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InterviewDestins de Femmes· 9 octobre 2025 27 minAutoproduitMixteBudget & impôtsSantéSolidarités & famille

CAROLINE YADAN : une voix républicaine contre la haine

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Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • CAROLINE YADANFait
    « J'ai créé des associations, j'ai participé et cetera et puis avocate et puis euh jamais engagé en politique parce que la politique me semblait un monde inaccessible, un monde d'ailleurs où je me reconnaissais pas vraiment. »

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

présente une circonscription unique et particulièrement exposée Israël, l'Italie, la Grèce, Malte, Chypre, la Turquie et le Vatican autant de territoires où se mêlent enjeu, diplomatique, conflits, diversité culturelle et défis quotidien pour des milliers de français. avocate de formation, elle a fait un choix, quitter son confort et sa carrière pour se lancer euh dans un combat politique et en 2024 contre toute attente et bien elle remporte une une élection qui est absolument historique euh et elle succède à un homme que l'on pensait tous indétronable. Depuis Carolinead porte une voix à l'Assemblée nationale, celle des Français d'étrangers souvent éloignée mais jamais oubliée.

Elle se bat contre l'antisémitisme, elle défend les familles, elle prend des positions sur des dossiers internationaux sensibles, vous allez le voir, et notamment sur le conflit Israélo ramasse et par rapport justement à la reconnaissance de l'État palestinien par la France. Bonjour Carolinead, c'était un petit peu long d'ailleurs, j'ai un petit peu résumé parce qu'il y avait beaucoup de choses à dire à votre sujet. Est-ce que vous pouvez nous retracer votre parcours et votre destin de femmes ?

Alors, il y avait surtout une chose, c'est que j'ai été députée avant 2024. J'ai été député en fait de Paris, député de Paris de 2022 à 2024. quelque chose qui est apparu en fait, c'est la vie qui m'offre euh qui m'offre les les choses, elle se présentent à moi et j'ai vraiment l'impression que c'est un c'est un parcours et euh et en fait au fur et à mesure de ce parcours, je ne choisis pas, même si évidemment j'ai un rôle un rôle actif, mais c'est vraiment la vie qui m'offre des cadeaux.

Et oui, vous l'avez dit, donc j'étais j'ai je suis avocate en droit de la famille et euh et militante en fait depuis toujours. C'estàdire depuis toujours, ça a commencé quand ? adolescence.

J'étais en col et en col j'ai fait les d'abord les scout et puis après j'étais j'étais en colonie et j'ai reçu à l'âge de 15 ou 16 ans un diplôme de la plus grande militante déjà à l'époque sans doute parce que parce que je je porte ça dans dans mes gênes mais ça a toujours été la défense des plus faibles, la défense également des femmes, mais aussi bien sûr la lutte contre l'antisémitisme et mon attachement à l'État d'Israël. Donc ça c'est dans mes gênes, ça a toujours été le cas. J'ai créé des associations, j'ai participé et cetera et puis avocate et puis euh jamais engagé en politique parce que la politique me semblait un monde inaccessible, un monde d'ailleurs où je me reconnaissais pas vraiment.

C'était j'étais soit c'était trois soit trop à droite, soit trop à gauche. Jusqu'en 2017 où Emmanuel Macron nous a proposé quelque chose d'extrêmement novateur, c'est-à-dire de cliquer sur un bouton de souris. Bon, d'abord au-delà de ce qui proposait en terme de dépassement d' clivage, je trouvais que c'était très intéressant.

Euh social démocratie aussi, prendre un petit peu à droite, un petit peu à gauche, voir ce qui ce qui ce qui pouvait ce qui pouvait coller. Et puis surtout quelque chose de très novateur, on appuyait sur un bouton de souris et on arrivait comme ça dans un mouvement où on avait la possibilité comme simple citoyen de participer au programme présidentiel. Et donc, c'est comme ça que je me suis engagé en politique et les élections ont eu lieu en 2017.

Et puis au fur et à mesure, je me suis engagée localement et euh euh et en fait, j'étais en contact avec donc ce monde là qui était inaccessible avant, des députés, des ministres. J'ai travaillé avec Marline Chapa sur les femmes avec Jean-Michel Blanquer, sur la laïcité, l'éducation et cetera et et voilà. Mais sans ambition politique particulière en ce qui me concerne avancé sociétal.

Exactement. C'était vraiment la société, c'était faire en sorte que les idées que j'avais que les valeurs que soient partagées par un par un plus grand nom. Et puis en 2022, je reçois un appel, Stanisas Guérini qui était à l'époque qui dirigeait le mouvement le mouvement en marche et il m'appelle, il me dit "Voilà, je vais être possiblement ministre.

Est-ce que je te vois bien à l'Assemblée nationale ? Est-ce que ça te dirait d'être ma suppléante Et là, c'était c'était un rappel là, je suis alors là je suis je suis euh pour tout vous dire, je vais faire mon marché un vendredi matin et euh je m'assois et je dis mais tu es sérieux en fait ? Et évidemment que ça a été un grand oui immédiat parce que ça faisait sens comme député d'être au cœur de la loi et évidemment d'être à l'Assemblée nationale pour continuer à faire avancer ce à quoi je croyais.

Donc ça a été un grand oui. Nous avons été élus, il a été ministre de 2022 à 2024, j'ai été député de Paris et en 2024 dissolution qui nous tombe dessus. Oui.

Euh comme vous parce qu'on éétait pas au courant. Donc à 21h on est député, à minuit, on n'est plus député. Euh et donc ça signifie que euh à minuit euh on les collaborateurs, c'est très violent enfin parce que les collaborateurs euh perdent leur emploi, on doit partir du bureau et puis on doit se lancer euh dans une campagne.

Donc moi, je me relançais dans la campagne de Paris au côté de Stanislas en sachant que je ne serais plus député puisque il y avait quand même de peu de chance pour que il redevienne ministre très vite mais bon. Mais je me sentais pas complètement à ma place non plus. Et là, on m'appelle et on me dit est-ce que ça te dirait de te présenter dans la 8e circonscription, le parti.

Euh voilà. Et et on me dit bah voilà, on a pensé à toi pour la 8e circonscription des Français de l'étranger parce que tu as fait beaucoup de choses. C'est vrai que j'avais fait beaucoup de choses par rapport à l'antimitétisme, par rapport à Israël sur cette ce qui qui pouvait toucher évidemment les électeurs de cette circonscription.

Et on m'a dit "S'il y a une candidate euh aujourd'hui qui peut y aller et qui peut gagner, c'est toi." Ouais. Et donc j'ai dit, j'ai réfléchi, j'ai dit "Je vous rappelle" et puis j'ai rappelé une heure après.

J'ai dit "Bah évidemment que oui, c'est là où est ma place." Donc en fait, il y a eu quand même cette oui, ces convictions, ces ces causes que vous défendiez avec beaucoup de force depuis des années. Mais est-ce que le fait d'avoir été avocate, ça vous a aidé dans ce parcours politique ?

Ça aide. Bien sûr que ça être parce que d'abord on sait ce que ça veut dire la loi. On a quand même une expertise réelle sur les textes de loi.

On a une expertise réelle sur sur l'esprit de synthèse, sur ce qui est important, sur le cadrage également du travail parce que il faut beaucoup travailler. Faut pas croire hein, la fonction de député. Je pensais beaucoup travailler comme avocate.

Je m'aperçois que en fait par rapport à la fonction de député, bah c'est beaucoup plus c'est-à-dire que je peut-être plus sollicité que c'est de 7h du matin jusqu'à minuit quasiment tous les jours et c'est sans arrêt. C'est c'est à la fois réfléchir sur des textes sur les textes en cours, sur les textes de loi, sur la communication, sur tout ce que je peux faire aussi comme avocat, vous voyez comme comme député de de proximité. Mais il y a quelque chose qui se ressemble, c'est que comme avocate et comme député, on est utile à l'autre.

Euh voyez, comme avocate, on vient nous voir pour résoudre des problèmes, mais c'est un c'est un peu pareil, sauf évidemment lorsqu'on parle de de de national et de et de proposition de loi, mais euh quand on quand je me rends sur le terrain ou lorsqu'on me saisit, par exemple, j'organise des vis à deux fois par mois avec l'ensemble de de mes administrés de la circonscription où quand je vais sur place, on me soumet des problématiques et j'essaie tant bien que mal de les résoudre. Donc ça se ressemble quelque part ou alors on a parlé de la femme politique, on a parlé de de la femme avocate. Et votre vie de femme dans tout ça ?

Comment vous arrivez à à tout gérer ? Alors d'abord, j'ai la chance d'avoir un mari très compréhensif et très aidant, donc qui m'accompagne beaucoup. Et puis mes enfants sont grands, mes trois enfants sont adultes.

J'avoue que s'ils avaient été petits, je sais pas comment je franchement j'ai des collègues que j'admire qui sont mères et femmes et qui ont ont des enfants en bas âge. Euh c'est très très à mon sens, c'est très compliqué à gérer. Euh voilà, moi j'ai mes mes enfants euh sont euh en tout cas pour deux d'entre eux partis euh partie de la maison et euh et ce sont des adultes aujourd'hui.

Donc j'ai vraiment beaucoup plus aussi de de temps en tant que en tant que femme à concer plonger dans le travail. Euh, on parle de cette circonscription, la 8e circonscription, quand on en parle, on pense que c'est Israël parce qu'il y a beaucoup de juifs, hein, en Israël, de juifs français en Israël, mais il y a d'autres pays. Bien sûr.

Comment vous arrivez finalement à faire en sorte de gérer tous les défis majeurs qui sont tous différents en réalité ? Alors, c'est très complexe. Euh, je ne connaissais pas cette circonscription avant évidemment d'être élu.

C'est très complexe parce que vous l'avez dit, il y a Israël alors ça représente à peu près 55 % hein des des électeurs. Mais mais il y a le reste et le reste à chaque pays, on va dire, chaque français qui habite les pays en question ont leurs problématiques. qui a des problématiques communes qui se retrouvent, les démarches administratives, les problèmes de fiscalité mais il y a des spécificité à chacun des pays et c'est vrai que euh euh bah il y a vraiment alors par exemple typiquement en Italie, on a un vrai un vrai sujet par rapport au retraités français en Italie puisque il y a une il y a alors je veux pas rentrer trop dans les détails, être trop complexe mais on a un problème de double impô position via une convention qui s'appliquait pas avant et qui s'applique aujourd'hui avec des des retraités français qui sont installés là-bas depuis longtemps et qui se voient destinataires de mise en demeur d'avoir à payer des sommes astronomiques pour eux pour des des personnes qui qui ont des pensions de 2500 2000 € qui doivent d'un coup débourser 30000 € 40000 € jusqu'à 80000 €.

Euh et donc vraiment, je me suis vraiment mobilisée sur ce sujet dès le départ avec le ministre puisqu'on travaille avec les ministres et notamment le ministre des Français de l'étranger et nous avons obtenu une avancée considérable sur euh sur ce sujet en allant à Rome et en rencontrant notamment le ministre des finances italiens parce que quand on est député, on n'est pas ministre. C'est-à-dire qu'on fait pas de diplomatie en tant que telle, on n pas de lien direct avec le gouvernement sauf à passer par notre propre gouvernement. Donc euh voilà, on on essaie vraiment de travailler en en bonne entente, en bonne intelligence.

Par exemple, en Turquie, on a un problème d'école euh française puisque avec le gouvernement turc euh qui veut restreindre l'accès l'accès au au Français euh turcs, donc à ceux qui ont la double nationalité. Donc ça a créé vraiment beaucoup de problèmes et puis des équivalences de diplômes et puis enfin voilà, il y a il y a beaucoup genre de problème. Alors, vous avez parlé de l'Italie, on vous a vu rencontrer le pap.

Oui. Alors, comment ça s'est passé ? Grand moment, grand moment, grand moment évidemment.

Euh voilà, c'est c'est c'est magique en fait. Euh parce que bah le pape, c'est quand même le pape. Donc, on est allé avec euh la une délégation du GVI, donc de du groupe d'études à vocation internationale de l'Assemblée nationale dont je fais partie.

Nous étions une petite délégation de six députés et nous avons eu une audience donc avec le PA. Donc après son audience publique, on a eu la possibilité d'aller d'aller le saluer et et moi je me suis dit que c'était d'abord très important. Donc c'était un honneur qui m'était offert et j'en ai aussi profité pour lui glisser un mot sur la nécessité à mon sens pour l'église aussi de prendre de dire quelque chose sur sa haine des cette haine des juifs et cet antisémitisme qui monte.

Euh voilà, parce qu'il me semble que l'église a un rôle important à jouer et puis on a on a beaucoup parlé aussi dans le cadre de cette délégation et dans notre voyage de l'intelligence artificielle par rapport euh justement au positionnement de de l'église. On a vu différents dicasters. Donc ça a été un un moment un moment extrêmement important, d'autant que je suis euh je crois que vous l'avez mentionné tout à l'heure, député des Français du Vatican.

Absolument. Alors on va il y en a pas beaucoup hein, il y en a cinq. Il y en a cinq.

Alors l'antisémitisme Caroline. Ah, on en parle. Oh, on en parle, on en parle.

Comment échapper ? Il y en a qui me disent "Mais enfin tu dois en avoir assez de parler dans tes médeis. Ne plus avoir en parler." Exactement.

Ne plus avoir à en parler. Euh voyez là, je fais je travaille beaucoup sur les familles monoparentales, par exemple sur là, je fais un webinaire sur les violences fait aux femmes. Il y a plein de sujets, il y a plein de sujets dont je continue à à m'emparer.

Mais évidemment que aujourd'hui l'antisémitisme est est un phénomène si c'est pas moi qui en fait à ma place. Et et c'est vrai que jamais et puis je je pense que c'est votre cas aussi et puis le cas de ceux qui nous écoutent qui sont qui sont concerné euh jamais au grand jamais on aurait pu penser vivre ce que nous sommes en train de vivre. Euh les plus jamais ça, on y croyait en fait, surtout ma génération.

Euh on était persuadé que ça ne reviendrait pas ou alors ça reviendrait mais de manière allez entre guillemets, je mets ça entre guillemets sporadique. Mais ce déferlement, cette flambée, cette haine exacerbée et désinhibée, c'est quelque chose qu'on a même du mal à croire euh quotidiennement. Et donc c'est mon combat. et mon combat notamment législatif parce que c'est aussi à cause de ça alors je réfléchissais déjà au moment de la campagne à introduire la définition de l'IRA de l'antisémitise de l'Alliance internationale pour la mémoire de l'holocauste dans la loi et évidemment le 7 octobre a accéléré les choses et j'ai beaucoup travaillé sur un projet législatif qui a été mis en forme que j'ai déjà soumis au conseil d'état et qui n'attend plus qu'à être examiné à l'Assemblée nationale qui a trois volets.

Le premier volet, c'est la lutte, le renforcement de la lutte contre l'apologie du terrorisme, notamment pour en permettant les les poursuites contre les ceux qui font l'apologie des auteurs d'actes de terrorisme. Le deuxième axe qui est essentiel, c'est tout ce qui concerne l'appel à la destruction d'un état. Aucun état au monde n'est appelé à la destruction lorsqu'on critique euh son gouvernement à part Israël parce que on touche là même au fondement de ce que représente aujourd'hui euh la haine des juifs en France et dans le monde.

Israël n'est qu'un prétexte. C'est une forme renouvelée euh dans d'antisémitisme euh qui euh qui qui se permet au nom du progressisme et au nom de de l'humanisme euh voilà d'avoir euh de de faire des des émules. Et puis le troisème axe, c'est le renforcement de la loi Guesso, c'est-à-dire tout ce qui est la comparaison avec la choix et avec le nazisme.

Donc c'est c'est vraiment une proposition de loi et c'est c'est ma mission aujourd'hui comme député. C'est vraiment une mission essentielle que je me suis fixée. Encore faut-il avoir la possibilité de la de pouvoir la la présenter à l'Assemblée nationale au vu de la période que nous traversons là.

Ça c'est c'est très c'est très très compliqué mais mais je je j'y tiens et je le ferai. Voilà, je le ferai parce que euh tout le monde dit il faut lutter contre l'antémitisme mais on à mon sens aujourd'hui on n' pas encore les armes on n' pas encore les armes juridique suffisante. Il faut renforcer notre législation pour que des gens comme Rima Hassan alors qu'elle a plus de 10 plaines derrière elle puissent en définitive et et être condamné être condamné lourdement.

Voilà. Mais mais au-delà de ça, c'est la prise de parole aussi. C'est la vigilance accrue.

C'est c'est le fait de de faire comprendre de faire comprendre parce que encore malheureusement dans l'esprit de beaucoup beaucoup de personnes qui ne sont pas au fait de ce qu'est l'antisémitisme, il reste sur l'antisémitisme de même si ça continue d'exister évidemment l'antisémitisme de de la Seconde Guerre mondiale mais des années 40 mais vous pensez vraiment que certaines personnes encore ne sont pas au courant ont encore besoin d'être être affranchi sur l'antisémitisme de de toujours oui nous on a la tête dans le sac et on a ces biais là et cette ces algorithmes là qui font qu'on est au courant mais quand on n pas les bons algorithmes on a on touche pas du doigt ce que ce que c'est vraiment voyez et et et voilà et j'entendais encore je fais des chroniques à la radio chaque tout deux fois deux fois par deux fois par semaine et et j'essaie vraiment de de d'employer les mots justes pour dénoncer ce qui est et pour dire ce en quoi consiste aujourd'hui lag. Alors l'antisémitisme, il est partout Caroline, il est partout. Il est partout il est partout dans toutes les classes sociales chez chaque individu.

Oui. Et il est exacbé. Il est Non non non.

Alors non évidemment non euh clairement non. Mais il est exacerbé aujourd'hui évidemment par le parti politique qui a fait de la haine des juifs son fond de commerce, par le parti politique qui est complice des islamistes aujourd'hui et par ce parti politique qui fait un mal fou à la République et qui fait un mal fou évidemment aux juifs qui qui est évidemment on parle on parle mais on parle aussi de la liberté d'expression en France. On se cache justement sous cette liberté d'expression.

Est-ce que ça va pas trop loin finalement ? Est-ce qu'on laisse pas la parole ? Vous parliez tout à l'heure de Rima Hassan.

Est-ce que finalement on la laisse pas trop parler ? On aurait 10 raison de lui enlever sa nationalité française. On aurait 10 raison de de la sanctionner lourdement.

Attention attention, on est dans un état de droit, il y a des règles à respecter et on ne peut pas retirer une nationalité à partir du moment où la personne n'a pas une double nationalité et souffrir de ma part ça n'est pas le cas la concernant. Mais de toute façon, on comme je l'ai dit, on est dans un état de droit, donc il y a des plaintes, il y a une régularité de procédure à respecter. C'est en plus l'avocate qui vous parle.

Euh c'est la raison pour laquelle j'ai euh pris l'initiative avec des collègues euh d'abord de faire des articles 40 contre elle, contre Thomas Port, contre des des gens de la France insoumise euh pour qu'une procédure soit soit lancée par euh par le parquet éventuellement et puis euh et puis euh rester euh rester vigilant et continuer à déposer des plaintes. Et c'est comme ça qu'à un moment à un moment donné ces gens-là, ils seront condamnés. à un moment donné, je vous le dis, euh Thomas Porte, il sera condamné parce qu'ils vont trop loin, parce qu'il y a un tel sentiment d'impunité qui est insupportable.

Euh, ils vont toujours trop loin. Enfin, je veux dire quand quand Rima Hassan là récemment, elle poste sur son avant-bras un numéro de téléphone tatoué israélien, euh voilà, euh avec la proposition de loi que je que j'ai déposé, euh demain, elle est condamnée. Demain, elle est condamnée, mais je pense que aujourd'hui, elle peut être condamnée sur ce fondement là.

Et le problème c'est que la justice est extrêmement lente. Mais ce qu'il faut ce qu'il ce qui à mon sens le principal c'est de dire que LFI n'est pas fréquentable comme on l'a fait pour le RN. C'est-à-dire que ce cordon sanitaire là, je ne comprends pas encore qu'il ne puisse pas exister-à-vis de LFI.

Et c'est de la faute du PS et c'est de la faute d'Olivier Fort et c'est de la faute de ce PS qui est euh euh idéologiquement corrompu ne euh qui ne pense qu'à ses ses sièges de députés et ça c'est absolument c'est absolument per je l'entends. Je sais les combats que vous menez, je sais que vous êtes partout, je sais que vous ne lâchez rien. On parle de lutte contre l'antisémitisme, mais là le président Macron vient de reconnaître un état palestinien au moment où ben on est en pleine guerre, où les otages n'ont pas été rendus, où Israël a vécu un drame, le pire depuis la création de l'État d'Israël.

Comment vous voulez lutter contre l'antisémitisme alors que finalement la lutte au gouvernement ne va pas dans une seule direction ? Alors, il ne vous aura pas échappé un, que je ne suis pas au gouvernement et que deux, j'ai pris mes distances. y compris en quittant mon groupe parlementaire pour devenir apparenté à mon groupe parlementaire suite suite aux déclarations d'Emmanuel Macron qui avait posé des conditions et à partir du moment où ces conditions se sont transformées en objectif, j'ai posé de manière très très sincère d'abord et parce qu'il ne pouvait en être autrement par rapport au combat que je mène, je ne pouvais que dire que je posais mes distances par rapport à ça parce que il était impensable de faire du 7 octobre le mythe fondateur d'un état et il était impensable de parler de la création d'un état avant la libération des otages, avant la reconnaissance d'Israël par les voisins arabes ou avant la démarisation du Ramas qui étaient les conditions préalables.

Est-ce que c'est difficile ? Oui, c'est toujours difficile de dire ce que vous avez pris en faisant ça en prenant vos distances. Je vais vous dire, je pense que la grande différence entre moi et et d'autres personnalités politiques, c'est que je n'ai pas d'ambition politique.

C'est pas d'abord, c'est pas mes ambitions politiques qui passent avant, c'est mon mes combats. C'est que j'ai une colonne vertébrale et que j'ai des convictions et que je mets ces convictions au service de la fonction que j'occupe. Mais si demain je redeviens avocate, je redeviens avocate.

C'est c'est pas dramatique en soi. Vous comprenez ? Or, beaucoup aujourd'hui de personnalités politiques n'envisagent même pas de quitter le monde politique et font d'abord passer leurs ambitions personnelles en disant est-ce que ça va me servir ou est-ce que ça va pas me servir ?

La question s'est même pas posée en fait. J'ai compris concernant. Alors je vais poser la question autrement.

Donc aujourd'hui vous êtes contre la déclaration d'Emmanuel Macron. Clairement vous l'avez dit, c'est affiché. Comment on peut continuer à faire votre rôle finalement avec autant de force en sachant que finalement vous avez dit ouvertement que vous étiez contre le président de votre pays ?

Mais parce qu'il y a pas que ça. Il y a il y a 10000 sujets. Il y a 10 milliards de sujets parce que il y a une réforme voyez là je suis en train de travailler sur les familles monoparentales.

Voilà je je suis absolument persuadée que dans beaucoup de groupes de de on va dire du bloc central, il va y avoir beaucoup de députés qui vont me suivre. Et d'ailleurs, ça me fait juste penser que tout à l'heure j'ai parlé de ma loi sur l'antimité cosigné par 117 députés du PSR. Donc vraiment un large centre, un large champ dont dont François Hollande.

Donc mon but c'est c'est d'arriver à fédérer, d'arriver à rassembler sur des combats qui sont des combats communs qui peuvent faire avancer la société et peu importe en fait mon positionnement politique, c'est d'abord Caroline Adant et c'est d'abord les valeurs auxquelles je crois. C'est c'est mon idée que je me fais de la République, de la démocratie et euh et des et des combats que je dois mener aussi pour être utile à l'ensemble des administrés qui sont les miens aujourd'hui dans la circonscription qui est la mienne. Ou oui oui.

Mais j'entends bien Caroline, mais c'est vrai qu'on parle des familles monoparentales, on parle des femmes battues, je veux bien l'entendre, mais aujourd'hui ce qui occupe la une en fait de tous les journaux, c'est l'antisémitisme, c'est le conflit israéloas. J'ai même envie de dire ramasse Israël si je vais au bout de mon idée. Aujourd'hui, tous les yeux sont rivés sur cette problématique là et vous vous êtes complètement détaché avec beaucoup de courage de la ligne politique de votre pays.

Donc ma j'arrive à ma question. Qu'est-ce qui va se passer maintenant ? Vous voulez dire pour le pays, pour les élections, enfin par rapport à quoi en fait ?

Qu'est-ce qui va se passer maintenant ? par rapport à vous, par rapport à vous, votre positionnement, par rapport au gouvernement, par rapport à qu'est-ce qui va se passer maintenant ? Bah là, je suis apparentée.

Euh donc ben on verra on verra. Euh moi je reste une voix libre, je reste une voix indépendante. Si je suis devenue apparentée, c'est pour être encore plus libre, encore plus indépendante.

Voilà. Mais en continuant quand même à avoir des soutiens. C'est important les soutiens.

On peut pas avancer seul surtout dans ces combats-là. Vous savez, moi après le 7 octobre, j'ai monté la seule opération mondiale de parrainage des otages de l'ensemble des parlementaires français et européens. Personne n'a fait ça. 240 parlementaires européens, sénateurs et députés à l'Assemblée nationale pour 240 otages.

On a pendant 1 an et demi euh euh euh euh fait en sorte de recevoir des familles des otages et cetera. On a on a fait on a fait des des films vidéos pour dire qu'on était là. J'ai monté un un groupe une sorte de boucle groupe d'études et groupe d'amitié France Israël pour alimenter justement les connaissances de chacun et je fais fonctionner cette boucle y compris avec les anciens députés.

Donc c'est quelque chose qui se fait sur le terrain et c'est important euh d'être ça sert à rien d'être isolé et ça sert à rien en fait il faut il faut pas que les gens qui vous écoutent se bouchent les oreilles en disant ouf il y en a marre en fait de l'entendre. C'est pour ça que euh le discours doit toujours être un discours d'authenticité d'abord et un discours fédérateur et un discours qui explique. Vous savez, je suis médiatrice aussi, on l'a pas dit, je suis avocate mais je suis aussi médiatrice.

Et quand on est médiatrice, c'est d'abord écouter l'autre. écouter l'autre et c'est pas parce que tout le monde n'est pas engagé comme nous que les personnes ne sont pas de de bonne volonté, mais encore faut-il arriver en fait à fédérer et et c'est ce que j'essaie j'essaie de faire aussi. Alors la lutte continue.

Merci à vous Carolinead pour cet échange. Un échange danse, un échange passionné. à travers vos mots, on comprend combien votre rôle est complexe, combien défendre les les droits des Français à l'étranger, affronter des enjeux diplomatiques brûlants, on l'a vu, tout en portant la voix des femmes et puis surtout cette lutte contre l'antisémitisme.

Votre parcours illustre la force d'un engagement sincère, authentique avec la capacité des femmes à transformer la politique. Moi, ça j'y crois, c'est pour ça que je voulais vous le dire. Merci d'avoir partagé votre vision avec nous.

Avec grand plaisir. Merci à vous. [Applaudissements]