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InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 27 avril 2025 56 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSolidarités & familleInstitutions & électionsEurope & international

Marine Tondelier: l'État a "le devoir" de "prendre le contrôle" des hauts fourneaux d'Arcelor Mittal

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 35 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:07OuverteRéponse partielle

    Est-ce que concrètement, ça a changé quelque chose ? La parole du pape sur l'immigration aujourd'hui.

  • 4:22FerméeRéponse directe

    Au nom de la laïcité, est-ce que ça pose un problème pour vous, ces drapeaux en berne ?

  • 6:16OuverteRéponse partielle

    Est-ce que Donald Trump est en train d'ouvrir les yeux ? Êtes-vous optimiste ?

  • 7:26OuverteRéponse directe

    Quel rôle pour les Européens ? Jusqu'où doit-on s'engager pour l'Ukraine ?

  • 10:04OuverteRéponse directe

    Ce drame de Nantes dit quoi de la société aujourd'hui ?

  • 11:41OuverteRéponse directe

    Et si on part des faits, ce qui s'est passé à Nantes, ce drame, dit quoi de la société dans laquelle on est aujourd'hui ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:19Invité politiqueChiffre
    « 1,345,000,000 de catholiques dans le monde »
  • 7:52Invité politiqueFait
    « Évidemment que les terres rares, ça joue un rôle. Évidemment que notre dépendance aux fossiles finance Vladimir Poutine et sa guerre chaque jour. »
  • 8:03Invité politiqueChiffre
    « On est le premier importateur de gaz en Europe, la France. »
  • 8:59Invité politiqueChiffre
    « il n'y a pas des milliards dans le plan vélo, il y a zéro euro. »
  • 12:21Invité politiqueChiffre
    « il y a 14 lits pour mineurs, pour toute la Loire-Atlantique en pédopsychiatrie. »
  • 12:28Invité politiqueChiffre
    « 4 lits pour 100 000 mineurs et c'est 4 fois moins que la moyenne nationale. »
  • 19:13Invité politiqueChiffre
    « On est déjà un million d'écologistes en France. »
  • 19:42Invité politiqueChiffre
    « 250 000 sympathisants de notre parti »
  • 22:30Invité politiqueFait
    « Ils ont permis la reconquête des haies. »
  • 22:31Invité politiqueFait
    « Ils ont permis l'interdiction des polyfluorales qu'il est, des pifas qui rendent des malades les Français qu'on retrouve dans l'eau de tout notre vin. »
  • 32:00Invité politiqueFait
    « Il y a eu une rupture entre Jean-Luc Mélenchon et le PS. Il y a eu 15 ruptures entre Mélenchon et le PS, ils ont toujours fini par refaire un accord. »
  • 40:52Invité politiquePromesse
    « Il va falloir se poser la question d'interdire l'importation d'acier de Chine en Europe. »
  • 40:58Invité politiqueChiffre
    « 70% de l'acier acheté en Europe aujourd'hui vient de nos fourneaux. »
  • 43:51Invité politiqueFait
    « Je pense que c'est manifeste depuis le départ qu'il ment. »
  • 44:10Invité politiqueFait
    « Dans chaque classe de primaire de ce pays, il y a un, deux, trois enfants qui subissent des violences ou des violences sexuelles. »
  • 44:44Invité politiqueFait
    « 100% des enfants de députés à Bétarame ont été ou tabassés ou violés. »

Temps de parole

  • Locuteur 663 %
  • Présentateur15 %
  • Marine Tondelier7 %
  • Locuteur 87 %
  • Locuteur 55 %

2,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:08
Présentateur

Bonjour, ravie de vous retrouver dans Questions politiques, l'émission politique du dimanche sur France Inter, diffusée sur France Info, la télé et en partenariat avec le journal Le Monde. Des funérailles historiques pour le pape François, 400 000 personnes placent Saint-Pierre hier, un ballet diplomatique plus intense que prévu. Trump et Zelensky à deux doigts de se réconcilier sous nos yeux, pas facile. C'est vrai d'exister, de s'imposer face à cet événement planétaire. Résultat, le Congrès des Verts, leur convention d'investiture passe complètement inaperçue ce week-end, transparent.

Décidément, les écologistes, malgré les disputes et les pics envoyés qui leur sont parfois salés, comment devenir un parti qui compte à dix mois des élections municipales, à deux ans surtout de la prochaine présidentielle ? Pourquoi les Verts restent un parti d'appoint qui s'épuise à vouloir réconcilier les irréconciliables ? On en parle avec Marine Tondelier, la secrétaire nationale des écologistes, largement réélue pour un second mandat. Elle est notre invitée ce dimanche dans Questions politiques, en direct et jusqu'à 13h.

1:15
Locuteur 2

Questions politiques. Karine Beccar sur France Inter.

1:21
Présentateur

Bonjour Marine Tondelier. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation avec moi ce dimanche pour vous interviewer Françoise Fressos du journal Le Monde et Alix Bouillaguet de France Télévisions. Bonjour à toutes les deux, mesdames. Bonjour à toutes. Et à tous. Et à tous, effectivement, il ne faut pas les oublier. On commence avec ces images qui ont marqué la semaine, c'est ce qu'on fait chaque dimanche. Votre choix pour commencer, Marine Tondelier, qu'est-ce qui vous a particulièrement frappé ?

1:48
Locuteur 6

J'ai choisi une photo du pape François, mais du pape François au tout début de son pontificat, son premier déplacement officiel en 2013, à Lampedusa. Parce que moi, je suis du Pas-de-Calais, vous le savez, à l'époque, il y avait eu Sangatte, il y avait eu la jungle de Calais. C'était un moment extrêmement difficile pour toutes celles et ceux qui venaient en aide concrètement aux migrants. C'était vraiment dur parce qu'il y avait un sentiment de solitude, de ne pas comprendre pourquoi on était assez seul finalement à être solidaire, alors que ça devrait être évident pour tout le monde.

Et d'avoir ce pape qui représente quand même 1,345,000,000 de catholiques dans le monde, donc en termes d'être prescripteur, de mener la bataille culturelle, ça pèse le pape. Et je m'étais dit, mais il a du cran. Je m'étais dit qu'il avait du cran et que ça avait rechargé un peu le moral des troupes un peu partout. Et il avait parlé de la mondalisation de l'indifférence. Il avait dit, voilà, il y a une indifférence à l'égard de son prochain. Et c'est là-dessus qu'il avait marqué le début de son pontificat, qu'il a continué après en parlant aussi beaucoup d'écologie, l'audate aussi, l'encyclique, l'audate des hommes, l'exhortation apostolique en 2023.

Et à chaque fois quand j'ai lu ces textes, je me suis dit, ce pape a mieux compris l'écologie que beaucoup de responsables politiques français. Et en fait, ça faisait du bien à lire. Et ça l'a fait du bien à beaucoup d'écologie, je peux vous le dire, qu'il soit croyant ou pas, est un autre sujet.

3:07
Marine Tondelier

Est-ce que concrètement, ça a changé quelque chose ? C'est-à-dire que quand vous voyez quand même l'état du débat sur l'immigration en France et dans le reste du monde, c'est quoi la parole du pape ? En quoi elle porte aujourd'hui ?

3:18
Locuteur 6

Eh bien, ça compte d'autant plus que cette société est en train de glisser. Vous savez, moi j'ai parfois l'impression, et sur les questions écologiques, et sur les questions des valeurs et de l'indifférence à l'égard de son prochain, pour reprendre les mots du pape François, j'ai l'impression qu'on est comme des ours polaires sur la banquise, vous savez, qui est en train de fondre. Et qu'on est de moins en moins et de plus en plus serré, étriqué, il y a des grands moments de solitude. Et du coup, je peux vous dire que dans ces moments-là, ça compte. Parce qu'en fait, on arrive au moment où sur ces questions fondamentales existentielles, on se compte.

Et celles et ceux qui sont là, celles et ceux qui sont toujours là, on sait qui c'est. Et on sait qu'on va devoir compter les uns sur les autres. Et du coup, ce pape, oui, il a compté. Et on vit, je pense, tous une forme d'appréhension dans l'attente de savoir qui sera le prochain pape, et qu'elle sera, voilà, sa ligne, le récit qu'il a envie de faire de son pontificat. Alors, oui, ça comptera et ça comptera d'autant plus que les temps sont durs.

4:10
Présentateur

Alors, une petite question très politique sur les drapeaux qui ont été mis en berne. En tout cas, on l'avait demandé quand je dis « on », c'est le gouvernement Bayrou. Pour les funérailles, je n'ai pas François. J'imaginais bien que ce n'était pas vous. Ce n'était pas moi, voilà, merci. Au nom de la laïcité, est-ce que ça pose un problème pour vous, ça ? Ces drapeaux en berne ?

4:27
Locuteur 6

Mais moi, je suis pour la laïcité de 1905. Les gens croient ce qu'ils veulent, mais l'État doit être neutre vis-à-vis des religions. Et j'en entends certains gouvernements parler de la laïcité nuit et jour, mais en fait, toujours pour cibler une seule religion, l'islam, toujours pour cibler un seul genre, les femmes. Et c'est la géométrie variable, c'est un double standard, comme il y en a tant d'autres. Et donc, là, quand on sait mettre les drapeaux en bonne pour le pape, ça ne pose de problème à personne. Une gamine qui veut faire une compétition sportive voilée, là, ça devient un drame national.

4:58
Locuteur 5

Sauf que c'est un chef d'État, le pape.

5:00
Locuteur 6

Oui, d'accord, mais on ne le sait pas pour tous les chefs d'État, vous le savez bien.

5:03
Locuteur 5

Avec Elisabeth II, on avait également mis les drapeaux en berne.

5:06
Locuteur 6

Oui, mais je constate que, d'un côté de l'échec politique, on est très très sensible, très très tatillon sur la laïcité, en dépassant même complètement le concept, et en fait, en faisant plus une obsession que de la vraie laïcité. Et c'est quand c'est vers l'islam, quand c'est vers le catholicisme, tout va bien. Et que quand un footballeur fait un signe de croix, en entrant sur le terrain ou en marquant un but, c'est normal. Mais si une jeune femme footballeuse met un hijab pour jouer au foot, là, c'est un scandale national. C'est ça que je constate. Allez, je voudrais... Solidarité avec tout le monde en France, que vous croyez ou pas, chacun fait ce qu'il veut.

5:40
Présentateur

Ok. Je voudrais ajouter une image, ça je le fais rarement, mais qui a marqué aussi les funérailles du pape François hier. C'est une photo qui est dans toute la presse ce matin, celle que vous êtes en train de découvrir sur le plateau de questions politiques. On y voit donc Donald Trump, le président américain, face à Volodymyr Zelensky, le président ukrainien. Ils sont assis, ils sont seuls, ils sont dans l'immense basilique Saint-Pierre. On ne sait pas ce qu'ils se sont dit, mais depuis cette rencontre, le président américain a écrit sur les réseaux sociaux, « Peut-être que Poutine est en train de me balader. » Sans blague. Est-ce que Donald Trump est en train d'ouvrir les yeux ?

Est-ce que vous êtes optimiste, Marine Tournalier ?

6:19
Locuteur 6

Quand Donald Trump dit « Peut-être que Vladimir Poutine est en train de me balader », il ajoute « Peut-être qu'il ne veut pas vraiment arrêter la guerre. » On a envie de lui dire « Sans blague ». Moi, ce que je constate, c'est que Trump, quand il est devenu président, il a fait... Voilà, il a retourné sa veste. Les États-Unis ont retourné leur veste, sont allés voir Poutine comme si c'était la seule personne avec qui discuter. Il a fait preuve, en fait, d'une grande naïveté sur le sujet. Parce que ce dont il se rend compte là, tout le monde l'avait vu dès le début. Ce que je vois aussi, c'est qu'il a voulu imposer la paix à l'Ukraine. Et que ça, l'Ukraine, ça lui est déjà arrivé deux fois.

Il y a eu les accords de Budapest en 1994 et les accords de Minsk en 2005. Et ces deux fois-là, on leur a dit « Non, non, mais bon, voilà, c'est la paix. Vous, bon, vous perdez en bout de votre territoire, mais ne vous inquiétez pas, c'est vraiment pour la paix. » Et là, Poutine, vraiment, il s'est engagé. Et à chaque fois, ils ont vu ce que Poutine avait fait de cette paix. En fait, il recharge ses batteries et puis il repart à l'assaut dès qu'il a recomposé une armée suffisante. Donc, ce qui est primordial dans ce dossier-là, c'est des garanties de sécurité qui seront apportées. Et on voit bien que du coup, la Russie n'en veut pas, évidemment. Puisqu'il prépare déjà leur suite.

7:26
Marine Tondelier

Quel rôle pour les Européens ? Qu'est-ce que vous poussez ? Jusqu'où doit-on s'engager pour être aux côtés de Zelensky et essayer de résister à ce qu'on a vu la semaine dernière, c'est-à-dire Trump qui s'alignait sur Poutine ? Qu'est-ce qu'on peut faire ?

7:40
Locuteur 6

Moi, ce que j'aimerais bien qu'on réalise toutes et tous, c'est qu'on ne peut pas, dans notre arsenal, n'avoir que des bombes et des munitions. En fait, il faut s'interroger sur les vraies causes de cette guerre. Évidemment que les terres rares, ça joue un rôle. Évidemment que notre dépendance aux fossiles finance Vladimir Poutine et sa guerre chaque jour. par les engrais qu'on lui achète, par l'uranium enrichi, par le gaz. On est le premier importateur de gaz en Europe, la France. Et on donne beaucoup plus d'argent à Poutine en lui achetant tout ça que d'argent à l'Ukraine pour les dégâts. Donc qu'est-ce qu'on se donne ? Tout ça, c'est ça ?

Non, non, mais ça veut dire que l'écologie doit faire partie de l'arsenal de guerre. Ça veut dire qu'il faut isoler plus nos maisons. À chaque maison qu'on isole en France, on isole Poutine. Parce qu'on dépend moins de Moulis pour le gaz. Il faut qu'on ait plus d'énergie renouvelable.

8:26
Locuteur 5

Vous voyez bien que la temporalité, elle est quand même délicate.

8:30
Locuteur 6

Oui, je vois très très bien qu'au moment où on continue de financer Poutine et sa guerre parce que ce sont des impérialismes fossiles et qu'on dépend d'eux, parce qu'on n'a pas su investir assez vite dans le renouvelable, alors on est coincé. Et je n'oublierai jamais, c'était la matinale de France Inter, M. Lecornu, ministre des Armées, qui explique qu'il va falloir faire un effort de guerre. Tout le monde peut le comprendre. Mais quand il dit, vous financez comment ? Il dit, moi je pense qu'il faut ressenter sur les dépenses régaliennes, les vrais, et puis le reste, il dit par exemple, est-ce qu'il y a besoin de mettre des milliards dans le plan vélo ?

Et bien déjà, il n'y a pas des milliards dans le plan vélo, il y a zéro euro. Donc si on veut financer l'effort de guerre avec le plan vélo, on ne va pas aller très loin. Et deuxièmement, opposer l'écologie et la paix, c'est absurde. Parce que c'est deux dernières questions, les reçois, et on avance.

9:12
Marine Tondelier

Hier, vous le contestez, vous, vous dites, oui, il faudra augmenter probablement de 3, 4, 5 milliards de plus par an.

9:17
Locuteur 6

Mais les Verts ne se sont jamais trompés de pacifisme. Nous ne considérons pas que le pacifisme, c'est laisser faire les agresseurs. Et ce qui se joue en Ukraine, ce n'est pas juste l'avenir de l'Ukraine. C'est l'avenir de la paix et de nos démocraties sur le continent européen. Et je suis d'ailleurs très choquée que quand Emmanuel Macron nous convie à l'Élysée pour en parler, avec le directeur des renseignements généraux, avec le chef d'état-major aux armées, pour nous parler du fait que les États-Unis et la Russie, oui, essayent d'influencer nos scrutins en France, mènent une guerre, des cyberattaques, vraiment, sont là pour détruire nos démocraties. On invite le Rassemblement National.

Parce qu'en fait, tout ce qu'ils font, c'est bien au service d'une cause. Et ce n'est pas au service de l'écologie. C'est au service d'un parti bien précis. Et donc les bénéficiaires de ces opérations de déstabilisation, d'ingérence dans nos démocraties, sont à la table des discussions quand on en parle. Oui, vous aviez déjà l'occasion de le dire. C'est un problème de sécurité nationale.

10:04
Présentateur

Autre image, la vôtre, Françoise, qui nous emmène cette fois-ci à Nantes.

10:08
Marine Tondelier

Oui, c'est jeudi ce fait d'hiver terrible à Nantes où un élève de seconde âgé de 16 ans poignarde une de ses camarades, en poursuit trois autres et finalement arrêté par un technicien de l'établissement et se retrouve en hôpital psychiatrique le soir. Il est visiblement dérangé. Il est suicidaire. Il est replié sur lui-même. L'établissement avait vu qu'il n'allait pas bien. Il n'a pas réussi à éviter. Ça nous bouleverse parce que ça touche à l'enfance. Ça touche à la sanctuarisation de l'école.

Ça montre aussi à quel point il y a un sujet de santé mentale en France qui a été érigé en grande cause nationale par Michel Barnier, poursuivi par François Bayrou, mais on n'a pas de moyens visiblement suffisants. On manque d'un plan d'action. Et moi, ce qui m'a frappée dans cette... C'est pour ça que j'ai retenu cette image où on voit Bruno Retailleau et Elisabeth Borne. Elisabeth Borne insiste sur la santé mentale.

10:56
Présentateur

Ministre de l'éducation nationale.

10:57
Marine Tondelier

Bruno Retailleau, au contraire, ministre de l'Intérieur, qui fait des déclarations intempestives avant même que le procureur se soit exprimé, pour dire qu'on a voulu déconstruire les interdits, l'autorité, ce n'est pas un fait divers, c'est un fait de société, c'est la violence de la société, c'est le manque d'autorité. Non, il est à côté de la plaque. Donc on ne peut pas faire de la politique dans tout. Alors on sait qu'il est en rivalité avec Laurent Wauquiez, sur le congrès de LR, mais on ne peut pas mettre de la politique partout. Il faut, sur des faits aussi graves, s'en tenir à la réalité, tenter de trouver des solutions. Ce n'est pas facile du tout.

Et ça veut dire qu'il faut arrêter cette politique de la tension permanente, de la brutalité. Il faut partir des faits et essayer de résoudre ces faits.

11:41
Présentateur

Et si on part des faits, comme le dit Françoise Fresseuse, ce qui s'est passé à Nantes, ce drame, dit quoi de la société dans laquelle on est aujourd'hui ? Marie-Thondelier.

11:50
Locuteur 6

Moi, je pense, je suis entièrement d'accord avec vous et je remercie Mme Fresseuse de l'avoir souligné. Bruno Retailleau, ce n'est pas vos mots, ce sont les miens, ce n'est pas un ministre de l'Intérieur, c'est un agent provocateur. Et moi, déjà, je ne comprends pas comment il fait pour être ministre de l'Intérieur, gérer en même temps un congrès de son parti et préparer la présidentielle. Ministre de l'Intérieur, s'il y a bien un job à temps plein dans ce pays, c'est ça. Et là, il mélange tout. Il mélange tout. Et M. le Premier ministre aussi, lui, sa réponse, c'est mettre des portiques à l'entrée des lycées. Mais sa première réponse, vous l'avez dit, ça devrait être la santé mentale.

Parce que la vérité, c'est qu'en Loire-Atlantique, où se trouve Nantes, il y a 14 lits pour mineurs, pour toute la Loire-Atlantique en pédopsychiatrie. Ça veut dire 4 lits pour 100 000 mineurs et c'est 4 fois moins que la moyenne nationale. Et donc, c'est sûr que quand on laisse cette jeunesse, qui a beaucoup de raisons d'être anxieuse, quand on regarde l'actualité, quand on la laisse se désespérer, quand on ne la suit pas, quand on ne l'accompagne pas, quand il n'y a pas assez de soins disponibles pour tout le monde, on en arrive à des drames. Et elle devient de plus en plus violente ? Oui, c'est de la violence, mais en fait, c'est des gamins qui sont complètement paumés.

C'est des problèmes de santé mentale.

12:53
Locuteur 5

Mais est-ce que vous pouvez aussi répondre à la question de Bruno Retailleau ? Est-ce qu'il faut mettre des portiques de sécurité dans les établissements scolaires français ?

12:58
Locuteur 6

Oui, mais vous voyez bien, c'est une question de à quel stade du problème vous prenez le problème.

13:02
Locuteur 5

Mais sur le principe...

13:03
Locuteur 6

Le dernier recours, quand vous ne vous êtes pas du tout occupé de la santé des gens, on peut mettre des portiques partout. Mais ça n'empêchera pas les gens qui dévisent de dévisser. C'est ça la réalité. Donc il faut toujours prendre... Enfin, tous les politiques le savent, ceux qui sont honnêtes intellectuellement, il faut prendre les problèmes à la racine. Et les problèmes à la racine, c'est prendre soin de la santé mentale dans ce pays et pas que des jeunes. Et pas que des jeunes. Allez, on termine avec votre image,

13:25
Présentateur

Alix Bouillaguet.

13:26
Locuteur 6

On vous écoute.

13:26
Locuteur 5

Oui, cette photo d'Emmanuel Macron qui a été prise lors de sa tournée en Océan Indien. Cette semaine. Il est à Madagascar. En marge de ce déplacement, il a justifié son refus de retirer la Légion d'honneur à Nicolas Sarkozy. Je vous rappelle que Nicolas Sarkozy a été définitivement condamné dans l'affaire des écoutes. Trois ans de prison, dont un enferme sous bracelet électronique pour corruption d'un haut magistrat. Alors logiquement, un retrait de droit s'applique. Sauf que, pour être effectif, le président doit signer un décret, ce que refuse Emmanuel Macron. Alors, il le justifie, ce refus, en avançant que les ex-présidents doivent être respectés.

Ça relance forcément le débat sur l'impunité des anciens chefs d'État et l'usage sélectif des institutions honorifiques. Est-ce que ce refus vous choque ? Et est-ce que vous seriez prête à saisir la justice ?

14:20
Locuteur 6

Alors, la première chose, c'est que pour moi, être président de la République, ça donne plus de devoirs que de droits. Il faut être encore plus exemplaire. Quand Emmanuel Macron dit qu'il mérite le respect parce que c'est quand même quelque chose d'avoir été président, c'est aussi quelque chose d'être condamné à trois ans de prison, dont un enferme. Et la réalité, c'est qu'il nous a déjà fait un truc comme ça, avec Gérard Depardieu. Il y a eu le même débat sur la Légion d'honneur de Gérard Depardieu. Il a dit « Ah oui, mais Gérard Depardieu, c'est un monstre sacré. » Donc on lui laisse la Légion d'honneur. Donc vous dites, il y a de l'impunité.

Et il dit même « La Légion d'honneur, elle n'est pas là pour faire la morale. » Mais en fait, les gens qui ont la Légion d'honneur, forcément, c'est qu'ils ont fait des choses qui font d'eux, des grands tomes, pour reprendre les mots d'Emmanuel Macron. Et donc si on décide que du coup, on ne peut jamais leur enlever, le code de la Légion d'honneur dit que si on a une peine de prison, on n'a plus la Légion d'honneur. Et donc on l'applique. Et en fait, c'est très représentatif de ce qu'a toujours dit Macron. Vous vous rappelez cette phrase « Les gens qui réussissent et les gens qui ne font rien.

» Emmanuel Macron, il a une admiration sans borne pour ceux qui considèrent comme les gens qui ont réussi. Alors vous allez en justice ou pas ? Franchement, on n'a pas d'autres sujets dans la vie. Mais je trouve qu'il ne montre pas l'exemple. Il ne montre pas l'exemple. Mais je pourrais aller en justice quatre fois par jour entre les trucs en diffamation, les trucs qui ne tournent pas rond, le droit qui n'est pas appliqué dans ce pays. C'est usant. C'est usant. Et donc oui, il y a un truc à deux vitesses dans ce pays. Si vous êtes faible, on ne vous épargne jamais rien.

Et quand vous êtes au sommet de la hiérarchie sociale, économique, politique, vous avez une forme de laxisme, comme diraient certains.

16:02
Présentateur

Voilà, on est à la convention d'investiture des écologistes qui a lieu ce week-end à Pontin, en Seine-Saint-Denis. On vient de voir votre accolade hier après-midi, juste avant votre discours avec Éric Piolle, le maire de Grenoble, qui devient donc l'un des porte-paroles de votre parti. Vous n'en vouliez pas d'Éric Piolle. Il faut dire les choses telles qu'elles sont. Vous n'en vouliez pas comme porte-parole. Vous avez fait même campagne contre lui. Marine Tondelier, est-ce que vous êtes réconciliée ?

16:29
Locuteur 6

Vous avez vu l'image, elle parle d'elle-même. Je ne sais pas, en politique. Nous sommes des professionnels. Non, mais en fait, un congrès, c'est un moment de confrontation, de projet, de qui on veut comme équipe. Et donc, c'est logique que le débat ait lieu. D'ailleurs, j'ai entendu dire que le débat était verrouillé, je ne sais pas quoi. Nous sommes un des partis des plus démocratiques de ce pays. Et donc, nous avons débattu, les militants ont tranché, et la démocratie, c'est important dans notre parti. Donc, les gens qui ont été élus sont élus. c'est maintenant l'équipe dirigeante de ce parti. Et on a beaucoup de travail. On s'est encore vus ce matin avec Eric Kelle.

On se revoit ce soir avec la nouvelle équipe du secteur exécutif. Et pendant deux jours, lundi et mardi, avec le nouveau bureau politique, nous sommes dans les starting blocks. Certes,

17:06
Locuteur 5

vous avez été réélus, mais c'est vrai que vous la jouez perso. C'est ce qui se dit en interne. Pas de débat, un verrouillage du parti avec votre réforme des statuts. Sandrine Rousseau dit même que ce manque de collectifs, c'est un tournant de l'histoire des Verts. Ce n'est pas rien de dire ça.

17:22
Locuteur 6

Sandrine Rousseau qui est vraiment l'incarnation du collectif dans la vie. Écoutez, j'ai été élue à 73%. C'est un score historique. Avec peu de participation et peu d'adhérents. Mais comme dans tous les humains. C'est humain d'adhérents. Toujours. Toujours. Donc vous pouvez essayer d'expliquer que en fait, ce n'est pas un bon score, que c'est à cause des règles, que c'est ci. 73% des gens qui ont voté ont voté pour ma candidature, ce qui est inédit dans l'histoire de ce mouvement. Le record précédent était 56%. C'était Cécile Duflo à La Rochelle et elle ne m'en veut pas d'avoir surpassé cet exploit. Donc on est dans un moment inédit dans l'histoire de ce parti. Oui, il faut faire équipe.

Oui, il faut qu'il y ait plus de gens porte-parole de ce mouvement naturel ou officiel qui soient invités sur vos plateaux et je compte sur vous pour le faire. Oui, il faut qu'on ait des incarnations de tout type de territoire dans ce pays. Oui, il faut qu'on joue collectif parce qu'on n'a pas le choix. J'étais encore à 9h du matin avec les conseillers fédéraux de ce mouvement en train de se dire comment on travaille aux municipales, à la présidentielle, aux législatives anticipées ou pas. C'est ça qu'on fait toute la journée. Je sais bien que pendant un congrès, ça frictionne. C'est logique. Les moments de confrontation, c'est comme ça.

Les arguments qui ont été utilisés contre moi n'ont pas toujours été, je l'estime, honnêtes intellectuellement. C'est comme ça, peut-être parce que les gens n'avaient rien à dire non plus sur mon bilan. Maintenant, c'est fait. On a posé un acte fort hier. Je suis arrivée main dans la main dans un grand moment d'émotion avec les quatre personnes qui étaient candidates au secrétaire national. Avec Eric Kohl, je pense que les images parlent d'elles-mêmes. Maintenant, je ne commenterai plus ce qu'on est en train de se dire là. Maintenant, je passe à l'action. Au fond, mais je sens que Madame François va essayer quand même.

18:50
Marine Tondelier

Votre slogan samedi, c'était l'écologie contre-attaque. C'est votre deuxième mandat. Le premier, vous vouliez rassembler un million de sympathisants et vous étiez vraiment à l'offensive. Qu'est-ce qui s'est passé dans votre autocritique ? Qu'est-ce que vous dites ? Qu'est-ce que j'ai raté ? Qu'est-ce que j'ai réussi ?

19:08
Locuteur 6

Alors, vous n'avez pas écouté tout le discours d'hier parce que j'ai répondu à cette question. Ce que j'ai expliqué, c'est qu'on est déjà un million d'écologistes en France. On est déjà un million des militants politiques, associatifs, des amoureux de la nature qui sont émus quand ils se promènent en forêt, qui sont amoureux de la vie sauvage et qui regardent les documentaires.

19:25
Marine Tondelier

Regardez la contre-offensive anti-retraitée,

19:28
Locuteur 6

des paysans, des paysannes, des ouvrières, des ouvriers qui sont inquiets pour l'avenir de leur métier, des malades de l'environnement, des précaires qui voient bien que la vie ne s'arrangera pas si on ne change pas de modèle. Non seulement, on est déjà un million d'écologistes dans ce pays, dont 250 000 sympathisants de notre parti, mais j'avais fixé un objectif pour 2027, si vous vous rappelez bien. Mais en plus, moi, mon pari, c'est que chaque Française, chaque Français a un ou une écologiste qui vit ou qui sommeille en lui. Dans un coin de notre tête, tous, on est en 2025. Forcément, on sait. Alors peut-être qu'on n'a pas envie d'écouter cette partie, cette petite voix qui nous parle.

Peut-être qu'on n'a pas envie de savoir. Peut-être qu'on est sur autre chose, mais tout le monde sait. Et moi, mon travail aujourd'hui, c'est de parler à l'écologiste qui sommeille en chacun d'entre vous.

20:13
Marine Tondelier

D'accord, mais comment ? Ça veut dire, est-ce que vous remettez en cause certaines méthodes ? Est-ce que vous dites, on a peut-être été trop radical ou trop brutal ?

20:20
Locuteur 6

Moi, ce que je pense, c'est qu'il faut une écologie qui tend la main. Ça veut dire quoi, ça ? Quand je vous dis ça, ce n'est pas que je change d'avis. C'est qu'on est souvent décrits comme des écologistes qui pointeraient du doigt. Mais nous, on ne fait pas ça. Ça, c'est ce que font les gens qui ne comprennent rien à l'écologie. Le gouvernement, par exemple. Nous, notre écologie, elle tend la main. C'est-à-dire que, dans les politiques municipales qu'on mène, c'est les premiers mètres cubes d'eau gratuits à Lyon. L'écologie qui tend la main. C'est de l'économie sociale et solidaire, des emplois de réinsertion, de l'écologie qui tend la main.

C'est des transports gratuits pour toutes les personnes qui en ont besoin. C'est des écologiques qui tend la main. C'est du 100% bio et local dans les cantines scolaires. C'est l'écologie qui tend la main aux paysans et aux enfants. C'est les ordonnances vertes à Strasbourg. La mairie de Strasbourg a mis en place des paniers bio gratuits pour les femmes enceintes. Ça leur permet de prendre soin d'elles, de prendre soin de leurs bébés. C'est l'écologie qui tend la main. Nos politiques écologistes, quand vous les additionnez, vous avez à la fin de l'année l'équivalent d'un 13e mois écologiste.

Et c'est pour ça que je suis furieuse, mais on en parlera sûrement tout à l'heure, des coupes budgétaires successives, intempestives, dans le budget de l'écologie parce qu'elles ciblent des dispositifs hyper importants.

21:24
Marine Tondelier

Et là, votre parti, c'est qu'est-ce que vous avez... Non, mais vous voulez parler de l'écologie, parlons-en. Nous, la nôtre, elle tend la main. La leur, elle est punitive. La leur, c'est enlever les primes à la reconversion

21:32
Locuteur 6

sur les voitures. C'est enlever les primes pour aider à reconvertir et à isoler son logement.

21:37
Présentateur

Nous, nous tendons la main. Alors attendez, précisons un petit peu les choses parce que votre ligne politique, très souvent, on a du mal à la suivre. Donc vous dites que vous êtes moins radicale que ce qu'on pouvait imaginer.

21:47
Locuteur 6

C'est très radicale, ce que je viens de vous dire. Permettre à des gens de vivre mieux, c'est très, très radical.

21:50
Présentateur

Vous êtes beaucoup moins tout à coup radicale que ce que vous avez pu apparaître. On vous voit souvent comme des lanceurs d'alerte. Est-ce que vous en êtes toujours ? On vous voit parfois comme des décroissants. Est-ce que c'est le cas encore maintenant ? Est-ce que vous pouvez décrire l'écologie politique telle que vous avez envie de l'incarner aujourd'hui ?

22:07
Locuteur 6

Mais ce n'est pas une question de radicalité. La radicalité, ce n'est pas des mots, c'est faire. Changer la vie des Français, c'est très radical. Et tous les maires écolos démontrent qu'ils peuvent être aux responsabilités et en crédibilité, mais en ne perdant rien de leur ambition à la radicalité du départ. Vous parlez beaucoup des maires.

22:22
Marine Tondelier

Vous ne parlez pas des actions des écologistes. Vous voulez que parles

22:26
Locuteur 6

des parlementaires ? Alors je peux vous en parler. Ils ont permis la reconquête des haies. Ils ont permis l'interdiction des polyfluorales qu'il est, des pifas qui rendent des malades les Français qu'on retrouve dans l'eau de tout notre vin. Les militants plus radicaux écologistes. C'est ça l'écologie qui tend l'avant.

22:38
Marine Tondelier

Oui, mais les militants plus radicaux qui ont fait des opérations coup de poing, qui ont suscité contre eux des grandes réactions. Est-ce que vous adhérez à leurs actions ou vous dites non, il faut se calmer ?

22:50
Locuteur 6

Mais ça fait deux ans que vous êtes là-dessus Madame Fressoz. Ah non, pas du tout.

22:53
Marine Tondelier

Non, non, moi je suis sur les résultats des élections européennes et la grande vague anti-en-commande des jeunes. Non, mais on peut comprendre

22:58
Locuteur 6

qu'en fait, des jeunes qui voient qu'on est en train de flinguer leur avenir, qui ne savent même pas dans quel monde ils vont finir leur vie et si la planète sera encore habitable, est un moment de panique et dans cette société de somnambule, parce que oui, cette société est somnambule sur les sujets environnementaux, ils aient envie de hurler et ils ne savent plus comment se faire comprendre et comment se faire entendre parce que les politiques sont somnambules mais la réalité, c'est que nous sommes pour une écologie des 99%.

99% des Français ont intérêt à l'écologie et 1% les en privent et c'est eux qui détiennent les moyens financiers de s'opposer à cela, les moyens politiques de s'opposer à cela. C'est ça la réalité. C'est ça la réalité. Alors je vais vous citer le discours de la servitude volontaire, voilà, ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux et je pense qu'il est temps de se remobiliser et de mobiliser autour de nous.

23:47
Présentateur

Alors on a parlé déjà à plusieurs reprises des municipales, j'ai envie d'en profiter pour essayer d'avancer. Les municipales, qu'est-ce qu'on fait ? Vous partez tout seul, vous partez à plusieurs, vous partez main dans la main avec le PS et l'FI, comment vous gérez tout ça ?

24:01
Locuteur 6

Je suis en Tour de France permanent depuis des années, mais spécifiquement depuis un an qu'on fait parler municipales et donc les groupes locaux qui sont, en fait les villes écologistes, elles doivent, elles vont rester écologistes. Les villes de gauche, elles doivent, elles vont rester à gauche. On va y travailler ensemble. Moi, ma valeur ajoutée, c'est d'aller dans les villes de droite, celles qui peuvent basculer. Parce que quand je vais à Mulhouse, à Lorient, à Nîmes, à Amiens, je ne vais pas toutes vous les faire et là, j'ai déjà 25 personnes en France qui m'en veulent parce que leur ville aussi de droite peut passer à gauche. J'ai passé mon temps à ça.

Vous arrivez dans des villes, par exemple, Auxerre, Auxerre, notre candidate écologiste aux législatives, elle a fait 60% au deuxième tour en 2022 avec la NUPES, en 2024 avec le NFP. Alors, elle n'a pas gagné la circonscription parce qu'il y avait d'autres villes de droite autour. Donc, je me dis, mais Auxerre, pourquoi c'est à droite ? Alors qu'aux législatives, quand on est ensemble, deux fois, on fait 60%. Cette ville n'a rien à faire à droite. Donc, cette ville n'a rien à faire à droite.

Et donc, moi, je vais le dire tranquillement, quand les militants dans certaines villes me disent, oui, mais tel parti et tel parti ne veulent pas être dans une pièce ensemble, et bien, en fait, je m'en fous qu'ils ne veulent pas être dans une pièce ensemble et ils vont faire un effort parce que le but, quand on est politique, il ne faut jamais oublier pourquoi on fait ça. On fait ça pour changer la vie des gens. On se bat pour des personnes, pour des causes et pour des valeurs. On comprenne.

Et expliquer aux Français, à certains qui vont continuer à vivre dans une ville de droite, non pas parce qu'elle sera toujours à droite, mais parce qu'on n'a pas été capable de se mettre d'accord et de leur proposer, de leur permettre des politiques progressistes, sociales, environnementales, ce serait passer à côté de ceux qu'on comprenne et j'en serais très fâchée.

25:27
Locuteur 5

Vous faites quel type d'alliance ? Est-ce que vous faites, par exemple, vous dites qu'ils font un accord national avec le PS, par exemple ? Donc ça veut dire que vous faites du cas par cas. On parle d'élections municipales. Donc du cas par cas. Évidemment, pour gagner toutes celles

25:40
Locuteur 6

et ceux qui ont gagné des villes. Attendez, toutes celles et ceux qui ont gagné des villes savent que les villes, ça se gagne par le terrain, par la ville et que la meilleure stratégie dans une ville n'est peut-être pas la meilleure stratégie dans une autre. Ce n'est pas depuis Paris ou depuis Énim-Beaumont ou je ne sais où qu'on a les idées lumineuses pour chaque territoire. Donc c'est dans les villes que ça se décide. Les gens se connaissent. Ça se passe d'ailleurs souvent mieux entre eux localement qu'au niveau national

26:03
Locuteur 5

et c'est tant mieux pour eux.

26:05
Locuteur 6

Et je leur souhaite bon courage. Vous dites que c'est dans les villes de tout le monde pour aller faire ça.

26:08
Locuteur 5

Je vous soumets quelques exemples concrets. Dans des villes socialistes comme Rennes, Nantes, Montpellier, est-ce que vous jouez quel jeu ? Est-ce que vous pourriez faire fond commun par exemple avec les insoumis ?

26:16
Locuteur 6

Vous me parlez de villes de gauche qui seront toujours de gauche. Toujours. Les gens qui habitent là, ils ont la chance et les militants qui militent là, ils ont peut-être même le loisir de ne pas être d'accord. Tant mieux pour eux. Moi je vous parle de territoire où les gens souffrent depuis des années de politique de droite injuste, stigmatisante, qui n'ont pas d'espace vert, qui n'ont pas de la nourriture de qualité pour leurs enfants à la cantine, qui n'ont pas de piste cyclable et c'est dangereux. C'est ça dont je vous parle. Je ne vais pas passer la campagne. J'en ai marre de la gauche qui parle à la gauche pour la gauche avec la gauche onimilée par la gauche et nombriliste.

Les villes de gauche, elles vont bien, elles sont bien gérées, elles seront gagnées à nouveau, tant mieux pour elles. Moi mon énergie... Vous n'avez pas de doute sur Lyon ? Mais c'est des élections, c'est jamais gagné ni perdu d'avance mais je suis extrêmement fière du bilan de toutes nos mairies écologistes et je vous le dis avec beaucoup de tranquillité et on aura un an pour en parler. Mais ce que je vous dis c'est que mon obsession, vous ne me citez que des villes de gauche, est-ce que vous pourrez regarder l'autre moitié de la France qui est de droite ? Nous on doit faire progrès Mais Grenoble et Lyon

27:16
Présentateur

c'est quand même pas gagné d'avance, elles ont raison de poser cette question-là.

27:18
Locuteur 6

Mais ce sont des villes déjà de gauche, je vous parle de conquête et de permettre à des gens enfin d'avoir accès aux mêmes politiques qu'Ayon et à Grenoble parce que les gens qui sont à Lyon et à Grenoble ont de la chance et ils le savent.

27:30
Présentateur

La présidentielle, pareil, même question, vous organisez comment ? Vous avez dit il me semble hier, je ne retrouve plus l'expression que vous avez utilisée mais primaire des territoires, je crois que c'est ça le slogan, ça veut dire quoi ?

27:43
Locuteur 6

Alors la première chose que j'ai dit, j'ai expliqué le théorème de l'entonnoir qui comme chacun sait a deux côtés, c'est très pratique mais à condition qu'on s'en serve dans le bon sens sinon ça ne marche pas. Et donc je pense qu'on doit être dans un entonnoir avec les problèmes qu'on aborde. Si on commence par les problèmes les plus compliqués c'est-à-dire qui sera le candidat ? On n'y arrivera pas. Moi je veux qu'on commence par les problèmes simples. Un, qui a envie de gagner ? Normalement cette réponse est facile. J'espère. Deuxièmement, qui va être fidèle à la promesse de cet été ? Nous, nous avons répondu très très clairement dans ce congrès.

Nous serons fidèles à la promesse de cet été. C'est quoi ? Celle de tout faire pour s'unir et gagner et c'est possible la preuve nous l'avons déjà fait. Pour battre l'extrême droite il n'y a pas de besoin de trucs hyper compliqués. Il suffit d'être meilleur qu'eux. Et c'est possible alors on l'a déjà été temporairement certes mais on l'a fait. Donc je veux poser la question à tout le monde. Nous les écologistes nous serons fidèles à la promesse de cet été et vous ? Oui mais vous avez bien vu la troisième chose. Vous avez bien vu

28:39
Marine Tondelier

que le PS et l'EFI

28:40
Locuteur 6

ça y est c'est la discorde totale. Mais les congrès jouent beaucoup de rôle dans cette affaire aussi et la bonne nouvelle c'est qu'au Parti Socialiste aussi c'est bientôt fini. Mais il n'y a pas un congrès si les insoumis ? Problème suivant le projet. Ça on l'a déjà fait. En plus on l'a fait en 96 heures donc j'imagine que si on a plus de temps on pourra même le faire mieux en associant plus la société civile etc. D'accord. Et alors seulement on pourra s'occuper de comment on désigne et de qui on désigne.

Et la proposition que j'ai faite hier à mon propre mouvement les écologistes et à tous les partenaires parce que moi je viens du bassin minier du Pas-de-Calais et je peux vous dire que je ressens ça de là-bas mais chacun le ressent de chez lui. On a quand même la sensation que ça fait très très longtemps que la gauche ne s'est pas adressée au territoire. Et donc moi je demande qu'on organise dans le récit de cette première le mode de scrutin de tout ça on verra après ça ne m'intéresse pas. Moi ce que je veux c'est m'intéresser au message qu'on va envoyer aux Français. Oui nous nous intéressons à vous. Oui chaque candidate.

29:36
Présentateur

En général on parle de fond quand tout à coup on se dit que ça va être compliqué d'organiser le bon outil sur les territoires

29:41
Locuteur 6

Madame Bécard je suis très tranquille ça fait des années que je le dis et ça vient de là où je vis c'est ce qui fait que je me suis engagée en politique. Mais c'est quoi une primaire des territoires ? Je veux dire vous convoquer qui ? Nous allons organiser non on convoque pas les gens nous on invite vous vous êtes très vertical on dirait que vous êtes dans le verrouillage de la primaire. Déjà Madame Fressin faites très attention ça vous emmène très loin. Mais ce que je dis c'est qu'on doit organiser des débats spécifiques dédiés à chaque type de territoire.

Je veux qu'on débatte avec les campagnes à propos des campagnes pour eux spécifiquement comment on s'occupe de leurs besoins de leur avenir qu'est-ce qu'on leur propose ? Les campagnes c'est 80% des communes de ce pays pour qu'on fasse pareil pour les Outre-mer pour les montagnes 30% du territoire pour les littoraux 8 millions de résidents permanents pour les grandes villes 5 français sur 10 et pour les quartiers populaires qui sont 1500 dans ce pays avec 5,5 millions d'habitants. Chacun doit savoir j'habite là ce qui va changer pour moi c'est ça et on va pas le dire depuis un plateau à Paris on va devoir se déplacer prendre du temps

30:42
Locuteur 5

et le faire ensemble Ça ça prend combien de temps ? Une primaire décentralisée c'est dans deux ans

30:46
Locuteur 6

J'ai dit qu'au maximum ça devait avoir lieu à l'automne 2026 mais si le gouvernement arrêtait de changer en permanence les calendriers électoraux et les modes de scrutin ce serait plus facile à préparer

30:55
Locuteur 5

Automne 2026 Maximum octobre 2026 Je vous prends un exemple dans votre camp Cyrielle Châtelain qui est la patronne des députés à l'Assemblée nationale elle demande une primaire pour 2027 Yannick Jadot ce qui est votre soutien aussi il dit non il s'y oppose qui dit vrai ? Vous, votre cœur balance ou pas ? Vous voyez bien que ce n'est pas verrouillé

31:10
Locuteur 6

qu'on débat encore dans ce parti Mme Monique c'est vous qui vous contredisez Votre intime conviction Mon intime conviction c'est que la primaire je me suis toujours méfiée des primaires je me dis que quand on arrive à une primaire en général c'est pas très bien engagé et je vois aussi comme les congrès ce que ça provoque comme friction mais je sais aussi que si on n'a pas de meilleure solution on devra se résoudre à faire ça Moi j'ai lu une note de Rémi Lefebvre politologue que vous avez peut-être lu aussi de 75 pages qui explique tous les modes de désignation possibles dont beaucoup de modes au consensus j'aimerais que nous soyons capables de procéder au consensus on perdrait moins de temps et on ne serait pas dans une confrontation pendant des mois et des mois Mais est-ce que vous n'êtes pas dans un univers parallèle ?

Si ça n'est pas possible Non, je ne suis pas parallèle je suis dans la réalité Madame Présor Ceux qui sont parallèles c'est ceux qui n'ont pas compris le changement climatique tout ça les problèmes existentiels Non, ce n'est pas ça c'est par rapport à la gauche est-ce que vous n'êtes pas dans un univers parallèle ?

32:00
Marine Tondelier

Il y a eu une rupture Je suis dans un univers parallèle parce que je parlais des territoires vous voulez que je ne parle que de Paris ? Non, il y a eu une rupture entre Jean-Luc Mélenchon et le PS Il y a eu 15 ruptures entre Mélenchon et le PS ils ont toujours fini

32:11
Locuteur 6

par refaire un accord Écoutez-vous s'il vous plaît Avant le NFP il y avait rupture Vous, vous prenez ce qu'on peut réconcilier ? On l'a fait On a démontré cet été que les gauches irréconciliables ça n'existe pas Tout ça c'est du cinéma et c'est indécent indécent par rapport à celles et ceux qui nous regardent donc oui moi je vais être fidèle à la promesse de cet été et en cela je suis très alignée avec tous les électeurs de gauche et écologistes qui m'arrêtent chaque jour dans la rue dans le train dans le métro en me disant vous, Madame Tondelier vous, on compte sur vous vous, on sait que vous ne lâcherez pas et je vous confirme je ne lâcherai pas

32:43
Locuteur 5

Vous serez candidate ?

32:44
Locuteur 6

Qui sera candidat ou élevéur Donc vous pourriez être candidate ?

32:49
Présentateur

Vu ce qu'on vous dit dans la rue ?

32:50
Locuteur 6

Alors moi j'en ai marre du nombre de candidatures qui ressemblent au métro aux heures de pointe Donc pas vous

32:54
Présentateur

vous jamais

32:55
Locuteur 6

On ne va pas s'ajouter au problème mais oui s'il y a un cadre commun l'écologie aura un rôle à jouer et s'il n'y a pas de cadre commun les écologies devront aussi répondre à la question de qu'est-ce qu'ils font Mais si la question c'est est-ce que vous voulez organiser un vote dans votre parti en disant est-ce que vous choisissez Glucksmann ou Mélenchon je vois absolument pas le sens de faire ça parce que vous savez si on fait ce vote là ce sera déjà perdu Et moi ma ligne politique c'est l'écologie mais ma ligne stratégique c'est l'antifascisme C'est l'antifascisme C'est qui les fascistes en France aujourd'hui ?

Qui menace Madame Fressoz les démocraties dans toute l'Europe qui menace de prendre le pouvoir qui est dans l'international fasciste dont le chef est à l'Elysée dans le bureau Val à l'Elysée dans le bureau Val pardon à Washington Madame Fressoz a failli s'évanouir je suis désolée pour cette frayeur C'est pas Jean-Luc Mélenchon Vous pouvez considérer et je sais que vous le considérez que Jean-Luc Mélenchon est un problème en France Mais Jean-Luc Mélenchon il ne menace pas l'existence des démocraties en Europe Il ne menace pas les droits des femmes Il n'est pas dans une politique raciste Le deuxième risque pour la sécurité en Europe c'est Interpol qu'il le dit sur notre territoire européen c'est l'extrême droite Il n'y a pas d'attentat terroriste de Jean-Luc Mélenchon Il y a des attentats terroristes d'extrême droite C'est ça la réalité Donc je veux qu'on arrête de ce service de Jean-Luc Mélenchon comme épouvantail pour ne pas regarder l'iceberg qu'on va se prendre qu'on va se prendre si on ne se réveille pas parce que oui la société est somnambule comme Christopher Clarke l'a décrivé en 1914 juste avant la guerre où les politiques allaient gaiement en pensant que tu t'irais bien Non ça ne va pas bien se passer Et ça ne se passera pas bien si on n'aborde pas les problèmes de front en arrêtant de faire diversion tout le temps avec Mélenchon Je ne vous dis pas qu'il n'en est pas responsable en partie mais je vous dis que moi j'ai fini de jouer là Maintenant on est concentré sur l'objectif et on va permettre à ce pays de ne pas basculer dans le fascisme si vous me le permettez

34:36
Présentateur

Marine Tondelier la patronne des écologistes est en question politique jusqu'à 13h Marine Tondelier je voudrais qu'on parle aussi de la relation qui existe entre ou pas d'ailleurs entre les écologistes et le monde de l'entreprise On n'a pas oublié les mots très durs la semaine dernière du directeur général de Safran devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur les freins à la réindustrialisation en France On réécoute pour commencer Olivier Andriès

35:00
Locuteur 1

On avait négocié avec la maire socialiste de Rennes Encore une fois ça s'est très très bien passé et là les écologistes nous ont jeté des tomates sur le thème c'est scandaleux un groupe vient s'installer créer de l'emploi c'est l'aéronautique c'est l'avion ils vont polluer et puis c'est le militaire c'est pas bien Alors je vais être très très clair avec vous pour moi il n'est plus question aujourd'hui d'investir en France dans une ville qui est détenue par une majorité écologiste c'est plus possible je ne le ferai pas si c'est pour se faire accueillir quand on crée 500 emplois dans une région si c'est pour se faire accueillir par des tomates ce n'est pas la peine je ne le ferai pas

35:48
Présentateur

Un an des élections municipales on en parlait à l'instant ce discours là c'est un sacré coup dur me semble-t-il pour le parti écologiste qu'est-ce que vous lui répondez précisément ?

35:58
Locuteur 6

C'est pas un coup dur c'est un épiphénomène c'est un monsieur qui dit qu'on lui a jeté des tomates j'espère que tout le monde déjà a compris qu'il parlait au sens figuré et pas au sens propre parce que déjà nous ne gaspillons pas les fruits et les légumes et rien qui se mange deuxièmement ce qu'il oublie de dire ce monsieur aussi c'est qu'il s'installe sur une friche une ancienne friche de Stellantis qui avait été rachetée par la collectivité pour y installer des industries vertes de transition écologique essentiellement de construction durable et de mobilité décarbonée je ne pense pas que l'aviation soit une mobilité décarbonée on est d'accord avec ça c'est 5% de la contribution au réchauffement climatique l'aviation et l'avion vert on ne va pas perdre de temps avec ça ça n'existe pas Total Energy lui-même dit d'ici 2030 les avions aussi verts soient-ils consommeront quand même 94% de kéros

36:44
Présentateur

du coup ça veut dire quoi ? ça veut dire que Safran c'est pas possible c'est une industrie qui vous intéresse pas ?

36:48
Locuteur 6

sur ce terrain là sur cette friche là qui était fléchée vers la transition écologique le devoir des écologistes est de souligner que c'était pas exactement le contrat de départ quand monsieur le PDG de Safran dit qu'il s'entend pas avec les villes écolo ce qu'il oublie de vous dire c'est que le président de la métropole de Lyon Bruno Bernard qui est lui-même un entrepreneur qui a travaillé des années dans le désamiantage lui a fait un pont d'or la métropole de Lyon c'est 48 millions investis pour permettre une politique industrielle sur des friches etc le PDG de Safran il y a eu beaucoup de discussions avec lui il demandait une stabilité du prix d'énergie sur 10 ans personne ne peut garantir ça et ça a chauffé tellement que monsieur Wauquiez que je vois à l'écran car il est en direct dans une émission concruente à la nôtre qui s'affiche devant moi Laurent Wauquiez des républicains lui il s'est complètement embrouillé avec eux il aura supprimé toutes leurs subventions et j'ai pas entendu un cinéma sur monsieur Wauquiez non parce que les attaques du PDG de Safran sont politiques et oui on a peut-être un combat politique à mener avec lui parce que l'emploi c'est la clé mais la clé c'est aussi sa durabilité de l'emploi vous savez dans une planète qui sera plus habitable l'emploi ça n'existera plus et donc je trouve qu'il aborde qu'une partie du programme et du problème et par ailleurs les écologistes rennais je les connais très bien ce sont des gens sérieux compétents fiables qui ont tout mon soutien jamais ils n'ont dit qu'ils ne voulaient pas d'aviation et d'armement jamais ils ont juste dit sur ce site là c'est pas la promesse qu'on avait faite

38:07
Présentateur

alors je voudrais qu'on aborde aussi et on a peu de temps un autre dossier industriel avec le groupe sidérurgiste ArcelorMittal cette fois qui a annoncé cette semaine plus de 600 suppressions d'emplois dans le nord de la France trop de normes a expliqué cette semaine Xavier Bertrand le président de la région des Hauts-de-France si on veut garder nos usines notre industrie l'Europe doit changer d'attitude qu'est-ce que vous lui répondez est-ce qu'il y a un peu trop de normes aujourd'hui ?

38:29
Locuteur 6

Moi je ne suis pas là pour répondre à Xavier Bertrand parce qu'on travaille ensemble sur ce dossier on a travaillé ensemble la dernière séance du conseil régional une motion de soutien à Arcelor et vraiment ça s'est bien passé parce qu'il faut que vous sachiez que je suis conseiller régional des Hauts-de-France et que sur les 7 usines que font Arcelor en France il y en a 4 dans les Hauts-de-France je suis écologiste j'ai travaillé vous le savez pendant 5 ans sur la qualité de l'air à ce titre on discutait beaucoup avec ArcelorMittal évidemment que c'est de la pollution évidemment que c'est un problème mais on n'est pas hypocrite de l'acier c'est stratégique on en a besoin pour notre industrie pour nos structures et pour notre défense et donc nous ne sommes pas hypocris quand on a besoin d'acier on préfère qu'il soit produit à Fosse-sur-Mer ou à Dunkerque que à l'autre bout du monde ce qui est beaucoup plus coûteux environnementalement et à des normes sociales qui ne sont pas les mêmes c'est la même chose que j'ai dit quand je suis à la Michelin ils m'ont dit on fait des pneus ils veulent nous soutenir oui quand je rénove mon grenier quand j'isole mon grenier il y a un artisan qui vient juste à preuve du contraire en voiture avec des pneus et je préfère qu'il soit produit par vous à Cholet on est très clair là-dessus mais ce que je sais aussi c'est que ma région elle a donné en toutes les subventions publiques ma région l'Europe l'Etat 392 millions d'euros de subventions ArcelorMetal entre 2013 et 2023 et donc vous demandez ça suffit maintenant il n'y a plus d'aide sans condition il ne peut plus y avoir d'aide sans condition et la solution pour moi là-dessus c'est d'avoir le courage de faire ce que les Royaumes-Unis ont fait ils ont fait passer une loi d'urgence pour prendre le contrôle des hauts fourneaux c'est comme ça qu'ils ont sauvé leurs deux hauts fourneaux du hors de l'Angleterre c'était très récent pour empêcher le licenciement des salariés et surtout empêcher la perte de l'outil de travail parce que quand on n'aura plus de hauts fourneaux qu'on ne dépendra plus que des Etats-Unis et de la Chine je peux vous dire qu'en termes de souveraineté je le dis pour tous les patriotes de Pacotie qu'ils sont avec beaucoup de dédéments on a les moyens de la renationalisation

40:21
Présentateur

dont vous parlez ou pas ? on a les moyens de cette renationalisation ou pas ? est-ce que c'est de la renationalisation ?

40:26
Locuteur 6

écoutez le Royaume-Uni l'a fait je ne vois pas pourquoi on n'en serait pas capable c'est notre devoir

40:30
Locuteur 5

c'est notre devoir Marine Tandelier vous savez aussi que cette crise de la sidérurgie elle est avant tout européenne entre une hausse des prix de l'énergie une baisse de la consommation d'acier sur le continent et une surproduction d'acier chinois à bas prix comment on résout l'équation ? est-ce que vous pensez qu'il faut réduire de manière drastique les importations asiatiques autorisées en Europe ? à un moment oui

40:52
Locuteur 6

il va falloir se poser la question d'interdire l'importation d'acier de Chine en Europe parce que 70% de l'acier acheté en Europe aujourd'hui vient de nos fourneaux et ces hauts fourneaux ils pourraient fermer en 2032 c'est ça qui va se passer donc moi je pense que c'est la mer de toutes les batailles et surtout ce que je voulais faire ce matin c'est adresser mes pensées très fortes à ces 636 emplois directs qui sont menacés à ArcelorMittal parce que souvent on pense aux drames familiaux aux drames sociaux et c'est important de le faire mais ArcelorMittal c'est pas juste les emplois c'est la vie c'est les sous-traitants c'est même le finalement c'est le cœur battant de ce territoire comme je le disais à Val d'une à Trissin-Léger sur les roues et les essieux de train on a réussi à sauver cette usine par notre mobilisation mais ce qui me scandalise surtout c'est cette inertie de l'Etat il y a un élu local là de l'Est des autres sites d'Arcelor qui a une phrase très juste il a dit dans un gouvernement qui fonctionne le ministre de l'Industrie nous aurait déjà réunis que font-ils excusez-moi mais que font-ils je suis sur plusieurs dossiers sur la chapelle d'Arblay sur Val d'une sur Metex sur Michelin ils sont où en fait ?

ils sont où ? alors une fois on n'a pas de premier ministre après on en a un mais c'est pas pour combien de temps après ils sont là dans leur budget ça dure trop tard ça c'est pas de leur faute pour le coup si c'est de leur responsabilité et donc ils sont où ? ils font quoi ? et ils seront enfin nous après on n'aura plus que nos os pour pleurer quand on n'aura plus ces industries qui sont vraiment vitales je voudrais aussi qu'on entende

42:16
Présentateur

ce témoignage qui a marqué cette semaine le témoignage de la fille de François Bayrou qui comme des centaines d'élèves d'autres élèves du collège lycée de Bétarame a été victime de violence elle le raconte dans le livre d'Alain Esquer le porte-parole du collectif des victimes de Bétarame elle l'a raconté aussi jeudi matin dans la matinale de France Inter on écoute Hélène Perlan

42:35
Locuteur 3

il est le père d'une victime ce qu'il ne savait pas et d'ailleurs quand je leur ai dit qu'effectivement je témoignais dans le livre je n'ai pas donné le contenu il ne le savait pas et ce que je voulais dire aussi il y a cette envie de répondre moi ça a été une de mes obsessions pendant qu'il m'a fait rester dans les starting blocks avant qu'il ne sorte le livre j'entendais tellement de gens écrasés par l'idée que les fameux pseudo-notables auraient consenti à ce qu'ils soient battus ou violés sous prétexte il y a eu une phrase terrible que leurs enfants seraient d'une autre texture que les autres cette phrase elle m'est restée en travers de la gorge et j'ai envie de leur dire la libération ça commence par là on se libère du poids nous de croire enfants de notables et je veux dire à l'assemblée enfants de députés dans ma promo nous sommes deux et j'ai l'autorisation de l'autre de dire à l'assemblée 100% des enfants de députés à Bétarame ont été ou tabassés ou violés

43:36
Présentateur

et puis elle a parlé dans une autre interview Hélène Perlan à Mediapart et elle a clairement dit que son père avait rencontré un juge qui était en charge de cette affaire en 1998 il a menti ou pas François Bayrou Marie-Dendoni

43:51
Locuteur 6

je pense que c'est manifeste depuis le départ qu'il ment c'est manifeste depuis le départ moi je le pense depuis sa première réponse aux questions au gouvernement sur le sujet et ce qui est terrible c'est que déjà elle a un courage incroyable de parler et on sent l'émotion des décennies après c'est des vies brisées c'est pas juste des enfants brisés c'est des futurs adultes brisés on n'oublie jamais ce qu'on a vécu et je pense qu'on doit tous être conscients grâce à celles et ceux qui parlent que dans chaque classe de primaire de ce pays il y a un, deux, trois enfants qui subissent des violences ou des violences sexuelles que c'est un fléau dans ce pays et qu'on en est tous finalement complices parce que tant qu'on n'en parle pas tant qu'on n'en fait pas un sujet majeur partout tout le temps ça continuera vous vous rendez compte que pendant des décennies ces enfants-là ils ont vécu avec ça peut-être même qu'ils en ont parlé c'est le cas d'autres victimes de Bétarame qui en ont parlé il y a un gamin qui a été orphelin de père et de mère qui raconte avoir été violé mais très régulièrement par celui qui avait sa responsabilité dans le dortoir qui aujourd'hui dans un EHPAD qui, ironie de l'histoire est installé dans l'ancien dortoir de Bétarame qui coule des jours heureux et quand sa grand-mère il en a parlé à sa grand-mère qui avait commencé c'est un parler le clergé de Bétarame est venu lui demander de se taire en disant vous aurez des problèmes on va vous saisir vos meubles comme si mais elle disait là-bas le clergé était plus craint que l'État

45:15
Marine Tondelier

les conséquences politiques est-ce que vous demandez comme les insoumis la démission de François Bayrou parce qu'il aurait minoré comme Sandrine Rousseau également

45:23
Locuteur 6

la politique tourne en bout sur la politique je trouve important que vous parliez de l'enfant parce que le sujet c'est même pas que François Bayrou lui c'est un sujet mais vous dites il a menti et qu'il doit démissionner

45:35
Locuteur 5

parce que vous estimez qu'il a menti mais c'est pas qu'un sujet politique

45:38
Marine Tondelier

c'est un sujet de société grave le sujet politique est le suivant est-ce que vous dites François Bayrou doit partir ou la commission d'enquête doit faire en sorte de trouver les moyens que ça ne se reproduise pas et donc de regarder toute la chaîne

45:52
Locuteur 6

des responsabilités moi depuis le début ce que j'attends de lui c'est des mots d'excuse des mots forts pour dire j'ai compris et je vais j'attends un virage de lui à 180 degrés pour dire mais désolé alors soit il démissionne soit il en fait le combat de sa vie qu'il serve à quelque chose mais je ne demandais pas qu'à démission on a l'impression qu'il ne réalise pas vraiment de quoi il était complice qu'il a menti qu'il est premier ministre qu'il doit être exemplaire là-dessus et comment vous voulez demander aux parents de ce pays de se bouger sur le sujet quand y compris le premier ministre n'a toujours pas l'air d'avoir compris alors que ça fait des semaines qu'on ne parle que de ça à la télé quand est-ce qu'il va comprendre ça va prendre combien de temps

46:29
Présentateur

alors vous Marine Tondelier parce qu'il faut encore accélérer vous avez dû gérer une autre affaire l'affaire Bayou accusée de harcèlement moral et d'abus de faiblesse par son ancienne compagne pardonnez-moi la plainte a finalement été classée sans suite est-ce que cette affaire restera comme une tâche sur votre premier mandat de secrétaire national

46:48
Locuteur 6

c'est un peu plus compliqué que ça parce que si ce que vous voulez me faire dire c'est que ça a été le dossier le plus difficile que j'ai eu à gérer de ma quartier politique la réponse est oui j'en ai pas dormi pendant des nuits parce que la réalité c'est que ce dossier était insoluble quand je suis devenue secrétaire nationale le dossier était déjà sur la table et très mal engagé

47:06
Présentateur

ma question c'est est-ce que le rôle d'un parti c'est de s'immiscer aussi loin dans la vie de ses cadres

47:12
Locuteur 6

et de ses militants le rôle de toute structure quand vous avez des femmes qui vous appellent et qui vous font des témoignages extrêmement choquants que vous n'êtes d'ailleurs jamais formé ni à recevoir ni à vraiment savoir quoi en faire toute structure doit se donner les moyens de faire éclater la vérité parce que vous savez dans des révolutions toutes les révolutions celles de MeToo en particulier il y a deux écueils le premier écueil c'est un moment d'abandonner c'est trop dur trop compliqué ou alors il y a un risque d'instrumentalisation le deuxième écueil et j'y viens madame François ne vous inquiétez pas c'est l'arbitraire c'est d'essayer de se faire justice soi-même c'est de sortir de l'état de droit et quand vous arrivez dans un parti qui voulait faire ce calme puis il y a un dépôt de plainte de l'ex-compagne et Julien Bayou au pénal et que ça engendre des grèves militantes ça engendre des gens qui enquêtent les uns sur les autres en disant on veut savoir une panique générale et c'est logique dans toute structure on ne peut pas s'en fiche on ne peut pas faire comme si ça n'existait pas c'est l'ancien chef du parti quand j'ai demandé une enquête externe c'était pour mettre fin au règne de l'arbitraire c'était pour qu'on sache et l'enquête que nous avons menée dans le parti donne d'ailleurs le même résultat que celui de la justice alors si quelqu'un sur ce plateau pense qu'il aurait mieux fait que moi c'est votre droit mais je dois vous dire que je pense que c'est facile de penser ça je pense d'ailleurs que peu de gens le pensent au fond de soi et que j'ai fait comme je pouvais sur un dossier impossible et que je m'en serais bien passée Merci Marie-Thordelier Vous restez avec nous

48:34
Présentateur

on va parler d'écologie Avec plaisir avec notre seconde invitée Corinne Lepage On vous a fait patienter pardonnez-nous infiniment Bonjour Corinne Lepage Bienvenue sur le plateau de questions politiques on vous connaît bien vous êtes avocate spécialiste en droit de l'environnement ancienne ministre ancienne députée européenne également et vous venez de publier un livre assez technique quand même il faut le dire assez juridique sur un sujet dont on ne parle probablement pas assez les crédits et marchés carbone et vous vous posez cette question faut-il y voir un risque ou sont-ils une solution c'est sorti aux éditions Lamy et on va essayer d'y voir un peu plus clair grâce à vous Corinne Lepage grâce à vous également Marine Thordelier sur ces crédits carbone qui doivent normalement nous permettre de baisser en tout cas de compenser nos émissions de gaz à effet de serre Première question toute simple Corinne Lepage pour que tout le monde réussisse à nous suivre et à comprendre qu'est-ce qu'on appelle un crédit carbone ?

49:34
Locuteur 8

Un crédit carbone c'est un instrument financier qui va correspondre à une économie d'émissions de carbone alors ça peut être de la forêt ça peut être une autre méthode pour cultiver la terre ça peut être les mangroves qui sont des outils absolument merveilleux de stockage de carbone et ça peut être aussi c'est là où il y a le plus de débats des outils technologiques et on parle aujourd'hui beaucoup de séquestration du carbone dans le sous-sol vous avez peut-être vu que la ministre a signé une charte il y a quelques jours avec des industriels précisément pour voir comment les crédits carbones peuvent être davantage développés en France

50:16
Présentateur

alors voilà vous parlez de la France mais c'est un système qui a été imaginé il y a une trentaine d'années à la suite du protocole de Kyoto absolument et donc tous les pays sont concernés c'est pas franco-français non non c'est tout le monde respecte et applique

50:29
Locuteur 8

c'est planétaire alors il y a eu je vais le faire très vite parce qu'on a très peu de temps il y a ce qui se passe au niveau européen et dans d'autres pays du monde c'est les états qui ont mis en place des systèmes d'échange de quotas d'émissions voilà ça on a ça au niveau européen on a ça aux Etats-Unis il y en a dans beaucoup de pays ensuite il y a eu les crédits carbone qui ont été générés au moment du protocole de Kyoto avec les pays du sud et qui ont servi à financer des opérations dans les pays du sud et là on est dans une troisième étape au niveau international qui est celle des accords de Paris qui dans leur article 6 ont prévu précisément des crédits carbone au niveau planétaire et ça maintenant c'est un système qui est abouti il a abouti à bas coût et donc il va entrer en vigueur alors pourquoi est-ce que je dis menace ou risque menace ou avantage 1 ou solution GIEC nous dit sans compensation sans crédit carbone il n'y aura pas de neutralité en 2050 donc on en a besoin 2 pas question de remplacer les efforts d'atténuation par de la compensation c'est en plus ça c'est quelque chose de fondamental et qu'il faut garder dans l'esprit en permanence 3 on peut générer énormément d'argent or on sait très bien que les fonds publics sont limités on en a parlé tout à l'heure les crédits carbone c'est un moyen de générer de l'argent pour financer des opérations de récupération du CO2 et beaucoup d'argent puisqu'on parle d'un marché de plusieurs centaines de milliards mais ça veut dire

52:00
Présentateur

quand même aussi qu'on a certaines entreprises qui s'achètent une bonne conscience c'est à dire qui continuent à polluer qui continuent à surproduire qui continuent à surconsommer et qui du coup achètent des crédits carbone alors c'est pour ça

52:13
Locuteur 8

que je disais tout à l'heure que ça ne peut jamais être à la place de l'atténuation on doit d'abord atténuer mais vous parliez par exemple de l'acier tout à l'heure on sait très bien que l'acier il ne peut pas éviter d'émettre des tonnes de CO2 c'est impossible donc ce qu'il faut c'est que ces tonnes supplémentaires c'est à dire au delà de celles qu'il va pouvoir éliminer elles puissent faire l'objet d'une compensation oui bien sûr c'est utile

52:37
Présentateur

Marie-Dondelier est-ce que c'est un bon outil est-ce que vous le validez parce qu'il y a quand même souvent des polémiques on considère souvent qu'il y a des millions de tonnes

52:45
Locuteur 5

de la fraude aussi

52:46
Présentateur

mais évidemment je ne peux pas le dire

52:49
Locuteur 6

moi je suis très d'accord avec l'analyse que madame Lepage fait de cet outil j'en profite pour la remercier parce que vous savez des personnes qui se battent à l'insablement pour l'écologie depuis des décennies même si on n'est pas toujours d'accord sur tout on le sait mais franchement madame Lepage elle a fait pour l'écologie politiquement dans la bataille culturelle dans la bataille juridique elle est l'avocate de dossiers extrêmement courageux et les personnes ont de la chance quand elles ont madame Lepage comme avocate parce que c'est des gens qui souvent sur madame Lepage n'arriveraient pas à mener ces combats donc je la remercie aussi pour ça et elle parle d'un sujet dans son livre dont je pense qu'il intéressera les audisseurs de France Inter c'est important de savoir que des puits de carbone vous en avez parlé les mangroves etc mais ils sont en train de ne plus réussir à jouer leur rôle les forêts françaises leur rôle de puits de carbone a été divisé par 50% par 2 donc moins 50% en 10 ans parce que les forêts elles sont malades parce qu'elles n'ont pas assez d'eau pour se développer parce qu'elles ont des épidémies aussi technologiques ils font qu'on en passe par là de toute façon on en est à un moment où toute solution est bonne à prendre donc on ne va pas faire la fine bouche en attendant la solution parfaite et le grand soir de l'écologie il ne va pas arriver tout de suite donc on fait tout ce qu'on peut chacun à notre poste et c'est pour ça que je vous dis les écologistes arrêtez de vous friter quand vous n'êtes pas d'accord sur des trucs on est chacun à notre poste des avocats des entrepreneurs des politiques des associatifs des amoureux de la nature des avocats du vivant et on a besoin de tout le monde et il va falloir ramer ses verres donc on est là Françoise une micro question parce qu'on devrait rencontrer micro question

54:12
Marine Tondelier

pour vous entendre toutes les deux et le gros sujet aujourd'hui c'est la remise en cause de l'écologie par les normes au niveau européen alors est-ce que l'Europe fait un énorme erreur en revenant en arrière ou est-ce qu'elle a raison de vouloir s'adapter

54:26
Locuteur 8

alors moi je suis très pragmatique ce qui pour moi était absolument essentiel c'est qu'on avance deuxièmement nous avons un avantage compétitif nous en Europe aujourd'hui avec tout ce qu'on a fait le Green Deal c'est un avantage compétitif donc dans la compétition mondiale dans ce que Trump est en train de nous faire si nous abandonnons cet avantage compétitif ça veut dire qu'on abandonne des années des années d'investissement c'est stupide par contre d'aller vers l'allègement d'un certain nombre de normes ce qu'on est en train de faire dans Omnibus à condition de ne pas aller trop loin quand même pas de remise en cause mais effectivement la CSRDC il y a beaucoup beaucoup de règles je ne suis pas contre à la condition que ça serve à aller plus loin et plus fort dans ce qui fait notre force et n'oubliez pas que les Chinois sont en avance sur nous ils ont une CSRD les Chinois ils ont des normes et c'est contre eux maintenant qu'on va devoir se battre et je ne peux pas vous donner la parole Marie-Thandelier je suis vraiment désolée

55:22
Présentateur

à toutes les deux merci Corinne Lepage je rappelle le titre de votre ouvrage Crédit et marché carbone risque ou solution aux éditions Lamy merci à toute l'équipe je vous dis à la semaine prochaine Sous-titrage Société Radio-Canada

Marine Tondelier: l'État a "le devoir" de "prendre le contrôle" des hauts fourneaux d'Arcelor Mittal — Marine Tondelier · Pourquijevote