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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 26 mars 2020 26 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationSantéÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

L'aide aux agriculteurs, les bonnes façons de faire ses courses en respectant le confinement : le "8h30 politique" du ministre de l'Agriculture

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:37OuverteRéponse directe

    Didier Guillaume, vous disiez quand même un instant qu'après cette crise, rien ne sera comme avant.

  • 4:43OuverteRéponse directe

    Didier Guillaume, vous avez lancé avant-hier un appel aux Français qui n'ont pas de travail en ce moment, en leur demandant d'aller prêter main forte aux agriculteurs qui s'inquiètent pour leur récolte.

  • 5:25RelanceRéponse directe

    Mais est-ce qu'on ne risque pas de propager encore davantage le virus si des milliers ou des dizaines de milliers de personnes traversent toute la France ?

  • 7:37ComplaisanteRéponse partielle

    On va aborder toutes ces questions avec vous, si vous le permettez, dans les minutes qui viennent.

  • 9:24OuverteRéponse directe

    Est-ce que s'ils partent travailler, donner un coup de main à un producteur local, ils continueront à toucher ce chômage partiel ?

  • 11:06RelanceRéponse directe

    Didier Guillaume, est-ce qu'il n'y a pas un autre paradoxe qui est celui d'inciter les agriculteurs à continuer à travailler, à continuer à produire, comme vous venez de l'expliquer à l'instant, et en même temps, à leur fermer des débouchés aussi essentiels, par exemple, que les marchés ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:47PrésentateurChiffre
    « Le Parlement a voté le projet de loi à 45 milliards d'euros cash. »
  • 2:22PrésentateurChiffre
    « Avant cette crise, vous disiez un instant dans le journal que l'activité économique a baissé de 30%, que le PIB baisse évidemment. »
  • 4:41InvitéChiffre
    « 40 000 personnes qui sont prêtes à aller travailler. »
  • 6:16PrésentateurChiffre
    « Ils ont ramassé des fraises, 40 000. »
  • 8:34InvitéChiffre
    « L'activité économique en forte baisse en France, perte de 35%, estime l'INSEE ce matin. »
  • 8:41InvitéChiffre
    « Un mois de confinement, ce serait 3 points de PIB, le produit intérieur brut, en moins sur un an. »
  • 9:30InvitéChiffre
    « il y a plus d'un million de Français aujourd'hui qui sont en chômage partiel, qui touchent une partie de leur ancien salaire, tous les mois, qui leur est versé. »
  • 11:34PrésentateurChiffre
    « Les marchés, en gros, c'est 15%, peut-être 20% de la production qui est passée sur les marchés. »
  • 17:36InvitéChiffre
    « Des masques de protection, 220 000, arrivent pour les surveillants, assure Nicole Belloubet. »
  • 17:42InvitéFait
    « À la mort d'un gendarme de 51 ans, confiné chez lui jusque-là pour une suspicion de coronavirus, son état s'est brusquement détérioré hier soir. »
  • 22:27PrésentateurFait
    « mon problème aujourd'hui, c'est que tous les produits, et notamment les produits frais, le poisson, les fruits, les légumes, les yaourts, les produits lactés, arrivent dans les rayons des grandes surfaces. »

Temps de parole

  • Présentateur72 %
  • Invité10 %
  • Invité 28 %
  • Didier Guillaume5 %
  • ?4 %

≈ 14,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Locuteur

Bonjour

0:06
Invité

Didier Guillaume.

0:08
Locuteur

Est

0:08
Invité

-ce que vous nous entendez ? Bienvenue sur France Info. Avant d'évoquer toutes les questions liées

0:11
Présentateur

à

0:13
Invité

l'agriculture, à l'alimentaire, et elles sont particulièrement nombreuses en ce moment, quelques mots sur l'intervention d'Emmanuel Macron hier soir, des primes, des salaires revalorisés pour les soignants, un plan d'urgence également pour l'hôpital. Il aura fallu ce virus pour qu'on redécouvre la situation aujourd'hui dans nos hôpitaux

0:30
Locuteur

? Il

0:33
Présentateur

n'aura pas fallu ce virus puisque Agnès Buzyn et le gouvernement n

0:36
Locuteur

'ont

0:36
Présentateur

déjà mis un plan d'urgence il y a quelques semaines, un plan d'envergure qui avait été salué. Ça ne suffit jamais évidemment, mais je veux dire que cette prise en compte de la situation de l'hôpital, des salariés, des médecins, du personnel soignant, du médico-social est prise en compte. Mais là, compte tenu de cette situation, le président de la République hier, dans son intervention, a annoncé évidemment un nouveau plan, un plan massif a-t-il dit, un plan massif d'investissement, un plan massif de revalorisation des carrières. Et oui, si cette crise a permis d'aller encore plus loin, je crois que c'est bien.

Le président de la République a pris conscience de cette situation depuis longtemps et dans cette période-là, il faut remercier ceux qui sont en première ligne, comme il l'a dit, ceux qui tous les jours se battent pour notre santé, qui parfois souffrent beaucoup et il faut les aider. Je pense que le gouvernement, l'État fera tout pour les aider.

1:27
Invité

Ça signifie moyen quasi illimité désormais pour les services de santé en France ?

1:32
Locuteur

Je

1:33
Présentateur

ne sais pas si c'est moyen quasi illimité. De toute façon,

1:35
Locuteur

le

1:36
Présentateur

président de la République l'a dit, puis on le voit ce qui se passe au niveau européen.

1:39
Locuteur

J

1:39
Présentateur

'étais moi-même hier dans un conseil des ministres européens virtuel, bien sûr, par visioconférence. Rien ne sera comme avant. Demain ne sera pas comme aujourd'hui. Lorsque l'on voit l'argent qu'il faut mettre aujourd'hui pour lutter contre cette crise, le week-end dernier, le Parlement a voté le projet de loi à 45 milliards d'euros cash. Pour mettre dans la machine France, je crois qu'évidemment, il faudra regarder des choses différemment.

2:01
Locuteur

Ce

2:01
Présentateur

n

2:01
Locuteur

'est

2:01
Présentateur

pas les vannes sont ouvertes. Nous allons organiser les budgets en Europe, comme dans les États membres et bien sûr en France, de façon différente, encore plus sur les priorités, comme ce gouvernement, d'ailleurs, essaie de le faire depuis 2017.

2:15
Locuteur

Parce que

2:15
Présentateur

l'orientation que nous avons faite sur le travail, sur le social, est quand même des choses qui étaient en train de porter leurs fruits. Avant cette crise, vous disiez un instant dans le journal que l'activité économique a baissé de 30%, que le PIB baisse évidemment. Mais avant cette crise, les emplois repartaient, le chômage baissait, l'activité économique était là. Ça montre bien qu'il y aura la possibilité de repartir derrière. Mais

2:37
Didier Guillaume

Didier Guillaume, vous disiez quand même un instant qu'après cette crise, rien ne sera comme avant.

2:41
Locuteur

C

2:41
Didier Guillaume

'est l'expression que vous venez d'employer. Ça veut dire que cette crise, son impact, ses conséquences, elle implique quand même un vrai changement de politique, une vraie inflexion pour tenir compte de ce monde d'après, justement.

2:54
Présentateur

Changement de politique, je ne sais pas. En tout cas, inflexion, évidemment. Vous savez, je ne sais pas à l'issue de cette crise, quand elle se produira d'ailleurs, quand il y aura de morts. Moi, je veux penser quand même à tous nos concitoyens, aux familles de ceux qui sont décédés, aux familles des médecins, aux familles du gendarme, aux familles des citoyens simples qui sont décédés. Et puis on commence à voir, par exemple, Manu Dimango, le saxophoniste. Bref, donc il va se passer des choses fortes. Nous sommes en confinement. Est-ce que ce confinement va durer ? On a plutôt le sentiment que la réponse sera oui.

Donc ce que nous vivons là, c'est une première depuis la Deuxième Guerre mondiale. Il ne

3:30
Locuteur

faut

3:30
Présentateur

pas se compter d'histoire. Donc on ne peut pas en sortir de la même façon. On ne peut pas en sortir en se disant, bon, ben voilà, c'est fait, nous passons à autre chose. Non, parce que cette situation-là doit nous faire réfléchir encore plus sur la mondialisation, doit nous faire réfléchir encore plus sur les nouvelles solidarités, doit nous faire réfléchir encore plus sur l'art d'être français, comme le disait le président de la République dans sa conférence de presse de l'année dernière.

L'art d'être français, c'est tout simplement comment notre pacte républicain tient, comment nous vivons ensemble dans la République, comment nous construisons les nouvelles solidarités, en tenant compte à la fois de ce qu'est l'origine du macronisme protégé et libéré, protéger nos concitoyens socialement, libérer l'économie, parce que c'est l'économie qui crée de l'emploi et de la richesse, mais en mettant l'homme, la femme, l'individu, le citoyen, peut-être encore plus au cœur de cette situation. Mais vous savez, demain sera demain, pour l'instant, aujourd'hui, nous luttons. Nous luttons contre cette épidémie au niveau mondial,

4:27
Locuteur

au

4:27
Présentateur

niveau européen, au niveau français. Nous luttons pour faire en sorte que l'hôpital, les soignants et les moyens, hier le président de la République était à Mulhouse avec cet hôpital de campagne, tout est mis, tout est fait pour donner les moyens à nos soignants de nous sauver le plus possible de vie.

4:43
Invité

Didier Guillaume, vous avez lancé avant-hier un appel aux Français qui n'ont pas de travail, en ce moment, en leur demandant d'aller prêter main forte aux agriculteurs qui s'inquiètent pour leur récolte. Est-ce que ce n

4:53
Locuteur

'est

4:53
Invité

pas complètement contradictoire avec le confinement et la demande générale qui est faite à tous les Français de rester chez eux

4:59
Locuteur

? Mais

5:01
Présentateur

pas du tout, je crois au contraire que c'est très complémentaire, parce que nous sommes dans une situation

5:06
Locuteur

où

5:07
Présentateur

nous devons à la fois rester chez soi, assumer le fait du confinement, parce que c'est par le confinement que nous arriverons à lutter le plus vite possible contre la maladie, que nous n'engorgerons pas les hôpitaux. Mais je vais vous dire très clairement, si tous les Français restent chez eux, s'il n'y a plus d'activité économique, il n'y a plus d'alimentation.

5:25
Locuteur

Mais est-ce qu'on ne risque pas de propager encore davantage le virus

5:28
Présentateur

si

5:29
Locuteur

des milliers ou des dizaines de milliers de personnes traversent toute la France ? Non

5:32
Présentateur

mais, alors évidemment que j'ai vu, j'ai lu les caricatures que ça a provoqué. Moi j'ai surtout lu et j'ai surtout entendu les centaines et les milliers de messages qui me sont revenus par les vrais gens, pas par les commentateurs. Je ne

5:47
Locuteur

parle

5:47
Présentateur

pas pour vous, mais pas pour les commentateurs habituels, en disant mais de quoi ils parlent, on confine et puis on va travailler. Non, il ne s'agit pas d'aller à l'autre bout de la France, il s'agit lorsque je suis dans ma commune, lorsque je suis confiné, je ne parle pas des gens qui ne peuvent pas bouger. Je parle des gens, par exemple, je parlais d'un coiffeur, je parle des serveurs dans les restaurants ou dans la restauration, dans l'hôtellerie, qui ne travaillent pas, qui sont des gens qui aiment bosser, ils font 3 kilomètres, ils sortent de leur village, ils sortent de leur commune. Combien

6:14
Locuteur

de réponses vous avez eues déjà, Didier Guillaume ? Ils ont

6:16
Présentateur

ramassé des fraises, 40 000.

6:19
Locuteur

40 000 personnes qui sont prêtes à aller travailler. C'est énorme.

6:23
Présentateur

Et quels

6:23
Locuteur

sont les

6:23
Présentateur

besoins,

6:24
Locuteur

Globo ? C'est énorme. Il en faut

6:25
Présentateur

combien ? Nous lançons ce soir et demain avec Bruno Le Maire et Muriel Pinnicot une plateforme. Nous avons mis ce plan de soutien à la filière agroalimentaire et à

6:37
Locuteur

l

6:37
Présentateur

'agriculture, une plateforme sur les sites de nos ministères et sur le site de Pôle emploi pour justement se dire où je suis et qu'est-ce que je peux faire. Évidemment, on ne

6:46
Locuteur

va

6:46
Présentateur

pas prendre la voiture pour faire 100 kilomètres, mais on peut prendre son vélo ou sa voiture pour faire 5 kilomètres et aller travailler. Quels sont les besoins aujourd'hui ? Aujourd'hui, la main d'oeuvre saisonnière n'est pas là. Elle n'est pas là, ça veut dire que les asperges pourrissent sur place. Ça veut dire que les fraises vont pourrir sur place. Ça veut dire qu'on ne va pas avoir les besoins essentiels alimentaires. Alors bien sûr qu'il n'y aura pas de pénurie alimentaire. Nos entreprises agroalimentaires font un travail remarquable et on pourra continuer à manger des yaourts, on pourra continuer à manger des boîtes de conserve évidemment. Mais il faut une alimentation équilibrée.

Et dans l'alimentation équilibrée, il faut des produits frais. Et c'est pour ça que j'ai cité à plusieurs reprises le poisson, j'ai cité à plusieurs reprises les fruits et légumes. Maintenant la ferme France, l'agriculture française, est en train de donner. Le printemps arrive, il fait beau. Il faut qu'il

7:34
Locuteur

y ait

7:34
Présentateur

des mains qui aillent ramasser les produits de l'agriculture.

7:37
Locuteur

On va aborder toutes ces questions d'idée Guillaume

7:38
Invité

avec vous, si vous le permettez, dans les minutes qui viennent. On s'interrompt juste un instant à 8h41 pour le fil info avec Lauriane Delanoë qui vient de nous rejoindre.

7:46
Locuteur

Le

7:47
Invité

directeur général de la gendarmerie nationale adresse ce matin ses condoléances à la famille d'un sous-officier mort hier soir, mort du coronavirus. Ce gendarme de 51 ans était confiné chez lui à Maison-Alfort dans le Val-de-Marne. Dans les prisons dits détenus testés positifs pour l'instant au Covid-19, 450 ont les symptômes de la maladie mais n'ont pas été testés pour l'instant, annonce de la ministre de la Justice Nicole Belloubet à l'instant sur France Inter. Des soignants dans l'expectative après les annonces d'Emmanuel Macron hier soir. J'espère que ce n'est pas des mots en l'air, prévient sur France Info le médecin François Salacas.

Le président promet une prime et une majoration des heures supplémentaires pour les soignants, pour aussi les fonctionnaires qui sont en première ligne contre le coronavirus. L'activité économique en forte baisse en France, perte de 35%, estime l'INSEE ce matin. Un mois de confinement, ce serait 3 points de PIB, le produit intérieur brut, en moins sur un an. France Info,

8:48
Locuteur

et

8:50
Invité

tout est plus clair. Toujours avec le ministre de l'Agriculture et de

8:53
Locuteur

l

8:53
Invité

'Alimentation, Didier Guillaume, qui est avec nous jusqu'à 9h sur France Info. Didier Guillaume, c'est 40 000 Français pour l'instant qui se sont portés volontaires pour aller aider les agriculteurs. Évidemment, ils seront payés

9:02
Locuteur

et

9:04
Invité

pourront cumuler, par exemple, s'ils touchent le chômage aujourd'hui ou s'ils bénéficient des aides de l'État.

9:10
Locuteur

C

9:11
Présentateur

'est justement le travail que nous avons mené avec Muriel Pinico et Bruno Le Maire pour arriver à... L'objectif, c'est de mettre en place des dispositions incitatives en matière de travail et faciliter la rencontre entre les salariés volontaires et les employeurs.

9:24
Locuteur

Alors, je prends un exemple, si vous le permettez, il y

9:27
Invité

a plus d'un million de Français aujourd'hui qui sont en chômage partiel, qui touchent une partie de leur ancien salaire, tous les mois, qui leur est versé. Est-ce que s'ils partent travailler, donner un coup de main à un producteur local, ils continueront à toucher ce chômage partiel

9:45
Locuteur

?

9:46
Présentateur

Justement, oui, la réponse est oui. Ce que nous avons voulu faire, c'est de mettre des dispositifs efficaces et incitatifs. Évidemment, ce n'est pas du bénévolat. J'ai eu des appels, enfin,

9:56
Locuteur

j

9:56
Présentateur

'ai eu mon cabinet, le ministère a eu des appels, des gens qui disent,

9:59
Locuteur

on

9:59
Présentateur

veut bien donner un coup de main bénévole, mais ça n'existe pas, le travail dissimulé, le travail au noir, comme ça. Il faut des contrats de travail. Donc, ces gens qui iront en agriculture auront des contrats de travail et ils pourront cumuler des dispositifs. C'est totalement,

10:12
Locuteur

bien

10:13
Présentateur

sûr, c'est purement temporaire, mais c'est totalement une première fois, c'est totalement une première. Ça ne durera pas après, évidemment. Le droit du travail, pour nous, il est important. Mais on pourra cumuler du chômage partiel et on pourra cumuler des minimas sociaux avec le travail de l'agriculture. L'essentiel, l'essentiel, c'est de nourrir nos concitoyens. L'essentiel, c'est que les femmes et les hommes, les Françaises et les Français puissent arriver dans leurs magasins, dans les grandes surfaces, et puissent se dire, je vais pouvoir acheter des produits frais, je vais pouvoir acheter des produits de l'agriculture. C'est ça qui est important.

Donc, oui, nous mettons en place un dispositif exceptionnel

10:54
Locuteur

pour

10:55
Présentateur

que des Françaises et des Français qui, aujourd'hui, ne travaillent pas, sont en chômage partiel, puissent, en toute légalité, juridiquement, aller travailler dans les champs, aller travailler à l'agriculture.

11:06
Didier Guillaume

Didier Guillaume,

11:07
Locuteur

est

11:07
Didier Guillaume

-ce qu'il

11:07
Locuteur

n'y a

11:07
Didier Guillaume

pas un autre paradoxe qui est celui d'inciter les agriculteurs à continuer à travailler, à continuer à produire, comme vous venez de l'expliquer à l'instant, et en même temps, à leur fermer des débouchés aussi essentiels, par exemple, que les marchés ? On a vu des agriculteurs réagir de façon extrêmement hostile à cette décision de fermeture des marchés. On les incite à produire davantage, à continuer de produire en tout cas, mais on ne leur permet plus de vendre leur production.

11:32
Présentateur

Alors, je vais vous répondre très précisément. Les marchés, en gros, c'est 15%, peut-être 20% de la production qui est passée sur les marchés. Et moi, j'avais annoncé, dès la semaine dernière, que

11:41
Locuteur

j

11:41
Présentateur

'étais pour le maintien des marchés, je suis très à l'aise. Mais le Premier ministre a pris la bonne décision.

11:46
Locuteur

Ah, ce n'était pas la vôtre, mais c'est quand même

11:48
Invité

la bonne.

11:49
Locuteur

Comment

11:49
Invité

? Ce n'était pas votre décision, c

11:51
Locuteur

'est

11:51
Invité

ce que vous venez de nous dire, mais vous

11:52
Locuteur

l'acceptez tout de même.

11:53
Présentateur

Non, moi, je suis pour l'ouverture des marchés. Je vais vous le dire, ce n

11:56
Locuteur

'est

11:56
Présentateur

pas que je l'accepte. Je partage la position du Premier ministre, il ne pouvait pas faire autrement. Quand on voit à la télévision les images des gens qui s'agglutinaient, quand on voit à la télévision les images des marchés de Paris ou d'ailleurs, c'était inacceptable. Les marchés ne peuvent rester ouverts que dans le cadre des barrières sanitaires mises en place de la distanciation sociale. C'est pour ça que nous avons travaillé avec la Fédération des marchés, nous avons travaillé avec les producteurs de fruits et légumes, avec Interfel, avec la Fédération nationale, pour mettre en place un guide de bonne pratique pour les marchés.

Et à partir d'aujourd'hui, les maires qui souhaitent maintenir leur marché ouvert, le font sur la base de ce guide. Les préfets les autoriseront.

12:37
Didier Guillaume

Justement,

12:37
Présentateur

le

12:38
Locuteur

Premier ministre a

12:38
Didier Guillaume

indiqué qu'il pouvait y avoir des dérogations, que les préfets pouvaient demander aux maires, enfin, plutôt que les maires pouvaient demander aux préfets des dérogations. À ce jour, Didier Guillaume, y a-t-il déjà des dérogations ? Et combien qui ont été sollicitées ?

12:52
Présentateur

Combien, je ne

12:52
Locuteur

peux

12:52
Présentateur

pas vous dire. La plus emblématique, c'est le maire de Toulouse, qui dit, moi, je veux laisser mon marché ouvert. Chez moi, à Biarritz, le marché, la halle alimentaire est ouverte. Ils ont bien organisé les choses. Le président des commerçants a mis de la rue Balice, des barrières. On entre d'un comté, on sort de l'autre. Donc,

13:07
Locuteur

Toulouse va garder

13:08
Invité

ses marchés, par exemple, Didier Guillaume, alors que

13:10
Locuteur

certains villages

13:10
Invité

où, parfois, il n'y a que ce moyen-là d'aller faire ses courses, ne les verront plus

13:15
Locuteur

?

13:15
Présentateur

Non, les villages dans lesquels c'est le seul moyen de faire ses courses, vraisemblablement, les garderont. Le maire ne pourra pas faire ça. Vous savez, le marché,

13:22
Locuteur

il

13:22
Présentateur

se passe deux choses. C'est d'abord du circuit court. C'est l'agriculteur qui amène les bons produits, bio ou pas bio, sa salade, ses carottes, son poireau, au marché. Et puis, le marché, c'est aussi autre chose. C'est le seul endroit où les personnes âgées, les papiers et les mamies, qui descendent de leur maison de ville, descendent de leur appartement pour acheter quoi ? Une salade, deux pommes de terre, un poireau pour faire leur nourriture. S'ils n'ont pas ça, ils ne pourront pas faire 5 ou 10 kilomètres pour aller dans la grande surface qui est à l'extérieur de la ville ou en zone rurale qui est à 15 kilomètres dans la ville d'à côté.

Donc, l'objectif, c'est bien clair, c'est la sécurité des Français. Ce n

13:55
Locuteur

'est

13:55
Présentateur

pas antinomique, la sécurité des Français. Le Premier ministre a eu raison de dire qu'on interdit tous les marchés parce que la sécurité sanitaire n'est pas là. n'est pas là, mais parallèlement, là où l'organisation est faite, là où il y a du barriérage, là où on respecte les distances de sécurité, la distanciation sociale, là où on met les barrières sanitaires en place, les gestes barrières. Alors oui, les marchés peuvent exister. Vous savez,

14:18
Locuteur

là, il ne faut pas être paniqué.

14:19
Invité

Quelles consignes vous donnez aux Français quand ils vont faire leur course aujourd'hui dans une petite enseigne alimentaire ou dans un supermarché ?

14:27
Locuteur

Mais

14:27
Présentateur

les consignes sont très claires. Évidemment, on ne se dit pas bonjour, on ne s'embrasse pas, mais ça, je crois que tout le monde l'a bien compris. On ne s'approche pas à

14:34
Locuteur

un

14:35
Présentateur

mètre des gens. On est à plus de un mètre. On ne

14:38
Locuteur

s

14:38
Présentateur

'approche pas à moins de un mètre. On essaye de toucher le moins de choses possibles. Si on s'alimente, on prend des boîtes de conserve, autre chose. Dans la surface, on le met dans son caddie. Si on prend des légumes, on ne touche pas tous les légumes, tous les fruits. On prend, on se sert, on rentre chez soi. Et c'est lorsque l'on arrive chez soi qu'il faut prendre toutes ces mesures. On se lave les mains,

14:58
Locuteur

on

14:58
Présentateur

enlève tous les emballages s'il le faut et on les jette. Et après, on rince ce qui doit être rincé. Et le reste, on le met au frigo. Le virus, moi, je ne suis pas du tout scientifique, mais reste sur les boîtes, peut rester sur les emballages. Donc, il faut tout nettoyer. Et à partir de là, si chacun fait bien ses gestes qui nous ont été dits mille fois et que vous relayez sans cesse, vous, sur vos antennes, eh bien, les choses doivent se passer. Il faut aller faire ses courses parce qu'il faut manger. Il faut manger de façon diversifiée.

15:25
Locuteur

Comment est-ce qu'on garde cette distance,

15:26
Invité

Didier Guillaume, à la caisse du supermarché ? Avec le caissier ou la caissière ? Comment est-ce qu'on reste à un mètre

15:31
Locuteur

?

15:31
Présentateur

Eh bien, c'est fait, justement. Ça a été fait puisque dans tous les supermarchés, il y a des traces, des traits qui sont mis par terre, du scotch ou

15:38
Locuteur

je ne sais pas trop. Entre

15:39
Invité

les clients, je parle entre la personne qui paye et le caissier ou la caissière.

15:43
Présentateur

Alors là, pour le coup, moi, je veux saluer à la fois les patrons de toutes les grandes surfaces qui ont mis les mesures en place, qui ont mis du plexiglas ou des écrans absolument partout et qui font qu'il n'y a plus de contact entre la caissière ou le caissier et le client. Le seul contact, c'est lorsque je vais payer. C'est mieux de payer avec sa carte bancaire parce que, pour le coup, il n

16:03
Locuteur

'y

16:03
Présentateur

a aucun contact.

16:04
Locuteur

Est-ce que le plus simple, ce ne serait pas

16:05
Didier Guillaume

aussi, Didier Guillaume, d'équiper les caissiers ou les caissières de masques ?

16:09
Locuteur

Mais

16:10
Présentateur

c'est la question sur laquelle nous sommes.

16:12
Locuteur

On

16:12
Présentateur

sait très bien que les masques, l'autorisation a été donnée. On sait très bien que les caissières et les caissiers auront des masques, vraisemblablement. Quand ? Certains, peut-être, en ont déjà. Aujourd'hui, on ouvre la possibilité de commandes de masques et de les donner à des secteurs prioritaires. Aujourd'hui, l'alimentation, après la santé, est le secteur prioritaire. L'agroalimentaire est un secteur prioritaire. Et l'agriculture l'est aussi, parce que c'est toute la chaîne d'approvisionnement alimentaire.

Et quand je vois, moi, les efforts qui ont été faits par l'ensemble des enseignes, l'ensemble des grandes surfaces, qui font un effort pour relocaliser leurs achats, qui font des publicités pour dire achetez français parce que nous, nous commandons français, parce que nous aurons des fruits et légumes français et pas des Pays-Bas ou pas d'Espagne, parce que nous allons ce week-end avoir du poisson français, parce que la filière pêche est en grande, grande difficulté. Tout cela,

16:59
Locuteur

c

16:59
Présentateur

'est important. Vous savez, les nouvelles solidarités sont là. Aujourd'hui, il faut que chacun prenne conscience que cette situation, elle est extraordinaire au sens de pas ordinaire. Nous n'avons jamais vécu cela. Et il peut y avoir encore beaucoup de morts et beaucoup de gens en grande difficulté. Donc chacun doit être responsable. On

17:15
Locuteur

ne va pas se balader dans les

17:16
Présentateur

rues comme certains l'ont fait.

17:18
Invité

On va continuer d'en parler, si vous voulez bien, dans quelques instants. 8h51, c'est tout d'abord Lauriane Delanoé pour le Filinfo.

17:25
Locuteur

Le

17:25
Invité

coronavirus dans les prisons de France, 10 détenus testés positifs à ce jour. 450 autres présentent des symptômes de l'infection virale, selon la ministre de la Justice. Des masques de protection, 220 000, arrivent pour les surveillants, assure Nicole Belloubet. À la mort d'un gendarme de 51 ans, confiné chez lui jusque-là pour une suspicion de coronavirus, son état s'est brusquement détérioré hier soir. Il n'a donc pas pu être hospitalisé, un sous-officier de la caserne de Maison Alfort, dans le Val-de-Marne. Les promesses d'Emmanuel Macron pour les soignants, ils recevront une prime exceptionnelle. Leurs heures supplémentaires vont être mieux payées.

Le président annonce aussi un plan d'investissement et de revalorisation des carrières pour l'hôpital. Alors ces mesures sont-elles confinantes, suffisantes, soignants, patients ou proches ? Donnez-nous votre avis sur France Info, vos appels dès maintenant. C'est au 01 56 40 41 11. Vous êtes au chômage partiel et souhaitez aider les agriculteurs près de chez vous ? Le ministre de l'Agriculture annonce à l'instant sur France Info qu'une plateforme va ouvrir ce soir ou demain sur son site internet et celui de Pôle emploi. L'essentiel c'est de nourrir les français, avance Didier Guillaume.

18:34
Locuteur

France

18:35
Invité

Info,

18:37
Locuteur

et

18:38
Invité

tout est plus clair. Didier Guillaume, plusieurs grandes enseignes de la distribution comme Lidl et Carrefour, notamment, viennent d'annoncer qu'elles allaient réduire leurs horaires d'ouverture et fermer un peu plus tôt le soir. Est-ce que là encore ce n

18:48
Locuteur

'est

18:48
Invité

pas un peu paradoxal ? Est-ce que ça ne risque pas de mettre encore plus de monde dans les supermarchés et d'augmenter le risque de contamination ?

18:56
Locuteur

Non,

18:56
Présentateur

nous en avons beaucoup parlé puisque nous sommes quotidiennement en contact téléphonique. Je pense qu'aujourd'hui, toutes les entreprises, les entreprises agroalimentaires, les coopératives agricoles qui font tout l'amont et sans lesquelles il n'y aurait rien sur les rayons des supermarchés, s'aperçoivent qu'il y

19:10
Locuteur

a

19:10
Présentateur

un absentéisme qui est là réel, qui est de 7, 10, 15%, 20% à certains endroits. Et donc, il faut absolument faire des réorganisations. Or, ils s'aperçoivent, on a vu les courbes, que nos concitoyennes ne vont plus faire leurs courses en fin d'après-midi maintenant puisque étant confinés, on ne va pas faire ces courses avant ou après le travail, on le fait dans la journée. Et donc, l'idée, c'est de réduire un petit peu les heures d'ouverture afin de gagner du temps de travail des salariés pour avoir plus de monde en journée, au cœur de la journée, là où il y a plus de monde. Mais justement, tout cela en respectant les gestes barrières. Il n

19:47
Locuteur

'est

19:47
Présentateur

pas question qu'on déferle comme ça dans un grand magasin comme on le voit parfois à la télévision lorsqu'il y a des soldes, c'est fini toute cette histoire. Chacun rentre avec la distance de sécurité, il y a des contrôles, les gens comptent, il

20:00
Locuteur

y

20:00
Présentateur

a des vigiles à l'entrée. Et je crois vraiment que les choses se passent bien et pourquoi elles se passent bien. Parce que là, moi, je ne fais pas un commentaire à la radio. Je vois ce que sont nos concitoyens, je vois ce que font nos concitoyens. Et les Françaises et les Français sont des gens qui sont vraiment formidables parce qu'ils savent s'en sortir, ils savent se réorganiser.

20:19
Didier Guillaume

Didier Guillaume, la question qui se pose, c'est aussi celle évidemment du prix qui concerne directement les consommateurs. La baisse de certaines productions peut produire des inflations de certains produits frais. Est-ce que vous allez prendre des mesures pour empêcher ces hausses de prix ?

20:33
Locuteur

Est

20:33
Didier Guillaume

-ce que vous allez encadrer certains prix

20:35
Locuteur

? Alors

20:35
Présentateur

pour l'instant, il n'en est pas question. D'abord,

20:37
Locuteur

c

20:37
Présentateur

'est très compliqué.

20:38
Locuteur

Puis

20:38
Présentateur

nous vivons dans une économie ouverte. Mais

20:40
Locuteur

là

20:41
Présentateur

encore, nous avons beaucoup...

20:43
Locuteur

Vous voulez dire ce qu'on peut faire pour le gel

20:44
Invité

hydroalcoolique ? On ne

20:45
Locuteur

peut

20:45
Invité

pas le faire pour les poireaux

20:46
Locuteur

?

20:47
Présentateur

Je

20:47
Locuteur

crois qu

20:48
Présentateur

'il faut absolument que chacun gagne sa vie. Et l'engagement de la grande distribution, c'était justement de ne pas augmenter les prix des produits frais. Il

20:59
Locuteur

est respecté cet engagement, vous en êtes certain ?

21:01
Présentateur

Nous regardons, évidemment.

21:02
Locuteur

Alors

21:02
Présentateur

en période de coronavirus, il n

21:04
Locuteur

'y a

21:04
Présentateur

pas les contrôles de la direction de la concurrence et répression des fraudes, évidemment. Mais nous regardons, nous portons sur la bonne intelligence. Et puis, il nous remonte des choses. Il nous est remonté qu'à tel endroit, je ne

21:13
Locuteur

vais

21:13
Présentateur

pas citer, dans un département du sud-ouest, on avait vu des asperges beaucoup, beaucoup trop chères. Et ça a été signalé à celles et ceux qui faisaient... Donc

21:22
Locuteur

ce sont les

21:22
Invité

consommateurs désormais qui peuvent

21:24
Locuteur

le signaler

21:24
Présentateur

?

21:25
Locuteur

Non,

21:25
Présentateur

mais non, mais écoutez...

21:27
Locuteur

Pardon, je pose la question, Didier. Vous venez de dire que la répression des

21:29
Invité

fraudes ne pouvait plus. Et on le

21:30
Locuteur

comprend bien. La répression des fraudes

21:32
Présentateur

fait son travail. Mais enfin, on ne fait pas autant de contrôles aujourd'hui avec le confinement. Aujourd'hui, j'en appelle à la responsabilité de tous. La responsabilité de la grande distribution. Et elle est responsable.

21:44
Locuteur

Elle ne fait

21:44
Présentateur

pas n'importe quoi.

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Locuteur

Concrètement, ça veut dire, Didier Guillaume. Et puis la responsabilité de

21:46
Présentateur

nos concitoyens.

21:47
Locuteur

Et vous en appelez... Est-ce que

21:48
Didier Guillaume

vous en appelez aux consommateurs aussi ? Si jamais ils remarquent des inflations injustifiées de certains produits, effectivement, de vous alerter, d'alerter

21:57
Locuteur

les pouvoirs publics.

21:58
Présentateur

Mais évidemment, si un consommateur remarquait un prix qui était multiplié par X, par 2, 3 ou 4, il faut immédiatement qu'ils préviennent les services de Bercy, enfin localement, qu'ils préviennent, qu'ils appellent la préfecture, la sous-préfecture, qu'ils préviennent les services de l'emploi pour regarder cela. Mais vous savez, je ne crois pas que ce soit ça que l'on constate. Aujourd'hui, nous nous battons. La grande distribution se bat pour une chose, pour approvisionner ces rayons.

Moi qui suis en charge de la sécurisation de la chaîne alimentaire, mon problème aujourd'hui, c'est que tous les produits, et notamment les produits frais, le poisson, les fruits, les légumes, les yaourts, les produits lactés, arrivent dans les rayons des grandes surfaces. C'est ça notre objectif aujourd'hui. Et les responsables des grandes surfaces, les patrons, sont engagés à ne pas augmenter leur prix. Et en même temps, il faut que les agriculteurs gagnent leur vie. Donc moi j'aimerais que les rayons traditionnels, ceux de la viande, ceux du fromage à découpe, puissent réouvrir.

J'étais avec un patron de grande distribution hier au téléphone qui me disait on est obligé de fermer un peu ces rayons de découpe parce qu'il nous manque des salariés, mais on va faire différemment. On va découper préalablement la viande, le fromage, on va le mettre en barquette, et on pourra le trouver dans les rayons. Aujourd'hui, chacun s'adapte parce qu'il faut être agile, il faut être mobile. Nous vivons une crise sans précédent et la priorité des priorités, c'est que les français puissent se nourrir et puissent se nourrir avec des produits de qualité. Et je vous assure, on retrouve là les bienfaits de l'agriculture. Tout à l'heure, hier, le président de la République

23:27
Locuteur

évoquait

23:28
Présentateur

les premières lignes, les deuxièmes lignes et les troisièmes lignes. La première ligne, elle est absolument exceptionnelle, c'est celle des soignants. Mais la deuxième ligne, celle que l'on voit jamais, celle de ceux qui mettent en rayon, celle des caissières, celle des agriculteurs qui produisent, celle de ceux qui travaillent dans les entreprises agroalimentaires en 3-8 ou dans les coopératives agricoles, elle est essentielle. Et cette deuxième ligne, elle tient, et elle tient pour que nos concitoyens continuent à se nourrir sans avoir des augmentations, des inflations de prix.

Aujourd'hui, l'heure n'est pas à faire des coûts sur les prix, l'heure est à assurer l'alimentation de nos concitoyens.

24:00
Locuteur

C'est ce qui

24:00
Invité

est en train de se passer. Un dernier mot, si vous le permettez, Didier Guillaume. Est-ce que vous déconseillez aujourd'hui aux Français qui nous écoutent d'aller faire leurs courses en famille

24:06
Locuteur

?

24:07
Présentateur

Oui. Oui, alors, bon, ce n

24:09
Locuteur

'est

24:09
Présentateur

pas de mon ressort de dire cela. Mais je pense qu'aller dans une grande surface, on a été interpellé, j'ai été interpellé à plusieurs reprises, en famille, à 4 ou 5. Je pense que ce n

24:20
Locuteur

'est

24:20
Présentateur

pas bien, ce n'est pas bien, parce qu'on peut propager le virus, on peut aller faire ses courses seul. On descend de chez soi, de son immeuble, on va dans sa supérette ou on va dans son hyper, on fait ses courses et on rentre à la maison. Je vous assure, aujourd'hui, quand on voit ce qui m'a été cité, parce que moi, je ne suis pas sorti depuis 10 jours de ce ministère, mais quand on me dit que l'on voit des familles entières, on le voit à la télé, qui sont à 3 ou 4 à pousser le chariot, ce n'est pas bien. On fait prendre des risques aux enfants qui pourraient être infectés. On fait prendre des risques à ses voisins. Donc la solidarité, les nouvelles solidarités.

Respectons les gestes barrières, respectons le confinement et parallèlement, allons s'approvisionner pour manger. Et si on peut, allons travailler. Il faut que l'agriculture continue, que les services essentiels, que les services vitaux continuent, comme l'alimentation, comme l'énergie, comme les déchets. Vous voyez bien qu'il y a un discours qui est compliqué à comprendre pour nos concitoyens. Je le comprends très, très bien. C'est rester chez vous et à la fois aller travailler. Et donc ce discours, il est difficile à entendre. Mais c'est ça la réalité.

25:20
Locuteur

C

25:20
Présentateur

'est rester chez vous parce que le confinement est indispensable. C'est la première réponse à la lutte contre ce Covid. C'est un moyen collectif

25:30
Locuteur

d

25:30
Présentateur

'éradiquer

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Locuteur

cette épidémie. Mais oui, mais en

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Présentateur

même temps, il faut aller travailler parce qu'il faut ramasser les poubelles. Il faut qu'on continue à être éclairé ou chauffé.

25:38
Locuteur

Merci à vous. Il faut se nourrir.

25:39
Invité

Merci à vous, Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture et d'Alimentation. Merci également à Yves Leors qui a réalisé la liaison technique qui nous a permis d'être avec vous.