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interviewyoutube.com· 17 janvier 2025

Louise Morel face à Maïky Suplon | L’interview Politique du 18 janvier 2025

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Il est 8h30, bonjour Louise Morel, merci beaucoup d'avoir accepté mon invitation, vous êtes député de la 6ème circonscription du Barin. Alors avant de commencer cette interview, permettez-moi de vous souhaiter une très belle année 2025, que cette année vous soit pleine de bonheur et de réussite. Et commençons cette interview par cette question.

Alors on l'a vu depuis la crise politique et la dissolution de l'Assemblée Nationale par Emmanuel Macron en juin dernier. Les Français et les Français sont de plus en plus divisés, la violence elle a augmenté de plus 3% sur un an, notamment dans l'année 2023. Dans votre circonscription, sa réunion là aussi elle a augmenté.

Alors comment peut-on faire aujourd'hui pour à nouveau réunir les Français, pour à nouveau les rassembler et enlever toutes ces divisions qui nous perturbent Madame la députée ? Bonjour, merci de me recevoir, c'est une belle question pour débuter, large. Je ne sais pas si on pourra y répondre de manière exhaustive.

Mais alors je vous corrige juste, sa réunion ne fait pas partie de la circonscription, mais juste au-dessus. Mais c'est vrai que c'est dans le département du Barin, cette violence en politique, on l'entend, on la commente beaucoup. Après je pense qu'il y a plusieurs niveaux.

Déjà, moi j'appartiens à une famille politique, je suis au mouvement démocrate qui a toujours défendu le respect de toutes les forces politiques qui étaient élues. Ça n'empêche pas les combats sur le fond, sur les idées. Mais je crois qu'il faudrait qu'on laisse parfois un petit peu plus l'émotionnel de côté pour se concentrer sur le rationnel, parce que c'est à la fin ce qui permet de porter des politiques publiques, de les ancrer dans des territoires et d'essayer de les faire de manière correcte et sur le long terme.

La violence en politique, elle n'est pas nouvelle. Je crois qu'elle est aussi beaucoup liée à la manière dont on commande l'information. Je crois que le format de deux minutes d'intervention aussi sur les réseaux sociaux par exemple, il entraîne aussi cette sorte de politique spectacle que moi je regrette beaucoup.

Je fais partie des parlementaires qui ne se considèrent pas comme des parlementaires influenceurs ou acteurs, mais plutôt de celles et ceux qui aiment vraiment être sur le fond et porter les projets. Je pense que si on déplaçait un peu le curseur de l'ascension plus sur le fait, plus sur le fond, plus sur le respect des débats, on la ferait aussi un peu diminuer. Après, c'est aussi un phénomène structurel et on n'est pas la seule démocratie dans le monde qui est touchée par ces enjeux de violence.

Mais il faudrait tout un débat bien plus long, je pense, pour y répondre de manière correcte de bout en bout. Ce mardi 14 janvier, le nouveau Premier ministre Michel Barnier s'est exprimé au sein de l'hémicycle de l'Assemblée nationale pour le traditionnel discours de politique générale. Vous y étiez.

Alors avant d'y revenir plus en détail, vous, qu'en avez-vous pensé Madame la députée ? Alors justement, je pense que vous avez fait un lapsus révélateur. Vous avez dit le discours de politique générale de Michel Barnier, c'est celui de François Bayrou.

Mais ceci dit, c'est bien que vous l'ayez fait parce que ça montre aussi la difficulté des derniers mois, puisqu'on a eu plusieurs premiers ministres au cours de l'année 2024. Et donc, qu'est-ce que j'en ai pensé ? Moi, j'ai trouvé que c'était un discours qui était équilibré, qui était un discours qui était ambitieux, mais surtout un discours qui est réaliste.

Et je crois que si on se projette dans les mois et les années, peut-être à venir, je l'espère, l'idée, ce n'est pas de dire qu'on n'est pas dans une période politique comme au moment des présidentielles, comment on recrée un projet politique de bout en bout, comment on change entièrement la France. Là, aujourd'hui, l'urgence, c'est de faire en sorte qu'on ait un Parlement, un gouvernement qui soit stable, qui tienne et qui permette le débat. Moi, je n'ai pas de problème avec le fait, et ça me permet de répondre aussi à une question sous-jacente, avec le fait de dire, est-ce que les textes passent de manière conforme à ce qui est déclaré par le gouvernement ?

Je pense que c'est le rôle de l'Assemblée nationale, c'est un contre-pouvoir, de permettre de débattre du fond. Mais dès lors que vous avez d'abord une dissolution, puis un renversement de gouvernement, puis un changement à la tête de l'exécutif, il est certain que les dossiers s'empilent et qu'on n'arrive pas à avancer. Donc moi, ce que je souhaite vraiment pour les prochains mois, c'est qu'on arrive à travailler, on a beaucoup de dossiers en retard sur les agriculteurs, sur la loi sur la fin de vie qui était en débat, et sur tant d'autres sujets, en premier lieu budgétaires.

Et donc, je trouve que cette déclaration de politique générale était assez humble, et elle a permis de dire, on va écouter tout le monde, je vous propose une méthode pour travailler, on y va, et puis après le Parlement fera aussi son travail. Donc sur ce plan-là, j'ai trouvé que c'était une bonne déclaration de politique générale. Madame la députée, j'avais une question qui me vient à l'esprit.

Est-ce que vous croyez franchement, entre vous et moi, que le gouvernement de François Bayrou peut durer dans la longueur, ou pas du tout ? Parce qu'on ne va pas se mentir, ça va être compliqué, notamment avec le budget qui va être voté dans les prochaines semaines. Alors moi, je ne fais pas de politique fiction, et s'il y a bien une chose que j'ai apprise au cours de ces deux dernières années et demie comme parlementaire, et notamment quand on rentre en séance, je me dis souvent, je sais à quoi ressemble le texte en entrant, je ne sais pas à quoi il ressemble en sortant.

Aujourd'hui, on peut voir le verre à moitié vide ou le verre à moitié plein. On a une assemblée politique qui est fragmentée en 11 groupes politiques, et c'est très inédit, c'est commenté par tout le monde sur tous les plateaux. On peut le voir comme une source de fragilité, on peut aussi, à contrario, le voir comme une source de richesse, si chacun est prêt à adopter l'attitude qu'il faut pour aller vers un compromis.

Moi, je n'ai pas de problème avec le fait qu'on ait plusieurs groupes politiques, je pense que chacun revendique des revendications qui sont légitimes et auxquelles les Français attendent des avancées, sinon ils n'auraient pas été élus. Donc c'est plus sur la méthode. Après, est-ce que le gouvernement va être renversé ou pas ?

Il y avait une première étape hier, il ne l'a pas été. Maintenant, c'est un droit de l'Assemblée nationale de proposer des motions de censure. Sans doute, cela en appellera-t-il d'autres.

Maintenant, je crois que c'est aussi à chaque parlementaire de prendre ses responsabilités, et puis pour évacuer le sujet d'emblée, on a eu une dissolution, on a eu une motion de censure. On peut tout à fait, à partir du mois de juillet, refaire une dissolution, mais enfin, il y a une campagne présidentielle en 2027. Je rappelle qu'avant ça, il y a des élections municipales qui vont aussi un petit peu figer les débats, à l'échelle locale pendant un temps.

Donc on peut dire, on refait une dissolution, on peut refaire un changement de gouvernement, mais enfin, un changement de gouvernement à nouveau, franchement, je ne suis pas sûre que c'est ce que les Français attendent. Fonctionnons dans le cadre constitutionnel qui existe, un gouvernement, un contre-pouvoir à l'Assemblée nationale, des votes qui permettent de trancher les choses. Chacun fait son travail, et puis je pense que ça peut avancer.

Peut-être on dira que je suis trop optimiste, mais je crois qu'aujourd'hui, reprendre et reprendre les choses, les éléments, les agriculteurs attendent leurs avancées, actons le texte, et passons aussi à un autre sujet. Non pas que les débats agricoles ou autres ne soient pas passionnants, mais c'est surtout, il y en a d'autres qui appellent, et surtout les autres pays du monde ne nous attendent pas. Et on le voit, les grands déséquilibres géopolitiques à l'œuvre qui sont en cours, on a besoin d'un État qui ait une capacité de travail et de prise de décision.

Donc moi, je souhaite qu'on puisse avancer, et puis tout le reste, l'avenir nous le dira. François Bayrou souhaite aussi réduire le déficit à 5,4%. Est-ce que vous croyez franchement que c'est possible, sachant qu'on doit atteindre un déficit à 6% ?

Alors déjà, compte tenu de la motion de censure et du recul de l'adoption du budget, ces prévisions ont été réexaminées à travers les prévisions de la Banque de France. Donc ce n'est pas tant une question d'y croire ou pas. On a des administrations en France qui suivent ça de très très, et des institutions.

La Banque de France le privoie. Moi, je n'ai pas de commentaire d'une certaine manière sur le 0,1 point de plus, 0,1 point de moins. C'est un état de fait, c'est ce que le gouvernement proposera dans le cadre du budget.

Moi, je regrette que le budget ait été décalé et que le gouvernement Barnier ait été renversé, parce que de facto, ça a détérioré nos prévisions de croissance, de dette publique, etc. Maintenant, c'est un état de fait, il faut qu'on puisse adopter un budget pour continuer à avancer. Vous savez, quand vous êtes parlementaire, le mois de janvier, c'est aussi une période où il y a beaucoup de vœux dans les communes, les circonscriptions, où vous rencontrez beaucoup d'acteurs.

On se rend compte que, contrairement à ce qui a été dit, à savoir, il y aura une loi spéciale, l'État ne va pas s'effondrer, les fonctionnaires vont être payés. J'ai envie de dire, heureusement, on est en France, c'est une bonne chose. Mais pour autant, ça ne rend pas moins difficile l'adoption d'un budget, parce qu'on voit bien que les investissements sont gelés, que le chômage repart à la hausse dans un certain nombre de secteurs d'activité, et que ce soit pour les entreprises ou les collectivités, on a besoin d'indicateurs qui sont clairs.

Tous les budgets des communes ne sont pas nécessairement faits en fin d'année. Donc, il faut qu'on puisse y répondre. Donc, est-ce qu'on y croit ou pas aux prévisions ?

Moi, je crois surtout qu'il faut maintenant qu'on enterrine ce texte budgétaire, qu'on donne un cap, que le Parlement s'exprime, de toute manière, il aura le fin mot de l'histoire, et qu'on puisse avancer. Mais je crois que les prévisions de réactualisation, à la fois de la croissance et de la dette publique, sont justes, puisqu'elles sont basées sur des organismes qui étudient ça de très près. Le Premier ministre qui souhaite reprendre à l'étude les cahiers des doléances dans lesquels les Français avaient écrit sur ces cahiers lors de la crise des gilets jaunes en 2018, j'ai envie de dire, excusez-moi du terme, six ans après, il n'est pas trop tôt !

Écoutez, déjà, je pense que c'est une bonne chose de puiser dans ce dernier grand débat national qui a eu lieu. Ce n'est pas le seul, par ailleurs. Je crois qu'il faut d'abord dire que sur les dernières années, on a eu beaucoup de très grands débats nationaux avec une démocratie participative comme ça ne se faisait jamais auparavant.

Les gilets jaunes, ça a été assez inédit dans l'histoire de notre pays, de faire ces cahiers de doléances après. Et puis, je pense à d'autres sujets. Il y avait eu la Convention citoyenne sur le climat, il y avait une Convention citoyenne sur la fin de vie, il y en a eu d'autres.

Les conseils nationaux de la refondation aussi, qui ont eu lieu dans la santé, dans la justice, et qui ont inspiré des débats parlementaires aussi. Donc déjà, dans l'ensemble, la consultation citoyenne a eu lieu de manière massive. Et je pense qu'effectivement, sur la modernisation du fonctionnement de nos institutions, on a quelque chose à repenser entre comment on peut valoriser toute cette expression citoyenne qui s'est exprimée de manière massive.

Après, il faut quand même être vigilant sur autre chose. On est sur un modèle aujourd'hui en France qui est basé sur une démocratie participative à travers des élections. Tout le monde ne s'exprime pas dans ces instances parallèles qui ont pu être mises sur pied pendant un temps.

Donc après, il appartient aux parlementaires et aux personnes qui sont élues, qui ont eu mandat par les citoyens qui ont tous eu la possibilité de les élire s'ils le souhaitaient, de prendre en charge ces sujets. Sur les cahiers de doléances, très précisément, il y a des éléments qui ont été mis en place à l'époque, puisque par définition, la crise des Gilets jaunes s'est arrêtée. Maintenant, je crois qu'il faut aller, oui, plus loin.

Je voudrais aussi dire que le Parlement n'a pas chômé dans l'ensemble, parce qu'on peut penser dans la question en disant « Est-ce que si longtemps ou plus tard, etc., est-ce que c'était une bonne chose ou pas ? » L'Assemblée nationale, en tout cas, de ce que j'en ai vu ces deux dernières années et demie, est sans cesse sous, d'une certaine manière, pas la pression, mais toujours un peu en retard, tellement il y a de textes à adopter.

Le contexte que l'on vit actuellement fait que les dossiers s'empilent davantage encore. Donc maintenant, le Premier ministre l'a annoncé. Moi, je m'en réjouis.

Ça veut dire qu'il faudra des moyens aussi pour pouvoir analyser ces cahiers de doléances, que les ministères s'en saisissent et qu'à travers les différents projets de loi qui nous seront proposés, on puisse avancer. Donc je trouve que c'est plutôt salutaire et sain de dire « On va finir le travail » qui a été entamé, parce qu'il n'y a pas rien qui est sorti de ces cahiers de doléances. Mais peut-être qu'on n'a pas été suffisamment au bout, donc réouvrons le dossier et terminons correctement le travail.

Et on verra ce que cela donnera. Madame la députée, il y a un an, Il y a un an, jour pour jour, des milliers et des milliers d'agriculteurs et agricultrices se sont donnés rendez-vous sur les routes de France pour exprimer leur colère et demander des solutions au sujet de la politique agricole. Un an après, rien n'a presque changé sur place.

Les agriculteurs et les agricultrices n'en peuvent toujours plus. Ils ont besoin de solutions. Chaque semaine en France, un agriculteur se suicide.

Comment peut-on les aider en ce moment même ? Car ils ont vraiment besoin de nous. Alors, pour les agriculteurs, moi je suis élue sur une circonscription qui en compte beaucoup.

Une partie qui est la route des Vins d'Alsace, beaucoup de vignerons, de viticulteurs, beaucoup aussi d'agriculteurs. Il y a aussi de l'élevage, il y a une partie agriculture de montagne. Il y a beaucoup de types d'agricultures différentes.

Et donc, on a pu naturellement beaucoup échanger l'an dernier. Si on prend les sujets un à un, mais qui pourraient faire l'objet d'un débat à part entière aussi, puisque c'est un sujet déjà passionnant et d'importance nationale, bien sûr. Pour les agriculteurs, vous avez des sujets d'ordre réglementaire et d'ordre administratif, dont un grand nombre ont été réglés l'an dernier.

Il y a eu des grandes annonces sur l'élevage, il y a eu des annonces sur l'eau, il y a eu le contrôle unique qui a été mis en place. Tout ce qui a pu être fait sur le plan réglementaire a été mis en place l'an dernier. Ce que je veux dire, tout ce qui a pu être fait sans passer par la loi a avancé l'an dernier.

Ensuite, on a des sujets qui sont d'ordre législatif. Les sujets d'ordre législatif, ils passent par un projet de loi, le projet de loi agricole qui a été débattu, qui a été adopté à l'Assemblée nationale et la dissolution a arrêté ce projet. Lorsque l'on est revenu, nous étions dans les débats budgétaires et ce projet de loi, puisque quand on est revenu à l'automne, il y a eu en premier lieu les textes budgétaires et dans ces textes budgétaires figuraient un certain nombre de promesses qui avaient été faites aux agriculteurs en début d'année l'an dernier.

Notamment sur les transmissions agricoles, par exemple. Donc, si vous voulez, de bout en bout, depuis janvier l'an dernier, les choses qui ont pu être faites hors voie législative l'ont été faites. Le texte a été adopté à l'Assemblée nationale et tombé du fait de la dissolution.

Et ce qui devait être dans le budget a été adopté et tombé du fait du renversement du gouvernement. Donc, vous me direz, ce n'est pas sérieux tout ça et je suis bien d'accord. Je voudrais quand même dire que, suite à la dissolution, le texte devait être débattu là, au mois de janvier.

Donc, autrement dit, il y a un accord sur ces mesures. Maintenant, il faut trouver du temps parlementaire pour le faire adopter. Donc, une grande partie du travail a déjà été fait.

Moi, je comprends que les agriculteurs soient agacés de ces retards successifs. Mais au niveau de l'Assemblée nationale et plus singulièrement au niveau des derniers mois, c'est vraiment le renversement du gouvernement qui a empêché l'adoption du budget et qui a retardé ce sujet-là. Il faut quand même aussi mettre chacun devant ses responsabilités.

On ne peut pas être toute la journée, moi, je défends les agriculteurs et il faut des mesures. Et puis, appuyer sur le bouton pour faire sauter le budget au moment où ils avaient des avancées qui étaient consacrées dedans. Il faut aussi se dire les choses.

Maintenant, ça n'empêche pas que les avancées sur lesquelles il y avait un accord seront adoptées. Mais ça a été retardé et ça a été retardé par celles et ceux qui ont voté la censure. Et donc, après, il faudra aussi que le texte agricole arrive.

Et je sais qu'il y a encore d'autres débats parallèles qui existent. Mais enfin, avec tout ce package qui a été fait, c'est déjà beaucoup d'avancées en l'espace d'une année. Et je crois que les agriculteurs qui suivent le sujet le savent.

Mais maintenant, c'est vrai qu'ils aimeraient que les mesures soient votées, telles que les accords l'ont demandé. Et tout a été travaillé et négocié en ce sens. Et on soutient les agriculteurs et agricultrices.

Alors surtout, n'hésitez pas à acheter des produits locaux. Alors, changeons totalement de sujet. Chaque jour, Madame la députée, de très nombreux Français et Français sont victimes de démarches téléphoniques en France, voire même tout le monde.

On ne va pas se le mentir. Il y a eu des lois. Il y a eu des lois qui sont passées pour réguler ces appels à des certaines heures.

Mais voilà, rien ne change. On nous appelle à longueur de journée. Ça nous embête.

Ça nous dérange. Parfois, à des moments dans lesquels on n'a pas envie qu'on nous téléphone. Alors, comment peut-on faire pour stopper tout ceci ?

Parce que c'est vraiment très, très embêtant. C'est agressant. Vous avez raison.

Écoutez, ça tombe bien. C'est un sujet sur lequel je me suis beaucoup investie. J'ai fait adopter un texte là-dessus sur le démarchage téléphonique.

Pour vous dire, vous parlez d'agacement, moi, je pense que ça va bien plus loin. Et d'ailleurs, c'était l'objet de la présentation du texte que j'ai soumis au vote à l'Assemblée nationale. C'est que c'est un enjeu de santé publique.

Je vais vous raconter. Il y a une dame que j'ai rencontrée à ma permanence parlementaire qui est venue me voir en étant complètement excédée par ce démarchage. Mais surtout, elle m'a dit, moi, ma maman qui n'a pas de téléphone portable est dérangée toute la journée.

Et un jour, voulant courir pour décrocher le téléphone est tombé, s'est cassé le col du fémur et n'a plus jamais remarché comme avant. Donc, en fait, c'est un enjeu qui est grave, le démarchage téléphonique, aussi sur la santé publique, parce qu'on a un certain nombre de citoyens en France qui n'ont pas forcément des téléphones portables, qui ont simplement un téléphone fixe, ou quand bien même ils ont un téléphone portable, il est ailleurs, peuvent vouloir le décrocher. C'est des enjeux sur le bien-être, la santé mentale.

Voilà, parce que c'est une forme de harcèlement, ce démarchage téléphonique. Donc, moi, j'ai travaillé pendant deux ans pour savoir qu'est-ce qui pouvait être fait rationnellement. Déjà, je voudrais dire, contrairement à ce qui a pu être développé souvent sur le sujet, l'État a agi et les parlementaires ont beaucoup agi, énormément.

Il y a eu une succession de lois qui sont venues encadrer ce démarchage téléphonique. La loi Hamon sur la consommation à l'époque. Ensuite, il y a eu des lois qui a créé Bloctel.

Ensuite, il y a eu une loi sur les horaires de démarchage. Ensuite, il y a eu une loi pour les secteurs d'activité qui n'avaient pas le droit de le faire. Mais il faut dire aussi pourquoi ça s'est développé.

Ce démarchage téléphonique, parce que pendant longtemps, le démarchage téléphonique, ça coûtait cher d'appeler le coût d'un appel téléphonique. Il était beaucoup plus élevé qu'aujourd'hui. Et plus singulièrement encore, les appels de l'étranger.

Vous n'appeliez pas de l'étranger comme vous pourriez le faire aujourd'hui. Donc, les coûts ont drastiquement diminué. C'est vrai que c'est devenu un marché de démarchage pour tout un tas d'activités.

Moi, je crois qu'aujourd'hui, la réponse, après avoir rencontré énormément d'acteurs, écrit un rapport sur le sujet et fait adopter un texte, c'est qu'il faut qu'on change radicalement de modèle. Aujourd'hui, la France, au niveau européen, il y a deux modèles qui existent. Un modèle dit de l'opt-in et un modèle qui est dit de l'opt-out.

Nous, on est dans un modèle d'opt-out. Ça veut dire que tout le monde peut vous appeler, sauf si vous dites non. Et moi, j'aimerais qu'on bascule dans un système dit d'opt-in, comme en Allemagne, où en fait, de base, personne n'a le droit de vous appeler, sauf si vous dites oui.

Ce qui inverse complètement le changement. Aujourd'hui, il repose sur le consommateur de se désabonner en permanence. Vous êtes appelé, vous répondez non, je ne veux pas être appelé, je signale le numéro, je m'inscris sur BlockTel, je vais sur la site de la répression des fraudes.

Vous ne pouvez pas faire peser ça sur le consommateur tout le temps. Donc, j'ai fait porter un texte là-dessus qui demandait le basculement dans le système de l'opt-in et une harmonisation des régimes de démarchage téléphonique au niveau européen pour mieux lutter contre la fraude. Ce texte a été adopté dans la Commission des affaires européennes à l'Assemblée nationale.

Et là, j'attendais la nomination du nouveau gouvernement et de reprendre contact, parce que ça retarde aussi notre travail parlementaire, pour demander que le gouvernement s'accorde à mettre en place de manière rapide ce système de l'opt-in qui n'a pas nécessairement besoin de passer par une loi. Après, j'ai d'autres collègues qui proposent des lois qui vont dans le même sens. C'est un autre véhicule qu'on peut utiliser.

Mais en tout cas, aujourd'hui, il y a plutôt un accord pour basculer dans ce modèle qui permettrait quand même de diminuer les démarchages. Et pour ne pas vous mentir, il y a quelques instants, j'ai reçu un message d'Accourcer qui me demandait de changer de point en relais pour un colis que je n'ai même pas commandé. Mais bon, c'est un sujet.

Voilà. Alors, il y a presque deux ans, Madame la députée, le réseau social X, essentiellement Twitter, a été racheté par le milliardaire Elon Musk, devenu un soutien indéfectible de la campagne de Donald Trump en 2024. D'ailleurs, il joue un rôle dans son mandat présidentiel.

Alors, depuis, plusieurs personnalités ont quitté le réseau social qui juge d'extrême droite et qui soutient un parti en général. Alors, la mairie de Paris a annoncé son départ. Je pense aussi à la maire de Strasbourg, Jeanne Barseguian.

Alors, qu'en pensez-vous ? Et est-ce que pour vous, X ou enseignement Twitter fait la propagande d'extrême droite ? Je n'aime pas ces qualifications.

J'irais même au-delà. Moi, j'utilise très peu Twitter à titre personnel. Je vais sur mon téléphone.

Si je l'ouvre une fois tous les 10 ou 15 jours, c'est beaucoup. Et c'est plus comme un moteur de recherche presque pour suivre parfois des choses. Mais depuis très longtemps, je n'ai jamais aimé ce réseau qui encourage toujours les discours de haine, de violence, d'attaque personnelle.

Et j'ai énormément de mal avec des réseaux sociaux. On peut le voir aussi parfois sur Facebook, mais bien plus à la marge, où vous avez des faux profils, des faux noms, mais vous insultez en masse et en chaîne des personnes, des personnalités publiques, des personnalités politiques. Moi, ce n'est pas tout à fait un modèle de société que j'admire, que l'on puisse s'exprimer de manière large très bien.

Mais je crois que je préfère quand même les débats citoyens réels, un bon débat contradictoire dans une salle à travers une interview ou autre, plutôt que par des réseaux où on ne sait pas qui on a en face de nous, messages cachés, masqués. Twitter est quand même l'apogée de cela. Moi, comme je ne l'utilise pas, je ne me pose pas la question de m'y enlever, mais je comprends parfaitement celles et ceux qui le font.

Et plus globalement, au-delà de Trump, je pense que c'est connu de ses notoriétés publiques. Enfin, Donald Trump, on l'a vu pendant la campagne présidentielle, et Elon Musk, on n'est qu'un de ses illustres exemples aussi. On voit bien que les fake news, elles pullulent, il n'y a pas de vérification d'informations, et ça sert un discours aussi de haine et de division de la société.

Aux États-Unis, c'est contre les migrants. En France, c'est parfois des discours antisémites qui sont mis sur le devant de la scène. Moi, je ne peux que les condamner fermement.

Et bien sûr, je regrette. C'est pour ça que je m'engage beaucoup sur la régulation des réseaux sociaux, par ailleurs, qui est un tout autre domaine. On a fait adopter une loi qui s'appelle Sécuriser et réguler l'espace numérique, la loi la plus ambitieuse au monde pour encadrer ces violences, ces dérives en ligne.

Mais c'est un chantier qui est immense et qui va nécessiter des années de travail. Et restons, Louise Morel, si vous le voulez bien, sur Donald Trump, puisque ce lundi aura lieu son investiture de 46e président des États-Unis, un retour à la Maison-Blanche quatre ans après sa défaite face à Joe Biden. De nombreuses personnalités politiques sont attendues sur place.

Même en France, je pense à Marion Maréchal, la députée européenne, qui se rendra sur place. Est-ce que vous comprenez, oui ou non, que des personnalités comme Marion Maréchal se rendent sur place ou pas du tout ? Et que pensez-vous de la victoire de Donald Trump ?

Alors écoutez, qu'est-ce que j'en pense ? Déjà, moi, je voudrais saluer la campagne de Kamala Harris qui a quand même pris la campagne de manière tardive et qui l'a assumée de manière honorable. Faire campagne en plus aux États-Unis sur X fuseaux horaires en tel domaine, enfin, ça relève quand même de l'exploit.

Après, je dois dire que la campagne de Donald Trump et sa victoire, c'est des discours qui émergent dans plusieurs pays d'Europe et du monde. Le côté de repli sur soi, le populisme à outrance, la peur, le fait de désigner des boucs émissaires comme responsables de tous les fléaux de la société et d'une certaine manière, une politique qui est très agressive et qui est très dans la violence en permanence. Moi, je suis quand même assez inquiète quand je vois un personnage comme Donald Trump.

Je vais vous raconter une anecdote. J'étais aux États-Unis l'an dernier à la Maison Blanche parce que j'ai travaillé sur ces sujets de régulation du numérique et on était une délégation de parlementaires à être invité. J'ai été très surprise puisqu'on est allé au ministère de la Justice américain et on est rentré par une porte un peu, je ne vais pas dire dérobée mais pas une entrée très classique.

Et à un moment, on nous fait visiter avant d'aller à la salle de réunion et on passe dans un très beau hall. Et je dis « Ah, mais cet endroit est très beau, c'est quoi cette pièce ? » Et on me dit « Mais c'est l'ancienne entrée du ministère de la Justice mais depuis la sauce sur le Capitole, elle a été fermée. » Et là, je me suis dit « Mais attendez, on est à Washington, on est à quelques pas du Capitole et parce que vous avez un ancien président américain vexé d'une défaite électorale qui a lancé un asso sur le Capitole par ricocher les ministères ferment leurs portes et aujourd'hui encore par crainte, les portes sont fermées.

Enfin, c'est quand même dingue. Et ce personnage qui est à la tête de l'État, moi je suis très inquiète et si on doit revenir à des sujets plus directs et plus directement nationaux, on a bien compris qu'il ne portait pas haut dans son cœur l'Europe et qu'il va bien falloir qu'on s'organise. Donc moi, je ne peux aussi que le regretter parce que l'amitié franco-américaine ou européano-américaine a existé depuis longtemps et aujourd'hui, il prend plus le pli de développer comme amitié les dirigeants en Europe qui ont des discours comme les siens.

Enfin voilà, donc moi je suis plutôt inquiète et je regrette cette victoire. J'aurais aimé que Kamala Harris gagne. J'aurais trouvé que ce serait une belle victoire, un beau symbole aussi.

Voilà, donc je le regrette. Et puisque vous venez de l'évoquer, alors Donald Trump, on l'a entendu, souhaite gracier les personnes qui ont participé à l'assaut du Capitole. C'était le 6 janvier 2021.

Qu'en pensez-vous ? Je trouve que c'est scandaleux. Je trouve que c'est scandaleux.

On ne peut pas s'attaquer aux institutions d'un État et après être gracié comme tel. Enfin, ça montre bien la connivence avec le niveau de violence, mais il a été encouragé par le président américain lui-même. Donc c'est en adéquation avec ses valeurs et son état d'esprit.

Mais enfin, je n'imagine pas un seul instant. Imaginez, il y a un assaut sur l'Assemblée nationale et quelques années après, vous graciez les personnes qui ont essayé de faire un assaut sur l'Assemblée nationale. Enfin, pour moi, c'est complètement hallucinant comme manière de fonctionner, mais ça va avec l'outrance du personnage.

Louise Morel, au Proche-Orient, un accord de cessez-le-feu a été discuté. Il devrait démarrer dimanche et pour une durée de 42 jours en échange d'otages israéliens et de prisonniers palestiniens. J'ai envie de dire qu'un an et demi après, il n'est pas trop tôt.

Voilà, cette guerre a fait des milliers de morts, notamment dans la bande de Gaza et nous bouleverse tous, quoi qu'il arrive. Mais comment peut-on faire pour que ceci dure dans la durée puisque après ces 42 jours, c'est reparti pour un tour, rebelote, les combats vont continuer, il y aura encore des morts, des blessés. Donc comment peut-on faire, en tout cas en France, pour stopper tout ceci, Madame la députée ?

Alors sur ce sujet-là, c'est la personne qui est en première ligne, c'est le ministère des Affaires. C'est complexe. C'est ça, oui.

Et Thomas Nye, c'est un sujet qui est complexe sur fond de rivalités qui existent depuis des décennies, à la fois géographiques, à la fois religieuses. C'est un sujet où il faudrait tout en débat encore une fois pour y aller. 42 jours, cesser le feu, déjà, c'est une bonne nouvelle.

C'est une première étape. Et moi, j'espère que cet intervalle sera le moment de pouvoir mettre les bonnes parties autour de la table et puis d'enteriner un véritable accord pour la suite. Vous le savez, la diplomatie française, elle est très mobilisée.

Notre ministre des Affaires étrangères se rend régulièrement au Proche-Orient, que ce soit entre Israël et la bande de Gaza, que ce soit au Liban aussi, que ce soit avec d'autres pays frontaliers, limitrophes, mais ces sujets, aujourd'hui, je crois qu'on a le cadre pour permettre d'avoir ce débat sans les armes, sans les bombes autour et j'espère que tout le monde pourra sortir grandir, répondre des actes aussi qui ont été faits et on a des instances internationales qui devront s'en saisir. Allez, retour en France et plus particulièrement dans votre circonscription, la sixième du Ibarin pour y évoquer l'actualité. Avec tout d'abord cette première question, quels sont les projets en cours, Madame la députée, pour revitaliser l'industrie dans les zones locales de votre circonscription, notamment dans la vallée de la Bruges, j'y pense actuellement, notamment pour réduire les friches industrielles et stimuler l'emploi local ?

Alors, écoutez, stimuler l'emploi local, on est plutôt des bons élèves puisqu'on a le moins de 4% de taux de chômage sur le secteur, donc on a le plein emploi absolu. C'est un bassin industriel déjà très fort, très développé et un des principaux sujets, c'est de trouver justement des employés qui peuvent aller justement travailler dans ces différentes structures. On a l'occasion d'inaugurer de manière régulière encore il y a quelques semaines une nouvelle ligne de production chez un gros industriel à Aubernay qu'il a rapatrié par ailleurs de Chine, donc on s'en réjouit.

Tous ces sujets, alors il y a les dynamiques locales, il y a les dynamiques nationales, un certain nombre d'actions sont déjà en premier lieu portées par les entreprises et les entrepreneurs eux-mêmes. Ensuite, on a un certain nombre d'actions qui ont pu être portées et accompagnées aussi à travers les dispositifs mis en place par l'État, tel que le plan de relance par exemple, et après, pour des sujets plus, comment dire, locaux, d'identification de friches industrielles, etc., c'est à la main des élus locaux.

En premier lieu, les communautés de communes, donc les intercommunalités et leurs élus, parfois en soutien avec les collectivités telles que la collectivité européenne d'Alsace ou la région, qui peuvent intervenir, essayer d'identifier les points. Mais en tout cas, en Alsace, le plus gros problème, c'est avant tout l'accès aux fonciers parce qu'il y a peu d'espace disponible, plutôt pas mal de projets d'entreprises qui veulent s'installer et qui cherchent de l'espace. Donc, on n'est pas tout à fait dans les thématiques comme ailleurs en France de dire comment il faut réindustrialiser.

On a déjà une bonne industrie, bien sûr, il faut continuer à la soutenir. On est content quand des entreprises viennent s'installer et on a des groupes de discussion, d'échanges, voilà, pour permettre leur accompagnement de la meilleure des manières. Et quelles sont les mesures pour améliorer les infrastructures de transport et en particulier, je pense à la ligne de TER Strasbourg-Saint-Dié-les-Vosges afin de garantir un succès fiable aux services essentiels pour les habitants de ces zones reculées ?

Je n'aime pas trop le terme zone reculée, si je peux me permettre. Mais on le change. Les zones quoi ?

Non, alors on le change au pire. On peut le changer. Non, non, mais ce que je vais dire, c'est que, en fait, tout simplement, c'est des communes rurales à la campagne.

Ce n'est pas forcément reculé ou isolé. Je voudrais déjà dire que la circonscription où je suis élue, bon déjà, les Vosges, c'est une barrière naturelle, mais on n'est pas non plus dans les Alpes. Donc, ce n'est pas une barrière infranchissable.

Et à deux endroits, le train coupe les Vosges par une ligne de chemin de fer et l'une de ces lignes de chemin de fer est dans la circonscription où je suis élue. Donc, on fait plutôt partie d'une vallée qui n'est pas enclavée. Cette ligne de chemin de fer qui fait Strasbourg-Saint-Dié-des-Vosges fait partie, du coup, de ces deux endroits qui circulent.

On a des sujets sur l'entretien de cette ligne. Il y a des gros travaux qui sont en cours et qui s'étalent sur plusieurs mois. Tous les élus ont toujours été mobilisés pour maintenir cette ligne de chemin de fer, faire en sorte qu'il y ait plus d'arrêts qui ont été desservis.

Après, la politique qui a été choisie à l'échelle locale, c'est la politique du réseau express métropolitain qui permet de desservir Strasbourg et sa périphérie. Ou si mes souvenirs sont exacts, c'est 600 millions d'euros qui ont été investis dans ce REM. Donc, c'est massif.

Aujourd'hui, quand vous êtes dans un périmètre qui est à 15-20 minutes de Strasbourg, vous avez des trains de manière très régulière plusieurs fois par heure. Donc, ça permet quand même de désenclaver. Et puis, après, il y a la deuxième phase qui est en amont, comme vous le soulignez dans la vallée de la Bruche, notamment, où les travaux...

Moi, je suis membre d'une association, par exemple, qui s'appelle Bruche-Piedmont-Rail, où depuis des années, on regarde comment les horaires peuvent-ils être mieux aménagés, comment on peut faciliter le train, comment on peut demander à avoir d'autres types de mobilité dans les gares avec des correspondances, par exemple, pour des vélos électriques, pour des lignes de bus, etc. Donc, tout ça s'organise aussi en lien avec les élus locaux. Et puis, si on dézoome un petit peu en dehors du train, on a aussi un certain nombre d'initiatives qui sont mises en place pour favoriser le covoiturage, quelques expérimentations sur des transports gratuits.

Donc, voilà, c'est beaucoup de choses qui sont mises en place pour permettre que des habitants à la campagne et dans le monde rural puissent bénéficier d'infrastructures de transport qui soient fiables et qui soient accessibles et aussi qui privilégient le fait de prendre soin de notre planète. Et allez, dernière question. Alors, comment envisagez-vous de renforcer la coopération entre les différentes communes de votre sixième circonscription du Barin, donc, que j'apprécie tant, vous le savez, notre belle Alsace, pour assurer un développement économique équilibré et durable sur l'ensemble de ce territoire ?

Alors, la coopération entre les communes est toujours assez délicate quand vous êtes député dans un territoire rural parce qu'en fait, les circonscriptions ne vont pas toujours sur des bassins de vie préexistants en termes d'organisation. Personne ne dit « moi, je suis habitant de la sixième circonscription du Barin ». Personne ne résume comme ça ou de la troisième des...

T'es sûr, ça. Donc, c'est pas une identité à part entière, une circonscription. Moi, pour autant, elle regroupe trois bassins de vie, une vallée de la Bruche dans son ensemble, une partie des coteaux de la Mossig au nord et une partie du Piémont-des-Vosges au sud.

Donc, on voit bien que sur les deux derniers points, j'ai qu'une partie de ces deux bassins de vie qui sont réunis ensemble. Donc, comment on renforce la coopération ? En fait, vous raisonnez par bassin de vie, par intercommunalité.

Entre elles, elles ont déjà leur réalité préexistante. Moi, à titre personnel, je me rends de manière très régulière dans toutes les communes. Donc, comment dire, le dialogue est assez simple et plus en dehors des communes, c'est plutôt avec les habitants que c'est important puisque vous êtes députée de la nation et pour ma part, j'organise des réunions publiques ou des permanences de proximité une fois par mois.

Ce soir, j'en tiens une à Molsheim qui est le chef-lieu de la circonscription. C'est assez rare. D'habitude, je vais plutôt dans des plus petites communes pour essayer de dialoguer avec tout le monde.

Là, cette fois-ci, c'est une des plus grosses villes dans lesquelles je vais pour permettre justement cet échange permanent avec les citoyens. Et ensuite, pour votre deuxième partie, je crois que j'ai déjà un peu répondu sur comment on renforce l'industrie, etc. Je vous l'ai dit, l'industrie, c'est avant tout quand même les acteurs économiques.

Nous, on est là en soutien pour des politiques publiques et pour permettre de faire en sorte d'accompagner les projets qui sont portés. Mais pour le coup, dans notre secteur, l'industrie est quand même déjà assez dynamique. Puis bien sûr, tous les autres projets qui sont en cours de développement, on les soutient et on les prend un à un.

Merci. Merci beaucoup, Louise Morel, d'avoir été mon invité ce matin dans l'interview politique. Alors, juste avant de nous quitter, n'hésitez surtout pas à vous rendre dans les bureaux de poste pour chercher ces petites boîtes.

Vous le savez, c'est les pièces jaunes et pour récolter ainsi un maximum de pièces pour les enfants, pour les enfants malades dans les hôpitaux. Ils ont besoin de vous. Alors, surtout, surtout, n'hésitez pas.

Et en plus, elle est très belle, cette petite boîte. Donc, voilà. Alors, je tenais à vous remercier infiniment aussi de nous avoir suivis.

Permettez-moi de vous souhaiter une très, très belle année 2025 tout en prenant bien soin de vous et de vos proches. Je vous souhaite également une très belle journée et un très, très bon week-end. Et quant à nous, on se retrouve très bientôt sur I1 pour de nouvelles interviews tout aussi cash et sans concession avec la petite boîte.

à la petite boîte. Sous-titrage Société Radio-Canada