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DébatSud Radio (sur YouTube)· 4 octobre 2025 8 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Budget : Sébastien Lecornu a-t-il raison de faire confiance à la gauche ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le premier ministre a raison politiquement de faire confiance à la gauche ?

  • 2:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce que le problème n'est pas de creuser la tranchée de vos désaccords ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que les Français ne s'en fichent pas un peu ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00BrissolChiffre
    « Madame Borne l'avait utilisé 23 fois. »
  • 5:00LucasChiffre
    « Le taux d'épargne des Français n'a jamais été aussi élevé depuis 1945. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Lucas Planvergne. Bonjour Maxime journaliste au JD. Ravi de vous retrouver comme chaque samedi à ce micro et bonjour Briso Cool.

Bonjour Maxime. Essayiste et politologue. Merci d'être avec nous ce matin.

C'est vrai que quand même cette scène était inattendue. Ça n'était pas clairement dans les agendas de nos journalistes politiques ici et je crois en France tout le monde a été un peu surpris de voir ce premier ministre s'exprimer le teint un peu blafard et incertain pour dire notamment non je n'utiliserai pas le 493. Oui, bien sûr, nous devons voir et nous devons nous devons revoir notre système de retraite et on a su en plus que dans les suivantes conversation en réalité, il y a eu ce débat sur le la haute taxation d'un patrimoine financier.

Quelque chose de flou pour donner clairement dégage à la à la gauche. D'où cette question ? Est-ce que le premier ministre a raison politiquement de faire confiance à la gauche ?

Brokol. Alors, plus largement euh on a vécu quelque chose d'extraordinaire depuis depuis depuis 4 mois. En tout cas d'atypique, on a eu un ancien premier ministre qui a demandé un vote de confiance pour pour partir et on a un nouveau premier ministre qui décide de renoncer au 493.

Il décide de renoncer au 493. Euh vous savez le 493 a été utilisé usus, abusus, fructus. Euh voilà, un peu avec beaucoup de violence par le président de la République notamment lors de la réforme des retraites.

Je crois que madame Borne l'avait utilisé 23 fois. Alors le record, c'est Michel Reocard. Donc oui, c'est un c'est toujours les deux emblèmes du 493 Michel Rab c'est un c'est un outil qui peut brutaliser les institutions et qui peut donner une image très brutale et porter atteinte pour beaucoup de personnes à ce ce sentiment démocratique que veulent les gens néanmoins renoncer comme l'a fait hier le premier ministre 493 c'est retourner c'est pas retour vers le futur c'est retour vers la 4e République c'estàdire le général de Gaul voulait le 493 pour avoir de la stabilité pour trancher en réalité et pour corriger les excès du parlementarisme.

Et là, on redonne entre guillemets les pleins pouvoirs au Parlement à un moment où il n'y a pas de majorité et un moment où les partis politiques n'ont jamais été aussi faibles. Euh, alors moi j'aurais la lecture un petit peu inverse, c'est-à-dire que finalement je trouve que Sébastien Lecnu a a fait un petit move comme on dit aujourd'hui. C'est-à-dire que ça lui permet à la fois justement de renouer avec cet aspect démocratique.

Mais aussi et surtout il met le Parti socialiste en face de ses contradictions. C'est-à-dire que ça fait des semaines, des mois qu'Olivier Fort réclame le non recours au 493, l'abandon du 493 notamment sur le volet budgétaire. Et effectivement, Sébastien Lecorn acte cette rupture et donc met le PS dans l'embarras.

On a contacté au JDD un petit peu de de de de parlementaires socialistes qui sont aussi surpris que vous Maxime de cette annonce de Sébastien le Cornu et qui sont assez embêtés dans le cas où ils voudraient tout de même voter la censure et comment il la justifierait. Donc voilà, c'est c'est une manière pour Sébastien le Cornu de mettre de pousser la gauche dans ses retranchements. Effectivement, vous l'avez dit, il a il a évoqué également la la réforme des resettes.

Mais je m'arrête un instant sur ce que vous dites. Quand quand quand vous assurez en effet que le Premier ministre a essayé de de faire un move, est-ce que justement le le problème et pour essayer de vous non pas de vous mettre d'accord mais de continuer à creuser la tranchée de vos désaccords, si je puis me permettre, les mes camarades, est-ce queil y a pas un sujet sur le fait quand même qu'il n'a fait peut-être qu'un mou, c'est-à-dire juste quelque chose pour gagner du temps briscole. Moi, je suis alors je partage complètement votre avis.

Je pense que la la une raison principale est de gagner du temps. Gagner du temps parce qu'il faut bien que nos auditeurs comprennent euh si au terme de la discussion budgétaire on repart à zéro, c'estàdire que les parlementaires euh ne se mettent pas d'accord, on vote ce qu'on appelle la loi spéciale, c'est-à-dire qu'on a euh un budget qui est le budget de l'année n-1. Donc on gagne du temps et on repart de nouveau sur une discussion budgétaire jusqu'au municipal où on peut prendre prétexte des municipales pour encore gagner du temps.

Et la deuxième solution, c'est on laisse les débats s'éterniser. Vous savez, c'est 70 jours. Il faut que dans les 70 jours le parlement est décidé d'un budget.

Et donc on peut bloquer, c'estàd qu'on peut déposer des centaines d'amendements et on peut finalement ne pas avoir de budget après ces 70 jours. Et à ce moment-là, le gouvernement utilise les ordonnances. Absolument.

Donc c'est une manière aussi pour le gouvernement et pour le premier ministre de gagner du temps et peut-être de protéger le président de la République. H Lucas Blan. Ben après il est sûr comme comme on l'a dit précédemment que ça a au moins le mérite de replacer le parlement au centre du jeu et à mon avis c'est c'est les résultats des élections qui obligent à cela.

Maintenant, jusqu'à présent, on parle un petit peu de de politique politicienne, si je puis dire, et si on prend un peu de hauteur, c'est vrai que nous-même, en tant que que spécialiste, en tant que journaliste politique, on a du mal à se passionner sur ces tractations. Alors, j'ai du mal à à croire et à imaginer nos auditeurs, les Français, devant ce spectacle navr qui, à mon avis, illustre aussi bien la capacité de dialogue de Sébastien Lecornu que le cafarnaum politique dans lequel la France est plongée depuis maintenant des mois. C'est une ça c'est une réalité.

Jamais les Français la parole républicaine ne s'est aussi éloigné de la politique nationale. Les Français font confiance, on le disait tout à l'heure, à le à leurs élus locaux. On est à 5 mois des élections municipales.

L'élu local, on voit ce qu'il fait. Voilà, on l'entend. Mais mais estce que excusez-moi tous les deux quand je vous entends hm quand je vous entends, j'ai l'impression d'entendre les les mêmes arguments.

Non pas que ce soit faux ce que vous dites, mais quand je vous entends Brolle dire en réalité il gagne du temps parce que il y aura les discussions budgétaires puis peut-être encore après les municipales. C'est déjà ce qu'on disait avec François Baou et un moment ce qu'on essayait de faire avec Michel Barni, c'est-à-dire de voir l'emploi du temps jusqu'au moment où on pouvait en gagner encore un peu plus encore davantage. Et quand je vous entends ensuite mon cher Lucas, bon si les Français sont pas passionnés, est-ce que là on vient pas tout simplement d'arriver une sorte de plafond de verre ?

Oui, il faut l'assumer les Français en fait le fait qu'il y ait pas de gouvernement mais dans le fond ils s'en fiche un peu. Sébastien Lecorneu, il est identifié comme acroniste, donc ils veulent tourner la page et qu'on est quand même un peu dans une situation plus que délicate. Il est identifié comme acroniste dans l'ensemble de la population.

Je suis même pas convaincu qu'il soit identifié comme premier ministre pour le moment et comme chef du gouvernement. Donc ça c'est une des premières complications. Et effectivement là on touche au somum de la lassitude à mon avis des Français envers ce spectacle.

Euh et voilà, c'est il est sûr queon s'éloigne clairement de des euh des besoins concrets de la population. Et ce qu'on constate et ce qu'on peut constater clairement, c'est que ça fait 25 jours euh euh que nous n'avons pas de gouvernement, que c'est un record très largement battu sous la 5e République et quelle différence concrète dans la vie des Français, je me le demande. On a les Français ont le sentiment qu'en fait ils vivent dans un monde parallèle.

Mais mais il y a un vrai sujet quand même. C'est-à-dire que vous avez remarqué quand même que le taux d'épargne des Français n'a jamais été aussi élevé depuis 1945. Qu'il y a pas il y a pas de confiance.

Vous avez remarqué que les entreprises investissent de moins en moins que les commandes se ralentissent. Donc ce climat politique, c'est la faute des politiques plus que du climat parce que oui, ce climat politique euh c'est cette non décision euh en fait entraîne euh dans le secteur économique et dans et et chez tous les Français dans dans nos ménages respectifs du doute et du manque de confiance. Et vous savez très bien que en économie si vous n'avez pas de confiance, ça ne fonctionne pas.

Et donc le sujet il est là aujourd'hui, c'est que cette crise qu'on pourrait penser très éloigné de nos préoccupations finalement impacte indirectement la vie économique de notre pays. H bien sûr. Et puis en plus avec ce résultat, on le voit bien, qui est de de provoquer, on va dire, une cascade d'événement, que ce soit au niveau économique ou au niveau politique.

Est-ce que Sébastien Lecornu a eu raison de faire confiance à la gauche ? En tout cas, la question qu'on vous posait notamment sur le site Sud Radio, l'application l'application et bien sûr les réseaux sociaux non à plus de 92 % avec notamment les commentaires suivants. Patrick qui nous dit "Mais enfin, soyons franc, la confiance ça n'existe pas en politique, ils n'attendent tous qu'une chose, c'est 2027 et dès qu'ils pourront appuyer sur le bouton, ils le feront." Et puis LUP par exemple qui nous dit "Pasce que le Cornu n'est pas de gauche lui-même à l'instar de certains fidèles de Macron." On pourra aussi se poser une question même s'il faut quand même rappeler que le premier ministre est de droite.

Messieurs, merci beaucoup d'avoir été dans ce studio ce matin. Brissol, politologue essayiste et Lucas Planav, journaliste au JDD qui doit filer aussi parce qu'il y a un journal à boucler d'ici demain. Bonjour Lucas.

Merci beaucoup d'avoir fait un tour exactement à faire un tour dans