Éric Zemmour, président du parti Reconquête, ex-candidat à l'élection présidentielle - 23/04
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Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Éric Zemmour, demain cela fera un an que le nouveau quinquennat d'Emmanuel Macron a débuté. Vous-même, vous étiez candidat à l'Élysée. Est-ce que vous faites partie de ceux qui pensent que le président de la République ne pourra pas tenir quatre ans de plus dans ce contexte ?
J'entends cela depuis 1981. On disait déjà que François Mitterrand ne tiendrait pas son septennat, il en a fait deux, il a fait 14 ans. Donc vous voyez ce que je pense de ce genre d'analyse et de rumeurs.
Le président de la République, lorsqu'il se déplace désormais, est accompagné par des bruits de casseroles. Certains de ses ministres aussi, on a vu ça toute la semaine. Est-ce que vous pourriez y aller, vous, avec une casserole, une cuillère en bois, pour faire du bruit, dire votre mécontentement ?
Non, moi je me suis présenté contre lui. Donc si vous voulez, c'était plus démocratique. Et dans le cadre des institutions, je voudrais dire simplement, puisque vous parlez de la présidentielle et de la campagne et de son élection, je pense qu'il paye une chose que les observateurs ont plutôt admiré à l'époque, c'est-à-dire qu'il a évité la campagne. Grâce à des événements comme le Covid, et en particulier la guerre en Ukraine, il n'a quasiment pas fait campagne. Et il s'est retrouvé avec son adversaire habituel, qu'il savait qu'il allait la battre avec aisance.
Ce qu'on dit en creux, c'est que s'il y avait eu campagne, il n'y aurait pas eu ce résultat.
Ah non, je n'ai pas dit ça. Je dis qu'aujourd'hui, il ne serait pas ainsi contesté.
En même temps, en l'espèce sur les retraites, pour le coup, c'est une de ses seules propositions qui a émergé, qui a suscité le débat. Vous avez tout à fait raison. Lui dit, les Français n'ont pas été pris en traite. Non, mais moi, je ne dis pas ça.
Vous avez raison, c'est sans doute la seule annonce qui est émergée de sa pseudo-campagne. Donc, vous avez tout à fait raison. Ce que je veux dire, c'est que la campagne présidentielle n'a pas réglé, n'a pas purgé. La présidentielle, normalement, c'est fait pour évoquer le destin de la France. On a tout fait pour l'éluder. Je le raconte dans mon livre. Comment on a tout fait, par exemple, pour éviter que j'impose ce thème du grand remplacement ? Donc, voilà ce que je dis. Simplement, je dis, aujourd'hui, il a éludé la campagne. Il le paye après, c'est tout.
Donc, ça le rend moins légitime ? Je n'ai jamais dit ça. Non, c'est une question.
Ah non, je ne dis pas ça. Il a été élu, il est légitime. Moi, je ne conteste pas la légitimité d'un président de la République réélu. Ça serait ridicule. Je dis simplement, les conditions politiques de son élection ne permettent pas, et n'ont pas permis, un débat sain.
C'est tout ce que je dis. Juste un mot pour terminer sur la question de la légitimité de Marie-Christine, parce qu'on l'entend beaucoup dans l'opposition. Beaucoup lui rappellent son adversaire du deuxième tour et le fait qu'il a été élu contre, disent-ils, et non pas pour son programme. Est-ce que ce débat, vous y adhérez ou pas du tout ?
Vous savez, c'est la règle du scrutin majoritaire à deux tours. Au premier, on choisit. Au second, on élimine. Vous savez, et deuxième chose, je savais d'avance, je l'ai dit dès que je me suis engagé à l'automne 2021, que s'il y avait Marine Le Pen en face, le résultat était acquis d'avance et qu'Emmanuel Macron gagnerait. C'est pour ça que je me suis présenté. Une des raisons qui a fait que je me suis présenté, pour justement éviter ce duel annoncé, cette victoire annoncée. Voilà, c'est tout.
Jean-Baptiste parlait d'Emmanuel Macron au contact des Français, et visiblement, il ne craint pas d'être impopulaire. Regardez cet extrait.
Je ne vais pas démissionner, je vous rassure. Je vous rassure, ça n'arrivera pas. Il faudra attendre 2027. Mais ce n'est pas grave. Si, je suis pour la démocratie, c'est pour ça que je fais nos élections, moi.
Il a raison de répondre comme cela, ou il y a un côté un petit peu bravage, provocateur chez le Président de la République ? Vous savez, chacun a son tempérament, son caractère.
Voilà, c'est tout. Il répond ce qu'il veut. Vous savez, je pense qu'il y a une part aussi de tactique. C'est-à-dire qu'il préfère que les gens l'insultent comme ça à la télévision. Il y a un côté catharsis. Je pense que c'est ce qui est dans la tête des communicants qui sont autour du Président de la République.
Mais vous entendez ce que disent ces opposants ? Ils disent, par exemple, quand ils disent « Les casseroles et les œufs, c'est pour faire de la cuisine, on va relancer l'industrie de la casserole ». Ils disent, voilà, c'est encore des petites phrases. Le retour d'une forme de provocation du chef de l'État. Vous, ça vous amuse ce type de phrase ? Ou ça vous choque ? Je vais vous dire quelque chose. Ça ne m'intéresse pas beaucoup.
Moi, je pense que le pays va très mal. Je pense que le pays se meurt doucement. Que nous sommes à la fois en déclin économique, social, culturel, intellectuel, scolaire. Et en plus, victime d'un grand remplacement de population. Je pense que ça, ce sont des thèmes beaucoup plus importants que les petites phrases, les sourires, les moqueries.
Il n'y a pas de sujet personnel autour d'un éventuel rejet du Président de la République.
Il y a sans doute, vous savez. Le problème, c'est qu'il était un des présidents de la République les plus impopulaires et qu'il a quand même gagné. Je pense qu'on doit se poser des questions du côté de son opposition plutôt que du côté d'Emmanuel Macron.
Il y a une forme de colère générale. Je crois que vous-même, à Tours, vous avez été un peu chahuté lors de votre déplacement. Marine Le Pen, elle, en revanche, en Isère, ça a été marquant. Elle a été très bien accueillie.
Ça vous inspire quoi ? Moi, je n'ai pas été chahuté, comme vous dites. Et ce n'est pas une colère. Non, mais je vais vous répondre. Ce n'est pas une colère de la population contre moi. C'est une agression des militants dits antifascistes, qui sont, pour moi, de la canaille et des nervis d'extrême-gauche, qui menacent les gens qui viennent se faire dédicacer mon livre. Il y avait des gens âgés. Il y avait des enfants. Ils n'en ont rien à faire. Ils les insultent. Ils les molestent à Reims, à Tours. Ils leur envoient des bouses avec de la pierre dedans. Et le préfet ne fait rien. Vous avez porté plainte ? Oui, on a porté plainte. Donc, vous voyez, ce n'est pas une colère.
Ce sont simplement, je constate, vous évoquiez la tranquillité de Mme Le Pen. Vous savez, c'est comme ça. Donc, soit on affronte nos adversaires qui veulent abattre le pays et la République, et là, on est pris pour cible. Soit on ne s'oppose pas à eux, on passe entre les gouttes, et évidemment... C'est parce qu'elle est molle.
Si Marine Le Pen est épargnée, c'est parce qu'elle est molle.
En tout cas, c'est parce que moi, j'ai été, disons, catalogué comme leur adversaire.
Tout le monde ne peut pas en dire autant. Face à la contestation et la colère qui montent dans le pays, le gouvernement a fait une série d'annonces cette semaine. Augmentation pour les professeurs, notamment. Augmentation du chèque vacances. Une série d'annonces comme ça. Est-ce que vous voulez saluer ? Est-ce que c'est bienvenu pour les Français ?
Vous parliez de l'augmentation pour les professeurs. C'est la moindre des choses. Vous savez, les professeurs... Je parlais de 1981 tout à l'heure. Le salaire d'un professeur débutant à l'époque faisait deux fois le SMIC. Aujourd'hui, il fait une fois et quelques le SMIC. Donc, vous voyez, ce n'est pas les 100 ou 200 euros, c'est toujours bien pour eux, qui vont régler cette question. Mais on est toujours dans la même discussion que tout à l'heure pour la campagne présidentielle. Le président et d'ailleurs son opposant, les deux candidats qui sont arrivés au second tour, et M. Mélenchon, ont fait assaut de démagogie, de chèques. On voulait régler la question du pouvoir d'achat.
On faisait des chèques et on faisait des chèques. Moi, excusez-moi, ce n'est pas ma méthode. Je pense que s'il y a un problème de pouvoir d'achat, c'est qu'il remonte à loin. Et que c'est parce que nous ne produisons plus assez. En vérité, nous nous appauvrissons. Nous nous tiers-mondisons. Nous avons liquidé notre industrie. Notre industrie ne représente plus que 10% de notre PIB.
Le président de la République dit l'inverse, M. Zemmour. Il dit qu'on est en phase de réindustrialisation, qu'on a créé plus d'un million d'emplois. Oui, il parle de ces six derniers mois,
et encore il y aurait beaucoup à dire. Moi, je parle sur le long terme. Sur le long terme, depuis 30 ans, nous avons liquidé notre industrie. Je veux bien que des efforts, enfin, soient faits, mais ils sont encore timides, et on est loin du but. Et par ailleurs, nous savons très bien pourquoi les gens s'appauvrissent. C'est parce que les salaires sont trop bas. Mais pourquoi les salaires sont trop bas ? C'est parce que les charges sont trop élevées. Et pourquoi les charges sont trop élevées ? C'est parce que nous avons 800 milliards, vous m'entendez, 800 milliards de dépenses sociales. Voilà. Et pourquoi nous avons 800 milliards de dépenses sociales ?
C'est parce que nous avons un assistanat colossal et que nous nous soignons, nous éduquons, nous accueillons. On va y revenir juste après,
mais M. Zemmour, ça veut dire que vous dites que je ne suis pas favorable à la politique des chèques. Ça veut dire que le chèque carburant, le bouclier tarifaire, il ne fallait pas le faire, il ne fallait pas faire des aides ponctuelles face à une inflation qui battait des records ? Non, j'ai compris pourquoi on avait fait cette aide ponctuelle.
Vous l'auriez fait aussi ? Attendez, il faut comprendre pourquoi. Le gouvernement ne veut pas rentrer dans une spirale inflation-salaire que nous avons connue dans les années 70. Et donc, il ne veut pas que les salaires soient augmentés au prorata de l'inflation. Donc, il fait des chèques, j'ai bien compris. Donc, en fait, en vérité, c'est bien dans un laps de temps très court, mais ça ne peut pas durer. Surtout que comment on finance ça ? On finance ça par la dette. 3 000 milliards de dettes, Benjamin Duhamel. C'est énorme. Et là aussi, pourquoi nous avons 3 000 milliards de dettes ? Un, parce que nous ne produisons plus assez.
Deux, parce que nous avons un assistant à la sociale qui nous fait se nous écrouler, en vérité.
La poursuite du bouclier tarifaire sur le gaz que vient d'annoncer Bruno Le Maire, qui a supprimé celui sur l'électricité, il ne fallait pas le faire ?
Vous savez pourquoi on le fait ? C'est parce qu'on s'est mis dans une nasse. C'est très bien, on passe notre temps à réparer nos bêtises. Ça fait des années, je vous rappelle que j'ai débattu sur une autre chaîne avec M. Le Maire pendant la présidentielle et que je lui ai annoncé que l'AREN, vous savez, le fameux tarif européen de l'électricité et son mode de calcul allaient nous mettre à la catastrophe. C'est arrivé. Alors évidemment, après, on est là à faire des chèques en disant on va corriger, on va corriger. Vous savez pourquoi il prolonge ? Il prolonge qu'en 2025. Et pourquoi il a choisi cette date ? Vous le savez sans doute.
C'est parce qu'en 2025, le tarif de l'AREN sera enfin arrivé à terme. Comme les Français n'ont pas réussi à obtenir de l'Europe la suppression de l'AREN, moi j'aurais décidé ça unilatéralement, le gouvernement se contente d'attendre à la fin comme un élève soumis. Et pendant ce temps-là, on fait des chèques, on finance toujours avec la dette.
Mais en l'espèce, pour soulager les difficultés des Français, il fallait le faire ? Moi, je serais sorti de l'AREN, madame. D'accord. Monsieur Zemmour, nous évoquions tout à l'heure l'anniversaire de la première année du nouveau quinquennat. Il y a un autre anniversaire aujourd'hui. Ce sont les 10 ans du mariage pour tous. Est-ce que vous y êtes toujours opposé ?
Pourquoi j'y étais opposé ? Et pourquoi je le suis toujours ? Je ne ferai pas, je ne participerai pas à cette accumulation, je vois, de mea culpa, de... Ah, j'ai fait des erreurs.
Gérald Darmanin, Christophe Béchut, Catherine Vautrin...
Ça avait commencé avec Valérie Pécresse, vous vous souvenez, pendant la campagne présidentielle, elle avait déclaré qu'elle était à la manifestation pour observer. Le ridicule ne tue pas. Donc, pourquoi j'étais hostile à cette loi ? D'abord, parce que vous avez remarqué depuis 10 ans, puisqu'on fait le 10e anniversaire, il y a eu à peu près 7 000 mariages par an sur les 200, 250 000 mariages classiques. On a quand même fracturé le pays, divisé le pays pendant des mois pour un nombre très, très réduit. On est là, vous savez, normalement, une loi, c'est une loi de portée générale. C'est ça la loi.
Monsieur Zemmour, dites ça à ceux qui ont pu, grâce à cette loi, se marier, même si c'est 70 000 en l'espèce. Attendez,
donc on fait des lois pour quelques individus. Il faut quand même le savoir, c'est un dévoiement de la loi. Deuxièmement, pourquoi j'étais hostile ? J'étais hostile à ce mariage pour tous, ce mariage homosexuel, parce que je savais, j'avais compris, j'avais lu les programmes des lobbies LGBT, je savais que ce mariage était une étape dans un cadre beaucoup plus long et dans un projet beaucoup plus long. En vérité, après le mariage, il était prévu qu'il y ait, qui avait été précédé du Pax, il était prévu qu'il y ait ensuite la PMA pour les femmes seules et les couples de lesbiennes, puis la GPA pour les hommes homosexuels. Eh ben, on y est presque.
D'ailleurs, je lisais, je lisais, excusez-moi.
La GPA, le gouvernement ne cesse de dire qu'il n'y est pas favorable du tout. Et par ailleurs, dans la chronologie, M. Zemmour, que vous décrivez, il y a un fait qui est incorrect, c'est que les Pax continuent d'augmenter. Ce n'est pas d'abord le Pax, puis les mariages, etc. Les Pax, ce sont les hôtérosexuels. Non, les Pax pour les mariages homosexuels
continuent d'augmenter. Essentiellement, les Pax, c'est les gens hétérosexuels. Mais passons. Je reprends. Vous voyez bien que ce matin, il y avait une interview d'un militant de la cause LGBT qui disait le problème, c'est la GPA. Parce qu'au nom de l'égalité, le gouvernement...
Ce militant LGBT, il dit ce qu'il veut. Le fait est que le gouvernement ne cesse de dire que l'ouverture de la GPA, la légalisation de la GPA n'est pas à l'ordre du jour. Au fond, juste pour qu'on comprenne bien, on entendait beaucoup chez les opposants en mariage pour tous l'idée que ce serait une sorte de rupture civilisationnelle. Pardon, mais cette rupture civilisationnelle, on ne l'a pas vue. Où est-elle ? Est-ce que vous avez vu une sorte d'effondrement de la civilisation depuis 2013 avec l'ouverture du mariage aux homosexuels ?
Vous n'écoutez pas ce que je dis. Pardonnez-moi,
vous n'écoutez pas ce que je dis. Vous dites un glissement. Oui, la PMA pour toutes a été légalité, à part ça.
Et après, il y aura la GPA. En 1999, Benjamin Duhamel, la ministre de l'époque, Madame Guigou, disait on fait le PAX quand il y a eu le mariage homosexuel. Madame Taubira disait on ne fera jamais la PMA pour les femmes seules. Donc lui, le gouvernement dit on ne fera jamais la GPA, je vous fiche mon billet qu'il y aura. D'ailleurs, la jurisprudence déjà reconnaît les enfants qui ont été faits par GPA à l'étranger. Ce qui n'est pas la même chose. Ce n'est pas la même chose.
Mais c'est pour leur donner une filiation, M. Zemmour. C'est pour leur donner une filiation, une histoire à ces enfants. Ce qui est normal. Vous allez dire la même chose.
Après, pour la GPA, on dira par mesure d'égalité c'est injuste que le homosexuel...
Donc si je comprends bien, vous dénoncez cette union homosexuelle en tant qu'étape d'un processus qui vous inquiète mais pas en tant que tel. Pour moi, le mariage, c'est un homme et une femme. C'est une institution. Voilà. Ça vous va comme réponse ? Il n'y a pas de réponse qui ne me vont pas. J'essaie de comprendre. Vous entendez également parce que l'argument existait il y a 10 ans mais il continue à être rappelé aujourd'hui. En fait, l'amour, l'importance de gens qui s'aiment mais qui ont choisi de s'unir.
Le mariage, ce n'est pas seulement l'amour. Le mariage, c'est une institution. C'est au départ pour protéger des enfants. C'est tout. Et pour instituer une famille, ça n'a rien à voir avec l'amour. L'amour est en plus. Vous comprenez ? Moi, si vous voulez, le problème de ce mariage homosexuel c'est que ça a fracturé le pays. C'est-à-dire que, vous voyez, on discute là. En vérité, on prend des positions tranchées alors qu'en vérité, moi, je ne suis pas contre le mariage homosexuel parce qu'il touche des homosexuels. Je me moque assez de ce que font les homosexuels. C'est leur vie, ils sont libres. Et vous savez, l'homosexualité a été dépénalisée depuis la Révolution française.
Donc, c'est une vieille histoire. Non, je ne suis absolument pas homophobe. Je n'en ai qu'hure. En vérité, chacun fait ce qu'il veut. Mais ça a donné l'impression à des gens que tout foutait le camp, la rupture civilisationnelle, et ça a donné l'impression à des homosexuels qu'une partie de la population les rejetait, était homophobe. Ce qui était vrai. Non, ce qui n'était pas vrai. Je vais vous soumettre
une phrase prononcée par Marion Maréchal en 2016 qui est désormais dans votre parti. Elle disait, je cite, « D'autres minorités chercheront à faire reconnaître leur forme d'amour. Je pense notamment à la polygamie, comme les conséquences de l'ouverture du mariage aux homosexuels. » Attendez, ces prédictions-là apocalyptiques, elles ne sont pas arrivées. Je répète, « D'autres minorités chercheront à faire reconnaître leur forme d'amour. Je pense notamment à la polygamie. » Mon cher Benjamin Duhamel,
je pense effectivement qu'à partir du moment où on ouvre la boîte de Pandore, tout peut arriver. C'est-à-dire, vous pensez qu'il y a un lien, il y a un continuum
entre le mariage homosexuel et la polygamie ? Vous n'en êtes...
Ah non, je ne vois pas le rapport. C'est ce que dit Marie-Aimé. Non, elle veut dire qu'à partir du moment où on tord l'institution du mariage, tout peut arriver. C'est ça qu'elle veut dire. Et tout est arrivé ? Vous n'êtes qu'à 10 ans, mon cher Benjamin Duhamel. Donc vous pensez que vous êtes
un jeune homme frais et moulu, mais l'histoire est plus longue que votre vie. Donc vous pensez que la polygamie, ça peut arriver comme conséquence de l'ouverture du mariage aux homosexuels. Tout peut arriver.
En tout cas,
je vous signale, mon cher Benjamin Duhamel, que depuis l'arrêt du Conseil d'État de 1989, la polygamie est autorisée en France pour les polygames africains qui font venir leurs femmes d'Afrique. Vous l'ignorez peut-être, mais je vous l'apprends.
Moi, je constate en tout cas que la fracture n'a pas eu lieu puisque, vous l'avez dit vous-même, Valérie Pécresse, Gérald Darmanin, enfin, beaucoup de gens qui étaient opposés et beaucoup de familles, d'ailleurs, on l'entend dans les reportages qui ont défilé en 2013, aujourd'hui, disent finalement qu'on a eu tort. Donc, je ne vois pas la fracture en tout cas.
Mais, madame, vous savez, c'est le fameux effet de cliquet. C'est-à-dire qu'à partir du moment où une mesure est prise dans le sens dit progressiste, on ne revient pas en arrière parce que les gens se disent bon, ben voilà, c'est fait, etc. Mais on avance, on avance, on avance. Et petit à petit, on fait des choses qu'on n'imaginait pas.
M. Zemmour, vous, dont l'objectif est de vous installer à l'Élysée, vous nous direz si c'est toujours votre objectif pour le futur, mais en tout cas, vous avez souhaité il y a un an être président de la République. C'est-à-dire que si vous étiez élu un jour, vous reviendriez sur cette mesure ? J'ai répondu pendant la présidentielle à cette question. Mais je vous repose
la question aujourd'hui. J'ai dit que ce n'était pas ma priorité. J'avais d'autres priorités. Je pense que si j'avais été élu, j'aurais eu un lourd travail sur tous les thèmes que j'ai... En 5 ans, mais en 5 ans, ça donne l'intention de faire des choses. Non, je vous assure que ce n'est pas une priorité.
Voilà. C'est tout. Nous allons revenir dans un instant en direct pour la suite de BFM Politique avec Zemmour. Je vous montrerai 3 photos d'actualité comme tous les dimanches. Vous devrez choisir 2 de ces photos. A tout de suite sur BFM TV. Eric Zemmour est l'invité de BFM Politique ce midi. M. Zemmour, je vous montre 3 photos. Elles vont taper derrière moi. Elles sont liées à l'actualité. Vous allez pouvoir en choisir 2. Il y a une question derrière chacune d'entre elles. Vous allez voir un permis de conduire M. Lu Shai qui est l'ambassadeur de Chine en France et une manifestation en opposition à l'A69. Quelle première question est-ce que... Quelle première photo vous choisissez ?
Le chinois. M. Lu Shai, la France se dit consternée après les propos de l'ambassadeur de Chine en France. Il a estimé qu'il fallait arrêter je le cite de chicaner sur les questions de frontières post-soviétiques en faisant allusion à la situation en Ukraine et particulièrement à la Crimée. Est-ce que vous êtes consterné vous aussi ?
Écoutez, les Chinois sont de plus en plus manifestement les alliés de la Russie. Nous avons reconstitué avec cette guerre en Ukraine les deux blocs qu'il y avait auparavant mais simplement d'un côté nous avons l'Occident et de l'autre nous avons le bloc russo-chinois. C'est regrettable. C'est la Russie qui l'a reconstituée puisque c'est la Russie qui a déclenché la guerre. Oui, c'est la Russie qui a déclenché la guerre. C'est aussi le fait qu'on n'a jamais réussi à régler cette question ukrainienne, du don basse, etc.
On ne va pas revenir sur ce débat mais en tout cas aujourd'hui on a deux blocs qui s'affrontent et je pense que le rôle de la France c'est d'essayer de sortir de cette logique de bloc. D'ailleurs je constate qu'Emmanuel Macron a essayé. il essaye seulement il dit le tout et le contraire de tout. Un jour on voit bien qu'il essaye et puis le lendemain il se remet dans une logique de bloc. Il faudrait qu'il ait un peu plus de cohérence et de persévérance. Mais voilà c'est la situation mondiale et être absolument consternant.
Il nous reste deux photos un permis de conduire ou une manifestation contre l'A69. L'A69 ? Manifestation hier dans le Tarn contre le projet d'autoroute qui doit relier Toulouse à Castres manifestation qui s'est très bien passée elle doit détruire cette autoroute 316 hectares de terres agricoles ce sont les chiffres de la préfecture est-ce que vous êtes favorable à ce projet d'autoroute ?
Écoute je vous avoue que je suis un peu dubitatif je connais cette route je connais cette région faire 50 kilomètres je crois d'autoroute pour gagner 15 minutes seulement en abattant je crois 200 arbres en artificiellement beaucoup de sol je ne suis pas sûr j'aurais peut-être préféré qu'on renforce la nationale je pense que ça aurait suffit
Donc vous êtes du côté des associations les soulèvements de la terre et autres Je ne suis Dites la même chose que Sandrine Rousseau
Je ne suis du côté de personne moi je suis contre la violence en revanche je ne suis contre les exactions dont tous ces gens se font les chantres régulièrement mais en revanche il n'y a pas de honte à réfléchir on n'est pas pour Sandrine Rousseau ou contre Sandrine Rousseau je m'en moque de Sandrine Rousseau j'essaye de réfléchir rationnellement et je me dis c'est peut-être un peu beaucoup pour gagner 15 minutes
Est-ce que comme beaucoup de Français vous évoluez sur les questions du changement climatique ce n'était pas des questions qui étaient au cœur de votre programme et est-ce que vous comme beaucoup d'entre nous est-ce que vous êtes vous évoluez sur ces questions-là ?
Je discute beaucoup avec les agriculteurs ils me disent il y a incontestablement un changement on doit s'adapter etc. donc j'en prends acte en plus je regarde les textes etc. on voit bien qu'il y a ça maintenant ce n'est pas au cœur de mon projet vous avez raison pour deux raisons d'une part parce que je pense que le plus important c'est le grand remplacement de population et le grand remplacement de notre peuple
qui est issu aussi des problèmes climatiques souvent c'est parce que les gens ont des problèmes de sécheresse qui bougent
vous savez je pense qu'à partir du moment où l'Afrique passe de 100 millions d'habitants en 1900 à 2 milliards et demi en 2050 même sans réchauffement climatique il y aurait une pression folle démographique
alors justement nous allons rester en Afrique précisément à la cuidistance de Madagascar et du reste du continent africain il y a un département français qui s'appelle Mayotte Gérald Darmanin il lance l'opération Wambushu la France en fait va expulser des migrants et démanteler les bidonvilles je précise que le plus grand bidonville de France est là-bas à Kauemny une opération qui ne fait pas l'unanimité certains sur place pensent que ça va être un drame et que des violences pourraient découler de ces opérations est-ce que c'est la chose à faire selon vous ? C'est la chose qu'on aurait dû faire depuis très longtemps
si vous voulez Mayotte est le concentré apocalyptique de ce qui arrive déjà en France petit à petit mais comme le territoire français est beaucoup plus grand évidemment ça prend plus de temps Mayotte est tout petit il y avait très peu d'habitants il y a encore 30 ans et désormais ça a été multiplié par 10 par 20 c'est des chiffres inouïs en fait qu'est-ce qui se passe ?
Mayotte est une petite île vous savez il y a 4 îles et les îles comoriennes ont choisi l'indépendance dans les années 70 seul Mayotte qui avait une longue tradition de proximité avec la France par rapport aux autres îles comoriennes a choisi la France le gouvernement dirigé à l'heure par Giscard d'Estaing a accepté il aurait pu refuser il aurait pu dire vous êtes tous dans les mêmes îles ça aurait été aussi cohérent maintenant les Comores n'ont jamais accepté ce vote et qu'est-ce qui se passe ?
les Comores font le grand remplacement c'est-à-dire que l'immigration comorienne est en train de submerger la population mayotienne et bientôt il n'y aura plus que des Comoriens dans la Mayotte et donc ils pourront revendiquer c'est-il
est-ce que c'est un projet politique si on dit des Comores de prendre possession de Mayotte ou est-ce que c'est une volonté pour certains d'acquérir la nationalité française en se rendant sur place ? j'ai envie de vous dire
les deux mon général c'est-à-dire qu'il y a évidemment d'abord des gens qui préfèrent vivre à Mayotte parce que rien qu'avec les minimas sociaux ils vivent 10 fois mieux que chez eux c'est la situation en France aussi et dans le reste de la France je veux dire et il y a aussi le gouvernement comorien qui est bien content que ça se passe ainsi qui ne le dit pas d'ailleurs vous remarquez qu'il a déclaré son hostilité à cette opération de M. Darmanin et il affirme qu'il ne reprendra pas les clandestins que M. Darmanin va renvoyer mais en tout cas
vous délivrez un satisfait site à Gérald Darmanin en l'espèce sur cette opération-là vous dites on aurait dû le faire avant mais en tout cas vous y êtes favorable vous la soutenez j'aimerais qu'il fasse la même chose en métropole
mais M. Gémoire
vous savez là aussi quand vous allez à Mayotte ce qui se passe à Mayotte c'est parce que vous avez vu à Mayotte la violence avec cette délinquance inouïe cette violence cette agressivité d'enfants de 13 ans de 14 ans qui blessent et qui agressent à coups de machette et vous savez dans l'innombrable quartier en France ça ressemble beaucoup à ça déjà vous avez vu regardez à Nice j'étais à Nice pas à la machette mais j'étais à Nice il y a 15 jours on a vu des images dans ce quartier avec des gens avec une kalachnikov M. Zemmour
pour revenir à Mayotte vous avez dit vous-même que c'était un choix de la France de rester à Mayotte Valéry Giscard d'Esta Nicolas Sarkozy en a fait un département français c'était un point stratégique le golfe du Mozambique les grandes oreilles donc il y a une histoire je l'ai dit je l'ai dit
il y a même une affection de Mayotte pour la France qui n'est pas celle des autres je l'ai dit aussi
donc on fait quoi maintenant on fait ce que fait Gérald Darmanin on revient enfin on ne peut pas
se détacher
d'un département français la solution c'est quoi
tout à fait d'accord ça s'est fait déjà avec les départements d'Algérie mais il y a longtemps comment ?
il y a longtemps et c'était douloureux
c'était très douloureux je vous confirme mais non évidemment on défend Mayotte puisque c'est un département français évidemment on renvoie M. Darmanin a bien fait je pense qu'il doit continuer à le faire et on aurait dû le faire beaucoup plus tôt je veux simplement dire simplement dire avertir les français que la situation de Mayotte est un peu ce qui nous arrivera à terme
Eric Zemmour un policier a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire en tant que conducteur de la voiture de police soupçonné d'avoir percuté trois mineurs qui roulaient en scooter Gérald Darmanin qui a également demandé au préfet de police la suspension de ceux qui seraient responsables de ce qui s'est passé
c'était dans le 20ème à Paris
c'était dans le 20ème arrondissement à Paris absolument est-ce que c'est un exemple là de violence policière ?
C'est surtout un exemple de renversement sémantique Pourquoi ?
Parce qu'on fait comme d'habitude des délinquants des victimes et comme d'habitude des policiers des agresseurs Excusez-moi ces mineurs étaient sur une moto l'un était sans casque ils faisaient du rodéo qui est interdit par la loi et en plus ils sont en délit de fuite C'est une raison pour comme ils le disent aller les percuter Oui Je suis favorable à ce que les Anglais font depuis quelques mois c'est-à-dire ce qu'ils appellent le contact tactique je pense que vous savez c'est très dangereux ces rodéos En plus il y a eu ce qui s'est passé au Mans il y a quelques mois il y a un enfant de 4 ans qui est mort uniquement parce qu'il traversait la rue il a pris un rodéo et il en est mort je pense que
ces gens-là Au Mans c'est un automobiliste qui a renversé un garçon de 4 ans par ailleurs il faut être précis sur les faits c'est un refus d'obtempérer ce n'est pas un délit de fuite ils ont non mais ce n'est pas la même chose pardonnez-moi mais la loi ce n'est pas la même chose refus d'obtempérer vous connaissez la différence oui oui et un refus d'obtempérer ce n'est pas légal non plus non mais le refus d'obtempérer c'est refuser de s'arrêter lorsqu'on vous le demande le délit de fuite c'est lorsque vous avez causé un dommage à quelqu'un vous prenez la fuite suite à ce dommage mais le refus d'obtempérer en général précède le délit donc ça veut dire est-ce que vous vous êtes favorable à une évolution de la loi pour que les policiers français puissent percuter les véhicules je suis favorable à l'évolution de la loi
et faire comme les anglais je vous rappelle qu'en Angleterre ce genre d'activité a diminué drastiquement
Pape Ndiaye qui est ministre de l'éducation interrogé sur ces sujets et sur le climat de tension notamment suite à la réforme des retraites a réaffirmé cette semaine qu'il existait des je le cite des phénomènes de violences policières et sur lesquels enquêtait d'ailleurs l'IGPN il faudra qu'ils se mettent
d'accord avec monsieur Darmanin au conseil des ministres parce qu'après tout c'est son collègue qui lui défend évidemment le fait qu'il n'y peut pas y avoir de violences policières puisque je le répète à chaque fois c'est la police qui a le monopole de la violence légitime et donc la violence est le propre de la police légitime
monsieur Zemmour ne veut pas dire violence excessive vous pouvez avoir le monopole de la violence légitime parce que c'est les forces de l'ordre mais ça ne veut pas dire que vous pouvez utiliser
la violence de façon excessive donc il n'y a pas étymologiquement de violences policières donc c'est quoi
des violences commises par des policiers ? peut-être
vous savez ils sont très contrôlés moi je pense aujourd'hui que ce ne sont pas les policiers qui commettent des violences on commet des violences sur les policiers c'est ça l'essentiel aujourd'hui c'est les policiers qui sont une cible et c'est les policiers qu'il faut défendre
en tout cas moi c'est ce que je fais quand pendant les manifestations on avait notamment des membres de la brave qui s'en prenaient à des manifestants en leur donnant des claques parfois avec des insultes à caractère raciste ça c'est pour vous aucun problème ? vous ne savez pas comment ça s'est passé
qu'est-ce qui s'est passé avant ? vous ne voyez que la vidéo au moment où on l'enregistre vous ne voyez pas ce qui se passe avant moi je voudrais voir ce qui se passe avant
mais vous êtes d'accord que quand l'administration en l'occurrence la police des polices ou la gendarmerie qui enquête sur ses propres membres conclue à un comportement inadapté vous vous remettez à cette décision c'est bien ce que j'ai dit
il y a des procédures qui contrôlent les policiers et donc c'est très bien oui il faut suivre d'ailleurs le ministre suit ensuite
les habits de l'IGPN voilà je voudrais revenir donc à Papendia le ministre de l'éducation qui a également affirmé cette semaine que les établissements privés sous contrat devaient davantage prendre leur part en matière de mixité sociale il a raison alors vous savez
monsieur Papendia je trouve qu'en ce moment il est très intéressant à suivre parce qu'on a l'impression que pendant un an il prenait un peu ses marques et que maintenant il tombe le masque et il a vous avez cité cette déclaration il avait fait une autre déclaration non mais sur celle-là précisément je vais répondre sur celle-là vous inquiétez pas mais je veux mettre dans le contexte quelques jours avant dans laquelle il réduisait les pouvoirs du comité des sages de la laïcité dirigé par Mme Schnapper la fille de Raymond Aron et il faisait rentrer des gens qui étaient pour ce qu'ils appellent une laïcité ouverte c'est-à-dire en gros pour la fin de la laïcité à la française et là il fait des déclarations sur l'enseignement privé en fait c'est le même sujet c'est le même sujet en vérité de l'immigration et de l'entrée de gens d'enfants de l'immigration extra-européenne à l'école qui pose un problème majeur et qui aggrave une école qui déjà est en train de s'effondrer
pardonnez-moi
je souhaite vous entendre sur ce point parce que non c'est très important mixité sociale
moi je ne l'appelle
pas mixité sociale je vais vous répondre
mais monsieur Desmour vous-même vous rappelez souvent votre parcours l'endroit d'où vous venez il n'est pas question de vos origines vous rappelez votre milieu modeste etc c'est bien cela dont il est question alors qu'on parle de mixité sociale donc ça veut dire que vous lui attribuez une intention qu'il n'a peut-être pas en tout cas je lui attribue une intention de ce qu'il dit je lui attribue une intention qu'il a
mais parce que je sais tout simplement ce qu'il appelle mixité sociale en vérité c'est la mixité migratoire c'est ça le sujet le problème aujourd'hui c'est que nous avons une école qui s'effondre je le répète tous les classements internationaux nous le montrent le classement PISA sur la capacité de lire un texte est catastrophique le classement TIM sur les mathématiques nous sommes derniers vous m'entendez derniers de l'Union Européenne c'est une catastrophe aujourd'hui vous avez deux Français deux enfants sur 10 à 14 ans qui ne savent pas lire correctement un texte ce chiffre monte vous allez voir que j'ai de la suite dans les idées à 50% vous m'entendez un sur deux dans les quartiers que j'appelle moi islamisés et qui sont appelés populaires pourquoi ?
parce qu'en fait l'école s'est effondrée parce que nous avons renoncé depuis 40 ans au système traditionnel nous sommes devenus le jouet des lubies des pédagogistes qui ont abattu les méthodes traditionnelles et donc le niveau de l'école s'est effondré il n'y a qu'à voir le niveau du bac aujourd'hui le niveau en orthographe le niveau en français le niveau en mathématiques et là-dessus je dis bien là-dessus s'est greffé une immigration extra-européenne de gens qui pour la plupart je dis bien pour la plupart ont un niveau socio-culturel très faible par ailleurs ces gamins-là souvent sont très violents donc il y a une conjonction une agrégation à la fois d'effondrement du niveau scolaire et de l'immigration
qui aggrave je suis obligé de vous arrêter un instant vous venez de faire une phrase dans laquelle il y a tellement d'éléments vous venez de dire les enfants d'origine extra-européenne sont souvent violents sur quelle base les faits
les chiffres vous savez il s'est un peu suffit de regarder mais arrêtez vous avez le droit de rester dans le déni c'est votre statut de journaliste qui est en cause je le sais moi je ne le suis pas mon statut de journaliste votre statut sur ce sujet de journaliste est d'être dans le déni vis-à-vis des ravages de cause d'immigration je vous demande quels sont les faits je vous pose une question simple de toute façon je vous réponds ce que je veux donc je vais continuer je vous pose les questions que je veux aussi vous posez vos questions et j'ai mes réponses donc je vais vous répondre je vais vous dire que ce système là c'est à dire effondrement du niveau scolaire plus immigration a tué l'école publique je rappelle que monsieur Papenday il y a quelques mois a liquidé les deux derniers établissements d'excellence dans le public c'est à dire Henri IV et Louis Le Grand qui avaient encore une autorisation de ne pas prendre tous les enfants qui venaient comme ça des banlieues maintenant c'est fini et leurs résultats
n'ont pas baissé
je peux vous annoncer que ces deux lycées vont s'effondrer ce qui n'est pas le cas par ailleurs qu'est-ce que font les gens oui c'est pas le cas évidemment c'était fait il y a six mois Benjamin Duhamel voyons qu'est-ce que font les gens ils ont très bien compris ce que vous ne voulez pas comprendre et ils fuient ils fuient vers le privé 40% des enfants à Paris sont dans le privé donc monsieur Papenday qui a maintenant tué le public veut tuer le privé et donc il veut obliger l'enseignement l'école sous contrat de prendre ces enfants que suit le reste de la population mais l'idée de l'école
monsieur Zemmour est-ce que ça n'est pas d'essayer de donner les mêmes chances à tous ceux qui ont une histoire familiale plus compliquée ceux qui ont des parents absents ceux qui n'ont pas les moyens d'avoir accès à de la culture est-ce que ça n'est pas ça le rôle de l'école est-ce que c'est pas ça le message qu'envoie le ministre de l'éducation pas du tout
pas du tout le message qu'envoie le ministre de l'éducation c'est il envoie un message aux français vous ne pourrez pas échapper au ravage de l'immigration c'est le même message qu'envoie monsieur Macron quand il décide d'envoyer des migrants dans des petits villages c'est la même chose et moi je dis aux français vous n'échapperez pas vous croyez depuis des années que vous pouvez fuir que vous avez des stratégies d'évitement on a beaucoup dit que la bourgeoisie pouvait d'ailleurs je note entre parenthèses que monsieur Papahinda il lui-même c'est très bien ce que je dis puisque lui ses enfants il les met à l'école alsacienne qui est une école privée hors contrat donc il sait très bien ce que je dis il sait très bien les ravages de l'immigration à l'école et de l'effondrement du niveau et de l'indiscipline généralisée tous les profs vous le disent ils ne peuvent plus faire classe ils sont aujourd'hui venus passer leur temps à faire la discipline qu'ils n'arrivent pas à obtenir monsieur Zemmour
votre démonstration c'est vrai qu'on commence à bien la connaître en revanche est-ce que vous n'êtes pas un peu monocause mono monocause oui de ce tout à l'heure vous avez vous-même parlé du salaire des professeurs qui avaient baissé considérablement lié à l'inflation donc il y a peut-être aussi à chercher d'autres causes dans l'effondrement de notre système scolaire non ? c'est forcément l'immigration c'est pas un peu
vous êtes habitué à ma démonstration et moi je suis habitué à vos questions et je suis là je vous demande de regarder autre chose je suis surtout habitué à votre mauvaise foi c'est-à-dire que en l'occurrence j'ai dit au départ la cause de l'effondrement de l'école française c'est l'adoption de nouvelles méthodes pédagogistes qui a fait effondrer le niveau scolaire vous savez ça je l'ai dit à chaque fois et j'ajoute et j'ajoute l'immigration extra-européenne avec des exceptions bien sûr il y a des élèves asiatiques qui sont très brillants il y a même des élèves marocains qui sont remarquables qui a la bonne
et la mauvaise immigration
il y a une masse d'abord il y a trop d'immigrés depuis 30 ans c'est une évidence et il y a en plus une masse de gens qui ont un niveau socio-culturel très très très faible et il y a des exceptions et ça ça aggrave encore ça aggrave encore madame les mots ont un sens ça aggrave encore l'effondrement du niveau scolaire parce que nous avons renoncé à nos méthodes traditionnelles vous savez il y a 20 ans monsieur Luc Ferry ministre de l'éducation nationale des gouvernements de monsieur Chirac disait si nous n'avions pas l'immigration extra-européenne nous serions en tête et dans le haut du déclenchement PISA ce n'est pas moi qui l'ai dit c'est il y a 20 ans moi je pense d'ailleurs qu'il exagérait parce que notre effondrement était d'ailleurs ce serait d'ailleurs advenu même s'il n'y avait pas
eu l'immigration le rassemblement national a fait une priorité du je cite le poison du wokisme c'est sa lutte du moment démarche qui est présentée par certains comme une volonté de vous prendre des électeurs de vous siphonner vous voyez ça pareil
je suis content que le rassemblement national se rende compte de l'importance de la lutte contre le wokisme alors que jusqu'à présent il se moquait comme madame de mes obsessions je note aussi je ne pense pas que Marie-Christine soit moquée de vous vous a posé une question je vous taquine je note aussi j'ai regardé j'ai lu les papiers j'ai vu que le slogan de ce colloque c'était déconstruisons les déconstructeurs je suis assez heureux parce que j'ai écrit ça il y a 10 ans dans le suicide français certains sans doute s'en souviennent vous savez je pense que les gens qui m'ont suivi ne sont dupes de rien il faudrait demander d'ailleurs à certains élus du rassemblement national comme monsieur Chenu par exemple qui se présente comme un militant de la cause gay qu'est-ce qu'il pense de ce combat contre les wok parce que s'il y a un des moteurs et on ne l'a pas évoqué tout à l'heure on peut être militant de la cause gay
et ne pas être favorable à ce que vous appelez le wokisme qui est d'ailleurs un mot comment dire qu'est-ce que c'est le wokisme on a du mal à percevoir la définition
on va définir ensemble qu'est-ce que c'est que le wokisme c'est l'éveil traduction du mot en anglais aux questions de justice pour les minorités qu'est-ce que c'est que les minorités Benjamin Duhamel les minorités c'est soit les minorités sexuelles soit les minorités ethniques donc vous voyez bien que le combat LGBT est au cœur du wok quand vous citez monsieur Chenu vous dites il est militant gay je le cite il l'a dit lui-même militant de la cause gay il y a d'autres élus du RN qui ont dit qu'ils étaient que les militants du mariage pour tous contre le mariage pour tous c'était ridicule alors on va avancer donc si vous voulez moi je moi vous savez
je suis pour la paix des ménages donc je dis simplement alors avançons un tout petit peu et je prolonge la question de Jean-Baptiste pendant la campagne présidentielle vous répétiez cette phrase en boucle Marine Le Pen ne peut pas gagner l'élection présidentielle est-ce que vous le diriez encore aujourd'hui ? oui ah bon alors que dans tous les sondages elle apparaît comme quasiment la favorite pour 2027 ? elle ne peut pas gagner selon vous ? Benjamin Duhamel elle gagne contre qui ? alors en l'espèce dans les sondages contre Emmanuel Macron mais même quand ce n'est pas Emmanuel Macron elle apparaît très nettement est-ce qu'Emmanuel Macron va se représenter ?
vous avez raison vous avez raison mais même dans les hypothèses de premier tour sans Emmanuel Macron
elle arrive en tête en 2016 Madame Le Pen battait François Hollande est-ce qu'elle a gagné la présidentielle de 2017 ? non aujourd'hui elle gagne contre Emmanuel Macron qui ne sera plus candidat alors qu'est-ce qui vous fait dire qu'elle ne peut pas gagner en 2027 ? parce que si vous voulez je fais une analyse politique et sociologique d'ailleurs j'ai lu avec plaisir les remarquables interviews que je vous recommande de M. Buisson dans Le Point puis dans Valeurs Actuelles qui expliquent tout à fait la même chose qu'est-ce qu'il dit ? il dit d'abord on nous a présenté Marine Le Pen comme la candidate du bloc populaire contre le bloc élitaire or au second tour de la présidentielle de 2022 M.
Macron a recueilli plus de voix populaires 31% que Mme Le Pen 29% deuxièmement en vérité qui fait l'élection de M. Macron c'est le bloc des gens âgés des boomers des retraités des gens qui ont plus de 60 ans 65 ans etc. ces gens-là ne votent pas pour Mme Le Pen pour un tas de raisons non elle progresse elle est retraitée on va s'arrêter là on va s'arrêter et simplement en fait pourquoi je me suis engagé pourquoi je propose contrairement à Mme Le Pen une alliance des droites parce que je pense que c'est la seule façon de fracturer ce bloc des retraités qui a voté qui a fait l'élection de M. Macron et qui fera l'élection de M.
Philippe et d'autres c'est sans fin c'est sans fin voilà pourquoi je ne crois pas
à la victoire de Mme Le Pen elle sera toujours battue par un macronien merci d'avoir été notre invité aujourd'hui sur BFM TV lundi rendez-vous journée spéciale sur BFM TV au sujet des retraites nos experts vont répondre à vos questions mais concrètes vous nous écrivez par mail vous exposez votre situation et nos experts vous voyez à l'antenne vous diront à quel âge dans quelles circonstances avec quel argent vous pourrez partir à la retraite merci beaucoup Marie-Christine Benjamin
Éric Zemmour