Documentaire: la face cachée de la GPA
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 17:00Fait
« En France, la GPA est interdite, mais cela n'a pas toujours été le cas. »
- 30:00Chiffre
« En Angleterre, le nombre de GPA a quadruplé en 10 ans. On en décomptait ainsi 449 en 2022. »
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Sur l'île de Shepi, à 1h de Londres, Kim Eldridge vient passer le weekend avec son fils. Coucou, comment ça va ? Contente de te revoir, ça fait longtemps.
Coucou petit Billy, c'est pour ton anniversaire la semaine prochaine. Ah, tu as compris, il faut qu'on les cache. Kim est la mère de William, mais ce n'est pas elle qui les lève.
Oh, tu es devenu lourd. Tu es presque aussi lourd que mon sac. Je te mets dedans.
Ses parents aujourd'hui, ce sont Chris et Tom. Kim est seulement sa mère porteuse. Où est ton papa ?
Où est ton papa ? Il y a 2 ans, elle a répondu à l'annonce postée sur Facebook par les deux hommes. On a créé un groupe WhatsApp et on a tout de suite commencé à échanger.
On s'est rencontré dès le weekend suivant. On est allé dans un pub du coin et le temps a filé si vite que ce n'est que quand j'ai commencé à avoir faim que je me suis dit mais ça fait des heures qu'on est là en fait. Ça s'est vraiment très bien passé et je leurais proposé d'être leur mère porteuse le jour même.
Depuis la naissance de William, Kim est devenue une bonne amie du couple. Ils se voient avec leurs fils trois à quatre fois par mois et les parents ont bien l'intention de ne rien cacher à William de son histoire. Quand on racontera son histoire à notre fils, on lui dira que tant Kim a très gentiment proposé de nous aider à avoir un bébé.
Nous savions que nous voulions cet enfant et Kim a dit qu'elle pouvait nous aider. Donc elle a fait grandir William dans son ventre pendant 9 mois. Il est né pile le jour du terme et c'était magique.
On a besoin de prendre les clés ou c'est bon ? Non. La porte se déverrouille avec un code.
OK. Si cet arrangement fonctionne entre les deux pères et Kim, c'est parce que cette dernière s'est fixé des règles très strict. Mère porteuse n'est pas un terme que j'utilise.
Je dis seulement gestatrice parce que moi j'ai choisi de ne pas être mère et je me comporte pas comme une mère. S'il reste avec moi plus de 5 secondes, il revient avec une bosse sur la tête. Aujourd'hui, on partage vraiment de très beaux moments mais au fond, il a déjà ses deux papas.
Je pense quand même que c'est bien pour lui de savoir d'où il vient et comment il est venu au monde. William comprendra-t-il la démarche de ses parents ? Kim sera-t-elle toujours dans les parages ou perdra-t-il un jour la trace de celle qu'il a mise au monde ?
GP A. Gestation pour autrui. Trois lettres, une réalité.
Une femme qui porte un bébé pour quelqu'un d'autre. La femme enceinte devient alors mère porteuse et après l'accouchement, elle remet l'enfant au parodis d'intention. Elle est trop belle et là, on l'a pas encore vu en vrai.
C'est la photo reçue par internet. La première GPA a eu lieu aux États-Unis il y a 40 ans et depuis le recours aux mers porteuses est en plein essort. C'est devenu un marché mondialisé qui pèse près de 22 milliards de dollars et pourrait atteindre les 200 milliards de dollars dans 10 ans.
Je reste un enfant qui a été acheté. Je sais que je vaux un certain prix mais savoir le montant exact, je m'en fiche un peu. Que ça soit 5000 ou 150000, pour moi c'est exactement la même chose.
La pratique s'est démocratisée grâce au star d'Hollywood qui s'affiche fièrement avec leur nouveau nez sans être passé par la casse grossesse. L'industrie soulève pourtant de nombreux débats éthiques, juridiques et médicaux. Au motif de lutter contre l'exploitation des femmes et la vente d'enfants, certains pays ont interdit la GPA.
Elle demeure néanmoins légal dans une quarantaine de pays. Beaucoup d'autres États n'ont pour l'instant pas légiféré sur la question. On ne peut pas disposer de son corps comme ça.
On peut pas vendre ses organes, on peut pas louer son ventre. On peut pas donner ou vendre un enfant. Ce n'est pas possible.
C'est la protection que la loi française accorde au corps humain. Nous avons voulu comprendre qui sont ces femmes qui prêtent leur corps, leur ventre. Pourquoi acceptent-elles de risquer leur santé pour porter un enfant qu'elles ne pourront pas garder ?
J'ai accepté pour aider un membre de ma famille. Que deviennent ces enfants séparés de leur mère. La seule pla, c'est ce manque de mère.
Cette plée là ne se refermera jamais. Et puis il y a les parents ont mal d'enfants. Leur souffrance est instrumentalisée par les cliniques et les agences qui font fortune en vendant des bébés comme on vend des voitures.
Moi ce que je recommande toujours, c'est le programme qu'on appelle Standard Plus. Il y a un programme en dessous qui s'appelle Standard. Il y a un programme au dessus qui s'appelle Premium.
Enquête sur l'industrie de la GPA. Aujourd'hui, en France, la GPA est interdite, mais cela n'a pas toujours été le cas. En 1984, Patricia Laavis est la première à faire ce qu'on appelle alors un prêutérus.
Carnet rose, on vient d'apprendre la naissance à Montpellier il y a quelques jours d'Isabelle, le premier bébé sigogne. On a su la naissance d'Isabelle dans cette clinique que ce matin, anonymat de son père biologique dont le sperme a fécondé une mère porteuse, Patricia, ce mystère était nécessaire. pas de publicité pour une enfant qui change de mère à peine venue au monde.
Je considère qu'il n'est pas de mien et il a mon amour mais mon amour partira avec lui. Il l'accompagnera vers ses parents lorsqu'il décidera de venir au monde. À l'époque, la GPA n'est pas explicitement illégale et certains médecins profitent de ce fou juridique.
Vous pensez que la mère porteuse est vraiment libre dans son choix ? Absolument. Absolument. personne ne l'a forcé et d'ailleurs je prends beaucoup de soin dans la sélection de mè porteuses d'assurer qu'elles sont totalement libres par c'est pourquoi il ne faut pas prendre une porteuse qui est démunie d'argent et qui ne le fait que pour avoir cet argent parce qu'elle est démunie.
Quand on a fait cet enfant et bien sans séparer la naissance c'est plus qu'un un drame une espèce de tragédie. On se coupe soi-même, on se mutille. Donc il n'y a pas de du point de vue de la femme, il n'y a pas du tout une comment dirais-je une volonté libre quand elle le fait. donner à toutes les femmes pauvres de cette terre les moyens d'avoir les enfants qu'elles veulent, de les élever décemment et dans le progrès et je puis vous garantir qu'il n'y aurait plus de location de ventre.
Les militantes féministes comme Giselle Alimi s'opposent à la pratique et rapidement plusieurs mères porteuses reviennent sur leur choix. Je me suis aperçu que que ce que je faisais c'était c'était pas bien que je voulais plus en donner que que je l'avais fait. Je veux dire il était à moi et puis je l'aimais.
Je veux dire que je l'ais sortir, je l'ai aimé. Donner la vie qui est une liberté pour laquelle notre mouvement choisir s'est battu ne peut pas être réduite à cette espèce de commercialisation. On voit même à choisir si vous voulez des points communs entre la prostitution qui au fond commercialise le sexe de la femme et cette espèce de location de vendre qui fait de la la femme une bête de reproduction, un réceptacle.
Dès 1986, le conseil de l'ordre des médecins condamne la gestation pour autrui. Et en 91, c'est autour de la justice qui rappelle que le corps humain ne peut être cédé, loué ou vendu. S'agit-il d'une vente d'enfants ?
Y a-t-il incitation à l'abandon ? cour a répondu oui. En France aujourd'hui, le fait d'inciter des parents à abandonner leurs enfants est puni de 6 mois de prison et de 7500 € d'amende.
En fait, la loi protège les personnes dans leur intégrité. Donc on ne peut pas marchander son corps, on ne peut pas marchander des des éléments de son corps et puis on ne peut pas évidemment marchander les humains. Euh là le la gestation pour autrui, on prétend qu'on peut donner cet enfant à quelqu'un d'autre.
Donc on peut en disposer librement. Or non, justement en droit français, on ne le peut pas. On ne peut ni le donner, on ne peut ni le vendre.
Pour contourner cette loi, les couples français vont faire des GPA à l'étranger comme en Ukraine qui est pourtant sous le feu des bombardements russes depuis 3 ans. La GPA est autorisée ici depuis 2002. L'Ukraine attire les parents d'intention pour ses prix compétitifs.
Il faut compter entre 40 et 60000 € pour faire une GPA alors que le montant peut s'élever à près de 200000 dollars aux États-Unis. Il n'y a pas de statistique officielle mais on pouvait estimer à environ 2000 le nombre de GPA par an avant la guerre. Un taux d'activité freiné par le conflit mais qui est déjà revenu à 70 % de son taux d'avant-guerre.
Direction le sud-ouest du pays, près de la frontière roumaine dans la petite ville de Chernify. Dans cette maternité, Paulina, 30 ans, doit venir se faire examiner toutes les semaines. Ce n'est pas sa première grossesse, elle a déjà un fils de 6 ans.
Mais ce nouveau bébé, elle ne le gardera pas. Elle le porte pour un couple d'allemand. Paulina a choisi de passer par la clinique Feskov, la plus réputée du pays.
J'ai fait une recherche et cette clinique est apparue parmi les premières dans les résultats. À mon avis, ils ont un bon référencement. J'ai bien aimé le fait qu'on puisse parler à un coordinateur à n'importe quelle heure 24h sur 24.
Et puis bien sûr, la rémunération finale me convenait tout à fait. Pour ses services, elle va toucher 25000 € ce qui équivaut à plus de 9 ans de salaire moyen en une seule grossesse. Ça fait 7 mois que je suis dans le programme de GPA.
Mais avant ça, j'ai aussi une phase de préparation. C'était indispensable parce qu'il fallait que je fasse tous les examens médicaux. Faut avoir une santé irréprochable pour porter un enfant sain.
Honnêtement, j'ai pas le sentiment que c'est mon bébé, même si bien sûr j'ai assez hâte de voir le résultat, si je peux dire. C'est une question d'état d'esprit. En fait, dans l'ensemble, je ressens que du positif.
Le bébé bouge, il se retourne. Donc oui, je le sens bouger mais émotionnellement, j'y suis pas attachée. Vous connaissez le sexe de l'enfant ?
Ouais, c'est une fille. Exact. Alors 5 jours de plus, ça nous amène au 11 juillet.
C'est la date présumée de votre accouchement si vous accouchez à terme. Des informations que la clinique va ensuite transmettre aux futurs parents qui suivent la grossesse à distance. Des grossesses sous étroites surveillance.
Les mères porteuses sont accompagnées jusque dans leur déplacement. Elles vivent en vas clos leur n'ai rien dit à mes parents. On ne communique pas en ce moment.
Seule ma cousine est au courant mais elle a décidé de respecter mon souhait de garder le secret. Au sud-est de la ville, la clinique a même prévu leur logement. Rien n'est laissé au hasard.
C'est le protocole Fescof. La clinique Feskov a été ouverte il y a 30 ans. Elle revendique la création de 18000 bébés.
C'est ici qu'on fabrique les bébés. Et propose des programmes de GPA avec une large gamme d'options. À sa tête, une famille d'obscétriciens gynécologues, le père, la mère et le fils Feskov.
Le siège est à Carkif, à quelques kilomètres de la ligne de front. C'est là qu'ils conçoivent sur commande des bébés pour des couples du monde entier. Ils viennent de toute l'Europe, Allemagne, Italie, Espagne, mais aussi des États-Unis ou du Royaume-Uni.
Avec la guerre, la plupart des parents ne se déplacent plus. Les gamettes et les embryons sont stockés ici avant l'insémination des mers porteuses. Une maternité toute neuve les attend.
Mais pour l'heure, les mers porteuses sont toutes déplacées à l'abri des combats. Comme ici à Chernify, on se croirait dans une colocation d'étudiantes célibataires. Sauf que Paulina et Natalia sont déjà mamans.
Elles se sont rencontrées en devenant mère porteuse pour des couples étrangers. Un quotidien qui semble leur convenir malgré une vie sous surveillance. Il est interdit de boire, de fumer bien sûr et on n pas le droit d'avoir de relation sexuell non plus.
Voilà globalement les règles. La troisème règle est la plus dure. Tout ça c'est triste.
La vie est triste. On n pas besoin de boire ni de fumer. Laissez-nous juste la dernière chose.
Elles arrivent à en rire parce qu'elles espèrent changer de vie. Je n'ai pas de logement à moi. Je vis chez mes parents.
Avant j'habitais avec mon mari mais on s'est séparé. C'est pour ça que j'ai commencé ce programme car je prévois d'acheter un logement. C'est uniquement pour ça que je suis ici.
La GPA est devenue un travail comme un autre. Nous donnons au capitalisme nos cerveaux, nos mains, nos pieds, notre fatigue, notre temps. Pourquoi pas aussi notre utérus ?
Maria Tamiolaki et Alexandra Macr militantes féministes. L'une était pédiatre urgentiste, l'autre exerce comme gynécologue. La mère porteuse considère donc les parents d'intention comme ses patrons.
C'est une remise en cause totale du concept de maternité tel que nous le connaissons depuis des siècles. Avoir un enfant dans le ventre qui n'est pas le mien, ça ne me dérange pas. Je savais dès le départ que c'était pas mon bébé.
Il faut le prendre avec sans froid. Si vous avez des sentiments pour le bébé, il ne faut pas aller dans ce programme. Je suis juste comme une maisonnette pour lui, c'est tout.
Ouais, je suis d'accord. Elle se trouve donc dans une terrible contradiction psychologique entre sa grossesse, le fait de porter un enfant qui grandit, bouge, lui donne des coups de pieds et dont elle observe elle-même l'évolution dans son corps et en même temps l'effort qu'elle fait pour ne pas s'engager vis-à-vis de cet enfant parce qu'elle le sait, elle a décidé, elle a signé qu'elle s'en séparerait immédiatement après l'accouchement. L'objectif est clair, une séparation nette et sans retour.
Malgré la guerre, le protocole de la famille Feskov continue d'attirer les futurs parents. Chaque mois, ce sont 5 à 15 enfants qui y naissent par GPA pour des parents étrangers. En Centre-Eville, dans des appartements modernes mis à leur disposition, tout est pensé pour le confort de l'expérience client.
On peut avoir une nounou si on sait pas trop s'occuper d'un petit les premiers temps. On a le pédiatre qui vient régulièrement. On a un chauffeur.
Si on a un peu du mal à se repérer dans la ville ou si on veut faire des achats pour le petit. On n'est pas lâché dans la nature quand on a voilà. Elle est trop belle et là on l'a pas encore vu en vrai.
C'est la photo reçue par internet. Amélia est né il y a 22 jours. Ses parents, Barbara, 51 ans et Jean-Luc, 62 ans, sont venus depuis le sud de la France pour récupérer leurs filles.
Aucune solution valable ne nous était proposée en France ni en Europe. Et donc parce que nous sommes un peu plus âgés que la que la norme française et nous avons fini par trouver via des amis communs qui étaient venus aussi en Ukraine faire une GPA. Nous avons trouvé Fescof et très rapidement nous avons eu un rendez-vous.
J'ai forcé le destin. Forcer le destin, c'est possible en GPA car contrairement à l'adoption, l'âge des parents n'est pas prise en compte et il n'y a pas d'enquête des services sociaux. La petite Amélia a été conçue au laboratoire à partir des spermatozoïdes de son père et d'vous d'une donneuse.
Puis l'embryon a été implanté dans l'utérus de la mer porteuse qui a ensuite accouché d'Amélia 9 mois plus tard avant de la remettre à ses nouveaux parents. C'est ce qu'on appelle une GPA gestationnelle, la forme la plus répandue aujourd'hui. Les parents n'ont pas voulu dire combien ils avaient payé, mais selon les prix pratiqués par la clinique, Amélia a coûté au minimum 37500 €.
On consomme local, on achète local quelque part. On aide aussi un peu à la reconstruction qu'on veille ou pas parce qu'on reviendra on reviendra avec elle. Le marché de la GPA est totalement débridé comme le soulligne Anna Louana de Ram, sociologue et féministe qui plaide pour l'abolition de la GPA.
On peut tout obtenir sur ce marché. La seule condition, c'est de payer pour et on trouve toujours des des encore une fois des agences, des acteurs qui sont là pour satisfaire n'importe quelle n'importe quelle demande de la part des clients et ça va très loin. Alors, comment fait-on pour commander un bébé ?
Pour comprendre, nous avons joué le rôle de futur parents. Nous avons contacté la plus grande agence de GPA d'Europe, Jess Life. Pour le français, appuyez sur 3.
Oui. Allô ? Bonjour.
Au bout du fil, ce n'est pas un médecin qui décrche mais un conseiller commercial. Si vous m'expliquez un petit peu votre situation, ce qui vous pousse à penser à la GPA, moi je vous présenterai un petit peu qui est G. Gestlife, c'est une agence qui fonctionne un peu comme un comparateur de billets d'avion mais version gestation.
Elle aiguille les parents vers un pays et une clinique de GPA en fonction de leur budget. Puis le cas échéant, c'est via un catalogue en ligne qu'ils peuvent choisir le pays d'origine, la couleur des yeux ou encore la couleur de peau de celle qui donnera ses gênes à leur enfants. Je suppose que vous souhaitez qu'elle vous ressemble euh que ça c'est des critères importants pour vous.
Oui, forcément. D'accord. avec une contrainte, je sais pas, blonde aux yeux bleus, brune, aux yeux verts, je sais pas est-ce queil y a une particularité euh un peu plus physique ?
Euh oui, bah je sais pas dans quelle mesure c'est possible de choisir, mais euh alors oui, c'est possible en fonction du pays, on le fera. C'est possible. Je vous pose cette ces questions là aussi, c'est pour pouvoir vous orienter après sur le pays idéal.
Donc une fois qu'on a ces ces ovocytes, les spermatozoïdes de votre mari, on va procéder à une création embryonnaire et donc on va pouvoir euh et ben éliminer déjà les les embryons qui auraient une maladie génétique he une trisomie quelque chose comme ça. Mais en plus ça va nous permettre également de faire quoi ? ben de faire la sélection du sexe.
Comme on va avoir accès au chromosomes des embryons, on va pouvoir savoir si on a des embryons petite fille ou petits garçons. Une logique eugéniste pour garantir aux parents un enfant sans défaut. Mais le risque zéro est impossible en matière de gestation.
GES Life propose donc des programmes qui couvrent toutes les éventualités, y compris la perte d'organe ou même le décès des mers porteuses. Les tarifs varient selon les pays, mais les prix peuvent atteindre une centaine de milliers d'euros. Moi ce que je recommande toujours, c'est le programme ce qu'on appelle Standard Plus.
Il y a un programme en dessous qui s'appelle Standard, il y a un programme audessus qui s'appelle Premium. D'accord. Mais le standard plus déjà couvre beaucoup de choses.
Admettons que la mère porteuse, elle soit à 4 mois de grossesse qu'elle fasse une fausse couche. Oui. Bah ça en théorie euh bah il faudrait il faut faut donner une indemnisation de l'équivalent de 7000 € on va dire à la mère porteuse parce qu'elle a quand même porté votre enfant pendant 4 mois.
Euh et ben ça c'est compris dans nos tarifs. D'accord. Et puis ben il y a une dernière chose aussi, ça est seul au mond à le proposer gestil y a un enfant sur 500 qui peut décéder à la naissance et puis ben bah dans ce cas-là bah voilà c'està dire que vous vous êtes en plein d'œil mais en plus vous avez vous pouvez pas être par on a on a une garantie qui fait que après la phase de deuil vous pourriez reprendre gratuitement un processus de GPA.
D'accord. Geslife a donc inventé les enfants sous garantie. Depuis sa création il y a 12 ans, l'agence a permis la naissance de 2100 enfants par GPA, soit un enfant tous les de jours.
Geslife appartient officiellement au groupe américain Invest médicale. Mais d'après une enquête du journal espagnol La Marea, l'agence fait partie d'une holding au fonctionnement nébuleux qui proposerait ses services de GPA via un réseau complexe d'entreprise espagnol. L'administrateur qui serait à la tête de cette organisation a été condamné en 2007 à plus de 8 ans de prison pour pédophilie.
La GPA est devenue une industrie opaque impossible à contrôler. Une industrie qui ne prend pas en compte les droits des enfants ni leur protection. Moi aussi je peux avoir une caméra comme ça.
La petite Bridgette alias Bri a 9 ans aujourd'hui. Elle est née avec une paralysie cérébrale dans un hôpital ukrainien. Depuis sa naissance, je rêve qu'elle ait une famille.
Cette femme c'est Marina, l'infirmière qui a recueilli Bridget à sa naissance et a pris soin d'elle pendant 6 ans. Conçu par GPA en Ukraine, la petite fille avait été abandonnée par ses parents d'intention quand ils ont découvert son handicap. Marina a tout fait pour trouver à Brzy une nouvelle famille.
Voici ses parents d'adoption. un pasteur américain Phil et sa femme Christie. Quand nous l'avons eu, elle avait des pieds beaux et ne pouvait pas marcher.
Quelques mois après son arrivée ici, elle a été opérée et a passé environ 18 mois à apprendre à marcher toute seule. Elle est très à l'aise dans sa nouvelle école. Elle participe à un programme d'apprentissage adapté qui lui a permis de faire d'immenses progrès en quelques mois seulement.
Les parents biologiques de Brésie n'ont eux jamais pris de nouvelles. Cependant, un an ou deux après, ils sont retournés en Ukraine et ils se sont fait faire un autre enfant sans aucun problème. Donc on peut avoir l'intention, ne plus avoir l'intention, avoir de nouveau l'intention et obtenir absolument tout ce qu'on peut puisqu'on est sur un marché et que le client est roi.
Un jour, Brzy s'interrogera sur son histoire. Comment expliquer à une enfant que ses parents d'intention n'ont pas voulu d'elle à cause de son handicap ? Et quelle question posera-t-elle sur sa mère porteuse ?
Dans le cadre d'une GPA, on considère que la mère porteuse n'est qu'une simple porteuse parce que l'enfant n'est pas génétiquement le sien. Mais c'est oublié que la grossesse n'est pas un phénomène isolé dans le corps de la femme. Pendant la grossesse, il y a un échange entre la mère et l'enfant à travers le placenta.
C'est par là que le bébé est nourri, mais c'est aussi par là que passent certaines cellules de la mer. Et enversement, une fois que le sang a circulé et que le bébé l'a métabolisé, il repasse par le placenta et retourne dans le corps de la mer en emportant avec lui des cellules de l'embryon. Donc en fait, il y a un vrai échange entre les deux.
Cet échange de cellules, c'est ce qu'on appelle le microchimérisme. Or, ces cellules contiennent de l'ADN. La grossesse dépose donc des empreintes génétiques de la mère porteuse chez l'enfant et inversement.
Qu'on le veuille ou non, ils seront donc toujours unis par un lien biologique comme nous l'explique cette sage-femme. Nous l'appellerons Johanna. Elle est en première ligne et s'alarme de ce que la GPA inflige comme traumatisme aux mères porteuses et aux enfants.
Quand un bébé naî, il se passe quelque chose de profondément physiologique. Lorsqu'on le place en peau à peau contre sa mère, ce n'est pas que symbolique, c'est essentiel. Cela aide à prévenir la dépression postpartom.
Ça déclenche les contractions utérines, ça détend la mer, ça crée un lien d'attachement, ça régule la température du bébé. son rythme cardiaque. Mais dans le cas de la GPA, le bébé est directement donné aux parents d'intention, parfois même avant que le placenta de la femme a été expulsé.
C'est bien pour eux peut-être, mais cela n'a aucun bénéfice physiologique pour ce bébé ou pour sa mère. Ces femmes se mettent en danger en pensant faire une bonne action pour quelqu'un qui ne peut pas porter d'enfants. De l'extérieur, cela semble noble.
Mais moi, je vois les conséquences à long terme pour leur santé. Ces risques sont très méconnus des mères porteuses et des parents d'intention. Résultat, certaines femmes sont prêtes à le faire gratuitement.
Qui sont-elles ? Comment on arrive-t-elle à faire ce choix ? Quand une femme accepte de porter un enfant pour quelqu'un d'autre sans percevoir d'argent, on dit qu'elle le fait de manière altruiste.
C'est ce qu'on appelle la GPA éthique. Cette forme de GPA, est légale dans plusieurs pays, au Royaume-Uni notamment. En Angleterre, le nombre de GPA a quadruplé en 10 ans.
On en décomptait ainsi 449 en 2022. Ici, la GPA est légale mais n'est possible que de manière non commerciale. Il est donc interdit de rémunérer la mère porteuse en dehors du remboursement de ces frais médicaux.
Les parents d'intention doivent néanmoins compter jusqu'à 80000 livres pour avoir un bébé. car il faut payer les agences, les avocats et les cliniques. La mère porteuse est donc la seule à ne pas être rémunérée.
À 1 heure de Londres, nous retrouvons Kim. Tu es très doué pour emballer les cadeaux. Elle vit ici avec sa femme de Lara.
Magnifique. Ensemble, elles ne veulent pas d'enfant mais de la ra soutient Kim dans ses projets de GPA. Certaines de nos amies avaient commencé à avoir des enfants.
Je savais que j'étais très doué pour le rôle de tante mais que je ne pourrais pas être mère à temps plein. Je me suis alors informée sur la GPA d'un peu plus près. Kim a été deux fois mè porteuse en 5 ans pour deux couples différents.
Elle est ce qu'on appelle une mère porteuse traditionnelle. Elle porte uniquement des enfants qui sont biologiquement les siens. Dans sa chambre, elle garde précieusement tous ses souvenirs de grossesse.
Ça, c'était près d'une semaine après la naissance de William. De Lara a préparé un repas pour nous tous et voici William, tout petit sur le plan de travail. Là, c'est littéralement juste après la naissance.
Que ressentiez-vous à ce moment-là ? Mon visage dit tout, je crois. Je n'arrivais pas à croire que je venais d'accoucher sur leur canapé.
Kim a photographié et filmé chaque étape de ses grossesses pour les poster ensuite sur les réseaux sociaux. Elle qui voudrait un jour monter sa propre agence de mère porteuse est devenue une véritable influenceuse pro GPA. Sans tabou, elle raconte absolument tout.
Hello à tous. Dans cette vidéo, je vais vous décrire puis vous montrer comment je tombe enceinte en tant que mère porteuse traditionnelle. Je vois la GPA, la grossesse et l'accouchement comme un défi.
On le sait tous, accoucher est l'une des choses les plus dures au monde. Ce n'est pas pour rien qu'on appelle ça le travail. Kim va même jusqu'à faire un tuto de l'insémination artisanale.
J'insère la seringue. Le père biologique laisse son sperme dans un petit gobelet. J'en prélève ensuite avec une seringue et je l'injecte à l'intérieur de moi juste avant de m'endormir pour que le sperme reste là le plus longtemps possible.
Et voilà, c'est super simple, c'est un peu dégoûtant. Et ça a marché. De semaines plus tard, Kim était enceinte.
Et voilà mon ventre. Bon, désolé, il était un peu luisant. J'ai mis de l'huile pour protéger ma peau.
Accouché chez elle dans une piscine sans péridural. L'étape de la poussée était très difficile. Il avait une grosse tête et chaque fois qu'il descendait, il remontait après la contraction.
Cela a duré 2 he c'était assez intense. Après ces longues heures de travail, le petit William est né. Il est en bonne santé et pèse 3, kg neuf.
Au final, c'était un beau moment et les pères m'ont donné ensuite un très joli collier. Il y a écrit William sur le devant et au dos le nom du premier enfant que j'ai porté par GPA. J'ai été très touchée.
C'est vraiment le plus beau cadeau qu'on puisse faire à quelqu'un que de leur permettre de devenir une famille et de leur donner ce dont ils ont toujours rêvé. Il n'y a rien de comparable. Il y a quelque chose de vraiment addictif dans le fait d'aider à fonder des familles.
Docteur Essel Williamsen est psychiatre. Il intervient régulièrement en tant qu'expert dans le cadre de procès entre parents d'intention et mère porteuse au Royaume-Uni. Il y a quelque chose de très puissant à avoir ce rôle dans la vie de quelqu'un. d'être spécial aux yeux de ses parents qui ne peuvent pas avoir d'enfants et d'être celle qui peut faire un enfant et leur donner.
Cela vous place, je pense, dans une position très spéciale, très valorisante, énormément appréciée et c'est peut-être ce qui vous motive. Quand j'avais 5 ans, ma mère a décidé d'être mère porteuse. Donc, j'ai en quelque sorte découvert et vécu la maternité de substitution à travers elle.
Je ne me souviens pas vraiment de tous les détails parce que je n'avais que 5 ans, mais je me souviens que ma mère était enceinte et que je suis allée en classe et que j'ai fait un petit exposé devant tout le monde où j'ai dit "Ma mère est enceinte, mais je n'aurai pas de frères ou de sœurs, c'est pour une autre famille." Elle a ensuite mené à bien 6 GPA en l'espace de 10 ans. Comme sa mère, Kim ne semble pas regretter d'avoir donné ses enfants biologiques à d'autres couples.
Elle donne l'impression d'une femme forte chez qui le deuil de la séparation ne transparaît pas. Je pense que la question de fond est de savoir s'il est réellement possible de vivre cette expérience sans éprouver un sentiment de deuil. Je suis très sceptique.
Il existera toujours un lien entre la mère porteuse et l'enfant. Il est probable que le contexte personnel de chaque mère porteuse influence la manière dont elle vit ce deuil et la place qu'elle choisit ou non de lui accorder. Mais il me semble quand même surprenant qu'aucune forme d'émotion n'émerge.
Initialement, je voulais vraiment avoir une relation proche avec tous les enfants que je portais via GPA. Je voulais être une sorte de tente pour eux. Je suis vraiment douée pour être une tente amusante qui voyage dans le monde entier et ramène des bibl bizarres.
Mais la relation avec le premier enfant s'est plutôt distendu à ce jour. Depuis quelques jours, c'est officiel. Les parents d'intention de William, Chris et Tom sont devenus ses parents Légaux.
Kim est désormais effacé de son acte de naissance et a renoncé à tous ses droits sur son fils. La GPA altruiste repose sur la générosité des mers porteuses. Une générosité qui peut être violemment exploitée.
Celles qui acceptent de témoigner sont rares. Marianne a porté un enfant pour sa cousine il y a 11 ans et depuis elle souffre d'un syndrome aigu de choque post-traumatique. On m'a simplement demandé d'aider.
C'est comme ça qu'on me l'a présenté. On m'a dit "Peux-tu nous aider ?" Et j'ai accepté pour aider un membre de ma famille.
En sachant que cet enfant serait donc aussi un membre de ma famille. Je me suis dit que rien ne pouvait mal tourner puisqu'on était en famille. C'était ma cousine.
Nous avions grandi ensemble depuis notre enfance. Nous avions toujours été présentes l'une pour l'autre. Elle était même ma témoin de mariage.
Nous étions vraiment très très proches. Ça a commencé à mal tourner lorsque j'étais enceinte. J'ai commencé à observer ce que j'appelle des sortes de fractures dans la relation en terme de contrôle que l'on essayait d'exercer sur moi.
On me disait ce que je devais manger, quelle procédure médicale je devais subir. Depuis qu'ils ont obtenu ce qu'ils voulaient de moi, je n'ai jamais revu l'enfant. Ça fait 11 ans.
Et voilà. Malgré une relation de confiance, Marianne a été utilisée pour son utérus puis laissé de côté. Au Royaume-Uni, peu de femmes sont d'ailleurs prêtes à porter puis donner un enfant sans être payé.
Il y a bien plus de demandes que d'offres. La GPA dit altruiste : "Ne serait-elle qu'une formule marketing pour rendre acceptable l'exploitation du corps des femmes ? Nous allons atterrir à Athène.
Le pays se ré juste d'une crise financière historique et s'appuie sur plusieurs secteurs en pleine croissance. Parmi eux, le tourisme procréatif. Malgré une culture orthodoxe omniprésente, la législation locale est l'une des plus libérales d'Europe en la matière et les prix sont très compétitifs.
Ici, la GPA dite altruiste est légale depuis 2002. Le tribunal doit valider chaque projet avant le transfert d'embryon. La mère porteuse renonce alors à ses droits parentaux et ne peut pas se rétracter.
Le coût d'une procédure s'élève autour de 80000 €. Bien que la pratique soit officiellement non commerciale, la mère porteuse ne peut pas être payée, mais elle peut recevoir jusqu'à 20000 € pour remboursement de frais. Dans la banlieue d'Athène, la plus grande clinique de fertilité du pays.
Un véritable business du bébé qui attire des couples du monde entier. À sa tête, le docteur Constantinos Pantos. Il est le premier en Grèce à avoir conçu un enfant par GPA. surnommé l'élevice de la procréation, il fabrique des bébés queles que soient les circonstances.
Elle, c'est une femme qui a deux utérus et qui a accouché grâce à moi de deux bébés en bonne santé. Voilà d'anciens articles. Là, c'est une femme de 67 ans dont on est parvenu à stopper la ménopause et qui a eu un enfant.
Là encore des bébés miracles et là une grand-mère qui a accouché. Elle était mère porteuse. Oui.
C'est pour ça qu'on vous appelle l'élev de la procréation. Oui oui oui. Suite à un article, le docteur Pantos est ultra sollicité.
La clinique revendique 7000 fécondations inv vitro par an. Des gamettes sont livrées par coursiers presque tous les jours au laboratoire. Tout est criervé.
Le docteur passe de bloc en bloc. Il insémine à tour de bras. Ce matin, il doit prélever des ovostites pour former un embryon.
Je regarde le liquide folliculaire au microscope pour vérifier s'il y a bien un site à l'intérieur. Là, malheureusement, c'est un échantillon sans ovc. Le faiseur de miracles est d'ailleurs adulé de ses patients.
Au milieu des photos de famille et des diplômes, son bureau déborde d'icôes offertes par des patients reconnaissants. Après toutes ces années, je pense que pour moi c'était plus qu'un métier, c'était une vocation. Et pour être honnête, j'ai observé tellement de changements dans les techniques de procréation en 35 ans que je suis stupéfait.
Je n'aurais jamais pu imaginer assister à tant d'évolution dans cette spécialité. Des innovations qui attirent massivement les parents commanditaires. À l'autre bout de la ville, dans l'un des 50 centres de fertilité du pays, un établissement plus confidentiel, la Life Clinique.
Ici, le docteur Dimitrice Papa Nicolau prend le temps de recevoir les mères porteuses candidates car c'est lui qui les recrute pour les futurs parents. Anna Mamou a 21 ans. Le docteur veut s'assurer qu'elle est apte à tomber enceinte et à se séparer de l'enfant à la naissance.
La grossesse, c'est une expérience très singulière pour une femme. Ce n'est vraiment pas vous allez connaître des fluctuations hormonales importantes. Ces variations peuvent influencer votre état émotionnel mais aussi votre façon de penser voire même votre vécu au quotidien.
La grossesse et le postpartum sont des périodes durant lesquelles la mer porteuse a vraiment besoin d'être suivie. Mais beaucoup de parents ne s'en rendent pas compte, surtout après l'accouchement. Une période difficile qui peut durer plusieurs mois.
J'ai eu des mères porteuses qui m'appelaient presque tout les jours parce qu'elle souffrait psychologiquement après avoir accouché. Anna s'est malgré tout porté volontaire dans un but bien précis. Pour moi, l'aspect financier joue un rôle essentiel.
Je ne viens pas d'une famille aisée. L'argent que je vais recevoir, je compte l'utiliser pour construire mon avenir et financer mes études. Je ne pense pas qu'il existe une seule femme qui puisse le faire de manière vraiment altruiste.
Et si c'est le cas, j'hésiterais beaucoup à ce qu'elle soit m porteuse parce qu'elle a certainement un contexte psychologique compliqué. Le docteur doit vérifier que l'utérus d'Ana est à même de produire un enfant. Anna est donc en très bonne condition.
Elle est en très bonne santé. Son utérus est parfait. Je pense que cet utérus peut accepter une grossesse sans problème et d'une manière générale, c'est une fille en très bonne santé.
L'objectif en fait du marché est de déshumaniser la femme, de déshumaniser la maternité pour pouvoir mieux vendre des fragments, des segments, descites, des grossesses, des accouchements. À la remise de l'enfant, Anna percevra 20000 € soit plus de 20 fois le salaire minimum local. Une GPA qui n'a d'altruiste que le nom.
Retour en France où la GPA est illégale. Un salon consacré à la fertilité doit s'y tenir pour la 5e année consécutive. Mais l'événement fait polémique.
Des cliniques étrangères viendraient y faire la promotion de la GPA en toute impunité. Des associations se mobilisent pour le faire interdire et l'affaire s'invite même au Sénat. C'est tenu récemment un salon qui est le salon désir d'enfant.
Alors loin de moi l'idée de nier le désir d'enfant mais qui est partenaire d'entreprises étrangères qui viennent sur notre territoire faire de la promotion de la publicité pour des pratiques à l'étranger certes mais qui sont tout à fait contraires aux limites que à la fois le gouvernement et le parlement ont fixé. La parole est à monsieur Olivier Verrand, ministre des solidarités et de la santé. Si il y a quelque chose qui relève de l'illégalité, ce n'est pas à moi de le dire, c'était à la justice de le dire.
En terme d'organisation, c'était pas l'apanage ni des parlementaires ni des gouvernements, mais un événement de droit privé. Donc, j'ai pas non plus de position sur le salon en tant que tel. En la matière, donc tout ce qui va promouvoir sur le territoire français des pratiques qui sont irrégulières ou illégales relèv une fois d'une sisésine de la justice avec décision à attendre.
Le ministre de la santé de l'époque botte en touche. Maître Legouvé est l'avocate d'une des associations qui a tenté d'empêcher la tenue de ce salon et est intervenu le l'organisateur de de ce salon qui donc était dans la procédure administrative et qui a soutenu devant les juges que à cette édition, il n'y aurait pas du tout de gestation pour autrui. on ne parlerait pas de gestation pour autrui et que on ne parlerait que de procréation médicalement assistée de PMA qui sont autorisées par la loi française.
Et c'est sur ce fondement là que le tribunal administratif a dit bon ben donc ça n'est pas contraire aux lois en vigueur donc on ne peut pas dire que autoriser la tenue de ce salon soit contraire à la loi. L'événement a donc eu lieu. Nous y avons été et nous sommes fait passer pour des parents d'intention en caméra cachée.
Ici, un salon comme tous les salons, sauf qu'on ne vend pas de bien de consommation mais des bébés. Au stand d'une clinique américaine, la responsable commerciale est parfaitement au courant de la polémique. C'est illégal pour moi de parler de de ça aujourd'hui.
Aujourd'hui, d'accord. Parce que une fin en France, c'est illégal. Oui.
Je ne peux pas vous dire rien. La docteur ne peut pas parler. Mais en vous quand je retourne aux États-Unis, je peux parler avec lui.
D'accord. avec vous, avec lui comme vous préférez. La femme prend nos coordonnées pour revenir vers nous ultérieurement.
Quelques mois plus tard, elle nous recontacte par mail pour prendre rendez-vous et concrétiser le processus de GPA. Contre toute attente, l'entretien est fixé à Paris. C'est dans le quartier de l'Opéra, dans cet hôtel 4 étoiles que nous sommes attendus.
Vous avez rendez-vous avec avec quelqu'un ça ? Oui. Je pense que ça doit être long.
D'accord. Dans un salon attenant à la réception, deux femmes nous accueillent. Une coordinatrice client et la médecinchef de la clinique.
Pour nous mettre à l'aise, elle nous propose un café. C'est un ami d'amis qui s'appelle Nous lui exposons notre situation. Due à une malformation de l'utérus, nos grossesses se terminent toujours en fausse couche.
Réussi naturellement et mais ils nous ont dit que ça tiendrait jamais du coup vu ma situation. Ouais, passer la compassion. Elle nous propose très vite une gestation pour autrui.
Mais par contre, il y a des traitements dans vivre avec vos abus le scène de votre mari, on va créer des on transférer dans son l'air porte. Une proposition qui séduit de nombreux Français. En fait, ça c'est une discussion sur un groupe.
Nous avons montré les images de cette entrevue à maître le goût vélo. Son constat et sans appel. Donc là, je comprends que c'est une personne qui intervient pour une société étrangère qui vient sur le sol français pour démarcher des Français en vue de contracter des GPA.
Donc, on est très clairement dans l'entremise qui est tout à fait prohibée en France. Le salon Désir d'enfants a annoncé en avril 2025 qu'il ne se tiendrait plus à Paris. On parle beaucoup de ses parents en mal d'enfants, mais que ressentent ces enfants né par GPA ?
Mais les Lego techniques, c'est ceux qui tiennent. Ah, ils sont là, regarde. C'est lui.
Non. Quelles sont les conséquences de cette naissance si particulière dans leur vie ? Essay avec papa.
Ah non, Olivia et Mathias sont mariés depuis 9 ans et ont trois enfants. Il y en a déjà deux. Derrière cette apparente insouciance se cache un chemin apre et douloureux pour Olivia.
Elle est née par GPA aux États-Unis il y a 33 ans, mais ses parents lui ont caché la vérité. L'âge de 6 7 ans, c'est là où je commence à me poser des questions parce que je vois que ma mère qui m'élève ne me ressemble pas du tout. Je me souviens la regarder et bon, elle est très mat de peau.
C'est une très très belle femme comme je dis toujours hein. Magnifique magnifique femme mais très mat de peau, yeux marrons très très petite. Et je la regarde et je me dis aussi bon elle a un certain âge, je la compare avec les autres mamans à la sortie de l'école et je me dis ou c'est vrai que la mienne est ass quand même plus vieille que les autres.
Comment Olivia attendra ses 30 ans et d'être mère de trois enfants pour oser faire un test ADN. Je reçoit le un email comme quoi mes résultats sont revenus et j'ouvre l'application, je me connecte et là je vois que dans mon ADN, je n'ai pas d'origine française. Olivia commence à retracer le fil de son histoire.
Elle découvre après de longues recherches qu'elle est issue d'une GPA traditionnelle. Sa mère porteuse est donc aussi sa mère biologique et elle finissent par reprendre contact. Alors la conversation c'était est assez spontanée.
J'ai pas eu à lui poser directement les questions de manière euh de manière brutale. Ça s'est un petit peu déroulé euh naturellement et elle m'a tout raconté. Euh, elle m'a raconté et c'était la question qui euh qui me démangeait le plus.
Je voulais absolument connaître les circonstances de ma naissance, comment s'est passé la première séparation avec elle. Donc elle me raconte et avec beaucoup d'émotions que ce jour-là donc je suis née, je suis euh la sage femme est venue, elle a accouché, j'ai été prise, j'ai été mise dans un petit dans un petit petit panier pour être nettoyé. Et elle se souvient très bien ce jour-là que j'ai tourné ma petite tête vers elle et qu'on a échangé un regard et que c'était la dernière fois évidemment qu'elle qu'elle m'a vu.
Les choses s'éclaircissent. Olivia comprend que sa mère biologique n'a pas eu d'autre choix que de l'abandonner. Elle avait quatre bouches à nourrir.
Elle avait du mal à trouver un travail. C'était très compliqué à la maison. Donc la GPA c'était un petit peu c'était c'était une solution de facilité pour se faire de l'argent et pour nourrir ses enfants, ces quatre autres enfants qui étaient à la maison.
C'est vrai que quand on y pense, c'était soit ça, soit peut-être la prostitution. Donc elle a choisi la gestation pour autrui. Donc oui, évidemment, elle a fait ça pour l'argent.
Avant d'avoir ces réponses, Olivia a été marqué toute son enfance par une angoisse profonde causée par cette séparation initiale. J'étais une petite fille anxieuse. J'ai toujours été une petite fille très très anxieuse.
Je me rangeais beaucoup les ongles. J'avais une peur de l'abandon qui était assez impressionnante. Donc dès que mes parents me laissaient quelque part, que ça soit au club made ou au Piouiou au ski, je hurlais.
Je me mettais dans des états pas possible. J'étais j'étais infernale, faut le dire. J'étais j'étais infernale parce que j'avais peur d'être abandonnée.
J'avais peur que mes parents me laissent. introduire encore une fois volontairement une coupure euh dans à la naissance, c'est introduire un traumatisme non nécessaire, injustifiable si ce n'est la seule justification, c'est le désir des adultes qui ont envie et qui promettent d'aimer. Très bien, ça les concerne.
C'est des adultes. Pourquoi ? C'est un nouveau né qui doit commencer sa vie par un traumatisme ? mes parents en fait euh et comme tous les personnes qui ont recours à la gestation pour autrui, en quelque sorte, on utilise leur euh ce ce besoin d'avoir des enfants euh contre eux.
C'est malheureux, mais le marché euh utilise la tristesse de ces gens pour se faire de l'argent. Et c'est ce qui s'est passé avec mes parents et c'est pour ça que je leur en veux pas du tout, pas du tout. Olivia a su exprimer sa douleur.
C'est en partie ce qui l'a sauvé. La seule personne qui a réussi à me défaire de cette peur de l'abandon, c'est mon mari. Le la seule plé que j'ai, c'est la plie de ne pas avoir ma mère.
C'est la séparation à la naissance de ma mère. Cette plie-là ne se refermera jamais. Aujourd'hui, Olivia est porte-parole de la déclaration de Casablanca, un collectif qui milite pour l'abolition internationale de la GPA.
Car cette industrie crée autant de vie qu'elle n'en abîme. Les séquelles n'épargnent ni les enfants, ni les mères porteuses, ni les parents d'intention. Les seuls gagnants sont ceux qui ont fait commerce de toute cette souffrance.