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Podcast / conversationLe Média (sur YouTube)· 20 avril 2026 21 minComplaisantActualité / polémiqueTransportsÉconomie & entreprisesTravail & emploiSolidarités & famille

STELLANTIS, RENAULT : CE QUE LE GOUVERNEMENT NE DIT PAS SUR L'INDUSTRIE

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15inconnuFait
    « La concurrence chinoise est montée en gamme. Ils font des produits maintenant parfois même mieux que nous à 40 % moins cher. »
  • 2:05inconnuFait
    « Stellantis promet une diversification et aucun licenciement. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

La concurrence chinoise est montée en gamme. Ils font des produits maintenant parfois même mieux que nous à 40 % moins cher. L'idée de ces patrons, c'est de croire qu'on peut les rattraper en compétitivité.

Mais c'est impossible en fait. C'est ça le vrai problème. C'est il y a pas de stratégie globale, nationale, même européenne, il y a pas de stratégie.

Qu'est-ce qu'on va faire de l'automobile ? Est-ce qu'on veut que ce soit la mobilité du futur ? Oui ou non ?

Et il y a un moment, on sera dépendant de celui qui sait faire. Bonjour tout le monde, je suis ravi de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'instant porché. Toutes les semaines, on entend tout et son contraire sur l'économie et pas que.

Alors, on est là avec Thomas pour détricoter tout ça et vous le savez, en pleine offensive de l'extrême droite, le média se bat pour défendre une information libre, indépendante, hors des mains des milliardaires et leur agenda politique. Et on avance, hein, on candidate à la TNT francilienne. La télévision gratuite est trop importante pour le pluralisme et l'accessibilité pour être laissé aux seules mains des grands groupes.

Toutes nos équipes, nos techniciens, techniciennes et journalistes sont prêtes. Des millions de citoyens et citoyennes attendent désormais le feu vert de l'Arcom. On a besoin de vous dans ce combat.

Notre seule force c'est vous. Alors rendez-vous sur soutenez.v.fr.

Bonjour Thomas. Salut Lisa. Alors avec toi aujourd'hui au programme cette semaine, l'usine Stellantis arrête de fabriquer des voitures et on revient sur la fraude sociale qui a augmenté.

C'est parti. L'usine Stellantis de Poissy arrêtera de fabriquer des voitures à partir de 2029. C'est ce qu'on a appris cette semaine.

Pas de licenciement prévu promet le géant automobile mais une diversification des activités. pièces détachées, reconditionnement de véhicules d'occasion, économie circulaire et à partir de 2029, les ouvriers prépareront aussi des voitures et petites utilitaire pour les artisans et flottes d'entreprise. Il y aura aussi une activité centrée sur l'impression 3D, précise France info.

Une enveloppe de 100 millions d'euros est prévue pour accompagner la transformation du site. Thomas, entre ça, ce qu'on vient d'apprendre et Renault qui annonce par exemple la réduction de 15 à 20 % de ses effectifs d'ingénieur d'ici 2 ans, qu'est-ce que ça annonce sur l'avenir de l'automobile en France ? Ça annonce quelque chose d'assez inquiétant en fait.

On se rend compte que les deux gros constructeurs français sont dans une stratégie très clairement de baisse des coûts. Et c'est quoi une stratégie de baisse des coûts ? En fait, quand on regarde, vous pouvez baisser les coûts par des améliorations de process qui ont déjà été fait depuis 20 ans.

Il faudrait peut-être un jour s'interroger sur ce que ces améliorations de process ont entraîné en terme de de baisse des coûts. Vous pouvez baisser les coûts sur le prix des matières premières et cetera. C'est pas le moment avec l'inflation. et vous pouvez baisser les coûts sur les baisses des effectifs salariés.

Et là, c'est un petit peu ce qui est prévu chez les deux gros constructeurs. Donc moi, je trouve ça très inquiétant parce qu'on nous a beaucoup dit euh pendant le Covid qu'il fallait réindustrialiser. On nous a dit que la souveraineté c'était important, qu'il fallait avoir des plans un peu de long terme.

On a mis en place un commissariat au plan. [grognement] Et là, on se rend compte qu'en fait, c'est toujours la même chose. Il faut baisser les coûts et qui va subir l'ajustement, c'est le salarié.

Donc grosso modo, les plans des deux constructeurs, c'est faire mieux. hein, faire plus vite mais avec moins. Euh donc à la fin c'est l'avenir plutôt incertain pour les salariés.

Bah pourtant Stellantis promet une diversification et aucun licenciement. Bah pour le moment à voir hein parce que là c'est une reconversion de l'usine mais qui dit reconversion dit probablement des mouvements de salariés. Puis quand on regarde les dernières années de manière globale, les effectifs des deux constructeurs ont très fortement baissé.

Euh et aujourd'hui, on voit quand même qu'on s'attaque. Alors, les ouvriers, il y a une grosse partie chez Renault par exemple à Boulogne qui a fermé, mais là on voit qu'on s'attaque quand même à aux ingénieurs, donc à toute la partie innovation. Donc il y a une volonté quand même de bah d'être dans la compétition mondiale toujours en en compressant les coûts et ça c'est un problème.

La production maintenant elle se fait ailleurs et on compresse les coûts. Bah c'est ça c'est ce que j'allais dire parce que même si Stellentis promet une diversification et aucun licenciement tout d'abord c'est quand même un arrêt de la production de voiture. Donc dans quelques années on peut dire "Ah ben en fait on a plus besoin de la diversification." Et la deuxième chose c'est que avec les départs à la retraite il restera 1200 ouvriers dans l'usine de Poissier à la fin de l'année 2028 quand les dernières lignes de montage s'arrêteront définitivement. qui selon la direction de CTI permet d'éviter tout départ forcé.

Aujourd'hui, le site compte 1925. Donc on passe quand même de 1925 ouvriers à 1200. Il y a pas de licenciement mais on ne remplace pas les départs.

Donc dans tous les cas, il y a une baisse de l'effectif. Exactement. Et c'est ça qui est inquiétant.

C'est-à-dire que l'industrie automobile, c'est une des dernières industries qui qui arrive à se maintenir avec tout ce qu'on a dit, c'est-à-dire avec des espèces de licenciements, des délocalisations de certaines productions, le fait de pas renouveler des travailleurs et cetera. Donc les effectifs ont diminué mais elle a mieux résisté par exemple que le textile qui s'est fait complètement ballier. Et ce que l'on voit en fait c'est que les dirigeants ont comme projet finalement d'accompagner alors au début c'est la production des petites voitures.

Vaut mieux les produire je sais pas moi en Roumanie ou dans les pays du Maghreb, c'est moins cher. Et puis on nous dit oui mais alors vous en faites pas, les productions se délocalisent parce que c'est comme ça partout he dans le textile mais c'est la courbe du sourire, on appelle ça en économie. C'estàd les tout ce qui est en bas, les productions se délocalisent mais en haut tout ce qui est innovation, marketing, recherche, ingénierie, ça reste.

Et là, on voit qu'on s'attaque aussi au donc on a très bien compris que pour un bien quand même assez important, on va dire, l'automobile, ben le but c'est d'aller plutôt voir à l'extérieur ce qui se passe et de laisser la production finalement se dépérir tranquillement en France. Et après, on parle le serveur-faire, les machines et cetera et cetera. Exactement.

C'est la même histoire que Renault qui après avoir fermé ses d'ouvriers il y a plusieurs années ou plutôt tout envoyé chez des sous-traitants comme ça ça passe moins ça passe mieux médiatiquement quand on ferme un sous-traitant. On voit aussi que chez Renault maintenant on s'attaque même à l'ingénierie. Déjà, il faut voir les les les par exemple les concurrents chinois BYD, ils ont euh des dizaines de milliers d'ingénieurs.

Euh je me souviens même à l'époque de du patron de Google, l'ancien patron qui qui comparait les formations d'ingénieurs en Chine et aux États-Unis, il disait les attention les les Chinois ont quatre fois plus d'ingénieurs. Donc quand on touche les ingénieurs, c'est qu'on touche vraiment la dernière partie. C'estàdire ils ont déjà fait en sorte de délocaliser une partie de la production et cetera.

Là, on va toucher à à ce qui permet de l'innovation ou de la technique. Et qu'est-ce qui va se passer ? C'estàd que on va perdre en compéten, il y aura moins d'ingénieurs.

Ils vont être remplacés par des ingénieurs indiens, roumains, peut-être des technologies qu'on va acheter au chinois. Donc on va perdre en compétence, on va perdre en effet d'apprentissage et il y a un moment on sera dépendant de celui qui sait faire. Et ça a déjà le cas sur par exemple tout toutes les batteries électriques, c'est déjà le cas sur un certain nombre d'innovations et ça c'est problématique.

Donc là ça indique très clairement quand on s'attaque aux ingénieurs que on s'attaque voilà à la dernière partie qui devait rester en France. C'est moi je trouve c'est une très bonne leçon pour les cadres qui se passent à l'abri de la mondialisation. Bah en fait aujourd'hui c'est à leur tour.

Surtout que ce soit Renault ou Cellentis à chaque fois il sensi pas frontalement, il ferme pas officiellement un site d'un coup mais par contre on a vu ces dernières années une grosse abandon un gros abandon pardon des des sous-traitants. Par exemple ma France qui était la dernière usine auto du 93 qui était un sous-traitant de Stellentis et puis les fonderies pour Renault qui ont fermé ont été abandonnés ont été revendus à des actionnaires qui eux ont arrêté aussi. Enfin, il y a eu un une sous-traitance puis un un abandonitance.

Ouais. Ouais, ouais, tout à fait. Et de toute façon, il y a pas de plan en fait.

C'est ça le vrai problème. C'est il y a pas de stratégie globale, nationale, même européenne, il y a pas de stratégie. Strateg, qu'est-ce qu'on va faire de l'automobile ?

Est-ce qu'on veut que ce soit la mobilité du futur ? Oui ou non ? Nous, on a souvent dit ici, je pense pas.

Effectivement, la voiture électrique ou la petite voiture plus écolo, ce sera euh l'avenir de la l'automobile, mais je suis pas sûr que l'avenir de la mobilité soit uniquement le l'automobile, tu vois. On peut en discuter mais il y a pas de plan. Donc comme il y a pas de plan, chacun fait sa stratégie individuelle.

Et qu'est-ce que l'on constate aujourd'hui ? On constate que ces grands opérateurs se sentent concurrencé notamment par la Chine. Ils sont concurrencés par les États-Unis mais beaucoup par la Chine.

Parce que les gens auto, ils parlent d'une crise de baisse de vente, de baisse de chiffre d'affaires. Exactement. Ce qui est vrai, la voiture ça baisse quand même en France et ça baisse aussi parce qu'il y a de la concurrence.

Et là, il voit que les les que les que les voitures chinoises arrivent, elles ont pris sur l'électrique 10 % du marché. très rapidement. Donc ça peut être très rapidement 30 40 et et et et plus à un moment.

Et donc ils ont très peur. Comme ils ont peur de cette concurrence, qu'est-ce qu'ils se disent ? Mais ils se cachent même pas de ça.

Ils se disent "Bon, qui va prendre ce choc ?" Et ce qu'a dit le le patron de de Renault François Provos, il a très bien expliqué hein, que le but c'est d'assurer aux actionnaires un rendement stable. Donc les actionnaires sont ceux qui sont protégés dans l'entreprise, on leur assure un rendement stable et ceux qui prennent le choc, c'est les salariés.

Donc c'est toujours la même chose. Et là tu te dis mais où sont passés ces grands mots de réindustrialisation, de souveraineté qu'on nous a ressorti comme ça pendant le Covid ? Ben nulle part.

Et rapp que l'État est actionnaire de Renault et l'État est actionnaire de Renault et la BPI, banque publique d'investissement est actionnaire de Stellantis. Donc là c'est quand même particulier. Et si demain Renault a un gros problème vers qui va qui va aller voir ?

Il va pas aller voir l'État chinois ou l'État je sais pas moi. Il va aller voir l'état français. te rappelle des prix garantis par l'État, des supralégales payés par l'État.

Tout à fait. Donc l'important c'est vraiment déjà on parlait de planification, il faut que l'État faut que le gouvernement ait un plan et s'il a un plan et qui décide que la voiture a moins d'importance à 30 années, je ne sais pas ou à 15 20 années, dans ce cas-là, on organise tout ça. On organise mais là c'est c'est organisé juste pour préserver ce que touchent les actionnaires et puis pour que le choc soit pris par les salariés.

Donc c'est organisé assez individuellement. Chacun organise sa individuellement en fonction de la concurrence mondiale. Donc on est dans la mondialisation en pire en réalité.

Oui, parce qu'en fait il y a une recherche du profit. Moi j'aime bien rappeler aussi que Carlos Tavares, l'ancien patron de lentiste cétait quand même bien augmenté à plusieurs millions d'euros de son salaire. Millions d'euros de salaire.

Voilà, donc c'est bien de le rappeler. Non, il y a aussi le fait que les salariés des fonderies par exemple qui donc étaient un sous-traitant de Renault avant était sous Renault mais ça a été revendu et cetera. Donc sous-traitant de Renault par contre quand même donneur d'ordre principal Renault donc ça reste leur patron parce que s'ils arrêtent l'usine ferme et c'est ce qui est arrivé d'ailleurs dans plusieurs fonderies les salariés avaient proposé de dire par exemple nous on a une force de fusion qui est assez exceptionnelle on a le savoir-faire donc on peut reconvertir l'usine pour faire par exemple soit des moteurs de camion moins polluants parce qu'il restera toujours du transit soit la fonte pour faire des rails de train et cetera et tout ça a été abandonné et ce savoir-faire on l'a perdu en France si demain d'un seul coup il y a un gouvernement écolo ou que sais-je qui se dit je veux développer à fond le train, on sait plus le faire en France.

Ouais, ouais, bien sûr. On saura plus du tout le faire très rapidement. Et c'est ça qui qui est dingue, c'est c'est ce manque de planification qui a et et ce qui est et et ce qui est horrible, c'est que pourquoi elle a été fermée cette fondée ?

Alors, bien sûr, peut-être il y a une baisse de la demande et cetera, mais aussi c'est toujours une question de coût. On nous revient toujours. Bah oui, mais la même activité peut-être pratiquée ailleurs, moins cher, donc ça nous coûtera moins cher.

Officiellement, c'était l'argument de l'écologie parce que la fonte et l'aluminium, c'est trop polluant et cetera. Oui. Bah voilà.

Bon, c'est pas c'est pas polluant, on peut l'importer mais on peut pas le produire ici. Voilà, c'est ce que ça donne. Mais mais là, il faut vraiment avoir en tête quelque chose.

C'est-à-dire que par exemple comme comme on parle beaucoup de la concurrence et ce que font ces ces patrons, ils parlent beaucoup de la concurrence chinoise. La concurrence chinoise est montée en gamme. Ils font des produits maintenant parfois même mieux que nous à 40 % moins cher.

L'idée c'est de enfin l'idée de ces patrons, c'est de croire qu'on peut les rattraper en compétitivité mais c'est impossible. Donc plutôt que de vouloir aller dans cette compétitivité coût, je veux dire c'est c'est pas possible. Allons dans la protection.

Protégeons-nous, tu vois. Protégeons-nous, ayons un projet, une petite voiture, il consomme moins. Écologique.

C'est ce que propose la CGT, hein. Et c'est ce que dit mon confrère Dominique ce matin aussi. Il dit "Ah, il faudrait une voiture." Bah voilà, c'est ce que propose la CGT.

Allons là-dedans et protégeons-nous parce qu'on pourra jamais rivaliser. On gagnera pas la concurrence. Ça fait des années qu'on perd à la mondialisation.

On gagnera pas face au Chinois, 40 % moins cher. Et ça, c'est même des rapports euh d'un économiste au Magrébine qu'il a fait pour le commissariat au plan qui est du CPI. C'est ce qu'il dit finalement.

Il dit agissons sur la monnaie, protégeons-nous, mais sur la compétition, on perdra. Mais c'est ce que avait aussi analysé plusieurs chercheurs qui disaient en fait la la baisse, la faillite entre guillemets de Renault, même s'ils sont pas du tout en faillite, c'est juste qu'ils ont moins de profit et que du coup ils paniquent. Voilà, ça reste le capitalisme.

Mais en gros, la baisse de Renault de Stellantis, c'était aussi sur le fait que notamment Renault avait misé sur les grosses voitures, sur les gros gabarits qui sont luxueux, donc que les Européens n'achètent pas ou enfin, il y a pas un gros commerce là-dessus. Et donc du coup, ils ont ils sont ils rentrent dans une concurrence où ils ont déjà perdu, ils sont face à BMW, ils sont face Alors que si Renault continuait sur sa stratégie, enfin aller sur une stratégie de petitte voiture qui peut s'acheter partout, qui peut aller partout et cetera, beaucoup plus légère aussi parce que encore une fois faire des voitures électriques avec un gros gabarit, ça sert à rien de faire de l'électrique. Euh là, ils avaient une vraiment une Ouais, bien sûr. une stratégie et une possibilité de s'en sortir en terme de d'économie euh et en terme de financier.

Et en fait, c'est aussi queils sont passés à côté de ces stratégelà parce qu'ils voulaient faire du gros du même au salon de l'OTO Renault, il propose des voitures qui sont énormes et cetera. C'est pas la stratégie de base de Renault quoi. Non, bien sûr que non.

Et il faut il faut Bien sûr que non. Ils sont mis là parce que je pense pour des raisons de compétition mondiale, du fait aussi de que quand on fabrique ces modèles-là, c'est un peu plus rentable quand tu les fabriques en France que quand tu les quand tu fabriques des petits modèles, ils ont délocalisé la fabrication de petits modèles. Mais ce que ça prouve aussi c'est que derrière il y avait pas une vision de long terme.

Alors [grognement] la logique financière de ces grands groupes l' emporté sur la logique industrielle. leur but c'est quand même de faire en sorte que ça dégage pour donner en haut de l'échelle aux actionnaires. Et il y a pas eu de va dire de connexion entre ce que voulait développer l'État pour des raisons écologiques mais aussi sociales pour que la voiture coûte moins cher et ce que faisait le constructeur.

Or, c'est ce qu'on a toujours fait avant. À un moment euh on a fait des choix parfois qui ont été bons pour le meilleur comme pour le pire. Mais à un moment, on s'est dit bon, on va avantager le diesel et on va faire de de nos constructeurs français des des des promoteurs et et de des moteurs diesel.

Ça a fonctionné et les Français ont acheté, ils ont joué le jeu, ils ont acheté majoritairement du diesel. On s'est rendu compte que c'était un grand polluant. Oui, il y a eu des filouteries.

Il y a eu des filouteries. Mais mais en fait après coup, c'està-dire que quand il y a eu les filouteries là, les il y a eu du lobby en disant "Oui, attention le diesel gate, on a truqué les les moteurs." Non, le diesel est très n'est plus polluant.

Mais il y a eu une vision à un moment qui a permis de développer. Alors là, cette vision, on a loupé les tournants à cause du lobbing sur le diesel, mais on aurait dû l'avoir par exemple sur l'électrique, sur la petite voiture et vision sur l'électrique parce que là de faire des gros modèles électriques, ça sert à rien, c'est hyper polluant. Et puis on maîtrise de moins, on a du retard sur les technologies.

C'est juste du green washing pour continuer à produire. Exactement. Et et après on aurait pu faire tout un pan sur la petite voiture.

Il y a eu un moment des ouvertures avec des des Smart qui sont arrivés, des les petites Fiat 500. On aurait pu développer une petite voiture plus économe et c'est vrai qu'à chaque fois qu'on grossit la taille de la voiture, c'est très difficile après de revenir en arrière. Moi, je voulais parler d'un deuxième sujet avec toi Thomas cette semaine parce que les libéraux ont tremblé de joie ces dernières ces derniers jours.

Les fraudes détectées par la caisse d'allocation familiale sont en hausse de 13 % en 2025 à 508,8 million d'euros. Il n'en fallait pas plus pour relancer le débat électrique sur ces pauvres qui se gavent et profitent du système. Et j'avoue, j'ai osé rappeler sur X anciennement Twitter que la fraude fiscale, elle est estimée entre 60 et 100 milliards d'euros.

Rappelle 1 milliard, c'est 1000 millions. Et ouh là, j'ai vexé la twitosphère libérale et les 4000 € par mois qui défendent les milliardaires qui n'en ont rien à faire d'eux. Thomas, est-ce que on peut le rappeler que fraude sociale et fiscale, c'est pas du tout les mêmes ordres de grandeur les ordres de grandeur.

Alors, il y a il y a il y a il y a ce qu'on appelle l'estimation et ce que ce que l'on détecte réellement dans les faits sur les estimations. La fraude fiscale, on est entre 60 et 100 milliards. Bon, c'est une estimation, c'est très difficile.

On peut la centrer à 80 milliards, mais on est sur des dizaines de milliards assurés. ce que l'on détecte, ce que l'on récupère, c'est à peu près 15 milliards. Mais on est quand même là sur des des montants en milliards sur la fraude sociale, prenant en compte la fraude au prestation sociale, c'estàdire la fraude au chômage, à la famille dont tu as parlé, à la maladie, à la vieillesse, on est à 6 milliards et grosso modo à la louche et sur la fraude descotisation sociale, on est quasiment en estimation à 6 milliards, ce qui fait 13 milliards. sociale, c'est les patrons, les patrons et avec le le travail non déclaré, avec une grosse partie quand même pour dire la vérité de de très petites entreprise qui voilà euh mais on est voilà sur des montants qui sont quand même allez on va dire h fois moins élevés quand on prend la marge supérieure que que la que la fraute fiscale.

Ça ça c'est clair et net. Et ce qui est détecté sur ce montant-là de la de la fraude sociale globale, quand on prend les patrons et les fraudes au prestation, on est sur 2 milliards. Donc on est sur sep fois moins que la fraude euh fiscale.

Donc effectivement la branche famille est la branche où il y a parmi les fraudes au prestation sociales les fraudes les plus élevées mais on reste par rapport au montant versé sur des pourcentages qui sont assez faibles. On est d'accord ici que toute fraude bien sûr doit doit être recouverte et qu'il y a pas de raison de frauder aux prestations. Mais c'est clair et net que la fraude fiscale est bien bien au-dessus que de la fraude sociale.

Pourquoi il y a une obsession sur cette fraude aux prestations sociale qui est la plus basse alors que la fraude fiscale se chiffre elle, tu l'as dit en dizaine de milliards ? Moi je pense que ça a été un travail de de longue haleine qui a été fait pour dire que en fait la fraude fiscale, elle est elle est plus compréhensible parce que la France est un enfer fiscal. C'est ce qu'on nous dit parce que les riches ont réussi d'eux-mêmes par leur travail et que payer des impôts, c'est une forme de vol.

Et donc on se dit bon ben faut comprendre les gens, la fraude fiscale, elle est normale et puis finalement est-ce qu'on peut vraiment la retrouver ? C'est compliqué. Alors que pour les pauvres, c'est le travail des autres. qui engraisse finalement des feignants.

C'est ce qu'on nous dit parce que le choix ce serait un choix personnel. Et donc le moindre de triche ou le fait que la personne qui a reçu une aide n'est pas acheté à 100 % des livres et peut-être à acheter une partie, je sais pas moi, une paire de chaussettes à son fils, on va dire "Ah là là, c'est pas bien utilisé la location de rentrée scolaire". Donc on se rend on se rend bien compte que voilà tout ce qui concernerait les pauvres comme c'est donné par des gens qui travaillent à des gens qui eux ont décidé de ne pas travailler, c'est très condamnable à moindre faute à 1 € et en haut c'est très acceptable.

Donc c'est c'est ça a été quand même un lavage de cerveau qui a été fait depuis des années et qui pénètre toutes les couches de la société. Ah bah oui parce que moi les défenseurs des milliardaires qui payaient moins d'impôts en proportion que eux-mêmes, les défenseurs des milliardaires c'était vraiment ceux qui gagnaient 3 4000 € par mois qui disent non je suis pas riche mais par contre alors c'est une forme de richesse 3 4000 € par mois mais qui disaient ah oui non mais quand même ils ont comme tu as dit ils ont travaillé ils l'ont mérité et cetera c'est vraiment un débat philosophique et c'est pour ça que je pense que ça a autant enflammé parce qu'en fait tu l'as dit les pauvres s'ils prennent 1 € et cetera mais à chaque fois on oublie cette dimension que les milliardaires ne sont pas milliardaires par hasard ils sont milliardaires parce que il y a les travailleurs qui ont bossé pour eux et qui n'ont prennent pas la part de leur entreprise. C'est-à-dire que toute la valeur ajoutée est dans les actionnaires, dans les milliardaires et cera et surtout l'héritage, c'est-à-dire qu'il y en a il ils naissent et ils sont déjà très très bien pour leur vie, ils n'ont pas besoin de travailler.

Donc et beaucoup de milliard milliardaires étaient déjà millionnaires. Mais c'est ça. Donc il y a aussi et les millionnaires aussi, je dis milliardaires, mais millionnaires milliardaires.

Donc il y a aussi toute cette philosophie à revoir de pourquoi les gens sont riches ou pourquoi les gens sont pauvres en fait pour aussi être moins énervé sur ce débat. Bien sûr. Ouais, tout à fait.

Il y a bah pareil, ça a été un long travail pour expliquer que les milliardaires ne devaient leur richesse qu'à eux-mêmes. On l'a souvent dit et et ça c'est à l'échelle mondiale. On se dit "Bah, regardez, les les plus grands milliardaires sont américains avec cette idée que parce que les Américains sont plus forts que par exemple des Portugais ou des Africains ou des Français." Donc il y a il y a vraiment un truc de voilà, c'est le self made et quand vous regardez tous les bouquins qu'il y a sur les gens qui ont réussi, c'est toujours des bouquins, des anecdotes personnelles sur leur enfance, comment ils étaient, est-ce qu'il étaient c'était des enfants qui qui chahutaient en classe, quelle était leur bande de copains.

Il y a jamais en fait de de livres expliquant les institutions aussi qui leur ont permis de réussir, de devenir riche et après comme tu l'as très bien dit les les travailleurs qui qui qui emploient et et moi je trouvais qu' il y a quelques milliardaires qui avaient parfois des regards justes. C'était Warren Buffett, un milliardaire plutôt classé à gauche, qui disait que voilà, lui il était devenu milliardaire parce qu'il était né dans un pays où il y avait des institutions forte et qu'il avait pu être dans un domaine où on pouvait gagner beaucoup d'argent mais que s'il était né au Bangladesh, lui-même l'a dit, tous les jours, il devrait se battre pour pouvoir juste se nourrir. Et ça, c'est une réalité.

J'attire une dernière fois votre attention avant de se quitter. Vous le savez, en pleine offensive de l'extrême droite, le média se bat pour défendre une information libre, indépendante, hors des mains des milliardaires et leur agenda politique. Et on avance, on candidate à la TNT francilienne.

La télévision gratuite est trop importante pour le pluralisme et l'accessibilité pour être laissé au seul grand groupe. Toutes nos équipes, nos techniciens, techniciennes et journalistes sont prêtes. Des millions de citoyens et citoyennes attendent le feu vert de l'arrcom.

On a besoin de vous. Dans ce combat, notre seule force, c'est vous. Alors, rendez-vous sur soutenez.lemediatv.fr. frateurs, abonnés, donatrices et sociaux, je vous dis à la semaine prochaine.

M. [musique] [sifflotement]