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interviewEurope 1· 27 août 2025 5 min

La bourde politique de François Bayrou et le spectre de la crise financière

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Place à la revue de presse d'Europin Olivier de la garde. Ce matin, les journaux se posent encore beaucoup de questions sur la décision de François Bairou de réclamer un vote de confiance. Une grenouille vit un bœuf qui lui sembla de belle taille, elle qui n'était pas grosse en tout comme un œuf envieuse, s'étend et s'enfle et se travaille.

Une cigale et enchanté tout l'été se trouva fort dépourvu quand la bise fut venue. Oui, ça fait 48 heures que les commentateurs cherchent la morale de la fable, se perdent en conjecture, se demande s'il s'agit d'un geste plein de panache, s'interroge sur le sens de cette démarche sacrificielle et bien qu'il ne cherche plus. En fait, il s'agit juste d'une énorme bourde politique.

C'est ce qui ressort du papier de Cécile Cornudel, éditorialiste politique des échos, généralement très bien informé, a mené sa petite enquête et elle a recueilli les témoignages d'anonymes de proches du premier ministre qui nous explique tout. En fait, Baou misait sur une abstention du RN et des socialistes, d'autant raconte un conseiller que le PS se serait trouvé dans la position historique de négocier du lourd. On pensait qu'il demanderait un retour de l'ISF et à vrai dire on aurait pu dire oui.

Ah oui, ce coupe. Quant au Eren, ajoute-t-il, Baou pensait qu'il souhaitait se donner une stature de parti responsable et qu'il appréciait de le voir faire le sale boulot. Tout faux.

PS et RN ont donc changé de stratégie et le Premier ministre Madré n'a rien vu venir ou rien préparer. Comentaire de Cornudet qui a pourtant vu d'autres. Le niveau d'irresponsabilité surprend toujours.

Et puis lorsque Baou rencontre Macron à Brégançon, raconte-t-elle encore, le Premier ministre semble si calme et déterminé que le président est persuadé qu'il fera ce qu'il y a à faire. Mais ce n'est pas le cas. Bairou n'a ni donné le coup de sonde au RN ni préparé les esprits au OPS sur de futures discussions et lundi au gouvernement tout le monde découvre que l'agenda des 15 prochains jours est vide un conseiller.

Aucune négociation de prévue. Bref, rien n'avait été anticipé. Tout cela fleurbrond, l'amateurisme, l'improvisation.

Le corbeau jura mais un peu tard qu'on ne l'y prendrait plus. Cela fait d'ailleurs penser à une autre bourde politique, la fameuse dissolution Macron. Cela saute aux yeux de Nicolas Betou, le patron de l'opinion.

Même décision faumentée en grand secret avec un petit nombre de fidèles qui pensent tous pareil, écrit-il. Même stratégie de la surprise censé emporter toute résistance sur son passage, même erreur d'analyse sur le comportement du RN et de la gauche. Même difficulté à justifier la cause réelle de cette prise de risque et même débouché catastrophique pour le pays.

Oui, parce que derrière le blocage politique, il y a le spectre de la crise financière, prévient le Figaro en gros titre. Alors, sans aller jusqu'au scénario extrême d'une mise sous tutelle à la Grec, scénario ébauché hier par le ministre de l'économie en personne, je vous le rappelle, l'explosion des taux d'intérêt constituent en revanche un péril bien plus immédiat, écrit Hervé Rousseau dans ses colonnes. Et depuis plusieurs jours, les taux français se rapprochent dangereusement de ceux de l'Italie.

En cas de bascule, la France deviendra la lanterne rouge de la zone euro. La seule charge de l'arrête. La dette est déjà supérieure au budget de l'armée ou de l'éducation nationale et elle pourrait s'envoler.

Et à qui la faute ? Écoutez, ça fait 50 ans que la France n'a pas eu un budget à l'équilibre, mais c'est sûr que beaucoup de regards se tournent vers le mozzard de la finance en ce moment. Selon que vous serez puissant ou mis, les jugements de cours vous rendront blancs ou noir.

Emmanuel Macron qui se défend dans le JD New cette semaine. Laratekov a recueilli les confidences du chef de l'État, lui fait remarquer qu'à son arrivée à l'Élysée, la dette publique s'élevait à 2262 milliards et que 8 ans plus tard, elle culmine à 3345 milliards. J'assume ma part.

À partir du moment où cette part, c'est la protection des Français face à des crises historiques, déclar-t-il. J'assume aussi qu'après avoir beaucoup dépensé pour protéger, il faut économiser et travailler pour rembourser. Et oui, la sigale qui serait b fourmi.

Reviens à la fontaine, tu vas bien t'amuser. Mais on va terminer euh sur d'autres sommets ce matin. François Beou se trouvait face à l'Himalaya.

Eux sont face au Mont-Blanc. Vendredi, Dimitri aura lieu l'ultra trail du Montblanc. Une compétition hors norme qui n'est pas sans poser un certain nombre de questions.

Hors norme parce qu'il s'agit de courir, tenez-vous bien, 174 km en gravissant près de 10000 m de dénivelé positif. La croix et l'équipe consacrent des papiers très différents l'un de l'autre. Si le quotidien sportif s'intéresse à l'un des favoris de la course qui a du mal à dormir d'ailleurs, la Croix s'interroge sur le sens de cette compétition qui attire de plus en plus de monde année après année. 10000 inscrits rien que pour cette édition.

Ce qui devrait était une course de communion avec la nature est devenue une sorte d'énorme barnomme. Faut-il y voir une fable ? Je vous laisse les admirer ou les plaindre et méditer avec Jeanferra.

Pourtant que la montagne est belle. Al, ils s'en rendront compte ceci dit dans l'effort de la beauté du Montblanc. Merci beaucoup Olivier de la garde, votre revue de presse chaque matin