Agriculture : S. Rousseau, maintient en avoir "rien à péter de leur rentabilité"
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[Musique] Bonjour Sandrine Rousseau. Bonjour. La pétition contre la loi du plomb qui réintroduit un pesticide la cétamipride vient de dépasser les 1200000 signatures.
Vous êtes surprise par le nombre de citoyens qui réclament l'abrogation de cette loi. Alors pas du tout mais j'invite les tous les citoyens qui n'ont pas encore signé à signer cette pétition parce qu'il est très important que cette pétition monte le plus haut possible. Et non, je suis pas surprise parce qu'en fait il y a une différence entre l'opinion publique, entre ce que ressentent les gens, entre ce que veulent les gens et la les les la un entreois euh politique et de la FNSEA, de la ministre et de la FNSEA, du Sénat et de la FNSEA qui n'est pas du tout en accord avec ce que désirent les personnes et donc le succès de cette pétition ne m'étonne pas mais en plus je pense qu'elle n'est qu'au début de cette pétition rencontre un franc succès.
C'est quoi la suite ? La suite, c'est un débat à l'Assemblée nationale, mais la suite, c'est aussi euh un appel au président de la République à ne pas à ne pas promulguer la loi parce que ce débat qui aura vraisemblablement lieu à l'Assemblée nationale puisque c'est possible quand une pétition dépasse les 500000 signatures, il y a Elbron Pivet, la présidente de l'Assemblée, a prévenu ce débat ne mènera pas à une abrogation. Ce sera un débat sans vote.
Donc à quoi ça sert ? Mais moi je vous dis c'est le début d'une lutte qui ne fait que commencer et que et le camp du NFP, le la partie du NFP de l'émycle du nouveau Front populaire ne lâchera pas ce combat, ne lâchera pas l'abrogation de la loi du plomb. Donc ça veut dire que lors des prochaines niches parlementaires, nous aurons comme texte très probablement chaque groupe du nouveau Front populaire aura comme texte abrogation de la loi du pont.
Mais d'ici là, ah mais je vous dis on on mènera la bataille contre ce texte parce que ça n'est pas possible parce qu'il y a il y a la pride mais il y a plein d'autres choses. Il y a le l'augmentation des de la taille des élevages sans contrôle. Il y a le fait qu'on puisse déroger à l'aness qui a c'est un décret agent de sécurité sanitaire.
Absolument. C'est un décret qui est sorti ces derniers jours. Il y a il y a les l'autorisation des mégabassines sans euh sans au nom de l'intérêt général par dérogation.
Il y a le fait qu'on ne sépare plus le conseil de la vente des pesticides. En fait, il y a énormément de choses. Aujourd'hui, c'est un enjeu de santé publique.
Le nombre de cancers explose. Il y a des enfants, il y a des personnes de plus en plus jeunes qui ont des alors les études scientifiques ne font pas forcément de lien. toutes les études entre des cancers et euh l'utilisation de la éid les études montrent une évolution des cancers des du cancer de sans forcément les liutilisation de certains néonicotinoïdes là il y a une il y a une il y a une étude qui s'appelle pestirive qui donne des données enfin qui fournit des données pour la première fois entre et exposition des enfants au pesticides qui des enfants qui vivent près des vignes au pesticides, exposition des enfants et santé.
Et en fait aujourd'hui cette étude n'est pas sortie, n'est pas publiée par le gouvernement. Il y a des une étude qui est sortie sur l'accétamie pride au Japon qui dit que sur 14 enfants qui ont été qui ont été étudiés, il y a 14 enfants, c'est un échantillon assez faible. Sur 14 enfants, il y a 13 enfants qui ont de l'acétamride dans le liquide qui entoure le cerveau.
Il faut savoir que l'acétamride, c'est un produit qui atteint le système nerveux central des insectes et donc on le trouve dans le système nerveux central des enfants. Enfin, je veux dire, on joue à quoi là en fait ? On joue à quoi ?
Au nom de quoi on fait ça ? C'est hyper dangereux ce qu'on est en train de faire et et en fait aujourd'hui il n'y a aucune étude systémique entre l'exposition au pét davantage d'études mais il y a le registre des cancers qui a été adopté mais aujourd'hui les données de cancérologie ne sont pas étudiées et ne sont pas mises en lien avec Rous 26 pays membres de l'Union européenne utilise la cétamiprite c'est autorisé jusqu'en 2033 il n'y a que la France qui l'avait interdit en 2018 et qui le réautorise aujourd'hui sous certaines conditions. Est-ce que la France peut avancer toute seule dans son coin ?
Bien sûr que la France doit avancer toute seule dans son coin. C'est pas parce que les autres pays font des erreurs que nous devons faire la même. Au contraire, nous devons nous enorgueillir du fait que la France fait de la qualité et non pas de la quantité, qu'on garantisse le revenu des agriculteurs et non pas la rentabilité de l'agrobiness.
Et en fait, on doit la France doit être exemplaire et dans ces cas-là et bien on interdit la la l'importation, on interdit l'importation des produits contenant de l'acétamiprine et en fait on protège les agriculteurs de cette manière-là et évidemment qu'on indemnise quand il y a des quand il y a des infestations massives et par ailleurs on peut aussi développer la recherche sur les solutions alternatives naturelles et non pas chimiques. Parce que je rappelle une chose, je rappelle une chose qui que dont les gens doivent quand même avoir très conscience, c'est que les entreprises qui vendent les pesticides font des profits au moment où elles vendent les pesticides. Ce sont les mêmes qui vendent les produits contre le cancer et les médicaments contre le cancer qui refont des profits au moment où elles vendent les médicaments contre le cancer sont les mêmes.
Enfin, je veux dire dans quel monde on est là. Sandroua je reviens sur le la pétition donc qui rencontre un franc succès. Qu'est-ce qui est le plus légitime ? une pétition avec plus d'un million de de citoyens qui la signent ou les parlementaires qui ont à une majorité voté ce texte.
Je rappelle que le débat en première lecture n'a pas eu lieu à l'Assemblée nationale. Il y a eu une motion de rejet préalable effectivement pour faire face à la gauche qui avait déposé des milliers d'am cette loi du plomb et le succès de cette pétition dit toute la crise démocratique dans laquelle nous sommes. C'est-à-dire que ça montre à quel point il y a une différence entre des élus qui ne veulent pas respecter et entendre et protéger la population. et de l'autre une population qui se rebelle comm elle peut qui montre son opinion comm elle peut et cette pétition est le moyen pour elle de montrer son désaccord avec cette loi et son succès montre à quel point le désaccord est profond.
Faisons de la politique fiction Sandrino Rosso. Imaginons que demain il y a une pétition qui recueille plus d'un million de signatures par exemple pour réclamer le rétablissement de la peine de mort ou pour interdire l'IVG. Est-ce que une pétition qui réclamerait ceci serait plus légitime que des votes des parlementaires ?
Mais on a on a un système de pétition qui permet au Parlement de s'emparer d'un débat. C'est ce que nous allons faire. Nous la présidente de l'Assemblée nationale dit qu'elle va remettre qu'elle est favorable à ce que ce débat ait lieu dans l'Assemblée nationale sans vote à la fin.
Non mais c'est la première fois qu'il y a son vote et c'est pour ça que je vous dis que de toute façon même si le Conseil constitutionnel valide le texte ce que je n'espère pas, même si le président de la République euh promulgue la loi ce que je ne souhaite pas, je l'appelle à ne pas la promulguer. Derrière il y aura euh pour nous la possibilité dans les niches parlementaires d'abroger cette loi. Mais la bataille encore une fois c'est une c'est la première fois et je le dis avec un peu de solennité, c'est la première fois qu'une opinion publique se lève aussi massivement sur les questions écologiques.
Pour l'instant, les seuls qu'on entendait sur les questions écologiques, c'étaient tous ceux qui étaient climatoques, qui ne souhaitaient pas qu'il y ait de mesures sur le climat, qui ne souhaitait pas qu'il y ait de mesures de précaution, qui mettaient notre santé dans une espèce de balance avec les enjeux économiques. Là, c'est la première fois qu'il y a une opinion publique écologique qui se monte. Et bien, je dis bravo et continuons et faisons en sorte que cette pétition atteigne les 5 millions.
Pourquoi pas ? Vous parlez de de sujets économique Sandrine Rousseau, vous avez suscité la polémique il y a quelques jours en disant à propos de la rentabilité des agriculteurs, j'en ai rien à péter, je cite, est-ce que vous maintenez ces propos ? Non seulement je les maintiens, mais la rentabilité est un sujet d'agrobinessman, je le redis.
C'estàd c'est le sujet d'Arnaud Rousseau et euh la le revenu agricole, le revenu c'est un sujet d'agriculteur et en fait il ne faut pas confondre les deux. Et quand on parle de rentabilité, on ne fait que parler du revenu de de sociétés comme Avril qui sont les sociétés de possédé par Arnaud. Moi je vous a pas de mépris dans votre propos d'insulte vis-àis des agricultur, j'ai toujours soutenu tous les toutes les lois permettant de véritablement améliorer le revenu des agriculteurs.
J'ai soutenu la loi présentée par Marie Pochon de notre groupe lorsqu lorsqu'elle a présenté une loi garantissant des prix minimum d'achat pour les agriculteurs. J'ai soutenu la proposition qui émanait des rangs de LFI sur la sur les revenus garantis. Moi je voudrais que dans le cadre de la v les agriculteurs puissent insulter on parle aussi d'argent sale ça va très loin ou quand on fait de la rentabilité pour de l'agroindustrie et que on le fait au détriment de la santé des personnes parce que l'acétamide ça pénètre l'eau.
Enfin c'est c'est présent dans l'eau, c'est même présent dans l'eau de pluie dans les nuages s'il y a qu'on en a retrouvé dans l'eau qui tombait du ciel de l'acétamide. Donc je veux dire quand on fait quand on joue avec la santé des gens comme ça et quand on fait de la rentabilité au mépris de la santé des gens alors oui c'est de l'argent sale et je le repose ça ne veut pas dire on pas vous réconcilier avec les agriculteurs ça ne veut pas au contraire au contraire je dis aux agriculteurs vous êtes victime d'un système d'agrobiness qui est darwiniste darwiniste ce que veut Arnaud Rousseaux c'est la fermeture des petites fermes, c'est la rentabilité et tous ceux qui ne sont pas rentables, tous ceux qui ne vont pas assez vite majorité des fermes taille familiale et elles sont en train de fermer 27 fermes par jour 27 fermes fermes par jour et aujourd'hui on est dans une situation où depuis 30 ans, le revenu des agriculteurs a diminué de 40 % alors même que les revenus de de des agro-industriels ont progressé de près de 70. Enfin, on est dans un monde dans un monde de fou dans un monde fou.
Donc oui pour le revenu des agriculteurs, oui pour la protection des agriculteurs, non pour l'agrobiness. Et ça, je tiendrai cette ligne quoi qu'il arrive. Et donc la rentabilité qui est le late motif de l'agrobiness, je dis je n'en ai rien à péter parce que je préfère largement la santé des Français et françaises et je préfère largement la protection des petits agriculteurs et des agriculteurs qui respectent et les sols et l'eau et euh leurs bêtes quand ils sont élevers.
Sandrine Rousseau, passons au budget. François Bairou a présenté la semaine dernière ses grandes orientations pour 2026 afin de dégager près de 44 milliards d'économie. La question de la suppression de 2 jours fériers cristallise les débats.
C'est une ligne rouge pour vous. Non mais ils ont présenté ça qui ces deux jours fériers qui sont à mon avis des espèces de comment je peux dire ça de fagnon sur lequel euh pour énerver tout le monde. Alors déjà de jours fériers travailler en plus il faut bien comprendre que c'est un impôt sur les classes moyennes et la borieuse hein, c'est-à-dire sur les personnes qui travaillent et sur les personnes qui travaillent le plus.
Donc en premier lieu, c'est un impôt sur les personnes qui n'ont pas les moyens. La ministre du budget dit que ça pourrait être mieux rémunéré de travailler ces deux jours fériers. Non mais en fait c'est un impôt sur la vie.
C'est un impôt sur la vie. Encore une fois c'est ce gouvernement n'en a rien à faire de de la qualité de vie des Français et françaises. C'est pour ça qu'il diminue de 2 ans le temps de retraite.
C'est pour ça qu'ils veulent supprimer de jours fériers. Donc ça c'est un impôt, c'est la première chose. Mais pour moi c'est surtout quelque chose qui m dans le débat public pour après lâcher un des deux jours en disant regardez on est grand prince, on va lâcher le 8 mai par exemple.
Vous pensez que c'est de la tactique politique, on part c'est de la tactique politique pour en surpasser les 40 milliards. Et est-ce qu'il y a possibilité de de trouver un accord par exemple avec les écologistes si on ne supprime pas de jours fériers mais qu'on répartit dans l'année 14 heures de travail supplémentaire pour les Français ? Non, mais on est à un moment où il faut travailler moins.
Enfin, vous vous considérez qu'il faut travailler moins, qu'il y a pas de problème de production, d'activité en France ? On est dans un dans une dans un moment de bascule possible vers un effondrement. Enfin, faut bien comprendre, on est dans un effondrement social, on est en train de vivre un effondrement démocratique et on est en train de basculer dans un effondrement climatique.
Et nous, ce que l'on fait, c'est produire plus, produire plus, produire plus, produire plus. Mais en fait, c'est exactement l'inverse de ce que la rationalité nous invite à faire. Et donc la rationalité, si nous sommes en c'est de travailler moins.
C'est de travailler moins. C'est de ralentir. C'est de faire mieux les choses en agriculture comme dans le reste des activités.
Faire en sorte que nous nous préservions, que nous nous protégions. Il est là, elle est là en fait la rupture du de système économique que nous devons faire. Et au contraire, nous avons un gouvernement qui s'est enfermé dans un dans l'idée que seule la croissance allait nous sauver.
La croissance ne sauve personne aujourd'hui à part euh les discours politiques. Sandrine Rousseau, on continue à parler du budget dans un instant mais pour l'inst pour le moment à 7h46, c'est l'heure du fil avec Maurine Suignard. Une unité de CRS a passé la nuit à Béier.
Elle restera tant qu'il le faudra. Sur le préfet de l'héros. Il dénonce un getapan qui s'est produit dans la nuit de samedi à dimanche.
Des forces de l'ordre ont reçu des mortiers d'artifice. Un événement qui arrive après une série d'interpellations ces derniers jours dans le milieu du trafic de drogue. Une perte nette de plus de 2 milliards d'euros pour Stellanti.
C'est seulement pour le premier trimestre 2025. que le constructeur automobile né de la fusion entre Peugeot Citroën et Fiat Chrisler met en avant l'impact des coûts de production plus élevés et les premiers effets des nouveaux droits de douanes américains. Un mort de blessé la nuit dernière.
Nouvelle attaque russe sur la capitale ukrainienne. Le ministre français des affaires étrangères est en Ukraine aujourd'hui. Jean-No Barreot espère encore pouvoir convaincre la Russie de s'igner un cesser le feu.
Une journée de repos qui va faire du bien aux coureur. Pas d'étape aujourd'hui pour le Tour de France. Demain, la 16e étape partira de Montpellier, direction le Montventou.
Pogatchar est toujours en jaune avec plus de 4 minutes d'avance sur Vingegar. France info, le 830 France Aurélie Herbemont. Nous sommes toujours avec Sandrine Rousseau, député les écologistes de Paris.
Alors, on parlait du budget. Sandrine Rousseau, il y a peut-être quelque chose qui va vous faire plaisir dans ce projet de budget de François Bairou. La mission écologie développement mobilité durable va être revalorisé de 600 millions d'euros en 2026.
C'est un des rares périmètres avoir ces crédits augmentés. Ça ça vous rassure en tant qu'écologiste ? Non mais non mais non enfin oui très bien on va avoir 600 millions de plus.
On a eu ma prime renov qui a été diminuée. On a l'argent sur le bio sur l'agriculture bio qui a été diminuée. On a euh le zéro artificialisation net qui a été revu.
On a les qui ont été supprimés sans autres procès. Il y a eu enfin en fait euh oui, ils vont mettre quelqu argent sur les mobilités très bien mais à un moment 600 millions d'euros en plus quand on cherche à faire 44 milliards d'économie, vous pouvez pas considérer que c'est rien. Si il faut mettre 60 milliards par an.
C'est le rapport pisaniféri qui dit ça. Le rapport pisaniféri mafouse qui est un rapport qui n'est pas un rapport d'écologistes radicaux. On peut pas dire ça.
Il dit là et ça fait de ou 3 ans maintenant qu'il est sorti, il dit il faut dépenser 60 milliards par an pour la transition écologique sinon nous n'y arriverons pas. Et là on se réjouit de 600 millions. C'est même pas 1 % de la somme en fait.
Alors il y a 10 % de la somme pardon. Est-ce qu'il y a peut-être autre chose qui peut vous plaire dans ce budget ? François Bairrou a promis une contribution des plus fortunés.
Est-ce que là-dessus, vous vous dites il y a matière à négocier avec le gouvernement ? Et bien, j'appelle à ce qu'il y ait la taxe Zucman qui est une taxe qui a été votée en première lecture à l'Assemblée nationale qui touche 1800 foyers en France. Oui. 1800 foyers en France.
Donc je veux dire c'est minime. C'est les 1800 les plus riches et ça peut rapporter 20 milliards d'euros. Pourquoi on s'en prive en fait ?
Sauf que le gouvernement explique que ça taxe aussi l'outil de travail. Non mais pourquoi on se prive de ça 2 % ? 2 % ça supprime rien du tout rien du tout ça met rien du tout en danger 2 % sur 1800 personnes.
Pourquoi on s'en prive ? Pour vous c'est la taxe Zukman ou rien il y a pas d'autres dispositifs sur lequel vous seriez ouvert pour discuter avec le gouvernement. Mais il pense à diminuer de jours fériers et à faire travailler les Français et françaises 2 jours de plus.
Par contre 2 % sur les plus riches, ça c'est pas possible. Enfin, encore une fois, moi je je veux bien tout entendre, mais le nouveau Front populaire, je le rappelle, est arrivé en tête aux élections. Euh alors, je sais, c'est sans majorité.
Sans majorité, d'accord, mais en tête quand même. Mais en tête quand même. Et pour et on a l'impression d'avoir une espèce de de bulldozer derrière de comment je peux dire ça ?
De mise sous de mise en discipline du peuple. Mais ça va quoi. Ça va.
En fait, là, on a besoin d'un programme social. Je rappelle que l'Espagne par exemple a eu un programme social qui a augmenté les salaires, qui a amélioré les conditions de travail, réduit la précarité et qui a une un taux de croissance si ceux qui souhaitent la croissance l'appel de leur vœux et bien qui a un taux de croissance bien supérieur au nôtre. François Baou n'a pas de majorité à l'assemblée, c'est le cas depuis depuis plus d'un an après la dissolution.
Est-ce que vous souhaitez que les écologistes discutent avec le gouvernement à la rentrée sur le budget comme ça avait été le cas ? Il y avait des discussions pour le budget, le premier budget Bairou qui a été adopté en février. Est-ce que vous souhaitez que les écologistes parlent avec Amélie de Monchamin, Montchalin, Éric Lombard où ça ne sert à rien ?
Moi, je suis allé à la discussion avec Éric Lombard la semaine dernière, mais de fait il y a rien à discuter en fait dans la mesure où ils ne veulent rien entendre sur les recettes supplémentaires et que pour eux tout est question de dépenses, c'est inadmissible parce que dans les dépenses, ça on l'a pas dit tout à l'heure mais c'est quand même important dans les dépenses qui sont qui vont être coupées là dans le budget de l'État, il y a la le remboursement des affections longue durée, donc des personnes qui sont malades, qui ont des maladies de longue durée, pour les médicaments qui ne sont pas en lien avec cette affection de longue durée. Non, mais je le précise pour nos audes. Oui, mais en fait une affection de longue durée, il y a plein de pathologies et il y a plein de de difficultés associées à cette affection longue durée qui n'est pas directement l'affection longue durée.
Et en fait, on réduit le remboursement de personnes quand de l'autre côté on aggrave les conditions de leur santé. Donc c'est c'est dramatique. Sur le cadre général, Sandrine Rousseau, est-ce que vous êtes d'accord avec le fait qu'il faille faire 44 milliards d'économie ?
Non. Voilà, vous n'êtes pas d'accord déjà sur le diagnos juste un chiffre pour vous dire que si on avait pas fait depuis 2017 les baisses d'impôts que l'on a fait, si on avait sur les plus riches, si on avait pas depuis 2017 diminué les cotisations comme on l'a fait, on serait à moins de 3 % de déficit aujourd'hui. Donc tous les économistes le disent, tous les économistes le disent.
Je discutais hier avec Maxime Combe qui m'a donné des chiffres absolument incroyables. C'est-à-dire qu'aujourd'hui les aide aux entreprises par exemple 211 milliards 211 milliards d'êt d'êtes aux entreprises. On ne sait pas où elles vont.
Il n'y a aucune transparent. Ça encl tout ça enclobe tous les types d'aides. Oui mais 211 milliards par an.
Il n'y a aucune transparence sur où vont ces aides aux entreprises. On a moins de transparence sur les aides aux entreprises en France qu'on en a aux États-Unis. C'est quand même incroyable.
Sandrine Rousseau, les insoumis menacent d'une motion de censure dès la rentrée parlementaire de septembre. Sans attendre qu'on soit dans le vif du sujet sur le budget. Est-ce que vous voterez cette censure dès septembre ?
Je voterai cette censure et j'appelle le Parti socialiste à le faire, euh à être en responsabilité là-dessus. Je le dis aux au copains et copines socialistes. Euh là en fait, vous avez essayé de négocier sur les retraites.
On voit à quel point ça a été parfaitement balayé par le gouvernement et combien tout cela n'a été qu'une mascarade. Ne retombez pas dans le piège. Enfin là je le dis un peu solennellement, ne retombez pas dans le piège et que le nouveau Front populaire soit uni pour censurer ce gouvernement qui ne fait que détruire en fait ce qui fait la valeur de la France, c'est-à-dire nos services publics, notre santé, notre solidarité et finalement notre système agricole.
On va se quitter sur cet appel donc à vos camarades socialistes. Merci Sandrine Rousseau. Merci à vous.
Sandrine Rousseau