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interviewLe Média (sur YouTube)· 27 janvier 2023 24 min

DÉJEUNER SECRET A L' ÉLYSÉE : QUAND 10 ÉDITORIALISTES FONT LES PERROQUETS DE MACRON

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

ah bah si ils ont fait des perroquets enfin c'est ce que disait d'aller acheter Norman mais c'est exactement ça ils ont fait les perroquets voilà ils ont fait les perroquets alors après il peut faire un tweet énervé pour dire qu'il est vexé qu'on a dit qu'il était un perroquet mais enfin il est un perroquet en tout cas il s'est laissé instrumentaliser comme un perroquet et après les gens ils se disent mais c'est bizarre les gens ils nous aiment plus trop là ils nous prennent pour des pour des pour des communicants de Macron je pense qu'ils ont les gens ils sont vraiment eux mais voilà une table dans les manifs et tout ça je comprends pas quoi en communication Élysée organise une petite rencontre dont elle a secret c'est-à-dire un déjeuner avec le président et 10 éditorialistes de la presse parisienne convoqué à peine 24 heures avant une rencontre en toute discrétion alors on y trouve Guillaume tabard du Figaro Dominique ce de France Inter et des échos Françoise fraysos du monde ou encore Nathalie saint-cric de France Télévisions l'objectif de l'Élysée c'est qu'Emmanuel Macron distille la bonne parole donne lui-même les éléments de langage au 10 journalistes les plus influents de la prise parisienne afin que la parole présidentielle infuse dans l'opinion pourquoi pas l'influence mais il y a une condition de taille à ce déjeuner les journalistes ne do veut pas dire qu'ils ont vu Emmanuel Macron et donc ne peuvent pas le citer alors les réactions ne se sont pas fait attendre et deux camps s'opposent sur le champ de bataille des réseaux sociaux le premier condamne ces réunions secrètes aux allures de conférence de presse qui réduisent des journalistes au rôle de perroquet du pouvoir tandis que le second rappelle que la pratique du Off est répandue depuis des dizaines d'années alors pourquoi s'indigner aujourd'hui on débat de cette question avec nos trois invités du jour Pauline box journaliste a réussi image Jean-Baptiste voir fondateur du média off investigation et Mourad Guichard qui travaille notamment pour le Canard Enchaîné politique serait presse ou encore l'Huma c'est l'heure du combat de l'info [Musique] le principe du Off c'est je te tiens tu me tiens par la barbichette c'est à dire que je vais te donner des informations tu vas pas pouvoir les utiliser tu peux éventuellement nourrir un papier nourrir un reportage avec les éléments que je vais te donner si d'aventure tu devais trahir ce off c'est à dire donner la source et l'information de manière brute tu n'auras plus jamais de retour de ma part donc il y a une espèce de chantage il y a une espèce de connivence et de et de fausse amitié corporatiste entre journalistes et politique qui dure depuis toujours effectivement comme vous l'avez précisément dit et qui parfois peut passer et dans le cas de la tension qui n'est de la bataille sur les retraites visiblement passe plutôt mal parce que le président ne sait pas officiellement exprimé et qu'il a organisé cette espèce de cette espèce d'effectivement de dîner de déjeuner on sait pas exactement les contours mais mais qui qui aurait dû normalement transparaître de manière plus claire dans les dans les reportages qui ont été faits par la suite et qui ne l'ont pas été comme le précise permettrait justement le reportage de Pauline pop dans arrêt sur image pour le Off c'est on comprend que parfois ça peut avoir un intérêt d'ailleurs c'est important de préciser que dans les enquêtes souvent il y a un intérêt off en fait qui est que il faut protéger ses sources et que parfois les sources en nous donnant des informations sont en danger elles-mêmes se mettent elles-mêmes en danger et donc que parce que pour protéger leur emploi par exemple il peut y avoir une vraie utilité au Havre le problème c'est que le Off en politique c'est pas du tout le même la même question puisque on parle de de politiciens de gens qui sont dans l'espace public et là on parle même du président de la République donc s'il y a bien quelqu'un qu'on a pas besoin de protéger c'est Emmanuel Macron il y avait très clairement des éléments de langage et puis bien sûr on est journaliste on voit ce genre de papier arrivé quand on lit dans l'entourage on sait toujours que ça veut dire la personne en question à parler en off et donc on est obligé de mettre dans l'entourage ou les proches ou donc j'ai fait toute la liste la chronique c'est ça ces visiteurs en interne ses proches ces interlocuteurs ses invités mais en fait le problème c'est que quand on fait la liste c'est que quand on se dit il a parlé il a parlé à toutes et à toutes ces personnes là sauf que ses proches et ses invités et en interne à l'Elysée bah c'est pas les mêmes personnes en fait il peut très bien avoir invité des gens à l'Elysée et en avoir avoir discuté de la réforme des retraites en ligne c'est Elisabeth Band qui s'en charge c'est l'un ou l'autre faut choisir alors il y a elle gosse éditorialiste et chef de service politique de France Inter a répondu sur Twitter que savez-vous de l'usage qui a été fait de cet échange sur l'antenne vous pensez que je suis une machine à recracher des éléments de langage avez-vous écouté les journaux mercredi matin un échange avec le président ne fait pas de vous un perroquet est-ce que c'est vraiment le cas les convives n'ont pas fait le jeu de la macronie ils ont fait des perroquets enfin c'est ce que disait Daniel mais c'est exactement ça ils ont fait les perroquets voilà ils ont fait les perroquets alors un prix il peut faire un tweet énervé pour dire qu'il est vexé qu'on a dit qu'il était un perroquet mais enfin il est un perroquet en tout cas il s'est laissé instrumentaliser comme un perroquet et après les gens ils se disent mais c'est bizarre les gens ils nous aiment plus trop là ils nous prennent pour des pour des pour des communicants de Macron je pense qu'ils ont les gens ils sont vraiment teubés voilà ils nous tape dans les manifs et tout enfin je comprends pas quoi bah ils sont des perroquets donc on est un perroquet ben on est un perroquet de Macron puis on est traité comme un perroquet de Macron quoi ça s'appelle de l'intox parce que quand on te dit sa femme son proches son visiteur machin m'a tu te dis mais il arrête pas de parler à tous les gens qui passent pour raconter qu'il en a rien à faire des manifs en fait non il a pas parlé du tout ces gens il a parlé des journalistes qui disent que c'est pas eux quand mes Figaro dit alors Macron je crois que c'est lui une recule pas ah bon il reculera pas mais attends d'abord comment tu peux prévoir l'avenir comment tu le sais pourquoi tu dis ça en fait il y a une raison parce que Macron lui dit je ne reculerais pas et ben vas-y assume-le mais enfin venir chez Macron à une reculera pas et dire une reculera pas c'est de la propagande quoi normalement c'est insupportable quoi vous y seriez allé à cette à cette réunion secrète c'est une excellente question je pense que c'est une question de fond mes deux camarades de jeux l'ont effleuré dans la démonstration il y a le problème de savoir est-ce que c'est journaliste auraient dû accepter ou aurait dû refuser ce qu'on appelle poser les micros ou poser les caméras dire bah pourquoi nous et pas et pas une conférence de presse ouverte avec des caméras qui puissent capter la parole présidentielle je rappelle pendant les pendant la crise des gilets jaunes le même Macron avait dit qu'il vienne me chercher donc je vais dire il est il est il a joué à la fois proche des gens complètement capables de rendre des comptes et sur quelque chose comme ça d'aussi important que la réforme de retraite quand même on parle pas d'une petite mesure il est il est pas capable comme disait Pauline d'assumer je trouve ça complètement extraordinaire et là mais ça on le voit partout on le voit tous les niveaux moi je j'ai travaillé pour la presse quotidienne régionale comme comme beaucoup d'autres journalistes notamment toutes ces tables c'est exactement le même problème c'est un problème de de servilité volontaire et une réalise pas je peux paraphraser Sartre il réalise pas que effectivement certes avait refusé le prix Nobel de littérature il faut savoir dire non à un moment donné et dire qu'on peut pas rentrer dans ce jeu là c'est toujours la question que je me pose quand je vois des éditocrates je me dis quel est leur légitimité à quand remonte par exemple ce soit ce soit Geoffrin Duhamel ou même Pascal Praud à quand remonte leur dernier reportage à quand remonte leur dernier enquête au nom de quoi peuvent-ils parler des Français les Français ils ne font que mettre un vie personnelle de gens qui se sont qui se retrouvent maintenant et on en avait parlé à l'époque de du scandale de François de Rugy avec les fameux repas de François d'origine c'est à dire on peut pas faire le journaliste ce n'est pas ça on peut pas se contenter de la parole de politique de ministre et moi je trouve qu'on entend trop souvent pour finir là-dessus je trouve qu'on entend trop souvent par exemple à la radio tout à l'heure tu vas citer France Inter pour qui j'ai beaucoup de sympathie simplement on entend trop souvent dit un proche dit un ministre dit un député de de la majorité par exemple alors que ces gens là n'ont pas à être protégés il y a mille choses à dire contre le Off et les risques du journalisme politique j'en fus mais asséné que les confrères qui ont déjeuné avec Macron se sont fait dicter des éléments de langage tels des petites télégraphies est un foutage de gueule et une ignominie ce qui joue les vertueux contre Dominique ce ou yellows je ne parle que de mes amis inter ont tous non pratiquez les sources masquées les proximités de circonstances pour nourrir des papiers le journalisme est un compromis pour comprendre l'époque pas une fausse pureté et tout ceci posé oui la démocratie serait moins monarchique se portera mieux si nos gouvernants par les sens caché dans des conférences de presse par exemple il a l'air bien énervé que de ce que le Beach faut qu'il se faut qu'il se calme en même temps la fin de son speech il explique que ça serait bien que les politiques parlent franchement ben moi je suis d'accord avec lui là dessus sur le mot enfin sur l'expression foutage de gueule le problème c'est que le Off en politique quand on parle du président de la République parce que je veux dire même les députés ici c'est par exemple un petit député qui est pas d'accord avec le chef du parti je veux dire on peut comprendre il y a des offres qu'on peut comprendre mais le Off du président de la République on peut jamais le comprendre surtout sur un un événement aussi important un enjeu aussi important donc pour moi le foutage de gueule il est pas là en fait il est il est il va de Macron vers les Français en passant par les journalistes politiques qui de fait à qui on a on a proposé en fait de répéter exactement les propos du président [Musique] à voir en quoi en fait je pense qu'il y a une vraie pas un aveuglement mais mais une naïveté de la part de ces journalistes qui pensent qu'on arrive à voir la différence entre entre le présidentiel et les propos du président le fait que parfois on met des guillemets quand même par exemple le monde a mis des guillemets autour de victoire de l'irresponsabilités mais c'est illisible pour beaucoup de gens c'est illisible il faut savoir aussi que quand des journalistes qui enquêtent les contacts loyalement des fois des mois à l'avance pour leur poser des questions précises sur des affaires de presse en règle générale ils répondent très peu tu vois nous on a passé un an à faire une série documentaire sur Macron on lui a envoyé un mail dès le premier jour on lui a listé les 8 sujets on lui a dit vous avez le temps pas forcément vous quelqu'un un je sais pas à charger comme n'importe qui sur des sujets précis à faire Alstom son patrimoine 0 rien il y a une dame de l'Élysée qui m'a rappelé sur un portable oui vous voulez faire quoi elle tire les verres du nez au moment elle me raccroche je me dis merde je vais prendre son nom je fais un petit texto excusez-moi vous vous êtes qui c'est quoi votre fonction analysé elle répond pas c'est que ces gens se cachent non mais tu vois quand c'est vraiment des trucs il y a personne qui répondent les a jamais même par mail rien même pas de réponse sur les violences policières je t'en parle même pas et alors par contre ils ont bien ces gens ils disent donc en fait c'est de l'intox permanente quand il voit qu'il y a un enjeu politique aussi important ben peut-être qu'on peut se demander est-ce que le obser a vraiment à quelque chose est-ce que ces gens-là personne des disques qui ensuite pris la parole dans tous les médias pour expliquer pourquoi ils y sont allés personne n'a expliqué exactement pourquoi si à un moment il s'est posé la question d'aller ou pas s'il y a eu un débat dans la rédaction ni si derrière quelqu'un a demandé au président mais est-ce que vous voulez vous voulez vraiment dire tout ça en off parce que c'est quand même on parle quand même de de victoire de l'irresponsabilité c'est quand même des mots très fort la France a fait et à 100 après les gilets jaunes c'est un peu particulier comme expression je trouve enfin voilà c'est moi je trouve ça je trouve ça étrange que personne parmi tous ces journalistes qui ont tout de même à eux tous certes une certaine expérience que personne se soit dit mais peut-être que là il y a quand même un souci à l'issue de cette rencontre on a vraiment l'impression qu'il y a un bourrage de crâne en fait médiatique elle est peut-être là en fait la différence avec les rencontres qui ont pu précéder il a peur il y avait une histoire de rigidité enfin on pensait vraiment qu'il allait effectivement on peut le penser toujours j'ai pas de j'ai pas de le cristal mais c'est vrai que la depuis depuis l'air Sarkozy à peu près que ça fameuse phrase sur les manifestations quand maintenant les gens manifestent ils font grève on voit qu'on voit plus il y a cette impression que qu'on est plus du tout autant autant de on n'est plus en 95 quoi il y a il y a la pression de la rue est beaucoup plus compliqué à à faire aboutir un recul du gouvernement et donc il a il a il a martelé marqué CE cette position là aussi en disant que il bougerait pas sauf qu'effectivement tu as peut-être raison effectivement peut-être que effectivement il a peur et que c'est que c'est mieux cette peur c'est possible que cette peur est provoquer cette fameuse réunion moi je lis comme ça je lis comme comme quelqu'un qui a peur qui se rend compte que enfin je veux dire donc il fait son petit dîner avec les éditeurs réalistes le lendemain la préfecture de Paris a dû faire un deuxième un deuxième chemin de la manif tellement il y avait de monde enfin c'est quand même particulier comme moment donc oui je comprends qu'il ait peur mais c'est le président de la République à un moment il va falloir quelque chose il a été élu à là l'année dernière pour faire quelque chose peut-être que ça inclut l'écouter ce que disait français la classe politique et l'opposition n'a pas manqué de réagir elle aussi le députée des Hauts-de-Seine Aurélien c'est tout simple à demander la création d'une commission d'enquête parlementaire sur ces pratiques nos camarades Rémi Kenzo Pagès et André magnétique sont allés à la rencontre du député saint Toul à l'Assemblée nationale pour l'interroger et comprendre pourquoi les parlementaires doivent s'emparer de ce sujet voici ce qu'il nous répond je demande quel est l'intérêt d'un journaliste de rencontrer le président de la République s'il peut pas en faire état on se demande si c'était la seule condition en réalité ce qui pose problème dans tout ça c'est qu'on se demande si on est encore journaliste quand on est en discussion avec le sommet de l'État et que on doit accepter les conditions parmi les conditions aussi il y en a une dont on n'est pas tout à fait certain mais il semblerait que l'é à demander que les éléments transmis ce jour-là en déjeuner soit citer sans guillemets donc sans que ce soit rapporté comme une source officielle ou une source de l'Élysée ce qui veut dire que on a cherché vraisemblablement un instrumentaliser ses éditorialistes et on leur a demandé de faire leur le point de vue de d'Emmanuel Macron ou l'Elysée ou l'exécutif en général donc en fait on a transformé des journalistes vraisemblablement en agent d'influence moi je pense qu'il faut une commission d'enquête précisément pour savoir si ça a été uniquement le fait à l'Élysée mais peut-être que tout le gouvernement possède de cette façon peut-être que à chaque fois que il y a une réforme qui passe en réalité on convie certaines plumes réputées réputées influente et on lui dit ce qu'il faut dire je sais pas on est l'un des rares pays qui ne possèdent pas l'équivalent de SketchUp en Belgique notamment d'une espèce de l'expression une espèce de conseil de l'ordre des journalistes donc il y a pas d'instance qui puissent réguler quoi que ce soit on peut on peut faire une en France on peut faire une fausse interview de Fidel Castro et revenir jours après présenter le vainqueur de TF1 sans avoir le moindre sanction la carte de presse sera renouvelé il y a pas j'ai entendu récemment un de mes confrères à Orléans qui travaille pour la presse quotidienne régionale me dire de manière très étonnante me dire chacun sa déontologie pas non en fait quand tu as 6 milliardaires ou 7 qui possèdent 95 % des marques d'information privée en France et qui soutiennent le président en face c'est redoutable d'affronter ce truc là tant qu'il se bougeront pas au Parlement pour changer les lois malheureusement c'est pratique elles vont se développer quoi alors on a tout de même demandé au députés insoumis si ce n'est pas surprenant de la part de la gauche de reprocher cette pratique au pouvoir puisque les parties d'opposition aussi eu du Off avec les journalistes une pratique qui interroge sur les conséquences que cela peut avoir sur la qualité du débat public sur les relations entre journalistes et politiques et plus généralement sur le personnel politique et médiatique je vous propose d'écouter sa réponse moi je peux vous dire ce que je fais à titre individuel je n'accepte pas les donc j'ai un de vos confrères qui m'a proposé un offre je lui dis non vous venez et je vous dis tout si vous voulez le publier vous le publiez vous voulez pas le public vous le publiez pas je crois que il y a un problème là de probité et de qualité du débat public la probité c'est est-ce qu'on a des choses à cacher et est-ce qu'on utilise les journalistes pour une communication des coups de billards à trois bandes etc cette histoire du Off effectivement elle permet peut-être de se poser des questions plus générales sur le paysage politique et le paysage médiatique qui sont les 10 personnes qui ont été invitées sur quels critères elles ont été invités à quelle rédaction elles appartiennent est-ce qu'elles ont rendu compte à leur direction je ne sais pas moi tous ces choses là mais évidemment j'ai l'impression que il y a pas de rédacteur du journal l'Humanité ou de politique j'ai l'impression qu'on va plutôt à faire à des journalistes ou à des éditorialistes qui en réalité adhère complètement au discours macroniste et qui sont d'une certaine façon récompensée de cela est-ce que des justement les rédactions devraient adopter des chartes déontologiques qui encadrent les offs et pose des limites pour définir dans quelle mesure on peut accepter ou non et notamment avec des politiques est-ce qu'on doit accepter de faire des offres avec des élus ou des responsables politiques surtout pas faire des chars de déontologie dans les rédactions parce que sinon ça sert à quoi de prendre le contrôle d'un grand média pour faire la propagande alors si les gens ils commencent à faire de la déontologie tu peux plus les instrumentaliser non mais c'est pas du tout possible ça incompatible avec l'organisation de la fatalité et pour le coup c'est vrai que oui il se braque dès qu'on les appelle mais je veux dire ça vous rappelle rien en fait il y en a un qui est incapable de s'excuser depuis six ans qu'il est au pouvoir c'est Emmanuel Macron à chaque fois qu'il fait une erreur il est incapable de dire qu'il a fait une erreur il est incapable de dire les mots je suis désolé et de les pensées je veux dire sincère un petit peu mais et ça normal c'est je veux dire c'est son travail peut-être mais il n'empêche que c'est la même pour les journalistes on a entendu avec ascolovitch il est pas capable de se remettre en question et c'est quand même un problème peut-être que des chartes de de rédaction c'est une idée je veux dire mais il faut vraiment se faire une introspection si je puis dire de personnel et puis professionnel oui et d'ailleurs le monde il y a même pas un mois c'était fin décembre a fait un long article signé par plein de journalistes importants sur le Off et comme quoi c'est une dérive politique et une arme de communication présidentielle enfin sous la présidence Macron et moins d'un mois après ils font exactement la même chose ils appliquent exactement la même ce qu'ils ont ce qu'ils ont dénoncé eux-mêmes ils le font moins d'un mois après pour relier ça tout l'un cette actualité pose notamment la question des liens entre les médias et les pouvoirs politiques et financiers c'est notamment le sujet de la concentration des médias le député travaille par ailleurs sur une proposition de loi visant mettre à fin à la concentration des médias on écoute on a un problème en fait il faut séparer les médias du monde de l'argent d'une manière générale les médias appartiennent à des milliardaires on a une cartographie qui est assez claire et puis il y a aussi quelque chose de relations incestueuse entre les milieux politiques les milieux du pouvoir et l'information ou la désinformation vous le voyez pas mais il y a énormément de réactions autour de ce plateau notamment Jean-Baptiste Rivoire qui secouait la tête la concentration des médias non mais les milliardaires qui va s'intéresser auprès de la concentration enfin moi ça commence un peu à me chauffer mais en même temps je vais je vais faire contre pied en fait il a raison je pense que le Parlement peut faire quelque chose et il y a quand même un truc fou jamais oublié c'est que en France la loi oblige les citoyens à fouiller leurs poches pour donner de l'argent et des millions d'euros au quelques milliardaires qui ont pris le contrôle de la presse alors peut-être qu'on pourrait décider qu'après tout Bernard Arnault a suffisamment de moyens pour payer les déficits du Parisien et des échos pas forcément à nous de le payer et que par contre les petits médias indépendants qui eux ne sont pas contrôlés par un industriel dans le métier n'est pas la presse et qui sont contrôlés par des gens comme pleinel ou autre qui sont Norman qui sont des vrais journalistes il est plus pardon excellent donc voilà enfin les médias tenus par des journalistes peut pourrait peut-être avoir éventuellement quelques subventions publiques enfin ou en tout cas on arrête de les donner aux milliardaire quoi et ça c'est la raison des Français quoi c'est tous les jours ça ça peut changer c'est pas ça changerait pas mal de choses je pense qu'il faudrait quand même changer aussi le dispositif parce que il y a je veux dire nous on nous fait tout le temps la réflexion mais vous vous vivez des subventions alors de fait on vit pas des subventions on vit que des abonnements comme plein d'autres médias indépendants et et c'est frustrant parce que de 1 les subventions publiques c'est aux médias c'est votre argent donc en fait ça devrait pas être un truc mauvais de d'avoir des subventions de la presse donc peut-être qu'il faut déjà avoir le dispositif mais mais oui enfin je trouve que c'est intéressant comme débat mais est-ce que comment est-ce qu'on pourrait faire pour que le les pouvoirs publics subventionnent ou aident la presse indépendante sans qu'elle ne soit plus indépendante enfin c'est très compliqué comme comme question en fait de fait c'est une subvention automatique qui dépend pas de Monsieur est-ce que je peux avoir ma subvention s'il vous plaît monsieur le ministre par exemple Ernotte là elle va devoir aller mendier tous les ans Paris Radio France Monsieur le gouvernement puis-je avoir mon budget non faut enlever 300 millions excusez-moi ah oui valex vous a énervé je suis désolé bon ça ça c'est pas possible ils vont être sous la coupe du point politique pendant toute la fin du quinquennat donc oui on pourrait imaginer des subventions ou c'est pas je demande si tu veux bien c'est automatique en fonction de critères objectifs parce que bon voilà il y a quelques années je sais pas si c'est toujours le cas il y a au paradis il y a quelques années ce que j'appelle le paradis c'est la Norvège il y avait un système en gros qui faisait que on va imaginer le Neuilly norvégien il y avait un système qui faisait que pour que le Figaro et l'humanité par exemple soit à égalité de présence dans les kiosques il y avait donc une sur subvention du journal le moins présent et inversement de suivant l'endroit où on se trouvait donc les subventions étaient étaient attribuées et distribués pour permettre à l'ensemble des titres d'avoir le même niveau de diffusion ce qui est ce qui est pour moi un critère beaucoup plus intéressant parce qu'effectivement quand on regarde les aides plus plus c'est des plus c'est des groupes avec des actionnaires milliardaires plus ils tir et plus ils ont de subventions alors que ça devrait être l'inverse mais voilà je pense que si on rationalisait ça il y aura peut-être beaucoup enfin il y aura peut-être moins le le cette espèce de soupçon permanent que parce que vous percevez de l'argent public donc vous êtes à la solde du gouvernement ça je pense que ça pourrait jouer cela dit moi je suis un peu d'accord avec toi je pense que les gens qui doivent financer les journaux c'est leur lecteurs quoi ça ça devrait pas passer par une quelconque entre guillemets institution politique parce que le problème c'est qu'à chaque fois on passe par une agence indépendante mais actuellement les subventions vont massivement à ces grands milliardaires de la presse c'était déjà le cas sous Sarkozy qui avait augmenté de 200 millions d'euros par an l'argent qui donnait à ses amis quoi donc à un moment donné ça suffit enfin ils sont tous potes mais c'est pas c'est pas le sujet d'où la nécessité de soutenir des médias indépendants on compte sur vous bien sûr merci beaucoup à vous trois merci Pauline Bogg journaliste à résurre image Jean-Baptiste Rivoire fondateur du média offensation et Mourad Guichard qui travaille notamment pour le canard chez des politiques et de presse ou encore l'humain et merci également à vous merci derrière vos écrans de nous avoir suivis