Fabien Roussel : « Il faut entendre la colère des lycéens »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 55 %Attaque 30 %Défensif 15 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous serez à leur côté dans la rue ces lycéens ou ces étudiants ?
- 2:11RelanceRéponse directe
Est-ce que vous condamnez sans aucune ambiguïté ces violences ?
- 3:39OuverteRéponse partielle
À qui faut-il attribuer ces violences selon vous ?
- 5:00FerméeÉludée
Est-ce que vous avez le sentiment que cette jeunesse est sauvage ?
- 5:45RelanceRéponse directe
Le ministre de l'intérieur explique que les forces de l'ordre ne répriment pas la jeunesse mais protègent les élèves. Qu'en pensez-vous ?
- 7:11ComplaisanteRéponse directe
Ce témoignage de violence envers un enseignant est affligeant. Comment l'analysez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42Fabien RousselFait
« Je serai à leur côté et j'appelle surtout à ce que le gouvernement, la société toute entière, toutes les forces politiques entendent le malaise profond qui existe dans notre jeunesse. »
- 1:26Fabien RousselFait
« On a une jeunesse aujourd'hui qui est en perte de sens de repère dans une société qui est de plus en plus violente, malade. »
- 9:20Fabien RousselChiffre
« Nous sommes devenus les baudés des pays de l'OCDE en matière d'enseignement mathématique en français dans plein de domaines. »
- 10:04Fabien RousselPromesse
« N'y a-t-il pas un pacte républicain à passer ensemble pour garantir à nos enfants la meilleure éducation, le meilleur accès à l'enseignement ? »
- 12:11Fabien RousselFait
« Nous avons besoin d'embaucher des profs et pas d'en supprimer. C'est ce que fait ce gouvernement. »
- 31:58Fabien RousselFait
« Si les propos sont vrais, c'est inqualifiable. L'antisémitisme est criminel, le racisme est criminel. »
- 33:26Fabien RousselPromesse
« Je demande à ce que quand de tels propos sont ou ont été prononcés, que ces élus soient rendus inéligibles. »
- 34:07Fabien RousselFait
« Je confirme qu'on se parle avec Michel Édouard régulièrement, y compris sur l'approvisionnement de ces stations en essence. »
- 35:28Fabien RousselFait
« Total aujourd'hui un quasi monopole euh et qu'il distribue son essence, son diesel à tout le monde y compris. »
- 36:05Fabien RousselFait
« On est quand même français, on pèse. On est une nation, on a le pouvoir de nationaliser un groupe. »
- 36:43Fabien RousselFait
« Total nous fait les poches. Franchement mais enfin mais vous rigolez. »
- 38:11Fabien RousselPromesse
« Vous demandez pas le blocage des prix. C'est et on peut et on peut arriver à avoir un blocage des prix ou en tout cas réguler les prix. »
- 38:50Fabien RousselPromesse
« Moi je veux une France forte avec un pouvoir politique qui reprend la main sur son économie. »
Temps de parole
- ?100 %
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Bonjour à tous, vous êtes bien dans BFM politique. Notre invité Fabien Roussell. Bonjour. Secrétal du Parti communiste, candidat à l'élection présidentielle à mes côtés. Amandy Natalaya de la tribune BFM absolument et Jules Pecnard pardon de la tribune dimanche. Je disais attention extrême ces derniers jours autour des lycées. [raclement de gorge] On a vu 5000 interpellations, 500 blessés selon le ministère de l'intérieur. Les associations étudiantes appellent une nouvelle fois à la mobilisation. Ce sera mardi prochain. Fabien Roussell. Est-ce que vous serez à leur côté dans la rue ces lycéens ou ces étudiants ? Oui, je serai à leur côté. Je serai à leur côté et j'appelle
surtout à ce que le gouvernement, la société toute entière, toutes les forces politiques entendent le malaise profond qui existe dans notre jeunesse. Parce que c'est d'abord ça qui s'exprime aujourd'hui. Je sais qu'on va parler des violences, c'est normal. Euh mais il faut comprendre qu'il y a un malaise profond qui fait que aujourd'hui elle s'exprime par une colère mais par plus de 1000 lycées qui se sont mis en grève par des jeunes qui sortent spontanément de leur bahu avec l'idée on ne nous écoute pas, on ne nous respecte pas. Ça fait des semaines, des mois que l'on réclame des profs du respect, de l'écoute. On n'est pas entendu et donc
il y a un malaise profond qui s'exprime. J'aimerais que l'on s'attaque aux causes euh du problème et pas forcément aux conséquences, aux symptômes, mais qu'on prenne conscience que notre jeunesse, elle souffre, elle a vécu le Covid, la crise sanitaire, l'angoisse des changements climatiques. On a une jeunesse aujourd'hui qui est en perte de sens de repère dans une société qui est de plus en plus violente, malade. Prenons conscience de tout ça. J'appelle à ce qu'on soit à leur côté tous. D'ailleurs, je vais même vous faire une confidence, c'est que nous appelons nous les les militants communistes, à être présents au côté des des manifestants mardi pour les pour aider les organisations syndicales, les
organisations de jeunesse à sécuriser leur parcours, à éviter les débordements, la violence et faire en sorte que ce que vous les pensez inévitable, vous les pensez inévitable malgré pour faire en sorte que ces rassemblements puissent se dérouler pacifiquement et que les mots d'ordre puissent être entendus. plutôt que que les feux. Voilà, tout simplement. On on a vu et vous le disiez, il y a cette colère des lycéens mais il y a eu aussi malgré tout beaucoup de débordement des lycées en partie brûlé, du personnel de l'éducation nationale agressé, des policiers violentés. Est-ce que vous condamnez sans aucune ambiguïté ces violences ? Mais bien sûr, le Parti communiste français euh euh n'a jamais tourné autour du pot à à chaque fois à
condamner toutes les agressions physique contre des personnes queles qu'elles soient et toute dégradation de de biens publics. Euh et donc euh on on n' pas de de il y a pas devrait pas y avoir de débat là-dessus. Enfin là ces dernières heures, quand je vois euh une policière mise à terre et tabassée par cinq hommes, quand je vois aussi qu'un un jeune lycéen perd un œil. Hm. Quand je vois des lycées publics qui brûlent, parfois neufs, c'est inconcevable, c'est inadmissible. Et cette violence d'où qu'elle vienne, elle est inexcusable et inqualifiable. Mais encore une fois, on pourrait le
dire, en parler pendant des heures et des heures et avoir des images qui tournent en boucle sur ces sur ses feux. À qui faut-il l'attribuer d'après vous ? Est-ce que ce sont certains lycéens qui dérapent des casseurs venus de l'extérieur ? Est-ce que c'est caé par les jeunes ou par les policiers qui répondent fermement parfois quand vous savez même quand il y a des manifestations organisées par les syndicats sur le mouvement des retraites ou le 1er mai, malheureusement il y a des individus, des groupuscules qui pourrissent les manifestations et d'ailleurs, on ne parle que de ça. Il y a aussi une politique de maintien de l'ordre qui n'est pas adaptée. Elle a été dénoncée. D'ailleurs, les policiers se retrouvent en première ligne et parfois on leur demande de faire des
choses qui les mettent en situation de de danger. Je mets en cause une forme une politique de maintien de l'ordre qui n'est pas adaptée. On devrait avoir une politique de maintien de l'ordre qui protège notre jeunesse. Or, j'ai vu, j'ai constaté d'ailleurs, il y a plusieurs enquêtes de l'inspection générale de la police sur des faits à l'encontre de nos enfants, des jeunes lycéens qui se sont pris des tirs de LBD, l'un dans la mchoire, l'autre dans l'œil. euh euh une autre dans les jambes et donc c'est grave, on ne peut pas accepter ça. À qui la faute ? Au gouvernement ou au manifestants ? Mais moi je je mets en cause, je vous l'ai dit, je voudrais qu'on parle de ça. Je je je mets en cause le fait que notre école, notre jeunesse souffre depuis longtemps. C'est
Est-ce que vous avez le sentiment que cette jeunesse, elles sont sauvages ? Le mot est connoté, mais est-ce que vous avez ce sentimentl ? Pas du tout. Je voudrais pas, je je ne veux pas dire ça mais la violence qui provient dans certains endroits, elle vient d'individus et de de d'individus isolé parfois même pas l'impression que c'est un phénomène plus général. Parfois même extérieur au lycée même. Et la violence policière qui s'exprime et que l'on a vu et d'ailleurs et c'est pour ça qu'il y a des enquêtes de l'PN, elle va être le fait de de policiers qui vont se prendre pour des cowboys ou parfois par des ordres qui sont malvenus. J'ai vu moi des devant des lycées euh j'ai entendu euh une euh des professeurs dans l'Ariège dénoncer la manière dont la sécurité avait été gérée
par euh la préfecture. Ils ont chargé ils ont chargé de de ils ont chargé n'importe comment. Ils ont gazé tout le monde ce matin. Le ministre de l'intérieur Fabien Rousell explique que les forces de l'ordre ne répriment pas la jeunesse mais protègent les élèves et les étudiants désiraux de porter leur revendication. C'est ce qu'il dit. qu'il n'y a pas d'intervention disproportionné. Ce sont les termes de Laurent. Je mets en cause ces propos. L'inspection générale de la police, j'espère pourra devra faire son travail. Je souhaite que toutes les personnes mises en cause ben puissent être jugées et condamné, que ce soit des jeunes qui ont dégradé, agressé ou que ce soi des policiers qui ont mal fait leur travail ou des des des commissaires et qui ont donné des ordres inappropriés dans le
maintien de l'ordre. Aujourd'hui, en tout cas, il y a une situation grave. Elle ne doit pas se dégrader. Il y a un problème de fond, il doit être traité. Et c'est ce que j'appelle, et j'aimerais bien que l'on parle maintenant du fond et des problèmes que subissent, que vivent nos enfants, que les enseignants pointent du doigt eux aussi. Je rappelle que ce mouvement, il est né mi-septembre. À la base, ce sont des enseignants qui sont en grève dans un lycée de Créteille et ce sont les lycéens qui viennent en soutien de ce mouvement et qui se vu cette dame à Marseille par exemple qui a été euh victime et agressée par un jet qui a été utilisé un peu comme un comme un chalumeau. Regardez ces images, elle a témoigné. Écoutez-la, écoutez ce qu'elle dit.
Je m'attendais vraiment pas ce des gamins qui soient si violents parce que j'ai revu les images après et c'était terrible de voir heureusement j'ai pas la gravité des images de ses sur mon visage mais de voir un gamin qu'on connaît pas avec qui on parlait normalement qui vous vise délibérément au visage. Il a pas visé le les habits, il a pas visé les jambes. Il m'a visé au visage. quand je le vois qui me vise au visage, pourquoi ? Pourquoi ? C'est quand même terrible ce genre de témoignage pour des mobilisations qui se veulent se volent des mobilisations pour défendre les revendications lycéennes. Mais bien sûr et c'est affligeant, c'est terrible mais voyez aussi vous la
responsabilité que vous avez euh de présenter ce témoignage. Vous avez raison. mais présenter aussi le témoignage de ces jeunes qui ont été chargés, des parents de ce cet enfant qui a perdu un œil, les parents de cet enfant qui a perdu toutes ses dents parce qu'il a reçu un tir de flashball dans les dents. Enfin euh vous aussi vous les médias, vous avez une responsabilité parce qu'à passer des heures et des heures, ça justifie pas pour autant la violence que certains exercent à notre égard. Enfin à l'égard des journalistes, on est bien d'accord. Tout à fait. Et tout à fait et d'ailleurs les journalistes doivent eux aussi être protégés. Mais encore une fois, aucune violence n'est justifiable ne doit être justifiée. Aucune violence n'est légitime si je devais rebondir sur l'expression qui a
été utilisée par un autre. violence violence n légitim aucune violence n'est légitime. Mais ça veut dire Mais ça veut dire ça veut dire que je pointe du doigt aussi la violence de notre société, la violence de la politique du maintien de l'ordre parce que les témoignages de lycéens, d'enseignants, de parents d'élèves qui ont été chargés, gazés, qui se sont fait tirer dessus, ceux-là aussi sont nombreux et on va pouvoir en parler si vous voulez, on a 1 heure devant nous. Si vous voulez, on peut parler pendant 1 heure de ça, mais on ne traitera pas on ne traitera pas le problème et je souhaite que l'on puisse traiter le problème puisque c'est ça le problème de fond. Mais le problème central, c'est que nous avons une jeunesse qui souffre. Nous avons même l'éducation
nationale, la politique d'enseignement aujourd'hui qui est maltraitée par le gouvernement. La violence primaire, elle est là. Je reviens sur l'étude PISA dont tout le monde a parlé il y a quelques semaines qui fait que nous sommes devenus les baudés des pays de l'OCDE en matière d'enseignement mathématique en français dans plein de domaines. Nous avons des enfants, nos enfants, des enseignants qui tirent la sonnette d'alarme depuis des mois et des mois. Il y a une base démographique dans notre pays. Elle n'est pas utilisée pour comment y respond concrètement ? Elle n'est pas utilisée pour baisser le nombre d'élèves par classe. Il n'y a pas de moyens qui sont mis pour euh rendre nos lycées, nos collèges euh dignes descent. Et donc on voit bien que cette cette situation, elle est explosive.
Alors, je vais lancer ici un appel. Allez-y. Je vais lancer un appel euh un peu solennel. Je vais m'adresser à l'ensemble des forces politiques. N'y a-t-il pas un pacte républicain à passer ensemble pour garantir à nos enfants la meilleure ? éducation, le meilleur accès à l'enseignement. Est-ce que nous avons des différences entre nous sur le niveau du curseur où il faut le mettre ? Mais quand même, ne pourrions-nous pas nous mettre d'accord, et c'est l'appel que je leur lance à chacun, nous mettre d'accord ensemble pour définir un budget pour 2027 qui garantisse à ce que il y ait un un professeur dans chaque classe, pas un professeur absent, toute force politique confondue,
tout voilà. Garantir à ce que dans chaque classe, il y ait à chaque fois un professeur. Garantir à ce que chacun de nos lycées, de nos collèges, soit des lycées, des collèges décents sans rat, sans caf, sans fuite, sans 10°gr l'hiver ni 40°gr l'été. Des lycées dignes, des professeurs par classe et j'en finis. Et dernier point, je vous donne le minimum syndical qui devrait faire partie d'un pacte républicain. Nos enfants en situation de handicap qui sont aussi dans ces euh dans ces dans ces établissements notamment euh dans le primaire qu'il y ait à chaque fois un adulte une AUSH un AUSH présent pour les accompagner parce qu'il y a là aussi un niveau de souffrance extrême. Vous voyez
ces revendications. Est-ce que c'est un débat de gauche et de droite ? Je dis non. Il devrait y avoir le impact de toute la nation, de la France entière pour garantir à nos enfants le minimum syndical pour leur faire en sorte qu'ils aient un avenir, l'accès à la formation, à l'enseignement, à la connaissance. Comment allons-nous redresser la France si nos enfants sont abandonnés ? C'est la question que je pos le monde est d'accord pour mettre davantage de moyens. Mais en fait, question concrète, cet argent déjà un, vous le prenez où ? et de vous savez aujourd'hui que l'éducation nationale est déjà le premier budget en terme de ministère et que les régions mettent par exemple plus de 2 milliards d'euros par an dans les lycées. C'est énorme. Donc enfin combien vous voudriez et cet
argent vous le prenez où en compensation ? Je ferai alors je présenterai le plan que nous nous proposons pour l'école mardi en conférence de presse. Je détaillerai ce que vous avez pas quelques pistes déjà Ah ben si, j'ai quelques pistes. J'ai déjà été candidat à l'élection présidentielle et nous avions déjà présenté ces propositions pour l'école et la jeunesse dont nous avions fait une priorité de ma campagne en 2022. Donc j'avais déjà fait une série de propositions. Ce qui est sûr, c'est que nous avons besoin d'embaucher des profs et pas d'en supprimer. C'est ce que fait ce gouvernement. Ce que nous avons besoin, c'est de mettre un coup d'accélérateur dans euh la réhabilitation des des équipements, des établissements scolaires et de faire en sorte qu'il soit digne, décent. Et donc,
il va falloir investir, donner plus de moyens à nos à nos régions, à nos départements, à nos communes pour pouvoir y répondre. Que fait le gouvernement aujourd'hui ? Il va réduire de 5,4 milliards d'euros les dotations aux collectivités. Les communes qui gèrent les écoles primaires maternelles, les départements qui gèrent les collèges et les régions qui gèrent les lycées vont voir leur dotation baisser. Comment voulez-vous dans cette situation ? Je suis maire moi aussi. Comment voulez-vous dans cette situation prenez l'argent pour clor ? Ah mais alors là parlons d'un budget Non mais parlons du budget de la France. Bien sûr, dans le budget de la France, il va falloir faire des choix et nous disons-nous qu'il faut augmenter le budget de l'éducation nationale. Il est
important et il y a des économies à faire dans d'autres secteurs et nous avons ouvert des pistes de ce côté-là. Par exemple, quand nous versons quand nous versons par exemple 211 milliards d'euros d'aide publique à des grands groupes financiers qui distribuent des dividendes, nous disons qu'il y a matière à faire des économies. investissons plutôt dans l'école plutôt que donner des sous à des entreprises qui n'en ont pas voulu. Dans ces manifestations, on voit que les regards se sont tournés en plus particulièrement vers la France insoumise. Jean-Luc Mélenchon appelle les parents à venir dans les manifestations avec des brassards ou des casques blancs pour protéger leurs enfants. C'est une bonne idée ou pas ? Ah, je pense que si nous voulons protéger nos enfants et si nous
voulons faire en sorte que les revendications euh émergent euh plutôt que la violence, nous aurions plutôt intérêt à nous emmêler. Et c'est la raison pour laquelle moi j'ai invité à ce que les militants de ma formation politique soient présents pour aider à la disposition des organisations de jeunesse, pour aider à sécuriser les parcours, à être présents à leur côté. comme on sait le faire. On met des on met des cordes, on on se met à l'intérieur, on sort pas, on casse pas les commerces, on est ensemble comme ça se fait dans les manifestations à à l'appel des organisations syndicales. Et donc nous travaill nous travaillons à cela et d'ailleurs il va y avoir des enseignants, il va y avoir des adultes, il va y avoir des salariés qui vont tous là. Vous appelez les salariés à être
présents aussi. Mais oui, je pense qu'on a intérêt à s'unir. Ouais, on a intérêt à s'unir. Les parents qui se trouvent aujourd'hui confrontés à des baisses de pouvoir d'achat, à des prix de d'essence qui augmentent et qui ont du mal à répondre aux besoins de de leur famille et qui voi qu'en plus les enfants à l'école n'ont pas de prof, sont dans des dans des conditions d'enseignement insalubre. Mais la colère elle peut une coagulation et une coalition des des juste juste question qu'on avance justement on parlait de la France insoumise quelle lecture vous avez de l'origine du mouvement est-ce que pour vous la France insoumise a noyauté créé encourager euh ce mouvement lycéen il y a une note des renseignements aujourd'hui qui indique que LFI a a participé à à l'explosion de
de ce mouvement et Sébastien Lecnu voit LFI et ses proxy de gauche cite le premier ministre à l'origine du mouvement. Ouais c'est incroyable. Non, on a on a des renseignements généraux, des services secrets qui disent que les syndicats sont à l'origine de de manifestation. Non, la France insoumise et c'est de gauche, ils ont bossé. Mais est-ce que pour vous la France insoumise attise la violence ? Oui ou non ? Non, non, non, arrêtez. Non, non, non, non. Je vais vous parler des organisations de jeunesse, la Franceign. Non, laissez-moi finir, monsieur, allez-y. Ceux qui aujourd'hui sont à l'initiative de ces mouvements sont des organisations de jeunesse, des syndicats d'enseignants. Je je vous ai parlé du lycée de Créteil qui ont été à l'origine de premier moment. Je vais
vous parler mais je vais vous parler de la jeunesse communiste. Mais vous avez pas répondu à la question la jeunesse mais je vais vous parler de ce que l'on fait consti qui sont présents euh mais les mais les les les élus les députés communistes aussi sont présents pour aller discuté avec les avec les les lycéens non pas pour aller brûler des non pas pour aller brûler des poubelles mais pour faire émerger les revendications. Est-ce que oui ou non ? Répondez à l'ex est-ce que oui ou non comme le pointe le gouvernement. Parce que oui ou non la France insoumise attise la violence à vos yeux. Oui ou non ? Non. Voilà, je peux passer à la suite. On peut continuer, il y a pas de souci. Je vais vous parler maintenant. Euh mais pourtant vous êtes bien différencié
de Bagayoko qui a dit que la violence était légitime. Vous avez dit non, il y a jamais de violence légitime. Oui. Oui, d'accord. Mais c'est parce que je ne veux pas rentrer dans ce piège dans lequel vous voulez m'emmener d'attiser de de stigmatiser une force politique. Alors que ceux qui sont à l'origine de ce mouvement sont des lycéens, des organisations lycéennes. Là je Rota il dit faut interdire la France insoumise. Oui, mais vous savez dès 1922 des partis fascistes en Italie puis en 1936 en Espagne ont interdit le parti communiste français, ont mis en place des tribunaux fascistes pour condamner pour condamner les par est un fasciste. Non, mais je peux vous dire que l'interdiction l'interdiction des partis
sont le symbole des régimes dictatoriaux. C'est ce qu'a fait Poutine en Russie. C'est ce que Ben oui mais enfin je veux dire quand on interdit des partis mais donc vous comparez Bruno Rotaillot à Vladimir Poutine c'est ah ben on peut Ouais. Est-ce que je peux aller sur ma démonstration est-ce qu'on peut juste vous finir sur parce que on voit on voudrait savoir qui va payer ce qui s'est passé quand même Rous. Oui mais alors je vous préviens quel que soit le sujet après je viendrai quand même sur les indications et vous me direz pas le temps. La France insoumise il y a des faits. Par exemple le maire de Saint-Nibalioko était devant le lycée Paul et Loir où il était près des feux avec les casseurs et cetera. Valérie PCR, la présidente de la région Île-de-France, dit qu'il faut
maintenant lui envoyer la facture des dégâts, qu'elle chiffre à 100000 € notamment le portail détruit et d'autres euh et que c'est au maire de Saint-Nis de les prendre en charge puisqu'il a attisé les violences. Vous vous êtes favorable à cette idée ou pas ? Mais d'abord madame PCress n'aurait pas dû réduire les budgets pour euh restaurer rénover les établissements les lycées de sa région. restaurer les l casseurs payeurs, hein. D'abord, il faudrait l'appliquer en premier lieu au gouvernement qui casse l'école publique. C'est gouvernement h ministres de l'éducation dit, il faut faire payer les parents. Non, c'est caricatural mais quand on supprime, on parle concret de plusieurs millions de mais je vais j'y vais là-dessus, je vais y aller sur la justice.
Mais quand il y a 15 millions d'heures de profs non remplacés, vous pensez pas qu'il y a une facture à payer vis-à-vis de nos enfants ? une fracture éducative visàis de nos enfants. On devrait j'invite le ministère à payer une astreinte pour chaque prof enfants concernés. lecture la casse par œil pour œil, d pour dè chose, la justice aujourd'hui la justice aujourd'hui dans le code civil est prévu article 1240 que ceux qui cassent puissent payer les réparations et il est prévu article 1242 que les mineurs responsables peuvent aussi engager les parents des mineurs
responsables peuvent aussi être appelés à payer indemniser les dégâts. La loi le prévoit déjà. Alors encore une fois, on a du mal à les identifier. Oui, mais donc le problème c'est pas la loi. Le problème c'est que il faut l'appliquer. Donc le problème pour vous c'est quoi ? Vous dites dans votre vos propositions et vos revend. Donc je reviens làdessus. Ce qu'il faut aujourd'hui c'est entendre ce qui se dit. La jeunesse communiste qui fait partie des organisations qui appellent justement à ce que l'on entende et à ce que l'on on écoute enfin la jeunesse. La jeunesse communiste, elle fait remplir des cahiers de doléances. Il ré il se réunissent en assemblée générale. Je les invite à le faire lundi. Voilà ce qui remonte. Euh, avez-vous des profs ? Avez-vous tous vos profs ? Non, pas de
profs d'histoire, non, pas de prof de math. Combien vous êtes dans votre classe ? 34. Je vous en lis un deuxè. Et ici avez Vous êtes combien dans votre classe ? 39. Quels sont vos plus grands soucis dans le lycée ? Les portes cassées des toilettes, les chaises cassées et le côté ouest en travaux depuis plus d'un an et des profs absents inexistants. Voilà. Et j'en ai comme ça. Mais on en a comme ça des milliers et des milliers. Ces cahiers de doléance, il faut que les jeunes les remplissent et il faut que le gouvernement les entende. Et c'est pour ça que j'en appelle à un pacte républicain pour notre jeunesse. Ce n'est ni de gauche ni de droite que de dire que nos enfants ont le droit à la meilleure éducation, la meilleure formation, le meilleur environnement pour retrouver une France
grande et forte, innovante, qui sache investir, créer, bâtir, produire. Nous avons besoin justement que nos enfants soient les meilleurs du monde dans ces domaines. Or, aujourd'hui, tout est fait pour les démoraliser et pour euh pour faire en sorte qu'ils abandonnent. Et bien, créons les conditions qu'ils puissent accéder à une école digne, décente avec des professeurs euh correctement rémunérés, avec un encadrement dans les écoles puissant pour les enfants en situation de handicap, avec des des des personnels médicaux-sociaux et enfin qu'ils aient tous accès à des études supérieures. Nous demandons l'abrogation de parcours sup. On n'est pas d'accord tous là-dessus, à droite à gauche, mais enfin quand même, disons qu'il y a des dizaines de milliers de nos enfants qui
ne peuvent pas accéder à l'enseignement auquel ils aspirent parce qu'il y a pas de place. C'est grave quand on dit qu'il y a pas de place pour nos enfants dans nos écoles. Unissons-nous pour le garantir la meilleure école. Un grand pact. Oui, un grand pacte républicain. Merci Fabien Roussell. On vous retrouve dans quelques instants. On va bien sûr suivre vos propositions. On va venir bien sûr aussi à à ce grand débat de la gauche qui aura lieu ce soir sur notre antenne. Vous nous direz si celui qui en sort ce sera un partenaire ou un adversaire pour vous à tout de suite. Vous êtes bien sur BFM politique. Notre invité Fabien Roussel, secrétaire national du parti communiste, candidat à l'élection présidentielle. À mes côtés aussi Amandi, Nathalad, BFM et Jules
Pecnard de la tribune dimanche. C'est l'événement du jour ce soir sur BFM TV. Le grand débat décisif de cette primaire de la gauche qui réunira Olivier Fort, Raphaël Guxman, Jérôme Gedge, Emmanuel Morel et c'est Golen Royal. Alors vous n'êtes pas sur cette affiche Fabien Roussell, vous ne participez pas à cette primaire. On a vu les candidats les différents candidats à cette primaire. Duquel vous vous sentez le plus proche ? Fabien Roussell. Oh, je me permettrai pas ça. Ah non non, je laisse les militants socialistes de toute tendance choisir leurs candidats. C'est bien normal. Euh et je vois qu'il y a des débats euh même forts he qui des grosses différences qui existent entre eux sur les salaires, la hausse des salaires,
ceux qui veulent supprimer euh la CSG rappel Morel quand même siège Emmanuel Morel siège quand même au sein du groupe. J'allais y dire et ceux qui proposent par exemple pour relancer l'économie l'industrie un plan de relance massif comme Emmanuel Morel avec qui j'ai parlé parce qu'on se connaît bien, on a siégé ensemble au sein du groupe communiste, il siège au sein du groupe GDR, au sein du groupe communiste de l'Assemblée nationale et on partage beaucoup de choses. Je me reconnais aussi dans les propos de Colen Royal sur la diplomatie active que la France devrait relancer par rapport au conflit en Ukraine. Mais si vous deviez voter, vous voteriez pour lequel Bref, bref, ils ont des débats, c'est sain, c'est normal. Moi, les débats, je les ai jamais considéré
comme des des problèmes des handicap. Euh, ils vont voter, il y aura un choix et puis après on verra. Vous êtes pas langue de bois, vous voteriez pour lequel ? Ah non, mais je voterai pas mais je mais je je me permettrai pas ça. Vous regrettez pas de ne pas avoir participé à cette primaire, ça aurait pu [rires] donner un écho à votre coordinate. M'agérer dans les choix du Parti socialiste, je suis communiste. Pour soutenir votre ami Emmanuel Morel. Ouais, mais on a on a des différences quand même de fond entre nous sur la construction européenne. Nous avons toujours dénoncé nous le l'Europe libérale, la concurrence déloyale euh organisée par euh euh les traités euh de Mastrich puis ensuite les autres. Et donc euh on a des différences de fonds sur l'économie euh sur le partage de la
richesse et c'est pour cela que et d'ailleurs il y a vraiment une différence fondamentale par rapport à la crise dans laquelle nous sommes, c'est que moi je dis que avant de la répartir la richesse, il faut la créer. Il faut produire de la richesse, une richesse utile, socialement utile, respectueuse dans l'environnement et ça c'est essentiel pour nous. Et c'est sur ce terrain-là que je souhaite aller pendant la campagne présidentielle avec mon slogan vivre vivre heureux vivre votre slogan. On a compris votre votre distinction avec la plupart des candidats euh du de cette primaire. Le gagnant de cette primaire, est-ce qu'il sera pour vous un partenaire ou un adversaire ? au sein de la gauche, si nous voulons que la gauche l'emporte aux élections,
enfin plus que la gauche, un programme qui va enfin répondre à l'injustice, au au mépris que les classes populaires, les classes moyennes ont subi. Si nous voulons qu'il y ait un tel programme de progrès de justice qui soit mise en œuvre, il ne faut pas que la gauche s'échappe. Il faut que la gauche au contraire débatte devant les citoyens avec leur programme et que les Français choisissent qui de ces candidats de gauche ils souhaitent voir quoi débattre. Oui. Donc donc ce sont donc ce que je souhaite c'est que les Français constatent, regardent nos programmes, qu'ils choisissent qui de nous doit être doit arriver en tête et être qualifié au second tour et que ensemble on crée une dynamique de victoire aujour et c'est pour exactement le premier tour
c'est une primaire parmi les forces de gauche et parmi nos programmes. Ce que je souhaite, c'est que nous arrivions à faire à dépasser les 40 % avec les trois quatre candidats que nous serons pour être certain qu'il y en ait un d'entre nous qui soit qualifié mais que surtout on l'emporte parce que l'objectif c'est pas d'être qualifié au second tour au second tour c'est de le gagner le second tour. L'objectif c'est ça. Et donc pour ça il faut créer une dynamique sur un programme. Il faut donner envie aux gens de voter pour pour l'un l'un ou l'autre d'entre nous et donc sans nous échapper. Grand sujet de débat entre eux et parmi vous aussi, c'est la place de la France insoumise. Est-ce que si vous étiez chef de l'État, il y aurait dans votre gouvernement des ministres de la France insou ?
C'est pas le grand sujet de débat, je suis désolé. C'est un grand sujet de débat pour vous de savoir quel est quel est votre alors certains en font Vous avez raison, vous avez raison Guillaume d' certains en font un totem jamais avec les deux débats dans les deux débats qui ont déjà eu lieu, ça a été le plus gros sujet. Justement, je je je veux pas rentrer dans ce jeulà. Vous connaissez les différences que j'ai répondit à rien mais si ministres dans un gouvernement ou vous avez envie euh de nous euh classer avec des étiquettes, nous ranger dans des tiroirs et qu'on s'exprime noir blanc blanc noir et c'est une question simple. Laissez-nous avoir un débat sur le fond avec nos concitoyens. Ne me demandez pas aujourd'hui s'il va y avoir des ministres insoumis. Si demain je suis
président de la République, c'est pas le président qui décide, c'est le premier ministre qui compose son gouvernement et le premier ministre il compose son gouvernement en fonction Bon, vous n'y seriez pas fermé en tout cas mais en fonction des élections législatives et de la composition pour gouverner avec quand je vous parle d'un débat, est-ce que vous pouvez répondre à une question ? Mais je Est-ce que vous pourriez gouverner appartenir à la même majorité que LFI ? Oui ou non ? sommes à 8 mois du premier tour et vous êtes déjà en train de nous dire quel sera le gouvernement de gauche qui pourrait présider aux destinées de la France. Remarquez, c'est bien les électurs de savoir déjà au gouvernement. Écoutez, moi je vais vous dire comment je vais me déterminer.
Je vais vous dire comment je vais me déterminer. C'est quoi votre différence fondamentale avec Jean-Luc Mélenchon par exemple Je me déterminerai sur une participation, nous nous déterminerons parce que nous sommes une force démocratique, donc on en parlera entre nous. Nous nous déterminerons en fonction du programme qui sera mise en œuvre. Et il y a pour nous des choses qui sont importantes. Sur la question internationale, c'est une politique diplomatique et favoriser la paix. sur les questions nationales, c'est faire en sorte que l'on reconstruise une France qui produise des richesses socialement utiles. Je l'ai dit tout à l'heure. Ce qui veut dire que la question énergétique sera essentielle. On va peut-être parler de total, des prix du carburant, des prix du gaz et de
l'électricité. Vous voyez que cette questionl elle est centrale. Et enfin la question du pouvoir d'achat et des salaires. Sur ces questionsl nous avons des différences. Mais j'ai des différences avec le Parti socialiste, Mél. Quelle est votre différence fondamentale avec Jean-Luc Mélon ? Ben nous avons pas du tout la même politique en matière de de climat et la trajectoire que la France doit prendre pour respecter ses engagements climatiques. Il il lui il fait une phobie sur la production d'énergie nucléaire. Je le regrette mais c'est un débat que nous avons entre nous. Il ne souhaite pas par exemple la nationalisation de total. On va venir. C'est l'une de c'est un débat que nous avons entre nous. Mais c'est pour ça que j'appelle les français. Mais il y a que le climat qui vous par
exemple sur le travail. Mais sur le travail quand moi je dis que on peut avoir on est tous d'accord pour mieux répartir les richesses parce que monsieur Macron a fait un choix c'est préserver les plus riches et taper sur les classes moyennes et les classes populaires. Nous nous disons qu'il vaut mieux il faut mieux les répartir là-dessus. On est d'accord à gauche. Mais moi, je pose un autre sujet. Je suis le seul à poser ça. La réindustrialisation de la France, une politique énergétique pour créer des richesses utiles au pays, pour reconstruire notre souveraineté économique, pour retrouver une France qui enfin innove, produit, exporte plutôt qu'être dépendant de plein de puissances. Et donc c'est un c'est un tout autre projet que nous portons et nous sommes différents en
cela et du Parti socialiste et des insoumis et donc la et même des écologies, j'en parle même pas. Et donc, laissons les Français choisir et en fonction de ça, nous choisirons la composition d'un gouvernement. Oui. D'accord. Donc, vous avez des projets différents. Cela dit, si vous pouviez nuire euh enfin si jamais vous empêchiez Jean-Luc Mélenchon éventuellement d'accéder au second tour, vous êtes pour l'instant pas dans les sondages, lui est très haut. Est-ce que vous pourriez éventuellement vous retirer ou pas ? Je précise que vous aviez eu la dernière fois 800000 voix, il en a manqué 420000 à même Jeanluc Mélenchon ne dit plus ça aujourd'hui. Même Clémence Getté dernièrement a dit ce n'est pas à cause de Fabien Rousell que nous ne sommes pas accédés au second.
Non mais ça y est, ils le disent maintenant. C'est bien qu'il le verbalise. Je suis content. Ah je suis content qu'en fait il disait pas la même chose avant. Non mais maintenant ils le disent c'est vous et votre conscience entre guillemets. Jamais je ne me retirer je vous réponds clairement. Jamais, jamais, jamais, jamais, jamais. Parce que nous avons un projet, nous avons des différences, des nuances et des différences avec les autres forces de gauche fortes, importantes, avec la France insoumise, avec le Parti socialiste ou les écolagistes. Je demande aux Français de s'intéresser à ce débat à gauche et de choisir le candidat dont ils se sentent le plus proche pour nous donner de la force. et en fonction du rapport de force à gauche, et bien
c'est là où on détermine les idées qui présideront demain euh à à la reconstruction de la France. Et c'est comme ça qu'on compose un gouvernement. Si aujourd'hui vous dites que les Français ont peur de Jean-Luc Mélenchon et cetera, bah ils voteront pas pour lui, ils voteront peut-être pour moi. Donc laissons les choisir et donc je souhaite que le débat il ait lieu, puis on verra après. Il y a une des actualités marquantes de ces derniers jours, c'est effectivement la mise en cause de Jordan Bardella par Media Part qui a publié notamment des captures de messages antisémites attribués à Jordan Bardella. Il ni en bloc. dénonce des montages grossiers. Ce matin chez nos confrères de la tribune dimanche et bien Marine Le Pen redit sa confiance totale. J'ai totalement confiance en
Jordane dit-elle. Qui croire Fabien Rousell ? Média part ou Jordan Bardella ? Bon d'abord euh la justice va être saisie. J'espère qu'elle pourra dire si euh les propos qui ont été révélés sont vrais et c'est d'abord là-dessus qu'il faut se prononcer. Mais si les propos sont vrais, c'est inqualifiable. L'antisémitisme est criminel, le racisme est criminel. C'est écrit dans la loi par la loi Gesso, ministre député communiste à l'époque qui a fait inscrire dans la loi l'interdiction, la pénalisation, la condamnation de propos racistes, antisémites, homophobes, discriminatoires. Et donc quand un responsable politique de premier plan tient des propos, a tenu des propos
antisémites, mais il n'a plus rien à faire dans la vie politique. Il doit s'en retirer. Je dirais même qu'en tant que député européen, c'est la honte pour la France d'avoir un représentant au Parlement européen antisémite qui a tenu de tels propos. C'est inadmissible. Pour l'instant, lui il s'en défend, il est présumé totalement innocent. Mais si les propos étaient avérés et s'il les avait tenus, est-ce que d'après vous ça le disqualifie pour un jour occuper une fonction comme celle de Premier ministre ? Non, mais ça le disqualifie de toute fonction politique. Personnellement, j'ai déposé un texte à l'Assemblée nationale en 2021 ou 2022 qui demandait à durcir la loi, enfin en tout cas à demander au juges d'être plus ferme quand des
responsables politiques ont des propos antisémites ou racistes. Et je demande à ce que quand de tels propos sont ou ont été prononcés, que ces élus soient rendus inéligibles et que les choses soient claires. En République, nous devons être capable de défendre les valeurs qui nous sont fortes et des valeurs républicaines qui excluent du débat politique l'antisémitisme et le racisme. Et que ce soit clair parce que ça grandit en France, ça grandit et la France a une histoire avec l'antisémitisme qui est terrible et si on en prend pas conscience et bien on laisse cette proporosité de l'antisémitisme grandir et donc il faut le condamner fermement. Je regrette que la loi ne soit pas assez ferme pour condamner les responsables plus de fermeté. Vous dites que c'est
une honte pour la France. Vous parliez tout à l'heure du pouvoir d'achat, ça fait partie évidemment des mobilisations. Le prix des carburants reste extrêmement élevé en France et vous mettez une proposition sur la table. Vous voulez la nationalisation de Total. Vous allez nous expliquer dans un instant qui paye, comment on fait, est-ce que c'est possible ? Je vous propose d'écouter Michel Édouard Leclerc, il était sur ce plateau il y a quelques minutes juste avant vous. On lui a parlé de votre proposition. Écoutez ce qu'il en dit. J'en discute avec lui. C'est quelqu'un qui est ouvert à la discussion et et nous nous pratiquons intellectuellement. Fabien Roussel est très actif sur les sujets de consommation. Il vient vérifier dans les magasins, les prix et donc c'est très bien que vous le
receviez. Mais je ne crois je lui ai dit, je ne crois pas au principe de nationalisation de Total parce qu'il y a rien à nationaliser. D'abord, il y a rien, il y a pas grand-chose qui est français dans Total aujourd'hui à part le PDG. On a quand même une certaine chance d'avoir un un PDG français à la tête d'une société qui a un un actionnariat très dispersé. Vous entendez ? Il n'y a rien à nationaliser. Vous entendez ces réserves ? C'est impossible ce que vous proposez. Oui, j'entends ces réserves. Je confirme qu'on se parle avec Michel Édouard régulièrement, y compris sur l'approvisionnement de ces stations en essence. Et la réalité c'est que Total aujourd'hui un quasi monopole euh et qu'il distribue son essence, son diesel à tout le monde y compris. Donc au aux grandes surface
triplonire que ouais mais d'accord, ils se font de la pub avec ça, il faut arrêter, ils vont gagner et ça va leur coûter quelques dizaines de millions d'euros et de l'autre côté ils vont faire à la fin d'année, je vous fais le paris, je vous le disci, vous ressortirez les affiches, plus de 20 milliards d'euros de bénéfices. Est-ce que les deux sont pas compatibles ? Finalement, ils font de la pub mais ça profite au français. Pourquoi la nationalisation totale. Pourquoi ? Parce que aujourd'hui, il faut mettre un frein à un groupe qui est normalement français mais qui tire contre les intérêts de la France et de notre économie, de nos entreprises comme des familles. C'est fini. On ne peut plus accepter ça. Il y a pour moi une forme de trahison du pacte républicain. Les actionnaires de
Total sont devenus majoritairement étrangers. Il a raison Michel Édouard, il a raison. Américain notamment ça. Ça devient un groupe américain depuis son entrée à la bourse américaine. Mais ça pose la question de la faisabilité de la nationalisation. Ah bah c'est très simple et on est quand même français, on pèse. On est une nation, on a le pouvoir de nationaliser un groupe, de racheter des actions, d'en faire des obligations publiques et de prendre le contrôle sur une industrie que nous considérons comme stratégique. Il y a plein d'autres pays en Europe qui décident de bloquer les marges, de de prendre la main sur la politique énergétique. Je viens de lire que le premier ministre slovaque là venait de bloquer les marges de la pétrochimie. Ouais mais et nous on va regarder les
autres fers et on va laisser Total nous faire les poches quand on a un prix. Total nous fait les poches. Franchement mais enfin mais vous rigolez Guillaume Dar le prix du diesel le prix du diesel plein chez total. Mais oui, bah vous avez vu les queu devant chez Total ? Moi j'ai l'impression de voir l'URSS des années 80. On peut en parler satisfait aujourd'hui. Aujourd'hui, aujourd'hui ces groupes pétrochimiques dont total se font des marges indignes scandaleuses en profitant de la guerre et c'est et ils nous font payer à nous. Non seulement nous euh pauvres et misérables travailleurs français qui n'avons pas d'autre choix que de prendre notre voiture pour aller travailler, mais aussi les agriculteurs avec leurs tracteurs, comment il ils n'ont pas
d'autre choix que de mettre du diesel, du gazol non routier dedans président juste prix du carburant com mais comment on fait pour sauver notre économie quand il y a une telle pression sur les prix de l'essence du diesel mais aussi sur l'électricité et le gaz et c'est pour ça que je demande la baisse de la TVA sur l'essence. mais diesel sur les carburants mais aussi sur le gaz et sur l'électricité. Vous demandez pas le blocage des prix. C'est et on peut et on peut arriver à avoir un blocage des prix ou en tout cas réguler les prix. Il y avait la proposition de taxe flottante. Il y a la proposition qui émane du G7 de dégager une partie des réserves pétrolières pour
injecter de de du carburant moins cher, ce qui permettrait de baisser les prix. On a une le taux de TVA. Vous le baissez à combien le taux de TVA ? Ah je le ramène à 55. 55. Proposition que donc c'est Marine Le Pen je crois c'est toujours pareil. Ça coûte plus 10 milliards d'euros. Fabien Roussell euh Ah bah c'est c'est marrant. C'est comment ? Bah c'est marrant c'est le même montant que les bénéfices de Total. Ah alors d'un côté on nous prend des sous et de l'autre ça pourrait financer une baisse de la TVA. On peut pas on est on est des responsables politiques où on laisse faire le privé les actionnaires américains chez Total nous faire les poche. Moi je veux une France forte avec un pouvoir politique qui reprend la main sur son économie. C'est bon pour le
pouvoir d'achat des ménages qui s'il gagne plus d'argent vont dépenser vont faire tourner l'économie et c'est bon pour nos entreprises. Le bâtiment les travaux publics. Vous avez vu ce qui se passe dans le bâtiment en ce moment ? la grande crise du logement qui arrive parce que justement on ne construit plus, on ne bâtit plus, les entreprises des TP du bâtiment vont mettre les clés sous la porte, le prix du carburant va peser aussi sur elle et donc on a besoin de reprendre la main sur une politique énergétique. Comment vous expliquez ça boucle avec le début de l'émission juste que les Français ne se mobilisent pas vraiment sur ces sujets-là. On voit aujourd'hui la colère des jeunes mais on voit pas la colère des Français dans la rue. Et si demain ils sortent
dans la rue et qu'il y a trois poubelles brûlées, vous allez parler de quoi ? Mais vous êtes analyste le dire et bien justement justement j'appelle mais j'appelle et je le fais depuis plusieurs semaines à ce que les français n'acceptent plus de se faire tondre comme ça arrive maintenant. J'appelle les Français à ce qu'ils se mobilisent fortement contre ce budget qui arrive. Ce budget qui arrive pour moi, c'est le le pire budget de la 5e République. 5 milliards, plus de 5 milliards qui vont être pris au retraités. gel euh de de du point d'indice pour les fonctionnaires euh gel des APL euh baisse des budgets du logement justement encore baisse des budgets pour les collectivités, les communes, on va devoir nous les
communes, on va devoir mettre un frein sur les investissements alors que nous représentons 70 % des investissements dans le pays, des investissements publics. Vous c'est un budget qui conduit le pays à la récession. Alors oui, j'appelle nos concitoyens à ce qu'ils se mobilisent mais largement dans le calme pacifiquement mais pour dire pas pas de budget qui nous conduise à la réception. On veut un budget qui produise de l'activité, qui relance la consommation, qui redonnent du pouvoir d'achat qui nous permettent de vivre et de vivre par notre travail. Vous êtes candidat à l'élection présidentielle. Je vous propose de me suivre pour la minute présidentielle. Vous allez nous dire ce que vous ferez Fabien Roussell dans quelques secondes, dans les toutes premières minutes de
votre arrivée au pouvoir. Mettez-vous ici même, vous le voyez. Attention, vous allez avoir 60 secondes, c'est là où vous souhaitez accéder au palais de l'Élysée. Top ! C'est parti ! Si vous êtes élu Fabien Roussell, quelle est la première personne que vous allez appeler le soir de votre élection ? La première personne que je vais appeler sera le premier ministre que j'envisagerai pour mettre en place un gouvernement. son nom un gouvernement, ça sera en fonction des résultats de l'Assemblée nationale. Et la première personne a-t personnel que vous appelez ? Euh, je pense que j'appellerai certainement le chancelier allemand pour échanger avec lui du travail que nous aurons à faire en commun. Quel objet personnel vous emportez dans votre bureau présidentiel ?
La photo de ma famille et de des cinq enfants que j'ai avec ma compagne. Vous habitez à l'Élysée ou vous rentrez chez vous le soir ? Euh je rentrerai le plus possible que je peux à Saint pour être collé à la réalité et je j'assurerai mes missions éenne. Et qui est-ce que vous faites entrer au pantthéon ? Martha Desumeaux, une grande résistante euh et syndicaliste du nord. Quel chanteur vous invitez pour votre première fête de la musique à l'Élysée ? Là, vous me posez une colle. Marine, dîner d'état ou barbecue ? Qu'est-ce que vous demandez au chef de l'Élysée pour votre premier repas à l'Élysée ? Premier repas d'État. Qu'est-ce que vous faites ? la célébration de la gastronomie française avec un bon vin, une bonne
viande et un bon fromage. On a une gastronomie française que l'on doit faire vivre et justement ces postes à responsabilité, c'est l'occasion de montrer l'excellence de notre pays en la matière.
Fabien Roussel