laurent Wauquiez en fait un autre. Mais dans ce cas-là, il ne faut pas qu'il s'allie à Sarah Knafo.

Parce que Sarah Knafo est d'accord avec moi. Mais elle n'a jamais été condamnée. Elle n'a jamais été condamnée. Parce que ça ne fait qu'un an qu'elle est dans le débat public. Et que peut-être qu'ils ne sont pas... Vous lui souhaitez d'avoir à l'ossie des médailles ? Non, je ne le souhaite rien du tout. Je ne lui souhaite vraiment pas du tout d'avoir des condamnations. Je vous dis, moi, je suis harcelé juridiquement. Parce qu'on veut me faire taire. Parce que je suis le seul à droite à mener le combat idéologique des mots. Mais qui veut me faire taire ? Il y a des juges qui veulent à tout prix affaiblir... Les juges de gauche, les associations antiracistes qui me harcèlent.

Je subis un djihad judiciaire. La Cour de cassation qui a confirmé ces condamnations, elle est aussi contre vous ? Oui, elle est contre moi. Absolument. Oui, oui. Absolument. Je suis désolé. Je ne sais pas ce que c'est qu'un discours de haine, monsieur. Je ne sais pas. C'est une invention. Ça n'existe pas. Vous ne pouvez pas définir précisément. Normalement, la justice, c'est des faits précis. Vous comprenez ? Vous avez volé, vous avez tué, vous avez escroqué. Ça, ce sont des faits précis. Et on vous condamne là-dessus. Un discours de haine, ça ne veut rien dire.

24:01
Présentateur

Vous considérez qu'une citation à la haine ou un jeu raciste, ça ne devrait pas être répréhensible ?

24:06
Éric Zemmour

Non. Non, parce que ça ne veut rien dire. Pour personne. Ce n'est pas au juge d'apprécier ce qu'est un discours de haine. Ça ne veut rien dire. Vous comprenez ce que je veux dire ? Est-ce que vous dites la même chose pour contestation de crimes contre l'humanité ? Ça ne devrait pas être répréhensible. Évidemment que je dis la même chose. Je suis pour la liberté historique. Si on me dit que Napoléon n'a pas existé, je m'en moque, on ne va pas le condamner en justice. Pourtant, c'est une bêtise.

24:30
Présentateur

Si Sarah Knafo, pardon, je reviens à elle, vous m'avez dit « elle, c'est moi » et « moi, je suis elle », si elle est mieux placée que vous, vous lui laisserez la place, puisque c'est vous.

24:41
Éric Zemmour

Écoutez-moi. Je pense d'abord, j'ai été Jean-Elysse Politique 30, et je tiens à vous dire que je n'ai jamais vu une telle percée politique en moins d'un an. Donc je suis admiratif et je pense que ça rend justice à son talent, son brio, son sens de la pédagogie et son travail. Première chose. Deuxième chose, je tiens à vous dire que c'est tout à fait flatteur pour Reconquête. Avec un député, on ne parle que d'elle. Alors qu'il y a d'autres groupes qui en ont 30, 40 et dont personne ne parle. Troisièmement, alors imaginez si on avait plus de députés. On nous a bassinés avec le vote utile. Elle était utile. J'attends le troisièmement. Troisièmement, c'est très simple.

Tout ce qui est bon pour elle est bon pour moi.

25:32
Présentateur

Qui décidera ? Est-ce que ce sont les militants de Reconquête ou est-ce que c'est vous, chez vous, au coin du feu, qu'elle ait décidé, c'est toi ou c'est moi ? Je ne sais pas si vous avez une cheminée, pardon.

25:42
Éric Zemmour

Écoutez, je suis le président de Reconquête. Voilà. Point final. Et si elle est mieux placée ? Je suis le président de Reconquête. Je ne vous en dirai pas plus, vous savez. Ce n'est pas si vous vouliez quelqu'un qui vous présente, qui vous présente sa candidature tous les quatre matins, il fallait inviter Xavier Bertrand.

25:58
Présentateur

Je suis le président de Reconquête, ça veut dire, ça c'est sympa pour Xavier Bertrand, je suis le président de Reconquête, ça veut dire, à l'heure où on se parle, c'est moi le candidat. Parce que je suis le président.

26:08
Éric Zemmour

Pourquoi vous ne répondez pas ? Parce que je n'ai pas envie d'en dire plus. On ne va pas parler trois heures de cette histoire. Je vous ai dit tout ce que j'en pensais. Je peux vous répéter. Vous savez, moi, j'ai discuté avec des chefs d'entreprise et ils m'ont dit qu'il y a deux sortes de personnes, deux sortes de chefs d'entreprise. Il y a ceux qui ont confiance en eux et qui prennent des gens autour d'eux qui sont au moins aussi brillants qu'eux. Parce qu'ils n'ont pas peur. Et puis, il y a ceux qui n'ont pas confiance en eux et qui prennent des médiocres. Moi, je suis de la première catégorie.

26:35
Présentateur

Voilà, je n'ai pas envie d'en dire plus. Pour être parfaitement clair, et on va passer ensuite à autre chose, Éric Zemmour, vous avez eu des déclarations ambiguës sur les femmes ces dernières années. Le pouvoir s'évapore au contact des femmes. Les femmes ont une forme d'intelligence différente de celle des hommes. Les grands génies sont tous des hommes. C'est l'autre sorte, vous ne l'avez pas sorti, tout ça. Le fait que Sarah Knafo soit une femme ne changeait rien. Elle pourrait faire une très bonne candidate. Ça ne change rien. Ça m'amuse parce que...

26:57
Éric Zemmour

Et une très bonne présidente. Au début de la campagne présidentielle, on a passé son temps à me sortir des phrases sorties de leur contexte dans un livre écrit il y a 20 ans où j'annonçais d'ailleurs... Un petit peu moins que ça. 2006. 2021, le s'évapore sur LCI. Oui, mais mon livre, c'est 2006. Oui, mais la phrase que j'ai citée, 2021. Donc, c'est pour vous dire. Et on me disait, il est misogyne, etc. Et maintenant, on a une jeune femme qui est avec moi, à mes côtés. Ce n'est pas moi qui l'ai empêchée d'aller à la télévision, d'être numéro 3 sur la liste des Européennes. Au contraire. Mais jeune femme dont vous dites, elle, c'est moi. Oui, elle est très...

Pour y dire, elle est encore plus brillante que moi. Mais on est d'accord sur l'essentiel. C'est ça que je voulais vous dire.

27:39
Présentateur

On n'en saura pas plus ce soir. Sébastien Lecornu. Éric Zemmour a réussi à faire passer en fin de semaine dernière une première partie du budget de la Sécurité sociale. Le grand moment de la semaine prochaine, c'est mardi avec le vote solennel. Ce budget, pour vous, est-il votable ? Adoptable ? Écoutez,

27:55
Éric Zemmour

je n'en sais rien. Je pense qu'on va finir par garder le budget de l'année dernière. J'ai l'impression qu'on ne trouvera pas une majorité pour voter ce budget. Mais je me trompe peut-être. Mais vous souhaitez qu'il y ait une majorité ? Écoutez, je vais vous dire. Pour sortir de ce tourbillon ? Je vais vous dire. Tout ça n'a pas grand intérêt parce que ce budget, c'est n'importe quoi avec les exigences du Parti socialiste, avec, vous l'avez dit vous-même, il y a eu... Si vous voulez, je pense que ce budget est une catastrophe pour la France. Mais qu'il est très intéressant pour l'observateur politique. Je vais vous dire pourquoi.

Parce que, puisque chaque groupe et chaque parti a pu, sans crainte du 49-3, sans crainte de n'importe quoi, dire ce qu'ils voulaient vraiment, on a vu la réalité de chaque parti au-delà des déclarations plus ou moins oiseuses et des éléments de langage. Qu'est-ce qu'on a vu ? Qu'est-ce qu'on a vu ? On a vu une orgie de taxes. Une frénésie fiscale. Un concours lépine de l'impôt. Et on a vu trois grands groupes, l'EPS, l'LFI et le Rassemblement national, se faire à la courte échelle pour faire adopter le plus de taxes possible. Donc, c'est là que tout le monde a vu, puisque avant, quand je disais, Marine Le Pen est de gauche, le Rassemblement national est socialiste, on me riait au nez.

Là, tout le monde l'a vu. On a vu qu'ils ont inventé huit taxes. On a vu qu'ils ont taxé ceux qui avaient des assurances-vie. Ils ont estimé que... Ça a été retiré. Oui, mais ils l'ont voté. C'est ça qui est intéressant. Je ne vous dis pas que tout ça va arriver dans la réalité. Je précise, pour ceux qui nous regardent et qui pourraient s'inquiéter pour leur assurance-vie. Mais vous êtes d'accord. Moi, je vous parle d'un point de vue politique. C'est intéressant sur un point de vue politique pour voir qu'est-ce que font les uns et les autres. Ils ont taxé les Français de l'étranger. Ils ont taxé les grands groupes français multinationaux. Voilà, huit taxes.

Nous, à Reconquête, nous sommes exactement aux antipodes de cela. Nous voulons baisser les dépenses massivement pour pouvoir baisser les impôts massivement. Vous êtes sur la ligne Laurent Wauquiez, si je résume. Sur la ligne Laurent Wauquiez. Laurent Wauquiez qui est sur notre ligne. Peu importe. C'est la même, en tout cas. C'est la même. Là-dessus, c'est la même. Vous avez raison, sur l'ISNAR, Sarah Knafo. Sarah Knafo a fait un très bon plan de... de réduction des dépenses. Elle a ciblé certaines dépenses qui vont de la politique de la ville, de subventions aux éoliennes, des allocations sociales aux étrangers. Vous voyez, il y a différents thèmes.

La privatisation du service public, etc., etc. Donc, des dépenses massives, ça montait déjà à 80 milliards alors que c'était un plan d'urgence pour pouvoir baisser les impôts massivement. Ça, c'est notre philosophie. Ce n'est pas la philosophie du Rassemblement national, de LFI et du PS.

30:45
Présentateur

Si le budget de la sécurité, la sécurité sociale n'est pas adopté, mardi, faute de majorité, est-ce que, pour vous, le Premier ministre doit en tirer les leçons et éventuellement démissionner ? T'as l'impression que ça ne t'intéresse pas plus que ça ? Non, ça ne m'intéresse pas. Ça ne m'intéresse pas. C'est le budget, ce sont les emplois à l'hôpital dans quelques mois, c'est le remboursement des fauteuils roulants dans les jours qui viennent. On n'est pas aux Etats-Unis, il n'y aura pas de shutdown. Personne n'a dit ça.

Mais vous savez que si, il n'y a pas de loi spéciale possible sur le budget de la sécurité sociale et donc les mesures qui étaient prévues dans ce budget n'existeront pas, y compris les créations de postes en EHPAD par exemple, qui étaient prévues au 1er janvier prochain, c'est ce que dit une note du patron de la sécurité sociale.

31:22
Éric Zemmour

C'est la responsabilité des députés, c'est leur problème. Moi, je ne suis pas à l'Assemblée, on me le reproche assez, donc ils n'ont qu'à voter. Moi, ce que je vous dis, moi, j'observe, si vous voulez, pour l'avenir, je ne suis pas ni Premier ministre ni en charge de ce budget, qu'il se débrouille, il a voulu être Premier ministre, il a négocié avec le Parti socialiste sa pérennité, qu'il se débrouille.

31:46
Présentateur

Mais ça, qu'il démissionne ou pas, ça ne vous fait ni chaud ni froid. Mais on aura un autre le même. Emmanuel Macron, vous le savez.

31:52
Éric Zemmour

Comme on a eu Bayrou et... Vous alliez dire Wauquiez.

31:56
Présentateur

J'avais déjà oublié. Vous alliez dire Laurent Wauquiez. Non, non. Vous avez coupé la parole. Emmanuel Macron rentre tout juste de Chine et il donne un entretien à nos confrères des Échos pour dire qu'il hausse le ton face à Pékin. Il dit qu'il a expliqué aux Chinois pendant son voyage qu'ils doivent prendre des mesures pour arrêter d'inonder l'Europe et la France de leurs exportations et que si ce n'est pas le cas, si la Chine ne le fait pas, l'Europe augmentera les droits de douane dans les tout prochains mois. Sur ce point, et uniquement ce point, vous êtes d'accord avec Emmanuel Macron ? Vous allez me dire qu'il vous rejoint après 30 ans. Exactement. Pas 30 ans, n'exagérez pas.

Mais vous êtes d'accord. Il faut envisager de taxer les Chinois.

32:32
Éric Zemmour

Je vous assure, Marc Pauvel, permettez-moi, j'ai proposé, pendant la campagne présidentielle, pendant la campagne des Européennes, que l'on fasse avec l'Union Européenne ce que faisait Trump avec les États-Unis. C'est-à-dire, il faut se barricader de droits de douane contre la Chine, sinon l'industrie chinoise va tout raser.

32:58
Présentateur

Vous comprenez ? Donc on fait comme les États-Unis, on envisage qu'ils sont à 47% en ce moment de taxation de la Chine. On met les mêmes barrières.

33:06
Éric Zemmour

Oui. Sinon, sinon, l'industrie chinoise, l'industrie chinoise va tout démolir. Je vais vous donner un exemple. Si vous voulez, si vous me laissez deux minutes. Allez-y. En fait, nous sommes dans une situation qui ressemble beaucoup à la situation d'avant la guerre 14. Pourquoi je vous dis ça ? À la fin du 19e siècle, l'Allemagne, qui s'était unifiée en 1870, commence à forger une industrie énorme. Beaucoup trop importante et beaucoup trop puissante pour son territoire national. Donc, elle a besoin d'exporter. Et pour... Pour quoi exporter ? Évidemment, qu'est-ce qu'elle fait ? Elle va finir par faire la guerre pour avoir des débouchés.

Nous sommes exactement dans la même situation aujourd'hui. La Chine a une industrie beaucoup trop puissante pour son marché national. Donc, elle veut exporter. Vous allez me dire pourquoi il n'y a pas la guerre ? Il n'y a pas la guerre parce qu'il y a la bombe atomique. Je pense que c'est la raison principale. Mais vous voyez bien que l'Amérique s'est barricadée. Elle, elle fait la guerre.

34:09
Présentateur

Et d'ailleurs, ce qu'on vit aujourd'hui sur l'Europe est une des conséquences des barrières économiques mises par Donald Trump qui font que les Chinois, plutôt que d'aller dans les ports américains, aujourd'hui, ils privilégient les ports des Pays-Bas et l'Europe pour déverser ce qu'on peut parfaitement comprendre. Mais on peut imaginer que si l'Europe se barricade comme vous le souhaitez, la Chine prendra des mesures de rétorsion. Les producteurs français de cognac, ceux qui cherchent à vendre des voitures françaises en Chine, ce sera la même chose aussi. Vous êtes prêt à payer ce prix-là ? Vous savez,

34:38
Éric Zemmour

je vais vous dire, je comprends très bien qu'il y ait des exportateurs de cognac, par exemple. Je dis le cognac, mais vous avez raison. Ils vendent beaucoup en Chine parce que les Chinois sont certains d'inventables.

34:48
Présentateur

Donc vous avez tout à fait raison. Mais il faudra s'attendre à des manifestations de toutes les professions concernées les unes après les autres qui diront vous nous avez abandonné.

34:53
Éric Zemmour

Je comprends très bien. Mais ce que je veux vous dire, c'est que si l'on ne met pas des taxes importantes sur le marché européen, demain, il n'y aura plus d'industrie européenne. C'est clair. Il n'y aura plus de sidérurgie, il n'y aura plus d'automobiles, il n'y aura plus rien. Il n'y aura plus de textile. Vous avez vu le chêne. Il faut arrêter le chêne. C'est-à-dire le fermer ? Il faut le bloquer. Mettre 100% de taxes pour qu'il ne puisse plus vendre. Je vous assure, c'est vital.

Et je suis content qu'Emmanuel Macron finisse par le comprendre parce que pendant des années, il a été de ceux avec la Commission européenne qui vantaient les mérites du libre-échange et de la mondialisation heureuse.

35:30
Présentateur

C'est la taxe européenne aujourd'hui qui dit qu'il va falloir mettre des droits de douane, y compris sur les petits colis, Chine et tous les autres. Il est temps. La Commission européenne

35:38
Éric Zemmour

a eu un logiciel livré. C'est un exemple. C'est un exemple. Vous comprenez bien. Je dis 100% comme Trump disait 100%. Je ne suis pas dans les négociations. Je dis qu'il faut des taxes massives. Il faut que nous soyons un bloc protectionniste. Il y a un autre problème, c'est les Allemands. Parce que vous m'avez dit le cognac et tout. Mais ce n'est rien par rapport aux ventes de voitures allemandes. Les Allemands ont eu jusqu'à 200 milliards d'excédents commerciaux. Et ils ne partagent pas tout à fait notre inquiétude. Bien sûr.

36:09
Présentateur

Donc, qu'est-ce que vous faites ? Parce que si l'Europe se barricade, certains pays ne voudront probablement pas aller jusque là.

36:14
Éric Zemmour

Il y a un problème allemand. Mais je vais vous dire. Les Allemands ont intérêt à comprendre vite. D'ailleurs, entre nous, ils commencent déjà à le comprendre. Déjà, ils veulent abolir l'interdiction des moteurs thermiques en 2035 parce qu'ils ont compris que leur industrie automobile allait se faire laminer par l'industrie électrique chinoise. Ils commencent à comprendre, les Allemands. Ils sont un peu plus lents, mais ils finissent par comprendre. Moi, je pense que même les Allemands seront laminés. Vous voyez, Marc Fauvel ? Même les Allemands. Bon. Donc, on sera obligés d'en arriver à cela. Sinon, il n'y aura plus rien en Europe. Ce sera la terre brûlée.

Et quand je vois Emmanuel Macron qui quémande, qui quémande des accords technologiques, de transferts technologiques comme nous, nous avons fait avec les Chinois, mais ils ne sont pas aussi bêtes que nous. Ils ne sont pas aussi arrogants. Moi, j'ai connu, je me souviens, des ministres qui me disaient mais t'inquiète, ils feront toujours des chaussettes et nous, on fera des Airbus. Je me souviens de ces discussions-là. À l'époque, je leur disais mais vous êtes complètement flous.

37:14
Présentateur

Vous voyez ? Oui, parce que les Chinois sont montés en gamme, évidemment, et que d'autres pays ont pris le relais des chaussettes ou des autres choses que vous avez pu citer. Vous avez, il y a quelques minutes, parmi les pistes d'économie en France, cité l'audiovisuel public. Éric Zemmour, je voudrais qu'on s'arrête quelques instants sur cette question. Je ne sais pas si vous avez lu le journal La Tribune dimanche ce matin qui interroge les Français sur l'opinion qu'ils ont des médias de l'audiovisuel public. Sept Français sur dix disent qu'ils ont une bonne image aujourd'hui de l'audiovisuel public. Est-ce que c'est votre cas, vous ? Non. Il n'y a rien qui va ? Oh, je n'ai pas dit ça.

Qu'est-ce qui va bien

37:47
Éric Zemmour

sur l'audiovisuel public ? Je ne sais pas, il y a des émissions qui sont... qui sont... Mais... Pensez à quoi ? Si vous voulez, quand ? Je ne sais pas, je ne regarde pas beaucoup

37:55
Présentateur

la télévision. Vous pourriez citer une émission du service public que vous écoutez,

38:00
Éric Zemmour

vous regardez ? Fort Boyard. Fort Boyard, oui. J'ai regardé ça avec mes enfants jadis et je trouve ça toujours très sympathique. Mais je vais vous dire, ce n'est pas le sujet. Il y a deux problèmes. Il y a le premier problème, c'est Fort Boyard, ça pourrait être sur TV. Quelle différence avec le service public ? Aucune. Et deuxième problème, beaucoup plus grave, c'est que c'est une machine de propagande. Excusez-moi, quand il y a des documentaires ou des émissions, que ce soit sur tous les sujets de l'émission, de l'immigration jusqu'aux relations internationales, etc., le service public fait de la propagande.

38:37
Présentateur

Et donc, il y a 70% de Français victimes du syndrome de Stockholm qui adorent la propagande.

38:43
Éric Zemmour

Non, ça ne veut pas dire qu'ils adorent la propagande. Ça veut dire qu'ils trouvent des émissions intéressantes, sympathiques, etc. Je ne suis pas sûr qu'ils aiment la propagande. Votre solution, c'est quoi ? La privatisation.

38:55
Présentateur

De tout Radio France, tout France Télévisions ?

38:57
Éric Zemmour

Je pense que vous savez.

38:58
Présentateur

Marine Le Pen, qui il y a quelques années disait, privatise tout, est un peu revenu là-dessus. Maintenant, elle dit qu'on ne touche pas à France 24, ni à RFI, qui est un peu la voix de la France à l'étranger, ni même à Arte, chaîne franco-allemande. Vous regardez comme moi les séries d'Arte.

39:12
Éric Zemmour

Moi aussi. Vous, c'est tout. Vous mettez tout sur le marché, vous privatisez tout. Je vais vous dire. Je suis un enfant de l'ORTF. J'ai adoré l'ORTF. Ma première culture, c'était sur l'ORTF dans les années 60 avec les adaptations de Balzac ou les films historiques. Et après, j'allais demander à ma mère qu'elle m'achète les livres qui correspondaient aux séries et aux feuilletons et aux films. Vous voyez, j'ai adoré l'ORTF. Mais c'est une époque révolue malheureusement. Si vous voulez, c'était la technologie. À l'époque, il y avait, c'était tellement cher et tellement une technologie énorme qu'il n'y avait que les États qui pouvaient le faire. Aujourd'hui, le privé peut le faire.

Donc, autant le donner au privé. Ça fera des économies. Et je vous assure qu'en plus, il n'y aura pas cette propagande incessante. Je veux dire, sur France Inter et sur France 2, moi, je suis choqué par la propagande permanente qu'il y a.

40:05
Présentateur

Est-ce que tout le monde pourrait se porter acquéreur ? Mais pourquoi pas ? Est-ce que, par exemple, si un groupe déjà extrêmement bien implanté aujourd'hui dans les médias comme celui de M. Bolloré voulait racheter France Inter, France 2 ou France 3, il pourrait le faire pour vous ? Est-ce que ça poserait un problème ? Tant qu'il serait français, oui, ça ne me choquerait pas. Il faut que ce soit français.

40:22
Éric Zemmour

C'est le seul critère. Non, mais je préférerais. Je me souviens de la 5 donnée à l'italien Berlusconi. Ce n'est pas scandaleux, c'est un Européen. Vous voyez, je fais quand même des hiérarchies. Donc, voilà. Un groupe français, quel qu'il soit,

40:36
Présentateur

et vous mettez tout sur le marché.

40:37
Éric Zemmour

Il y a eu une polémique sur le pluralisme et puis les critères que M. Macron voulait imposer. Moi, je trouve ça très frappant. Aujourd'hui, il faut quand même le dire, c'est le groupe Bolloré qui est le plus responsable du pluralisme dans les médias. Sans le groupe Bolloré, il n'y aurait pas de pluralisme. Il y aurait un discours unique, un récit unique. C'est d'ailleurs bien pour cela que la gauche...

41:07
Présentateur

C'est un peu gênant, mais quand vous venez sur ce plateau, vous avez l'impression vraiment qu'on vous interroge avec un discours unique. Oui, mais ce n'est pas grave. C'est-à-dire... Je pense que je serais interrogé. D'ailleurs,

41:16
Éric Zemmour

vous avez pris la place de quelqu'un qui est maintenant sur France Inter.

41:20
Présentateur

Oui,

41:20
Éric Zemmour

et moi-même, j'étais avant. Et avant, vous étiez sur le service public. Oui, ça arrive.

41:24
Présentateur

Et encore avant, j'étais dans le privé. Non, mais ce n'est pas un reproche que je vous fais.

41:27
Éric Zemmour

Mais évidemment que BFM, idéologiquement, est proche du service public.

41:33
Présentateur

Mais qu'est-ce qui, dans l'interview que nous avons le plaisir de partager ce soir ensemble, vous fait dire que c'est idéologiquement...

41:38
Éric Zemmour

Et c'est un ensemble.

41:39
Présentateur

Oui, mais allez-y.

41:40
Éric Zemmour

Mais c'est un ensemble. Ce ne sont pas les questions qu'on poserait sur CNews. Mais encore une fois... Vous avez travaillé sur le service. Moi, j'aime bien me confronter aussi. Moi, je ne suis pas pour qu'il y ait un seul modèle, une seule idéologie qui règne sur les médias. Vous avez travaillé sur le service public.

41:55
Présentateur

Je veux une concurrence des récits. Vous avez travaillé sur le service public avec Laurent Wauquiez. Avec Laurent Wauquiez. Avec Laurent Ruquier. Décidément, Wauquiez, c'est la star. Décidément, c'est la star. Il y a Sarah Knafo et Laurent Wauquiez. Avec Laurent Wauquiez, vous aviez le droit de tout dire. Absolument. Mais c'était tout l'autre époque. Et ils ont fini par me tirer. Oui, mais vous avez pu tout dire pendant des années. Et vous avez, à la fin, comme beaucoup de gens, vous vous êtes fait sortir. Mais ça arrive à des gens très bien. Non. Moi, je me suis fait sortir

42:18
Éric Zemmour

pour des raisons idéologiques. Mais... C'est-à-dire ? Qu'est-ce qu'on vous a dit ? C'est-à-dire que, tout simplement, il y avait beaucoup de gens qui commençaient à en avoir marre que je donne, justement, un contre-discours. Et ça a fini par influencer Laurent Ruquier qui a fini par me dégager. D'ailleurs, il l'a dit après. Il a dit qu'il allait pas donner la parole.

42:41
Présentateur

Mais c'est la vieille histoire, tout ça. On parle... On parlait tout à l'heure de ce fameux sondage de l'IFOP sur l'islam de France. Dans votre dernier livre, Éric Zemmour, la messe n'est pas dite, vous plaidez pour un sursaut judéo-chrétien pour sauver la France de l'islamisation. Dans cette enquête de l'IFOP qui a fait beaucoup parler, les chiffres ne disent pas la même chose. Quand on regarde les chiffres, c'est donc une enquête qui est menée très régulièrement depuis des décennies. Non, je vais vous les montrer là encore. Ils sont publics, ces chiffres-là. Alors, c'est la courbe...

Pardon, c'est la courbe tout en bas, pour ceux qui ont des très bons yeux, le nombre de Français qui se déclarent musulmans. 4% de la population en 2009, 5,5% de la population en 2016 et 7%, c'est la ligne ouverte que vous voyez en bas, aujourd'hui. Il n'y a pas de grand remplacement. Oui, oui. Je vais vous dire quelque chose. Et j'ajoute simplement pour être très complet là-dessus que 20% des musulmans disent qu'ils ne sont pas pratiquants. Donc, les 7% que vous voyez là, les pratiquants, en fait, c'est 5%. Je vais vous dire.

43:37
Éric Zemmour

Oui. Parce que j'ai eu une... Une émission et une discussion avec mon ami Jérôme Fourquet là-dessus. Je ne crois pas à ce chiffre. C'est-à-dire que les Français mentent

43:48
Présentateur

quand on les interroge. Ils ne disent pas. Ils sont cachés. Je vais vous dire. Comment vous expliquer... Vous pensez vraiment que les Français, quand on leur déclenche... Allez-y, je vous en prie. Vous êtes sur BFM, vous avez le droit de répondre

43:56
Éric Zemmour

tranquillement à toutes les questions. Comment vous expliquer que Jérôme Fourquet lui-même, dans un de ses précédents livres, a comptabilisé 20% de prénoms musulmans ? Et il n'y aurait que 7% de musulmans. Parce que ça n'a pas... Donc, ça veut dire que des gens... Pas forcément grand-chose à voir. Ah, ça n'a rien à voir. Pas forcément grand-chose à voir, j'ai dit. Vous pensez qu'un Français non-musulman va donner un prénom musulman ? On peut appeler son fils David et ne pas être de... Vous savez très bien que ce n'est pas la même chose. Non. On n'appelle pas son fils Mohamed si on n'est pas musulman. C'est pas vrai. Ah bon ? Non. C'est faux.

Donc là, les 7% de gens qui ont dit « Je suis musulman et... » Je vous confronte à vous-même. Je donne un autre chiffre. Confrontez-moi. 30%. 30% des enfants nés en 2023 sont de parents extra-européens. Ils ne sont pas forcément musulmans.

44:47
Présentateur

Et encore moins pratiquants.

44:48
Éric Zemmour

Extra-européens. Ce n'est pas rien.

44:52
Présentateur

Du coup, vous avez demandé...

44:54
Éric Zemmour

On est loin des 7%.

44:55
Présentateur

Vous nous citez des chiffres très bien et je les entends. Vous avez demandé à l'IFOP pourquoi ce décalage. Je n'ai pas eu de réponse. Et donc, pour vous, ces chiffres-là que nous venons de voir, ce chiffre-là, je ne sais pas si c'était un chiffre de la France, mais c'est une étude qui est menée depuis plus de 20 ans, 25 ans par l'IFOP. En tout cas, vous le contestez, ce chiffre. Est-ce que vous êtes favorable, Éric Zemmour, à la proposition faite par Laurent Wauquiez et par Gabriel Attal, donc chez Les Républicains et chez Renaissance, d'interdire le voile aux mineurs en dessous d'un certain âge, 15 ou 16 ans ? Moi, je suis pour l'interdiction du voile

45:31
Éric Zemmour

à tous, partout, dans l'espace public, à l'université, dans le sport, dans la rue, à tout à l'heure. Partout, à tout âge, mineur ou majeur. Je pense que le voile est un signe d'hostilité à la société française et à la France. Je pense que c'est un signe d'islamisation, de conquête de notre pays.

45:56
Présentateur

Vous avez peut-être lu ce matin les propos de Rahim Korsial, grand rabbin de France, qui n'est pas tout à fait un islamo-gauchiste, qui dit, il est interrogé simplement sur l'interdiction du voile pour les mineurs, il dit que c'est dû à n'importe quoi. C'est dû à n'importe quoi. On est dans une sorte de concours lépine. Si ça continue, on va interdire la circoncision avant 16 ans. Il ne vous a pas échappé

46:14
Éric Zemmour

que je n'étais pas toujours d'accord avec le rabbin Korsial. En revanche, je vais vous dire quelque chose. J'ai vu dans une autre proposition du groupe sénatorial l'interdiction de faire le ramadan pour les enfants. Exactement. Et bien là, vous voyez, je ne suis en désaccord total. Moi, je suis pour

46:31
Présentateur

la liberté religieuse. Donc le voile, on l'interdit partout, à tout âge, mais le ramadan, dans l'espace public, chez elles,

46:37
Éric Zemmour

elles peuvent mettre le voile. Moi, je suis, si vous voulez, je sais que dans la loi de 1905, ce n'est pas écrit noir sur blanc, mais c'est l'esprit de la loi et c'est surtout les mœurs républicaines et françaises. Il doit y avoir ce que Jean-Pierre Chevènement, quand il était ministre de l'Intérieur, appelait un devoir de discrétion des religions dans l'espace public. Moi, quand j'étais enfant, je l'ai raconté dans mon livre. Ce qui n'est pas la loi de 1905. C'est l'interprétation. Ce n'est pas une interprétation. C'est un devoir. C'est un devoir. C'est un esprit. C'est des mœurs. Vous comprenez ? Vous savez, Montesquieu nous a appris que les mœurs, c'était au moins aussi important.

47:14
Présentateur

Du coup, si on fait une procession avec une grande croix dans une ville, ça existe ? Oui, oui, oui. Vous l'interdisez aussi ? Parce que là, c'est... C'est une très bonne question.

47:22
Éric Zemmour

Non, non. Vous avez posé une très bonne question. Donc, je finis. J'allais vous dire que quand j'étais enfant et que j'allais... Tout le monde sait que je suis juif, que je vais à la synagogue avec mes parents. On avait la calotte sur la tête. Quand on sortait de la synagogue, ma mère me disait « Tu l'enlèves et tu la ranges dans ta poche. » Mais elle n'avait pas obligation également de le faire. Non, c'est ce que je vous dis. Si. Ce n'est pas qu'elle avait obligation. Ce n'était pas élégance vis-à-vis des autres. On n'avait pas à savoir qu'on était de telle ou telle religion. Et c'était... Elle avait très bien compris l'esprit de la laïcité. Vous comprenez ? Les mœurs. Bon.

Maintenant, vous me posez une très bonne question sur les processions chrétiennes. Oui. Je pense, et c'est tout le sens de mon livre, il y a la France et d'identité chrétienne. La France a été façonnée par le christianisme. Je l'explique en long et en large dans ce livre. Sans le christianisme, il n'y a plus de France. Donc, je pense que le christianisme est une espèce de grand frère qui a des privilèges culturels. Je mets bien un R. C'est-à-dire qu'il faut défendre l'identité de la France et donc il faut défendre l'identité chrétienne. Donc, on autorise. Donc, on autorise, par exemple, les crèches partout. Moi, je suis pour les crèches et les autres religions.

Et la kippa, elle fait partie de l'éducation culturelle ou pas ? Non, non, non, non. Donc, les croix, oui, les crèches, oui. Non, pas les croix, oui. Comprenez-vous, comprenez ce que je dis. Je vous laisse ici. Écoutez-moi. Vous faites semblant de ne pas comprendre. Premièrement, tous les citoyens sont libres et égaux en droit. D'accord ? Quelle que soit leur religion, ils sont égaux. On commence par là. D'accord ? Deuxièmement, il y a une identité chrétienne qui est consubstantielle à la France. Je suis, vous voyez, comme le rapport de Trump. Si la France n'est plus chrétienne, si l'Europe n'est plus chrétienne, ce ne sera plus la France, ce ne sera plus l'Europe. Voilà. C'est clair ?

Donc, il faut le... Si vous voulez, je considère que... Je vous ai cité, évidemment, l'article 1 de la Déglaration des droits de l'homme. Je peux vous dire que, pour moi, le droit d'un peuple à sa pérennité culturelle et historique est aussi un droit de l'homme et qu'il faudrait le défendre. Et, en l'occurrence, la pérennité historique et culturelle de la France et de l'Europe repose sur le christianisme. Je vais vous donner un exemple concret de ce que je vous dis. Et après, j'arrête. Au XIXe siècle, on a construit, puisque les religions étaient libres, on a construit beaucoup de synagogues et de temples protestants. Mais il y avait une règle.

C'était qu'ils devaient être construits derrière des façades d'immeubles. Comme ça, la France est restée longtemps ce pays du manteau blanc d'église. Est-ce que vous comprenez la nuance ? Les juifs et les protestants avaient évidemment toute liberté pour pratiquer leur religion. Mais le catholicisme restait la culture...

50:03
Présentateur

Une exception revendiquée pour le catholicisme, pas pour la kippa. Absolument. Pas pour la kippa et pas pour le voile interdit dans l'ensemble de l'espace public. Absolument. Et ceux qui porteraient

50:13
Éric Zemmour

un voile ou une kippa ? Ils auront une amende. Amende. Mais je sais, je connais les juifs, ils l'enlèveraient. De toute façon, je vais vous dire... Et les musulmans, non ? Attendez. J'espère que les musulmans, si. Oui, vous citez les juifs. Parce que je les connais. Je les connais, ils sont moins nombreux. Je les connais, j'ai grandi parmi eux et je sais très bien... De toute façon, je vais vous dire quelque chose. Aujourd'hui, il n'y a plus beaucoup de juifs qui portent la kippa ou la calotte sur la tête. Parce que très souvent, ils se font agresser le plus souvent par des musulmans. Donc ça, c'est un autre sujet, voyez-vous. Mais c'est un sujet important.

50:44
Présentateur

Jordan Bardella, le week-end dernier, a été agressé par un homme qui lui a cassé un oeuf sur le visage. Le même homme qui vous avait agressé en 2022, au même endroit, je crois d'ailleurs, dans la même ville. Absolument. Il avait été condamné à l'époque à 500 euros d'amende avec sursis. Est-ce que vous dites, comme Jordan Bardella, que ça correspond à une forme de brutalisation de la vie démocratique ? Ou est-ce que, comme le même Jordan Bardella, quand Emmanuel Macron s'était pris un oeuf lorsqu'il était candidat au Salon de l'agriculture, s'en était amusé ? Finalement, est-ce que c'est grave ou est-ce que ce n'est pas grave ? Oui, c'est grave.

51:14
Éric Zemmour

Et que ce soit Macron, Bardella, Tartampion ou moi, oui, c'est grave. Franchement, moi, je vais vous dire, je vous ai dit au début de cette émission que je subis la hargne vociférante et parfois brutalisante des prétendus antifas. Oui, c'est grave. Je vous assure que c'est grave. Moi, j'ai vu dans des villes, pour des gens qui venaient se faire dédicacer un de mes livres, des gens en sang. Parce qu'ils s'étaient fait tabasser par ces prétendus antifas. C'est grave. Je vous assure que c'est grave. Donc, Jordan Bardella n'aurait pas dû s'en amuser il y a quelques années ? Non, il n'aurait pas dû s'en amuser. Pour s'en offusquer aujourd'hui ? Il a raison de s'en offusquer aujourd'hui.

Et moi, je ne m'en suis jamais amusé pour quiconque. Vous l'avez appelé ? Non. Vous parlez avec Jordan Bardella ? Comment ? Vous parlez ? Non. Jamais ? Ben, je l'ai croisé, la dernière fois que je l'ai croisé, c'était aux obsèques de Jean-Marie Le Pen et nous nous sommes serrés la main chaleureusement. Et la dernière fois que vous vous êtes parlé, que vous avez eu une vraie discussion politique, c'était quand ? Oula ! Ça remonte à loin. On avait pris, je crois que je ne sais plus si on avait déjeuné ou pris un café. Dans les années 2020, quand il affirmait, en rigolant à Sarah Knafou, qu'il préparait ses émissions en me regardant sur ses news.

52:40
Présentateur

Quand vous voyez ce qu'il est devenu aujourd'hui dans les sondages, il caracole en tête, premier tour, second tour, donner vainqueur dans tous les cas de figure, est-ce que vous pensez qu'il peut devenir président dans 18 mois ?

52:52
Éric Zemmour

Écoutez, vous savez, je vous ai dit que j'avais été journaliste politique pendant 30 ans, vous le savez. Quand j'étais enfant, je regardais déjà beaucoup la politique, les présidentielles. Je me souviens depuis la présidentielle de 69 avec Georges Pompidou. Je vous dis ça, non pas pour vous dire que je suis vieux, mais pour vous dire que j'ai une certaine expérience et en plus, je fus candidat en 2022. Donc ça me donne... Je peux vous dire une chose, première chose, que à chaque fois, à chaque échéance, à 18 mois de l'échéance, il y a un candidat qui est largement en tête, qui est donné largement vainqueur et qui ne gagne jamais.

Il s'est appelé Édouard Balladur, Lionel Jospin, Alain Juppé et pour remonter à plus loin, Raymond Barre, Alain Poher, Jacques Chabondelma. Donc ça va se reproduire

53:40
Présentateur

cette fois encore ? Je le pense. Ça, c'est une première chose. Mais c'est juste parce qu'il y a une sorte de malédiction de celui qui fait la course en tête ou il y a d'autres raisons plus profondes ? Alors, c'est une bonne question. Je vous remercie, monsieur Zébon.

53:52
Éric Zemmour

Vous avez raison, il y a une malédiction de celui qui fait la course en tête. Je vais vous dire pourquoi. Je l'ai vu en particulier parce que j'étais vraiment journaliste politique près d'eux avec Édouard Balladur et Lionel Jospin. En fait, quand un candidat est aussi en tête, il ne dit plus rien. Il est tétanisé par le fait de dire quelque chose qui lui ferait perdre des voix. Et vous trouvez que c'est déjà le cas aujourd'hui ? Il est trop prudent ? C'est son problème. Je vous dis l'analyse que je fais. Donc, je réponds oui à votre première question. Et il y a une question qui est très importante.

C'est une spécificité du Rassemblement national que j'ai observée aussi en tant qu'observateur et maintenant en tant que candidat. C'est que au temps de Jean-Marie Le Pen et du Front National, les gens n'osaient pas dire qu'ils votaient Front National. Et donc, Jean-Marie Le Pen commençait très bas dans les sondages de présidentielle et finissait... Et il grimpait dans les derniers jours. Merci. Lionel Jospin en sait quelque chose. Exactement. Aujourd'hui, c'est exactement l'inverse. C'est-à-dire que Marine Le Pen, puisqu'elle était la candidate et Jordan Mardella, c'est la même chose, très haut avant l'échéance et il dégringole. Donc, ça va se dégonfler. C'est une bulle.

Madame Le Pen, en juin 2021, était à 32. Moi, j'étais entre 3 et 5. Fin septembre, elle était à 16 et j'étais à 18-19.

55:11
Présentateur

C'est tout. Est-ce que son âge, 31 ans, 31-32, quand il arriverait à l'Élysée, est un handicap ? Vous savez,

55:18
Éric Zemmour

ce genre de question... Si je vous dis oui, vous allez me dire que je suis un handicap. Je suis un handicap. Je suis un vieux con. Si je vous dis non, vous allez me dire que je suis hypocrite. Non, non. Je vous pose la question. Je n'ai pas envie de répondre à cette question. On peut arriver à l'Élysée à 30 ans. On peut arriver à n'importe quel âge. On a le droit. C'est légal. Après, les gens jugeront. Est-ce qu'ils veulent un président de trentaine d'années ? Je dirais une seule chose pour quand même répondre à votre question. Aujourd'hui, dans les 10 pays les plus puissants du monde, il y a 9 septuagénaires.

55:50
Présentateur

Ça vous dit... Le septuagénaire est l'avenir des grandes démocraties ? Je pense. C'est ce que vous voulez nous dire ? Oui. Rappelez-nous votre âge. Moi, j'ai 67 ans. Ah ! Bientôt. Vous ne dites ça pour personne. Pour terminer sur un rejet. Non, parce qu'il y en a d'autres. Un tout petit peu plus léger. Éric Zemmour, est-ce que vous étiez parmi les 6 millions de personnes qui ont regardé le concours et l'élection de Miss France sur la télé ? Ah non, je n'ai pas regardé. Non ? C'est bien, Miss France, où il y a un côté un peu archaïque. Voir des jeunes femmes défiler en maillot de bain où c'est la France éternelle. C'est de la beauté.

56:23
Éric Zemmour

Mais moi, je ne déteste pas l'archaïsme. Il y a des choses très belles. Vous savez, la place Vendôme, ça a 3 siècles. C'est magnifique. Et pas en maillot de bain. Non. Vous avez compris ce que je veux dire. Il y a des traditions françaises que je trouve sympathiques, chaleureuses. Et ça en fait partie. Et ça en fait partie. Je regrette d'ailleurs qu'ils aient cédé aux pressions des féministes en faisant une espèce de... Ah ! On a le droit si on a plus de 30 ans. Ah ! On a le droit si on fait un quiz ou que sais-je encore. Pour vous, il fallait faire la beauté rien que la beauté. Oui, c'est Miss France.

57:01
Présentateur

Vous savez qui a gagné ? Non.

57:03
Éric Zemmour

Non, je n'ai pas regardé.

57:03
Présentateur

Honnêtement, je ne peux pas. Je vais vous l'apprendre. Miss Tahiti. Miss Tahiti. Elle s'appelle Inopoko. C'est son prénom. Inopoko Dewez. Il aurait fallu qu'elle s'appelle Corinne.

57:14
Éric Zemmour

Vous savez, on ne va pas reprendre cette discussion. Inopoko. Moi, je continue de penser que les prénoms sont un... Les prénoms français, chrétiens... Oui, j'ai compris, évidemment. Donc, c'est un peu... Vous m'avez pris à la marge, mais j'ai compris la plaisanterie. Mais je continue de penser que c'est un élément d'unification dans une France qui est complètement éparpillée façon puzzle. Oui. Et c'est une des façons... Mais Inopoko, ça passe ? Non, mais parce que Inopoko, c'est trois personnes arrêtées de... On est à Tahiti, on est à des milliers, des dizaines de milliers de mètres de France. Parce que c'est loin, ça passe. Oui. Oui. Inopoko, ça passe.

Ce n'est pas que ça passe, c'est que... C'est un accessoire. Ne prenez pas un sujet par le petit bout de la lorniette. Là, vous faites très BFM. Ah, ben voilà.

57:59
Présentateur

C'était pour vous offrir la dernière manche. Merci beaucoup, Robert Ménard. Encore l'envoyer ? Eric Zemmour. Non, Robert Ménard, j'essaie de vous appeler. Merci beaucoup, Eric Zemmour, d'être venu ce soir. Merci à vous. Sur ce plateau...