LES GILETS JAUNES, LES NOUVEAUX ESCLAVES selon Pierre-Jean Chalençon
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Questions et réponses
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- 0:51OuverteRéponse directe
Est-ce qu'aujourd'hui, ce n'est pas ringard d'être fan de Napoléon ?
- 1:38OuverteRéponse directe
Ils vous accostent parce qu'ils vous voient à la télévision ou parce que vous incarnez aujourd'hui Napoléon ?
- 2:06OuverteRéponse directe
Et vous pensez qu'aujourd'hui, il y a un manque de personnalité comme Napoléon ?
- 3:05OuverteRéponse directe
Vous pensez qu'un Napoléon va émerger ?
- 4:08OuverteRéponse directe
Les Gilets jaunes, tout le monde s'en fout.
- 4:31OuverteRéponse directe
C'est quoi, les gens sont épuisés ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:03InvitéFait
« Non mais arrêtez les conneries, il y a plus d'esclaves aujourd'hui qu'à l'époque de Napoléon. »
- 0:07InvitéFait
« La France est réduite à l'esclavage. »
- 2:39InvitéFait
« Le problème de gens, de personnalités comme Napoléon ou le général de Gaulle, c'est qu'elles n'accèdent au pouvoir que quand il y a des périodes de chaos. »
- 4:06InvitéFait
« La France est dans un état de faillite totale. »
- 4:55InvitéFait
« Emmanuel Macron n'est pas puissant ? Non, je pense qu'il n'est vraiment pas puissant. »
- 5:53InvitéFait
« Le Sénat ne sert plus à rien, par exemple. »
- 6:20InvitéFait
« Les politiques ont abandonné le peuple. Ils sont beaucoup plus près de leur portefeuille à eux. »
- 7:07InvitéFait
« Napoléon était de gauche. C'était un Jacobin. Il était avec Robespierre. »
- 8:05InvitéFait
« Moi, je suis un homme du peuple. »
- 8:47InvitéFait
« Cette histoire, je n'ai absolument rien fait. »
- 10:06InvitéFait
« J'étais la tête de Turc parce qu'on sait que je suis plutôt proche du président de la République que de Marine Le Pen. »
- 15:59InvitéFait
« Napoléon en 1814 a signé la charte concernant l'arrêt de la traite négrière. »
- 18:39InvitéFait
« Sous Napoléon, on ne peut pas dire que non, franchement, il faut être sérieux. Ça a été la plus grande période de l'histoire de France. »
- 18:58InvitéFait
« Napoléon a créé l'Europe. »
- 20:19InvitéFait
« Le seul crime qu'il y a eu à l'époque de l'Empereur, c'est le duc d'Anguin. »
- 20:32InvitéFait
« Tu ne peux pas comparer cet homme-là à un homme d'aujourd'hui. C'est un homme du 18e siècle. »
- 21:00InvitéFait
« Le plus important, ce n'est pas la République et la laïcité ? C'est la laïcité, mais la religion catholique, elle fait partie de la laïcité et de la République. »
Temps de parole
- Invité85 %
- Présentateur15 %
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Vous ne voyez pas que la majorité des français sont pas des esclaves aujourd'hui ? Non mais arrêtez les conneries, il y a plus d'esclaves aujourd'hui qu'à l'époque de Napoléon. La France est réduite à l'esclavage.
Attends, pause. C'est quoi le Créomédia ? On est une équipe qui vous propose du contenu vidéo respectant trois piliers. Le débat, l'ouverture d'esprit et la pluralité des opinions. Notre but, faire réfléchir et permettre la libre circulation des idées. Bonne vidéo. Bonjour à tous, on se retrouve aujourd'hui pour un nouvel épisode d'Oeil pour Oeil, le format d'interview débat. On reçoit des personnalités engagées ou des personnalités qui ont, comme aujourd'hui, une forte personnalité. Aujourd'hui, on est avec Pierre-Jean Chalençon. Pierre-Jean Chalençon, bonjour. Bonjour à vous, bonjour à tous. Pierre-Jean Chalençon, vous êtes le plus grand collectionnaire au monde de Napoléon.
Et vous vous êtes fait connaître notamment du grand public en participant à des émissions comme Affaires conclues. Tout à fait.
Bonjour jeune homme, Affaires conclues.
Pierre-Jean Chalençon, je vais commencer avec une question assez naïve. Est-ce qu'aujourd'hui, ce n'est pas ringard d'être fan de Napoléon ?
C'est une bonne question. Et je pense que non. Au contraire, je pense que c'est chic. Et dans une période un peu compliquée, qui est la nôtre en France et en Europe et un peu partout dans le monde en ce moment, se rattachée à une histoire, et à une grande histoire glorieuse, où la France a été quand même le maître du monde. L'Europe a été le phare d'Alexandrie, si je puis dire, pendant ces vingtaines d'années. Je suis un peu un gardien du temple aussi. Donc, je considère au contrat, c'est un honneur. Et puis, quand je vois le nombre de jeunes dans la rue qui m'accostent, je me dis que, bah, non, je pense que c'est plutôt in.
Ils vous accostent parce qu'ils vous voient à la télévision ou parce que vous incarnez aujourd'hui Napoléon ?
Ils m'ont connu grâce à la télévision. Et ils m'apprécient par rapport à mon engagement, ma passion pour l'histoire, l'histoire de France et Napoléon. Et ça, ça me fait toujours énormément plaisir avec des gamins de 10 ans, de 12 ans, de 14 ans, de 20 ans. Et ce n'est pas des phénomènes, c'est quand même la majorité. Je trouve ça assez extraordinaire.
Et vous pensez qu'aujourd'hui, il y a un manque de personnalité comme Napoléon ?
Il n'y en a plus. Je vous le dis, ils n'existent plus. C'était le dernier, Napoléon ? Non, il y a eu le général de Gaulle, il y a des gens comme ça. Il y a des types extraordinaires. Aux États-Unis, il y a eu Kennedy. Il y a des personnages forts. Regardez le président Trump, regardez Echevert, Echevert. Il y a des personnages dans le Poutine. Enfin, il y a des gens qui ont des caractères. Mais malheureusement, en France, ça fait bien longtemps qu'on n'ait pas eu, je veux dire, à part le général de Gaulle. Le problème de gens, de personnalités comme Napoléon ou le général de Gaulle, c'est qu'elles n'accèdent au pouvoir que quand il y a des périodes de chaos.
C'est-à-dire que l'establishment lambda quotidien empêche justement ce genre de personnages, de personnalités d'éclore. Et c'est bien le problème de cette médiocrité actuelle que nous avons de la classe politique et des élites. Donc il faudrait quoi un chaos ? On y arrive, excusez-moi.
Vous pensez qu'un Napoléon va émerger ?
Il s'appellera, je ne sais pas comment, mais il s'appellera. Oui, il émergera ou elle émergera. Elle peut être aussi femme, féminine. Attention, aujourd'hui, on est dans la parité. Donc quand on voit qu'aujourd'hui, on sort d'élections régionales, locales, mais enfin importantes, avec quasiment 68% d'abstention, si ce n'est pas le chaos. Ce qui est d'ailleurs d'autant plus étonnant, c'est la passivité des Français. Les Français sont connus pour être des belliqueux, des gaulois, des râleurs. Et on a été, avec les Italiens, les plus grands, les grandes manifestations. Rappelez-vous, on manifestait pour à peu près tout et n'importe quoi.
Et aujourd'hui, où la France est dans un état de chaos total, il y a des manifestations pour des trucs totalement aberrants. La loi flic, je ne sais pas quoi, sécurité, tout le monde s'en fout. On a besoin de sécurité, il y a des caméras partout. Mais la France est dans un état de faillite totale.
Les Gilets jaunes, tout le monde s'en fout.
Regardez, les Gilets jaunes, aujourd'hui, ils n'en disent pas où ? Ils sont où, les Gilets jaunes ?
Il y en a moins.
Et vous croyez que ce n'est pas plus grave ce qui se passe aujourd'hui qu'il y a deux ans pour une histoire de, soi-disant, de taxes d'essence ? D'ailleurs, l'essence a augmenté. Donc moi, je voudrais savoir où sont passés les Gilets jaunes. Est-ce que les gens, ça leur fait plaisir de se faire tondre comme on se fait tondre par l'État en ce moment ?
C'est quoi, les gens sont épuisés ?
Je pense que les gens sont épuisés. Les gens, surtout, ont peur. Les gens se disent, il faut mieux tenir que courir. On a peu, mais au moins, on a ça. Et c'est utilisé par, malheureusement, une classe politique en pleine, en totale déliquescence.
La sacrée république ne permet pas, justement, avec ce président quasiment tout puissant ?
Vous trouvez qu'il est puissant, lui ? Moi, je trouve qu'il est plutôt impuissant. Emmanuel Macron n'est pas puissant ? Non, je pense qu'il n'est vraiment pas puissant. Je pense qu'il a montré, justement, la limite du pouvoir de la Ve République. Moi, je suis un soutien. J'ai toujours été un soutien des présidents. Parce que j'estime que, comme aux États-Unis, il faut soutenir son président. Je suis un soutien indéfectible du président Macron. Je l'ai dit, d'ailleurs, plusieurs fois l'année dernière, où il était d'ailleurs très critiqué. J'ai d'ailleurs été félicité à maintes reprises par SMS par Brigitte Macron.
Et je reçois ici, j'ai reçu, d'ailleurs, encore il n'y a pas longtemps, plein de personnalités du château, de l'Élysée. Je suis au téléphone régulièrement avec des gens qui sont très proches du président de la République. Mais moi, je leur dis les choses. Vous savez, c'est pas d'être... On n'est pas... Voilà, moi, je dis qu'il y a des élections. Les gens voteront. Si l'année prochaine, il est réuni, bah tant mieux. S'il est battu, bah tant pis. Je pense que la Ve République est arrivée à bout de souffle. Elle a fait son temps. Il faut la revoir. Alors, je ne dis pas qu'il faut... Mais il faut l'améliorer. Le Sénat ne sert plus à rien, par exemple. On voit aujourd'hui...
À quoi sert le Sénat ? À part coûter des centaines de millions d'euros. Quand on voit... On regarde les séances. Moi, je suis passionné de politique. Ça m'arrive de regarder la chaîne Publique Sénat, enfin, les journées du public. On voit quasiment personne. Bon, aujourd'hui, et encore...
Les politiques ont abandonné le peuple ?
Oui, je pense que les politiques ont abandonné le peuple. Ils sont beaucoup plus près de leur portefeuille à eux. De leur note de frais, de leur... Moi, je serais pour une remise à plat pour que le politique soit à l'égal du peuple. Ça paraît con, mais c'est ça que les gens veulent aujourd'hui. Les gens veulent que ces gens-là... Pourquoi veulent-ils tout savoir ?
C'est contradictoire avec l'émergence d'un homme fort, comme Napoléon, non ?
Non, pas du tout. Vous savez, Napoléon n'était pas du peuple. Il mangeait avec ses soldats. Napoléon était quelqu'un qui était très généreux. Il ne faisait pas...
Je voulais vous poser la question. Est-ce que Napoléon était un homme du peuple, quelqu'un populaire ? Ah, totalement.
Ben, Napoléon... Oh là, pardon. L'empereur répond. Napoléon, c'est ça qui est passionnant. J'aime beaucoup Alexis Corbière, que j'apprécie beaucoup, qui est un député de la France insoumise. Et on a eu une discussion il n'y a pas longtemps chez Cyril Hanouna. Et je disais à Alexis, je lui disais, mais tout le monde s'imagine que Napoléon est de droite. Mais fatalement faux. Napoléon était de gauche. C'était un Jacobin. Il était avec Robespierre. Mais comme plus personne de ceux qui sont tous ces gens-là, je peux parler dans le désert. Je pourrais raconter qu'il était un copain avec Mao. Tout le monde dirait très bien. À part Éric Zemmour, qui est encore de la culture, et Pascal Praud.
Les autres...
C'est les seuls qui ont de la culture aujourd'hui ?
Comment ?
Pascal Praud et Éric Zemmour,
Ils ont une culture générale qui est quand même... Alors, même s'ils sont de droite, etc. Mais la culture de gauche, excusez-moi, j'ai encore vu Yarkon Bendit. Alexis Corbière,
il était professeur d'histoire. Alexis Corbière, par exemple, qui est professeur d'histoire.
Alexis est très bien. Mais moi, j'adore Alexis. C'est pour ça que je dis... J'ai autant d'amis, moi, je suis autant ami avec Alexis Corbière qu'avec Éric Zemmour. Mais ils sont peu. C'est ça qu'ils sont de moins en moins. Et qu'on n'a pas besoin de M. Harkon Bendit, qui prône la révolution depuis 1968, qui est un fils de grand bourgeois et qui vit sur les frais de l'Europe et de la France depuis des dizaines d'années en touchant des pensions de députés européens. Il y a un moment, ces gens-là, il faut... Foutez-moi tout ça dehors, comme Aurédi Murat le jour du coup d'État du 18 brumaire. Foutez-moi tout ça dehors. On en a marre. Moi, je suis un homme du peuple.
Moi, vous savez, mon palais, je me l'ai acheté avec mon argent. J'ai pris des emprunts, j'ai pris des crédits. On m'interdit de travailler. Mais on me prélève toujours. Tous les mois, je suis prélevé par nos amis du ministère des Finances. Donc, il n'y a pas de souci. On paye. On vendra des objets. Je vendrais ça à des Chinois. Et on dira, oh mon Dieu, c'est triste. Il a vendu. Ben oui, mais quand on assassine les forces vives, on pourra toujours aller se plaindre.
Mais si vous êtes un homme du peuple, est-ce que ce n'est pas contradictoire récemment à l'affaire des dénés clandestins ? Est-ce que ça n'a pas choqué, justement, certaines personnes du peuple qui peuvent se dire c'est l'aristocratie, la nouvelle aristocratie qui se fait la fête ?
Ça a été présenté. Mais quand on connaît la vérité, c'est totalement aberrant. C'est abracadabrantesque. Cette histoire, je n'ai absolument rien fait. Le palais vivien est fermé depuis des mois. Je vis dans cet endroit. J'ai cassé ma cuisine de 2 décembre, date historique napoléonienne. D'ailleurs, vous avez vu, je vous ai mis des verres en carton pour vous offrir de l'eau parce que je n'ai plus de la vaisselle. Donc, tu me vois, moi, dans le décor ici, organiser des dîners clandestins.
J'avais simplement organisé, demandé, enfin, c'était Christophe Leroy qui m'avait demandé si dans son club pouvait organiser 2 ou 3 petits événements avec des hommes d'affaires pour relancer un petit peu la rentrée du palais vivienne. J'ai accepté. Voilà. On a été balancé par un ami très sympathique qui voulait du mal à Christophe Leroy qui est un attaché de presse ringard et de dernière catégorie. Et donc, ils ont fait leur job ou pas leur job. On ne peut pas dire que c'est du grand journalisme. Enfin, ça a été fait. Mais ça a amené à quoi ? À rien. Qui n'a pas organisé des déjeuners ou des dîners pendant le confinement ? Mais autant de becs de gauche que de droite.
Vous avez fait payer, non ?
Ce n'est pas ça qui a posé le problème.
Moi, je n'ai pas fait payer. Moi, j'ai fait gratos. Moi, j'ai invité. Et d'ailleurs, les gens l'ont bien compris. Pendant 48 heures, on a monté ça en épingle. Le Napoléon, le palais vivienne, les ministres, il a mis avec les macrons, avec machin. Tout ça, c'est des conneries. C'était de l'enfumage. C'était parce qu'on voulait se taper Macron et le gouvernement. Et j'étais la tête de Turc parce qu'on sait que je suis plutôt proche du président de la République que de Marine Le Pen. Bon, il y a un moment, il faut arrêter. Soit l'année dernière, j'étais un horrible facho qui fréquentait la famille Le Pen.
Avec la polémique avec la fréquence de Jean-Marie Le Pen.
Voilà, etc. Et alors, je fréquente ce que je veux. Je les emmerde. Je fais ce que je veux dans le corps en mode démocratie.
Votre problème, c'est que vous êtes ami avec trop de monde ?
Oui, parce que je pense que je suis un mec cool. Je ne vote pas depuis des années parce que je considère que je suis un homme public et je n'ai pas à prendre parti pour l'un ou pour l'autre. Oui, je suis ami avec tout le monde. Ça existe encore des gens qui sont gentils. Moi, j'aime les gens. Je suis aimé. C'est-à-dire pour ça que vous venez me voir. C'est-à-dire pour ça que je suis très populaire. C'est pour ça qu'il n'y a pas un jour où je vais pas une interview en Suisse, en Belgique, en France qu'on me demande de venir. Moi, ce que je veux, c'est que la France s'en sorte et là, je pense qu'elle est mal barrée. Vous n'avez pas de vision politique ?
J'ai une vision mais je ne suis pas prêt de faire de la politique. Franchement, je les connais trop pour vouloir en faire. Ce n'est pas vous, Napoléon ? Le prochain Napoléon ? Écoutez, on n'en sait rien. Je ne peux pas vous dire que je ne ferai peut-être pas un jour que je ne me lancerai pas dans un truc. Mais c'est vrai quand je vois la popularité que j'ai et le nombre de gens qui me disent des choses, des fois, ça pourrait. Mais non, je ne le ferai pas parce que chacun son job, chacun sa vie. J'ai 50 balais. Je n'ai pas envie de rentrer là-dedans parce que je suis proche du peuple. Je suis quelqu'un du peuple et je connais les problèmes du peuple.
Alors que ces gens-là, une fois qu'ils sont dans leur château... Vous n'avez pas l'impression
d'être déconnecté du peuple ? Aujourd'hui, justement, vous dites que vous êtes dans le château, au palais mais c'est un peu... Aujourd'hui, on est dans le palais Vivienne.
On s'en prend de ça. C'est du décorum. Bien sûr que je suis proche du peuple. Je sais ce que coûte une baguette de pince, qui coûte un ticket de métro. Je sais ce que gagnent les gens. Je sais la précarité des gens aujourd'hui. J'ai un salarié qui est de... Vous savez, j'ai beaucoup plus de problèmes que la moyenne lambda des gens parce que toutes ces dépenses sont décuplées par rapport à quelqu'un de normal. Alors, croyez-moi, les problèmes, je les connais. La France fait qu'aujourd'hui, on ne peut plus être déconnecté. C'est d'ailleurs pour ça que beaucoup de gens se tirent de France. Vous auriez souhaité être déconnecté ? Comment ?
Vous auriez souhaité être déconnecté ?
Ah, des fois, j'aimerais bien être un peu déconnecté, oui. C'est vrai que la dure loi de la réalité me fait beaucoup de peine. Et je comprends les gens qui s'en vont à l'étranger, oui. Moi, j'aime la France, donc je ne pars pas. Ils n'aident pas le patrimoine les plus riches français ? Non, non, non. Ah non, ils n'aident absolument pas le patrimoine. Et c'est ça qui est une honte, c'est scandaleux. Regardez pour Notre-Dame, ils devaient tous virer 200 millions, 200 millions, on attend toujours les sous. Et c'est Notre-Dame. Bon, mais en attendant, je m'en fous de Notre-Dame, je sais qu'elle sera restaurée et il n'y a pas besoin d'argent pour Notre-Dame, l'État n'a qu'à payer.
On n'arrête pas d'aider les pays dont tout le monde se fout, on a eu les dettes de pays qui ne devraient pas, on n'aurait jamais eu de leur prêter de l'argent et on n'est même pas capable d'entretenir un palais ou une résidence de la République. C'est quand même scandaleux. Et l'initiative d'Emmanuel Macron
avec Stéphane Bern pour le restaurer le patrimoine, ce n'est pas suffisant ?
Demander à Stéphane Bern ? Il n'en est pas satisfait ? Je pense qu'il en est revenu de cette histoire. Et puis regardez Stéphane Bern, moi j'adore Stéphane, c'est un ami, mais je pense que ça lui a coûté beaucoup dans sa popularité. Les émissions de Stéphane Bern aujourd'hui, ça ne fait pas des scores gigantesques. Les gens malheureusement, moi j'adore Stéphane, c'est un ami de 30 ans, je le connais pas, je lui ai dit à l'époque, je lui avais dit est-ce que tu es sûr de vouloir faire ça, etc. Mais Stéphane, il est comme moi et on m'aurait proposé ça, j'aurais certainement accepté.
Le problème c'est quand on est des personnalités publiques comme Stéphane ou moi-même, quand on rentre en politique, on se coupe de 50%. Bien sûr, parce qu'on vous considère de droite ou de gauche ou de gauche ou de droite, il y a le clivage. Vous en pâtissez dans votre carrière et Stéphane en a pâti de cette... Voilà, alors Stéphane, il est au-delà de ça, Stéphane, il est comme moi, il est fort, mais je pense pas que... Je pense que s'il avait... Il ne le regrette pas parce qu'il a fait des choses, mais ça quand même est très compliqué.
L'État, si elle voulait vraiment aider le patrimoine, ils n'ont pas besoin de faire un loto à 30 millions ou à 40 millions, c'est que dalle, c'est une goutte d'eau.
Est-ce qu'on a assez fêté le bicentenaire de Napoléon ?
Fêté ? Ah non, on l'a fêté quoi ?
Célébré.
Ah non, je vois pas ce que vous voulez dire. Qui ? Non, non, je pense pas, non, je pense que... On a brillé par notre absence. Non, il aurait fallu faire une grande célébration de 5 mai, un grand défilé militaire sur les Champs-Elysées, un feu d'artifice. Vous voyez ce que je veux dire inviter tous les jeunes de France ?
Non, mais est-ce que le problème, c'est pas justement que Napoléon aujourd'hui il est de plus en plus impopulaire et qu'il y a des... Non, il n'est pas impopulaire. On se rend compte de plus en plus notamment que... Non, mais par exemple avec l'esclavage que Napoléon a rétabli, les campagnes napoléonnes qui ont fait plusieurs... Mais on s'en fout de l'esclavage.
C'est germiné de mort ? Vous ne croyez pas que la majorité des Français ne sont pas des esclaves aujourd'hui ? Non, mais arrêtez les conneries. Il y a plus d'esclaves aujourd'hui qu'à l'époque de Napoléon. La France est réduite à l'esclavage. Vous croyez quand vous gagnez 800 balles par mois, 1000 euros par mois, vous n'êtes pas un esclave ? Vous ne croyez pas que... Est-ce qu'on a envie
de célébrer justement quelqu'un qui a rétabli ? Justement,
Napoléon a voulu le contraire. Napoléon a voulu justement l'émancipation des classes populaires. Il a voulu que justement des gens qui étaient réduits à ne pas gagner, à ne pas pouvoir monter dans la société, puissent s'élever dans la société. Napoléon, tous ses maréchaux, il n'y avait aucun qui était aristocrate. C'était tous des fils de marchands, de savetiers, de cordonniers, des choses comme ça, ou même issus de l'immigration. Non, aujourd'hui, simplement, aujourd'hui, la France, mais comme beaucoup de pays, c'est la cancel culture. Comme aux États-Unis, vous avez 5% de la population minoritaire, bien entendu, mais qui est très active.
Et c'est ces 5% voire même des fois 2,5% qui contrôlent les médias ou les autres. Qu'est-ce qu'on nous emmerde avec cet esclavagisme ? C'est une connerie sans nom. Napoléon n'a jamais repris l'esclavagisme. Et je vous signale une chose, c'est que j'ai dit d'ailleurs à Alexis Corbière, c'est que lors du retour de Napoléon de l'île d'Elbe, Napoléon en 1814 a signé la charte concernant l'arrêt de la traite négrière. Et il ne faut pas oublier que les esclaves étaient vendus par des Africains. Quand on va à l'île de Gorée où je suis allé, c'était les Africains qui vendaient leurs propres frères et sœurs. Non mais il faut relativiser quand même les choses.
Bon, et puis alors, il a fait de l'esclavage, alors on ne va pas en mourir non plus. Il faut arrêter, c'est bon, c'est un homme du 18e siècle, on n'est pas en 2020. Comme je vous l'ai dit, vous ne croyez pas qu'aujourd'hui, il y a des gens qui vivent comme des esclaves dans des cités, etc., qui n'ont pas un rond, qui n'ont pas un euro, qui vivent comme des miséreux. s'occuper de l'éducation de vos enfants, qui vous respectaient. Je ne dis pas qu'il faut remettre ça au goût du jour, ce serait totalement aberrant, mais Napoléon est un homme du 18e siècle, on est en 2020. C'était quand même un dictateur. Est-ce qu'aujourd'hui, on célébrera un Staline, un Hitler qui était un dictateur ?
Non, mais un dictateur de quoi ? Napoléon, il a été élu par le peuple. Quand le peuple n'en a plus voulu, les armées, il est parti. Il a fait un coup d'État, quand même. Le 18e brumaire, oui, mais excusez-moi, il fallait mieux une dictature intelligente, une dictature un homme fort que le directoire. Excusez-moi, la dictature, c'est que les gens sont tombés dans des camps, il y a des répressions, il n'y a jamais eu tout ça. Napoléon est un homme du 18e siècle, ce n'est pas un homme d'aujourd'hui. Ça, je vous l'accorde. Mais il faut arrêter, il faut arrêter toujours cette repentance, cette repentance. Mais merde, fuck !
Si mon père était pédé, si mon grand-père était criminel de guerre, je m'en fous. Ce n'est pas pour ça que je vais dire que je m'excuse. Pareil, j'estime que c'est scandaleux et je suis d'ailleurs dans la même optique que le président François Mitterrand, alors on peut encore dire que je suis un truc. Je suis désolé, on n'a pas à s'excuser pour des choses que nous, de notre génération, on n'a pas commis. Les gens qui ont fait ça ne peuvent pas s'excuser, ils sont tous morts. Ça, c'est devenu le truc « Oh, je m'excuse, excusez-moi, c'est super cool ! » C'est une faiblesse absolue de s'excuser. On assume son histoire, on assume sa vie.
Moi, j'assume ma vie, j'assume mon truc, que je ne vais pas m'excuser pour ce que je n'ai pas fait. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est comme on emmerde les Allemands depuis 50 ans pour Hitler, mais ils n'y sont pour rien les pauvres Allemands d'aujourd'hui. Est-ce qu'on les emmerde ? Ils n'ont pas assez déjà payés ? Non, mais c'est comme les Japonais, si on fait chier déjà. Ou alors les Américains avec les Sioux et les... Non, mais à un moment, il faut arrêter. Mais je vous dis, c'est toujours, c'est cette petite frange d'extrême gauche ou d'extrême droite, c'est pareil. De toute façon, les extrêmes se rappochent, ils sont pareils, c'est cousins, cousines.
Mélenchon, Le Pen, ils devraient vivre ensemble.
Oui, mais on peut se souvenir de son passé et de célébrer sans faire des fêtes et sans dire que c'était incroyable.
Sous Napoléon, on ne peut pas dire que non, franchement, il faut être sérieux. Ça a été la plus grande période de l'histoire de France. La France n'a jamais été aussi puissante. C'est comme si on parlait de la Rome antique. Les Romains ont fait aussi des choses qui n'étaient pas très bien.
Est-ce que justement, avec Napoléon, on serait capable de construire une histoire européenne avec les pays d'Europe qui justement ont subi Napoléon ? Napoléon a créé l'Europe. C'est lui le créateur de l'Europe. J'ai le code civil. C'est moi qui ai l'exemple. Oui, mais les Espagnols ne se souviennent pas forcément très bien de Napoléon.
Si, bien sûr que si. Les Espagnols ont été terribles avec les Français. Vous oubliez les Français qui étaient égorgés, qui étaient brûlés. On leur coupait les couilles, on les mettait dans des marmites d'eau bouillante. Non, non, attendez. Je ne peux pas vous raconter ce que c'est que la guerre d'Espagne parce que je connais bien. Mais en attendant, l'Espagne n'a jamais été mis en exergue grâce à Napoléon parce que son frère, il y a eu Murat et puis en plus, après, il y a eu Joseph.
Il y a eu des massacres aussi.
Mais arrêtez avec des massacres. Il y en a eu tout le temps des massacres. Regardez, les Tutsis, les Hutus, on a célébré la France encore. On s'est repenti. Comme si c'était nous qui avions assassiné tous ces beaux gens. Qu'on demande au président de ces pays africains de s'excuser. Ce n'est tout de même pas nous qui avons massacré à coup de hachette un million de blacks. Si aussi, mais le problème, c'est la politique et que les politiques auraient dû être jugées à l'époque. Vous savez, quoi qu'on soit, M. Macron, M. Sarkozy, M. Hollande, ils ont tous du sang sur les mains. C'est obligatoire. C'est pour ça que je ne veux surtout pas avoir ce genre de choses dans mes mains.
Mais c'est le job, c'est leur job. Mais de dire que Napoléon, et revenons-en à nos moutons, Napoléon, le seul crime qu'il y a eu à l'époque de l'Empereur, c'est le duc d'Anguin. Et il s'en mord les doigts. Il s'en est mordu les doigts. Mais il a assumé. À Saint-Hélène, on lui pose la question. Et il a assumé. C'est le pouvoir. Et c'est ce que j'allais dire. Tu ne peux pas comparer cet homme-là à un homme d'aujourd'hui. C'est un homme du 18e siècle.
Et quand on aura fait le quart du 10e, ce qu'il a fait, quand on pense qu'il n'y avait pas d'avion, qu'il n'y avait pas de moyens de transport, qu'il n'y avait pas de communication, respectons notre histoire, respectons notre culture, respectons... On est un pays judéo-chrétien, que ce que je sache. Et on ne sait pas à nous de nous mettre au recta des autres. Moi, je suis désolé. Il y a un moment... Moi, la religion, la religion en France, elle est catholique. Et si les gens ne sont pas... Le plus important, ce n'est pas la République et la laïcité ? C'est la laïcité, mais la religion catholique, elle fait partie de la laïcité et de la République.
Il y a eu une séparation de l'Église et de l'État en 1905, mais en attendant, c'est l'État qui se charge des bâtiments, des églises, etc. Mais on est quand même un pays judéo-chrétien.
Parce qu'on sait aujourd'hui, par exemple, qu'il y a 25% après la population française qui est issue de la première, deuxième, voire troisième génération de l'immigration. Aujourd'hui, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on...
On voit le résultat. On voit le résultat aujourd'hui.
Est-ce que c'est ça le problème ?
Je pense qu'il y a un gros problème. On a baissé notre culotte et que ce sont les politiques aujourd'hui. Pourquoi aujourd'hui Marine Le Pen, pour ne pas citer la cité, est aujourd'hui crédité de combien ? 47-46% au premier tour ? Au premier tour ? Au premier tour ? Et ils ont envoyé dans... C'est un truc de dingue. Ça montre que... Ça fait 40 ans que les politiques ont échoué. C'est-à-dire qu'on a baissé notre culotte et puis on leur a donné ça, on a monté ça, on a monté ça, on a tant. Avant, il n'y avait pas de problème. Depuis quelques années maintenant, c'est devenu Al-Aqbar, c'est devenu maintenant il faut bouffer Al-Al, ou Kachar, il faut bouffer...
Mais je suis désolé, moi je suis en France, je vais bouffer du porc et je les emmerde. Et s'ils ne sont pas contents, ils rentrent chez eux.
Mais je comprends parce que vous qui êtes justement dans le Palais Vivienne, est-ce que c'est pas... On parlait de la déconnexion tout à l'heure. Est-ce que vous, vous subissez ça ? Est-ce que vous dites qu'il faut manger Al-Al, il faut...
Ah mais moi je le fais hyper attention parce que moi je... Alors d'autant plus que moi je le Palais Vivienne, c'est un lieu d'événementiel, donc on reçoit énormément de gens de diverses communautés et qu'on fait souvent des menus, etc. Mais avant ça n'existait pas. Moi j'étais à l'école publique, j'ai jamais été à l'école privée. Mais il n'y avait pas tout ça, tout le monde mangeait pareil. Non mais on a inventé un truc. Avant quand on allait au Maroc, en Algérie, en Égypte, il n'y avait pas d'attentat, les gens ne se faisaient pas des coupures morceaux.
Pour aller vers la fin, Pierre-Jean Chalençon, je vous posais les deux dernières questions qu'on pose à tous nos invités. Dites-moi. Quelle personnalité souhaiteriez-vous voir dans ce format d'interview à votre place ?
Ah, Emmanuel Macron, il serait bien. Pierre-Emmanuel Costa. Il pourrait y avoir quelqu'un que j'aime bien qui n'a pas son... Chantal Latsou, toi, pour être...
Ah oui. Pour terminer, Pierre-Jean Chalençon, la dernière question qu'on pose à tous nos invités, que vous évoque la phrase « Trace tes contours ». « Trace tes contours » ? C'est le slogan de notre média.
« Trace tes contours », ça me fait penser à une chaîne de télévision, justement. Ça me fait penser à un poste de télévision ou ça me fait penser à un cadre, un cadre de vie et ça, ça pourrait être... Ou ça me fait penser à une loi. Ça me fait penser au Côte-Civine de Napoléon. Il faut toujours avoir un contour et il faut que ça soit contrasté, il faut que ça soit bien défini. « Trace tes contours ».
Merci beaucoup, Pierre-Jean Chalençon.
Mais c'est moi. En tout cas, vous étiez absolument charmant et j'ai dit des choses que je n'avais jamais dites parce que vous avez d'être très sympathique et j'aime des jeunes qui ont des idées et vous avez des idées. Ça, ça me fait plaisir. Et débattre, c'est tellement important. C'est le symbole de la démocratie.
On est tout à fait d'accord. Merci beaucoup. Merci à toi. Si cette vidéo vous a plu, n'hésitez pas à vous abonner, à laisser un « j'aime », mettre un commentaire. C'était Antonin pour Le Crayon. Salut !
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