Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewParti socialiste (sur YouTube)· 15 décembre 2025 3 minAutoproduit

Mieux protéger notre industrie agroalimentaire locale - Fabrice Barusseau

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

À pont en Charante Maritime, l'entreprise agroalimentaire Colibri, connue nationalement pour ces Madeleines s'apprête à engager une cessation totale d'activité. Ce choix brutal annoncé précipitamment plonge des dizaines de familles dans l'inquiétude et fragilise profondément un territoire déjà très éprouvé. Ce qui se joue, ce n'est pas seulement la fermeture d'un site industriel, c'est l'illustration d'une logique de sous-investissement. chronique mené par un groupe pourtant largement bénéficiaire qui a sacrifié un outil de production au profit d'autres sites au gré d'arbitrage purement financier.

Pendant des années, Colibri n'a investit qu'en urgence pour maintenir le minimum vital, jamais pour préparer l'avenir. Aujourd'hui, ce sont les salariés et avec eux tout un bassin de vie qui en pai le prix. Ce matin encore, les syndicats et les salariés sont mobilisés en grève pour défendre leur emploi, leur dignité et le rôle vital de l'industrie agroalimentaire dans nos territoires ruraux.

Monsieur le ministre, la Charante Maritime connaît trop bien ses stratégies de démantellement. À Saint-Jean d'Angéli dans les années 2000, l'entreprise Brossard a subi le même sort : rachat, regroupement, absence d'investissement puis fermeture laissant derrière elle un territoire meurtri. L'histoire semble se répéter.

Monsieur le ministre, comment le gouvernement entend-il mieux protéger notre industrie agroalimentaire locale face à ces logiques de démantellement dicté par le seul profit ? et quelles mesures comptez-vous prendre pour garantir que des groupes bénéficiaires ne puissent plus sacrifier nos sites, nos emplois et nos territoires par manque d'investissement ou par stratégie financière très courtmiste ? Merci.

Moi, je voudrais dire deux choses sur l'entreprise elle-même. Nous allons tout faire pour que le traitement social des 60 et quelques 68 de mémoire salarié concernés soit exemplaire. Parce que vous l'avez dit, cette entreprise, elle fait partie d'un groupe qui gagne de l'argent, qui fait un choix stratégique et qui doit à ses salariés des mesures de reclassement et des mesures d'accompagnement. que deux, on va aussi s'occuper du site euh parce que c'est un site industriel don pour lequel on doit pouvoir chercher un repreneur.

L'industrie agroalimentaire française, son problème c'est qu'elle était extrêmement éclatée. Beaucoup d'entreprises de taille modeste qui sont insuffisamment robotisées, insuffisamment transformés notamment sur la voie de la décarbonation avec des factures énergétiques trop fortes. Et ça, il faut qu'on traite ça de manière plus sectorielle, plus stratégique.

J'avais déjà eu l'occasion quand j'étais ministre de l'industrie d'annoncer la création d'un fond d'accompagnement de l'industrie qui a été lancé notamment par la banque publique d'investissement et qui va accompagner les entreprises qui en ont bien besoin.