AUSTÉRITÉ ET “ANNÉE BLANCHE” : LE CHOC DU BUDGET 2026 DE BAYROU
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Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Media TV et le Méia 247, et d'activer la cloche. Bonjour tout le monde et bienvenue dans l'instant cho, votre émission économique. Aujourd'hui, édition un peu spéciale.
François Bairou, le Premier ministre, a décidé de présenter ses pistes pour le budget 2026 en plein été, pratique et historique, hein, pour réduire le déficit à 3 % d'ici 2029, Bairou a avancé un plan qui va être très dur pour les Français. Et oui, nous dépenserons trop par rapport à nos recettes, avance le gouvernement. Alors, oubliez le mot recette car nos élites politiques ont décidé d'aller chercher dans les dépenses.
On se refait pas. Au menu, plus de 40 milliards d'économies. Pour 2026, Baou annonce 20 milliards d'économies sur la dépense publique, 10 milliards sur l'État et ses opérateurs avec des réorganisations, fusion et la suppression de 3000 postes. 5,3 milliards sur les collectivités locales, Vaumerie, bus scolaire, crèche, entretien de la voirie, c'est ça et 5,5 milliards sur les dépenses sociales.
Alors, service public, classe moyenne, précaire, chômeur, malade, ce sera pas votre année. Et surtout, le premier ministre annonce que l'année 2026 sera une année blanche. Tout est gelé, les budgets, le barême de l'impôt, pas de prestation revalorisée, les salaires non plus.
Mais ce n'est pas tout. Le gouvernement annonce aussi la suppression de deux jours fériers, le durcissement encore de l'assurance chômage et puis on se questionne même sur la fin des 35 he semaine de congé payé contre rémunération et sur la santé. On veut durcir l'ALD, moins rembourser les médicaments et actes médicaux.
On va regarder tout ça. Mais ne vous inquiétez pas, François Baotou a dit que l'effort est juste et partagé. Pour parler de tout ça, on reçoit aujourd'hui Julie Yamoto, porte-parole d'attaque.
Bonjour. Bonjour. Frédéric Fara, économiste et essayiste.
Et Nicolas Da Silva, économiste spécialisé dans la sécurité sociale par Visio bonjour à vous trois. Frédéric, toi tu travailles sur l'histoire économique. Est-ce que on a déjà vu ça en France ?
Un budget aussi austéritaire, aussi dur. C'est ces questions évidemment sont des questions anciennes. L'obsession de l'équilibre budgétaire est une obsession du du passé.
Euh oui, il y a eu euh des moments historiques où on a voulu euh faire des tournants de la rigueur. Euh on peut voir évidemment, alors c'est pas aussi dur mais un tournant de la rigueur euh en 58 au moment de la naissance de la 5e République pour le plan PinerUf pour faire rentrer la France dans ses obligations européennes. Ensuite, il y a eu le plan bar au milieu des années 70 puis il a eu le tournant la rigueur en 83 et on pourrait préciser tout ça.
Comme je suis attaché à l'histoire, je suis venu avec un petit texte que je voulais vous lire pour vous montrer que nous sommes dans la répétition du même. Alors, nous sommes en 1941. C'est Jean qui était ministre de l'éducation à l'époque de Léon Bloom qui dans ses mémoires dit ceci.
Je le dis parce que j'aime lire ce texte et je suis content. Merci de me donner l'occasion de le citer. Vous pouviez librement couvrir debout le chef de l'État et ses ministres.
Nierz et frontément nos engagements internationaux les plus évidents. Désouz le gouvernement de votre pays en pleine négociation diplomatique. Donner tort à la France devant l'étranger.
Bravo, c'était de bonne guerre. Mais il vous était défendu de critiquer la mystique de l'équilibre budgétaire, sous peine d'être considéré comme un traître et accusé de provoquer des catastrophes. Une puissante corte veillait jalousement sur le respect de la sainte orthodoxie.
Au premier rang se distinguait la presse et ses chroniqueurs spécialisés. les économistes, les banquiers, les partis conservateurs. Mais derrière ces troupes de choc se dessinit toujours la toute puuissante inspection des finance.
Le premier résultat de cet état de choses a été la paralysie gouvernementale par crainte de compromettre, écoutez bien à la fin, l'équilibre budgétaire, cet idéal constamment entrevu, jamais atteint. Ouais. Donc on 1941, c'était pas mal du tout.
Vous voyez Jean nous raconter des choses qui sont étrangement d'actualité. Donc l'histoire de l'équilibre budgétaire et en fait c'est très intéressant parce que du 19e siècle jusqu'à la seconde guerre mondiale avant qu'on revienne à notre ami Baou, il fallait penser l'État comme une famille. Il fallait dire que l'État c'était comme un ménage comme vous et moi, c'est-à-dire il ne devait pas dépenser plus qu'il ne gagnait, que le budget ne devait pas avoir un rôle pour soutenir ou contrecarrer les crises.
Et ça c'était une théorie qu'on a jugé archaïque, comment dire, au sortir de de la guerre, la suite des travaux de Kanes et d'autres. Et ce qui est amusant, c'est de voir qu'aujourd'hui et bien ces vieilles doctrines budgétaires qui ont été énoncées au 19e siècle, on disait même du budget, il doit être géré. On faisait un clin d'œil à Napoléon en bon père de famille, on disait ça.
Et étrangement, revoilà une vieille doctrine budgétaire qui revient nous hanter depuis maintenant plus de tris décennies. Donc François Bairou s'inscrit dans cette vieille doctrine budgétaire qui avait été considérée comme dépassé. Mais je terminerai là-dessus en disant que contrairement à la science physique, la science économique malheureusement n'est pas cumulative.
Ça veut dire quoi ? Une fois qu'on a constaté que la Terre n'était pas plate et qu'elle tournait, plus personne ne peut dire aujourd'hui bah qu'elle est plate et qu'elle ne tourne pas. Ce qui est bien en économie, c'est qu'on a pu tenir ce genre de doctrine ancienne et les recycler 60 ou 70 ans après.
Donc c'est ça qui donne un peu un parfum curieux à cette affaire. Voilà. Et je suis très content, merci de m'avoir donné la possibilité de le lire parce que c'est un texte qui est peu connu et qu'on a l'impression qu'il a été écrit par quelqu'un hier soir alors qu'il a été écrit en 1941.
Yuli, est-ce que là on est face à à d'énormes régressions sociales ? Je vois beaucoup de gens inquiets dans qui qui ont été dans tous les combats pour les acquis sociaux dont attaque. On parle de des 35 heures, on parle de de jours fériers, de congé pied puis surtout ce dont on parle peu, c'est la régression budgétaire dans les dans les services publics, le gel de tous ces budgets.
Donc en fait avec l'inflation, voilà, c'est pas compliqué de de calculer. Est-ce que là il y a une inquiétude à attaque ou comment tu l'analyses en fait ce nouveau budget là ? Nous, on pense que c'est euh particulièrement alarmant et c'est pour ça qu'on a euh reconsidéré d'ailleurs euh nos priorités politiques euh en sentant venir cette austérité, cette petite musique de l'austérité.
Ça a été très bien dit, c'est bien une vieille rangaine qui arrive et ils vont vouloir nous imposer quelque chose d'historiquement injuste, inefficace. Et nous, on on pense qu'il y a un enjeu à déjà déconstruire le discours et à dire là on parle d'un post le postulat c'est qu'on parle d'un mensonge. Il faut qu'on reprenne les choses dans l'ordre et il y a un contexte, il y a un contexte, les choses vont très vite, les choses s'aggravent très vite et il y a une crise écologique et sociale majeure.
Et c'est pas en en appauvrissant la population tout en épargnant les grandes entreprises et les ultra riches qu'on va s'en sortir. Il y a bien une gronde sociale. Ça s'est vu par exemple dans le cadre du mouvement des gilets jaunes où c'était la taxe carbone, la taxe de trop, il voulait pas la payer, ce qui était parfaitement légitime.
Aujourd'hui, c'est ça qui ressort. Les gens comprennent ce qui est en train de se passer, pourquoi il devrait se serrer la ceinture alors qu'il y a d'autres types de ressources. Et nous, notre rôle, c'est de montrer que c'est bien un mensonge, c'est bien une instrumentalisation de la peur notamment.
Il a parlé François Baou de pronostic vital engagé. Ça fait des années qu'on entend que l'État pourrait être en faillite euh que qu'ils agitent le spectre de la dette et cetera. Ils veulent faire peur aux gens mais les gens ne sont pas duples.
Les gens se rendent compte que en fait ils vont juste payer les pocasé de leurs erreurs leur pardon les peau cassés de leurs erreurs politiques. Et ça depuis 2017 on suit en fait euh le les choix politiques de d'Emmanuel Macron pour montrer à quel point en fait il a mené une politique euh en suivant la doxa néolibérale, c'est-à-dire beaucoup de cadeaux aux grandes entreprises et aux ultra riches. Donc des cadeaux fiscaux pour soi-disant emploi, productivité, croissance.
Sauf que les résultats ne sont pas là et ça c'est leur propre organisme à Matignon fran stratégie qui montre que le succès n'est pas au rendez-vous et qu'il va falloir imaginer d'autres choses. Et même là récemment donc l'OFCE a dit que il fallait pas le problème de la dette c'était pas les euh euh les les dépenses, c'était les recettes, un manque de recettes. Et nous notre rôle c'est de imposer l'idée que il va pas falloir taper sur les gens, ils ont assez fait d'efforts comme ça. il va falloir euh se concentrer sur euh les recettes et notamment c'est pour ça qu'on a produit une note sur la dette pour montrer d'où vient la dette, cette fameuse dette agitée comme un épouvantail, d'où vient la dette.
Et on a montré qu'un/art de la dette est dû aux cadeaux fiscaux de Macron depuis 2017. Mais justement, on va on va rentrer dans le fond he ça va permettre cette émission va permettre de déconstruire tous ces arguments qui sont un peu multipliés et répétés sur sur les plateaux parce que tous les libéraux s'affèrent à justifier ce plan qu'on rappelle très dur euh en avançant ces arguments. 5,8 % de déficit en 2024 et je cite le premier ministre "La menace d'écrasement par la dette est ainsi devenue réelle.
Elle représente désormais 114 % du produit intérieur brut PIB et son remboursement ne cesse de peser de plus en plus lourd dans notre budget. Chaque seconde, la dette augmente de 5000 €. C'est la dernière station avant la falaise.
Frédéric, est-ce que c'est si l'urgence et le danger que ça ? Euh non. Alors pour plusieurs raisons, tout d'abord, il n'y a pas économiquement un consensus pour dire 3 % c'est vraiment la chose qu'il faut viser, c'est indiscutable.
Et tous les économistes tombent d'accord sur l'idée que le 3 % ce fétichisme et bien il doit être défendu. Ça ça ne veut rien dire. On voit des pays qui ont plus de déficit, c'est le cas parfois des États-Unis ou d'autres.
Ça n'implique pas forcément un appauvrissement ou que sais-je ? 1 euh deuxièmement ce chiffre de 100 et quelques pourcents à vocation à faire peur laissant à croire que dans une année de production, il va falloir prendre plus de 100 % à rembourser ceci. Ce ce ce chiffre aussi pose un problème parce que quand on économie, on met en lien la dette et le PIB, c'est-à-dire on met en lien un stock qui est la dette avec un flux qui est le PIB.
Alors, comparer un stock qui a un flux, c'est problématique d'un point de vue de la méthodologie économique, ça c'est encore autre chose. Non, la question n'est pas là. C'est-à-dire que en plus notre dette globalement ces dernières années nous a coûté moins cher et quand on observe la manière donc France Trésor qui est l'organisme chargé de placer la dette française sur les marchés financiers le place sans difficulté et on ne rencontre aucune difficulté à le faire.
Donc là c'est c'est un c'est quelque chose d'excessif. Ce qu'il faudrait regarder cependant c'est que dans ce raisonnement, dans ce débat euh il y a un biais. On raisonne comme si on était que dans une affaire française.
Or, c'est une erreur. C'est-à-dire pour penser les choix économiques aujourd'hui, on doit les penser dans le cadre macroéconomique européen que nous avons choisi aujourd'hui. Qu'est-ce que l'on voit ?
On voit quelque chose qui m'inquiète plus que l'histoire de la dette toutes les secondes ou autres. Tout ça, c'est la machine à faire peur. C'est que la Banque centrale européenne a changé sa politique monétaire et qu'aujourd'hui par rapport au rachat de titre de la dette et cetera, elle a changé.
C'est-à-dire qu'aujourd'hui elle le fait moins, elle va le faire de moins en moins, exerçant là un rôle politique qu'on qu'elle ne devrait pas non moins faire qui exercé une pression sur les gouvernements par rapport à certaines orientations budgétaires. Et on a vu dans le passé combien la Banque centrale européenne savait faire ça dans le casre d'Italie en 2011 en procédant à un changement de gouvernement, dans le cas de la Grèce en asphyxiant le printemps grec d'il y a 10 ans. Elle sait très bien le faire.
Donc aujourd'hui cette espèce d'inquiétude que on veut nous faire croire, c'était le rapport Pébro qui nous disait qu'on était fini. C'était Fillon au moment de la crise de 2007-2008. Je suis à la tête d'un état en faillite.
Donc en fait, c'est une vieille rangaine. Et là, l'inquiétude n'est pas là. Ce qu'il faudrait faire, c'est pas de faire peur aux gens avec des déficits et avec des chiffres qui feraient peur.
C'est de réfléchir comment on peut concilier une politique économique dans un cadre très difficile qui est le cadre européen qui le permet difficilement, qui à la fois concilie la production de richesses mais en tenant compte des contraintes environnementales et de la justice sociale. Et c'est en fabriquant plus de revenus de manière plus intelligente et plus propre que l'on va combattre la dette que dans des exercices fiscaux pareil qui n'aboutiront ni à la justice sociale, ni à l'efficacité économique et non pas à la réduction de la dette parce qu'à la fin ça va faire moins d'activités. Donc moins d'activité, moins de rentrée, moins de rentrée, plus de déficit, plus de déficit, plus de dette.
Et comme effectivement on va laisser le chômage s'accroître, la consommation des ménages va baisser et bien résultat des courses déjà qu'on a une pauvreté à 15 % de la population, elle va augmenter. La répartition du revenu va euh devenir encore pire. Donc en fait c'est ce qu'on appelle de la mauvaise économie.
Et preuve en est, je donne un exemple, on en a insuffisamment parlé. Il y a eu une contribution récente de la SNCF indiquant que notre système de train et nos systèmes ferroviaires n'allaient pas bien. Pourquoi ? parce qu'entre 88 et 2010, on a sous-investi dans le rail.
Donc le sous-investissement, le fait de comprimer l'activité ne permet pas de réduire la dette si on veut la réduire ou de réduire les déficits. En fait, il cède à cette espèce de bizarrerie que la Commission européenne avait vendu dans les années 2010 qui avait un nom charmant qui s'appelait l'austérité expansive. Ah, j'adore cette idée.
L'austérité expansive, c'estàd que en gros, on réduit la dépense, on est violent, les investisseurs sont séduits par notre opération, décident de nous proposer des autérêt moins chers pour notre dette et investissent parce qu'ils voi qu'on est sérieux, ça n'a pas marché. Donc en gros, on reprend de vieilles recettes qui à la fois socialement sont inacceptables et économiquement fausses. H on va se pencher sur le volet santé parce que là aussi, il y a des choses à dire.
Donc pour ça, on reçoit Nicolas da Silva, économiste spécialisé dans la sécurité sociale. Pour faire des économies, François Bairou a affirmé vouloir responsabiliser les patients. Ça passe par l'augmentation des plafonds annuels des franchises et participations forfaitaire et des montants en payés sur les médicaments et actes médicaux, le durcissement de la LD et les remboursements.
S'attaquer aux arrés maladies, je cite le gouvernement, nous devons retrouver la maîtrise de nos dépenses de santé. Si nous ne faisons rien, la dépense de santé augmentera de 10 milliards l'an prochain. Un effort de 5 milliards l'an prochain est possible et essentiel pour contribuer autour à l'équilibre de la sécurité sociale d'ici 2029.
Nicolas, je te repose la question parce que on doit le démonter à chaque fois, mais est-ce que la sécelle si déficitaire qu'on nous le prétend ? Faut absolument commencer tous les débats sur la sécurité sociale et bien entendu sur les comptes publics en général par la volonté de dédramatiser la situation. On voit bien que là encore une fois les mots, les chiffres sont en ordre de bataille pour faire peur et pour anesthésier le débat public.
Euh et donc là alors il y a quelques années, c'était la dette par enfant qui allait euh comment dire accabler la vie de ses enfants pour toute toute une génération. Là cette fois-ci c'était les 5000 € de dette par seconde ou par heure, je sais plus. Enfin, tout ça tout ça n'est pas très sérieux et il faut vraiment dédramatiser la situation en disant que bien sûr le gouvernement a beaucoup fait pour que la situation se détériore, mais même euh avec cette mauvaise ces mauvaises politiques de ces dernières années, la sécurité sociale, elle va elle va plutôt bien en fait.
Euh parce que quand on regarde enfin et si on a envie d'avoir peur, on peut avoir peur. Il s'agit pas de dire qu'il y a pas de raison d'avoir peur mais pas pour des raisons économiques liées à la sécurité sociale. On peut avoir peur du changement climatique, on peut avoir peur de la montée de l'extrême droite, on peut avoir peur des conflits militaires partout dans le monde.
Mais peur pour l'état des comptes publics, à mon avis, tout ça est très très exagéré. Et si on prend l'exemple uniquement de la sécurité sociale, le déficit attendu de la sécurité sociale en 2025 est de l'ordre de 22 milliards d'euros. Alors évidemment 22 milliards d'euros, on peut se dire c'est excessif, c'est absolument incroyable et cetera et cetera parce que nous on sait pas ce que ça veut dire 22 milliards d'euros.
Même nous économistes qui avons l'habitude de manier ses chiffres journalistes, on voit pas du tout ce que c'est. Mais finalement 22 milliards d'euros quand on compare euh au budget euh du régime général de sécurité sociale qui est de plus de euh 650 milliards d'euros, finalement c'est moins d'un c'est c'est moins de de 3 4 % des recettes. Alors c'est pas rien mais finalement ça fait beaucoup de milliards.
Mais par rapport à ce que représente la sécurité sociale, c'est pas si important. C'est un moins d'un point de PIB. L'essentiel de la dette publique, du déficit public, ça vient de l'État, pas de la SC.
Et pourtant, à chaque fois, c'est toujours les mêmes discours qui euh visent à culpabiliser euh euh la population parce que elle aurait des droits trop généreux, que ce soit à la retraite ou et bien entendu sur les sur les questions sur les questions de santé. Alors, euh, ceci étant dit, bien sûr, euh la la situation a pu euh se détriorer, mais pourquoi elle s'est détérioré ? Pas du tout pour les raisons qui sont habituellement habituellement dites dans le débat public.
Alors, l'année dernière, c'était le dérapage des dépenses. Euh cette année, il revient l'idée de responsabiliser les patients. Tout ça n'a pas de sens.
Euh et en tout cas, il faut être capable de mettre des arguments en face. Et il y en a pas des arguments parce que en fait les comment dire la raison pour lesquelles le déficit pour le déficit de la SQ augmente, ils sont très bien connus. C'est parce qu'il y a une politique des caisses vides.
Parce que depuis des années, on a décidé de se passer de recettes par des politiques de exonération de cotisation, exemption de cotisation euh qui de plus en plus sont non compensés. ce qui ce qui ce qui signifie que on organise le fait que la sécurité sociale ait moins de recette que ce qu'elle ce à quoi elle pourrait s'attendre étant donné la législation en vigueur. Pour donner un ordre de grandeur, j'ai dit tout à l'heure, les recettes de la CQ attendue en 2025, c'est environ 650 milliards.
Les pertes de recettes organisées, c'est de l'ordre d'une centaine de milliards. Donc évidemment, il s'agit pas de dire on peut aller tout rechercher rapidement, c'est pas possible mais on peut regarder dans cette direction là et c'est évidemment ce qui n'est pas fait. Ça c'est un premier point sur la politique des caisses vides.
Un deuxième point très important sur la politique des caisses vides et qui concerne en particulier la santé, c'est le fait qu'on a ces dernières années euh augmenté les dépenses siamment sans augmenter les recettes euh qui euh sont censées financer ces dépenses. Et en fait les le le cas central et qui est absolument massif et donc le débat public ne parle pas, c'est le séure de la santé. Vous vous rappelez, on était en mars 2020 sur l'hôpital de campagne de Mulous.
Le président de la République annonce un plan massif pour l'hôpital. Ce plan massif, par la suite, il s'est appelé segéure de la santé. Et en fait, il s'agit essentiellement d'augmentation de rémunération.
À la fin, cette augmentation de rémunération était de l'ordre de 13 milliards d'euros par an. Sauf qu'en fait, ces 13 milliards d'euros, ils ont jamais été financés. Et alors quand on regarde et c'est comme évidemment comme ce sont des augmentations de rémunération, bah c'est des augmentations pérennes, c'est moins de 13 milliards tous les ans et d'ailleurs ça sera de plus en plus puisquil y a des augmentations de rémunération qui sont liées euh à des effets à des effets liés au au au aux lois qui gouvernent ces ces ces dispositifs.
Et alors quand on regarde le déficit de la branche maladie parce que l'essentiel du déficit de la SQ c'est la branche maladie ces temps-ci. Bah en fait le déficit de la branche maladie en 2023 c'est - 11, en 2024 c'est - 15. euh en 2000 euh pardon, c'est - 11 et - 13 et en 2025 cette année ça serait - 16.
Et donc là, qu'est-ce qu'on constate ? Qu'en fait le l'essentiel du déficit de la sécurité sociale, bah c'est ce segure de la santé qui n'a jamais été financé. Et pourtant, on va culpabiliser les malades.
Alors que, en fait, c'est très difficile de démontrer qu'il existe de la fraude dans le système de santé. Alors, il en existe mais son importance est marginale. Et donc, ce que fait le gouvernement, on pourra rentrer dans le détail des mesures, ce que fait le gouvernement en voulant réduire les droits, c'est que pour financer le séure de la santé, c'est-à-dire pour financer les augmentations de rémunération des personnels hospitaliers principalement, bah, il va remettre en cause le droit des malades.
Et ça, c'était pas prévu dans la l'allocution du président en mars en en en mars 2020. Et donc soit on considère que ces augmentations de rémunération n'étaient pas légitimes et donc on dit bah on remet en cause ces augmentations de rémunération. Soit on considère queeffectivement bah les soignants qui étaient parmi les plus mal payés d'Europe et qui le sont encore assez assez largement avaient une légitimité à avoir leur rémunération augmentée.
Mais alors on se dit comment est-ce qu'on finance ça ? Et donc la question se pose. Moi je suis universitaire, j'ai pas à dire ce qu'il faut faire, mais la question qui se pose c'est est-ce que ces augmentations de rémunération Ségure, il faut le financer en réduisant le droit des gens ou en affectant des ressources supplémentaires ?
Et en fait, il serait tout à fait possible d'affecter des ressources supplémentaires tant euh il est ces dernières années, on a vu que il y a vraiment une politique une politique qui est une politique des caisses vides. Est-ce que ça va être vraiment rentable de faire payer les malades ou ça c'est juste des des mesures comme ça ? pour faire deux trois économies et assumer un programme politique.
Alors, ça dépend pour qui rentable. En économie, c'est toujours la même chose. Est-ce que c'est rentable, c'est efficace, c'est performant, ça dépend pour qui.
En tout cas, ce qui est certain, c'est que euh l'idée de responsabiliser des patients n'a pas n'a pas de sens, surtout dans ces cas-là. Parce que là, ce qu'ils veulent faire, c'est enfin ce que le gouvernement veut faire, c'est augmenter les plafonds euh des franchises et participations. En fait, ces franchises et participations, c'est à chaque fois qu'on a des consommations de soins, le médicament, le professionnel de santé, des transports sanitaires, on paye un bout qui n'est pas remboursé par la complémentaire santé.
Sauf que comme ça peut vite être cher pour des gens qui sont plutôt très malades, ben il y a un plafond au-delà d'un certain montant, bah on paye plus les franchises. Euh là, l'idée c'est de responsabiliser. Donc là, c'est toujours la même grandelle, responsabiliser, sauf qu'en fait tous ces soins sont prescrits.
C'està-dire que c'est bien un professionnel de santé, souvent le médecin, qui considère qu'il y a un problème médical et donc qui prescrit les soins. C'est pas les patients qu'il s'agit de responsabiliser. Personne a des ordonnances sur soi pour pouvoir aller avoir aller voir le médecin.
Et donc c'est d'autant moins de la responsabilisation que la façon dont sont récupéré ces sommes en fait les gens les voient pas en tout cas les voit jamais directement. Euh c'est-à-dire que ces sommes, elles sont récupérées après tout en en déduction de la carte vitale sur les soins d'après. C'est-à-dire que euh les franchise, on les paye pas directement, on les paye par une déduction sur les soins qu'on aura dans le futur.
Donc là, il y a pas vraiment d'enjeu incitatif pour reprendre le langage d'une certaine théorie économique. Donc ça ça marche pas. Pour les ALD, les affections longue durée, il faut savoir que ça aussi.
Est-ce que c'est indécent de parler de responsabiliser les patients dans le sens où s'attaquer à la LD ? Est-ce que c'est pas un pas de plus qui est dangereux là ? Mais euh en fait là alors sauf de ma part, il y a pas l'idée de responsabiliser les patients au LD, il y a simplement l'idée de dire qui est déjà très étonnante que bah parmi l'ensemble des ALD, des affections de longue duréie, il y a des gens qui sont euh dans des situations sanitaires plus ou moins plus ou moins graves.
Ce qu'il faut avoir en tête, c'est que en fait toutes les personnes ont un ALD sont encore une fois reconnu par des professionnels. On n pas une ALD, on n pas le dispositif ALD comme on veut et surtout quand on est en ALD, on n'est pas remboursé à 100 % des soins de santé. Je prends un exemple.
Si vous êtes reconnu à LD parce que vous êtes diabétique, vous êtes remboursé, vous êtes exonéré du ticket modérateur uniquement pour les soins qui concernent le diabète. Si vous avez des soins qui concernent autre chose, vous êtes pas remboursé à 100 %, vous êtes comme les autres. Ce qui fait que en fait les gens qui sont à LD, ce sont pas des privilégiés pour deux raisons.
D'abord parce que c'est des en plus malades que les autres. Qui veut vivre ses vies aussi difficiles sans être remboursé ? Personne.
C'est pour ça qu'on a inventé de la sécurité sociale en partie. C'est parce que c'est des vies difficiles à vivre quand on est très malade et surtout quand on n'est pas en mesure de se soigner. Donc ces vies, elles sont très importantes, elles valent autant que les autres et c'est bien la solidarité qui fait que ce sont des des des financements publics qui permettent de accéder aux soins de manière égalitaire.
Donc euh ça c'est c'est un premier point et puis en plus euh les personnes qui sont en en ALD euh encore une fois c'est pas facile d'y accéder en LD. Il suffit pas euh de demander à son médecin, il y a un parcours qui est difficile euh et euh la comment dire il y a il y a pas de dimension de responsabilisation. Et le ce que veut faire le gouvernement, c'est de dire que parfois vous êtes en ALD, mais vous pourriez être dans une autre dans dans un autre dispositif.
Mais les patients qui sont à LD sont tous plus malade que les autres et c'est pour ça qu'ils ont aussi des restes à charge plus importants que les autres. On pense parfois parce qu'on va vite dans le débat public que les gens qui sont dans ALD euh ils ont pas de frais de santé. C'est pas vrai en fait.
Ils ont des restes à charge après la séclémentaires plus importants que les autres parce qu'en fait ils sont plus malades que les autres. Et donc c'est pour ça que le dispositif existe, c'est parce que c'est des gens qui sont très malades. Euh donc vouloir euh raboter sur le dispositif ALG, ça va faire quoi ?
C'est des gens qui sont malades dont personne ne conteste le fait qu'ils sont malades vont devoir payer plus. Le le rapport juste le rapport un instant juste le rapport comment dire de de l'inspection de de ligas de l'année dernière qui parle des ALD, il est incapable de montrer qu'il y a de la fraude à l'ALD. Ce qui peut montrer, c'est que éventuellement parfois les médecins, plutôt que de distinguer ce qui relève de la LD et ce qui relève pas de la LD, ils le font pas.
Mais à aucun moment euh comment dire, il y a de la fraude à la LD, ça n'existe pas. C'est des gens qui sont très malades qui payent déjà un reste à charge souvent supérieur aux autres à qui on va demander de payer plus. Et donc ça ça va avoir des effets évidemment dévastateurs en terme d'accès aux soins et surtout et ça peut aussi avoir des effets en fonction de du calibrage du dispositif sur les complémentaires santé parce que ce qu'on va faire c'est qu'on va dire que des gens qui sont très malades euh probablement effectivement un peu moins que les autres ALD mais des gens qui sont très malades, on va les moins bien les rembourser donc ils vont avoir besoin de couverture santé plus couvente.
Mais en fait le marché il veut pas de ça. Il en veut pas des grands risques. D'ailleurs aujourd'hui l'une des arnaques, si on peut dire du marché des complémentaires santé, c'est que les gens qui sont très malades sont couverts par la sécurité sociale, pas par les complémentaires.
Et donc là, vous allez voir plein de gens qui sont très malades qui vont rentrer en qui vont chercher à acheter des complémentaires plus couvantes et ça va leur coûter d'autant plus cher. Donc tout ça n'a pas de sens. Autre que budgétaire parce que là effectivement pour faire des économies c'est facile.
Il il suffit de pas rembourser les malades. Bah merci merci Nicolas. J'ai l'impression qu'en fait plus on discute de ça, plus c'était couru d'avance.
Mais le gouvernement essaie de faire tout pour absolument ne pas toucher à l'imposition des plus riches et des grandes entreprises. Vous attaque, c'est ce que vous attelez à dire, martelz à dire. Parlons des recettes, arrêtons de parler seulement des dépenses.
Façon, c'est comme tout le monde hein, quand on a un déséquilibre, soit on dépense moins, soit on va chercher pour gagner plus. Euh donc je le disais attaque, vous vous cessez de rappeler qu'au lieu de s'attaquer aux dépenses, on peut s'attaquer aux recettes. Est-ce qu'on peut parler un petit peu de des aides aux entreprises ?
Parce que ça c'est un rapport sénatorial vient d'ailleurs de de sortir là-dessus. C'est 211 milliards d'euros par an. En tout cas, c'est ce qui a été euh euh examiné pour 2023, mais c'est des chiffres qu'on avait retrouvé aussi pour les années d'avant.
Je vous renvoie d'ailleurs à l'instant penché de la semaine dernière et à l'entretien qu'on a fait de du sénateur Fabieng qui est à l'origine enfin qui est président de la commission de ce ce rapport. On dit tout le temps, on est un pays qui impose le plus. Nos entreprises et nos riches sont euh accablé par les impôts.
Mais en fait, on est aussi une un pays qui subventionne énormément ces grands entreprises surtout. Oui, ce sont eux les assisterés en fait. C'est ça qui est rigolo.
On entendait là sur la santé mais il y a cette volonté de casser la population. Les chômeurs ont fait des réformes. C'est de leur faute s'ils n'ont pas de travail alors que ce sont des mauvaises politiques sur le sur le l'emploi.
Et là c'est les malades. Bah c'est de leur faute s'ils sont malades. Voilà.
Et là, c'est la même chose. Donc euh c'est un peu euh essayer d'agiter le chiffon rouge et détourner le regard. En fait, les assités, ce sont les euh les ultra riches et grandes entreprise.
Et donc cette commission d'enquête sénatoriale montre enfin euh qu'il y a bien zéro transparence, zéro suivi. Euh on ne sait rien sur ces 211 milliards d'aides publics. Ce qu'on sait maintenant et c'est confirmé, c'est que c'est bien le premier budget de l'État, c'est ce qui coûte donc le plus cher, qu'il n'y a pas de condition.
Voilà, il n'y a pas de contrôle. Les entreprises elles-mêmes ne peuvent pas dire combien elles ont perçu et c'est ex c'est un système extrêmement complexe, nébuleux, c'est-à-dire il y a plus de 2200 dispositifs dont on ne peut même pas assurer le suivi. Donc c'est c'est là où il y a forcément une main financière et là où ça va plus loin, c'est que au-delà du fait que c'est le premier budget de l'État et que ça coûte très cher, il y a aussi beaucoup de situations donc inacceptable d'un point de vue éthique en terme de de justice puisque des aides des grandes entreprises vont en en recevoir des aides alors que elles peuvent licencier, alors qu'elles peuvent délocaliser, alors qu'elles peuvent avoir une activité très polluante et alors aussi he c'est le cas par exemple pour Total peuvent enregistrer enfin être des champions du 440 et enregistrer des dividendes de record.
Et là, on arrive à une situation assez dingue, c'est que on enregistre un record, le taux de pauvreté. Les ultra riches, leur revenus s'envolent depuis 20 ans. C'est un rapport de Bercy qui le montre et qui a fait le lien direct avec le creusement des inégalités.
Et encore cette année, c'est c'est c'est même déprimant parce que c'est chaque année, on a battu un record de dividende. Et donc quand on met ces trois éléments-là et qu'on se rend compte qu'il il y a une volonté que de vouloir agir que sur la dépense, la dépense qui est stable depuis 2017, donc depuis l'élection d'Emmanuel Macron, la dépense publique n'a pas bougé, elle a même un peu baissé. Voilà, c'est pour ça qu'on dit qu'il faut urgemment agir sur les recettes parce qu'en réalité sur les aides publiques donc ils ne sont pas contrôlés, on ne sait pas du coup si cet argent est efficace ou pas.
Euh sauf que sur les différents dispositifs fiscaux qui ont été mis en place comme euh la suppression de l'ISF, la mise en place de la flat taxe, la baisse des impôts de production, euh on n' pas de résultat tangible. Et donc ça c'est les fameux rapports de France Stratégie de Matignon qui disent que bon bah sur l'emploi à l'investissement, on n'a pas vu de résultat. Euh en revanche, ce qu'on sait c'est qu'il y a un vrai problème de recette et qu'il faut agir sur les recettes.
Et là le gouvernement euh plus c'est gros, plus ça passe nous dit "Oh non non, c'est la panique, c'est les dépenses." Et c'est pour ça qu'on agit sur la dette. parce que ce qui fait qu'il instrumentalise en disant c'est la panique, il faut agir sur les dépenses alors qu'elles sont stables et que le problème c'est vraiment les recettes, on a voulu montrer que bah du coup la dette qui est responsable et bien c'est bien les 207 depuis 2017 c'est 207 milliards d'euros de cadeaux fiscaux plus riches aux grandes entreprises ce qui représente un/art de la dette.
Donc la dette a explosé d'un/4 dû à ces cadeaux fiscaux qui n'ont pas de résultat. Donc il y a un moment, on peut pas entendre, on peut pas accepter euh qu'il va falloir agir sur les dépenses et donc en gros euh faire baisser le niveau de vie des gens, euh euh creuser les inégalités pendant que les ultra riches et multinationales sont épargnés. Et là, on assiste à quelque chose de de massif en terme euh de de la façon dont les épargnes.
C'est-à-dire qu'il payent moins d'impôts que les autres. Il payent pas d'impôts sur l'activité qu'il réalise, là où il la réalise. Euh enfin, c'est euh on on est dans une situation un niveau d'injustice qui est telle euh que d'ailleurs on est dans une situation explosive explosive et nous on pense qu'il y a un enjeu majeur déjà à déconstruire le discours sur la dette et à montrer qu'il faut agir sur la recette et que il y a des vraies solutions sur le recette beaucoup plus juste et surtout beaucoup plus efficaces.
Parce que quand j'entends sur la santé, on parle de 5 milliards, la suppression de la flat taxe, c'est 9 milliards. Donc voilà, c'est c'est intéressant de voir qu'ils choisissent des mesures qui rapportent pas tant que ça. Et nous dans deux mesures qu'on porte, par exemple, c'est la taxe du Zukman qui pourrait rapporter jusqu'à 25 milliards.
Et aussi, on a fait une note sur la révision des niches fiscales euh qui pourrait rapporter de 17 à 19 milliards, on a déjà les 43, bidules puisqu'ils ont ajouté le budget militaire. Euh, on les a déjà atteints avec ces deux mesuresl. C'est bien une volonté politique de de ne pas vouloir de laisser tranquill les ultra riches multinationales sous un dogme qui n'est pas démontré donc la vision économique néolibérale alors qu'on est dans une situation écologique et sociale où on peut plus se permettre de faire des propositions aussi obsolètes.
Justement sur la taxe Zucman tuen parle donc je me permets. L'économiste et ses équipes ont travaillé sur un impôt à hauteur de 2 % pour les 0,1 % 0,01 % des plus riches en France. C'est 1800 foyers fiscaux qui possèdent un patrimoine supérieur à 100 millions d'euros et qui sont proportionnellement moins imposés que les autres français.
Il faut le rappeler pour le gouvernement ce serait injuste et cela ferait partir les riches, partir les entrepreneurs de la France. Et je cite Gabriel Zucman qui euh a beaucoup de travail pour déconstruire les fausses idées. L'injustice actuelle, elle est dans le fait que les milliardaires échappent à l'impôt avec un taux de prélèvement obligatoire deux fois plus faible que celui du français moyen.
C'est cette injustice que le taux plancher viendrait corriger. Ensuite rappeler l'arithmétique de base. La fortune des milliardaires n'est pas dormante.
Elle génère des revenus de l'ordre de 5 6 % par an en moyenne. Largement de quoi payer un impôt de 2 % sans avoir à vendre quoi que ce soit. Mais le gouvernement n'est pas d'accord.
Ils ont encore répété que cela fragiliserait l'économie. Voilà, on a on a on a cette peur de faire partir les riches et les entrepreneurs en France. Frédéric, qu'est-ce que tu en penses toi justement en tant qu'économiste ?
Est-ce que on doit avoir peur de faire fuir les plus riches ? Non. Alors, on n pas avoir peur et c'est très très intéressant là-dessus.
Il y a beaucoup de choses à dire. On n' pas avoir peur parce que de toutes les façons euh on a bien vu que les mesures qui avaient été mises en place pour par Emmanuel Macron à partir de 2017, on nous a raconté un grand récit, un grand rapatriement fiscal. Il va avoir plein de gens qui sont partis qui vont revenir quand on regarde ce que dit Bersi, quand on regarde les études, ça concerne finalement très peu de personnes avec un impact relatif.
Et donc c'est pour cela que je pense qu'il fallait au-delà et se dire quelque chose qui doit nous interpeller. Nous avons des économistes très sérieux, monsieur Sucman par exemple, Camille Landé et tant d'autres. On entendait Nicolas Dailva parler à l'instant.
On a des rapports qui viennent de France Stratégie, on a Ber et cetera. Rien ne vient contredire notre critique. Rien. strictement rien.
C'est-à-dire, on pourrait dire "Ah oui, certains organismes, il seraient, il pencheraient à gauche et non. Ber est-ce que ce serait un repère d'ultra gauchiste ?" Non.
Fran France stratégie, le repère Matignon, les derniers trotks disponibles. Non, enfin moi qu'on me les a caché et c'est la grande découverte du jour. Il faut abandonner le discours.
On a trouvé les derniers trot skistes, ils sont cachés à France stratégie. Bon voilà, ils attendent la révolution permanente et tout. Donc qu'est-ce qui se passe ? deux choses.
On voit bien que nous sommes dans une situation idéologique massive et politique. C'est-à-dire que on aimerait que le discours de la raison fait de chiffres d'études disent "Bon bon monsieur, tu as arrêté tes conneries, regarde qu'est-ce qu'on nous dit des gens très autorisés et qui connaissent." Gabriel Zucman travaille sur ces questions depuis x années.
C'est pas quelqu'un s'est improvisé lundi matin en disant "Ah tiens, je vais regarder ça." Non, c'est quelqu'un qui a connaît la littérature dans le domaine qui connaî très ce qui me fait penser et je vais arriver à mon deuxème point aux mésaventures de Yanis Varofaquis. C'est très intéressant de revenir sur ça au moment où fait tristement le nom des Grecs qui a été foulé au pieds.
Il faut lire ce que dit Yanis Vafaquis dans son expérience à l'Eurogroupe qui est cet organe financier européen où se discutait comment dire les orientations qu'est-ce qu'on allait faire sur la Grèce. Yanis vaakis et vous allez voir pourquoi je fais ce pas ce détour raconte quoi ? Il arrive comme un bon économiste universitaire et il est convaincu qu'il va montrer aux uns et aux autres que l'austérité qu'on veut imposer la Grèce est un suicide économique, que ça l'Europe en l'air, il faut pas faire ça.
Donc il arrive bon économiste comme il se doit, il dit "Bon, ça va c'est PowerPoint, il montre et ça et il se rend compte de quoi quand il dit dans ses mémoires que un on ne l'écoute pas, ils sont cyniques, incompétis chanter l'hymne polonais s au même." Donc ça veut dire qu'il arrive avec une rationalité économique très claire comme celle que nous démontrons ici. quand il y a un but politique idéologique, il pourrait dire ce qu'il veut en démontrant ça du mieux possible, ce ne sera pas entendu.
H et là, on retrouve la même chose. Nous avons effectivement des gens très compétents qui nous expliquent la déconstruction de ce discours et que si c'était la raison qui devait l'emporter. Et c'est là qu'on retrouve euh encore une chose ce que disait Anne Naren dans l'idéologie, enfin son étude du système totalitaire, ce qu'elle appelait le sursens idéologique.
Qu'est-ce que c'est ? Elle dit dans les idéologues quand la réalité donne tort que disent les idéologues c'est la réalité qui a tort et ce n'est pas eux. Et bien là c'est ça la réalité a tort.
Donc l'idée que tout le monde va fuir et cetera alors que par les chiffres, on le voit que ce n'est pas vrai. Ça n'a jamais été démontré. Ça jamais été démontré.
Bon même chose, on entendait tout à l'heure Nicolas Sylva nous expliquer le rapport de Ligas et cetera. Donc c'est Ligace, c'est pas c'est pas c'est pas des gens qui improvisent ça le soir avant de dormir après un barbecue. Bon non, on écoute pas.
Et maintenant allons dans la question politique. Encore une fois, dans quel cadre ce débat a lieu ? Dans quel cadre ces subventions ont eu lieu de majorité en majorité ?
Qu'est-ce qui s'est passé ? le cadre que nous avons construit en 1992 autour de Mastrist et qui fait qu'il n'y a qu'une seule politique possible et non aménageable, c'est une politique de l'offre. Pourquoi ?
Parce que on a inventé une horreur en 1990 qui s'appelle la libre circulation des capitaux en Europe. Donc les capitaux vont ils veulent dans les conditions qu'ils souhaitent. tandis que les salariés ou la sécurité sociale, elle est moins mobile.
Donc comme elle est moins mobile, elle a moins d'arguments attention, je vais partir, attention, je vais produire ailleurs. Bah comme tu bouges moins et tu es moins mobile et tu as moins de rapport de force de ton côté, et bien là justement c'est toi qui va le payer. Et donc et comme on dit en économie, là justement se fait sur le facteur de production de moins mobile.
En gros, les travailleurs, en gros la protection sociale qui est territorialisée. Donc comme on ne pouvait plus manipuler la monnaie puisqu'on a plus de monnaie, et bien on a trouvé par la dette un moyen de subvention les entreprises sans même savoir ce qu'on fait de la sursubvention parce qu'on est obsédé par un truc qui flingue tout en Europe. La compétitivité ça c'est le vis dans l'affaire et donc dans un cadre européen et bien évidemment si on doit parler un langage qui va effrayer certains, on est dans un rapport de classe.
Donc n'ayons pas peur d'employer ces mots qui ont disparu. Donc on fait une politique de classe. Donc la politique qui est conduite depuis les années 90 jusqu'à nos jours, c'est une politique de classe car partout en Europe, on a fait les mêmes réformes.
On a précarisé, on a flexibilisé, on a mis en concurrence parce que c'est cette logique, c'est ce qui s'est passé en 2008 2011 quand il y a eu la crise, ensuite la crise des dettes souveraines. On a dit pourquoi la dette s'envole en 2011 ? les dépenses sociales, nous a ressorti ça et là on la on la recommence mais aujourd'hui avec le rapport de force qui est le suivant, c'est-à-dire l'Europe que l'on a créé dans le cadre comment dire de la construction européenne, pourquoi par exemple les cotisations sociales qui financaient essentiellement la protection sociale, il y a eu une fiscalisation depuis les années 90 parce qu'on a dit attention attention si on augmente un peu les cotisations, ah le coût du travail va être trop cher, donc on va perdre en compétitivité et comme les autres nous font une guerre fiscale qui est totalement déloyale, et ben qu'est- Qu'est-ce qu'on a fait ?
Bah on a vu par exemple l'impôt sur les sociétés baisser de plus en plus parce que les autres c'est plus bas et cetera. Donc si on veut une politique progressiste, si on veut une politique plus juste, si on veut sortir de ces impasses, si on ne modifie pas ce cadre général européen, on finira toujours dans le même mur. Je je voudrais dire aussi qu'il faut pas complètement abandonner la question des des dépenses parce que des dépenses improductives, il y en a, mais il faut insister sur le fait qu'elles ne sont pas là où on le croit.
Et euh je voudrais quand même dire quelque chose qui est très important, c'est que le plan de réduction des dépenses sur la santé est de l'ordre de 5,5 milliards. Et alors c'est très intéressant parce que c'est euh exactement euh ou à très peu de choses près l'évaluation qui avait été donnée par le haut conseil de l'avenir sur de l'assurance maladie sur les économies qu'on ferait en étendant la sécurité sociale au détriment des complémentaires santé. Parce que ce qui se joue, c'est aussi ça.
Ce qui se joue à travers cet enjeu peut-être abstrait des dépenses publiques, des dépenses de sécurité sociale, c'est quel modèle on choisit pour financer et produire des soins de santé. Là, c'est mon cas parce que c'est là où je suis spécialiste, mais sur les autres secteurs d'activité aussi. Or, on sait très bien, et là encore une fois beaucoup de rapports sont venus le dire, des articles académiques et cetera et cetera, que la sécurité sociale, c'est plus euh euh comment dire égalitaire puisque chacun cotise en fonction de ses moyens, reçoit en fonction de ses besoins de santé, mais c'est aussi plus efficace financièrement.
Il y a moins de gabis financière, donc on peut faire des économies. Et comment ? en disant que bah ce que la sécurité sociale fait mieux que les complémentaires santé, bah faisons le faire par la sécurité sociale.
Et donc là, on aurait ces 5,5 milliards d'euros d'économie demandé par Baou. Mais alors, pourquoi choisir des économies avec une méthode inégalitaire et inefficace plutôt qu'une méthode égalitaire et efficace ? et on pourrait aller plus loin pour faire des économies sur le système de santé.
Mais par ailleurs aussi, on sait très bien que on pourrait aller voir du côté des cliniques privées à but lucratif, on pourrait aller voir du côté de l'industrie pharmaceutique et pourtant c'est toujours vers le patient qu'on va alors qu'on connaît encore une fois les grandes qualités de notre système de santé. Bien sûr, il a des défauts, mais il a des grandes qualités. Et ces grandes qualités, il faut s'appuyer dessus parce que l'un des enjeux euh pour le futur euh pour évidemment le présent mais pour le futur c'est nous avons des dépenses de santé qui vont continuer à augmenter parce que la population vieillit et cetera et cetera.
La question c'est comment est-ce qu'on les finance ? Est-ce qu'on décide oui ou non de les financer ? Est-ce qu'on laisse les gens malades ?
Et si on les finance, est-ce que c'est par le privé ou par le public ? Le public, c'est plus efficace, plus égalitaire, mais le privé bah bien entendu, ça va satisfaire des intérêts particuliers. Mais est-ce que c'est ça que l'on souhaite ?
Voilà le débat qu'il faut aussi être en mesure de poser. On rappelle que le privé coûte très cher à l'État français. On narrête pas de le dire.
On sociabilise les pertes, on privatise les gains. Je renvoie quand même vers sur cette sur ce mythe en fait. Moi je je dis mythe du on a besoin des riches, on a besoin des grandes entreprises.
Sur le livre d'attaque et de l'observatoire des multinationales qui s'appelle Super Profiteur, le petit livre noir du 440 où on apprend dedans qu'en fait nos champions nationaux, nos grandes entreprises dont on est très fier en fait pourraient nous coûter plus cher qu'elles nous rapportent. Donc c'est vraiment intéressant. Donc je vous conseille d'aller lire pour aller plus loin.
Et pour revenir sur les annonces de de Bairou, toi que je le disais qui est dans les dans les combats avec attaque. Euh on l'a un peu dit mais est-ce que tout ça on se sert du déficit, on se sert des chiffres pour appliquer une idéologie politique qui est la casse du modèle social parce que là même si là enfin moi j'étudie le budget tous les ans, on en parle beaucoup avec Thomas Porcher sur le plateau, mais j'ai l'impression qu'on s'habitue à se dire bon bah ce sera encore l'austérité, ce sera encore l'austérité, mais j'ai l'impression qu'on va quand même de plus en plus loin dans les pas. La retraite était un gros pas.
Les 35 heur c'est un gros pas. La c'est un gros pas. On voit de plus en plus de d'acquis sociaux où on peut avant on aurait pas pu s'attaquer.
On aurait pas pu dire on va peut-être les 35 heur je sais pas. Et là on a l'impression que tout devient de plus en plus autorisé dans le débat public. Est-ce que tu le ressens toi ?
Oui là ça a été un peu évoqué mais on est dans une bataille culturelle donc idéologique mais culturelle. Il y a un enjeu à euh puisque les chiffres ne fonctionnent pas les réalités on a plus de prise sur le réel. On a des annonces qui sont dystopiques.
C'est fenêtres d'Overton sur fenêtre d'overton. C'est on ne sait même plus comment gérer le le culot, l'indessence, la la la bêtise de ces annonces en fait. Euh et donc sur la sur la bataille culturelle, il faut quand même continuer à produire, expliquer, à faire de la pédagogie et à dire "Non, c'est pas comme ça qui se passe".
Mais il faut aussi s'organiser. Et c'est pour ça que nous, on pense que il va se passer la question budgétaire va être un sujet majeur là à la rentrée euh qui peut nous réunir largement. En fait, ça fait consensus, on est en train de se faire avoir et c'est vraiment la grande bataille.
Finalement, est-ce qu'on pourrait pas retourner le fameux de Margarette Toucher qui disait tina no alternative ? Et bien faire la réappropriation, dire là il y a plus d'alternative et nous c'est ce qu'on dit, on est arrivé à un tel niveau de crise démocratique, sociale et écologique que l'heure est à changer totalement. Il faut le logiciel ne va pas.
Et sur la question donc de pourquoi il il s'obstinent à mettre les intérêts privés au-dessus de l'intérêt général, elle est bien là la bataille culturelle. À quoi sert un état ? Quelle société on veut ? c'est que l'action publique finance l'intérêt général et pas les profits de quelques-uns.
Et c'est ça qu'on essaie tout le temps de mettre en avant, c'est que est-ce que c'est d'intérêt général ? Non. Alors donc il faut porter une société d'intérêt général.
Mais là ça va plus loin. C'est pour ça qu'on dit que un autre budget est possible, il est nécessaire mais on va plus loin. Maintenant on dit qu'il est vital.
C'est-à-dire que si on s'obstine à s'enfoncer dans cette idéologie qui en fait va tout simplement détruire le modèle social, affaiblir la protection sociale, donc juste euh euh dégrader euh la la vie des gens euh et euh et rendre encore plus pauvres les pauvres, pourquoi faire ? Puisque au final bah la le le phénomène de concentration des richesses est incontrôlable. Et la réalité c'est qu'il y a plus grand-chose à se mettre sous la dent sur le marché quoi.
Donc comme il y a cette vision euh voilà, ils ont plus rien à se mettre sous la dent. Donc ils cherchent dans les retraites, ils recherchent un petit peu partout pour en fait récupérer des parts du gâteau parce que le le les parts se réduisent de plus en plus. Mais là on a un problème, c'est qu'on a une crise écologique et la population est augmente enfin la population est énorme.
En deux siècles, c'est on a fait une population qui a explosé comparé à 300000 ans. Donc c'est une proposition qui est totalement obsolète. En fait, on a en plus avec Trump cette voilà cette comment dire enfin le le multir latéralisme est complètement voilà remis en question.
On constate concrètement qu'on est dans une impasse néolibérale et qu'on est dans une crise écologique majeure. Donc à quel moment placer les intérêts privés pour imaginer une action publique peut fonctionner ? Non, c'est juste aller droit dans le mur.
Et ça faut montrer que et bien c'est un modèle poussiéreux. C'est un modèle euh qui marchait dans une autre époque, mais là c'est c'est pour ça 1941, ça a été dit, mais c'était une autre époque. Et là, l'époque a changé et en plus de manière fulgurante, on est passé quand même à une vitesse lumière.
C'est-à-dire que là, en quelques années, euh beaucoup de choses se sont considérablement euh accélérées. Donc, il faut s'adapter et c'est sûrement pas en voulant continuer de suivre une doctrine qui n'a pas montré de résultats. Pierre, rappelons-le pour conclure, euh ce plan là qui s'appelle le moment de vérité quand même, après tout ce qu'on vient de dire, le moment de vérité, là, ce plan, est-ce que on rappelle qu'il sera inefficace pour même leur question à eux ? la compétitivité, l'investissement, l'emploi, les chiffres du chômage, euh les services publics, enfin c'est parce qu'on en a très peu parlé des services public, mais ce planlà, il sera inefficace même pour leurs ex budgétaires à eux.
Mais oui, parce que quand on observe, comment dire là encore, même sur juste 30 ou 40 ans, toutes les fois où il y a eu comment dire ces ces tentatives de de réduire les les services qu'on va proposer à la population, que l'on va par exemple malmener les chômeurs, est-ce que ça s'est traduit par plus, même si après on peut discuter l'objectif de croissance, est-ce que c'est traduit par plus de production, plus de revenus, plus de richesse ? Non. Donc c'est-à-dire que ça ça ne va pas fonctionner.
Et juste un mot, le sign marche sur sa tête, c'est c'est-à-dire que quand on apprend l'économie à des étudiants ou des élèves et on parle de la politique budgétaire, on dit bon, il y a des objectifs intermédiaires, il y a des objectifs finaux. Les objectifs intermédiaires, bah c'est déficit et la dette. Mais les objectifs finaux, bah c'est la croissance, le plein emploi.
Depuis les années 1990, nous sommes gouvernés par les objectifs intermédiaires, c'est-à-dire, on a oublié les objectifs finaux, c'est-à-dire un bien-être, une production de revenus supplémentaires. On est dans ce que Supio avait appelé la gouvernance par les nombres. Donc et euh ce qui est terrible et moi qui me lasse parce que comme effectivement je suis passionné d'histoire économique et j'écris un livre à ce sujet euh c'est que euh quand on remonte dans les débats des années euh même 80 90, ce discours de Baerou euh on l'entend déjà.
Euh moi j'invite à relire ce petit texte de Pierre Bourdieu qui était paru dans Libération dans les années 90 qui disait non à la pensée Tit Meyer. Tit Meyer c'était il était la tête de la B banque allemande de l'époque. Bah si on lit ce texte et on oublie qu'il a été écrit dans les années 90 par Pierre Bouru qui est maintenant décédé, on a l'impression que le texte a été écrit hier soir.
Donc c'est c'est pour ça que le discours que j'ai entendu de Baerou, non seulement économiquement il tient pas, socialement il est insupportable et je suis lassé alors j'aurais voulu être beaucoup plus jeune pour avoir le sentiment de dire "Ah, je l'ai jamais entendu mais c'est là que malheureusement ma date de naissance me rattrape et me dit "Main, je l'ai déjà entendu depuis plus de 30 ans." Puis tu l'as rappelé, la conclusion c'est aussi les dividendes qui explosent, les 500 français les plus riches qui ont voulu leur fortune multiplier par 14 en tris décennies. Voilà, faut rappeler ce genre de chiffre.
Moi, j'aime bien marteler les chiffres parce que c'est un peu des rappels de l'efficacité ou non pour certains de la politique économique qui est en place depuis maintenant plusieurs décennies. Je vous remercie vous trois pour votre analyse. Yulie Yamamoto, porte-parole d'attaque, Frédéric Fa, économiste et essay et Nicolas da Silva, économiste spécialisé dans la sécurité sociale.
Merci beaucoup à vous trois et merci à vous chez vous d'avoir suivi cet épisode de l'instant écho. J'attire une dernière fois votre attention avant de se quitter. La situation politique est inédite, historique et face aux 105 millions d'euros du milliardaire ultra conservateur sterrain qui veut installer l'extrême droite au pouvoir, le média lance Repost, une contreoffensive vitale et citoyenne.
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François Bayrou