L’Iran frappe Israël, Israël riposte : l’embrasement|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
C'est l'heure du grand dossier. Soyez bien évidemment les bienvenues sur LCI avec aujourd'hui cette question, cet enjeu. L'Iran cible Israël, Israël réplique l'embrasement.
Regardez ces images, elles symbolisent un point de rupture à de nombreux égards. Les échanges de tir de la nuit dernière signifi-il même le pire ? C'est la question qu'on va se poser.
Prête de mois après le début du cess le feu, les sirènes ont de nouveau retenti à travers le nord d'Israël en réaction à des tirs de missiles iranien. Ici pluie de missiles des sirènes entendu à Jérusalem Est en 6 Jordanie. On témoigne d'ailleurs le débri de missile que vous voyez juste ici, missile iranien.
Et puis et puis la réponse israélienne ne s'est pas faite attendre. Explosion à ter dans les villes par exemple de Tabritz ou encore de Ispan. Ça se passe juste ici sur votre écran.
Le complexe pétrochimique de Machard, également près de la côte nord du golfe persicé. Les frappes, ces frappes défient directement un appel public du président américain Donald Trump. Appel à la retenue.
Alors Donald Trump a-t-il été humilié par Benjamin Netaniaahu ? Israël est-il prêt à défier Trump ? Depuis les deux pays ont annoncé la fin des frappes ?
Est-ce malgré tout un nouveau cycle d'escalade prolongé qui tente à augmenter de manière significative ? Et si oui, et bien comment l'arrêter si Trump était obligé de replonger dans la guerre, il a déjà annoncé ses options et celle du raid de commando contre l'Iran est en haut de la pile. Vous le verrez avec nous dans quelques instants.
Et pour tout vous faire vivre, vous le savez, vous pouvez compter sur nos équipes sur le terrain. Nous serons en direct d'Israël, des États-Unis ou encore de Tréan. Voilà le grand dossier.
C'est parti. L'Iran cible, Israël, Israël, réplique l'embrasement. Écoutez, regardez.
Le régime terroriste iranien a commis une grave erreur en choisissant une nouvelle fois la voix du terrorisme. Nous ne tolérerons pas que les tirs contre les citoyens de l'État d'Israël se poursuivent. En cas de poursuite de l'agression et des actes hostiles, les États-Unis et Israël seront confrontés à une réponse encore plus vigoureuse.
Et pour tout comprendre, pour tout décrypter, je suis ravie d'accueillir sur ce plateau Maya Cadra. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes journaliste spécialiste du Moyen-Orient.
Bonjour à vous colonel Michel Goya, ravi de vous retrouver, consultant militaire LCI, auteur du livre théorie du combattant aux éditions Périn et vous êtes l'auteur aussi du blog La voix de l'épée. Guillaume Rocket, merci d'être là, directeur de la rédaction du Figaro magazine. Ravi de vous retrouver également Grégory Philips, vous êtes rédacteur en chef international LCI et Raphaël Jérusalemmi, ancien officier du renseignement militaire israélien, est également avec nous.
Ce n'est pas tout puisque le général Yakovleff nous rejoindra au cours de cette émission. Pour commencer, on prend la direction du terrain pour retrouver Betsabé Salem. Bonjour à vous Betsabé.
Merci beaucoup d'être avec nous en direct de Tela Aviv. Betsabé. Alors certes, je le disais, les deux pays Iran Israël ont annoncé l'arrêt des frappes il y a quelques instants, mais on le rappelle, les dernières heures ont été extrêmement tendues et on a comme l'impression que tout cela reste extrêmement fragile.
Oui, effectivement, ici euh la population est aussi en alerte que l'armée puisque vous savez ici par exemple à Teliv où je me trouve à plusieurs reprises la population du courir se réfugiait vers les abris depuis tôt ce matin. Il y a eu des missiles tirés depuis l'Iran, on sait mais on rappelle que vers 6h du matin, heure locale, c'est les outils du Yémen proxy de l'Iran, qui ont tiré au moins un missile en direction du centre d'Israël. On a pu entendre depuis les abris en sous-sol de très fortes explosions en loin.
La plupart du temps, ce sont des interceptions euh par la défense israélienne. Et toute la population vit à un rythme nouveau depuis la nuit dernière. À nouveau ce rythme de guerre avec les écoles qui sont fermées, qui resteront fermé demain avec la plupart des gens qui ne peuvent pas aller travailler parce que leur profession n'est pas considérée comme essentielle parce qu'ils ne disposent pas disposé antimissiles sur leur lieu de travail.
Alors l'aéroport de Benorion pour l'instant fonctionne normalement mais les compagnies aériennes une à une et bien annulent leur vol au départ et à l'arrivée de Tel Aviv. Donc ici le sentiment c'est que le pays encore est comme en guerre et que l'escalade n'est pas tout à fait terminée pour l'instant. Betab Salam, merci correspondant LCI en Israël.
On se retrouve un tout petit peu plus tard bien sûr et on reste en Israël avec Raphaël Jérusalem. Donc merci encore une fois d'être avec nous ancien officier du renseignement militaire israélien que vous êtes pareil à chaud ça peut repartir à tout moment vraiment il y a peu de temps on a appris que chaque camp c'est cess ses frappes après une demande de Trump on va en reparler dans un instant mais là à tout moment ça peut repartir. Oui pour la simple raison que si les Iraniens continuent à faire un lien entre ce qui se passe entre les Américains et ce qui se passe entre les Israéliens le Hisbala, on est dans un cercle vicieux.
C'est-à-dire qu'à chaque fois qu'Israël va se défendre contre une attaque du Rizbala ou alors attaquer le Rizbala, l'Iran va établir un lien se présentant comme défenseur du Liban, ce qui est bien sûr un bluff. Mais à ce moment-là, prendre ce prétexte par exemple pour tirer vers Israël, Israël évidemment ripostera car il est hors de question qu'Israël ne riposte pas s'il est attaqué. Et donc on est dans un cercle vicieux à moins que les Iraniens car Trump a l'air de finir par le comprendre qu'on s'aperçoivent que il n'y a rien euh qui lit euh les deux théâtres d'opération.
Ce sont deux problèmes différents. Le seul lien, c'est ce soutien de l'Iran logistique et financier au Rizbala comme faction terroriste. Mais à part cela, les deux champs d'opération sont complètement différents.
Donald Trump les iraniens peuvent négocier sereinement les traités qu'ils veulent, les accords qu'ils veulent s'ils oublient ce qui se passe sur le théâtre d'opération libano-israélien. Alors, je retiens l'expression CCL vicieux, on va y revenir. Mais colonel Goya, vous êtes d'accord avec Raphaël Jérusalemi. sont deux théâtres différents et Trump doit maintenant faire la différence entre Liban et et Iran, sinon on n'en sort pas du cercle vicieux.
Oui, fondamentalement oui. Ce sont deux théâtres différents. Il y a eu quand même eu un certain nombre de conflits dans le passé.
En 2006, par exemple, entre Bola et Israël, l'Iran n'était pas intervenu. Dernièrement, entre dans la guerre de juin 2025, c'est inversement, c'était c'était le Esbola qui n'était pas intervenu contre Israël. Donc, je dire, il y a pas automaticité.
C'est pas c'est c'est pas le cas. Là, maintenant, ce qui est ce qui est un peu nouveau, c'est que effectivement l'Iran a placé le Liban quand même au cœur de son dispositif et a repris en main d'ailleurs d'une certaine façon même le Esbola et c'est le c'est l'Iran qui a lancé le Esbola dans dans la guerre he contre Israël, il faut quand même le rappeler. Et euh et donc viser le Esbola c'est viser l'Iran.
Donc c'est le même pas forcément mais pas forcément. Encore une fois les Israéliens ont visé le Esbola dans le passé plein de fois quoi. Mais c'est la première fois maintenant que l'Iran dit voilà vous attaquez le Esbola.
C'est comme si nous attaquiez nous euh qui fixe des lignes rouges aux Israéliens et que c'est la première fois que il lance une salve euh de de missile sur Israël parce que un proxy a été attaqué. Ça c'est effectivement quelque chose de nouveau. Donc les Ianiens associent euh le le Liban, en tout cas le Front libanais à leur complètement à leur cause parce que bah ça le ça leur sert.
Ça ça permet de divertir euh à la fois Israël et puis ça permet de dissocier aussi enfin de placer un coin d'entre eux Netaniaahu et euh Donald Trump. Une information qui vient à l'instant de tomber et qui franchement entretient l'idée d'une grande grande précarité et d'un possible retour des frappes. Regardez, Israël à l'instant rejette les conditions d'Iran et continuera d'agir au Liban contre le esbola.
Grégory Philips. Oui, bien sûr, parce que c'est la mission que s'est donné à Benjamin Netaniaou faire en sorte que les habitants du nord Israël vivent débarrassé de cette menace du Esbola qui est là depuis depuis des années. Colonel, vous parliez de la guerre de 2006.
Effectivement, quand il y a eu ce ces 33 ou 34 jours de guerre entre Israël et le Esbala, l'Iran n'était pas intervenu hormis par des moyens indirects évidemment de de financement, d'armement. Mais euh pendant cette guerre très importante, on n'avait pas vu des missiles iraniens pleuvoir sur Israël. Et je dois dire que euh c'est assez, pardonnez-moi, l'expression, elle est peut-être un peu malheureuse, mais assez malin de la part des Iraniens de la République islamique d'avoir placé la situation au Liban au centre de tous les enjeux.
Regardez, depuis 48 heures, on en parle plus que le que du nucléaire, on en parle plus que du D3 d'ormous, on en parle plus que du programme balistique iranien. C'est c'est devenu la pierre angulaire de ce conflit. Mais alors, pardon.
Donc c'est bel et bien le même terrain. Vous vous parlez de ce conflit. Ça veut dire que le terrain iranien et lebola en fait en fait République islamique a fait de ce terrain l'enjeu central de ce qui se passe en ce moment et des négociations et du coup on est obligé effectivement de surveiller ce que Netaniaahu fait au sud de Liban et vous l'avez dit il a l'air déterminé à continuer à frapper la Z.
Alors, Raphaël Jérusalemi, votre réaction, on l'apprend à l'instant. Israël rejette les conditions de l'Iran et continuera d'agir contre le esbola au Liban. Du coup, c'est quoi la suite ?
Les prochaines heures, la nuit prochaine, les frappes à nouveau et demain, on se retrouve et on on racontera à nouveau des nuits de tir de missile. Oui. Alors, le cercle vicieux, c'est sûr, euh d'autant plus vicieux que au moment même où je vous parle, il y a des tirs de roquettes du Risbala vers les villages de la Galilée et du Nord. par chance, ils ont atterri au sud Liban et non pas en Israël.
Euh donc on peut là décider que c'est une attaque ou pas sur euh la souveraineté israélienne et attaquer la Darria. Car Israël a dit que si la condition euh si Nquanon euh et on en avertit Terran mais aussi la Maison Blanche, si le Rizbala continue de tirer sur les villages frontaliers du nord d'Israël et la DA quartier donc du Risbala privilégié à Beou sera frappé. Et si ce quartier est frappé, les Iraniens eux peuvent à ce moment-là s'ériger.
Euh je voudrais juste terminer en disant quand même un point extrêmement important. D'abord, le Liban euh ne reconnaît pas cette soi-dissant euh défense des Iraniens euh qui viennent à sa rescousse. Euh bien au contraire, aujourd'hui le gouvernement actuel de Beou voudrait se débarrasser du jou iranien.
Mais surtout ni Beou ni Jérusalem ne sont partie prenantes des négociations qui ont lieu entre Terran et Washington. Ce qui se passe entre Donald Trump et Mabar Amena n'a rien à voir avec ce qui se passe entre le président Aoun et Benjamin Nathanahu qui eux d'ailleurs sont peut-être sur la voie euh peut-être on l'espère on le ont pris euh d'une normalisation possible. Donc euh c'est en fin de compte une panique, je termine avec ça.
Les Iraniens s'ils font cette équation et s'ils attaquent avec une telle violence euh à propos d'un pays dont il se fiche complètement, c'est parce qu'ils sont en pleine panique. Ils sont en panique de perdre le Liban qui était une zone d'influence qu'il contrôlaient et ils sont en panique de perdre leur dernier proxy d'importance qui est le Rizbala. Alors, on reste ensemble bien sûr, mais voilà le cercle vicieux, on comprend la grande précarité, les déclarations se multiplient.
Je vois monsieur Galif là qui dit que tant que vous n'aurez pas une réelle volonté d'instaurer la confiance, la réponse de l'Iran sera celle-ci. Donc, référence au Frap, n'en pas douté des dernières heures. Les mots engrenage ou escalade sont souvent galvodés.
Mais là, on a comme l'impression, le colonel le disait, il s'est passé des choses nouvelles ces dernières heures dans la logique de ce conflit. Oui, des choses nouvelles. Cette inertie du conflit, elle s'est rompue hier après la frappe israélienne sur la banlieue sud et la ripostiranienne a coût de cinq salves de missiles balistiques.
Et cette inertie a été rompue par on parlait du de Iraniens qui sont malins. En effet, il y a aussi les Israéliens qui ont été malins en ciblant la banlie lieu sud le QG du Esbola parce qu'ils savaient exactement que la réaction que ça soit du Esbola ou bien de la République islamique d'Iran allait dans le sens de l'escada de l'escalade parce que l'Iran jusqu'aujourd'hui elle détient deux leviers de pression majeurs. Le premier levier et les plus d'ordre logistique, c'est le c'est le blocus au niveau du D3 d'Ormous.
Deuxième levier de pression dans les négociations, c'est le Esbola. C'est pour cela qu'il y avait une volonté iranienne dès le début de ces négociations de lier le sort du Liban au sort de l'Iran, chose que évidemment, comme l'a rappelé Raphaël Jérusalemi, est rejeté par le gouvernement libanais, par le Premier ministre, par le président de la République aussi libanaise, par une majorité parlementaire et et en fait dépouillé de ce levier de pression qui est le Esbola qui est le terrain libanais, l'Iran est tombé hier dans un piège en effectuant cette riposte. Autant ils tiennent le blocus au niveau du détroit d'ormous, autant sur le terrain libanais il commence à perdre de l'influence populairement au niveau aussi du pouvoir politique et il y a une volonté israélienne d'aller jusqu'au bout dans cette guerre contre le Esbola.
C'est Israël Cats, le ministre de la défense qui a dit ce qui vaut pour le nord d'Israël vaut aussi pour la banlieue sud de Beyrout. Alors on en débattra, on a du temps pour ça, mais certains estiment qu'au contraire l'Iran continue de montrer qu'il donne le tempo dans la région. Donc on va en reparler dans quelques instants, mais vous le savez, il y a eu des montants en tension importantes euh la semaine dernière, la semaine précédente, mais à la fin, on se disait escarmouche.
Mais là, ce sont pas les mots qu'on entend ces dernières heures. Guillaume Roquet, vous êtes d'accord, ça va un peu plus loin là ? Bien sûr, et on a vécu hier une vraie rupture avec ces frappes iraniennes sur Israël parce que c'est la première fois depuis le 8 avril, donc depuis maintenant 2 mois, que le CC le feu est rompu aussi spectaculaire.
C'est la première fois aussi que le l'opposition euh apparaît aussi claire entre d'un côté des Tagou qui dit "Laissez-moi m'occuper du Liban et et gérer gérer votre guerre Donald Trump avec les Iraniens. Mais nous il s'agit de notre sécurité et donc vous ne pouvez pas lier les les deux événements. Et de l'autre côté, l'Iran qui envoie un message très clair en disant "Nous frapperons Israël tant que Trump ne n'aura pas imposé à Netaniaahu de d'arrêter ses actions au Liban." Parce que évidemment pour l'Iran, et il l'ont dit depuis le début des négociations, on ne peut pas dissocier ces deux fronts, même s'ils sont distants de 2000 km.
Alors, vous avez cité Trump. Effectivement Trump Raphaël Jurizalmi ilava fait savoir et visiblement à ses fermements à Benjamin Netaniaou qu'il ne voulait pas de réplique de Ripost. Ripost, il y a eu euh Netaniaou Netaniaou n'en a plus rien à faire de la parole de Donald Trump.
Non, pas du tout. Israël reste très dépendant du soutien américain logistique et militaire. Euh ceci étant dit, entre bons amis, on n'est pas toujours d'accord et euh l'un n'est pas toujours euh celui qui commande l'autre.
Donc je pense que Nathan s'est déjà fait engueuler, j'ose dire poliment puisque Donald Trump ne s'est pas gêné pour l'insulter. Euh il peut se faire taper sur les doigts de temps en temps. Je ne pense pas que ça ira jusqu'à un arrêt du soutien américain aux Israéliens.
En fait là, ce sont des désaccords qui mènent à des frappes et donc potentiellement à des blessés et des morts. Pour des petits désaccords entre amis, ça va quand même un peu loin. Bah là, il y a pas vraiment d'accord.
Nous, au moment où je vous parle, il y a encore des alertes sur la Galilée du Nord. Donc, nous sommes attaqués. Euh c'est très gentil de la part d'un président étranger de nous dire quoi faire ou ne pas faire.
Euh le président, le Premier ministre, pardon, israélien, lui, a un devoir, c'est de projetter, protéger, pardon, sa population. euh le pays dont il a euh la responsabilité et donc euh d'attaquer, de contre-attaquer. Euh Donald Trump ne peut pas interdire à Israël de se défendre.
Il ne peut pas interdire même à Israël d'attaquer l'Iran si jamais la men iranienne se précise. D'ici un quart d'heure, nous saurons beaucoup plus puisque euh à 18h15 israélienne, donc 15h euh 10 pardon euh euh 17h15 heure française, Benjamin Natanou va prononcer un discours puis téléviser. Je sais pas s'il sera à l'heure mais on va certainement en savoir plus.
Je vais juste préciser que aujourd'hui la frappe israélienne a été d'une violence rare. Donc la gifle que se sont pris aujourd'hui les Iraniens, ils peuvent faire toutes les déclarations qu'ils veulent est une gifle sérieuse avec la destruction de tout ce qu'il avait réussi plus ou moins à réparer sur le plan de la défense antiaérienne et de la production de missile incluentre pétrochimi qui assure la production du propergolf, c'est-à-dire du carburant pour les missiles avec et ça c'est quand même un signal très clair envoyé aux Iraniens, l'utilisation de missiles qui n'avait pas été utilisé de cette manière-là et avec autant d'intensité auparavant des missiles balistiques mais tirés par des avions non pas des missiles sol des missiles balistiques tirés par des avions qui jusqu'à présent Israël d'ailleurs prétendait ne pas avoir et bien aujourd'hui il les a tiré sur Terran et Ispar. Alors, on reste ensemble.
Multiplicité des points de vues, direction Terran. On va retrouver Savch Gazil, le correspondant RFI et France 24 qui est à à Tran. Les frappes de l'Iran euh nous dit Siol sont sont d'autant plus importantes qu'elles représentent selon ses propres mots un changement de doctrine de la part du régime.
Si Gazi depuis Teran à la surprise générale, l'Iran a annoncé la fin de ces opérations en début d'après-midi. Dans un communiqué, les gardiens de la révolution ont affirmé que désormais donc il y a un arrêt des des opérations militaires. cela est conditionnel puisque si jamais Israël reprenait ses attaques contre le Hzbola et les populations chites au Liban, l'Iran interviendra de nouveau avec encore plus de force.
C'est un changement de la doctrine militaire de l'Iran a affirmé un haut responsable Laitola Larij qui dirige le conseil de discernement du régime. Donc une instance très importante qui a dit que donc c'est il y avait désormais un changement de la doctrine militaire. Ce qui veut dire que en clair euh si jamais il y a une attaque contre le les alliés de l'Iran dans la région Lohesbola ou les Houssi au Yémen, l'Iran se réserve le droit d'intervenir directement pour frapper donc euh la donc l'État ou le pays qui a qui a mené ces ces ces attaques.
Donc un changement radical de la de la doctrine militaire de l'Iran. Euh dans le même temps, euh il y a eu donc une série d'attaques à la mi-journée contre la capitale iranienne. Des drones qui ont été qui ont survolé la capitale et ont frappé euh certaines cibles.
Un drone a été donc abattu. Mais dans le même temps, l'Iran a annoncé que désormais l'od3 était encore plus fermé euh que jamais puisque aucun navire ennemi n'a le droit de s'approcher de la mer d'an si jamais c'est le cas. L'Iran interviendra sans avertissement et visera directement.
Et donc les navires des pays ennemis, ça veut dire les États-Unis, Israël, mais aussi par exemple les Émirats arabes unis ou encore euh le Bahrain et et Kit. Merci beaucoup Si Gazi depuis euh depuis Teran. Alors colonel Goya, Raphaël Jérusalem il y a quelques instants disait que Israël avait frappé vraiment lourdement l'Iran.
Je voudrais qu'on revoie en image les deux frappes majeures dont on parle. Parmi les cibles attaquées, il y a le complexe pétrochimique. Alors pardonnez-moi pour la prononciation de Machard.
C'est le deuxième plus grand H pétrochimique et terminal maritime de l'Iran. Golf Persique, 25 % des exportations au total de l'Iran passe par là, produit plus de 70 millions de tonnes de produits chimiques engrais, polymèr et cetera. Les Israéliens disent aussi des matériaux pour des fusées et des drones.
Et de l'autre côté, il y a Caroun, un autre complexe pétrochimique euh qui a été qui a été frappé. Oui, l'Iran a été durement durement frappé ces dernières heures. Oui, bien sûr.
Stratégiquement. Oui, oui, oui. De la part des Israéliens, en gros, il y avait trois options et la première option, on fait rien.
Voilà, c'était un peu le c'est comme en 1990. lorsque l'Irak lançait des missiles scudes sur Israël que les Américains avaient dit "Non, bougez pas." Bon, à l'époque des Israéliens n'a pas bougé, maintenant c'est fini, hein.
Euh, les Israéliens bougent toujours. Euh, a pris la question, c'était le quelle intensité ils vont mettre dans dans sa triposte. Alors, ça pouvait être un peu symbolique comme en avril 2024, vous savez, les premiers échanges qu'il y avait eu de tir entre l'Iran et Israël, c'était resté relativement maîtrisé en tout cas, enfin c'était assez symbolique même la réposte israélienne.
Là, ils ont choisi de frapper très fort. Faut quand même se rappeler que les Israéliens euh sont frustrés de de l'interruption de la guerre. Frustrés deux fois.
Ils ont été frustrés dans l'interruption de la guerre en juin 2025 en disant bah écoutez on nous arrêté mi-chemin. Ils ont été frustrés une deuxième fois dans la guerre en cours pas Donald Trump une nouvelle fois disant voilà on était au bout du chemin. Donc ils sont très voilà ils sont assez volontaires pour terminer le boulot d'une certaine façon et vraiment casser au moins l'instrument militaire iranien et si possible le régime.
Et donc là ils ont profité oui pour en donner un grand coup. Alors, ce qui est intéressant, c'est que ce sont effectivement des cibles militaires ou d'intérêt militaire euh des radars, enfin tout ce qui est défense aérienne, enfin tout ce qui pourrait euh entraver éventuellement de nouvelles frappes euh et puis des sites de missiles, des sites de drone, des sites de de properg et cetera. Donc il s'attaque véritablement à l'écosystème militaire et notamment à l'écosystème de frappe euh ou de contre-frappe de défense aérienne iranienne.
Donc ils vont oui, ils ont frappé très fort avec cette volonté. Il y a un intérêt militaire mais il y a aussi cette volonté de dissuader. De la même façon que Israël le but des iraniens, c'est de dissuader éventuellement Israël, d'attaquer à nouveau fortement le Esbola notamment la banlieue de de Beout.
Ben les Israéliens disent "OK, ben nous aussi on va être dissuadé." C'està dire que si vous relancez relancez des missiles, ben on frappera au moins aussi fort. Et donc réfléchissez bien.
Alors du côté des Iraniens, on a célébré certaines des frappes en retour à coup de frappé la vive. Frappé la vive. Regardez cette séquence.
Et donc Maya Cadra, je vous le disais, certains observateurs estime contrairement à vous que l'Iran a l'impression de dicter le rythme dans dans la région, de donner le tempo avec notamment ce changement de doctrine comme le revendique désormais le régime avec une montée en gamme depuis la nuit dernière. Terant donné le tempôt en effet du temps de Kassem Solleimani qui a été éliminé par Donald Trump. D'ailleurs, lors de son premier mandat, Terran donné le tempo du temps du régime syrien quand ils avaient des bases militaires en Syrie, quand ils étaient euh au paroxisme de leur puissance aussi au Moyen-Orient, on voit très bien qu'ils commencent que leur image et leur influence commence à ternir un peu que ça soit en Irak.
On voit très bien qu'il y a beaucoup de milices iraquiennes aujourd'hui euh qui rejoignent l'armée. Euh les outils ont encaissé un coup très très dur l'année dernière, surtout après les frappes sur le port de Odeida qui a un peu neutralisé la menace balistique euh des outils. Le Esbola certes n'est pas encore complètement éteint en tant que force militaires miliciennes, mais ils sont également affaiblis.
Là où Terran n'arrive plus à percer dans le jeu interne au Liban par exemple, c'est qu'aujourd'hui le Esbola a été déclaré comme organisation aux activités illégitimes par le gouvernement libanais. L'Iran ne dicte pas le tempôt dans les négociations directes entre Israël et le Liban à Washington. Il y a pas de représentant iranien et aujourd'hui même l'ambassadeur iranien à Berouth est déclaré Persona nonata.
Donc il y a pas de tempo dicté, il dicte uniquement les actions du Esbola aujourd'hui. Grégorie, vous avez raison de pointer toutes ces faiblesses accumulées de l'Iran, mais ils ont beau jeu néanmoins dans leur dialectique de s'estimer quasiment vainqueur de cette guerre. Pourquoi ? parce qu'ils étaient les plus faibles et ils sont encore debout avec encore une capacité d'envoyer quelques missiles sur Israël la nuit dernière.
Donc dans la logique si vous voulez des dirigeants de la République islamique, ils sortent vainqueurs de cette guerre. On l'a vu quand quand il a fallu négocier, ils estiment qu'ils sont en position de force. Pourquoi ?
Parce qu'ils ont résisté à la puissance américaine et à la puissance israélienne. Qu'en pense le général Yakovlev ? Il va nous le dire dans quelques instants.
Je vous en prie. Fait de votre rentrée sur ce plateau. Soyez le bienvenu.
Général Yakovlevf ancien vice-président d'État vice-président vice-chef d'état-major du CHP. Je vous ai mené du grade l'OTAN. Merci beaucoup d'être avec nous.
Regardez à nouveau ces ces images pendant que Maya Cadra vous remet correctement la votre cravate. Voilà, regardez ces images. En les regardant, on va se poser une question.
Les échanges de tir de la nuit dernière signifie-t-il le pire pour les heures à venir près de 2 mois après le début du CC feu. Sirène dans le ciel d'Israël, débris de missile iranien 6 Jordanie, explosion àan dans les villes de Tabris, Isparan, complexe pétrochimique visé également toutes les les images et l'analyse est à à retrouver effectivement avec nous. Et puis des questions supplémentaires.
Les rebelles outils du Yémen se sont rappelés notre bon souvenir. Ils ont frappé aussi. Il y a-t-il le risque de l'escalade régionale au tournant et Israël a frappé contre la vie de Washington ?
Est-ce que Israël est prêt à s'engager seul désormais sur la route du conflit quit de Trump ? Et s'il décide de s'engager dans la guerre, quel scénario ? Il y en a plusieurs qui l' remis sur la table.
On va tout vous dire dans un instant. Merci Raphaël Jérusalem d'avoir été avec nous. Allez, à tout de suite.
Nous reprenons le fil de ce grand dossier. L'irencible Israël. Israël réplique l'embrasement.
Toujours avec moi sur ce plateau, j'en suis ravi. Maya Cadra, Guillaume Roquet, toujours avec le colonel Goya avec Grégory Philips et donc général Michel Yakovlev, ancien vicechef d'état-major du shape et non, vous n'êtes plus vice-président. En 8 minutes tout à basculer, c'est l'OTAN.
Merci beaucoup d'être avec nous, général Diakovlev. Alors le retour le retour de la guerre, vous allez le voir, Israël et l'Iran ont repris leurs attaques ces dernières heures réciproques. La trêve plus que jamais menacé, c'est souvent galvodé mais là c'est vrai.
Après 100 jours de guerre et 2 mois après l'entrée en vigueur d'un cesser le feu déjà très fragile, la région menace de s'embraser une nouvelle fois. Et pour tout comprendre vraiment des enjeux aujourd'hui, de ce qui s'est passé précisément, c'est le colonel Goya qui m'accompagne. Colonel, le déclencheur, hier matin, c'est une frappe du Esbola sur le nord d'Israël suivie par une frappe sur la banlieue sud de Beou.
À partir de là, c'est l'escalade et racontez-nous le premier acte. Alors oui, il faut rappeler quand même que l'Iran avant toute cette affaire avait fait placer la toute attaque contre Beouh comme une ligne rouge à ne pas franchir qui susciterait des réactions. Accessoirement, Donald Trump l'avait avait suivi l'Iran dans cette dans cette voie.
Or, les Israéliens, après l'attaque contre le euh du Esbola contre le nord du pays, ont décidé de franchir cette ligne rouge. Euh et donc là aussi, mécaniquement, et ça c'est une vraie nouveauté, les euh les les Iraniens euh se sont cru obligés, euh ils se sont sent obligés de faire quelque chose et donc de frapper, de lancer une salve, une salve a pri a priori de 11 missiles euh des missiles modernes, hein. Il y a des fata 1, c'est ce qu'ils ont de plus modernes qui lancent sur le nord d'Israël.
Ce qui est intéressant, c'est qu'il lance vraiment sur le nord d'Israël en faisant en sorte que ça passe au-dessus de la Syrie et du Liban. Et il faut montrer aux Libanais que c'est pour pour et en particulier au bola que c'est pour eux que les Iriens frappent. Donc cette première salve de 11 missiles, elle ne passe pas.
C'est trop peu pour vraiment saturer la défense et même les missiles fatales les plus modernes donc qui ont des odives qui est divergentes et manœuvrabl ne passent pas. Donc c'est un échec. Et là aussi évidemment dans la foulée, il y a une réaction israélienne qui utilisant n'ont pas des missiles cette fois ou des missiles lancés par air par la force aérienne qui elle va évidemment se frapper toute une série de cibles préétablies déjà en Iran.
Oui, parce qu'après ces tirs Donald Trump dit qu'il va demander à Benjamin Netahou de ne pas riposter mais la riposte israélienne arrive tout de même quelques heures plus tard. Euh oui, c'estàd que là israélien franchisse d'une certaine façon désavoue une deuxième fois Donald Trump. difficile d'imaginer de pouvoir faire autrement et non seulement il des avoue mais il des avoue franchement en lançant effectivement deux de frappes sur une quinzaine de cible sur l'ensemble de de l'Iran.
Donc il frappe très fort. On envoie les les principales des sites euh des sites de de fabrication de drones de sur la un aéroport de de Tran sur des sites de de missiles et cetera. Donc il s'attaque véritablement et ça c'est intéressant aussi militairement à toute l'infrastructure de frappe.
Alors un de défense aérienne donc ça peut servir plus tard si on veut à nouveau attaquer le pays par la voie désert et de toute ce que la menace des missiles des drones que ce soi les sites de lancement que ce soit les on voit les les complexes pétrochimiques qui sont attaqués. Alors, il y a c'est à la fois des cibles économiques, mais c'est également pour frapper toutes les installations qui servent à produire le propergol pour les missiles et cetera. Donc, les Israp quand même très fort dans la nuit.
Alors, c'est pas fini puisque l'engrenage frappe ripost, ripost et la frappe se poursuit. Oui. Euh donc là, on est une séquence d'attaque ripost.
Euh les les Iraniens renvoient une série de petites salves he encore une fois, on est sur des petites salves he au total euh vous avez il y aura peut-être une trentaine de missiles balistiques qui seront lancés. les on estime que les irniens en ont un millier, ils auraient pu, ils pourraient faire beaucoup plus fort mais ils dosent quand même leur leur efforts. Donc il lancent une série de salves pour montrer que ils sont capables de riposter à à l'attaque israélienne.
Donc là, ils frappent un peu plus le sud du pays. Euh et ils font appel aussi euh à leur allié outil au Yémen pour euh ben les aider. Donc on voit on voit la carte le les outils qui étaient quand même plutôt discrets dans dans ce conflit entrent un peu dans la danse.
Il lance deux missile à peu près n'importe où hein sans aucune précision mais c'est là aussi c'est un peu symbolique de de leur part dire voilà on fait quelque chose contre Israël et mais surtout c'est ça qui est d'être plus intéressant. Ils disent "Bah écoutez, on va reprendre le contrôle du euh du trafic maritime en en empêchant tout navire lié à Israël." Al, c'est quand même assez flou euh de passer par le détroit de Babel Mandeb.
Et voilà. Et donc là, on a une série d'actions, réponses, toute une séquence complète qui peut se terminer, qui semble se terminer en tout cas pour aujourd'hui, mais qui peut reprendre à tout moment. Il suffit que l'Israélien refassent la même chose et réattaque Beou pour que a priori euh on revienne sur exactement la même séquence.
Donc l'engrenage potentiel. Merci beaucoup colonel. Euh général Yakovlev 30 missiles de l'armée iranienne tirés selon selon de salle.
Voilà les chiffres des dernières heures. Est-ce qu'on peut parler aujourd'hui encore de simple escarmouche comme on l'a fait ces derniers jours ou cette fois selon vous on est dans l'engrenage du retour de la guerre ? Engrenage du retour.
Je pense pas que ce soit le souhait des Iraniens. Alors c'est pas un geste anodin hein, c'est pas sympathique mais comme l'a dit Michel Goya, bon ils en ont 1000 donc ils auraient pu faire beaucoup plus. Donc donc c'est une forme de le mot pudique c'est signalement stratégique.
Euh d'autant plus qu'ils savent que les Israéliens vont les intercepter en gros. Alors ils aimeraient bien qu'il y en ait un qui explose au sol quand même histoire de voilà. Mais euh je Est-ce que les Iraniens veulent un euh un une relance de la guerre ?
Je ne crois pas. Mon ah comment dire mon mon sentiment que les trois hein, le Israël euh Iran et États-Unis euh savent pas quoi faire. Les trois sont on fait quoi maintenant ?
Demain qu'est-ce qu'on fait ? Israël ne vous semble pas être les plus déterminés ou les plus certains de Israël pareil au sensit on fait quoi pour gagner cette guerre ? on continue à taper sur le Liban, ça nous rapportera quoi ?
Donc en fait les les trois parties sont il me semble sont ils font n'importe quoi parce qu'ils savent pas quoi faire d'autre si j'ose dire. Et euh au passage sur avant qu'on y revienne plus tard sur le le degré de contrôle des Américains sur On va y revenir dans un instant. OK.
Mais pas à pas ma question à ça à chaque fois qu'on est sur ce type de séquence, c'est l'occasion de revoir le rapport de force, d'essayer d'évaluer à quel point chaque camp est capable d'arriver autour de la table ou non mais avec une force supérieure à celui d'en face. Là aujourd'hui selon vous dans le rapport de force qui est au-dessus. Je vois moi je regarde mes fils Twitter voilà pour être tout à fait transparente de pas mal d'experts et j'en vois un là il y a encore quelques secondes pendant notre page de publicité qui dit "L'Iran perd beaucoup mais l'Iran gagne." Vous êtes d'accord avec ça ?
Oui, je suis d'accord avec ça. Les et ce que ce que disait Grégory Philips tout à l'heure, c'est quand vous êtes attaqué et que vous survivez, bah ça veut dire que votre assaillant a perdu en fait. Donc et les Iraniens sont convaincus d'avoir gagné parce que euh quand cette guerre sera finie, il y a un moment où elle s'arrêtera, ils sauront qu'il y en aura pas d'autres.
Pour les 20 à 30 ans à venir, il y a aucun président américain qui dira "On va rejouer Éepic Fury." Donc ils savent qu'ils sont tranquilles après. Donc il faut juste gérer la fin.
Mais vous disiez quelque chose de très fort sur le rapport de force. Qui est-ce qui en a le plus ? Il est clair que si vous voulez arrêter une guerre, c'est au plus fort de dire qu'il arrête conceptuellement.
Vous voulez arrêter une guerre, vous c'est vous qui avez encore la possibilité d'escalader, d'en faire de faire plus mal, de continuer. Si vous voulez arrêter la guerre, c'est vous qui arrêtez. Et ça veut dire que la dernière rétribution, la dernière vengeance, vous la faites pas. qui est le plus fort qui est le plus fort à ce jour ?
États-Unis, Israël, Iran ? Puisque vous dites que alors comme ils sont tous convaincus d'être le plus fort, normalement ils devraient tous être dans une course pour arrêter. En fait le quand je dis Israël, j'ai tort de dire Israël, c'est le gouvernement Netaniaou.
D'accord ? Beaucoup d'Israéliens sont pas d'accord avec ce qui se passe à l'heure actuelle. Donc c'est c'est le le j'allais dire le régime, il a été élu quand même.
Bref, le gouvernement Netaniaou est engagé dans une une voie sans issue. Je pense les Iraniens aussi et Trump aussi. Alors on prend la direction d'Israël parce que Benjamin Netanou justement vient à l'instant de prendre la parole.
Betab Salem, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes correspondante LCI à Telvive. Beaucoup de choses se sont passées.
Donald Trump, Benjamin Netaniaou se sont parlé et Benjamin Netalou a pris a pris la parole pour dire quoi ? Tout à fait, quelques minutes. Il a notamment évoqué et bien ses entretiens réguliers, a-t-il dit, avec Donald Trump, lors desquels et bien le premier ministre évoquerait, soulignerait le droit d'Israël de se défendre.
Il a insisté et c'est vous allez le voir lié sur la nécessité de distinguer les fronts iraniens et libanais. Pourquoi c'est important ? Parce qu'en fait c'est ce qu'a essayé de faire ces dernières 24 heures l'armée israélienne, c'est de faire en sorte que Teran ne puisse pas riposter en tirant des missiles vers Israël au cas où l'armée israélienne viserait notamment le esbola à Beou.
C'est d'ailleurs un peu plus tôt avant cette déclaration de Benjamin Netaniaahou, vous aviez le ministre de la défense Israël 4 qui a affirmé que les opérations au sud Liban continueraient et que si de nouvelles requêtes étaient tirées depuis le Liban vers le nord d'Israël et bien à nouveau Tsal répliquerait en visant le esbola à Daria au sud de Beyouth. L'escalade est donc toujours proche puisque l'Iran a menacé, a averti aujourd'hui à la mi-journée, si jamais Israël vise à nouveau le Liban, et bien l'Iran reprendra ses tirs de missile vers le territoire israélien. Et on voit bien encore une fois ce que Raphaël Jérusalamé appelé le cercle vicieux tout à l'heure.
Merci beaucoup Betsabé Salem d'avoir été avec nous. Et donc Benjamin Netaniaou le dit, notre compagne n'est pas terminée. Effectivement l'Iran promet de ripostis, c'est le cas donc ça va se passer.
Voilà ce que l'on comprend. et il invoque Benjamin Netaniaou Guillaume Roquet le droit d'Israël à se défendre. Oui, je pense que c'est une c'est une invocation légitime euh parce que moi les échos que j'ai c'est que en Israël même les opposants à Benjamin Netaniaou ne contestent pas la nécessité absolue de mettre fin aux frappes du Esbola depuis le le Sud Liban parce que c'est véritablement la sécurité d'Israël qui est menacé.
Et donc on voit mal comment Betaniaou pourrait euh dire à Trump, bon ben d'accord, l'important c'est que c'est que cette guerre s'arrête et moi je je veux bien passer par perte et profit la sécurité de mon pays. Euh après le le le début de la de la de la guerre fin février, les le Esbola a recommencé à à à frapper Israël et c'est bien la preuve que le les actions qui avaient été menées par l'armée à la demande de Netaniau n'avaient pas été suffisante. S Bola n'est pas démantelé et je ne vois pas pourquoi est-ce que Israël dévirait de ce qui a toujours été sa ligne, c'est-à-dire la paix ça passe après.
La priorité c'est notre sécurité. Donc qui t'a assumé ce nouveau cycle de frappe et cet enrenage ? J'allais j'allais vous dire cet engrenage, ça fait presque des dizaines d'années qu'il ne qu'il ne s'arrête pas.
C'est-à-dire que un moment les Israéliens frappent le Hamas à Gaza, il frappent le le Esbola au Liban, il intervient en Syrie pour pour changer le régime, il essaie de de mettre à mal les les capacités militaires iraniennes. C'est un état de guerre permanent. Alors, il est là le débat entre ceux qui disent Benjamin Netaniaahou doit calmer le jeu et ceux qui disent il est dans son bon droit, il est légitime, il peut continuer.
Oui, mais là n'est pas la question. Là, ce qui vient de se passer hier, c'est un changement dans les règles de de d'engagement, dans les dans les règles de de la bataille qui est en train de se passer. D'une part entre Israël et le Esbola, d'autre part entre Israël et l'Iran aussi.
Il y a une nouvelle équation qui a été imposée par l'Iran et par Israël, disant que si le Esbola est frappé ou si plus précisément la banlieue sud est frappée, c'est l'Iran qui va riposter. Israël se réserve le droit donc légitime de se défendre. Je pos la question est-ce que pour vous cette défense puisque c'est ce qu'invoque Benjamin Netanou est est effectivement légitime est-ce que pour vous Israël est dans son bon droit de vouloir aller au bout de sa campagne en assumant potentiellement le cercle vicieux dont on parle depuis tout à l'heure déjà l'idée même de la défense oui est une idée légitime. quand on se défend, c'est légitime normalement.
Je rappelle, on a rappelé avec le colonel Goya quelles étaient les frappes et les cibles à Teeran et partout en Iran hier. Je rappelle qu'elles étaient hier les frappes entreprises par le Esbola. un missile sol air contre un avion de chasse israélien.
Euh plusieurs roquettes tirées sur le nord d'Israël et ça continue avec également les drones filaires utilisés par le Esbola et qui entrent en jeu dans cette guerre. On voit très bien qu'il y a un entêtement côté Esbola et que tant que cette guerre elle est menée le esbola la la perpétue, Israël va se voilà s'arroger toujours le droit de riposter. Regardez, un haut cadre iranien déclare "La région peut devenir un enfer".
Au regard de ce qu'on entend comme déclaration ces dernières heures, la région va devenir un enfer, va redevenir ou continuer d'être un enfer à n'en pas douter. Bah, c'est déjà un enfer. Si vous demandez au Libanais et je parle même pas de Gaza ou de la 6 Jordanie, c'est déjà un enfer.
Mais je parle même du du retour de la guerre totale avec les bombes parce que de toute façon on ne voit pas l'issu. Oui. Et euh et ce qu'il y a de terrible c'est que même s'il y a un retour à la guerre totale, tout le monde recommence à défouriller de tous les côtés, je suis convaincu que ça changera rien. 40 jours plus tard, épuisé, les deux les trois camps en gros s'arrêteront et le Liban aura été encore plus ravagé et il y aura toujours du esbola et l'Iran sera encore plus ravagé mais ils seront toujours là.
Il semblerait que le le régime, c'est quand même terrible ça, le régime iranien est semble-t-il conforté par c en en en en sens en opinion euh intérieure. Maintenant, c'est pas que les gens l'aiment mais euh mais il y a il y a un ralliment, c'est et surtout les gens ne croient pas un mot de ce que dit Trump sur quand ils ont découvert que Trump pensait négocier avec Amani Dejad à l'époque et maintenant avec ah euh fils Ramy. Voilà.
Tabar à l'Iran, la région pardon, peut devenir un un enfer. Oui, effectivement, la région est déjà un enfer, mais est-ce que ça peut s'aggraver dans les prochaines heures ? On rajoute dans notre équation la question des proxis que vous avez mis-même sur la table il y a quelques instants, colonel Goya, parce que les outils se sont rappelés à notre bon souvenir tir de missile des outils du Yémen en direction d'Israël.
Ils annoncent la navigation des navires israéliens en mer rouge. On a un des trois qui est important, Babel Mandeb, qui est au cœur un peu plus des tension ces dernières heures. Oui, l'embrasement régional est à la clé potentiellement dans les prochaines heures.
Oui, c'est possible si vous voulez d'un point de vue stratégique, on est face à ce qu'on appelle un problème à trois corps. Normalement dans une guerre, vous avez deux camps qui s'opposent. Bors c'est dur et cetera mais c'est à peu près lisible et on on voit ce que on peut à peu près prévoir les choses.
Là on a avec trois camps on a les Israéliens, l'Iran et les États-Unis et Trump qui ont chacun qui sont trois acteurs importants et qui finalement ont chacun leur politique différente. Et ça c'est ça introduit la complexité des choses et de l'imprévisibilité. Donc c'est quelque chose qui est extrêmement dangereux, une grande volatilité et qui reste tout à fait imprévisible.
Donc là, on est dans la situation effectivement où aucun de chacun des Américains sont dans leur voix. Donald Trump est dans sa voie, il veut absolument négocier, obtenir quelque chose. Euh Netaniau est également dans sa voie, il est obligé d'assurer la sécurité de son pays, de répondre à la demande de ses de ses électeurs.
C'est c'est bientôt ses électeurs. Donc il est il est coincé dans son affaire. Les Iraniens aussi, bah il on voit bien, ils sont ils étaient pas effectivement pas obligés de de s'associer à l'Iran au Esbola euh aussi étroitement et dans le passé, ils ont laissé tomber le Esbola à plusieurs reprises hein, c'était pas un problème.
Mais là, il s'est passé quelque chose d'important là. Oui. Euh mais je pense aussi que du côté iranien, il y a cette il y a cette volonté de créer des problèmes, voilà, qui protègent le noyau dur.
Euh donc il faut il y a des problèmes urgents à résoudre, il y a problème du du Liban à résoudre, un problème du D3 d'Ormouse à résoudre, la sécurité éventuellement des pays du golf à résoudre avant même de penser au nucléaires, avant même de penser même au statut du régime. Donc c'est une grande manœuvre retardatrice qui est relativement efficace. Mais donc à vous suivre, c'est bien l'Iran qui dicte le tempo, c'est l'Iran qui dicte les règles du jeu dans tout le région.
Grégory Philippe. Oui. En en en plaçant le Liban, encore une fois, vous avez vu passer ce message sur X, je crois, du ministre iranien des affaires étrangères, Arakchi qui mettait les deux drapeaux euh iraniens et et libanais pour dire attention ce ce problème n'en est qu'un finalement.
Donc pour gagner du temps notamment, ils mettent le le Liban sur le devant des préoccupations de de ce trio que dont vous venez de parler Michel. Après sur le trio, moi je je pense que évidemment on a évoqué l'engueulade euh de Trump en Ethania où les mots d'oiseaux les tué complètement fou et cetera. Je pense que malgré tout les deux pays restent alliés et de toute façon si les États-Unis lâchaient Israël euh dans 6 mois il il y a plus d'état hébreux euh ne serait-ce que parler de militaire et cetera.
Donc il reste allié mais depuis le début et ça on l'a dit répété, ils ont des objectifs différents. Donc même si vous êtes allié, vous pouvez avoir des opinions différentes, parfois vous engueulz, vous rabibochez et cetera. Mais depuis le premer jour de cette guerre et même avant, les objectifs de guerre sont différents.
Pour euh pour Nethaniaou, c'est évidemment euh enlever la menace iranienne et surtout enlever la menace du Esbola. Mais donc l'histoire dans l'histoire, si vous nous rejoignez ces dernières heures, c'est que Israël à un moment donné a décidé de riposter face à l'Iran contre la vie de Washington, contre la vie de Donald Trump. Personnellement pour vous général Jakovlef Israël a prouvé qu'il peut reprendre la guerre sans l'accord de Trump.
Il a envoyé un message le pays en tout cas Benjamin Netaniaahou un message d'indépendance qu'il gère et qu'il gérera son propre agenda. Oui, il prend un risque quand même vis-à-vis de de Trump. D'abord Israël ne peut pas reprendre la guerre contre le Lib euh contre l'Iran.
Ils peuvent euh ils peuvent frapper euh ils peuvent mais reprendre une guerre, une campagne pro prolongée euh c'est au-delà de leurs moyens, ne serait-ce que parce qu'ils n'ont pas assez de ravitailleurs. Et ça m'amène à dire que quand même la frappe qui a été faite, donc c'est une frappe, enfin une frappe, une série de frappes, elle a de fait été autorisée par Trump. Donc Trump quand il dit "J'ai dit à Bibi euh c'est moi qui tient toutes les cartes euh et que 3h après les avion israélien frappe." Ça veut dire de Bibi cause toujours tu m'intéresses.
En réalité pour le fait est que pour que cette frappe si Trump avait décidé que cette frappe n'aurait pas eu lieu, il aurait été obligé de dire à Netaniau : "Si tes avions survolent l'Irak que je contrôle, euh je les flingue." C'est c'est aussi con que ça. C'est c'est je t'interdis ou alors je te promets que plus jamais je te prêterai un ravitailleur.
Tu feras ce que tu voudras après mon pote, mais tu auras plus de ravitaillement en en vol. Donc Trump avait un moyen de dire d'interdire à Netaniaahu. Sauf que ça supposait qu'il a une connaissance des choses militaires que Sencomigne de dire aux Israéliens faites pas ça.
J'ai des consignes. C'est sûrement pas ce qui est arrivé. Donc euh Netaniaou, moi je serai tremble, je je vivrai ça comme quelque chose d'un peu humiliant quand même.
Alors justement, on est au cœur du sujet qu'on voulait aborder. La transition, elle est parfaite et notamment avec euh Sonia Dridi qui nous attend depuis la Maison Blanche, correspondante accrédité à la Maison Blanche. C'est tout le sujet.
On se demande ces dernières heures si Donald Trump a été humilié par Benjamin Netaniaou. Merci d'être avec nous Sonia. Euh selon vous, Donald Trump a-t-il été humilié la nuit dernière ou où peut-on imaginer un double jeu du président américain qui publiquement dit à Benjamin Netanahou, il faut se calmer, mais en privé, feu vert, c'est Oui.
Et bien, votre invité le disait très bien juste à euh juste à présent. Si Netahu a répliqué, c'est qu'il a eu en gros l'autorisation des États-Unis et ce n'est pas la première fois que ce que dit Donald Trump en public est différent de ce qu'il dit en privé. Ce qui est certain, c'est qu'il est toujours aussi pressé de décrocher un accord avec l'Iran.
Et après euh avoir parlé tout à l'heure avec le Premier ministre israélien au téléphone, et bien il s'est empressé d'écrire sur son euh réseau social Truth que désormais l'Iran et Israël travaillaient à un cesser le feu. Il a également déclaré qu'un accord final était proche qu'il répète évidemment depuis déjà un certain temps et il a assuré que si la stupidité ne l'emportait pas et bien il pourrait y avoir un accord pour l'instant en tout cas il semble y avoir une une cessation des hostilités entre l'Iran et Israël. Donc Donald Trump a obtenu ce qu'il souhaitait avec un petit peu de mal mais c'est ce qu'il avait dit hier à à un moment sur son réseau social Truth.
En gros, chacun a fait sa frappe l'Iran et Israël. Maintenant on repart à zéro et tout le monde se calme. C'est ce que souhaite Donald Trump.
Vous pouvez peut-être le voir derrière moi. Il y a cette grande tarche parce que ce dimanche c'est son anniversaire. Ces 80 ans, il va y avoir un grand combat de MMA organisé à la Maison Blanche.
Il est pressé de passer à autre chose. Il est pressé toujours par son opinion publque de trouver une sortie à la guerre et par nombre de ses conseillers ici à la Maison Blanche. Mais il est aussi pressé par beaucoup de républicains à l'extérieur de la Maison Blanche de trouver un accord qui ne serait pas trop humiliant pour les États-Unis.
Merci beaucoup. C'était précieux Sonia Dridi. Merci beaucoup effectivement la voix cette grande arche derrière vous que Donald Trump estim à la hauteur de la tour Effel en terme de symbole.
Donc tout ça, on va le scruter ces prochaines heures. C'est pas l'enjeu du jour. Ma question Guillaume Roquet, c'est quel joue quel jeu joue Trump selon vous ?
Est-ce qu'on peut imaginer qu'effectivement, c'est la preuve ultime là ces dernières heures, que il est humilié et que la guerre lui échappe. On sait bien que c'est un peu plus compliqué que ça. Non, sans doute que Trump pas une boussole.
Cette boussole, c'est d'arrêter la guerre parce que il a compris qu'il ne pourrait pas la gagner. Il a essayé de de de mettre hors d'état annuel le régime iranien. C'était à mon avis une ambition légitime et cette guerre n'était pas euh injuste en elle-même.
Il se trouve qu'il a perdu donc maintenant il faut qu'il arrête. Alors il y a évidemment un motif de tension qui est que son allié israélien, il est allié mais il est pas aligné et donc il refuse de de faire baisser la tension comme comme Trump le souhaiterait. Je pense que bien sûr Trump a fait les gros yeux en disant à Netaniaou tu ne frappes pas.
Netaniaahu a quand même riposté, le colonel Goy disait tout à l'heure en Iran, mais ça relève plus de l'avertissement que du retour de la guerre. Et d'ailleurs, le régime iranien lui-même a employé ce terme avertissement. C'estd que il y a de part et d'autre des frappes comme s'il fallait bien montrer que euh on ne se résignait pas à à à ce que tout ça s'arrête.
Mais je crois que ça ne change pas fondamentalement la ligne de Trump. Je pense que Nethania va continuer sa guerre de son côté. pour essayer de mettre en détenir le Esbola qui va le faire peut-être de façon plus diffuse, plus sourde pour ne pas gêner Trump dans ses négociations.
Mais cette dissociation entre les entre les deux conflits, elle elle va demeurer parce qu'il est inéluctable. D'un côté Trump qui dit faut que ça s'arrête. De l'autre côté Netaniaou qui dit je ne peux pas accepter que mes populations civiles soient bombardées par le Bolin.
Colonel, je me permets de revenir sur ce que disait le général il y a quelques instances. Si vraiment Donald Trump avait voulu interdire à Netaniaou cette riposte, il aurait il aurait pu le faire signe que les choses sont un peu plus troubles. Euh oui, bien sûr, il aurait pu.
Bah déjà, ils auraient pe ils auraient peut-être évité de fournir des des des centaines et des milliers de tonnes de munitions il y a quelques jours hein aux Israéliens. Ils ont recomplété complètement les stocks. Donc de quoi mener des campagnes aériennes, des frappes aériennes euh à grande échelle.
Euh et euh et donc oui, ils ont quand même un certain nombre de leviers mais euh voilà, peut-être que Trump n'ose pas non plus euh interdire complètement, museler complètement les les euh Netaniaou et craquil pardon. Pourquoi que craint-t-il ? Euh quand même Israël c'est pas c'est pas n'importe quoi non plus aux États-Unis, c'est bafoué comme enfin dans le passé, il a effectivement il a il a appelé Netano et dit voilà tu arrêtes tu arrêtes tes conneries.
Euh on arrête là. Euh là, il pouvait je pense qu'il pouvait pas décemment interdire aux Israéliens de reposter euh sur l'Iran. C'était là c'est c'était trop gros.
Euh mais et voilà, il espère que de toute façon ça va rester là. Ce qui est pas évident hein. Je rappelle que effectivement qui est dissuadé à l'issue de cette séquence.
Est-ce que les Israéliens se disent oui ou là si on réattaque Beou, on va reprendre des missile iranien ? Non, je pense que ça leur pose pas de problème du côté iranien euh ou là euh avec les frappes qu'on a qu'on a subi, euh on va peut-être éviter de relancer de réattaquer euh Israël. Je suis pas sûr du tout.
Donc ça ça a rien changé globalement la situation générale. Donc ça peut recommencer effectivement à tout moment à tout moment. Et voilà.
Et là aussi ben Trump il sera mais cette fois avec un changement des règles d'engagement. Qu'est-ce que la posture de Trump ? Trump en euh dans certains pays arabes, on dit euh la magie s'est emparée du magicien.
Euh voilà, Trump il a lancé cette guerre et puis là maintenant il maîtrise plus rien euh dans dans toute cette affaire. Alors je vous souviens une réflexion du formidable rédacteur en chef de cette émission qui s'appelle Guillaume Deblé et qui se demandait aujourd'hui mais est-ce qu'on peut imaginer Donald Trump donc hors toute idée de perte de contrôle au contraire utiliser Israël comme un proxy ? comme un proxy c'estd que sousentendant Guillaume de Blé c'estàd que c'estàd que il il laisse en fait officiellement laisse officiellement boulot en fait on laisse faire le sale boulot c'est honnêtement je je pense pas enfin je pense que l'état d'esprit de Trump est assez bien résumé par une déclaration qu'il fait hier soir sur Fox News à Trayingst qui est un des très bons reporters de Fox et il s'adresse à l'Iran et il dit moi l'Ir ce que je leur suggérerais c'est de dire vous avez tiré vos missiles, ça suffit.
Maintenant, on retourne à la table des négrait dire un peu la même chose aux Israéliens. Il pourrait dire "OK, vous avez répondu, j'ai pas forcément valider ces frappes là, vous y êtes allé un peu tout seul, mais maintenant ça suffit. Revenez à la table des négociations." Je je pense que c'est vraiment ça l'état d'esprit de Trump, c'est la volonté de sortir très vite et il réalise mais depuis quelques semaines maintenant qu'il n'a qu'il n'a pas la main, il n'a pas les cartes pour reprendre une expression utilisée dans le bureau oval. il y a très longtemps face à Volodimer Zenski et donc il est avec cette puissance militaire phénoménale, ce budget militaire à 1000 milliards de dollars, il se retrouve impuissant sans avoir la main sur ce qu'il a lui-même déclenché.
Justement, il c'est quand même, il avait aussi exclu Israël des négociations avec l'Iran. Euh les négociations avec l'Iran, c'est États-Unis, Iran. Donc Israéliens dit "Écoutez, ça vous concerne pas ?" Et puis maintenant, bah c'est perso, oui, bah ça concerne aussi un peu l'IS.
Je voudrais vous soumettre une petite image. On voit des Iraniens qui habillent entre guillemets des missiles et notamment sur ces missiles, on peut lire, je vais pas tout vous traduire mais à tous les peuples du monde, nous combattons une organisation criminelle. Nous ne comprons pas de la sécurité de notre peuple de débarrasser le monde de la corruption et de l'usure.
Nous sommes sur le droit chemin de Jésus et de Moïse et cetera. Voilà pour les images de propagande les dernières. Dans le fond, Maya Cadra, est-ce que ils sont pas en train de réaliser une de leurs ambitions les Iraniens ?
Si effectivement il y a des désaccords entre Benjamin Netaniaou et les États-Unis, c'est pas exactement ce qu'il ce qu'ils veulent ces dissensions. Exactement. Et ils ne peuvent que se réjouir de toutes ces divergences.
Mais c'est des divergences tactiques, ce ne sont pas des divergences stratégiques. Si Trump concède vraiment quelque chose de majeur aux Iraniens, c'est à ce moment-là qu'on peut parler vraiment de divergence stratégique entre le les deux pays et même une rupture de cette alliance qui existe qui qui a le qui a l'âge d'Israël, qui existe depuis le début de de la déclaration de l'indépendance de de l'État hébreu. Aujourd'hui, il faut juste garder une certaine mesure quand on s'attarde sur ce qu'il se passe au Moyen-Orient.
Il y a certes une faiblesse stratégique américaine qu'on voit dans cette inertie du conflit. On a l'impression que même les États-Unis ont perdu. Mais il y a des petits éléments euh qui qui sont des décisions par exemple de Scott Bessen, du trésor américain de sanctionner par exemple la chaîne de cryptomonnaie iranienne.
Et donc vous vous voyez donc avec le double blocus imposé par les États-Unis, il y a également un blocus financier sur la chaîne de cryptoonnaie. Donc même si les Iraniens perçoivent un droit de payage de certains, il ils ne peuvent plus le le faire. Il y a des sanction contre des sociétés écran.
Et je trouve que tout ça s'est concerté entre américain et israélien. Il y a pas encore de dissension majeure profonde et majeure. Quoi qu'il en soit, ce qui s'est passé ces dernières heures nous pousse à nous poser la question de savoir si Donald Trump va à nouveau devoir replonger dans dans la guerre.
Oui, 3 jours avant l'ouverture de la Coupe du monde. S'il doit replonger dans la guerre le président américain, quelles sont les pistes sur la table ? Et bien, il les a détaillé auprès du Final Choy Times et on va regarder ça ensemble et c'est le colonel Goya, donnez-moi l'expression, mais qui s'y colle une nouvelle fois.
Merci beaucoup colonel de m'accompagner devant mon écran géant. En cas d'absence des d'accord colonel, Trump menace d'un raid commando contre l'Iran et précise, je cite "Nous pourrions nous occuper du reste du territoire que nous n'avons pas encore couvert concrètement colonel. À quoi pourrait-on s'attendre ?" Alors oui, alors Trump se sent obligé de rappeler qu'il a un gros bâton quand même à la main euh même s'il a vraiment pas envie de l'utiliser.
Alors quand il parle de Red Commando, faut bien comprendre aussi un autre élément, c'est que Donald Trump ne comprend rien la chose militaire. Euh ça ça voilà ça l'intéresse pas. Euh et euh quand il parle de un raid commando, qu'est-ce que c'est concrètement hein ?
C'est vous en prenez des soldats, vous les envoyez par aire, par mer, par terre, quelque part, ils cassent, ils capturent euh il ils récupèrent des pilotes par exemple et cetera, ils font quelque chose puis ils rentrent à la maison. C'est ça un raid de commando. Bon, Trump est capable de de l'organiser hein et il a en Syrie, il a fait tuer Al Bagdadi de cette façon.
La capture de Maduro, des choses comme ça, les récupérations des pilotes, tout ça, ça ce sont des raides commando. On peut imaginer d'utiliser ce mode d'action à grande échelle pour aller casser des missiles. On voit les les sites de missiles pour en plus des frappes pour aller attaquer la côte, pour reprendre les îles et cetera et cetera.
Mais sur clair, c'est trop dangereux. C'est trop risqué pour euh à mon sens pour Donald Trump. Ce que je je crois c'est qu'il il pense en parlant de Red Commando à relancer des frappes éventuellement des frappes aériennes mais rapides et massives sur un certain nombre d'objectifs al qui dit les les objectifs qu'on a pas encore frappé.
H Alors, ce qui sous-entend effectivement de recommencer en fait ce qui a été inachevé dans la campagne précédente. Donc objectif par exemple les missiles balistiques dont on voit qu'il continue à constituer une menace importante et cetera et cetera ou est-ce qu'il pense à élargir à des infrastructures civiles ? En fait, je pense que il n'en sait rien même ne le sait pas mais Donald Trump par ailleurs promet aussi le maintien du blocus dans le D3 d'Ormous pour empêcher l'Iran d'exporter son pétrole.
Oui. Alors ça par contre Donald Trump, il lui faut des opérations simples, des opérations militaires simples qui ont deux caractéristiques. Un, elles ont des objectifs, elles ont des effets stratégiques et deux, elles sont il y a pas de risque.
Or le contreblocus, c'est effectivement ça, ça correspond à ces deux critères. Il y a un effet stratégique. Oui, ça permet de bloquer grande partie du commerce iranien puisque je rappelle que l'idée c'est de bloquer les ports iraniens, l'entrée, la sortie des ports.
Donc on estime qu'il y a à peu près 132 navires qui ont été empêchés de sortir ou de rentrer des ports iraniens. Ben, on voit les chiffres, six bateaux neutralisés. Donc, c'est relativement important.
Et puis on a divisé le commerce du pétrole iranien par 7. Euh donc c'est il y a un effet il y a un effet euh et encore une fois c'est sans grand risque pour euh voilà donc on voit les pertes similaires de perte pour l'Iran. Voilà donc et encore une fois divisé par 7 le le commerce de euh l'exportation de pétrole.
Euh maintenant oui c'est un effet ça marche. Euh c'est il y a pas de risque euh il y a pas de pas de perte humaine donc c'est tout bénéfice pour Donald Trump. Maintenant est-ce que ces effets sont suffisants ou est-ce qu'ils sont assez rapides pour vraiment obtenir quelque chose de décisif ?
Ça c'est une toute autre question. Merci beaucoup colonel Goya. Général Yakovlev à la fin de la journée comme on dit est-ce qu'il faut tout à fait écarter la possibilité d'un retour dans la guerre du président américain et des troupes et des moyens américains ?
Alors on peut jamais l'écarter puisqu'il est il est capable du pire. Euh mais j'y j'y je sais pas j'y crois pas. Alors je peux me tromper hein.
Si ça se trouve cette nuit on dira tiens Yako s'est trompé. C'est c'est ça arrive. C'est j'y crois pas.
Je vois pas le contexte. Déjà aujourd'hui, je suis tout à fait d'accord avec ce qui a été dit au sens où il était plus dans le mode bon un partout balle au centre, faudrait commencer à reparler. OK, tout le monde a tapé, c'est bon.
Vous voyez, il est plus dans ce mode là. expliquer à son opinion, même si techniquement ils sont capables hein. Ça y est les avions ils ont fait la maintenance, ils ont rechargé les obus.
Euh il pourrai recommencer à frapper mais même pour un commando, pour des raides et tout tout ce qui fait. Le le commando, ça ça me fait mourir de rire l'histoire de de faire un commando. Un commando, pour quoi faire ?
Pour planter un drapeau et repartir. C'est tout ce qu'il peut faire. il aura pas d'effets stratégiques.
Euh enfin je vois pas où on un effet un commando, hein, une petite action tactique aurait un effet stratégique. Non. Et pour reprendre des frappes, j'entends souvent l'argument en particulier des Israéliens qui est il faut qu'on finisse le boulot.
Bon après alors j'ai entendu on a entendu des chiffres, ça allait de 13000 à 25000 frappes. Alors est-ce que c'est le nombre de bombes ou est-ce que c'est le nombre de Enfin bref, il y a eu des mettons 20000 cibles frappées. Bon admettons qu'il recommence qu'ils en frappent 4000.
Pourquoi ces 4000 cibles changeraient le sort de la guerre alors que les 20000 précédentes ne l'ont pas changé ? Pourquoi ces 4000 cibles décisives n'ont pas été traitées parmi les 20000 premières du coup ? que c'est un argument vite de sens de recommencer cette campagne aérienne en espérant qu'elle changera le cours de l'histoire.
Ça, j'y crois pas une minute. Je pense que ces conseillers dans la mesure où il les écoutent n'y croient pas non plus. Et je pense que Trump il il la sent pas là.
Il est vraiment mal à l'aise pour dire "On est reparti pour un tour." Alors, quelles options s'offrent encore à Donald Trump à ce jour ? La paix.
Euh effectivement, il peut il peut reprendre des frappes puisque il a il a il a refait le plein de de munitions. Mais comme le disait le général Yakovlef, les mêmes causes risquent de produire les mêmes effets, c'est-à-dire rien. Les Iraniens rentrent la tête dans les épaules et font le gros dos en attendant que les que les frappes s'arrêtent.
Quant aux actions commando, vous vous souvenez de l'inquiétude qui a été celle des États-Unis tout entiers lorsqu'il y a eu l'opération pour récupérer le pilote qui avait été qui s'était éjecté en en en Iran. Or, le l'un des objectifs de Trump, c'est de faire prendre le minimum de risque euh à ses troupes. Et évidemment, une opération au sol, on est sur un degré de risque bien plus fort que dans des frappes aériennes face à un pays qui n'a plus de de défense solaire.
Je lisais certains qui disaient "Donald Trump privilégie la désescalade, mais attention à ne pas paraître plus faible, trop faible sur le moyen et le long terme." C'est-à-dire que éviter la confrontation aujourd'hui, très bien, mais ça pourrait mener à une confrontation plus grave demain si les États-Unis apparaissent trop faibles. Euh oui.
Alors que ce soit d'ailleurs dans la région ou ailleurs, hein. C'estd que là, pour l'instant, le crédit des États-Unis, il est c'est qu' est quand même un peu entamé, quoi. Euh c'estàd que là ben vous regardez dans le reste du monde, on dit bon finalement bon ok, ils ont pas réussi à faire plier l'Iran, qui est pas non plus une super puissance hein.
L'Iranz leur leur dépense militaire c'est entre 20 et 25 milliards de de dollars chaque année. Euh et donc vous avez plein de d'autres candidats euh qui se disent "Bah tiens, finalement les États-Unis, c'est pas si fort que ça quoi." Vous savez, il y a l'effet invers 1990, première guerre du golf à laquelle participé le général Koflef.
Euh, il y a une démonstration de force écrasante. Là, écrase par C'est parce que j'y étais exactement. Euh écrasante.
Et là, tout le monde se dit "Waouh, les Américains bah on peut, ils sont seuls plus forts, on peut pas les battre." D'où d'ailleurs les programmes nucléaires un peu partout en disant il y a que le nucléaire qui peut nous sauver et cetera. Là, on a on termine un peu ce cycle euh déjà avec les conflits de euh en Irak, en Afghanistan et puis là, on se dit bah voilà, on est face à une puissance qui a peur.
Les Américains ont peur d'envoyer leurs soldats. Euh on est quand vous avez peur d'envoyer vos soldats pour prendre des risques et ben ça y est, vous pouvez avoir tous les gros gros avions du monde, un budget pharaonique. Enfin, non, vous êtes faible.
Et c'est et ça c'est pour l'image de des États-Unis, c'est absolument catastrophique ce qui est en train de de se passer quoi. Allez-y Gori. Oui, le le le monde a changé effectivement.
On a vu ces guerres notamment en Irak ou en Afghanistan où l'hyper puissance américaine était mise en en difficulté. C'est ce qu'on constate aussi depuis le le 28 février. Merci parce que j'adore parce que je vous ai fait comme ça pour toute la vérité pour dire attention pas trop long parce que il y a des amic qui vient d'arriver.
Oui, mais je sais mais on se retrouvera je crois à n'en pas douter assez rapidement. Merci Grégory Philips, merci beaucoup Colonel Goya, merci infiniment Généralia Kovlef, merci beaucoup Maya Cadra, merci beaucoup Guillaume Roquet et merci à vous de nous regarder chaque jour. Merci également de nous écouter parce que vous êtes toujours plus nombreux à nous écouter sur les podcasts.
Alors vous le savez hein, vous scannez le petit QR code qui est en bas maintenant. Vous avez l'habitude, vous flashz et vous pouvez nous retrouver sur 10er, Spotify, Apple Podcast. Merci encore une fois d'être toujours plus nombreux.