Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewSud Radio (sur YouTube)· 18 décembre 2024 43 min

Tout savoir sur Bernard Tapie

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud Radio berkov dans tous ces états le face à face il est parti le 3 octobre 2021 mais tout le monde le connaît tout le monde se rappelle et même ceux qui ne l'ont jamais ini cottoyé des vu savent qui c'est Bernard tapi bon moi je veux pas dire que je ne connais pas je l'ai connu je l'ai rencontré il y a 40 ans et on s'est jamais vraiment tout en se voyant desis parlant des mois on s'est jamais vraiment quité euh et tapis effectivement c'est intéressant parce qu'il il était haïi par les uns adoré par les autres et c'était quelqu'un qui était hors sol et hors norme bien sûr surtout et il y a un livre donc que j'ai reçu et qui m'a touché pas seulement parce que je connais tapis mais parce que c'est un témoignage très intéressant de Marie grissinger Marie grissinger est devenue Marie tapi parce qu'elle a épousé eu Laurent Laurent l'un des fils de de de tapis et ça fait 30 ans qu'elle est rentrée dans la famille on peut dire ça ouais c'est ça merci de me recevoir effectivement ça fait une trentaine d'années j'avais 17 ans quand j'ai connu mon mari et Bernard à l'époque qui n'était pas encore mon beau-père mais qui m'a vu grandir en fait oui c'est ça 30 ans c'est 30 ans on peut pas dire on pourrait dire que vous êtes une pièce rapportée mais non vous êtes de la famille m maintenant et puis depuis toujours je pense oui puis on éétait pas une pièce rapportée avec avec Bernard tapis soit il vous aimait et là il vous incluait dans son clan on était j'étais comme une fille pour lui soit il vous aimeit pas et bon vous faisiez même pas partie de de sa vie alors justement Marie racontez-nous et je veux dire encore une fois je recommande vraiment ce livre parce que encore une fois quels que soient les sentiments qu'on peut avoir c'est bouleversant et c'est bouleversant parce que c'est une personnalité encore une fois qui est sortie de sa zone de confort depuis très longtemps qui est je l'ai dit hor norme qui a emprunté les chemins de traverse et qui avait et ça on peut le dire jouit d'une popularité en France comme on a très rarement vu en tout cas dans dans ces temps dans ce fin de 20e et début de 21e siècle il aurait il aurait été maire de Marseille et peut-être plus si affinité en tout cas les affinités étaient là alors qu'est-ce que c'est qu'est-ce que c'était euh Marie de faire partie du clan tapis c'était quoi le clan tapis bah c'était le clan dirigé par un patriarche très présent euh et qui était ultra soudé sachant que que Bernard tapi ne vivait qu'à travers sa famille que c'était son socle son pilier que il revenait tous les soirs à la maison quel que soient ses activités pour être en famille donc donc c'était une espèce de bulle protectrice de de faire partie du clan TAPIS Tapis donc sa femme Dominique dont on sait que comen elle a été un importante et euh ses enfants ses petits enfants d'ailleurs et le socle alors et est-ce que est-ce que c'était il était alors à l'intérieur du clan à l'intérieur enfin en famille il était toujours le tapis bravage chatcheur euh discoureur et parlant de tout et de rien ouais c'était un hyperactif donc effectivement il parlait beaucoup et toute la journée il passait d'une activité à à une autre toujours très pris par tout ce qui sont concerné les dernières années ses procès et et tout tournit effectivement autour de lui et pendant les vacances on était même obligé de se relayer avec ses amis tellement il nous épuisait tellement il était hyper actif il fallait que l'un après l'autre on soit après lui parce qu'il parlait toute la journée il voilà ou il fallait se relayer quoi exactement les ses copains se relayé ouais carrément il y avait qu'en cuisine où où c'était un peu plus paisible pour nous parce que que ça l'occupait beaucoup il passait des heures à cuisiner il adorait ça je crois hein il adorait ça il adorait régaler ses amis et sa famille euh ce qui est d'ailleurs un signe de générosité certain h ouaiis c'est vrai faisant mettant son tablier et ceter voilà mant son tablié allant faire son marché préparant sa paill là pendant des heures euh moi j'étais coincée entre une m piednoire qui cuisinit aussi énormément et Bernard tapis vous imaginez les deux se faisaient une compétition de tous les diables pour être le meilleur cuisinier donc voilà c'était des années très sympathiques et très familiales et vous en profitiez bien sûr on en profitait tous mais on finissait le weekend sur les rotules parce qu'on passait de la mer piednoire à Bernard qui qui se tirait la Bour sur la cuisine et alors justement vous bon et quand vous avezz rencontré Laurent vous l'avez épousé vous aviez entendu parler sûrement de Bernard tapis mais vous aviez déjà des a priori ou pas du tout moi j'avais je FAM qui priori n'imait pas spécialement Bernard tap euh nous mes parents étaient plutôt de droite ils aimeraient mon bar enfin voyez il trouvait que Bernard était un peu Matuvu donc donc ilétait pas forcément emballé de de cette liaison au départ et puis le c'était un monde tellement différent du autre moi j'avais une mère professeur un père océanographe j'ai grandi en Polynésie là où j'ai rencontré mon mari donc ça les effrayait un peu en réalité ah ouais ouais oui c'est vrai que ils était enfin lui universitaire c'est ça chercheur voilà ça ouais chercheur océanographe ouais c'est ça et euh donc des a priori pas hyper positifs mais après euh mon père qui pourtant était le plus récalcitran euh à ce que je me mette avec Laurent tapis euh les années qui ont suivi après avoir connu Bernard était le premier à le défendre dans les dîners puisque vous savez bien qu'il fallait défendre souvent tapis euh dans certains milieux tuas un grand objet de discussion voilà exctement exactement c'est vrai et sujet de discussion mais alors justement qu'est-ce que vous avez alors intéressant qu'est-ce que vous avez appris appris qu'est-ce que au fur et à mesure donc du quotidien de la famille et cetera euh bon il a il avait un côté saoulant mais il avait un côté très séduisant que comment comment vous l'avez apprécié au fur et à mesure ben moi ce que j'ai j'ai eu le sentiment au premier abord que que c'était quelqu'un d'insupportable et à 17 ans j'étais assez insolente donc je lui répondais systématiquement je le reprenais parce que je trouvais qu' il était un peu brutal dans ses propos et très directif donc on a eu des relations très tendues au départ ouais un exemple vous avez un exemple bah un exemple ça l'agçé parce que je débarquais dans la famille donc et que je lui prenais son fils alors qu'il avait une relation fusionnelle avec son fils il regardait le foot pendant des heures tous les deux et moi j'ai arrivéis et je je je voulais récupérer mon petit ami à l'époque et partir et et qu'il ne passe pas sa vie avec son père donc ça déjà ça le mettait hors de lui et à tel point que un moment bon on était tout jeune on a quitté le domicile familial parce que Bernard adoré avoir ses enfants dans la même maison et ça ça a été la première étape vers vers plus de respect de sa part à mon égard et et après j'ai j'ai compris à à le connaître en fait c'est c'est un homme qui a une qui est comme une fanfare de défaut qui l'accompagne partout et on ne voit que ça parce qu'il est colérique il parle mal il peut être grossier mais une fois qu'on a passé cette croûte comme ça un peu compacte de défaut on découvre quelqu'un de très humain un père de famille exemplaire et très très disponible pour ses proches et c'est vrai parce que c'était pas du tout alors le lui c'était le contraire du cavaleur c'était le contraire de quelqu'un qui allait à droite et à gauche qui était extrêmement voilà il était famille était F et cetera mais justement quand vous dites c'est très joli la fanfare de défaut une jolie expression va assez bien d'ailleurs oui tout à fait et et en fait quand vous étiez alors avec vos amis avec vos fréquentations et cetera parce que ça c'est intéressant de de de rester un peu là-dessus est-ce que vous aviez à chaque fois ou pas à chaque fois en souvent à le défendre parce que moi j'ai connu ça aussi dans des de famille quand on parlait de tapis hein c'était et c'est ça tournait toujours non pas à la à la risque ou la bagarre mais enfin voilà avec des gens qui disaient mais c'est pas possible ce type voilà c'est c'est un escroc c'est ceci c'est cela est-ce que c'est vous arrivé souvent d'avoir à le défendre j'avais à le défendre mais pas tant que ça parce que les gens je penseent respectter le fait que je vivais avec son fils euh voilà j'avais j'avais à le défendre et encore aujourd'hui on en on on en parle mais mais j'ai l'impression qu'avec les années surtout avec la maladie il a a eu plus de fans que de détracteurs c'est clair ouais mais de toute façon les gens l'ont vraiment admiré euh durant son combat contre le cancer mais je do dire que même à l'époque avant le cancer il avait plus de fete que de détracteur parce que quand on voyait les foules qui pouvaient attirer j'ai j'ai juste une anecdote moi je mais le dire un jour euh il y av le maire d'oriaac dans le Cantal qui m'avait il voulait absolument recevoir tapis et il a dit ok j'y vais je prends mon jet j'y vais qu' me paye le l'essence bon enfin et j'arrive là-bas et ils avaient prévu 1000 personnes il y a eu 10000 personnes qui sont arrivées de toute la région c'est qu'il y avait cette espèce de de charisme en tout cas populaire qui était là après c'est clair et vous vous avez participé quand même à alors justement que 30 ans à sa vie politique quand je dis politique non pas au sens d'engagement mais au sens d'aller dans des meetings dans des dans des campagnes et cetera moi je l'avais accompagné en Guyane pendant les européennes ouis euh puisque j'ai aussi grand enfin j'ai grandi entre la Polynésie et la Guyane donc ça me tenait à cœur il m'avait emmené très gentiment ça m'avait permis d'ailleurs à l'époque je je devais avoir une vingtaine d'années ça m'avait permis de mieux le connaître parce que pour la première fois j'étais complètement seule avec lui euh donc oui je je voyez qu'il est généit vraiment de l'enthousiasme notamment des classes populaires et euh et je vois vraiment un décalage entre ce que nous offreent les médias quand il parlent de tapis et puis quand je parle aux gens dans la rue dans les taxis et je me rends compte quand je parle vraiment au français qui qui a quand même beaucoup d'amour pour ce personnage et qu'il a touché énormément de personnes et c'est pour ça que quand vous dites je m'appelle Marie tapis dit tapis comme Bernard voilà dans les taxis systématiquement Marie tapis mais tapis comme Bernard ouais on va continuer d'en parler voyez de parler de de ce livre de ce très joli livre de Marie grissing tapis sur Bernard et si vous avez une question ou si vous voulez réagir n'hésitez pas à nous appeler au 0826 300300 berc dans tous ces états reviens tout de suite pourquoi les Français et comment on peut le combattre pourquoi les Français hésitent entre temps en temps la rébellion et puis l'abattement comment on peut les les doperer j'ai envie de vous dire bon je vais pas vous dire vous allez trouver que c'est une conclusion désagréable pour nous deux mais vous êtes vraiment Mao hein vous faites semblant non non je vous dire voyageer un peu plus et puis vous verrez que la France ressemble pas à ce qu' le jour vous serez allé en Chine ou en Russie aussi souvent que améri paser en Chine aller à allez à haz allez à l'Orient arrêtez de lire les journaux et vous verrez qu'il sont pas du tout ce que vous êtes en train de dire et oui oui c'est intéressant la France des la France de certains médias et l'autre France mais justement Marie grissingard tapis on va parler de ça vous parler très bien dans votre livre de cette période justement de la maladie du cancer et et avant ça de cette période des procès qui a commencé il faut le rappelle he dans les justement 92 93 30 ans c'est moment où vous êtes arrivés dans la famille donc vous êtes arrivés dans la famille il y avait déjà procès il y non suis arrivé en 91 euh j'étais bah à la fin de la période de gloire en fait et j'ai connu après quasiment que pas mal de galères j'ai vécu le chaos qu'ils ont vécu et euh et lui a vécu euh 27 ans de procédure he 27 ans de procédure où du matin au soir je l'entendais parler à des avocat se battre anticiper il avait toujours trois coups d'avance parce que même si on avait l'impression qu'il y avait des temps morts lui il était déjà en train de préparer ce que la partie adverse allait faire et d'anticiper bien à l'avance à tel point que les avocats étaient souvent dépassés par le personnage son intelligence ultra rapide brillante il était tout le temps tout le temps tout le temps pendant 27 ans au quotidien dans ce combatl et puis ensuite le combat évidemment contre le cancer et vous pensez comme d'autres mer c'est vous parce que vous êtes au cœur du réacteur c'est comment on peut dire du réacteur de tapis vous pensez que la maladie est intimement liée àes à ces problèmes judiciaires avec Adidas et compagnie on a cette conviction là je crois que les cancers de l'estomac c'est c'est souvent li enfin je suis pas médecin mais c'est c'est ce que des médecins nous ont dit c'est souvent lié au stress sachant que que Bernard ne buvait pas ne fumait pas faisait du sport avait une vie très très saine oui et mais ça a commencé par la joue moi je me rappelle quand il m'a envoyé des photos de sa joue où il avait dû euh c'était le tout début c'était le tout début ouais mais je pense qu'il y avait déjà l'usophage à l'époque qui qui commençait ouais ouais et donc alors il vous racontez très bien dans le livre je dois dire que ça m'a beaucoup touché je pense que ça touchera beaucoup de lecteurs et ça a touché déjà beaucoup de lecteurs vous en avez lectrice euh ce combat comment il le menait ce combat contre la maladie parce que c'est douloureux c'est terrible il y a des opérations et ce comment il le menait comment c'était com et ben il le menait surtout comme toutes ses autres activités sur tous les fronts il a essayé plein de traitements il a rencontré plein de gens et surtout il il voulait garder l'énergie donc pour garder l'énergie il faisait du sport il venait il allait à vél systématiquement à la campagne en pleine en plein can même malade ouais même malade il allait à vélo à la campagne quasiment enfin jusqu'à quelques mois avant le cancer et il ce qu'il ce qui était assez admirable c'est qu'il encourageait les autres malades et que et ça préoccupation essentielle dans ce combat c'était de partager ce combat avec les autres malades de les encourager et ce qui est merveilleux c'est que j'ai eu beaucoup de témoignages de gens qui montraient à leurs proches malades du cancer les vidéos Bernard tapis pendant son cancer qui qui voulait qui voulait dire aux autres gardz votre énergie bouger et alors lui il all encore plus loin il ne voulait pas prendre d'antidouleur parce qu'il était convaincu que ça coupait l'énergie et que le corps était plus combatif sans antidouleur donc mais il devait il devait ça devait être quand même terrible donc il était extrême comme toujours il était extrême ou effectivement c'était terrible parce qu'on attendait qu'il hurle de douleur pour pouvoir lui mettre de la morphine ouais c'est ça qui est et vous étiez tous en fait la FAM se relayit j'imagine quand c'était à l'hôpital ou chez lui d'ailleurs euh il voulait pas aller à l'hôpital il ne voulait pas être branché aux perfusion parce qu'il supportait pas d'être attaché euh il ne voulait pas d'infirmier à domicile donc oui la famille se relayait mais c'est quand même son épouse qui était là le la plupart du temps oui bien sûr Dominique qu' l'aelait son rock de Gibraltar son Gibraltar et puis la religion a beaucoup participé à ce combat alors justement il était croyant il il a toujours été croyant et ça ça a pris une ampleur encore plus importante pendant la maladie où il s'est fait accompagner durant la dernière année par un pasteur Marcel Marcelle qui témoigne qui raconte dans le livre de ces derniers de ces derniers mois passés avec Bernard tapi et des des discussions qu'ils avaient tous les deux et alors c'est c'est c'est très drôle parce qu'avec Bernard tapi rien n'est normal rien n'est rien rien n'est monotone donc donc Bernard était catholiqueil Bernard était catholique mais il avait eu l'occasion de rencontrer ce monsieur Marcel qui était un pasteur évangéliste mais vous savez les pasteurs qu'on voit au Palais des congrès ou à la télé un grand monsieur comme ça qui a rang les foules et cetera presque un télévangéliste quoou exactement voilà tout à fait et donc c'est avec ce monsieur que Bernard a a partagé sa spiritualité pendant la dernière année de sa vie donc le témoignage est assez drôlep il se voyit beaucoup il s'appelait tous les jours et eu et il se voyait plusieurs fois par semaine voyez c'était vraiment très intense c'était quoi chez Bernard c'était la conviction d'une autre vie c'était je dire sa croyance ça reposait sur quoi bah ça c'était euh je ne sais pas si c'était la conviction de notre vie mais c'était un vrai catholique et euh il allait à la messe très fervant non il allait pas à la messe mais parce qu'il aimait pas les il priait chez lui mais de de façon générale il n'aimait pas les lieux publics donc il sortait très très peu Bernard on le traînait au restaurant de temps en temps mais c'était pas du tout un homme qui aimait se montrer en dehors des médias mais bon ça c'est autre chose et et donc il a il a vraiment il a prié énormément et puis il était tellement à fond parce qu'il était toujours à fond dans chacune de ses activités que même le jour o il s'est fait tabasser à la campagne vous rappelez son pasteur l'appelle et lui dit mais Bernard presque le pasteur perdait sa foi en disant Bernard mais le le destin s'acharne sur toi tu es malade tu te fais tabasser et là Bernard lui dit mais enfin Marcelle tu plaisantes mais c'est mais mais c'est merveilleux c'est un signe c'est c'est le jour de pâqu c'est le jour de pâqu il m'arrive ça le jour de pâqu tu ne vois pas que c'est un signe du ciel oui c'était c'est fou cette histoire de je me rappelle il m'avait téléphoné le lendemain il va raconter que comment Dominique aussi sa femme avait été tabassée enfin c'était terrifiant ou non mais ce ce qui est quand même impressionnant c'est que même dans les situations les plus catastrophiques il voyait du positif c'est un homme très positif et toujours optimiste en fait et de ce point de vuelà justement on lit les on lit les choses effectivement on peut comprendre que avec le stress et le cancer les comme disaient ces médecins et quand on se fait de la bille et on se fait du mauvais sens ça veut bien dire ce que ça veut dire mais alors justement vous parlez de l'avant et dans votre livre c'est très intéressant vous avez la partie avant donc et après quand il est voilà quand il est parti quand il est mort donc il y a 3 ans et comment vous avez vécu l'après enfin vous la famille comment comment ça comment ça s'est passé parce que quelqu'un comme ça il laisse un vide et pas un petit et pas un petit espace c'était d'une violence inouie parce que il nous avait jamais parlé de la mort donc on s'était absolument pas prê préparé ni affectivement ni administrativement puisque vous imaginez qu'on a aussi récolte enfin hérité de toutes ces procédures judiciaires mais ne serait-ce que affectivement mon mari jusqu'au dernier jour jusqu'au dernier soir quand le médecin lui a annoncé c'est le dernier soir de votre père n'arrivit pas à y croire il s'est littéralement effondré il ne pensait jamais que son père serait vaincu par quoi que ce soit en fait donc père ouais ouais c'est ça c'est ça donc c'est c'est c'est c'est navrant parce qu'on a beaucoup de gens qui qui font des petits sourires narquois en nous disant évidemment il avait préparé après il vous a sans doute caché de l'argent quelque part et cetera et personne ne veut croire que bah pas du tout on a jamais parler de l'après en fait oui c'est non mais d'autant plus on va en parler tout de suite après cette petite pause d'autant plus que beaucoup de gens sont interrogés pourquoi Dominique pourquoi la famille pourquoi il n'y avait rien et on va en parler quand même parce que ce sont des questions qui qui ont été posées pourquoi avez-vous le sentiment à ce point d'être persécuté comme s'il y avait un C des médias des jug des politiques est-ce que vous imaginez un seul instant regardez c'est ce que j'ai dit juste avant de rentrer quand un journaliste sait plus quoi dire parce qu'il est conscient qu'il a un acharnement incroyable il dit mais alors c'est un complot et nous comme des imbéciles on n pas envie de dire oui parce qu'on passe pour imbéciles oui monsieur c'est un complot et oui et oui il y a des complots et peut-être qu'il faudrait arrêter que quand on parle d'un certain nombre de choses on on on on on évacue en disant ah complotiste hein on l'a vu on l'a vu sur un certain nombre de phénomènes de ces dernières années on va pas revenir là-dessus mais c'est très intéressant qu'on voit en 2013 euh Bernard tapi répondant à David Pujadas sur ce ton euh justement on était en train de parler de l'attentat on était en train enfin de l'attentat de de disons de de de ce cambriolage lamentable et euh au fond je je voudrais qu'on parle un peu de l'après donc on a on a ce qui s'est passé et au fond euh est-ce que les les contempteurs les accusateurs euh les les les lycheurs et lâcheur aussi euh euh on un peu baissé d'un ton quand même une fois que ah bah oui euh ils avaient eu la bête donc ils ont baissé d'un ton effectivement on a été étonné nous de voir à l'enterrement de Bern arrivé arrivé voir arriver un de ses lycheurs un de ses principaux lycheurs qui était François berou quiévidemment nous n'avions pas invité qui était un de ceux qui s'est acharné sur mon beau-père et qui qui avait contesté violemment l'arbitrage qui était un proche de père Levade le banquier du crédit liyonnais qui a eu l'audace de de venir à l'église le le jour des funérailles qui s'est caché au fond de l'église heureusement que la famille ne l'a pas vu euh j'ai trouvé ça assez pervers est-ce qu'il venait se vérifier que la dépouille était bien là je sais pas mais c'était assez étonnant comme on va pas spéculer sur les intentions mais c'est vrai qu'on peut se poser la question mais justement vous avez rencontré après vous raconter dans votre livre un certain nombre de de personnes et pourquoi voulez pourquoi vous voulez les confronter c'est intéressant qu'est-ce qui vous a amené euh Marie tapis à vouloir revoir voir borlot bien sûr qui avait était un de ses premiers euh il travaillit avec lui son un de ses avocats et cetera et puis d'autres et puis Xavier Niel et puis beaucoup d'autres pourquoi alors déjà parce qu'un souvenir partagé avec quelqu'un de proche c'est un peu retrouver la personne et puis euh et puis parce que Bernard avait une une personnalité tellement complexe que moi je j'avais pas même en 30 ans réussi à vraiment faire le tour et j'avais envie d'entendre la vie d'autres personnes de voir un autre regard un autre angle et encore appris des choses ouais sur lui oui par rapport à bien sûr mais d'abord d'abord je vous ai pas posé la question mais je vous la pose maintenant pourquoi vous av eu envie de faire ce livre au fond parce que dire qu'est-ce qui vous a amené à se dire après tout parce que Dieu sait s'il y a eu des livres sur le tapis évidemment de gens moins moinsins proches que vous l'étiez mais qu'est-ce qui vous a vraiment motivisé oui je l'ai connu j'ai envie de raconter qui il était ce que c'était par rapport à alors moi j'avais déjà écrit un livre avant chez Albin Michel sur sur mes parents oui et quand j'ai quand j'écrivais ce livre bah je je côtoyais déjà bernardtre rappelez-moi le titre on reconnaît le bonheur au bruit qu'il fait en s'en allant très joli et au fur et à mesure que j'écrivais ce livre Bernard lisait des passages et il aimait beaucoup ma façon d'écrire il me disait il m'avait dit à l'époque mais bon c'est très bien tu écris un livre sur à l'époque c'était sur mes parents et notamment mon père l'océanographe l'aventurier il m'avait dit c'est très bien tu écris un livre sur ton père mais mais ça serait vraiment plus intéressant si tu me rajoutais dans le livre de comparer Sud Radio berkov dans tous ses états ça fait 15 ans que j'ai raison et ça fait 15 ans que ça vous emmerde que j'ai raison parce que depuis le débat depuis le départ vous avez estimé que je vais avoir tort voilà alors c'est il faudra vous y faire vous mourrez avec ça j'ai gagné 45 plus un peu plus encore et vous en êtes content et plus ça vous emmerde plus ça me fait plaisir voilà c'est assez clair c'est bien du tapis millésimé comme on dit c'était face à Patrick en sur France interre en 2010 mais enfin on pourrait on pourrait pass passer des avec ça euh mais mari au fond euh avec le enfin le recul dis donc le recul il il est pas loin c'est 2 ans 3 ans avec le recul au fond on se dit que vous dites en tout cas que c'est vrai que il y a peu d'être comme ça qui traversent leur époque pour le meilleur pour le moins bon mais mais qui qui laisse alors est-ce qu'il va laisser une trace au fond soyons absolument la objectif et même de sans fr C même si c'est plus difficile ça laisse une trace ou pas on dira oui tapis ça a été mais est-ce qu'il laisse une trace et si oui à votre avis lesquel ou laquelle euh écoutez moi quand je parle au français je même avec mon mari on est très très étonné que son souvenir soit toujours aussi vif et et qui j'ai l'impression que dans la mémoire des Français laisse en tout cas une trace très très forte et et plutôt en général positive à moins que les gens qui ne l'aiment pas n'osent pas nous en parler mais euh une TR de de c'est quelle TR c'est quoi c'est vrai qu'il y a peu de personnages comme lui quand on y pense aujourd'hui j' je n'en vois pas d'autres euh une trace d'énergie de de de d'optimisme de de se projeter dans des rêves un espèce d'élan comme ça incroyable qui manque peut-être un peu en France où j'ai l'impression que les gens sont un peu plus abattu maintenant ouai ouais et c'est ça qui est étonnant c'est vrai ou ou résigner peut-être ou et lui c'était pas quelqu'un de la résignation on peut pas dire alors est-ce que est-ce que c'est pour ça qu'il déplaisait aussi parce qu'il aimait beaucoup montrer sa réussite c'était un flambeur mais pourtant c'était pas un matérialistme et je pense que c'était quelqu'un qui c'est pas l'argent qu' le motivait franchement non pas du tout c'était pour moi c'était de montrer au monde qu'il avait réussi qu'il était parti de rien qu'il était arrivé là il avait un besoin énorme de reconnaissance mais au quotidien c'est quelqu'un qui n'aimait pas les mondanités qui ne sortaiit pas qui ne s'achetaiit pas de fringu qui voyez qui voulait juste qui qui était heureux d'être en famille dans sa cuisine avec ses chiens et ses enfants voilà c'est ce qu'il adorait faireou donc donc je pense que c'est que méiatique à mort enfin il était il était sur Oui mais ça c'était l'aspect carrière et puis c'était ce que je vous disais c'était l'aspect regardez-moi regardez qui je suis et c'est pour ça peut-être que la politique l' tiré particulièrement pas pour profiter d'un domicile qu'on peut avoir quand on est ministre de jet privé ou dans du jet présidentiel pour se déplacer si vous voyez ce que je veux dire mais plus pour pour faire quelque chose d'important aux yeux des Français pour exister en fait est-ce qu'il pensait à la présidence franchement bien sûr il pensait à la présidence et même jusqu'au dernier souffle il pensait à la présidence une semaine avant de de décéder il était au fond de son lit il pesait 48 kg il était avec du cancer partout dans le corps c'était vraiment la fin et il dit à Laurent si j'arrive à me sortir des portes de l'enfer donc il s'imaginz encore guérir euh je me présente à la présidentielle et là Laurent lui dit donc son fils Laurent lui dit écoute papa bon tu as pas de parti c'est dans quelques mois la présidentielle tu as 78 ans tu es quand même très malade donc Président c'est peut-être un peu ambitieux peut-être Premier ministre et et là Bernard lui dit euh ouais ça aurait de la gueule Premier ministre et puis ça aurait un peu plus de gueule que ce con de Castex ah oui c'est donc ça c'était quelques jours avant la fin voilà c'est étonnant et est-ce que vous pensez aussi nonobstant la maladie parce que beaucoup beaucoup l'ont dit s'il n'avait pas fait de politique il aurait été voilà encore peut-être milliardaire en tout cas faisant des tas de choses dans les affaires ou pas ouais vraiment la politique a marqué c'était le début de la fin c'était le début des attaques dès qu'il a été en politique céit un des hommes les plus populaires en France et il on l'a rendu inédigible 1 an avant la mairie de Marseille en fait qui lui était quasiment acquise oui ça c'est il déplaisait aussi bien à la droite qu'à la gauche en fait ouais et c'est très intéressant parce que ça en dit long sur les clivages en France c'est vrai par rapport à est-ce que est-ce que il était toujours parce qu'il y avait eu sa l'épisode tapis Le Pen enfin que dont vous avez évidemment entendu parler et qui et c'était ça s'est soldé par un grand match de boxe enfin de boxe figuratif à la télévision bien sûr mais au fond aujourd'hui vous dites que vos vos souvenirs justement vos vos mémoir en fait ce qui ressort d'ailleurs ça ressort de votre livre c'est quand même il y a quelque chose d'immense tendresse et affection quand même qui est là même avec les coups de gueule même avec mais est-ce que vous avez pas eu franchement à part l'affrontement du début il y a quand même eu des scènes il y a eu des des conflits bien sûr ou il était très dur à vivre au quotidien mais euh c'était quelqu'un de très très affectueux avec ses proches euh donc c'était un c'était un homme qu'on pouvait enfin un père un beau-père un grand-père qu'on pouvait appeler 24h sur 24 et qui était disponible c'est-à-dire que à tout heure oui il nous en voulit nous de pas être joignable à toute heure il comprenait pas ça lui il fallait être joignable pour ses proches en permanence donc on l'appelait à 1h du matin il répondait euh un problème de santé ça m'est arrivé d'avoir très mal quelque part en pleine nuit comme il était passionné par la médecine il avait potassé tous les bouquins c'était un livre ouvert en médecine et il a une mémoire il avait une mémoire incroyable donc vous l'appeliez en pleine nuit il vous disait quoi faire quoi prendre le lendemain dès son réveil parce qu'il se réveillait avant tout le monde il avait déjà appelé l'hôpital pour prendre un rendez-vous et cetera et et il était comme ça avec même avec mes parents et ça ça m'a ça donne une anecdote assez amusante d'ailleurs parce qu'il était quand même très occupé et à un moment je lui dis mon père va pas bien est-ce que tu peux me trouver un neurologue et il il il comprend mal il entend urologue et mon père était en début de démence donc donc il part à l'hôpital et puis il va au rendez-vous que Bernard lui avait pris et il ressort du rendez-vous et puis il nous dit à ma mère et moi il nous dit le monsieur était très bien le professeur était très bien mais bon pour un neurologue il m'a fait un toucher rectal c'est un peu bizarre donc Bernard très gentiment malgré toutes ses occupations avait pris rendez-vous mais chez un hurologue qui pensait que c'était un problème de prostate et pas un problème de cerveau ouais voilà tel était Bernard tapis et vraiment Marie grissinger tapis vous le racontez très bien et vous le racontez de façon extrêmement émouvante en ne cachant pas les défauts mais en disant ce que ça a été et puis c'est toujours bon d'avoir effectivement des gens qui sont hors norme hors balise hors sentier de petites randonné et voilà c'est un livre en tout cas à lire merci André berkov recevait aujourd'hui dans son face- à faceace Marie tapi la belle- fille de Bernard tapi qui nous a parlé de l'homme derrière l'homme d'affaires et son livre c'est tapis comme Bernard qui qui est sorti aux éditions presse de la cité vous voulez réécouter cette émission ou l'écouter car vous en avez raté une partie n'hésitez pas à vous brancher sur sudradio.fr ou à la regarder en replay sur notre chaîne YouTube André berkov revient demain même endroit même heure André même endroit même heure absolument pour une nouvelle émission de R

Tout savoir sur Bernard Tapie — Bernard R. Tapie · Pourquijevote