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interviewEurope 1 — L'interview politique du week-end· 6 juin 2026 7 min

Affaire Lyhanna : «C’est un ensemble de dysfonctionnement de l’Etat qui est assez terrifiant» estime Isabelle Florennes, sénatrice MODEM des Hauts-de-Seine

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Isabelle Floren, bonjour. Bonjour. Alors l'affaire Liana prend depuis quelques jours une tournure politique en France. Il y a eu plusieurs signalements contre Jérôme Barrella sans succès. Y a-t-il eu Isabelle Floren faillite de l'appareil judiciaire comme l'a concédé lui-même Gérald Darmanin cette semaine et hier soir sur TF1 ?

0:20
Isabelle Florennes

Oui, le ministre a raison de parler en tout cas de dysfonctionnement. J'ai lu « terrifiant » également et moi je dirais « accablant » pour la justice, pour la gendarmerie et puis également je crois, d'après ce que je lis, pour l'éducation nationale. Donc c'est un ensemble de dysfonctionnements de l'État qui effectivement est assez terrifiant dans cette affaire.

0:51
Présentateur

J'aimerais Isabelle Floren aborder la politique avec la présidentielle. Ce matin, la grande famille du centre se réunit à Poitiers. L'objectif ? Définir une stratégie à l'approche de la présidentielle. Alors il y a le fameux « ni de droite, ni de gauche » pour le centre. Est-ce que ce fameux « ni de droite, ni de gauche » est encore pertinent aujourd'hui après quasiment dix ans de macronisme et à l'heure où les débats sont de plus en plus polarisés aujourd'hui ?

1:20
Isabelle Florennes

Moi je pense que le centre a absolument, et d'urgence, besoin de se réunir. Donc c'est très bien, l'initiative du Modem de la Vienne va dans ce sens, de réunir, on va dire, la grande famille centriste qui va de l'UDI au Modem, en passant par le Parti Radical. Et toutes les personnes qui se sentent proches des idées centristes, c'est une très bonne initiative, et ça va dans le bon sens.

Pour ce qui me concerne, j'ai entendu le premier vice-président du Modem, j'entends régulièrement également le président de l'UDI, Hervé Marseille, parler effectivement de cette réunion des centristes et d'une réflexion sur les projets pour aboutir à l'automne, à un choix qui pourra être fait dans le cadre de la présidentielle. Nous on a envie, au centre, d'affirmer nos idées sur la décentralisation. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire qu'on a conscience, plutôt plus confiance dans les élus locaux et dans l'État local, que dans toutes les stratégies nationales qui peuvent être mises en place, qu'on veut un nouveau modèle social, un nouveau modèle de société, notamment sur les retraites, sur la qualité des soins en France, et puis qu'on a une vision de l'Europe, vous voyez, sur l'immigration, sur la souveraineté industrielle, et puis sur l'idée qu'il faut absolument, dans les années qui viennent, et puis je dirais même dans les mois qui viennent, progresser, on le dit depuis des années, sur une défense commune européenne. Vous voyez, ça c'est des marqueurs.

2:53
Présentateur

– Mais pour qu'on comprenne votre positionnement sur l'échiquier politique, par exemple, êtes-vous favorable à une primaire du centre, comme le propose Gabriel Attal ? Gabriel Attal émet l'idée d'une primaire avec en son sein l'UDI, le Modem, le parti Horizon d'Édouard Philippe. Jusqu'où doit aller cette primaire, selon vous, Isabelle Flouren ?

3:16
Isabelle Florennes

– Moi je ne suis pas convaincue par l'idée de la primaire, je vais vous le dire, je ne suis pas convaincue. Il parle d'une primaire en janvier 2027, c'est bien trop tard, et surtout, est-ce utile ?

3:31
Présentateur

– Isabelle Flouren, est-ce que Bruno Rotaillot est, selon vous, bloc central compatible ? Là encore, j'essaie de vous trouver sur l'échiquier politique, parce qu'actuellement c'est un peu flou sur la question.

3:45
Isabelle Florennes

– Je vous ai rappelé quels étaient nos marqueurs, et nos marqueurs, on verra quels sont les projets et les programmes des différentes personnalités politiques qui sont candidats actuellement. – Moi je ne connais pas, je connais bien Bruno Rotaillot, on est au Sénat et je connais un certain nombre de ses idées, est-ce qu'elles seront compatibles avec un projet porté par le centre à l'automne ? La question se posera à l'automne, c'est bien trop tôt, début juin, pour le savoir. Vous voyez bien qu'Édouard Philippe comme Bruno Rotaillot, pour le moment, sont prudents sur leur projet, sont candidats certes, mais sont prudents sur leur projet.

Tout ça va faire l'objet de discussions, que nous le souhaitons, nous les centristes, à l'automne, parce que l'automne sera le temps, effectivement, des choix, ne pas de précipitation, de la réflexion pour le moment, des sujets qui nous préoccupent, certes, parce qu'il y a des sujets qui nous préoccupent, et vous savez très bien, nos groupes s'expriment dans les deux assemblées très régulièrement. Vous dites que c'est flou, regardez ce que nos groupes politiques votent, le groupe centriste comme le groupe démocrate, le groupe Renaissance ou le groupe LR. Nous nous rejoignons sur bien des points, et nous avons, effectivement, des sensibilités différentes sur d'autres.

Voyons cela calmement, posément, jusqu'à l'automne. Nos groupes sont à pied d'œuvre, je peux vous le dire, jusqu'à la mi-juillet, en tout cas, dans chacune de nos assemblées.

5:18
Présentateur

Alors, j'aimerais aborder, Isabelle Floren, l'insécurité. Je vais citer Maude Bréjon, porte-parole du gouvernement. Maude Bréjon au sujet des émeutes urbaines du week-end dernier. Plus personne ne comprend que l'immense majorité paie pour les agissements intolérables d'une minorité. C'est Maude Bréjon qui dit ça. Le gouvernement, en fait, Isabelle Floren, entend se servir directement dans les prestations sociales de ceux qui cassent. Est-ce que vous applaudissez ça ?

5:43
Isabelle Florennes

Moi, je constate qu'il y a une immense lassitude et colère de nos concitoyens sur le terrain. Voyez, moi, je suis élue à Surenne, sénatrice des Hauts-de-Seine, et je peux vous dire qu'il y a une grande lassitude après encore les événements du week-end. Donc ça, c'est un ressenti et ce n'est pas qu'un... C'est des faits. C'est des faits. C'est les abribus cassés dans chacune des villes.

6:08
Présentateur

Doit-on se faire rire sur les prestations sociales de ceux qui cassent ?

6:10
Isabelle Florennes

Bien sûr qu'il faut. Mais bien sûr, ça fait des années qu'on le dit qu'il faut prendre sur les prestations. C'est déjà dans la loi. La loi, elle permet la réparation, notamment des mineurs, les mineurs, les majeurs, c'est-à-dire les parents, peuvent être responsables, article 1242 du Code civil, des dégradations de leurs enfants. Maintenant, il faut peut-être le faire évoluer, cet article, parce qu'on dit sans autorisation, il y a des excuses. Peut-être qu'il faut faire évoluer l'article 1242 du Code civil, et oui, faire payer les parents quand les mineurs. Après, il y a la preuve. Il y a apporté la preuve qu'effectivement, tout ça, on est dans un état de droit.

6:52
Présentateur

Ce qui n'est pas toujours facile lorsque les individus sont cagoulés, comme on l'a vu il y a une semaine. Merci beaucoup, Isabelle Florent. Je rappelle que vous êtes sénatrice modem des Hauts-de-Seine. Merci beaucoup d'avoir été parmi nous ce matin.

Affaire Lyhanna : «C’est un ensemble de dysfonctionnement de l’Etat qui est assez terrifiant» estime Isabelle Florennes, sénatrice MODEM des Hauts-de-Seine — Isabelle Florennes · Pourquijevote