La gauche peut-elle se rassembler autour de Mélenchon ?
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Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Une de la revue de presse régionale, l'aventure continue pour les Bleus.
Et avec la manière, Organe, la presse régionale revient effectivement ce matin sur la très belle victoire des Bleus hier contre la Suède en 16e de finale. La dépêche titre sur la leçon de foot donnée par le 11 Didier Deschamps. Le Dauphiné libéré parle carrément de démonstration. Score finale 3-0 avec deux buts de Mbappé, un de Bradley Barcola. L'approche à un rendez-vous, ce sera samedi face au Paraguay.
Samedi, c'est plus pratique pour nous. Samedi, on peut regarder.
On va pouvoir regarder également.
Allez, on revient au bilan de la canicule qui fait parler.
Passe d'armir à l'Assemblée nationale entre Sébastien Locornu et les écologistes sur les chiffres de la mortalité. Ce matin, la presse régionale se pose la question. La canicule a-t-elle tué davantage ? C'est à la une du journal de Saône et Loire. Aujourd'hui, en trois jours de canicule, la France a enregistré 1000 morts de plus qu'en temps normal. Ça, c'est au niveau national. Mais le journal a interrogé la dizaine de pompes funèbres du département. Résultat ? Résultat, non. Il n'y a pas eu davantage de décès recensés en raison des fortes chaleurs. C'est un constat à prendre avec des pincettes. Les chiffres ne sont pas officiels et le bilan final n'est pas encore connu, Uriane.
Et l'épisode caniculaire qui continue aussi d'avoir des conséquences, notamment sur les animaux. On regarde, c'est la une du midi libre. Ce matin, les animaux en détresse. Et on va également en parler avec Alban Rattivalaka. Les oiseaux frappés par une surmentalité exceptionnelle, que ce soit les élevages de volailles, pardon, la faune sauvage. On va à Nure pour vous retrouver, Alban. Merci beaucoup d'être avec nous, directrice départementale de la Nouvelle République dans les deux serres. Alban, dans la nature, les oiseaux sont décimés.
Oui, partout, c'est le même constat pour qui prend la peine de regarder par terre, dans la nature, mais aussi dans les villages ou même en ville. Il n'est pas rare en ce moment de voir des cadavres d'hirondelles, de martinets, de chouettes ou de faucons, tous victimes directes de la canicule. Alors, les naturalistes du groupe ornithologique des Deux-Sèvres expliquent que, à 40 degrés, les oisillons sautent des nids, car les températures y sont insupportables. Les Deux-Sèvres ont déjà perdu des colonies entières de buzards cendrés, une espèce protégée très présente dans le département, car cette canicule intervient en pleine période de nichée.
Alors, mon confrère Emmanuel Touron s'est rendu dans un centre de sauvegarde de la faune sauvage près de Nure, un centre saturé, au point que les responsables ne peuvent même plus répondre au téléphone. Ils ont dû gérer jusqu'à 200 appels quotidiens ces derniers jours et ne comptent plus les oiseaux qu'on leur a apportés. L'affluence y est d'autant plus forte que les centres voisins ont déjà fermé leurs portes, saturées eux aussi.
– Plus dossiers dans les élevages de volailles albanes, touchés par une mortalité exceptionnelle liée à la canicule.
– Oui, tout à fait. Plusieurs dizaines d'éleveurs du département ont été frappés par une surmortalité de leurs volailles et cela pose un problème sanitaire, car les services d'écarissage sont débordés face aux 300 tonnes de carcasses d'animaux à prendre en charge. Face à l'engorgement, la préfecture des Lecèvres a donc donné la possibilité aux éleveurs, après autorisation, d'enterrer les carcasses sur leur exploitation et de les recouvrir rapidement d'une importante couche de matériaux. Mais dans certains cas, une telle opération n'est pas possible en raison de la proximité d'un catage d'eau potable.
Les animaux morts sont donc acheminés à titre exceptionnel vers une installation de stockage de déchets non dangereux. Autant de sujets sur lesquels nous reviendrons ces prochains jours, car on le voit, l'onde de choc de cet épisode de canicule n'en finit pas de révéler son ampleur.
Merci beaucoup, merci Alban. The Odyssée s'ouvre à la faune exotique. C'est la une de votre journal aujourd'hui, Parc Animalier de Villers-en-Bois, qui propose une nouvelle zone qui met en lumière la biodiversité tropicale. Merci d'avoir été avec nous. Stéphane poursuit la revue de presse régionale. Top départ du nouveau congé de naissance.
À partir d'aujourd'hui, les parents d'un nouveau-né peuvent bénéficier d'un congé supplémentaire mis en place par le gouvernement. L'Alsace détaille son fonctionnement. C'est un nouveau droit qui donne jusqu'à deux mois de congé supplémentaire à chaque parent. C'est à prendre simultanément ou en décalé. Il est indemnisé le premier mois à hauteur de 70% du salaire, puis 60% à partir du deuxième mois.
La crise du monde des livres continue.
Norekler revient ce matin sur cette très mauvaise nouvelle. Le furet du Nord taille dans le vif et s'apprête à fermer ses magasins à Roubaix. Villeneuve d'Ascq et Bitune. Un grand plan de restructuration a été annoncé par la direction. Au total, 7 points de vente de l'enseigne devraient disparaître avec en définitive la suppression de plus de 160 postes, dont 67 dans la région. On termine avec une bonne nouvelle ? C'est le grand soir pour les Marseillais qui vont pouvoir assister au grand concert de Bad Bunny au Vélodrome. Le chanteur portoriquain, l'un des artistes les plus écoutés au monde, jouera devant 60 000 fans.
La Provence fait monter la sauce dans les pages du journal et donne la parole aux Sud-Américains de la région qui ont pris leur billet en masse pour voir leur idole ce soir.
Merci beaucoup. Merci Steve pour cette revue de presse. On va regarder notre reportage en région. On va prendre un peu d'altitude. C'est le début de l'été. On vous emmène dans le massif du Mont-Blanc où une opération de ravitaillement de l'extrême a eu lieu permettant d'acheminer plusieurs centaines de kilos de denrées vers les refuges de haute montagne. Entre tradition et écologie, Emmanuel Jaude a suivi cette caravane terrestre pour nos partenaires de 8 Mont-Blanc.
Sur la mer de glace, un petit groupe au sac bien chargé avance sur le glacier. Une caravane qui s'est fixée comme noble mission de ravitailler à dos d'hommes les refuges de montagne du massif du Mont-Blanc, qui permet d'acheminer cette année pas moins de 400 kilos de denrées dans quatre sites bien connus des amateurs de montagne. Le refuge Albert Ier, celui de Bel-Achat, de l'Échaud et le refuge de l'Envers des Aiguilles, situé à plus de 2500 mètres d'altitude. Tous les participants répartis sur les différents itinéraires, ils ont ramené essentiellement des légumes, des poireaux, des carottes, des choux, etc.
C'est entre 5 et 10 kilos portés par chaque participant. Et donc, ça fait quand même pas mal de poids. Et donc, l'idée, c'est de refaire le lien aussi entre la vallée et le refuge, la haute montagne.
Et en effet, ça fait du lien autrement, en rappelant qu'en montant des choses pour les gardiennes et les gardiens, on fait du lien et on se rend compte aussi du quotidien des gardiennes et des gardiens de refuge. Une opération annuelle qui permet donc à de nombreux bénévoles de découvrir la montagne tout en participant à un effort nécessaire et presque traditionnel. En effet, historiquement, c'est ainsi qu'étaient convoyées la nourriture et les matériaux indispensables pour survivre en haute montagne. Mais si de nos jours, la technologie aide grandement ses vigies des cimes, l'initiative reste appréciée par les principaux intéressés. Je trouve que c'est assez symbolique.
C'est sûr que ça ne remplacera pas les hélicos. On ne va pas se lurer, c'est clair. Mais là, pour le coup, nous n'avons pas eu des hélicos depuis trois semaines, un peu plus. Et on n'a pas des hélicos encore avant 15 jours. Donc ce qui est cool, c'est que là, j'ai pu faire une petite liste de courses. Donc là, c'était chouette parce que pour le coup, les carottes, les salades, pour nous, c'est trop bien. Déjà, nous, pour le perso, parce qu'on ne mange pas beaucoup de légumes frais. Pour vous, c'est bien aussi. Et puis pour le coup, on avait aussi les confitures qu'on venait de faire, qui étaient en bas. On s'est dit, bon, ça va attendre début juillet pour monter.
En fait, non, ils montent à pied, ils peuvent les monter. Donc ce n'est pas grand-chose, mais je trouve que c'est assez symbolique quand même du petit geste que tu peux faire quand tu viens en refuge. En pleine période de canicule, ces caravanes terrestres restent le moyen le plus écologique de réapprovisionner ces sites d'altitude. Des gardiens des montagnes qui restent les premiers témoins de l'évolution du climat et de la fonte des glaces.
– Allez, place à notre débat politique à gauche. Quel candidat, quand et comment ? Si Jean-Luc Mélenchon est lancé pour la présidentielle, le reste de la gauche semble bien avoir du mal à trouver le chemin et le candidat. Le PS fera voter ses militants sur une primaire dont ils ont bien du mal à définir les contours. Les écologies se divisent sur la candidature de Marine Tondelier. Les communistes se réunissent en congrès ce week-end. Une primaire est-elle encore possible ? Ou n'auront-ils pas d'autre choix que de soutenir Jean-Luc Mélenchon ? Vous allez nous dire ce que vous en pensez, Elisabeth Martichon. Merci d'être là avec nous. Françoise Degoy, merci également d'être avec nous.
– Merci, vous posez de ces questions de bon matin. – Non mais je suis comme ça, je suis comme ça.
Et Frédéric David, qui est le général d'Élifoppe, merci également d'être avec nous. On attend surtout vos réponses. Est-ce qu'aujourd'hui, Françoise, la gauche non-mélenchoniste est dans une impasse ?
– Alors vous savez, la gauche, elle donne toujours le sentiment d'être dans une impasse. C'est quand même, on a assez de recul autour de cette table, tous les trois, pour savoir que ce type de psychodrame, en réalité, c'est tout à fait, comment dirais-je, banal. Je rappelle, on a complètement oublié, en 2011, vous avez le champion des sondages, le type qui bat Nicolas Sarkozy à coup sûr, qui termine en 24 heures en orange dans une prison. Vous comprenez ce que je veux dire ? Les soubresauts du scénario, Dominique Strauss-Kahn, les soubresauts du scénario et des querelles des gauches, etc., nous les connaissons par cœur.
Ce qui est un peu plus compliqué cette fois-ci, je fais partie des gens qui pensent qu'on a encore du temps et que tout ce qui se fait maintenant est vain, parce que tout va changer à partir d'octobre ou de novembre, en tout cas tout va se clarifier, etc. Donc je ne dramatise absolument pas le théâtre de la gauche que je connais par cœur. Je ne regarde même plus la pièce. J'attends quand est-ce que la porte va clamer. Vous attendez l'acte final, vous ? Oui, parce qu'on les connaît, en fait. Et qu'à la fin, on les connaît, je les connais, nous les connaissons tous.
Et à la fin des fins, la force fait loi, et à la fin des fins, cette gauche hors Mélenchon, je suis absolument persuadée qu'elle aura son candidat, et qu'il sera solide, et qu'il empêchera Mélenchon notamment d'être au souvent tour.
Alors, on n'est pas dans une impasse. On parle de la gauche hors LFI. Hors LFI. Mais elle n'arrive pas à ouvrir la porte. Mais si on regarde un peu de l'extérieur, en fait, me semble-t-il, le seul enjeu pour un candidat hors LFI, c'est de savoir s'il est en situation de rassembler derrière lui les socialistes, les communistes, évidemment, et les écologistes. Les socialistes, évidemment. Les écologistes et le parti communiste. Parce que sinon, ce candidat, il est déjà très faible. Ce sont des petits partis d'une petite gauche. Donc, il ne peut espérer faire un score et jouer la compétition dans la tradition de 2011, par exemple, qui était quand même une superbe primaire. Vous l'avez rappelé.
3 millions de votants. Et puis, François Hollande, qui se fait désigner par la primaire et qui gagne la présidentielle. 2021, ce n'est pas du tout le même scénario. Vous vous rappelez. Donc, d'abord, une primaire, ce n'est pas la solution, évidemment, à la situation. En tant que telle, ça peut marcher, ça peut échouer. Et 2, est-ce qu'elle est le candidat qui, aujourd'hui, pourra faire l'union derrière lui, hors LFI ? Pour ma part, je ne suis pas très optimiste. Ça ne veut pas dire que les socialistes n'arriveront pas à organiser une primaire. Pour l'instant, ils en sont à décider de la méthode pour tenter d'organiser une primaire.
On est encore un peu loin de, effectivement, la possibilité de désigner un candidat. On verra. On a le temps. Moi, je pense qu'on a vraiment le temps. Mais on se rapproche, quand même, beaucoup. Frédéric, est-ce que vous arrivez... Allez, Frédéric, un peu ligue. Est-ce que vous sentez les attentes de l'électorat de gauche ? Est-ce que vous arrivez à les mesurer ? Oui, on est bon. Est-ce qu'ils sont désabusés ? Est-ce qu'ils sont optimistes, comme Françoise, en se disant « On va bien finir par trouver un candidat ».
Je pense que la position est duale. Comme Françoise, et il faut le dire, la temporalité médiatique n'est pas celle d'une campagne présidentielle. Et encore plus une campagne présidentielle de renouvellement. L'offre électorale est connue extrêmement tard. Je l'ai déjà dit sur ce plateau. En 1995, tenez-vous bien, l'onel Jospin, le vainqueur du premier tour de la présidentielle, commence à être testé début février. Après la période Rocard, le renoncement de Delors, l'intermède, Emmanuel Lee, Jack Lang. Deuxièmement, on peut dire, il y a effectivement un espace qui existe.
Dans la dernière enquête l'IFOF fiduciale pour LCI Sud Radio et le Figaro, on a tout ce qui est gauche non-mélenchoniste qui est à 18-19%. On peut dire, arithmétiquement, mais une élection, c'est tout, sauf l'arithmétique, que cet espace existe. Mais il y a des éléments d'inquiétude pour la gauche non-mélenchoniste. Un, Jean-Luc Mélenchon est parti. Il est parti et il est bien parti. Il se définit, vous le savez, Rianne, comme une tortue électorale. Actuellement, c'est un lièvre. Dans la fable, le lièvre finit par être battu, mais il faut trouver cette tortue qui va pouvoir battre le lièvre, Jean-Luc Mélenchon.
Par ailleurs, il y a dans le peuple de gauche, quand on les interroge, une véritable fébrilité sur le mode est-ce qu'on n'est pas, une fois de plus, droit, on fonce vers un quatrième 21 avril. C'est un fait très simple. La gauche n'a pas été au second tour de la présidentielle depuis 2012. Vous vous rendez compte ? 2012, c'est presque un temps préhistorique pour énormément de jeunes Français. Et puis, il y a une crise de la gauche. Depuis 2017, depuis le début du macronisme, là, ce ne sont pas des sondages, ce sont des résultats électoraux, la gauche aux élections nationales n'a jamais dépassé 30 à 31 %.
Donc, l'espace est là, l'incarnation, Raphaël Glucksmann, une solution socialiste, François Hollande, une marine tante de lui, qui vous voulez, il y a quand même une fébrilité qui monte de plus en plus fortement. Alors, moi, j'entends tout ce que tu dis. C'est défait, hein ? Oui, oui, mais Frédéric a absolument raison. Il y a quand même une donnée qui est très importante, et c'est lui-même, d'ailleurs, qui l'a sondé, le premier pour l'IFOP, c'est le désir de primaire dans l'électorat de gauche. Le désir de primaire, il tape 85, 90 % dans l'électorat de gauche. Isabelle a raison que la social-écologie, en gros, je la résume comme ça.
Donc, à partir du moment où vous avez, pas simplement les militants, l'électorat qui veut cette primaire, on a bien compris ce qui est en train de se passer au Parti socialiste. On va faire simple. Vous avez Raphaël Glucksmann et la stratégie du coucou. Raphaël Glucksmann ne peut pas être candidat tout seul. Il a besoin de la logistique du parti, des élus, de la trésorerie, tout seul, il n'existe pas. Sauf qu'il n'est pas irrésistible, Raphaël Glucksmann. Il serait présent au second tour, il serait à 30, comme à Pulet Ségolène Royal en 2006. Elle embarque toute la primaire, et François Hollande aussi, parce qu'ils sont au second tour.
Il n'y a aucun candidat qui n'y est, et a fortiori, Raphaël Glucksmann n'y est pas. On ne désigne pas quelqu'un pour être celui qui perdra le moins mal. Et ça, c'est un problème, si vous voulez. Donc, lui ne veut pas de primaire, il veut une désignation in vitro. Et vous avez l'autre parti de la gauche qui dit qu'il est hors de question qu'on donne ce parti à Raphaël Glucksmann comme on l'a fait pour les européennes, parce qu'une présidentielle, ça n'est pas des européennes. Et de toute façon, il faut que le candidat soit loin d'une légitimité de vote.
Quand vous avez l'électorat de gauche qui vous dit qu'on veut une primaire, il faut être singlé pour continuer à faire de la résistance sur une primaire.
D'autant, Elisabeth, juste je vous donne la parole, mais on va regarder les candidatures se multiplier. Alors, on est dans l'illustration, là, c'est la gauche plurielle, c'est candidat à foison. On va regarder quelques-uns de ces candidats déclarés, potentiels, putatifs, François Hollande, Bernard Cazeneuve, Raphaël Glucksmann, évidemment, Jérôme Guedt, Philippe Brun, Karim Bois-Marie. Voilà, donc on les regarde. Est-ce qu'il y a d'autres choix que de passer par une primaire, Elisabeth, quand on voit les... – Mais vous savez, la dernière primaire socialiste, il y avait quand même pléthore de candidats.
Je veux dire, le principe de la primaire, c'est d'avoir six, sept candidats et puis ensuite de désigner. Ça, le nombre, je veux dire, tout le monde voit effectivement l'émergence de... C'est le pourquoi-moi-isme, vous savez, pourquoi pas moi ? Bon, eh bien... – Ah, c'est joli, le pourquoi-moi-isme, je retiens. – Mais ça, c'est pas grave s'il y a une primaire. Mais la difficulté, quand même, c'est que depuis les dernières primaires, certaines ont été triomphales. Donc, rappelons-le, 2011, quand même. Pas du tout 2021. Eh bien, depuis le Parti socialiste... Le 2017, pardon.
– Le 2017, il n'y en a pas eu.
– Oui, mais 2017, elle est triomphale, Elisabeth. – Depuis, pardon, 2017 a été triomphale. – Elle est triomphale,
c'est pas la primaire qui est responsable des erreurs stratégiques de Benoît Hamon.
– Depuis 2017, c'était quand même celui qui a été élu par les militants socialistes et ils ont trouvé un candidat qui a fait 6,7% de mémoire. – Mais c'est lui, c'est sa responsabilité de mauvais candidat. – Ensuite, il y a eu une primaire en 2021 par vote pour, en fait, enteriner la désignation d'Anne Hidalgo. Mais ce que je veux dire, c'est que le Parti socialiste s'est affaibli nationalement. On a vu au dernier municipal qu'il était toujours puissant sur le plan local. Il est de plus en plus faible nationalement. Et Jean-Luc Mélenchon, depuis 2022, a installé son hégémonie sur la gauche.
Donc, je répète, s'il y a un candidat qui est en situation de réunir tout ce qui est hors LFI, il y a peut-être une voie, une dynamique. Mais c'est pas François Hollande qui peut le faire. Olivier Faure, lui, c'est le roi de la synthèse, si on peut dire. Il s'échine depuis des années à essayer de faire l'union de la gauche. C'est pour ça qu'il est toujours premier secrétaire, d'ailleurs, parce que ça plaît à une certaine partie de la gauche. Mais il n'est pas le candidat parce qu'on sait qu'il y aura toujours la tentation, finalement, de faire l'union avec Jean-Luc Mélenchon. Donc, tout ça constitue une voie étroite. C'est une voie étroite. Mais la messe n'est pas dite.
Mais on ne peut pas dire aujourd'hui que la gauche soit en bonne santé. Et une dernière chose, ça m'intéressera d'avoir vos réponses. On entend la petite musique que Jean-Luc Mélenchon, dans la dynamique de sa campagne remarquable, quand même, arrive à installer. C'est que, dans le fond, c'est un aspirateur. – Non, non, écoutez. – Non, mais Éric, deux questions. Est-ce que, comme on en parlait à l'instant, est-ce que le PS est en capacité d'avoir un candidat à la présidentielle qui pourrait être au second tour ? Et deuxième question, est-ce qu'il y a un vrai désir de primaire dans l'électorale ?
– Alors, clairement, il y a un vrai désir de primaire. C'est vrai qu'il y a une dissociation entre la primaire et une défaite électorale, François Fillon en 2017 ou Benoît Hamon. Qu'est-ce qui se passe ? Vous l'avez dit, il y a une pléthore de candidats. Et à gauche, comme, y compris au centre, chez Renaissance, chez Horizon, c'était une enquête IFOP pour le point, on veut une réduction ad candidatum, factoriser l'offre électorale. Et quel est le meilleur moyen ? C'est une primaire. Mais la primaire, pour qu'elle marche, il faut une finalité claire. 2011, c'était extrêmement clair. C'était, on va prendre celui ou celle après l'épisode DSK qui va nous débarrasser de Nicolas Sarkozy.
Débarrasser, c'est le verbe utilisé dans les enquêtes qualitatives. 2016, c'était encore plus fort compte tenu de l'état de la gauche à l'époque et d'un François Hollande en vraie difficulté avec le pays. C'était, votez à la primaire, vous allez voter pour le futur président de la République. Ce n'est pas ce qui s'est passé. Et c'est vrai que même en 2017, il y a eu un engouement sur la primaire socialiste. Maintenant, on a quand même, oui, une primaire qui fait face à, et ce n'était pas le cas en 2011, Jean-Luc Mélenchon devait être à 6, 7, 8%. Ce n'était pas le cas en 2016 à droite. Il n'y avait aucune, à part Nicolas Dupont-Aignan, aucune alternative au processus de primaire.
Il y a effectivement un Jean-Luc Mélenchon installé. Mais si je puis dire, moi j'ai parfois dit que la fille est un tigre de papier électoral et on m'a reproché ça. Notamment dans les logiques de second tour. Jean-Luc Mélenchon est à un niveau élevé, 13%. Dans une enquête IFA fiduciale pour le Figaro et LCI, il était à 12% en mai 2021. Oui, il faut rappeler
qu'il était déjà élevé.
Il était déjà élevé. Et puis, il ne faut pas être sur une logique de reproduction automatique. Il a connu une dynamique à partir de mars 2017, à partir de mars 2022. rien ne nous dit que de manière symétrique ou homotidique, il va se passer les mêmes choses. On n'est pas du tout dans le même contexte. On a un homme politique qui est extrêmement rejeté. Et puis, j'en aurais fini, on a une dissociation premier tour, second tour qui n'a jamais été aussi faible chez les Français. On a voté au premier tour pour éviter telle ou telle configuration de second tour. Et la configuration Mélenchon-Bardella-Mélenchon-Le Pen est un cauchemar pour une grande partie des Français.
Mais Françoise, vous qui savez tout ce qui se passe dans les coulisses du Parti Socialiste, c'est-à-dire Conseil national. De la gauche. De la palette même. C'est ça. Nous sommes au courant de tout. On va commencer par le PS. Hier, il y avait un Conseil national au PS. Il y a eu des divergences. C'est-à-dire, ils n'ont même pas réussi à se mettre d'accord sur la manière dont ils vont fonctionner et la manière dont les militants vont voter. Comment, quand on ne se met pas d'accord au sein d'un parti, on réussit à faire une primaire derrière ?
Mais il y a des militants tranchés. C'est-à-dire qu'à partir du moment où vous avez les amis de Raphaël Guzman avec Boris Vallaud en tête, David Assouline, François Calfon, qui veulent imposer sans primaire Raphaël Guzman et que vous avez les amis d'Olivier Faure avec Johanna Roland, Emma Raffoïch, etc. Ce qu'ils disent, on ne peut pas faire ça. Ils veulent imposer. Non, ils ne veulent pas imposer. Ils veulent une primaire comme en 2011.
C'est-à-dire très ouverte.
Très ouverte, très large. Raphaël Guzman ne la veut pas. Il pense qu'elle est risquée pour lui. Tout le monde a le traumatisme de Benoît Hamon. Mais moi, je dis, les amis, si on ne peut pas gagner une primaire, on ne peut pas gagner une présidentielle.
La peur du noyautage par tout ce qui n'est pas payé. Qu'est-ce que vous en dites ? Non, non,
question ouverte. Isabelle, on n'a jamais démontré cela. C'est toujours été le fantasme. Oh là là, la gauche va arriver à la première de l'UMP pour faire élire machin, tout chose. Ça n'existe pas. Ça existe dans les fantasmes des journalistes. Deuxième point qui existe dans les fantasmes des journalistes. La main mise de Mélenchon sur la gauche, c'est faux. Combien y a-t-il de députés socialistes aujourd'hui ? 69. Combien y a-t-il de députés LFI ? 72. Le Parti Socialiste, en 2018, il est à 20 députés. Il est à 69 députés. Regardez le groupe Sénat. Combien y a-t-il de sénateurs LFI ? Zéro plus zéro, la tête à Toto. Combien y a-t-il de sénateurs socialistes ?
Il faut arrêter cette légende du Parti Socialiste. Petite chose dans les pas de...
Ce n'est pas une légende si on regarde la présidentielle de 2022, Françoise. Elisabeth, c'est ce qui s'est passé.
Le vent qui est passé ne fait plus tourner les ailes du moulin. Je suis désolée de vous le dire. C'est très beau. Le vent qui est passé, c'est-à-dire on ne reproduit pas les mêmes choses. Je suis désolée. Entre 2022 et 2026, il y a autre chose qui s'est produit. Je ne suis pas d'accord avec vous. La gauche peut produire... Vous disqualifiez tout de suite François Hollande, Olivier Faure. Vous n'en savez rien ? Il n'y a pas d'unité,
il n'y a pas de ligne unique au PS. Il faut faire la primaire sur la primaire déjà.
Il n'y a jamais eu de ligne unique au Parti Socialiste. C'est la poésie, Elisabeth le sait, c'est la poésie de la gauche. La gauche s'engueule surtout. Là, on est en train de jouer les vierges et farouchées parce que là, Sandrine Tondelier dit des horreurs. Reprenez les débats entre Jules Gued et Jean Jaurès. Vous en donnerez des nouvelles.
Elle a explosé quand même en 2017 déjà. Elle a explosé quand Manuel Valls ne respecte pas... C'est sa responsabilité, ce n'est pas la responsabilité de la primaire. Mais c'est un grand leader de gauche qui fait à ce moment un acte de sa rupture avec la gauche. Mais il trahit sa propre promesse. Manuel Valls qui était candidat à la primaire au même titre que Benoît Hamon. Benoît Hamon gagne la primaire et Manuel Valls se lâche.
Ça s'appelle trahir sa promesse et la primaire n'est pas responsable de ça. La primaire n'est pas responsable du seum de quelqu'un qui pensait la gagner. C'est exactement comme si François Hollande ou Olivier Faure gagnaient...
Ça ne fait pas du bien.
Ça ne fait pas du bien pour qu'il est socialiste. Mais on s'en fout. Donc ça veut dire que c'est que l'égo. Non mais ça veut dire que c'est disqualifiant. C'est comme si Raphaël Gluckman qui est persuadé qu'il va gagner une primaire in vitro la perd au profit de François Hollande ou d'Olivier Faure. Il va bouder dans son coin. Je ne suis pas sûr.
Sur le parti socialiste vraie force politique parlementaire vraie force politique municipale quand même c'est un parti qui a eu du mal à se remettre du quinquennat de François Hollande même si le regard des Français et des sympathisants paix sur le quinquennat Hollande notamment sur la dimension internationale a été fortement repeint en rose si je n'ai pu dire. C'est un parti qui a délégué sa tête de liste aux élections européennes deux fois 2019-2024 à une personnalité de gauche mais qui n'est pas socialiste. C'est un parti qui n'a pas de candidat naturel aujourd'hui.
Maintenant c'est vrai que on est très loin de l'échéance je le répète les élections de renouvellement sont des élections où l'offre électorale est figée extrêmement tard avant la victoire de Ségueraine Royal de 2006 à la primaire fermée l'IFOP testé avec Paris Match sept candidatures socialistes mais quand même on sent une fébrilité chez les sympathisants de gauche d'où l'appétence pour la primaire et puis même s'il est peut-être surestimé il y a cet épouvantail. Mélenchon pas en termes de ce qu'il est mais de ce qu'il fait c'est le seul candidat de gauche qui est vraiment parti en campagne et c'est vrai que ça peut rendre une dynamique irrésistible.
Alors on va voir ce qu'en dit le patron le secrétaire national du parti communiste Fabien Roussel c'était hier.
nous ne voulons pas avoir à choisir entre Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann ou un autre de la social-démocratie parce que sur les programmes nous ne nous retrouvons pas et donc nous voulons justement que nos concitoyens aient le choix et cette question de pouvoir vivre vivre dignement mettre en place un programme pour le climat dans lequel il y a des différences notamment avec les autres pouvoir parler de la paix la paix dans le monde la paix en Europe où là aussi nous avons des différences avec les uns et les autres.
Est-ce que Elisabeth vous pensez que les communistes vont rejoindre une candidature commune quand on entend Fabien Roussel on n'a pas l'impression que ça se dirige vers ça ? Oui mais je pense qu'à la fin ce sera le cas effectivement il y a quand même une irrésistible aspiration à effectivement avoir un score de la gauche qui soit important donc je pense que oui le parti communiste n'aura pas de candidat à la fin à la présidentielle on verra c'est dans la logique pour l'instant il est normal que Fabien Roussel défendre les couleurs du parti communiste tout ça se jouera assez tardivement vous savez on a eu les dates hier du premier tour d'ailleurs 18 avril c'est une très bonne surprise
ça devait être le 11 avril
ça fait une semaine de plus on va en parler on va en parler de ces dates bonnes surprises ou pas ou pour les gens les choses vont vraiment se détendre
à raison là-dessus je pense que vraiment la logique fait qu'à un moment donné Fabien Roussel il fait monter ses propres enchères parce que ce que tous les gens oublient peut-être quand je vais le dire ils vont dire au bon sens mais bien sûr une présidentielle n'est rien sur les accords de législatives qu'il y a derrière vous comprenez bien qu'à un moment donné même chez les Verts ça va être aussi celui qui achète le plus haut à la corbeille Jean-Luc Mélenchon est capable d'acheter aussi très cher pour le moment il est porté mais la réalité vraiment je le redis et je le répète nous sommes très loin la légende urbaine qui veut qu'il y aurait une hémorragie vraiment des socialistes vers Jean-Luc Mélenchon il faut arrêter ce genre
on va regarder Frédéric vous me pardonnez on va regarder notre baromètre au Doxa pour Public Sénat hier on regarde les sympathisants le palmarès d'adhésion des sympathisants de gauche c'est Jean-Luc Mélenchon qui arrive largement en tête 49% d'adhésion François Hollande François Riffin 42% Olivier Faure très loin derrière à 27 je vais me permettre de commenter
le sondage de mes confrères c'est de là il faut toujours lire la question de mes amis donc ça c'est de la popularité et vous savez quelque chose pour nos téléspectateurs la question a été posée aux personnes qui se positionnent sur un parti politique une proximité partisane il y en a de moins en moins l'époque où il y avait 30% des gens qui se positionnaient à l'UMP sur Nicolas Sarkozy 30% sur Londres c'est fini on est sur des tout petits d'échantillons on ne mesure pas le peuple de gauche
c'est l'adhésion vous avez raison Frédéric Préset l'adhésion des sympathisants de gauche est-ce que quand même Jean-Luc Mélenchon n'est pas une longueur d'amence ? Excusez-moi
Jean-Luc Mélenchon peut avoir toutes les longueurs d'avance je vous le redis mais vraiment je ne le dis pas comme un mantra qu'on répète et de la pensée magique la réalité vous allez voir en octobre nous referons le même débat le paysage aura changé je me fiche de l'adhésion à Jean-Luc Mélenchon qui permet à Odoxa d'écrire Jean-Luc Mélenchon Jean-Luc Mélenchon personnalité préférée basta ça c'est ça vous savez c'est de la poudre de Pernapint vous avez Dominique de Villepin qui est en tête de toutes les opinions et qui est sondée à 3% d'intention de vote
moi je suis quand même très frappée par l'attractivité de Jean-Luc Mélenchon auprès d'un certain nombre d'électeurs de la gauche ça existe quand même on ne peut pas dire aujourd'hui il fait quand même une campagne c'est vrai remarquable son entrée en campagne la Nouvelle France en meeting évidemment que ça fonctionne voilà il était là 13% dans votre dernière enquête c'était intéressant parce que la question c'est de savoir c'est un plafond de verre personne ne gagne une présidentielle on va regarder effectivement intention de vote IFOP pour LCI Jean-Luc Mélenchon alors il est 3ème Jean-Luc Mélenchon derrière Jordan Mardella ma question c'est de savoir si un candidat hors LFI va effectivement affaiblir le capital électoral de Jean-Luc Mélenchon et l'empêcher d'être on se entoure c'est ça la question c'est de dire est-ce que quand on voit ce sondage il est à 13% premier de la gauche est-ce qu'il a une longueur d'avance Jean-Luc Mélenchon ?
Oui sur d'autres candidats de gauche mais effectivement on est trop loin de l'échéance ce sondage nous renseigne sur le rapport de force actuel il n'est en rien un pronostic une prophétie pour autant une question d'attention de vote c'est infiniment plus solide qu'une question de bonne mauvaise opinion quand on regarde le classement IFOP Philippe du Salle pour Paris Match et Sud Radio on en a en 1 Michel-Édouard et Leclerc en 2 Jean-Luc Borloo en 3 des personnalités très estimables mais qui ne sont pas vues comme des candidats présidentiels je rappellerai que la popularité n'est pas le vote et quelques semaines avant son score canon du premier tour en 2007 Nicolas Sarkozy avait plus de mauvaises que de bonnes opinions ce qui compte c'est le socle électoral c'est vrai qu'il y a un socle d'excellente opinion pour Jean-Luc Mélenchon et quand on dit qu'on a une excellente opinion d'un Bardella d'une Le Pen d'un Mélenchon à 10 mois de la présidentielle ça veut dire qu'on est sur un potentiel
je voudrais juste dire que 69% des français dans un sondage pardon si t'es pas l'IFOP détestent Jean-Luc Mélenchon la question c'est de savoir si avec 69% de détestation on peut devenir président de la république je ne le crois pas mais il va jouer sa carte
il peut jouer tout ce qu'il veut vous savez à un moment donné les français c'est un peuple raisonnable qui est traversé parfois par des orages mais la France est tempérée la France est la tempérance et honnêtement j'en ai ras-le-bol vraiment de cette de ce combo médiatique au sondagier qui veut absolument nous faire rentrer aux chausses-pieds l'irrésistible ascension de Jean-Luc Mélenchon cette pauvre petite gauche social-démocrate qui n'existe pas et Bardella à 36% on prend les paris là on verra en avril comment ça termine un sondage c'est pas un pari Françoise un sondage c'est pas un pari soyez simple à dire ça non mais justement je vous mets pas je vous mets pas encore je veux dire vous avez le droit de mettre en cause mais c'est pas un pari c'est un rapport de France actuel écoutez arrêtez avec ces rapports de force actuel c'est la photographie c'est pas un rapport donc vous pouvez pas parler des rapports de force c'est pas ça un rapport de force c'est à 10 mois du vote pour qui tu vas non les rapports de force c'est pas ça les rapports de force c'est les accords législatifs c'est autre chose donc ne mélangeons pas les mots les mots ont tant ce sens non mais là vous pouvez pas
dire François est-ce que c'est la photographie de l'opinion à l'instant T aujourd'hui
oui et alors la photographie d'opinion aujourd'hui je photographie la pointe du Rhin il fait beau aujourd'hui il fait mauvais demain comprenez nous basons nous sommes devenus fainéants dans nos analyses tous lui elle moi nous sommes tous devenus fainéants en tout cas moi la première
mais il y a un rôle de plus en plus important des sondages dans l'élection je ne crois pas le vote utile le vote utile il se passe aussi beaucoup
mais il se passe et ne mélangeons pas tout je vous gardez pas ce discours en mars le vote utile nous avons tous qui s'enclenche en février mars Jean-Luc Mélenchon enclenche le vote utile donc véritablement la question également d'Elisabeth elle est ce qu'elle dit Elisabeth est tout à fait intéressant c'est à dire que nous sommes dans un moment de grand flou ok nous sommes dans le flou mais le flou généralement devient très clair je le dis du temps nous cessons d'être des fainéants c'est comme le véalo pour venir ici on est pas si fainéant que ça non mais je nous taquille moi en tout cas je ne veux plus je ne veux pas avoir une analyse politique un mot sur le tral
c'est pas plus simple dans le bloc central on va écouter ce qu'on dit ce matin Edouard Philippe sur RTL sur son départage avec Gabriel Attal
comment allez-vous vous départager
je pense que ça va se faire dans le temps dans un processus qui n'est pas écrit c'est quoi
c'est octobre le temps ça urge quand on a les dates de la présidentielle
ce sera quelque part entre octobre et février mais je ne peux pas vous dire que ça se passera le 23 novembre il n'y a aucune hypothèse
vous êtes tous les deux candidats vous pensez le 18 avril
je pense que ce serait dangereux il va falloir que chacun mesure bien moi y compris le risque que représenterait un trop grand nombre de candidats dans le même espace politique ou dans un espace politique à peu près compatible et le risque d'élimination qui arriverait à ce qui pour moi est un cauchemar absolu mais un cauchemar absolu c'est un deuxième tour avec Mme Le Pen ou M. Bardella face à M. Melanger
Elisabeth ça ne va pas être beaucoup plus simple dans le bloc central ah non c'est très compliqué dans le bloc central aussi il y a quand même ce duel alors il va y avoir peut-être d'autres candidatures qui vont desserrer un peu ce face-à-face entre Attal et Philippe je dirais même que ça leur fait du bien parce qu'ils vont s'abîmer sinon à force de se frotter l'un l'autre on voit c'est mal parti quand même donc là quand on l'entend on se dit voilà la sagesse incarnée mais en fait qui se retirera et quand il y a un moment où ce sera peut-être trop tard donc si c'est janvier comme l'avait ce qui c'est janvier-février alors octobre vous voyez il a un petit peu anticipé sur le calendrier si c'est octobre-novembre tout est encore possible après franchement ils prennent des risques
je rappellerai que François Bayrou se retire en 2017 en février c'est vrai alors par contre tout à fait c'est pas pareil et c'est vrai que quand il y a une posture délégataire de dire c'est les sondages qui vont décider qui d'Edoard Philippe Gabriel Attal est le mieux passé c'est une illusion imaginons qu'en décembre Edouard Philippe est à 15 Gabriel Attal est à 10 ou inversement il y aura beaucoup d'entourages qui diront 5 points ce n'est rien avant la cristallisation du vote et le fameux vote utile fin 94 la Dure avait 15 points d'avance sur Chirac fin 87 Raymond Barr avait 8 points d'avance sur le maire de Paris Jacques Chirac donc bien sûr c'est très illusoire effectivement Edouard Philippe a été extrêmement honnête quand il a dit qu'il ne voit pas l'atterrissage de ce processus alors il ne voit peut-être pas l'atterrissage mais il va bien falloir qu'il atterrisse parce que vous allez avoir Jean Castex et Sébastien Lecornu qui vont tenter de rentrer dans la danse ce sont les candidats d'Emmanuel Macron donc la réalité c'est que là aussi on est évidemment focalisé sur la gauche parce que c'est toujours très rigolo et folklorique et c'est une sorte de truc à ciel ouvert qu'on peut regarder comme ça avec du pop-corn mais la réalité c'est que la droite dysfonctionne et que on verra dernier point par rapport à Elisabeth quand elle dit est-ce que quelqu'un peut battre le principal objectif que doit rechercher la social-démocratie à la prochaine présidentielle véritablement c'est d'arriver devant Jean-Luc Mélenchon pour sauver justement cette social-démocratie qui doit l'être il est impossible que la gauche française soit représentée par Jean-Luc Mélenchon sans tout le complotisme la sphère antisémite c'est hors de question
Un mot sur l'information qu'on a appris il y a quelques heures on connait enfin les dates de la présidentielle 18 avril, 2 mai pendant les vacances scolaires le week-end du 1er mai est-ce qu'il y a un risque sur la participation
près de l'aube absolument pas s'il y a une vraie campagne qui crée un crescendo de participation la fin du mandat d'Emmanuel Macron ça sera le 13 mai au soir à minuit et donc dissolution peut-être pas grave
ce soir le lendemain du 1er mai ah non
les français adorent mais on fait comme si on oubliait qui sont les français qui nous sommes ils adorent la politique ils adorent la politique le second tour est lieu en mai comme de tradition en France depuis 2014 ils adorent la politique ils adorent bouder les politiques ils adorent participer vive la France voilà et nous aussi
on adore la politique et on a adoré ce débat merci beaucoup merci Françoise, Elisabeth et Frédéric merci à tous de nous avoir suivis retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat