Défense : nos armées ont-elles les moyens ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
on va parler de la loi de programmation militaire évidemment avec vous messieurs d'abord on le disait Marion les sénateurs ont entamé et hier l'examen de cette loi de programmation militaire alors qu'elles ont été les temps forts de cette première heure de séances que vous allez suivez alors un an que ce texte était en préparation et comme évoqué en introduction par le ministre des Armées Sébastien Lecornu il répond à un constat les menaces qui pèse sur la France n'ont jamais été aussi diverses protéiformes que depuis la fin de la guerre froide à terrorisme militarisation de l'espace des fonds marins du cyber mais aussi et surtout l'agression russe en Ukraine qui a rebattu les cartes en Europe et dans le monde et c'est donc pour cette raison qu'une nouvelle loi de programmation militaire était nécessaire et je vous propose d'écouter à ce sujet justement le ministre des Armées hier c'est toi de programmation militaire doit permettre non seulement de poursuivre une réparation d'un outil de défense et là s'abîmer dans le passé par des politiques parfois courtermiste et une forme de déni il faut le reconnaître sur la réalité du monde mais aussi de transformer nos forces sur des fonctions militaires concrètes avec des objectifs opérationnels précis et cette transformation elle passe donc par une hausse du budget de la défense de 40% par rapport à la période actuelle pour atteindre sur les 7 années de ce programme d'ici à 2030 un montant de 413,3 milliards d'euros et sur les nombreux objectifs en matière de défense Mario et consensus on trouve gouvernement et majorité sénatori alors oui il y a consensus sur les enjeux mémoires sur la méthodologie et le calendrier les sénateurs estiment que le gouvernement reporte à l'après 2027 l'essentiel des dépenses pour Christian Cambon c'est le rapporteur de la commission des affaires étrangères de la défense et des forces armées il faut au contraire passer la vitesse supérieure faire en sorte que les crédits qui sont plus prévus soit mobilisés dès l'année prochaine pour financer l'activité des forces leur entraînement mais aussi les stocks et l'entretien du matériel alors ça c'est pour la droite un autre son cloche évidemment du côté de la gauche côté notamment communiste Pierre Laurent défendu une notion de rejet du texte oui émotion qui a été qui n'a pas été retenu le groupe communiste qui dénonce dans cette loi de programmation un suarmement qui nourrit la guerre et je vous propose on nous dit que la peine est plus une option qu'il faut fondre place dans la grande dérive militariste mondiale c'est oublier toutes les leçons du XXe siècle la militarisation et le suarmement singulièrement en Europe ont toujours préparé la guerre et bien pire encore jamais la paix qu'est-ce que vous répondez à cette intention Pierre Laurent on peut considérer qu'il n'y a pas tort la difficulté c'est que on est dans un monde multipolaire dans un monde de plus en plus compliqué et où il est courant de dire que tout le même que si vous voulez la paix il faut préparer la guerre et qu'un moment donné pour pouvoir exister pour pouvoir peser pour pouvoir dissuader un potentiel adversaire il faut pouvoir lui expliquer que si toutefois il devait avoir la malencontreuse envie de nous attaquer et bien il en subirait les conséquences le monde des bisounours il existe mais juste à la télévision malheureusement est-ce que ce texte il répond aux menaces qui pèsent aujourd'hui sur la France puisque Marion le rappelait c'est l'enjeu de ce texte rappelé par Sébastien Lecornu un des grands reproches que nous faisons à ce texte c'est sûr c'est essentiellement de ne pas définir très clairement la stratégie vers laquelle vous nous emmener le ministre des Armées le dernier revenu national stratégique qui a été définie l'année dernière par le Président de la République ne dit rien sur la stratégie qu'on veut mettre en oeuvre en dehors de la seule j'allais dire nouvelle chose c'est l'influence c'est à dire qu'il parle beaucoup d'influence et de la nécessité de lutter contre cette influence contre contre ce que nous visualisons visualisons pardon les uns et les autres dans ce monde qui de plus en plus est soumis à des fake news une lutte d'informationnelle etc donc ça c'est un sujet qui est abordé dans la revue nationale stratégique mais rien d'autre et donc les reproches que nous faisons aujourd'hui au gouvernement c'est celui-là c'est celui de ne pas nous expliquer vers quoi il veut aller quel est le but de cette loi de au sujet et vous êtes tombé exactement dans le panneau c'est celui de il y a 413 milliards d'euros dans cette loi de programmation militaire nous avons expliqué pendant nous n'avions pas la même conception Mont-de-Marsan le 20 janvier dernier le budget des armées puisqu'il a expliqué qu'il y avait 400 milliards d'euros plus 13,3 milliards d'euros ne pas dès le départ expliquer qu'il y a 413 milliards d'euros tout simplement parce que les 13,3 milliards d'euros qui viennent en plus des 400 milliards sont des critiques qui sont des crédits extra budgétaires et qui pour l'essentiel d'entre eux pour 7,4 milliards d'Europe ne sont pas renseignés n'existe pas et donc ce qu'a voulu faire le Sénat avec cet article 3 hier c'est sacralisé c'est 13,3 milliards d'euros pour qu'on soit certains qu'à l'issue de la loi de programmation militaire et bien il soit mis à disposition de nos armées en plus des 400 milliards et le gouvernement a tellement communiqué sur ce sujet depuis janvier en expliquant que ce sera 413 et pas 400 qu'il s'est emmêlé les pinceaux dans son propre tapis et aujourd'hui on se retrouve à le mettre de vente de ces de ces contradictions du budget écoutez le budget les problèmes de finances c'est un sujet qui intéresse en fait l'ensemble des finances publiques donc 400 413 je vais pas rentrer dans ce débat là qui est pas mon débat moi de militaire même si c'est un budget alors que à 400 ou 413 est-ce que c'est un budget qui est à la hauteur pour redonner des moyens à l'armée alors il est il est à la hauteur si vous le comprenez complètement en prenant les deux lois de programmation doublement du budget on peut pas dire que c'est n'importe quoi ça fait ça fait écho si vous voulez à j'allais dire presque la désespérance des armées dans les années précédentes où c'était un démontage systématique et moi je rends grâce au chef d'état-major aux militaires que j'ai contacté que j'ai connu et sous lesquels j'ai servi qui pendant toutes ces années ont essayé de sauvegarder ce qui pouvait être sauvegardé c'est pour on a eu une armée échantillonnaire et c'est pour ça qu'on a une capacité de remonter en puissance alors est-ce qu'il y en a assez est-ce que je laisse vraiment les élus discuter sur ce sujet de finance moi ce qui m'intéresse c'est que cette loi de programmation à trois aspects extrêmement intéressants d'abord la dissuasion et ceux qui protègent la France il faut le rappeler c'est le premier point deuxièmement la France n'est pas l'Ukraine c'est-à-dire que la France a son rôle à jouer dans l'OTAN et dans l'Union européenne mais elle n'est pas l'Ukraine permettait à quelqu'un qui vient des Nations Unies de rappeler que la France est globale et que quand aux Nations Unies on parle d'un dossier quel qu'il soit la France est toujours présente et le troisième sujet important ce sont les nouveaux outils dont il faut se doter je veux parler de l'espace du cyber des drones qui sont des choses qui sont arrivées depuis peu finalement sur le théâtre et qui donc la France était relativement mal équipé et dont elle doit être des moyens [Musique] etc donc il est difficile effectivement d'arriver à faire admettre que ce budget est suffisant pour arriver à l'objectif que nous étions que nous avions fixé en 2018 puisque les cibles que nous devions atteindre en 2025 ne seront atteintes qu'en 2035 et donc le défi aujourd'hui du Sénat c'est de dire effectivement on veut accélérer le financement pour que chaque année il y ait davantage d'argent que ce que aujourd'hui le ministre nous propose propose 3 milliards d'augmentation annuelle nous proposons 3,6 pour éviter qu'en 2027 nous n'ayons cette bosse budgétaire cette augmentation considérable du budget qui fera que le prochain de la République président de la République aura pour première j'allais dire mission d'augmenter le budget des armées de 1,3 milliards d'euros au lendemain de son élection donc nous essayons de lisser les choses dans le temps pour que compte tenu de l'inflation également nous ayons plus de capacités d'acquérir du matériel aujourd'hui parce que un euro 2023 ne voudra évidemment pas un euro de 2030 et on pense que on a et c'est évidemment important c'est ces questions financières Cédric Perrin mais est-ce que ce budget permet à l'armée d'avoir les moyens de fonctionner est-ce qu'aujourd'hui de l'armée a les moyens matériels à les moyens humains nécessaires la question la question des moyens humains est différente et je me souviens d'une visite que j'ai fait dans les forces océaniques stratégiques il y a très peu de temps où on me disait c'est bien d'augmenter la capacité en matériel n'oubliez pas que derrière tout ça il y a des hommes et des femmes et que l'effectif il est évidemment capital aujourd'hui il faut il faut être très clair sur le fait que en 2030 les effectifs de l'armée n'auront pas augmenté par rapport à ce qu'ils sont aujourd'hui on sera à 275000 on a augmenté de 4 de l'ordre de 4000 la difficulté pour les armées aujourd'hui c'est de recruter cette année l'objectif était à 1500 on a pu recruter 700 donc il faut bien comprendre que la situation dans laquelle est notre pays où les gens n'ont plus envie de travailler se traduit également dans l'armée où on a des difficultés comme dans le reste de la société à recruter pour des raisons X et Y peut-être aussi le fait de la guerre en Ukraine et qu'on se rend compte qu'effectivement aujourd'hui le métier de militaire et peut-être plus celui qu'on faisait il y a 15 ou 20 ans donc je je donne quelques exemples mais il y en a sans doute beaucoup d'autres et ça c'est un véritable sujet sur lequel il faut travailler également la fidélisation en capacité à conserver les militaires une fois leur contrat terminé et on va en parler générale trinquant avant de vous entendre évidemment sur ce sujet du recrutement et de la fidélisation on va regarder notre reportage puisque ce texte vise on le disait à rendre l'armée plus attractive comment attirer comment garder les gens qui s'engagent chez l'une des difficultés à laquelle est confrontée l'armée aujourd'hui Jonathan du Priest nous emmène voir comment justement la remet tente de recruter lissez voiloum à Aulnay-sous-Bois le temps du matinée la Marine nationale fait escalier si pour présenter ses activités certaines d'entre vous sont intéressés par le fait de rentrer dans la marine il faudra soit tellement passer par nous pour capter l'attention des lycéens mettent en avant leur expérience opérationnelle et vente le meilleur atout de la marine pour se vendre les missions sur toutes les mers du globe comment j'ai plutôt sur les narcopes en Amérique du Sud et sur des missions humanitaires du voyage mais aussi des perspectives de carrière de formation et des salaires attrayants après deux heures de présentation certains s'y voient déjà expliqué plusieurs types de formation ce qu'on pouvait faire après après le lycée tu ne verrais bien faire ça dans les bateaux explorer le monde et tout la marine souffre pourtant d'un déficit de notoriété l'institution redouble donc d'efforts pour se faire connaître loin des zones côtières la majorité des jeunes et n'a pas idée conscience que c'est l'armée et surtout une fois qu'ils ont pris conscience de ça n'a pas conscience que on peut proposer plein de choses différentes comme on l'a dit pendant l'intervention 80 spécialités différentes donc 80 métiers sur 40 000 militaires au total la Marine nationale compte sur un renouvellement de 10% de ses effectifs chaque année pour 2023 4300 postes sont à pourvoir et ses besoins sont amenés accroître avec la nouvelle loi de programmation militaire toutes ces capacités elles ne peuvent avoir un réel intérêt que si on est capable de les armer avec des jeunes qui sont formés qualifiés et prêts à rejoindre la marine si l'armée tente de recruter massivement c'est aussi pour pallier l'évaporation croissante d'une part de ces troupes entre déficit de reconnaissance et concurrence avec le privé l'armée a constaté plus 6% de départ entre 2019 et 2022 alain a quitté l’institution après 12 ans en tant qu'officier dans la cybersécurité un militaire au métier très recherché mais dont l’avance en restait conditionné à la hiérarchie militaire en dépit de ses compétences dans des arbitrages dans des échanges une finesse et galon qui revient il y a pas de carrière lié à des expertises c'est une barrière d'officier et donc 27 ans de service sinon comptez 2 à 3 ans de procédure au tribunal administratif le parcours est dix sont légitimes convient même la plupart des rencontres une administratifs sont à gagner le but du jeu est de mettre pour épauler les personnels en litige avec l'armée avec dans les dossiers des profils récurrents pour moi de thématiques soit elles sont d'ordre professionnel c'est à dire que le parcours devient heurté l'évolution de carrière est à l'arrêt avec aussi beaucoup beaucoup de revendications on va dire d'ordre personnel puisque on sait très bien que en dehors des militaires durant les sous-officiers les officiers sont soumis à beaucoup beaucoup de mutations beaucoup de changements professionnels sans parfois avoir un dialogue avec leur hiérarchie ce qui est aussi créé beaucoup de difficultés en France l'armée de terre est la plus touchée par ce phénomène d'évaporation des troupes en 2022 le taux de résiliation des contrats avant la fin de la formation à atteint 32% soit prêt d'un engagé sur trois c'est difficile d'attirer aujourd'hui dans l'armée Jonathan disait il y a un déficit d'image notamment alors de notoriété le premier point c'est que c'est une une tendance générale de tous les pays occidentaux la tendance de la Genèse et pas forcément et je ne mets pas tout le monde dans le même sac d'aller vers l'effort et il est certain que quand vous êtes militaire il y a un certain nombre de contraintes donc le premier point c'est d'attirer de faire rêver le deuxième point c'est de maintenir effectivement faut rentabiliser quelqu'un qui passe trois ans l'investissement n'est pas vraiment rentable donc il faut passer plus de temps donc cette tendance est récente pour les armées françaises jusqu'à il y a deux ans on disait on recrute bien depuis peu de temps j'ai écouté le chef d'état-major de l'armée terre puisqu'on parlait de l'armée de terre disait bah écoutez là on commence à avoir des difficultés pourquoi à cause de ce que j'expliquais c'est à dire il faut d'abord faire rêver pour attirer et ensuite tout de suite maintenir je je alors il y a un sujet qui revient tout le temps sur la table c'est l'affaire de sentinelle et je sais que au Sénat on va en parler sentinelle et quelque chose qui était nécessaire à un moment donné qu'on continue à voir nécessaire parce que les armées sont dans la nation certes mais les tours de sang en tunnel ça fait pas franchement rêver et donc là il y a quelque chose probablement à voir alors il y a les Jeux Olympiques qui arrivent on va le voir il y aura un problème voilà exactement mais je pense qu'il y a quelque chose à voir et dans le nouveau dispositif on parle beaucoup de l'outre-mer et je vois que le chef d'état-major de l'armée de terre par exemple a fait le tour de l'outre-mer l'outre-mer ça fait rêver un jeune parisien qui on va dire vous allez aller en Guyane vous allez aller à la Réunion vous allez aller en Nouvelle-Calédonie ça fait rêver donc il faut faire rêver deuxième point il faut les maintenir en position et là moi je l'ai vécu de près puisque j'ai dissout un régiment il y a longtemps certes mais je l'ai dit sous et je peux vous dire que la direction des ressources humaines est très très attentif et il y a vraiment armée doit aussi s'adapter au desiderata des jeunes d'aujourd'hui et pas seulement faire comme un amiral américain qui s'occupe des DRH disait le matin on doit commencer par faire son lit et ben ça c'est quelque chose des règles simples comme ça mais en rentrant dans l'armée petit à petit on les apprend et c'est très utile à mon avis pour la suite pour la réserve bien sûr parce que on va doubler la réserve donc c'est important faut avoir des gens qui tend l'armée se disent ben je veux être réserviste mais aussi des jeunes qui se disent l'armée c'est pas tout dans 15 ans je ferais autre chose mais j'aurais un beau bagage pour du matériel c'est à dire que aujourd'hui ce que je dis par rapport au fait qu'on diminue de 30% et je pense que ça participe aussi au manque d'attractivité et puis moi ce que si j'ai un message à pas aux jeunes qui pourraient nous écouter c'est que dans l'armée ça a été dit très bien ni dans le reportage dans l'armée il y a une multitude de métiers et des métiers qui sont on n'est pas que avec un fusil à défiler effectivement dans les rues de quelques communes pour faire en gros les vitrines des magasins et attendre de voir ce qui va se passer c'est sentinelles c'est pas ça le métier de militaire le métier de militaire c'est une multitude de métier qui sont de la filière technique à la filière pratique si je puis dire enfin donc il y a plein de choses que les gens peuvent faire et derrière vous avez une employabilité si je puis dire dans le privé quand vous aurez fait quelques contrats et le plus possible je l'espère qui est très important donc je pense qu'il y a vraiment un intérêt aujourd'hui à réexpliquer davantage à nos jeunes quels sont les métiers qu'on font des passages assez assez et assez limité mais c'est aussi une capacité dans son profil plus tard et c'est aussi un service qu'on rend à son pays donc il y a le salaire mais il y a aussi la compétence qu'on acquiert il y a toute la technicité qu'on acquiert dans ce dans ces métiers militaires vous allez éviter le porte-avion Charles de Gaulle tous ceux qui travaillent sur la filière nucléaire par exemple sont des gens qui sont hyper courus dans le civil voilà donc il y a il faut expliquer à nos jeunes que ce sont des métiers importants et surtout des métiers qui sont des métiers d'avenir et puis aussi attirer les filles parce que là il y a pas beaucoup de filles quand même dans le reportage c'est aussi un enjeu non mais bien sûr bien sûr mais je veux dire qu'il y a une image encore très masculine pas tant que ça vous savez c'est 20% à peu près aujourd'hui les femmes dans l'armée donc je crois que là ça a beaucoup évolué la jeunesse a beaucoup évolué là-dessus je voulais simplement souligner le bah tiens très bien on voit les images du 12e Régiment de curacia qui est près de l'IVAC qui j'irai voir dans 10 jours il y a aussi ces matériels donc avoir les matériels mais pouvoir s'entraîner comprenez bien qu'un équipage de chars s'il voit son char tous les trois mois ça va forcément lui poser un problème de morale donc il y a toutes il y a toutes ces capacités et il faut que les jeunes sachent que servir leur pays pendant un temps ils vont pas y passer toute leur vie mais pendant un temps utile c'est extrêmement important et il faut être prêt en permanence donc s'entraîner et se préparer comme vous le disiez monsieur le sénateur il y a plein de métiers dans l'armée et comme vous êtes tiroir de chat avant de rentrer dans la vie civile ou c'est pas très utile des tireurs de chat vous allez apprendre un autre métier et ça les armées savent le faire non je veux un exemple moi je suis allé avec avec le premier régiment d'artillerie faire des tirs de lance-roquette unitaire en Roumanie il y a très peu de temps et j'étais pour la petite anecdote j'étais avec un commandant qui est original depuis 12 ans et bien ce que maintenant qui est venu avec nous Roumanie c'était la première fois il est 12 ans depuis 12 ans région c'est la première fois qu'il faisait des participait à un tir de les rues à munition réelle ça démontre aussi une vraie problématique c'est à dire quand vous quand les jeunes s'engagent quand des moins jeunes s'engagent dans l'armée c'est pour participer à des à des exercices pour faire des choses qui sont des choses concrètes et je rejoins en salle le général trinquant on peut pas aujourd'hui vouloir attirer on attire pas les mouches avec du vinaigre voilà comme disait ma grand-mère un mot parce que vous parlez de la revue stratégique tout à l'heure ça a été un objet française à ses yeux cela aurait été nécessaire notamment pour mieux définir la place que la France veut prendre militairement mais aussi dans l'OTAN et je vous propose de l'écouter à ce sujet moi je suis pour une grande part avec mon groupe favorable elle est beaucoup plus loin dans l'OTAN et je le dis être dans le temps ce n'est pas réduire son indépendance ce n'est pas réduire sa capacité à agir ce n'est pas réduire sa capacité à décider ce n'est pas mettre en partage la dissuasion nucléaire bien au contraire mais quand je vois les Allemands qui ces derniers jours ont été pilotes pour la question de la protection sur le j'ai envie de dire le la protection anti-missile vous voyez bien c'est ce que devrait faire la France et c'est dommage qu'on puisse pas le faire dans un texte légitime général t'inquant c'est aussi un débat ça à la place de la France dans l'OTAN c'est une tarte à la crème il se trouve que j'étais officier plan avant les années 90 je rappelle qu'on était pas dans le comment compte tenu de ce qui se passe dans l'est du continent l'OTAN est évidemment en première ligne il n'est plus en mors cérébrale et ceci les gens vous disent c'est en compétition avec l'Union européenne j'y crois absolument pas je crois que ce renforcer dans le temps c'est renforcer notre position en Europe et dans la défense de l'Europe et que il faut arrêter d'avoir une vision trop exagonale en disant on va vous montrer quelque chose de différent de l'OTAN non les pays européens aujourd'hui ne mise leur sécurité que sur l'OTAN mais que se passera-t-il dans deux ou trois ans si l'administration américaine change et devient d'un seul coup à vous dire que l'article 5 ça veut rien dire et bien les Européens se renforceront auront la capacité entre européen de mieux se défendre donc je crois que vraiment la place dans le temps n'est pas un sujet pour la France elle est un sujet au sens où qu'est-ce qu'on fait dans l'OTAN et la question aujourd'hui c'est est-ce qu'on est capable d'avoir une structure de corps d'armée qui est quelque chose qui est demandé prépare l'OTAN je pense qu'avilius on en parlera et que la France se prépare pour l'année 2030 autant que je me souvienne pour avoir ce niveau de compétence bien sûr qu'on a au niveau de compétence important je crois que l'armée française dans les différentes opérations qui est la plus mener ces dernières années notamment les opérations extérieures étaient j'allais dire admirer envier par l'ensemble de nos de nos alliés notamment américains et britannique pour sa capacité à faire des choses avec des moyens je veux dire humains et matériels qui ne sont pas forcément à la hauteur de ce que font de ce qu'on nous alliés donc ce côté là je voudrais évidemment le dire une faiblesse matérielle de l'armée française évidemment on se rend bien compte que aujourd'hui donner du matériel à l'Ukraine c'est très compliqué parce qu'on en a pas quand on donne quelques lance-roquettes unitaires on sait très bien que les moyens français sont limités puisqu'on en dispose de 13 sur le papier et que il y en a encore moins qui sont en fonctionnement donc en donner trois c'est déjà nous sommes un pays doté mais par ailleurs est-ce que j'ai dit dans un rapport récent au Sénat il faut pas que la dissuasion nouvelle ligne Maginot c'est-à-dire que évidemment la situation nucléaire est importante c'est un atout considérable mais ne négligeons pas l'aspect conventionnel parce que l'aspect convention est important et nous devons justement être un allié exemplaire de l'OTAN et pour être un allié exemplaire de l'entor un allié exemplaire de l'OTAN il faut que nous ayons en face le matériel susceptible de pouvoir être mis à disposition de potentiels et malheureusement on arrive à la fin de ce débat merci messieurs vous restez avec nous on va regarder ce qu'elle a une de nos quotidiens régionaux tout au sujet si ils sont en perte de vitesse autre interrogation celle du Républicain Lorrain qui là aussi se demande si c'est solde vocation et permettre aux Français de consommer à nouveau selon une étude OpinionWay publiée dans Le Télégramme ce matin 61% des Français déclarent qu'ils seront plus attentifs à cette des soldes cette année le budget moyen de dépenses envisager étant de 182 euros ce qui est globalement identique à l'an passé Emmanuel Macron pour lui sa visite à Marseille et les titres régionaux y consacrent à nouveau leur une la Provence parle du labo marseillais pour évoquer l'école du futur envisagé par le chef de l'État qui sera testé à Marseille dans des établissements qui donneront une place plus grande à la culture aux langues et à l'environnement la Marseillaise vous l'avait dit tout à l'heure Oriane résume cette visite par le titre suivant gros chèque et beaux discours quand la Dépêche du Midi décide elle de tester la méthode Macron en matière d'emploi le chef de l'État assure qu'il est facile de trouver du travail sur le vieux port de Marseille alors chiche et bilan de la recherche de la journaliste qui s'est présenté incognito 13 propositions d'emplois dans l'hôtellerie restauration et même scénario à Toulouse sont 44 à Corrèze en 1969 11 soldat avait été exhumé et cette fois agi de retrouver à les 36 autres dans le but de rendre les corps aux familles allemandes les fouilles ont commencé hier ces soldats étaient membres de la Wehrmacht basé à Tulle en Corrèze et l'un des résistants témoignent dans ce journal on n'avait pas les structures pour garder ses prisonniers on pouvait pas faire autrement que les tuer 10 secondes pour parler piscine oui puisqu'il fait très chaud du côté de Lyon et les piscines manquent malheureusement à l'appel dans la métropole lyonnaise le progrès fait le point sur les établissements disponibles alors que les élus viennent de lancer une étude pour peut-être demain se baigner dans le Rhône et la Saône voilà ce sera issu merci Marion merci beaucoup général trinquant d'avoir été avec nous merci Cédric Perrin on continue à bien sûr à parler de cette loi de programmation militaire demain pour voir revoir cette émission c'est sur public sénat.fr prochain rendez-vous à 18h sans public Thomas Hugh on se retrouve demain [Musique]