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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 15 janvier 2026 24 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSécuritéAgriculture & alimentation

Clément Beaune est l'invité de "Tout est politique"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi l'Europe est-elle inaudible sur la répression en Iran ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Faut-il renforcer les sanctions contre l'Iran ?

  • 5:01OuverteRéponse directe

    Les États-Unis peuvent-ils agir là où l'Europe échoue ?

  • 8:01OuverteRéponse directe

    Les motions de censure affaiblissent-elles la France ?

  • 11:01OuverteRéponse directe

    La France est-elle isolée sur le Mercosur ?

  • 14:01OuverteRéponse directe

    Les normes environnementales aggravent-elles la crise agricole ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:01Clément BeauneFait
    « Si vous n'avez pas la force, si vous n'avez pas l'unité aussi pour parler au moins avec le même message diplomatique, ce qui manque souvent encore à l'Europe, vous n'êtes rien. »
  • 11:01Clément BeauneFait
    « La France un pays important mais pas seul. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir Clément B, merci d'avoir accepté notre invitation au commissaire à la stratégie et au plancien ministre de l'Europe et des transport. D'abord, c'est l'heure de retrouver notre journaliste de la cellule Vrai faux comme chaque soir. Bonsoir Victoria Roxell.

Alors où la répression s'intensifie en Iran on en parlait au début de cette émission et on va en parler dans un instant de nombreuses voix dans la classe politique française s'élève pour demander des sanctions à l'égard du régime iranien des molas et notamment de leurs bras armés. les gardiens de la révolution et c'est le cas de l'eurodéputé fondateur de place publique Raphaël Gluxman qui était chez nos confrères de France interne. Vous savez nous au Parlement européen, nous demandons depuis des années que les gardiens de la révolution qui sont l'instrument, le pilier du régime, l'instrument de la répression qui a lieu actuellement en Iran soit placé sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne.

Alors, Victoria, est-ce que d'abord est-ce que le Parlement européen a ce pouvoir-là décidé de classer une organisation sur la liste des organisations terroristes ? C'est vrai que c'est un sujet qui est régulièrement abordé au Parlement européen. Notamment en janvier 2023 déjà, les eurodéputés avaient adopté une résolution demandant, je cite, au Conseil et aux Étatsmembres d'ajouter le corps des gardiens de la Révolution islamique à la liste des organisations terroristes de l'Union.

Sauf que ces résolutions qui émanent du Parlement européen et bien elles n'ont aucune valeur contraignante hein. Il s'agit plutôt d'un avis politique et seul le Conseil de l'Union européenne qui est donc composé des ministres de chaque pays peut se prononcer sur l'inscription ou non d'une nouvelle entité sur cette liste des organisations terroristes de l'Union européenne. Et c'est un processus assez complexe et qui se fait dans le dans le plus grand secret.

Ces décisions, elles passent d'abord par un groupe de travail qui est spécialisé sur la question du terrorisme et qui va discuter d'une organisation comme les gardiens de la révolution. Et s'il y a matière à débattre, et bien au terme de plusieurs étapes, une proposition est soumise au votes au Conseil de l'Union européenne, au ministre donc un vote qui se fait à l'unanimité pour qu'il soit adopté et à savoir qu'à l'heure actuelle, l'Union européenne, elle recense 13 personnes et 22 groupes sur sa liste noire dont le Hamas. Et pour l'instant, les gardiens de la révolution n'en font pas partie.

Donc c'est pas le cas pour l'instant. Mais euh à quoi ça servirait entre guillemets de de classer cette organisation parmi les organisations terroristes ? Est-ce que ça implique un certain nombre de sanctions ?

Alors notamment effectivement les gardiens de la révolution, ils sont déjà quand même sous le coût de sanction financière depuis 2011 en réponse déjà à de graves violations des droits humains et à leur activité pour acquérir l'arme nucléaire. Et ces sanctions du coup économiques, elles comprennent un gel des fonds et de leurs avoirs financiers et surtout l'interdiction pour toute entité européenne de leur fournir des ressources économique ou toute assistance technique. Ces sanctions, elles sont un coup dur quand même he pour ceux qu'on appelle les les passes d'aran.

C'est un véritable état dans l'État en Iran. Selon les experts, il possèderait entre 20 à 40 % de l'économieanienne dans les secteurs du BTP, des télécomarbures. Donc leur inscription sur la liste noire des organisations terroristes de l'Union européenne, elle viendrait renforcer en fait toutes ces sanctions économiques.

Sachant que cette liste, elle est renouvelée tous les 6 mois et au vu des événements actuels en Iran, il faudra surveiller de près la nouvelle version qui doit paraître d'ici fin février et qui pourrait quand même changer la donne. Peut-être le moment. Ouais, d'accord.

On suivra ça. Merci beaucoup Victoria Roxel. Je rappelle le rendez-vous hebdomadaire avec toute l'équipe de vrai ou faux.

C'est le samedi sur France Info. Midi. Midi.

Le rendez-vous est pris. Clément Bone les événements en Iran, on a parlé au début de de l'émission. Ce ce massacre he qui est qui est en cours, on a très peu de très peu d'informations parce qu'il y a un blackout total sur le sur le pays. 3400 morts au moins, c'est le c'est le dernier bilan mais les ONG disent probablement des milliers de morts et on sent l'Europe complètement inaudible sur le sujet.

Ouais. Voilà, on a des ambassadeurs qui sont convoqués, on dit euh bah c'est mal de massacrer son peuple, mais on peut rien faire de plus. À très court terme, faut être honnête.

Euh peu de choses peuvent être efficaces, pardon, effectives euh au niveau de l'Union européenne. On a question la question des sanctions qui ont été renforcées parce que malheureusement, il y a déjà eu des épisodes à la fois de manifestation courageuses et de répressions atroces. sans doute, mais on est prudent, manque d'information, mais enfin quand il y a un manque d'information et une fermeture aussi grande d'internet et de tout contact avec l'extérieur, c'est que le massacre est massif, est en cours, est organisé par les autorités.

Si on avait un renforcement des sanctions à court terme, il faut pas se payer de mots, ça aurait peu d'impact. Pas pour ça qu'il faut pas y réfléchir et le faire. C'est pas ça qui va malheureusement arrêter un régime qui lutte pour sa survie et qui est prêt manifestement à tout.

Euh faut être clair dans ce monde qu'on vit, on l'a vu dans d'autres théâtres récemment de l'Amérique latine au Prochrient, si vous n'avez pas la force, si vous n'avez pas l'unité aussi pour parler au moins avec le même message diplomatique, ce qui manque souvent encore à l'Europe, vous n'êtes rien. Vous n'êtes pas rien, mais vous êtes peu de choses dans le monde actuel. C'est vrai.

Alors la question c'est de savoir ce qu'on peut faire à court terme. D'abord, il faut je crois aussi manifester un soutien. On voit même dans la classe politique française, je pense à extrême gauche, il y a encore une difficulté à dire que le régime vous fait vous faites allusion à quoi là ?

À les filles. Non mais pardon. Excusez-moi, ça cr du cœur parce que ça ça me choque.

Alors, c'est pas une position politique qui va changer la donne sur place. Bon, mais on a quand même beaucoup de mal encore à dire que ce qui se passe en Iran, c'est d'une gravité extrême que ce qui avant même la répression qu'on a, qu'on a un régime islamiste qui écrase son peuple, qui écrase toute liberté, qui réprime à la fois des femmes, des homosexuels, des opposants en politique et ceux depuis des décennies. C'est pas parce qu'il y a une position politique dans tel ou tel pays que ça change fondamentalement les choses.

Je suis euh pas naïf mais au moins que on dise parce qu'on l'impression que fort on est passé fort depuis longtemps quand il y a des manifestations. Il y a pas tous les partis politiques. Euh voilà au moins voir que si on doit avoir des sanctions à l'avenir parce que j'espère que non mais peut-être ce régime va survivre encore à cet épisode de révolte extrêmement courageuse et parfaitement à soutenir et légitime.

Et bien, il faudra que à ce moment-là on ne soit pas démuni dans les années qui viennent. Quand on regarde la une de l'humanité ce matin, il y a une qui est coupée en deux où on voit Donald Trump de profil et en face on voit Ramney. Est-ce que finalement, il ne faut pas avoir l'honnêteté après ce qu'on vous a entendu dire que finalement on s'en remet à Trump parce que sur le tas de de choses qu'il peut faire, il y en a qu'on ne peut pas faire.

On est tous en train d'espérer qu'il intervienne en Iran, même si beaucoup ne le disent pas ouvertement. Est-ce que finalement au lieu de le traiter d'impérialisme, de dire qu'il est affreux et tout, est-ce qu'il fait pas le boulot que les autres sont pas capables de faire ? On l'a vu sur les frappes récemment récemment pardon sur le programme nucléaire aussi.

Bon euh où d'ailleurs les Européens euh ont dû reconnaître que euh c'était très risqué, ça aurait pu dégénérer mais que ce qu'avait fait ça avait permis sans doute d'assurer la sécurité régionale en partie. Bon euh il faut pas non plus qu'on bascule de l'autre côté si je puis dire. C'està-dire le chérif international qui décide comme il veut.

Parfois ça tombe bien, parfois ça tombe moins bien de taper. D'abord ça peut quand même avoir des conséquences en cascade de conflits régionaux. Bon donc c'est pas mon idéal géopolitique mais il faut être clair aussi que si on est juste bloqué dans des communiqués et des mots, c'est ce qui malheureusement nous arrive à nous européens et bien c'est encore pire en quelque sorte.

Et donc il y a pas on va pas résoudre le problème européen en 15 jours ou en 2 heures. En revanche, il est clair que pour parler fort faut avoir une force militaire, que pour parler fort, faut avoir une unité diplomatique et géopolitique. Je me suis beaucoup battu commise affaires européennes pour qu'on ose faire ça.

Il y a des sujets puisqu'on parle de procédure qui paraissent techniques, qui sont extrêmement importants. Je serais curieux de savoir quelle est la vie des différents partis politiques. Par exemple, supprimer le droit de véto étrangère au niveau européen.

Estce qu'on a parlé sur le Mercosour des modalités de vote au niveau européen. On est souvent bloqué. par des pays européens, c'est vrai, même sur l'Ukraine avec la Hongrie qui utilisent leur droit de véto pour affaiblir l'Europe et ne pas qu'on ait une position de quoi alors c'est parce qu'on est bah parce que pourquoi c'est on a eu l'impression nous parle de la coalition des trois alors je parle pas de évidemment qu'il y a pas mais c'est parce que pourquoi ça n'avance pas la non mais d'abord il y a pas de fatalité y compris dans notre partenariat avec les américains. partenariat, je crois, des trois, c'està-dire notamment la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, notamment sous l'impulsion du président Macron.

Si on ne se battait pas pour que dans les moments où Trump voulait lâcher l'Ukraine, parce que c'est ça aussi être chérif, c'est que d'un coup, il peut dire "Moi, j'arrête le renseignement, le soutien et cetera." Si les Européens, notamment le président aujourd'hui probablement l'Ukraine aurait été lâchée par les Américains. Si on avait pas bâti la coalition les volontaires pour dire aux Américains, on vous demande pas simplement de faire le boulot, on est prêt à s'engager mais il faut un partenariat et des garanties aussi de votre part.

Sans doute aujourd'hui, ce qui serait encore plus grave pour notre propre sécurité, l'Ukraine serait tombée. Donc je ne crois pas non plus que l'Europe soit impuissante. C'est vrai que ça dépend un peu des théâtres d'opération et sur l'Ukraine en particulier, contrairement à ce qu'on entend parfois sans l'action de la France, sans l'action du président, sans l'action de l'Union européenne, aujourd'hui sans doute la menace russe serait encore plus à nos portes.

Sur le Groenland, on parlait tout à l'heure de cette cette réunion à la Maison Blanche avec des responsables danois et Groenlandais. Emmanuel Macron a prévenu qu'une violation de la souveraineté du Groenland entraînerait des conséquences en cascade inédite. Est-ce qu'il a eu raison de prendre cette position et de quelles conséquences en cascade inédite parle-t-il ?

Il a eu plus que raison, si je peux le dire ainsi parce que là aussi arrêtons de nous regarder en disant on ne sait rien faire. Nous ne sommes pas les États-Unis en Amérique, c'est pas organisé pareil. Nous n'avons pas la même histoire, pas le même rapport à la force et parfois heureusement.

Bon parce que moi je ne rêve pas d'un pays qu'il est tout à coup un allié. Groenland et de souci au Danemark est un allié de l'OTAN. Je vais vous envahir tranquillement parce que j'ai des ressources à prendre parce que ça va être bien pour vous.

C'est quand même sur réalise. Mais quelle conséquen qu'est-ce qui va se passer si demain les États-Unis envahissent le Groenland ? parce que derrière on a des moyens ça serait quand même malheureux si je peux dire d'en arriver là mais on peut avoir des sanctions commerciales des sanctions économiques.

Je rappelle qu'on est la première puissance commerciale du monde. On l'a quand même un peu oublié. Notre marché de 450 millions de d'habitants et de consommateurs et de 27 pays.

Personne ne peut s'en passer. Notamment pas les États-Unis. pour beaucoup de chaînes de valeur, de production industrielle, de technologies qui sont triomphantes aux États-Unis, dans la Silicone Vallée, s'il y a pas l'Europe, pas les entreprises européennes, ça n'existe plus.

Bon, donc moi, je ne souhaite pas qu'on soit dans une tension, une opposition avec les États-Unis, aussi euh brutaux soit-il en ce moment, mais le président de la République a raison de dire que l'Union européenne, si vous voyez, parfois, on a l'impression que c'est le grand type trop gentil l'Union européenne, c'estàd c'est celui qui se fait un peu martyriser alors qu'il peut se défendre. Bon et ben on peut se défendre sur le plan commercial, sur le plan économique. Il y a pas besoin de convoquer toujours les sujets militaires pour être une puissance qui s'assume même parfois face à des partenaires alliés comme les États-Unis.

Est-ce que notre situation politique française nous aide à voir ce à porter ce discours un peu partout puisque tout à l'heure Sylvie Pierre Brosselette nous disait qu'on était un peu la réussite du monde avec le budget ou l'absence de budget. Don bon mettons peu importe ces commentaires. Est-ce que c'était pour faire une transition si vous voulez sur la politique intérieure ?

Vous m'avez cassé mon effet. Est-ce que comment comment est-ce que vous jugez la la situation actuelle ? C'est Sébastien Lecnu qui était partie d'une bonne volonté qui est celle de compromis.

Oui. Alors justement à l'appui de votre question si vous le permettez comme ça vous avez le temps d'y réfléchir. On écoute Sébastien Lecornu qui a survécu si je puis dire à deux motions de censure cet après-midi et qui était en colère quand même qui s'est mis en colère contre les députés en disant en gros on n'est pas à la hauteur dans le contexte international, on devrait faire autre chose que batailler face à des motions de censure.

Écoutez-le. Au fond, on n pas besoin de compétiteurs. On vous a déjà, on a ces tentatives de sabotage interne en permanence et vous agissez, mesdames et messieurs les députés, tel des tireurs couchés en tirant dans le dos de l'exécutif au moment même où nous devons affronter justement des dérèglements internationaux.

Vous devez vous aussi prendre vos responsabilités et voir que en ce moment même déposer des motions de censure, interroger la stabilité du pays, ralentir encore davantage les procédures budgétaires, tout cela a un impact et malheureusement il sera payé par le peuple français. Oui, c'est une scène colère comme aurait dit l'autre parce que il y en a un peu assez d'avoir ce débat navrant parfois au parlement des jeux de posture. Le RN comme Lfi savait très bien d'abord qu'il n'avait pas la majorité pour une motion de censure.

Je pense que le premier ministre de la France a effectivement mieux à faire que de répondre à quelque chose sur lequel en plus tout le monde est d'accord. C'est-à-dire qu'on est contre l'accord sur le Mercosour. Et quand on fait le lien entre les deux sujets qu'on évoquait, c'est-à-dire la gravité des événements y est compris pour nous européens au Groenland, en Ukraine dont on parle un peu moins, mais la guerre reste là, en Iran et cetera et passer des heures sur des motions de censure euh pour de faux, si je puis dire, c'est surréaliste honnêtement.

Et donc à un moment donné, on peut pas avoir des partis politiques qui aspirent au pouvoir. J'ai compris que les deux extrêmes étaient candidats au pouvoir. Bon, elle est fie comme le RN.

Il y a pas que les deux extrêmes. Et il y a pas que les de extrêmes. Bien sûr.

Mais chacun doit prendre ses responsabilités. Chacun doit prendre ses responsabilités. Le premier ministre, on peut lui faire des reproches, il passe quand même des heures, des heures, des jours, des nuits à essayer de trouver un compromis budgétaire.

Bon, pour que justement on puisse passer à autre chose, qu'on puisse avoir une voie et une action où on gère la crise agricole, on prend des mesures pour l'in agriculture, on va à Bruxelles pour défendre une certaine vision de l'agriculture ou de notre souveraineté en matière de défense. Tous ces sujets-là, pardon, mais en fait quand on fait la motion de censure, on fait pas autre chose. Et donc oui, ça affaiblit la France de faire ce petit jeu de théâtre parlementaire. une bonne idée de vendre la fin du 493 au socialistes et c'était une bonne idée des socialistes de l'acheter pour maintenant s'en mre les doigts.

Alors, j'entends que maintenant on refait le match, je peux dire ce qui est aussi un grand talent français. C'estàd on dit François Hollande pour le coup avait dit dès le début que c'était une mauvaise idée hein. Il est socialiste.

Bah c'est ce que je crois. Oui. Alors c'est amusant parce que maintenant François Hollande a été cohérent parce que comme pr de la République il a utilisé le 493.

On peut pas lui reprocher une incohérence. Vous vous pensez quoi ? Bah je pense que si on avait pas eu cette ouverture, c'était ça autre chose.

Mais il fallait un geste qu'a fait Sébastien Lecnu sur la méthode politique et parlementaire quand il a pris ses fonctions. On oublie un peu que la situation était quand même très difficile, qu'on risquit la dissolution. S'il ne l'avait pas fait, sans doute, il y aurait même pas eu de discussion budgétaire, on aurait une censure immédiate.

Je l'aurais regretté mais c'était la réalité. Euh s'il n'avait pas fait cela, sans doute on aurait pas eu un problème maintenant il faut qu'il revienne là-dessus en considérant que le geste il a eu en face de leçon mais maintenant il faut choisir entre moindre mal si je peux dire en quelque sorte bah il faut en tout cas je crois que d'ici la fin du mois il y a un budget bon et donc euh le 493 peut-être une option puisque même la gauche le dit mais ça ne résout pas tout et les ministres et premier ministres l'ont rappelé le 493 c'est un outil c'est pas un projet c'est pas un budget donc ça veut dire qu'il faut que ce qui est en train d'être fait par les ministres de Bercy par le premier ministre un accord compromis et compromis pass 49 et les ordonnances en dans tous les cas c'est une espèce de coup d'état non pas gérer c'est pas un coup d'état les ordonnances c'est prévu par la constitution bon mais ça n'a jamais été appliqué pour un budget je comprends je ne suis pas un expert juridique mais je comprends que pour les ça n'a jamais été appliqué ça c'est vrai petit un et petit de ce qu'on sait c'est que si on met si on prend des ordonnances il faut prendre le texte initial donc ça ne permet pas des compromis donc moi je suis j'écoute l'esprit de compromis qui a défendu le premier Je pense que trouver un compromis au bout du bout, c'est quand même mieux. Voilà, plutôt 493 et plutôt accord de de non sens.

En tout cas, il faut qu'il y a un budget parce que je pense que même les Français, tout ce qu'on se dit là, ils le suivent même plus. Moi je le vois sur le terrain, ils le suivent même plus. On espère qu'il continue à suivre un petit peu quand même.

Sur le Mercosur euh Clément B le Mercur en tant qu'ancien ministre de l'Europe, qu'est-ce que qu'est-ce que vous ressentez quand vous voyez la France pays fondateur de l'Union européenne, grand pays agricole, deuxème pays contributeur qui se retrouve à dire non au Mercur qui se retrouve isolé parce que ça sera oui au final vous vous désolez quand même d'un grand gâchi ? Bah euh quand on gagne pas, puisque notre position n'a pas emporté la majorité. Oui, je suis toujours triste.

Ça arrive, c'est pas la première fois et il faut que Mais ça signe une perte d'influence de la France. Non, moi ça je crois pas. Euh on a je l'ai vécu quand j'étais conseiller Europe du président de la République en 2019.

Il y a un autre traité commercial, c'était avec les États-Unis de euh monsieur Trump mandat 1. On a refusé la négociation de la commission, on était minoritaire mais je pense qu'on a quand même bien fait et quelques mois après, les autres se sont rallés à notre position. Bon donc ça arrive.

Non mais ça quand vous êtes dans un système démocratique parce que l'Europe c'est un système démocratique, il y a 27 pays. La France un pays important mais pas seul. Bah parfois vous gagnez, parfois vous perdez.

L'essentiel des cas, on gagne. On était plus écouter je vous dire c'est il y a deux choses qui me frappent. D'abord il faut pas non plus résumer la crise agricole française qu'on vit avec les tracteurs au mercour.

Il faut pas il faut pas résumer non plus le mercur à la filielle à la filière euh bovine ou volaille parce que ça pouvait déboucher sur plus d'exportations en matière automobile en matière pharmacié. Donc pour vous, il faut pas faire des traités commerciaux, le bouqu émissaire parce que la filière d'élevage, les filières agrolançaises, celles qui souffrent, elles souffrait déjà. Le traité est pas en vigueur.

Donc les difficultés du moment, elles sont pas liées au mercour, faut être aussi honnête et équilibré. Et puis je pense il y a un logiciel complètement à rénover à Bruxelles pour le coup sur la politique commerciale. On a réussi sur certains sujets notamment en matière de protection contre le dumping chinois.

On a lancé des enquêtes sur l'automobile, on s'est protégé mieux, un peu mieux, il faut aller plus loin. Sur les traités commerciaux, notamment en matière agricole, je le dis parce que j'ai été aux responsabilités aussi, j'en prends ma part. On n' pas réussi à faire au-delà de cet accord Mercosour changer de logiciel.

Les accords de commerce aujourd'hui, faut qu'ils soient différents, faut qu'ils incluent des contrôles sanitaires, faut éventuellement sérieux, né, tous les pays de l'Union européenne qui respectent l'accord de Paris systématiquement, qui prévoit des clauses Exactement. qui prévoit des clauses de sauvegarde et qui prévoit ce qu'on appelle des clauses miroires. C'estàdire les règles qu'on applique chez nous, on les applique aux autres.

Très simple. Ça c'est pas encore dans les traités européen et dans les accords de commerce européen. Il y a un accord, on l'a mis deux même pardon le CTA et d'ailleurs on a bien fait de signer le CTA et on s'est battu.

J'étais en responsabilité à l'époque, on a des avancées donc c'est possible et on était un peu seul au départ et puis on l'oublie mais l'accord Brexit parce que maintenant on a un pays qui est en dehors de l'Union européenne à nos portes qui commerce massivement avec nous et on a des contrôles et le Royaume-Uniè contrairement à ce que tous les souverainistes du Brexit ont dit. On a eu raison de dire de dire non ou pas ? Oui, je crois qu'on a eu raison parce que on a eu raison, on ne pouvait pas faire autrement politiquement.

Un peu des deux pour être honnête parce que il fallait en la situation politique qu'on vit aussi que toutes les forces politiques étaient contre. Bon, ça compte que nos agriculteurs, même s'il y a pas que le Mercosour, ils voyaient que ça ajoutait la crise à la crise et donc je pense que c'était la position raisonnable. Maintenant, les accords commerciaux, surtout dans le monde de Trump, il faudra en signer avec des grandes puissances et donc battons-nous dès maintenant pour qu'il ait des accords commerciaux mais juste et équilibré, qu'on revive pas parce que le mercour c'est 25 ans de négociation donc à la fin on n pas réussi à rattraper tout l'accord qui a été négocié sur la crise agricole.

On a eu cette annonce hier du Premier ministre, une une nouvelle loi d'urgence, en tout cas un projet de loi d'urgence qui comporte un certain nombre de de de mesures et on a l'impression que à chaque fois c'est l'environnement qui trinque. À chaque fois que le gouvernement veut calmer la colère agricole, on dit on va alléger les les normes sur l'écologie. Est-ce que vous le regrettez ?

Alors l'environnement de manière générale, on voit bien que dans le débat public, il prend cher, si je puis dire, dans le sens où c'est devenu un bouqu émissaire. Je crois pas que ce soit des annonces prè en revanche quand on dit on va déroger à la directrice mais je vais vous dire ouais ben il y a une moi qui suis un européen convainc si vous voulez faire de l'environnement et que ça ne détruise pas la compétitivité notamment les filières de notre agriculture il y a une seule chose à faire c'est mettre la règle au niveau européen parce que pour le coup là où je comprends parfaitement nos agriculteurs, c'est qu'on leur demande des exigences environnementales et il en faudra de plus en plus soyons honnête pour notre santé pour nous tous et pour eux d'abord il en faudra de plus en plus mais à condition que nos voisins belges néerlandais allemand espagnol italien applique les mêmes règles. Oui, mais si on commence à nous, si on commence nous à y déroger, forcément ça veut dire qu'on a fait de la surinterprétation.

Non, pas toujours. Ça veut dire qu'on a voulu être les meilleurs élèves de la classe européenne en écologie. Technique, mais ça veut dire que Non, mais c'est pas technique, c'est simplement on a dit quand on s'était 05, on a dit nous on avait à faire 02.

Parfois, parfois mais il y a un sujet plus profond que et d'ailleurs c'est souvent les anti-uropéens qui défendent ça. Quand il y a des votes au Parlement européen, ils disent il faut des directives. Les directives, c'est quoi ? des textes qui permettent ensuite des marges d'interprétation, des dérogations nationales.

On est tenu par le résultat mais on a des moyens ex et donc en général même quand vous faites pas forcément de la surtransposition bah les Français ils font une certaine norme, les Allemands ils font une certaine norme, les Belges ils font une autre norme. Et à la fin, parfois c'est nous qui sommes les plus exigeants, on a en tout cas pas les mêmes règles. Vous pouvez pas avoir un seul marché et 27 règles, ça ne marche pas.

Et donc il faut plus d'Europe sur ces sujets. Il faut des normes harmonisées parce que la réponse n'est pas dans moins d'environnement. La réponse est en plus de règles européennes communes.

Hm. On parle un peu des des élections euh municipales. Euh je crois que vous soutenez Pierre Bournael à Paris, le candidat euh Renaissance euh qui est pas donné dans les dans les dans les favoris hein.

Il est bon, il monte sur les sondages, il est à 16 % dans le dernier sondage. Pas négligeable et surtout c'est le seul qui gagne des pourcentages dans sondage après sondage. Plus de 10 % en un an et de points par rapport au dernier sondage.

Pardon ? Paré d'assez bas. Bien sûr, parce que c'était pas le candidat le plus connu, mais aujourd'hui, on voit qu'en campagne, je crois qu'il y a une volonté d'alternance.

Les gens n'ont assez, veulent changer, euh ont des critiques à faire à la municipalité sortante, ce que représente monsieur Grégoire, mais ils veulent pas non plus un retour en arrière, ils veulent pas non plus un certain style de politique. Mais ce que compare pas, c'est qu'il y a pas deux personnes dans la majorité ou ex-majorité qui font la même chose. Et alors, pourquoi tout le monde soutient Rachid ?

Alors, pas de si me permettez, moi j'appartiens à un parti politique qui s'appelle Renaissance. On je suis vice-président de la Fédération de Paris. Il y a je pense 95 peut-être même plus des militants 95 % des militants et des cadres parisiens qui soutiennent Pierrif Branazel.

C'est le choix qu'a fait secrétaire général du parti Gabriel Atal. C'est le même que celui d'horizon d'Edouard Philippe. Donc c'est une unité, une union.

Il y a quelques-uns qui sont très minoritaires qui décident de soutenir la candidate LR qui est madame Dati. Qui est la candidate de l'alternance ? Mais la candidate ben moi je ne le crois pas. l'alternance d'abord c'est ceux que les Français les Parisiens pardon choisiront et je crois que rien n écrit.

On a vu que les sondages ça bougeit vite et ça peut bouger beaucoup en 2 mois. Bah oui et moi je crois que l'alternance c'est justement Pierrive Brazzel qui l'a qui l'incarne parce que c'est une alternance qui n'est pas le retour au tout bagnol c'est pas le tout tout tout avant Hidalgo. Exactement.

Moi je veux ni du retour, je veux ni de la continuité des années actuelles, ni le retour aux années de Tibérie. C'est pas ça mon rêve pour laisse pas ex devrait partir du gouvernement pour pouvoir faire sa campagne tranquille. Ça c'est pas à moi de le décider.

Vous avez vous avez un avis, vous êtes un homme politique vivant. Donc un avis surtout, je veux dire ça fait du bien en politique parfois. Est-ce que vous considérez que en tout cas il faut bien distinguer les fonctions ?

Voilà donc ça c'est normal. Et si c'est elle qui est en tête du bloc qui revendique l'alternance à Paris, vous la soutiendrez. Vous vous serez vous vous direz à Pierri Bornael qu'il vaut mieux se retirer pour lui donner une chance de gagner.

Moi je vais me battre pendant 2 mois pour que ça soit Pierrif Bornazel qui soit dans cette situation. Non mais si vous dites aux gens bon le premier tour se maintient, il risque de la faire perdre et donc de faire gagner la gauche. Mais moi je pense que le candidat qui est le mieux placé vous le verrez dans les sondages mais il y a Sopia Shikiro qui se présente aussi.

Oui mais moi je fais pas ces calculs là. Quand vous croyez à votre projet j'ai fait des campagnes, j'en ai gagné, j'en ai perdu. Donc maintenant j'ai avec une petite expérience.

Il faut que vous soyez convaincu par votre projet. Moi, je suis convaincu, y compris sur des sujets comme la sécurité où parfois on a l'impression que c'est la droite qui propose les sujets les plus protecteurs, les mesures les plus protectrices. C'est Pierri Bournael qui veut le plus renforcer la police municipale et l'armée, qui veut renforcer les effectifs de la RATP dans le transport.

C'est une mesure que j'ai défendu comme ministre des transports qu'il propose. Donc voilà, moi je pense que quand les gens vont regarder les programmes, il y aura une envie de Pierre Bournazel et cette alternance sereine. Il y a un sujet qui a fait débat cet après-midi, enfin ce qui est sorti ce matin qu'on a connu à propos d'un manuel de révision du bac qui est édité par Achette, donc pas connu pour son gauchisme un vétérin et qui une version révisionniste du 7 octobre notamment en disant qu'il y a en gros un commando qui est venu pour éliminer des colons juifs.

C'estàd comment ça peut se faire encore des choses pareilles ? ce qu'il y a de l'entrisme de la part de d'un certain certains mouvements pour essayer d'aller au cœur même de l'adresse ou pire une volonté délibérée. Dans les deux cas, c'est un énorme problème parce que ce sont nos enfants qui lisent ces manuels et qui ne connaissent peut-être pas toujours le contexte que vous donnez qu'on quand on est bien informé, quand on est plus jeune, on a pas tout ça ce bagage et donc il faut que chaque mot soit qu' ce moment il faut être plus spécialement vigilant.

Bien silém quand on a deséaris on peut pas permettre d'avoir face aux jeunes générations des mots qui ne sont pas bien utilisés qui sont même scandaleux. Merci beaucoup Clément d'avoir été notre invité ce soir au commissaire à la stratégie et au plan. Merci au ch parce que ça a fait beaucoup polémique aujourd'hui.

Ah on a on a on a on a on a plus expliqué tout sauf si on me dit dans l'oreillette qu'on a 30 secondes de de rab mais ah on me dit non. Bon euh, merci d'avoir été notre invité, les informer tout de suite. À demain.