Nicolas Dupont-Aignan : "La récompense du travail est la priorité"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
— C'est la priorité numéro un avant l'immigration, avant le pouvoir d'achat, selon vous ? — Oui. La récompense du travail. C'est-à-dire que quelqu'un qui travaille, qui est au SMIC... J'ai vu l'augmentation du SPIC. On nous dit 1 580 euros. Mais la réalité, c'est pas le brut, c'est le net. Je veux que le net rattrape le brut. Je l'avais proposé en 2017. Tout le monde m'avait rionné. J'avais dit 10% d'augmentation. Aujourd'hui, je reviens à 8%. Je pense qu'on pourrait, un 13e mois, enfin un mois supplémentaire, pour tous les Français en dessous de 3 fois le SMIC, ça coûte 20 milliards.
On peut le faire sans peser sur les entreprises, en réduisant les charges salariales, c'est-à-dire ce qui fait que votre brut descend au net. On peut vraiment réduire une partie. Ça donnerait un gain de pouvoir d'achat. La personne qui se lève le matin serait récompensée de son travail. Les chefs d'entreprise trouveraient des salariés. Parce que s'ils trouvent pas, c'est aussi qu'ils sont pas bien payés. Et tout cela sans du tout accroître le déficit de l'État et sans peser sur les entreprises. Mais pour ça, il faut faire le ménage. Et notamment sur le scandale absolu des cartes vitales que j'ai travaillé pendant des mois. J'ai relu tous les rapports.
– Alors combien de fausses cartes vitales ? – Ah, non, on ne sait pas. – Eh bien on ne sait pas. – Eh bien je vais vous le dire. – On ne sait pas. – C'est page 21, c'est extravagant. – J'ai lu ? – Extravagant. Il y a plusieurs rapports très sérieux, parce que je me suis dit, vous savez, on va dire que je raconte, machin, tout le monde. Alors j'ai pris les rapports, il y a même les QR codes pour que les gens vérifient. IGAS, c'est-à-dire l'inspection générale des affaires sociales, l'inspection des finances, 7,76 millions de fausses cartes vitales. Le Sénat, Assemblée nationale 2019, 5,5, 20. L'Assemblée nationale 2020, 1,8. La Cour des comptes 2020, 2,5.
Et la direction de la sécurité sociale, c'est extravagant. – 600 000. – C'est ça qui est le plus grave. – 600 000. – 600 000. – 600 000. Mais, devant les sénateurs, ils avaient dit 2,6 millions. – Bon, donc on ne sait pas. – Et ils se sont rétractés. – Donc on ne sait pas. – On est dans un pays. – Oui. – Jean-Jacques Bourdin. – Oui. – Où on nous parle d'une réforme des retraites pour 5 milliards. Alors que les retraités ont déjà beaucoup souffert. – Vous êtes contre toute réforme des retraites ? – Mais je dis que le problème des retraites, c'est la création d'emplois sur le sol français. – Oui. – Parce que sinon, nos retraités n'auront plus rien.
Je vous rappelle que les retraites ne sont pas indexées. – Vous n'êtes pas comme la droite LR. – Non, mais non. Les retraites ne sont plus indexées. – Oui. – Chaque année, les retraités perdent. Emmanuel Macron a augmenté la CSG sur les retraités. On ne va pas encore leur piquer le peu qui leur reste. La vraie question, est-ce qu'on est capable de récupérer ces 20 milliards minimum ? On pourrait aller beaucoup plus loin, mais je dirais 20 milliards. 5 milliards, la réforme des retraites. 20 milliards de fausses cartes vitales. Voilà la réalité du pays.
Alors quand on est dans un pays où l'administration de la sécurité sociale fait la politique de l'autruche, et dit je ne sais pas, un coup c'est 2 millions, un coup c'est 600 000, je me dis qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Mettons nos efforts, on a bien été capable de créer un pass sanitaire, je ne reviens pas dessus, pour surveiller les gens. – Vous l'avez d'ailleurs, votre pass sanitaire ? – Non, je n'ai pas de pass sanitaire, vous le savez bien. Mais on a été capable de tracer les gens partout, mais on n'est pas capable de tracer des cartes vitales.
Donc je propose le remplacement de toutes les cartes vitales par des cartes vitales biométriques, qui seront données, ça mettra 5 ans, en sous-préfecture, mano et de la mano, pour voir la personne. – De la main à la main. – Voilà. – Bien.
Nicolas Dupont-Aignan