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speechyoutube.com· 5 décembre 2020 10 min

François Bayrou, discours d'ouverture - Congrès 2020

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:10
François Bayrou

Bonjour à tous. Pour un congrès, j'allais dire extraordinaire, ce n'est pas le cas dans les statuts. Dans les statuts, c'est notre congrès statutaire ordinaire tous les trois ans. Mais il est extraordinaire par la période que nous traversons, par les contraintes que cette période nous impose.

Et il est extraordinaire aussi, en tout cas marqué de grandes émotions, parce que l'actualité a fait que cette semaine, nous avons vécu la disparition de Valéry Giscard d'Estaing, qui a évidemment été pour cette grande famille du Centre français une figure, une personnalité et une aventure extraordinaire que beaucoup d'entre nous ont partagée, et qui explique donc la raison pour laquelle ce congrès sera marqué aussi d'une grande émotion, d'un sentiment de gravité et de responsabilité en raison de la situation du pays et d'une grande émotion en raison de cet événement qui a, je crois, beaucoup ému les Français. C'est un congrès à distance, pas à distance pour tout le monde.

Tout à l'heure, le Premier ministre, par exemple, viendra s'exprimer à ma place sur cette tribune, qui est à moitié virtuelle, à moitié réelle, dans notre siège. Mais viendront aussi à distance tous les responsables de notre mouvement. J'adresse un salut affectueux à Marielle, qui s'exprimera pour la première fois depuis cinq mois tout à l'heure, lors de la clôture de cette rencontre, aux membres du gouvernement de notre famille politique. Alors, je salue Jacqueline Gouraud, je salue Marc Fénaud, je salue Geneviève Dariussec, je salue Sarah El Haïry, et ils s'exprimeront, et je salue évidemment tous les responsables de notre maison.

Et puis, tous les membres du gouvernement s'exprimeront, et puis vont s'exprimer aussi tous les responsables de terrain, de l'organisation de notre maison, Jean-Noël Barraud, notre secrétaire général. Et puis, tous ceux parmi les parlementaires, parmi les groupes de l'Assemblée nationale, du Sénat, qui vont participer au débat, qui sont les nôtres. Et donc, ceci est évidemment inédit, mais très important, et vous allez pouvoir y participer de manière interactive, puisque c'est ainsi que ce congrès a été conçu.

C'est un congrès, vous le voyez bien, et les membres du gouvernement le savent, et les parlementaires le savent, et chacun d'entre nous, citoyens, élus locaux ou citoyens de l'animation de la démocratie, citoyens de base, comme on dit, mais c'est à la base que la démocratie se décide. Chacun d'entre nous, nous y participons, parce que nous vivons tous ensemble une crise d'une gravité absolument sans précédent, en tout cas sans précédent depuis la guerre, et sans précédent aussi par sa nature, puisque c'est une crise absolument inattendue, qui surgit brutalement sur une planète qui avait bâti son équilibre sur un développement fondé sur les échanges.

Et on avait l'impression que ce développement était irrésistible et que cette organisation aussi était irrésistible, que rien ne pourrait la mettre à mal. Et puis on s'aperçoit qu'un simple virus, c'est-à-dire un million de fois plus petit qu'un grain de sable, un simple virus vient mettre à bas ce que deux siècles de développement avaient organisé à la surface de la planète, avec tous les avantages et tous les risques d'un développement de cette ampleur. Et cette crise d'abord sanitaire, elle a naturellement aussi aujourd'hui des conséquences dont chacun d'entre nous sait qu'elles vont être extrêmement lourdes, conséquences économiques, conséquences sociales, conséquences démocratiques.

Et tout au long de la journée, nous allons réfléchir à ces conséquences et à cette crise. Par exemple, le fait que cette crise ait bloqué nos concitoyens dans le confinement, c'est-à-dire dans leur lieu de résidence et dans leur lieu de travail, et rendu plus difficile le travail en commun et organiser le travail à distance, tout cela va avoir évidemment des conséquences très importantes sur l'organisation du territoire du pays. Les grandes unités urbaines vont avoir des difficultés inédites et peut-être un nouvel aménagement du territoire va s'imposer. Et en tout cas, c'est évidemment de cela que nous allons parler.

Et ça veut dire aussi que notre démocratie est mise à l'épreuve, qu'il va falloir en inventer des formes nouvelles. Ça veut dire que les grands chantiers de réformes que nous avions initiés, que le gouvernement avait initiés, que le président de la République avait initiés, ces grands chantiers de réformes, ils sont aujourd'hui sur le métier. Comment les porter ? Comment les faire aboutir ? Dans quel calendrier ? Sachant aussi que, bien entendu, nous allons nous rapprocher de l'élection présidentielle qui sera organisée dans 18 mois. Voilà les soucis d'un parti politique, et d'un parti politique qui est un parti qui compte dans la majorité, qui est un des piliers de la majorité.

Et nous aurons aussi des débats sur l'organisation de cette majorité, qui est forcément une question qui se pose aux forces politiques. Les oppositions sont divisées. Il faut que la majorité soit le plus unie possible, et en même temps qu'elle sache additionner les forces des mouvements différents, qui la forme, et notamment du mouvement qui a été créé par le président de la République, En Marche, et de notre mouvement à nous, le mouvement démocrate, qui est son allié. Voilà les sujets. Ces sujets-là ne sont pas uniquement des sujets nationaux, ils sont des sujets planétaires et ils sont des sujets européens.

Et nos parlementaires européens, en plus des députés et des sénateurs de notre mouvement, vont aussi s'exprimer sur ces sujets avec la conscience qu'ils portent, en tout cas que les institutions européennes portent une part très importante, des réponses qui sont celles de notre avenir national. Voilà, c'est un congrès sous une forme inédite, mais c'est un congrès de plein exercice. Il y a eu le renouvellement des instances départementales et nationales, nous en aurons tout à l'heure les résultats. Mais je reconnais qu'il n'y avait pas un suspense extraordinaire pour l'élection du président.

Et je vous en demande pardon, mais c'est comme ça que c'était organisé, avec les règles qui sont les nôtres. Je suis très heureux que cette rencontre puisse avoir lieu. Je veux remercier les équipes qui ont rendu possible cette organisation, qui ont eu l'imagination, la capacité, le dévouement, l'engagement de rendre possible cette organisation. Et donc, tout à l'heure, vous allez entendre ce que vous avez porté aux responsabilités. Je veux remercier particulièrement les membres du gouvernement, parce que leur emploi du temps n'est pas facile.

Et donc, Marc Fénaud, Jacqueline Gourault, Nathalie Elimas, Sarah El Haïry et Geneviève Dariussec sont spécialement remerciés, de même que les parlementaires sont spécialement remerciés. Ils sont tous sur le terrain. J'espère qu'ils vont cependant prendre le temps de participer à cette rencontre. Merci à tous. J'ouvre, je déclare ouvert le congrès du mouvement démocrate. Merci. Merci.

9:34
Locuteur

Merci. Merci.