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interviewAssemblée nationale· 17 janvier 2024 181 min

🔴 Audition sur la conjoncture économique, la redistribution, les inégalités et la pauvreté

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

l'OCDE afin d'évoquer les questions de conjoncture économique ainsi que dans un second temps les questions de redistribution d'inégalité de pauvreté notamment autour des notes publié sur les questions par l'INC à l'automne 2023 c'est des auditions qui m'avaient été proposé par le rapporteur général en terme d'organisation je propose que chacun des trois représentants des organismes que nous accueillons tienne un propos liminaire sur les questions de conjoncture économique avant que nous engagions ensuite dans une séquence de questions-réponses puis nous ferons de même pour la thématique relative à distribution aux inégalités à la pauvreté donc c'est en deux temps pour aller vite je donne tout de suite la parole à Jean-Luc Tavernier Olivier Garnier et puis ensuite à Bertrand pluyot merci monsieur le Président bonjour à tous et à tous bonne année alors oui nous parlons à trois voix sur la conjoncture sur les questions d'inégalité je pense je suis le seul prévu dans les propos liminires mais c qui peut au CD aussi pardon donc on est la TR moi pour ma part je suis venu avec deux de mes collègues Nicolas Carn qui est le directeur des des synthèses économique et des études et Christelle christelle est là Christelle Collin qui est la directrice des statistiques sociales contenu des deux thèmes qu'on a abordé alors sur la conjoncture si si vous avez déjà vécu cet exercice moi j'ai en général je m'en je m'en tiens au au court terme puisque c'est l'horizon des notes de conjoncture de nincé la dernière a été publiée il y a un mois le 14 décembre elle porte sur les l'horizon des 1emers et 2è trimestres de de l'année puis le dernier trimestre 2023 qui est qui est toujours dans dans le domaine de la prévision et puis Olivier Garnier à la Banque de France et cègocde on des horizons plus plus lointain alors notre note de conjoncture je sais pas trop comment je fais passer les ah pardon ah c'est pas sypatique bon ben alors passe alors Nicolas la prochaine slide et la suivante bien sûr notre note de conjoncture elle s'appelle on l'a intitulé la désinflation en bonne voie d'habitude on titre sur la croissance là on a trouvé important de titrer sur la question de l'évolu tion de l'inflation parce que c'est évidemment l'élément de contexte essentiel le choc de prix de l'énergie commence à s'estomper l'inflation baisse graduellement en France et dans les pays de la zone on va revoir ça ça redonne un peu d'air au pouvoir d'achat des des agents des ménage et et potentiellement à la consommation pendant que le niveau des taux d'intérêt lui pèse sur l'investissement des entreprises sur l'investissement logement des ménages et alors pour illustrer ce contexte de des inflations le graphique suiv montre à gauche les évolutions de glissement d'inflation sur 12 mois l'indicateur qu'on retient habituellement euh vous avez à gauche les États-Unis qui ont connu l'inflation la la plus brutale et le plus tôt c'est la CBE en noir et aussi le reflux le plus tôt et puis les les les autres pays européens ce sont les cbes de couleur la France est en bleu et donc vous pouvez voir que les courbes ont évidemment des similarités avec dans les pays européen son couleur mais Mar vous avez une une vue d'aigle allez-y allez-y parce que toute façon on peut rien faire je pensais pas que votre souci d'économie vous conduisez à faire des copies en noir et blanc fait attention au don de l'É qu'on en tienne compte dans la manière dont on fait les les graphiques on mettra moins de courbe oui je précise que vous l'avez tous reçu par internet donc il suffit de faire un clic vous allez sur Internet et vous l'avez sur vos écrans voilà c avec la allez-y parce que sinon on va alors donc vous voyez que les l'inflation sur 12 mois et la connu un pic selon les pays fin 2022 début 2023 en France cit plutôt 2023 un peu au-delà de 6 et5i % d'inflation eT puis elle reflu un peu partout euh on on le voit on le voit nettement sur le graphique de gauche on a voulu dans le graphique de droite porter le le les niveaux de prix et pas seulement l'inflation parce que pour éviter la confusion désinflation ne veut pas dire baisse des prix désinflation veut dire qu'on a moins de hausse sur 12 mois qu'est-ce qu'il en est en matière de prix euh ben vous voyez que euh ça ralentit bien sûr et euh que sur les derniers mois dans la plupart des pays on a une stabilité des prix eux-mêmes alors l'inflation sur 12 mois elle continue à être positive plutôt au-delà de 2 % mais dans les différents pays mais sur les derniers mois les niveaux de prix sont plutôt stabilisé ce que vous constatez aussi sur le graphique de droite c'est que le la France est le pays où l'inflation cumulé c'est l'inflation cumulée depuis 2019 on va voir sur l'échelle de droite he puisque c'est bass 100 en 2019 donc donc on a on est le pays qui est ENF parmi les pays où l'inflation cumulée depuis 2019 et à ce stade la la plus basse même s'il est quand même importante évidemment plus de 15 %. c'est l'inflation sur l'ensemble du panier de biens et services le graphique suivant montre les la conjoncture vu vu du point de vue de l'activité avec les indices de production PMI dans dans l'industrie manufacturière dans non pardon c'est les c'est le climat économique de la de la Commission européenne euh là on a mis que quatre pays donc vous voyez quand même une petite gradation hein le climat conjoncturel c'est c'est plus affaé c'est plus assombrit en Allemagne c'est la courbe rouge et et et et tarde peine un peu à remonter même si le dernier point était un peu plus optimiste dans cette enquête euh l'Italie et l'Espagne pour des raisons différentes hein l'Espagne parce que la hausse des prix de l'énergie a été moindre l'Italie peut-être à cause du plan de relance financée par l'Union européenne sentir plutôt un peu mieux et puis la France est la France est au milieu voilà alors si on en vient et alors bon sans sans suspense ce qu'on a dans notre prévision aujourd'hui de la note de conjoncture c'est après -01 de croissance au 3è trimestre qui venait après une croissance surprise de 0,6 au 2e on table sur une stabilité au 4e trimestre on aura les chiffres dans quelques semaines et une petite croissance 02 par trimestre sur les deux premiers trimestres de l'année 2024 il y a eu des fortunes diverses en 2023 qu'on prévoit à ce stade c'est des choses qui seraient assez homogènes entre les pays et il faut aussi que je signale que ce ce tableau n'est pas à jour du dernier chiffre publié par l'Allemagne avant-hier qui était une petite surprise avec une on là on table sur une récession sur l'année en Allemagne de -01 en fait elle est -03 le 4e trimestre aurait été négatif selon les premières estimations encore très provisoires de nos collègues allemands alors j'en viens en prévision d'inflation euh pour les les préciser un petit peu beaucoup d'informations sur ce graphique la courbe al j'allais dire noire mais c'est qui est la plus haute en début de période c'est l'inflation d'ensemble l'autre qui est qui est rouge quand on a la couleur c'est l'inflation sous-jacente et puis vous avez les différentes contributions des principaux postes de bien et de service à l'inflation d'ensemble l'alimentation l'énergie les produits manufacturés les services ce qu'on a connu pour faire cours c'est une inflation d'origine d'abord énergétique c'est les courbes c'est la partie orange des barres suivi d'une diffusion dans l'ensemble de l'économie et puis notamment cette croissance assez forte de la contribution des prix des produits alimentaires alors ça c'est la contribution he mais les prix des produits alimentaires ça ça pèse moins dans l'indice que les services on consomme plus de services que de produits alimentaires donc si la contribution des prix des produits alimentaires est forte c'est que la hausse des prix des produits alimentaires elle-même a été a été très très brutale très élevée on le sait assez on s'attendait on s'attendait à ce que une fois les prix de énergie stabilisée va orienté vers la baisse la hausse des prix de l'énergie la contribution des prix de l'énergie cesse d'être aussi forte c'est bien le cas l'orange c'est volatile au moins le moins mais disparaît progressivement on s'attendait aussi à ce qu'une fois les principales Haus de prix des matières premières alimentaires passé l'inflation dans les prix pour les prix des produits alimentaires se réduisent donc ça c'est ce qu'on voit hein la la barre bleue se réduit la crainte qu'on pouvait avoir c'est que ça se diffuse ailleurs dans les produits manufacturés et surtout les service et qu'il a une boucle prix salaire et la boucle prix salaire c'est surtout dans les services qu'on peut la craindre ou les coûts salariaux sont sont sont important c'est pas ce qui se passe à ce stade et c'est ça qui nous a fait pencher pour ce titre desinflations en bonne voie donc et sur la période qui suit le Pointier donc la période de prévision pour nous jusqu'au mois de juin 2024 on s'attend à ce que les prix l'inflation des prix des produits alimentaires continue de refluer sans qu'il y ait de hausse accru accéléré pour les services ou pour les produits manufacturiers et donc ça conduit à une inflation dans les mois du printemps 2024 qui qui retomberait autour de 2,5 % on a 2,6 % fin juin et une inflation sous-jacente avec notre calcul qui est autour de de 2 %. alors c'est c'est l'IPC tel qu'on le l'utilise en en France euh Olivier dans ces graphiques présentera l'IPCH je sais qui est harmonisé qui est celui légèrement différent qui est celui qui est utilisé euh au niveau européen notamment par la Banque centrale européenne je vais peut-être passer ce graphique pour pas être trop long mais s'il y a des questions on y reviendra c'est spécifiquement sur la transmission des prix euh dans la chaîne des produits alimentaires euh vous dire aussi le graphique suivant ça c'est nos soldes d'opinion dans les enquêtes sur l'évolution des prix dans les différents secteurs industrie service commerce donc on voit bien que ça nous confirme un peu dans cette dans ce phénomène de désinflation les les les soldes d'opinion des chefs d'entreprise eux-même ont été très élevés et sont vraiment orientés à la baisse et puis je vais passer peut-être le tableau he je vous ai déjà dit la prévision globale 2,6 % d'inflation en en juin pour en venir au à l'effet de ce contexte inflationniste sur les évolutions des revenus des ménages et des entreprises alors pour ce qui concerne les ménages la première chose bien sûr c'est s'intéresser au pouvoir d'achat du salaire du salaire moyen par tête là vous avez deux courbes enentrè plein c'est l'évolution annuelle du salaire moyen par tête prime comprise dans le les branches marchandes en eurocourant nominal et déflaté de l'inflation c'est la donc en pouvoir d'achat c'est la courbe en Poitier donc si vous voyez bien sûr c'est que l'inflation a accru aussi entraîné une accroissement des salaires on le voit sur le la fin de période la la hausse du du glissement des prix de du salaire en 2021 2022 2023 mais cet ha il a été retardé par rapport à celle des prises donc ça n'a pas empêché une baisse du pouvoir d'achat des salaires c'est la courbe pointiller elle passe en dessous de zéro d'une manière qui n'est pas fréquente plusieurs trimestres même plusieurs années de baisse du pouvoir d'achat du salaire ce qui mais ce qui n'est pas normal dans une période où c'est l'inflation qui accélère évidemment à un moment donné le phénomène se renverse quand on rentre en période de désinflation les salaires poursuivent un petit peu sur leur air alors que l'inflation est moins forte et donc on est dans ce moment un peu charnière où on pense que ça bascule et que donc dans les trimestres qui viennent l'évolution annuelle des salaires devrait être supérieure à l'évolution annuelle des prix donc il y aura une augment à nouveau il y aura un regain disons de de pouvoir d'achat du des salaires donc ça compte beaucoup dans l'évolution du pouvoir d'achat des ménages c'est le graphique suivant là aussi il y a beaucoup d'informations la courbe en tré plein c'est l'évolution du pouvoir d'achat ménage trimestre par trimestre le pointiller sépare le 3è trimestre qu'on connaît dans les compes trimestriels des trois trimestres de prévision 4e trimestre 2023 et 1er semestre 1er et 2è trimestre donc 2024 bon on a connu des évolutions de pouvoir d'achat en cours d'année 2023 nul VO voire légèrement négative ça 'empêche pas une hausse en moyenne annuelle parce que la fin de l'année 2022 avait été bonne donc la la prévision globalement c'est toujours la prévision du pouvoir d'achat des ménage en moyenne annuelle 2023 c'est + 0,8 % avec une contribution qui n'est pas négligeable des revenus du du patrimoine et du capital parle la hausse des taux d'intérêt fait que on a plus de de rendement de l'assurance vie et puis euh en 2000 en 2000 fin 2023 fin 2024 on aurait une un petit regain de pouvoir d'achat quelques diièm chaque trimestre alors porté un petit peu par les revenus d'activité les salaire notamment la prime pour la valeur fin 2023 euh un petit peu par l'évolution des des prestations celles qui sont revalorisé en début d'année au 1ier trimestre 2024 et puis bien sûr l'effet de désinflations c'est le le tribut qui est payé par la la la la la barre orange hein ce qui qui réduit les revenus nominaux parce que c'est l'inflation celui-là se réduit assez assez sensiblement ça nous conduit à une évolution de pouvoir d'achat qui serait un peu meilleure que l'année précédente puisque mi 2024 donc en en imaginant sans faire d'hypothèse sur la fin deannée 2024 ce qu'on appelle l'acquis si le pouvoir d'achat n'évolue pas au 3e et 4e trimestre 2024 on aurait déjà 1,2 % sur la moyenne annuelle du du pouvoir d'achat du revenu en 2024 alors j'ai j'ai beaucoup de graphiqu pour essayer que je vais peut-être garder pour la discussion euh où où on est on essaie de regarder un petit peu ça c'est évidemment une évolution globale ça ne dit rien sur l'évolution des pouvoir d'achat par catégorie par type de revenus euh on a la et c'est important aussi d' d'y réfléchir parce qu'on a une évolution du taux d'épargne assz atypique depuis le covid un taux d'épargne qui reste élevé et c'est intéressant de savoir qui épargne plus bon on a on a la présomption que c'est plutôt les ménages les plus aisés qui éparnent davantage qu'avant les ménages les plus modestes qui tiraent moins sur leur épargne au moment du covid ça se voit très nettement dans nos indicateurs de précarité financière à nouveau sont dans des précarités fin des indicateurs de de précarité financière de contrainte de liquidité qui sont similaires à ce qu'on connaissait avant avant le covid mais je vais pas présenter les graphiques pour pas pour pas être trop long juste peut-être celui-ci la courbe du bas c'est euh et puis c'est l'occasion de de montrer cette cette étude qui fait qui montre qu'on peut faire de la statistique sur des données nouvelles c'est données qu'on qu'on a de la Banque Postale on regarde quelle quelle est la part des ménages qui sont en découvert en découvert 3 mois de suite donc globalement c'est c'était avant le covid de l'ordre d'un/art des des ménages et ça a baissé dans le covid parce que on a plus s'épargner parce que pendant les confinements il y avait une partie de la consommation qui était empêchée et on est revenu à des niveaux qui sont plus analogues à ce qu'on avait précédemment euh côté entreprise le taux de marge des l'ensemble des sociétés non financières il est assez stable he sur longue période le partage de la valeur ajoutée ne se déforme pas tendantiellement en tout cas depuis 20 ans c'est sur 20 ans euh il est quand même frappant de constater que ce phénomène d'inflation d'inflation importée des prix de l'énergie n'a pas entraîné de dégradation de la situation financière des entreprises bon globalement le taux de marge a baissé en 2000 21 2022 il y a des entreprises qui ont payé plus cher leurs matières premières qui n'ont pas encore passé ça dans leur dans leur prix par dans l'industrie agroalimentaire et puis ce tau de marche se redresse en 2023 là ces dernières ces derniers trimestres il est plutôt un niveau qui est dans le haut de la fourchette de ce qu'on a pu connaître précédemment donc pas d'alerte sur la situation financière des entreprises qui n'a pas très souffert de de l'inflation apportée du reste globalement euh on a un choc d'inflation importé prix deénergie prix des matières premières qui se traduit pas par une baisse de pouvoir d'achat du ménage qui se traduisent pas par une dégradation de la situation financière des entreprises c'est on le sait assez que l'agent qui a supporté le coût c'est c'est les c'est le c'est l'état c'est plutôt les administrations publiques et et c'est bien l'ensemble des des coûts liés au au phénomèn de protection par rapport au des prix tels que les boucliers qui font que globalement les les agents privé ménag et entreprises euh ne souffr pas trop de la hausse des relativement de de la hausse des prix importés un petit mot sur les enquêtes de conjoncture et sur les prévisions de croissance à gauche c'est nos trois indicateurs synthétique he sur la conjoncture le bleu foncé c'est le climat des affaires comment les les les entreprises tous secteurs confondus voi l'activité en bleu clair c'est comment il voi l'évolution de l'emploi dans leur entreprise et le le jaune orange bistre je sais pas quelle couleur ocre c'est la confiance des ménages alors tout ça c'était fortement redressé en sortie de covid tout ça c'est dégradé de manière assez significative de manière très brutale au moment de la guerre en Ukraine pour les ménages hein c'est la la baisse la courbe orangche qui tarde à remonter depuis la confiance des ménages reste à un niveau bas l'érosion a été plus plus lente plus graduelle li aussi à la hausse des prix de l'énergie pour le climat des affaires qui maintenant il est un peu en dessous de sa moyen historique et puis le climat de l'emploi a pas mal résisté d'ailleurs on on verra tout à l'heure on a eu beaucoup d'emplois et là maintenant il est descendu lui aussi et il est à sa moyenne historique pour la première fois depuis la sortie du covid et puis graphique de droite qui compare les les difficultés d'offre et les difficultés de demande ressenties par l'industrie euh demande difficulté de demande c'est le bleu foncé difficulté d'offre c'est le bleu clair traditionnellement les entreprises souffrent plus de problèmes de demande que d'offre ça a été le contraire dans les les années covid et les choses se rééquilibr rééquilibrent aujourd'hui donc les tensions d'approvisionnement et peut-être un degré moins des difficultés de recrutement se réduisent et les entreprises deviennent de plus en plus sensibles aux conditions de demande je vous passe ce graphique là qui est un peu compliqué mais qui montre simplement ces graphiques que à gauche c'est l'ensemble des c'est les sous-secteurs de de l'industrie euh et c'est les les climats des affaires dans les sous-secteurs avant vous voyez les choses étaient très corrélées euh la chute c'est le covid et la période à droite c'est post covid et bien c'est beaucoup plus hétérogène entre les les sous-secteurs ça c'est quelque chose qu'on commente assez peu mais je voulais vous signaler on a depuis le covid des des phénomènes qui sont que d'un sous-secteur à l'autre on peut avir des choses très différentes c'est vrai aussi dans la construction c'est le graphique de droite vous avez à droite ce qui se dit sur le le logement neuf et c'est le la courbe fon la plus foncée la courbe bleu CLA c'est ce que disent les entreprises dans le bâtiment matière d'entretien et amélioration des bâtiments bah le logement neuf s'effondre alors que le l'entretien et l'amélioration se maintient ce qui explique que globalement le BTP n'est pas entraîné dans un marasme complet par la la situation qu'il y a sur le sur le logement neuf bon voilà au final on aurait je je vais passer celui-là Nicolas au final on aurait dans notre prévision une consommation qui rebondirait un petit peu au premier semestre en lien avec la hausse du pouvoir d'achat avec un taux d'épne qui restera élevé malgré tout et puis un poursuite du recul de l'investissement des ménages de notamment à cause du logement neuf dont je parlais précédemment alors que l'investissement des entreprises qui auraiit fléchi en fin d'année ne se redresseraiit pas trop au premier semestre 2024 en lien avec un niveau des taux d'intérêt élevé et donc ça donne pour le le tableau suivant qui est notre évolution not qui résume notre analyse de la de la conjoncture en ce qui concerne l'activité donc regardez la ligne du haut 2002 on a une croissance du PIB de 2,5 % mais il y avait encore des effets positifs de la sortie des période covid notamment dans les services 2023 c'est tombé à à 0,8 % l'acquis mi 2024 donc ce qui on aurait en moyen annuel s'il y avait pas de croissance en fin d'année 2024 au 3e et 4e trimestre ça serait seulement 05 un rebond de la consommation mais en revanche une légère baisse de de l'investissement par rapport à 2023 et puis un mot sur l'emploi je crois ensuite pour vous signaler un phénomène qui est quand même important on a eu énormément de création d'emplois on le sait pendant toute la période qui a suivi la la sortie du du premier confinement qui nous a surpris hein qui a surpris tous les tous les observateurs euh on s'attend il y a encore eu un peu de création emploi dans les derniers trimestres qu'on a publié dans les trois trimestres qui sont prévus ici on s'attend à des croations d'emploi Nules ou très faiblement positives dans ce contexte dans le contexte économique dont je parlé précédemment et comp tenu du climat de conjoncture sur l'emploi que donnent les entreprises et que j'ai commenté aussi et ça conduirait à une légère remontée du taux de chômage avec un taux de chômage qui serait prévu à l'horizon de notre prévision donc dans 6 mois 7,6 %. voilà monsieur le président et donc je vais passer la parole à à Olivier Garnier toi tu peux avoir la S merci Monsieur Merci monsieur le Président et et bonjour Mesdames et Messieurs les les députés et meilleur vœux alors Jean-Luc vous a présenté un peu les les perspectives à à court terme alors selon la la division habituelle du travail moi je vais plutôt vous présenter les les perspectives à moyen terme c'est-à-dire à à l'Orizon 2025 2026 dans le cadre des projections que nous avons publié à la fin du mois de décembre c'est un exercice je vous le rappelle qui est fait dans le cadre de l'ensemble de l'Eurosystème donc toutes les banques centrales national font des projections qui sont coordonnées par la Banque centrale européenne et sur la base des mêmes hypothèses notamment en matière de prix de l'énergie donc alors je sais pas si on peut afficher les ah qui a pourtant été envoyé alors est-ce que on les a parçu je sais pas si vous pouvez nous les renvoyer on alors alors à ce momentlà je vais peut-être laisser oui je vais peut-être vous le renvoyer et puis peut-être laisser Bertrand pot intervenir ou alors je vous l'envoie tout de suite mais il a été envoyé hier par Véronique bensï non désolé voilà je propose que la on passiez la parole à au suivant et puis P ce tempsl comme ça on aura vos documents bonjour à tous je suis désolé j'ai j'ai une branchite qui vous en conviendrait n'est pas idéal pour une audition j'espère que votre audition vous sera bonne que ça pas être simple mais je vais essayer de parler près du micro et ça devra aller alors donc je suis Bertrand plus je suis responsable du bureau France à l'OCDE et je vais vous présenter donc la situation conjoncturelle au niveau international et en France en m'appuyant essentiellement sur les projection des perspectives économiques de l'OCDE qui ont été publié en novembre donc novembre c'est un petit peu ancien mais depuis finalement on a a pas eu vraiment de changement du panorama majeur et quand on a quelques modifications par rapport au aux projections de de novembre je pourrais vous en dire quelques mots donc je vais commencer par une description un peu du contexte international euh B c'est des choses qui ont déjà été évoquées donc ça vous surprendra pas trop on a un ralentissement global au niveau mondial euh suite à un choc inflationniste très important qui a touché à des degrés divers toutes les économies euh et euh il y a eu ce choc inflationniste et il y a eu dans la foulée euh le durcissement des politiques monétaires le la dégradation des conditions de financement de l'investissement euh qui ont provoqué ce ce ralentissement euh donc vous voyez un ralentissement notamment particulièrement marqué dans la zone OCDE la la prévision de l'OCDE en fait pour les les années à venir c'est une poursuite de ce ralentissement mais un degré moindre pendant l'année 2024 et un léger redressement en 2025 mais très très modéré au cœur de ce ralentissement international il y a aussi le ralentissement des échanges qui a été très marqué bien sûr moins marqué que ça ça a été le cas durant la crise du covid mais le ralentissement est quand même perceptible et on voit finalement sur ce graphique qui nous montre l'intensité des échanges mondiaux par rapport à la production donc le ratio échang mondiaux par rapport au PIB que finalement le commerce mondial a pas progressé relativement au PIB par rapport à son niveau d'avant crise du covid donc voilà j'ai dit un mot du dirersissement des conditions financières ça a été le cas dans la plupart des des économies euh notamment États-Unis et zone euro euh à la suite en particulier du dircissement des politique monétaire donc ralentissement global mais quand même avec des disparités entre les zones économiques euh on voit que la zone euro est particulièrement touché plus que l'a été les États-Unis la zone euro a été particulièrement touché par le choc inflationniste par l' hausse des prix de l'énergie euh et euh le les États-Unis sont un pays producteur de pétrole donc bénéficie aussi de la hausse du pétrole d'une certaine manière via le le canal des exportations de de pétrole qu'on a moins côté zone euro et pas du tout en tout cas en France euh après il y a des disparités aussi au niveau de de la zone euro vous voyez notamment sur le le graphique du milieu que l'investissement c'est très bien l'investissement des entreprises s très bien comporté en France et beaucoup moins bien en Allemagne l'Allemagne a été particulièrement touché dans cet épisode au cours des derniers trimestres par le rentissement du commerce international puisque l'Allemagne s'appuie beaucoup et très intégré au niveau des des chaînes commerciales au niveau international et on ressent les conséquences notamment sur l'investissement après on peut aussi avoir dans les évolution les disparités des évolutions de l'investissement euh entre les pays européens aussi euh des différences en fonction des des plans de soutien euh des programmes de soutien donc les économies européennes dans leur ensemble ont été soutenu par des des des des programmes publics mais à des degrés divers donc l' le choc inflationniste a été euh très fort particulièrement fort au niveau de la zone euro mais l'inflation commence à se réduire alors donc bon vous savez tous l'inflation qui se réduit ça veut pas dire les les prix qui baissent on a une hausse des prix moindr l'inflation demeure quand même élevée au moment où on parle par rapport à la au prévision de l'OCDE que je présente l'inflation est peut-être un petit peu moins forte en tout cas que ce qu'on avait annoncé sur la fin d'année c'estàdire que le le premier point le premier trimestre de prévision de cet exercice de prévision de l'OCDE c'était le dernier trimestre de l'année au dernier trimestre de l'année en France notamment l'inflation été 02 03 points en dessous de ce qu'on avait ce qu'on attendait l'activité en revanche était en ligne avec ce qu'on attendait à peu près donc voilà on voit que l'inflation à baissée elle reste quand même persistante notamment pour l'inflation sous-jacente euh donc bien sûr à la suite de l'inflation les salaires ont augmentés les coûts de production augmenté donc il y a une un délai toujours de transmission de ces effets euh au niveau de de l'inflation sous-jacente euh le choc arrive un petit peu plus tard et on pense que le choc va persister et que l'inflation va demeurer quand même relativement élevée dans les dans les les mois qui viennent alors dans ce contexte on s'attend à ce que les politiques monétaire reste restrictive dans la mesure où on s'attend à à cette persistance de l'inflation donc c'est des prévisions faites par l'OCDE ça ne préjuge pas des décisions qui seront prises bien sûr alors au niveau des risques sur les prévisions le un risque un aléa à la hausse c'est sans doute l'épargne accumulé depuis la pandémie donc il y a un mot qui a été dit sur l'épargne accumulé en France c'est c'est un phénomène qu'on constate dans l'ensemble des pays à de degrés divers la grande question c'est c'est à quel point cette épargne accumulée va être dépensé va stimuler la consommation c'est pas évident parce que cette éparne étaé beaucoup accumulé par les plus riches pas forcément placé dans des placements très liquides il y a pas vraiment de raison pour qu'elle soit dépensée rapidement donc c'est plutôt pour nous un aléa à la hausse plutôt qu'un qu'un qu'une prévision centrale cette idée que cette épargne serait serait dépensée dans les aléas il y a les tensions géopolitiques qui menacent la croissance là c'est plutôt un aléa à la baisse alors donc sur le graphique de gauche vous avez la répartition des exportations mondiales de pétrole vous voyez que la Russie a quand même une part importante et puis sur la droite vous avez l'évolution ces dernières années depuis 2018 de la structure des des échanges mondiaux vous voyez notamment sur ce graphique que la part des importations en provenance de la Chine pour les États-Unis a fortement baissé ça a été plutôt l'inverse pour l'Union européenne mais donc ce graphique illustre un petit peu les conséquences que peuvent avoir les l les monté du protectionnisme sur la structure des échanges mondiaux et donc on assiste dans une certaine mesure à une recomposition du des échanges internationaux et voilà c'est ça sera intéressant de voir dans les trimestres et les années à venir comment cela évolue en tout cas la position de l'OCD sur ces questions c'est que plus d'échanges et un commerce plus libre profite quand même sur le long terme à tous quelques mots maintenant plus sur la France sur ce graphique vous voyez l'évolution du PIB par rapport à un point de départ qui est avant la crise du covid donc le dernier trimestre de 2019 alors je m'excuse pour ceux qui ont les impressions noir et blanc à nouveau on voit pas bien sûr très précisément en noir et blanc couleur en revanche on voit que la France est au milieu du peloton des pays des principaux pays de la zone euro euh un petit peu en dessous de de l'Italie et de l'Espagne par rapport au niveau d'avant-crise d'avant la pandémie un petit peu au-dessus de l'Allemagne puisque l'Allemagne a stagné ces derniers trimestres pour les raisons que je vous ai décrite euh euh voilà donc on voit bien aussi sur ce graphique le ralentissement très marqué à partir de la fin 2021 et du début des des tensions inflationnistes ce que j'ai dit pour l'inflation au niveau global reste bien sûr vrai pour la France l'inflation reste élevé elle a elle a néanmoins baissé elle a baissé euh en particulier pour les énergie le choc de l'énergie est largement derrière nous alors l'énergie c'est l'échelle de droite attention c'est pas du tout la même échelle euh le donc voilà l'inflation a baissé elle reste quand même relativement élevée l'inflation reste élevée notamment pour la composante alimentaire la progression sur un an reste quand même au-dessus de 7 %. alors l'inflation a été élevée elle aurait pu être plus élevée encore si il n'y avait pas eu des mesures très importantes pour essayer de soutenir le pouvoir d'achat pour essayer de protéger les ménages contre l'inflation protéger aussi les entreprises contre la hausse de leur coût sur ce graphique on a la décomposition des mesures de lutte contre l'inflation qui ont été prises dans les différents pays en fonction du type de mesure euh vous pourrez retrouver le détail de ces chiffres sur le site de l'OCDE on a un outil qui s'appelle energy tracker energy tracker donc qui permet de présenter les différentes mesures qui ont été prises dans les différents pays et de comparer un petit peu les types de mesures qui ont été prises et ce qu'on voit sur sur ce graphique c'est que en France on a particulièrement utilisé des mesures fondées sur la correction des prix c'est donc c'est le essentiellement le bouclier fiscal dans d'autres pays le choix qui a été fait c'est d'avoir des mesures plutôt de subvention directe l'inconvénient des mesures sur les prix général comme on l'a fait en France c'est que c'est pas ciblé sur les plus pauvres c'est ça profite à tout le monde mais c'est pas très ciblé donc c'est quelque chose qu'on peut déplorer un un avantage en revanche de d'une mesure ciblée sur les prix c'est que on va avoir tout de suite une BAE de l'inflation donc c'est important psychologiquement c'est important aussi pour le signal qui est donné sur le niveau de l'inflation et pour les les négociations ensuite sur l'évolution des salaires ça permet peut-être dans l'enchaînement les déboucles prix salaire d'avoir euh moins de tension une ressortion peut-être plus rapide de l'inflation euh voilà en tout cas c'est théoriquement une idée qu'on peut avoir après ça reste à à prouver dans les faits mais c'est théoriquement un phénomène qu'on peut auquel on peut s'attendre euh voilà en tout cas ces mesures de soutien ont été très importantes elles ont contribué à préserver euh en grande partie le pouvoir d'achat euh ici on voit l'évolution du revenu disponible brut réel des ménages alors c'est c'est pas le revenu euh disponible réel par tête c'est le revenu dans l'ensemble euh mais on voit que ce revenu disponible brut réel des ménages c'est bien tenu euh dans toute cet épisode euh de de de forte tension inflationniste avec des haut et des bas mais sur l'ensemble de la période euh le le le le revenu dispon tréel c'est bien tenu et la consommation des ménages dans la foulée a bien résisté alors si ce revenu c'est bien tenu c'est c'est pas seulement parce que il y a eu des des mesures de lutte contre l'inflation c'est aussi parce que l'emploi a bien résisté a été dynamique donc Jean-Luc tavnier en a dit un mot bien sûr l'emploi nous a surpris l'emploi a étéit fort la contrepartie c'est que la productivité euh du travail euh a baissé mais euh je crois que Olivier Garnier va dire un mot sur l'analyse qu'on peut porter de de cette baisse de la productivité euh voilà c'est c'est c'est un phénomène plutôt comptable qu'une réelle baisse de la de la capacité productive du pays on dire euh alors euh des points d'attention euh des des des des des des soucis structurels que qu'on pense important de souligner au niveau de la France le premier c'est euh le fait que la France a perdu des parts de marché à l'exportation euh depuis la le début de la crise du covid plus que les autres grands pays de la zone euro E4 c'est les les quatre principaux pays de la zone euro euh la France à ce stade n'a pas vraiment récupéré ses pertes de parts de marché donc une grande question pour les les trimestres à venir c'est à quel point on va être capable de récupérer ces part de marcher il peut y avoir une composante conjoncturelle qui est lié au déboir notamment l'industrie automobile avec des ruptures de chaînes d'approvisionnement des phénomènes aussi conjoncturels peut-être du côté des la production des matériels de transport de l'aéronautique euh la question c'est de savoir à quel point c'est conjoncturel à quel point c'est structurel donc là il y a une vraie interrogation et en tout cas une voilà un vrai point point d'attention pour la France euh l'autre point majeur d'attention c'est que [Musique] euh vous avez vu l'ampleur des des mesures qui a été qui ont été prises euh pour lutter contre l'inflation euh ces mesures ont succédé à des mesures très très importantes qui ont été prises euh dans le cadre de la crise du covid alors la France n'est pas isolée dans ce dans ce domaine tous les pays ont fait la même chose et l'OCDE s'est plutôt félicité des mesures qui ont été adoptées qui ont permis de de de préserver la croissance et de de passer sans trop de dommage ce cycle économique difficile euh maintenant une conséquence c'est quand même que les soldes public se sont dégradé notamment en France et que la dette a fortement augmenté et euh la dette au sens de mastrich de la France notamment se situe maintenant largement au-dessus de de 100 % du PIB euh donc en conclusion je vais rappeler les les les projections de l'OCDE euh et donner quelques quelques mots de conclusion pour appeler les principaux messages de l'OCDE en matière de politique économique euh les projections d'inflation donc on prévoit que l'inflation va rester plutôt forte en 2024 mais que l'inflation va ralentir assez sensiblement ensite en 2025 en France on prévoit de set en 2024 et de2 en 2025 euh bon c'est bien sûr entouré de beaucoup d'incertitude notamment pour l'année 2025 il faut pas se leurer euh pour l'instant on a plutôt des bonnes nouvelle sur l'inflation ça ralentit un peu plus vite que ce qu'on a annoncé voilà mais grosso modo c'est plutôt inflation persistante en 2024 et retour vers la cible plutôt vers 2025 en terme de croissance on prévoit en particulier pour la France une croissance de 0,9 % 2023 ça sera peut-être 0,8 % voilà c'est dans ces autour de dans ces eaul euh on prévoit 0,8 % 2024 donc d'une manre générale pour la zone euro on prévoit une croissance toujours faible en 2024 le phénomène principal derrière c'est que même si l'inflation ralenti elle reste relativement élevée et les on on s'attend aussi à ce que les les effets de la politique monétaire notamment sur l'investissement se fasse vraiment ressentir maintenant et en début d'année 2024 donc ce qui freinerait considérablement la progression moyenne annuelle sur l'année 2024 en 2025 on aura une légère croissance enfin une légère accélération de l'activité pour la France ça resterait quand même assez maigre on progresserit de 0,8 à 1,2 % on évalue le potentiel de croissance la croissance potentielle pour la France autour de ce niveau entre 1 et 12 2 pour l'année 2025 donc l'idée c'est que on retrouve onpasserait peut-être légèrement le potentiel de croissance pour l'année 2025 et l'écart de production restera négatif euh alors les conclusion générales sur les les messages principaux de le CDE ce que j'ai dit pour la France sur les la situation de du solde public de la dette c'est pas vrai seulement pour la France c'est vrai pour de nombreux économies avancées donc il y a un message général qui est de de tir un peu la sonnette d'alarme par rapport à la situation euh des dettes publiques et la nécessité euh d'accélérer les processus euh d'assaainissement budgétaire avec des mesures crédibles à moyen terme et des plans à moyen terme ça c'est un des messages principaux donc réduire les déficits au fil du temps tenir compte euh de des effets du coût du vieillissement sur les systèmes de retraite et de santé là à nouveau c'est un message pour la France mais pas que pour la France c'est général euh stimuler l'emploi essayer d'augmenter le taux d'emploi et mettre en œuvre bien sûr des réformes structurelles qui visent à dynamiser les croissances investir dans l'éducation la transformation numérique les infrastructures et la transition verte notamment voilà je vais marrêter là mer merci beaucoup on va passer donc on revient à Olivier Garnier je crois que théoriquement sur vos mails vous avez le tableau sur lequel monsieur Garnier va s'appuyer puisquon on vient de l'envoyer par l'administration pardonnez-moi comment voilà et on est en train de l'installer pour projection d'accord bon peut-être mais en même temps je vais euh peut-être pour gagner du temps aussi une fois n'est pas coutume sinon je peux vous résumer les les principaux messages sans sans nécessairement recourir à des diapositives je crois le le premier message de nos projections et c'est important par rapport au débat qu' y avait sur la politique monétaire vous en souvenez il y a un an lorsque l'ensemble des banques centrales dans le monde aux États-Unis en Europe ont commencé à remonter leur taux assez agressivement il y avait pas mal de de gens qui craignaient il y a il y a 12 18 mois que on se retrouve à ce stade de l'année avec à la fois une récession et une inflation persistante aujourd'hui ce qu'on peut dire si on regarde les les chiffres ce que l'on peut dire aujourd'hui c'est que à la fois on a un peu plus plus de croissance que ce à quoi on s'attendait il y a 12 mois si je prends les projections de la de la Banque de France et là je fais notre m à coupa il y a un an on prévoyait plutôt pour 2023 0,3 % de croissance pour la France donc sensiblement en dessous d'ailleurs de la prévision de 1 % du gouvernement là on devrait être autour de 0,8 et dans le même temps on a une désinflation qui est plus rapide que ce qui était anticipé par la plupart des observateurs du du consensus donc et ça c'est aussi quelque chose qu'on voit aux États-Unis et pour la suite en matière de projection donc vous avez à l'écran nos nos nos projections donc à l'horizon 2024 2025 2026 le point important du point de vue banque centrale donc c'est qu'on reviendrait alors c'est vrai pour la France c'est vrai aussi pour l'ensemble de la zone euro on reviendrait autour de 2 % à l'horizon 2025 et même dès dans le cas de la France en terme on serait de 2 % d'ailleurs dès la fin de l'année 2024 alors tout ça c'est modulo bien sûr ce qui peut se passer sur les prix de de l'énergie notamment mais dans les hypothèses qui sont celles aujourd'hui des marchés puisqu'on prend on fait pas de prévision sur les prix de l'énergie on prend les prix sur les marchés à terme donc ceux anticipés aujourd'hui par les marchés c'est ce à quoi nous aboutissons et dans le même temps voyez qu'on a une reprise une accélération graduelle de la croissance à 0,9 en 2024 13 en 2025 et 1,6 en 2026 donc ça je crois que c'est le premier message important vous avez sur la diapositive suivante juste une petite comparaison j'ai dit que c'était un exercice qui était fait dans le cadre eurosystème la France par rapport aux autres grands pays de la zone euro vous voyez qu'on est en terme de croissance on est très proche de la moyenne de la zone euro bien sûr en dessous de la moyenne de la zone euro il y a l'Allemagne dont on sait qu'elle a eu - 03 en 2023 mais voyez que même encore en 2000 24 ça serait une croissance seulement légèrement positive et ensuite qui reviendrait vers 1 2 13 et en terme d'inflation on a une inflation qui est légèrement inférieure à celle de la zone euro alors que vous voyez que en Allemagne on a plutôt moins de croissance et plus d'inflation que la moyenne de la zone euro mais le deuxième le deuxième point après en terme de composition si on va encore plus loin de composition de la croissance qui est le graphique qui est à droite à l'écran sur les contributions à la croissance je crois le le point point important à retenir aussi de cette projection c'est que alors qu'en 2023 c'est plutôt les bonnes surprises sur la croissance sont plutôt venu de l'environnement externe c'est-à-dire qu'on a eu une contribution du commerce extérieur un peu plus forte qu'attendue à partir de 2024 c'est plutôt la consommation et ça c'est l'effet de la baisse de l'inflation qui redonne du pouvoir d'achat au ménage là Jean-Luc Tavernier l'a expliqué donc c'est la consommation qui redevient le principal contributeur à la à la croissance France avec en revanche pendant la période 2024-2025 l'investissement privé et notamment l'investissement des ménages qui est la partie construction de logement neuf qui reste encore qui qui plutôt reste encore à tonne mais on a plutôt à l'horizon l'accélération en fin de projection vient aussi du fait que l'investissement privé notamment l'investissement des entreprises là redémarre il y a eu c'est vrai que le resserrement des taux d'intérêt et du crédit a eu un effet attendu un peu sur tout ce qui est demande sensible auutonintérêt mais là ça repart à l'horizon de la fin de projection alors ensuite sur l'inflation sur le graphique qui vous donne la décomposition de l'inflation là aussi il y a plusieurs phases faut bien voir si vous regardez le graphique qui est à droite qu' en 2023 la principale contribution au repis de l'inflation ça a été le replis des prix de l'énergie en 2024 je dirais c'est plutôt du côté des prix de l'alimentation et des prix des produits manufacturés que vient le repli avec notamment c'est là c'est des effets baisse des des prix des prix importés et après la transmission jusqu'au consommateur avec une inflation dans les services qui reste encore un peu persistante à l'horizon 2024 à ce stadelà et puis c'est seulement en fin de projection en 2025- 2026 qu'on a aussi c'est assez logique la partie inflation dans les services qui qui est la partie la plus inerte de l'inflation qui est celle aussi qui avait démarré plus tardivement que que les autres avec puisque là c'est un peu l'inflation par les coûts liés à la fois au prix importés les salaires aussi un peu plus élevés qui impactent les services mais on a aussi en fin de période une désinflation dans les services mais il faut bien avoir il y a un peu ces trois étages de la de la fusée dans matière de désinflation d'abord l'énergie ensuite alimentation et bien manufacturé et puis enfin les services en matière de salaire et emploi là aussi une configuration dans la phase de projection assez différente de celle qu'on a connu au cours des années écoulées pendant la partie des années écoulées on peut dire au cours des deux trois dernières années qu'est-ce qui s'est passé si je prends le cas de la France on a eu des salaires et on voit sur le graphique là qui est à droite des salaires qui ont augmenté mais moins vite que les prix donc une baisse du salaire réel mais en revanche la masse salariale elle a été tiré par le fait qu'on a eu beaucoup d'emplois on a eu beaucoup plus d'emplois que ce à quoi on pouvait s'attendre sur la base de l'évolution de l'activité j'y reviendrai donc ça a des conséquences en terme de productivité à l'horizon cette fois-ci de la projection 2024-226 on a plutôt un phénomène qui se retourne dans l'autre sens c'est-à-dire que cette fois-ci les salaires nominaux ralentissent moins vite que les prix donc c'est qui redonne de la hausse du salaire réel le salaire cor de l'inflation mais dans le même temps on a plutôt un tassement de l'emploi c'est-à-dire que la masse salariale cette fois-ci sera plutôt tiré notamment la masse salariale corrigée de l'inflation plutôt tiré par les salaires réels plutôt que par l'emploi à la différence de la période passée c'est un peu le le changement donc on a eu dans aour de la période écoulée un peu moins de salaire réel plus d'emploi c'est plutôt l'inverse qui est dans notre dans notre projection et en matière d'emplo emploi donc sur les graphiques suivants vous voyez que on a ce tassement de de l'emploi à l'horizon 2024 2025 qui est un peu la conséquence décalée du ralentissement de la de la conjoncture qui veut dire aussi que transitoirement on aura une remontée du taux de de chômage on a un taux de de chômage bit qui remonterit aux alentours de 7,8 % en 2025 avant de reprendre sa tendance baissière que l'on observe là depuis le milieu de la décennie précédente donc c'est plus une remontée conjoncturelle c'est pas du tout une remontée du taux de de chômage structurel ça remet pas en cause le le mouvement de tendance à la baisse un peu structurelle de baisse du taux de chômage mais on a ce phénomène un peu cyclique alors justement pour sur l'aspect productivité sur l'aspect productivité j'ai dit tout à l'heure on a eu plus d'emplois que ce à quoi on pouvait s'attendre sur la base de de l'évolution du du PIB vous avez sur le graphique à droite donc la la droite bleue c'est la tendance de la productivité telle qu'elle était pré covid et donc et vous avez la la courbe la la plus basse alors même si vous l'avez en noir et blanc c'est celle qui est la plus basse voyez qu'il y a un décrochage marqué au moment du du covid et puis après on est encore assez loin voyez dessous la la droite qui est qui est de celle que j'appelais la tendance précovid et on estime à aujourd'hui qu'on a un écart par rapport à cette tendance que l'on chiffre à peu près à 8 points et demi on est 8 points et demi en dessous de la tendance de la productivité antérieure et sur ces pertes de productivité on arrive à bien expliquer à peu près 5 points sur les 8 points et demi et sur sur ces cinq points il y en a trois qui sont ce qu'on appelle des pertes durables mais par perte durable ça veut pas dire c'est pas péjoratif c'est-à-dire que là c'est plutôt des phénomènes il y a deux phénomènes notamment qui jouent il y a le plus gros c'est un effet composition finalement des nouveaux emplois j'ai dit tout à l'heure il y a eu beaucoup plus d'emplois c'est notamment l'effet des réformes ça veut dire que des gens qui avant étaient inactifs ou chômeurs qui avaient d'ailleurs une productivité zéro ces gens-là mais qu'on comptait pas dans les chiffres de productivité quand on regardait la productivité ces gens-là ont pris des emplois qui sont peut-être moins productifs c'est des emplois qui ont une productivité inférieure à celle de la moyenne des emplois mais ça fait quand même un gain pour l'économie puisque on passe de zéro à quelque chose qui est positif donc même si ça fait baisser la productivité moyenne c'est quand même un gain pour l'économie donc c'est pas une baisse de la croissance potentielle puisqu'il y a une hausse de l'emploi potentiel et on a aussi dans cette partie aussi de dans cette partie ce qu'on appelle perte durable mais qui a un peu des effets un peu de de composition on a aussi le rôle de l'apprentissage qui est un poid qui est un pointid important qui qui explique aussi près de la moitié de ces des ces trois points donc ça c'est la partie un peu durable et puis on a une partie qui est plus temporaire là c'est essentiellement c'est principalement des phénomènes de rétention de la main d'œuvre qui peuvent être liés d'ailleurs aux difficultés de recrutement que Jean-Luc Tavernier évoquait tout à l'heure et donc quand on fait notre projection d'emploi ce que ce que l'on suppose et un peu c'est la donc la courbe en noir qui est au milieu là c'est la tendance de la productivité corrigé des pertes durables on suppose que à l'horizon de la fin de projection finalement ce que l'on va rattraper c'est les pertes temporaires de productivité c'estàd un peu la fin des phénomène de rétention de la main d'œuvre donc c'est à cause de ce rattrapage bien sûr c'est pour ça que l'emploi reste finalement pendant la période 2024 2000 2025 et on revient donc vers 2026 un peu on efface l'essentiel des pertes des pertes temporaires mais j'insiste un peu parce qu'il y a souvent des des faux débats sur ces questions de productivité bien comprendre que d'ailleurs si tu peux mettre la toute dernière diapositive qui est une autre manière de voir les choses en comparaison internationale quelque chose qui est assez frappant si vous regardez ce qui s'est passé depuis fin 2019 quand on compare la France aux autres grands pays du G7 c'est que c'est en France que par rapport à fin 2019 il y a eu la plus forte hausse de l'emploi et même ici on a pris le nombre d'heures travaillés c'estàd que c'est pas seulement l'emploi c'est l'emploi multiplié par la durée moyenne du travail donc ça TI compte aussi des arrêts maladies par exemple qui jouent un rôle qui dans pas mal de pays y compris en France mais encore plus en Allemagne et vous voyez que il y a eu à peu près 6 % de hausse des heures travaillées en France donc plus par exemple que aux États-Unis aux États-Unis sur cette sur cette période là voyez vous avez eu 2 % c'est nous qui avons eu au sein des grands pays industrialisés la plus forte hausse la contrepartie c'est ce que j'évoquais tout à l'heure et on a eu une hausse aussi du taux d'emploi les statistiques de l'INC montrent qu'aujourd'hui le taux d'emploi c'est-à-dire la part de l'emploi dans la population en âge de travailler est à son plus haut niveau historique donc la contrepartie de cette hausse du taux d'emploi c'est ce que je disais si on met des gens qui avant étaient inemployés inactifs ou chômeurs qui sont peut-être un peu moins qualifiés que la moyenne donc si on les met s'ils sont il rentrent sur le marché du travail ça fait baisser comptablement la productivité mais ça veut pas dire que c'est une perte de production potentielle donc je reviens maintenant si pour pour terminer quelques mots sur le pouvoir d'achat maintenant sur le en projection sur le graphique neuf là qui est à gauche vous voyez l'évolution du pouvoir d'achat des ménages on voit d'ailleurs que c'est seulement en 2020 et 2022 que le pouvoir d'achat du revenu disponible des ménages ici par habitant n'a pas progressé et il repartirait à la hausse en 2023 2024 2025 2026 avec principalement c'est l'effet du repli de de l'inflation et le fait aussi que les revenus d'activité j'ai parlé tout à l'heure des salaires réels aussi redonne aussi un peu de dynamisme même si il y a moins d'emplois en contrepartie donc il a cet élément cet élément là d'ailleurs sur le graphique suivant peut-être une petite comparaison quelque chose qui est pas forcément connu c'est quand on compare aux autres pays européens aux autres grands pays européens l'évolution du pouvoir d'achat du revenu disponible là c'est pas par habitant c'est le revenu disponible voyez que en France par rapport à ici c'est par rapport à fin 2019 au 4e trimestre 2019 ça c'est les chiffres donc de de l'INC des comptes nationaux trimestriels on a le pouvoir d'achat du revenu disponible en France qui a augmenté de 3 % alors qu'il a stagné en Italie pardon il a stagné en Allemagne et en Espagne et il a baissé en Italie donc on est le seul des grands pays de la zone euro qui a vu une petite progression une modeste progression après il y a la question de la distribution de cette progression du pouvoir d'achat des ménages sur les marges des entreprises en projection je dirais là il y a une relative stabilité du taux de marge des entreprises ce qui fait ce qui m'amène un peu à la à la conclusion qui est qui a déjà été faite par Jean-Luc Tavernier tout à l'heure qui est de dire justement on a et même si c'est ce qu'on voit en projection alors qu'on a eu un choc de prix importé important finalement les marches des ménages qui ont été préservés le pouvoir d'achat des ménages qui a été préservé donc finalement l'agent économique qui en fait a supporté le poids de l'ajustement c'est l'état donc sur et la dette publique et voyez sur ce graphique là vous avez avec les projection alors là ce sont des projections qui sont ce qu'on appelle la politique inchangé c'est que là on prend pas en compte ce qui sera dans le budget des années des années à venir il y aura sans doute des mesures nouvelles mais sans mesures nouvelles ce qui est assez à noter c'est que avant covid en 2019 on avait la dette publique française qui était 13 points au-dessus du ratio de dette publique de la moyenne de la zone euro là à l'horizon 2025 2026 et c'est déjà à peu près l'écart qu'on a aujourd'hui on aurait 23 points d'écart c'estàdire 10 points de plus que comme vous le voyez au moment du choc covid les dettes publiques ont augmenté dans le reste de la zone euro comme à peu près comme chez nous mais depuis il y a un repli plus marqué dans les dans les autres pays donc l'écart qui était de 13 points aujourd'hui est de 23 points et ça bien sûr c'est un point d'attention voilà merci mesdames et messieurs les députés merci euh très rapidement quelques mots ce que je devrais m'enter 5 minutes et en queagie me remplacera je note une chose alors déjà il y a quand même quelques différenciations dans les les perspectives entre vous notamment l'IMS me semble plus pessimiste sur les les la croissance en 2024 05 si j'ai bien compris contre 08 09 mais y compris d'ailleurs au niveau européen donc je vaux bien avoir une petite explication pour ça la deuxième chose c'est que ce que j'ai noté c'est que on parle de vous avez dit Monsieur TAV vous avez parlé de baisse du pouvoir d'achat des salariés 2022- 2023 et hausse de 0,8 globale du pouvoir d'achat et notamment du euh au revenu du capital donc avec une forte différenciation de ce point de vue-là qui explique peut-être pourquoi au 4e trimestre il y a une baisse de la consommation populaire parce que vous l'avez observé monsieur garni au niveau de la Banque de France les prévisions était euh de plutôt de de de 0,3 de votre part en terme de croissance 2023 elles sont finalement 200 08 mais l'État avait aussi espéré à un moment donné 1 % et le fait que c'est ça soit pas 1 % mais 0,8 c'est le fait que la consommation populaire au 4e trimestre est à ton et donc ma question c'est sur quoi vous vous basez pour penser qu'il va y avoir un un rebond de la la consommation populaire qui manifestement explique nos différenciations avec l'Allemagne en 2024 sur quoi on se base augmentation des salaires je je je sais pour l'instant je la vois pas venir vous parlez de baisse de l'inflation certes d'accord mais je remarque qu' il y a une inflation globale et puis qui cache à un moment donné une autre réalité des prix qui impacte davantage les classes populaires et les plus défavorisées qui ontuss sont celles de l'alimentation et donc je voudrais que vous vous réagissiez just sur cette certitude de la baisse d' d'inflation à venir d'autant plus que vous l'avez noté la première partie de l'inflation était du à la question de l'énergie après c'est l'augmentation des prix mais l'augmentation des prix elle est pas venue sur une inflation basée sur les salaires elle est venue d'abord sur une inflation basé sur les prix et donc des marches des entreprises dans certains secteurs sur quoi on se bas aujourd'hui pour juger que ça va de ce point de vue là ralentir et s'améliorer l'autre question que je souhaitais également vous parler vous poser c'est au niveau de la croissance on voit bien qu'il y a des perspectives je le disais tout à l'heure très diff assez différentes entre vous avec des facteurs d'incertitude en 2024 est-ce que vous pouvez décrire un peu quels sont ces facteurs euh justement d'incertitude euh qui qui sont à venir qui et qui pourrait donc du coup impacter impacter les prévisions et enfin même si vous êtes même si vous dites des choses un peu différentes entre la croissance pour 2024 entre 0,5 pour l'INC 08 09 au CDE Banque de France n'empêche on est quand même loin des 144 que prévoit l'État et sur lequel il a basé son budget donc est-ce que du coup vous pensez que tout ce qui a été basé sur un cadre de croissance en en 2024 est réaliste autrement dit est-ce que vous pensez qu'on peut avoir le même genre de surprise que les résultats les estimations qui étaient faites avant 2023 bien inférieure à ce que l'État annoncé à ce moment-là et puis au final ce qui s'est passé est-ce qu'on peut avoir une deuxième année de surprise qui du coup validerait le budget prévu par le gouvernement je passe la parole au rapporteur général et véronque luvagi me remplace pour quelques minutes avec son accord merci merci monsieur le Président euh Monsieur le Directeur merci infiniment pour ces présentations extrêmement complète j'en profite aussi pour souhaiter une bonne année à tous ceux que qui n'étaient pas là hier euh bon tous ces chiffres et tous ces tableaux nous permettent d'objectiver mais je suis pas certain euh que nous ayons tous les mêmes conclusions mais je pense que c'est quand même important d'objectiver les les débats sur ces questions macro macroéconomiques et moi je voudrais pour peut-être échapper à la morosité ambiante revenir sur un certain nombre d'éléments que vous avez donné d'abord euh côté des ménages on voit bien que c'est euh en en France très clairement que l'inflation a été la plus maîtrisée d'abord le pic a été par rapport à ses voisins le plus lissé et on cumule on voit bien que c'est l'inflation c'est en France que l'inflation a été la plus faible depuis le début de cette crise avec un impact réel clair qui est l'augmentation du pouvoir d'achat en 2023 pour les Français de 0,3 % pour les ménages en moyenne deuxème élément positif c'est que les les entreprises tiennent résistent le taux vous l'avez dit le taux de marge des entreprisees reste aux alentours de 33 % on a une augmentation du taux d'emploi une augmentation de l'emploi industriel on a une augmentation des investissements à un niveau qui est record vous l'avez également dit et et donc un taux d'emploi qui est plus haut niveau historique donc autant d'éléments qui sont extrêmement positif et vous l'avez dit je crois et la Banque de France et l'OCDE et l'INC c'est l'état si on devait faire une synthèse de cette période c'est l'État qui a encaissé le choc pour protéger les entreprises et pour protéger les Français moi j'ai plusieurs questions la première c'est que les prévisionsbut 2023 était bien inférieur à ce que nous allons constater effectivement en 2023 08 09 peut-être 1 on verra ce qui va en sortir est-ce que qu'est-ce qui s'est passé en 2023 pour que vos prévisions a été battu entre guillemets est-ce qu'on peut projeter le même phénomène sur 2024 et se rapprocher de la prévision qui est celle de notre pays à ce stade sur l'évolution du du taux d'épargne vous en avez parlé le taux d'épargne est pas le même effectivement en fonction des revenus mais il est quand même présent sur l'ensemble de la population française on pensait qu'après le covid et cette épargne de précaution qui a été faite par beaucoup de nos concitoyens face à la crise et aux incertitudes on aurait on aurait une baisse du SAU d'éparne on ne le voit pas euh donc voilà comment peut-on mobiliser cette épargne pour relancer notre économie enfin 3ème point sur euh la la croissance il y a une dizaine de pays européens qui vont avoir une qui vont être en en décroissance en récession 2023 ce qui n'est pas le cas de la France en particulier l'Allemagne on pourrait se dire chou on fait mieux que l'Allemagne la réalité c'est que c'est un partenaire historique évidemment et que ça peut avoir des impacts significatifs sur notre croissance pourriez-vous nous dire pourquoi l'Allemagne a a eu cette phase donc de récession et et et les projections de l'économie allemande pour les prochaines années merci beaucoup merci beaucoup monsieur le rapporteur je vous propose de répondre à ces premières interventions monsieur les directeurs bien alors je vais répondre au président même si je suis gêné qu'il soit pas là pour écouter la la réponse enfin on lui ça lui sera transmis ça lui sera transmis bien sûr euh sa première question sur l'écart de croissance il est il est un peu artificiel c'est encore une fois nous notre horizon s'arrête à la fin du premier semestre onit le premier semestre on dit à ce momentlà l'acquit de croissance qu'on prévoit 0,5 mais c'est et donc ça sera la croissance en 2024 s'il y a pas du tout de croissance au 3e et 4e trimestre qui sont au-delà de notre horizon de prévision et si on imagine que la croissance continue au 3è et 4e trimestre si vous par exemple vous pensez que ça s'accélère un peu qu'il y a 04 % de croissance au 3e trimestre 04 au 4e trimestre alors le le l'quit 05 deviendra pour l'année l'ensemble de l'année 202 24 exactement 0,8 et ça sera euh ça sera compatible avec les prévisions par exemple qu' a présenté Olivier Garnier donc il y a pas il y a pas une grosse différence en fait je crois entre nous sur le diagnostic conjoncturel euh la la deuxème question du président portait alors un peu plus difficile d'y répondre c'est euh sur les le l'évolution du du pouvoir d'achat et euh quel quel le degré de fiabilité al il a pas de certitude alors nous on n jamais il a utilisé le mot certitude alors on n' jamais aucune certitude dans les prévisions bien entendu mais quel degré de de de robustesse quel degée de fiabilité à notre prévision de reprise de la consommation en début d'année euh alors ce qui est vrai c'est qu'effectivement euh on en parlera peut-être tout à l'heure si on a le temps de parler d'inégalité mais euh on a du mal à connaître la distribution des revenus en temps réel donc on a la suspicion que en ces dernières années notamment en 2023 une partie de l'augmentation des revenus vient des revenus du du capital pas que mais vient en partie et qu'il est en partie épargné euh en en début 2024 euh il y a aussi euh il faut faut bien voir que la composition du revenu elle va un petit peu bouger parce que il y a énormément de prestations euh et de minimas sociaux qui sont revalorisé euh et qui augmente au 1er janvier 2024 c'est un peu l'autreevers de la médaille c'est-à-dire que quand il y a de l'inflation sauf si on fait une mesure anticipée de revalorisation comme il y en a eu en juillet 2022 de mémoire sauf si ce type de mesure c'est expose les les minimas sociaux les revenus le SMIC les les prestations les retraites les allocations familial sont protégé de l'inflation elles sont indexées sur l'inflation mais à postériori et dans l'intervalle on perd du poouir d'achat et puis au premier janvier d'anné d'après on rattrape et et donc là on va être dans cette phase où euh la forte inflation on passé de l'année passée va passer dans le les augmentations de de prestation et de minima sociaux en ce début d'année et donc la composition du revenu va un petit peu changer et milite plutôt pour que il y ait une reprise de la consommation populaire comme le comme pour reprendre le le le vocable de du président en en début d'année mais effectivement c'est assez incertain on a euh le rapporteur général aussi avac cette question sur sur l'évolution du taux d'épargne qui reste élevé est-ce qu'il y a la possibilité que il y a un surcoroix de consommation du fait de la baisse du taux d'épargne c'est un ala aussi que que dont parlait notre collègue de l'OCDE objectivement c'est un aléa qui serait favorable mais qui n'est quand même pas le plus probable quand on regarde nous nos indicateurs dans les enquêtes auprès des ménages de confiance auprès des ménages qui reste qui reste assez dégradé et qui ne nous conduit pas à penser comme très probable que les gens se mettent à à désépargner et à à consommer davantage donc donc voilà je pense la prévision médiane mais aucune certitude c'est quand même que la croissance de la consommation reparte avec l'évolution du pouvoir d'achat sans pour autant que les ménages se mettent à à consommer de façon exubérante en réduisant le leur taux d'épargne il faut aussi signaler que certes il y a eu de l'épargne euh accumulé dans la période covid parce qu'on n' pas consommé mais que l'inflation elle joue aussi sur le pouvoir d'achat de l'éparne donc c'est c'est l'effet d'encaisse réelle des des économistes et et donc le fait qu' donc le pouvoir d'achat de de l'épargne accumulé a aussi pâti de de l'évolution de l'inflation pour [Musique] le alors j'ai répondu alors le juste un mot sur sur les écarts d'inflation entre la France et les autres pays donc très clairement l'histoire est la suivante c'est que il y a eu un bouclier rapide et puissant en France plus que dans la plupart des pays ça conduit à avoir pendant longtemps l'inflation la plus basse ou parmi la plus basse des pays de la zone euro évidemment cette phénomène là se retourne à un moment donné euh où les prix de l'énergie baissent ceux qui n'ont pas de bouclier bah ils en ils en profitent ça se voit dans les prix de détail pour les pays qui ont le bouclier cet effet favorable ne se manifeste pas donc ça explique en grande partie que aujourd'hui la France ne soit plus parmi les pays où l' l'inflation sur 12 moins est la plus basse ça c'est un peu renvé l'écart avec la zone euro en revanche en cumulé depuis 2019 c'est le premier graph que je montrais on a une hausse cumulée des prix depuis 2019 qui reste à ce stade parmi parmi les plus basses euh voilà l'Allemagne pour répondre à mais je pense que mes collègues onurt envie de compléter euh une une partie importante de la de la récession en Allemagne en fait du fait que l'Allemagne a plus souffert en 2023 vient du poids de l'industrie et notamment de l'industrie gourmande en énergie dans l'activité allemande donc on voit très clairement dans les enquêtes de conjoncture que la chimie pour la la métallurgie et l'ensemble des industries qui sont en Allemagne très dépendantes du prix de l'énergie euh ont plus souffert en Allemagne et aussi pèent plus dans dans l'économie allemande c'est c'est clairement un un phénomène qu'on peut qu'on peut documenter de manière assez robuste Olivier je te laisse oui peut-être quelques compléments alors alors je vais pas revenir sur la consommation Jean-Luc tvernet vient d'en parler peut-être il y avait une question du président qui était sur disons le budget a été fait sur une hypothèse de croissance de 1,4 de 1,4 % donc nous nous sommes à 09 je crois il faut toujours rappeler il faut après regarder la composition de la croissance quand on regarde d'où vient l'écart en terme de composante de la croissance entre notre projection à 09 et celle du gouvernement à 1,4 l'écart tient pas à la consommation on a une prévision de consommation qui est à peu près similaire dans la prévision gouvernementale il y a plutôt plus d'investissement privés et plus de contribution de l'extérieur à la croissance mais si après je regarde ce qui compte pour les recett en matière aussi bien donc du côté fiscal que aussi du côté social du cotisation social on a une consommation qui est à peu près équivalente donc pas de gros changement du point de vue TVA puisque je rappelle que que l'investissement et l'extérieur la contribution de l'extérieur là ne font pas de recette de TVA donc là il y a il y a pas de changement et du point de vue aussi de la masse salariale on a des hypothèses qui sont qui sont pas très éloignées donc l'écart de croissance ne veut pas forcément dire que ça se retrouve au niveau des recettes que ça se retrouve un pour un au niveau des des recettes ensuite sur sur les les questions de du rapporteur général il y avait un peu la première question était de revenir sur 2023 finalement en 2023 donc j'ai dit tout à l'heure on était à 03 initialement finalement on est plutôt de l'ordre de 08 donc plus proche de la prévision gouvernementale d'où vient d'où vient l'écart je dirais un et ça je l'ai dit c'est un phénomène qui est pas spécifique à la France c'est mondial finalement l'environnement mondial et donc la demande externe adressée à la France a été meilleur que ce qu'on craignait il y a 12 18 mois rappelez-vous il y avait tout le débat les craintes sur l'énergie et notamment est-ce que l'Europe allait pouvoir passer les différents hivers avec ce ce type ce type de crainte de crainte là bon la croissance américaine finalement est nettement plus forte que que prévu la Chine même si la la Chine dçoit mais il y a malgré tout toujours de de la croissance de la croissance en Chine donc on a cet environnement extérieur on a aussi j'ai dit la la désinflation est un peu plus rapide que prévu donc on a un peu plus de pouvoir d'achat il y a il y a un an on prévoyait une baisse du pouvoir d'achat en 2023 et finalement ça ne sera pas le le cas et puis il y a eu aussi il y a eu deux deux éléments quand on regarde quand je compare avec notre prévision d'il y a un an c'est qu'il y a plus l'investissement des entreprises a été plus résilient qu'attendu donc il y a eu plus d'investissement et il y a eu aussi plus de dépenses publiques ce qu'on appelle dans les comptes nationaux la consommation publique il y a eu nettement plus de consommation publique de dépenses publiqu que ce à quoi on s'attendait il y a un an donc ça c'est pour expliquer les différences et puis la deuxème question c'était un peu sur l'épargne comment mobiliser l'épargne là je voudrais peut-être faire une petite remarque préalable que que je fais assez souvent euh le fait que les le taux d'épargne des ménages reste très élevé et beaucoup plus élevé que ce qu'il était avant covid et donc il y a il y a une sorte de surcroix d'épargne des ménages ne veut pas dire que dans l'économie française considérée dans son ensemble il y a trop d'épargne puisque si je regarde le solde de la balance courante dans la balance des paiements on a un solde qui est déficitaire c'est-à-dire que notre épargne nationale est inférieur à l'investissement national et donc on a besoin d'emprunter auprès du reste du monde pour financer notre investissement national donc on a pas trop d'éparne d'ailleurs on est le au sein des grands pays de la zone euro on est le seul pays dans cette situation l'Allemagne et même l'Italie et l'Espagne aujourd'hui ont des surpl plus de leur balance courante et la zone euro dans son ensemble aussi a un large surplu de sa balance courante donc après il y a la question pourquoi je dis après il y a la question d'où vient cette épargne et son allocation c'està-dire que d'un côté les ménages effectivement ont un surplu d'épargne mais en revanche on a des entreprises qui ont un besoin de financement qui est d'ailleurs même si on pourrait dire c'est plutôt logique que les entreprise un besoin de financement mais si vous regardez aujourd'hui dans le monde dans la plupart des grands pays industrialisés y compris aux États-Unis en Allemagne les entreprises ont plutôt une capacité de financement c'estàd n'emprendent plus euh auprès des autres agents économiques en net et surtout on a le besoin de financement bien sûr des administrations publiques dont on parlait tout à l'heure donc et et l'épargne nationale c'est la somme bien sûr de l'épargne des ménages des entreprises et des administrations publiques et donc on a des ménages qui éparnent beaucoup mais on a au contraire des entreprises et des administrations publque surtout qui qui les épargne donc donc voilà un première un premier élément et puis après alors le le deuxème le deuxième élément il y a la question de l'allocation de cette épargne on voit une certaine évolution c'est que pendant la phase covid le ce qu'on a appelé le le surplu d'épin de covid c'était essentiellement des dépôts bancaires alors qui dit dépôts bancaires d'ailleurs ne veut pas dire que ça finance pas l'économie puisque c'est dépôt là vont financer des des crédits auprès de en matière d'immobilier ou de PM mais aujourd'hui il y a un mouvement où cette épargne là qui cherche un peu des des rendements un peu plus élevés dans le contexte de la de la remontée des taux est en train de se modifier un peu mais il y a quand même un un enjeu qui est d'ailleurs aussi un enjeu européen qui est celui et donc à la Banque de France on pousse aussi on rappelle toujours le besoin d'une union des marchés de de capitaux ou d'une union de de de financement et ça je crois que aujourd'hui plus que jamais on a on a besoin de cette union des des marchés de capitaux au niveau niveau européen qui sera un moyen d'utiliser cette cette épargne pour financer l'innovation ou il y avait comme il y avait beaucoup de questions sur les sur les risques euh à la fois les risques à venir et euh les les erreurs qu'on a pu commettre dans les prévisions euh sur l'année écoulée je vais je vais parler un petit peu des des aspects risques alors sur l'année écoulée je honnêtement j'ai pas la décomposition de pourquoi on a été plus élevé ou moins élevé que ce qui était prévu il me semble pour le CDE pour la France qu'on n'était pas très loin en novembre de la prévision de juin il y a eu assez peu d'évolution de mémoir euh maintenant ce qui a pu euh infléchir ou modifier les les prévisions économiques sur l'année écoulée c'est à la fois les hypothèses qu'on peut avoir par rapport à l'évolution des prix d'énergie qui est toujours un des facteurs qui va beaucoup influencer les prévisions notamment en période de forte volatilité et puis à la fois c'est sur le l'intensité de la de la réaction à la fois public et après la la réaction du secteur privé par rapport au soutien public et où là notamment en France ça s'est traduit vraiment par un investissement plus plus dynamique qu'on qu'on pouvait le l'imaginer pour l'aspect France clairement on a tous été surpris sur l'évolution de l'emploi voilà donc pour les aspects un peu passés pour l'avenir il faut voir que les prévisions qu'on fait s'appuient sur des données d'enquête conjoncturelle qui ont qui nous permet d'avoir une visibilité assez bonne à 3 mois pour la suite du parcours c'est les prévisions c'est beaucoup la réplication de des cycles économiques passés en se fondant sur des hypothèses standardisées du type stabilité des hypothèses de de prix de l'énergie des tau de change et cetera souvent des des des modèles qui vont nous amener à retrouver en en en fin de parcours la croissance potentielle ou à sociéé un peu en dessous un peu au-dessus donc c'est vraiment des modèles très standardisé à partir desquelles on va construire des scénarios sur par exemple l'emploi en France l'effet de l'apprentissage et ce genre de choses mais bien sûr par rapport à ces projections assez standardisé assees scénarios qu'on peut faire il y a beaucoup d'Ala qui peuvent intervenir en premier lieu je dirais que le plus gros aléa c'est toujours le les aléas internationaux notamment sur les prix de l'énergie mais pas seulement vous voyez sur les graphiques très souvent que les trajectoires finalement sont très similaires au niveau cyclique entre les pays notamment au niveau de la zone euro av il y a des phénomènes structurels un peu différents les pays bien sûr mais les cycles sont très souvent coïncidents et si pass quelques chose au niveau international ça va affecter l'ensemble de la zone voilà et ça c'est toujours très difficile à prévoir merci on va passer aux orateurs de groupe je propose d'être assz concis parce que je vous rappelle qu'on a une deuxième partie sur les inégalités hein c'est un peu complet mais je pense que c'est bien qu'on est ce tour d'horizon en début d'année donc on aborde uniquement la question la conjoncture économique et non pas celle des inégalités qui vient après une deuxè sortie Matthieu LEF pour 2 minutes désolé moi je voulais intervenir sur la note redistribution je pens qu' av présentation attendez attendez attz alors ce qu'on va faire c'est beaucoup plus simple on va va prendre les orateurs qui voulaient intervenir sur la conjoncture et on va on va continuer sur la présentation c'est quoi le problème Contin pas rester pas rester ah bah oui mais moi je c'était ce qui était prévu et voulu qu'on distingue les deux alors donc ou alors voulez ou alors on fait présentation inégalité si vous voulez tout de suite ok pas de problème pas de souci alors allons-y alors alors voilà on va et ben on y va donc là il y en a qu'une hein donc ça vous permettra d'aller assez vite sur les questions euh on va essayer de retrouver le diaporama et euh évidemment quand on parle inégalité on a on a beaucoup de choses vous imaginez à Linc on a envie à la fois de parler de question un peu structurell d'inégalité de question conjoncturell de savoir comment ça évolu récemment on a envie de parler d'égalité de revenu d'égalité de patrimoine d'égalité des chances donc de mobilité dans la dans la vie et de mobilité d'une génération génération à l'autre donc ça fait beaucoup beaucoup d'éléments donc je vais vous donner un petit panorama de ça en vous signalant donc ah ben c'est parti merci ch donc euh en en vous signalant que sur ces questions d'inégalité de revenus euh on est toujours un petit peu en retard donc vous je je je préviens tout de suite la critique hein euh moi je sais pas vous dire aujourd'hui quelle est l'évolution des inéalité en 2022 en 20 et encore moins en 2023 on le fait en ayant l'ensemble des des des déclarations fiscales l'ensemble des déclarations des des organismes de sécurité sociale et cetera et cetera ça demande du temps et et donc on a que des éléments par parcellaire pour 2022 en plus depuis le covid les exercices qu'on essayit de faire pour être un peu en avance de phase sont rendu un peu plus fragiles un peu plus compliqué et et donc on est le temps qu'on avait essayé de gagner avant on l'a un petit peu perdu depuis euh donc je sais que ça peut être un peu déceptif sur sur l'évolution la la plus récente alors en revance on a beaucoup de choses sur des choses structurel et puis qui vont jusqu'en 2021 puisque la publication que vous mentionnez en introduction monsieur le Président porte efftivement sur l'évolution des inégalités tau de pauvreté et cetera en en 2021 c'était une publication de novembre je crois dernier c'est à ça que vous avez fait référence alors je commence donc par ce premier graphique qui montre l'évolution des des niveaux de vie sur 25 ans depuis 1996 et donc jusqu'au dernier point 2021 en regardant à différents niveaux de revenus donc techniquement on appelle ça les premiers 5e et 9e décil de revenus euh donc le premier dcil de revenu plutôt représenté des ménages modestes c'est le dcil qui sépare les 10 % les plus modestes des 90 % au dessus le 5è dcil c'est le ménage médian la moitié en dessous la moitié au-dessus et le 9e dcil c'est ce qui sépare les 10 % les plus riches des 90 % en dessous et euh et c'est quand on va comparer ces différents évolutions qu'on va regarder l'évolution des inégalités de revenus mais le graphique je trouve qu'il est intéressant parce que ce qui montre surtout c'est que alors les il y a les trois courbes le premier des ciles les plus modestes c'est la comb en bleu le C du le DESY du milieu c'est une sorte d'orange et c'est une sorte de vert pour le pour le 9e descil les plus représentatif des plus riches il y a une figure une forme commune à ces trois courbes c'est qu'elles évoluaient globalement graduellement à la hausse jusqu'à la crise financière de 2008-2009 et que à partir de 2009 sur toute la décennie qui a suivi alors c'est pas exactement le même profil selon les desiles mais globalement vous faites euh le le bilan à la fin de la décennie des années 2010 le niveau de vie quel que soit le niveau de revenu à a été à stagné au cours de la décennie 2010 donc après les 10 ans qu' ont succédé à la crise financière de 2008 2009 quel que soit le niveau de revenu en gros statistiquement les ménages français ont vu leurs revenus stagner alors qu'il augmentait précédemment mais c'est c'est une figure commune aux différents niveaux de revenu alors si on zoome sur la la période récente et et sur les chiffres qu'on a publié au mois de novembre ce qu'on constate c'est vous voyez que la courbe bleue remonte pas mal en 2019 et 2020 donc c'est les plus modestes c'est qu'en 2020 c'était pas forcément l'intuition qu'on avait au moment du covid mais il y a eu euh tellement d'aide en fait de l'État en faveur des des plus modestes au moment de l'année 2020 que le niveau de que le leur niveau de de revenus à a a augmenté et alors en 2021 il y a un certain nombre de ces aides qui sont réduites et donc on a l'effet inverse par contre coup le niveau de vie des plus modestes baisse en 2020 donc on mentionne là en commentaire de la diapo c'est l'arrêt des aides exceptionnelles de solidarité euh plus la contemporanéisation je suis arrivé à le dire des des APL et puis on a ce phénomène que je mentionnais à l'instant que quand il y a de l'inflation bah euh certes les les les bas revenus sont protégés de l'inflation parce que il y a dans la plupart des cas des dispositions législatives d'indexation sur les prix mais elles arrive souvent au 1er janvier au 1er avril et cetera de l'année d'après donc transitoirement quand l'inflation monte il y a une baisse de pouvoir d'achat pour pour ceux qui sont concerné ce qui se passe aussi en 2021 c'est qu'il y a une déjà les premiers effets du dynamisme des revenus du patrimoine sur sur les plus les plus aisés alors vous voyez donc c'est c'est des coues qui sont assez similaires donc si on passe au graphique suivante qui montre les inégalités les différents indicateurs d'inégalité donc je vais pas être techno vous expliquez ce qui ce que c'est mais par exemple celui du bas la courbe du bas c'est le ratio entre le 9e desciles et le premier desciles donc deux découes qu'on montrait précédemment euh il y a à peu près euh de TR autour de de 3 et demi quelque chose comme ça et il ne il ne bouge pas en fait et et c'est bien c'est exactement une autre manière de montrer le graphique précédent c'est que globalement euh depuis la crise financière tout le monde évolue de manière parallèle avec un arrêt de la hausse des niveaux de vie une une stabilisation des niveaux de vie les autres indicateurs vous voyez il y a le genie et puis il y a un trème indicateur c'est la courbe bleue aussi ils n'ont pas de tendance très fortement affiché simplement et on l'a bien mentionné dans la notre publication en 2021 avec avec les phénomènes que j'ai décrit précédemment on se retrouve plutôt à des niveaux de d'indicateur d'inégalité qui sont alors ça ça n'explose pas parce que souvent on VO dans les commentaires que les inégalités explosent elles n'explosent pas mais on se retrouve quand même à des indicateurs d'inégalité qui sont plutôt au plus haut qu'on a connu dans les 20 derniers dernières années notamment bah après peu après la crise financière au début des années 2010 en en 2011 particulièrement donc c'est pas une tendance mais c'est une remontée des indicateurs d'inégalité plutôt dans les haute fourchette de ce qu'on a pu connaître au cours de la période récente et c'est vrai aussi du taux de pauvreté hein le taux de pauvreté alors techniquement c'est la part de la population qui vit dans des ménages dont le niveau de vie est inférieur à 60 % du niveau de vie du ménage médian bon c'est très technique mais ce sont les conventions international et et et ça se ça se justifie euh donc ce taux de pauvreté il il atteint 14,5 % et il dépasse son niveau de 2019 donc lui aussi il est un peu dans le haut de fourchette de ce qu'on a pu connaître au cours de la de la période récente euh si on passe au on regarde un petit peu qui est plus euh euh susceptible d'être exposé au risque de pauvreté ben on trouve sans surprise alors on regarde les différentes types de de d'activité à gauche et les différents types de situation familiales à droite donc dans le graphique de gauche on trouve évidemment sans surprise que les personnes qui sont inactives et les personnes qui sont euh au chômage sont plus susceptibles dans un ménage pauvre évidemment ce qu'il faut vraiment toujours rappeler c'est que pour les retraités on est aujourd'hui dans une situation où on est moins de chance d'être chance on a moins de on est moins susceptible d'être pauvre quand on est dans un ménage de retraité que dans la moyenne des ménages français mais ça a longtemps été le contraire jusque jusqu'aux années 70 à la forte revalorisation des retraites la la pauvreté était beaucoup le fait des personnes âgées donc on n plus du tout dans ce cas de figure aujourd'hui et quand on regarde la par type de de ménage et de situation familiale on retrouve bien entendu que les plus exposés ce sont les familles monoparentales ensuite les les familles nombreuses ensuite les personnes seules et les couples qui n'ont pas d'enfants qui n'ont qu'un ou deux enfants sont plutôt moins exposé à la pauvreté que les autres ménages voilà et alors je crois que le graphique suivant ce sont des comparaisons international c'est ça alors les chiffres sont pas exactement les mêmes parce que c'est harmonisé par Eurostat et cetera on retrouve à peu près les les malgré tout les mêmes chiffres avec deux indicateurs le taux de pauvreté c'est en abscisse et en ordonné c'est quelque chose dont on parle moins mais qui est assez important on essaie toujours de publier là-dessus nous àin c'est l'intensité de la pauvreté parce que c'est aussi le taux de pauvreté ne renseigne ne dit rien sur la grande pauvreté et ne dit rien sur à quel point on est pauvre donc il faut il faut pas essayer de résumer l'histoire de la pauvreté en un seul indicateur il en faut au moins deux et donc on essaie toujours de parler de taux de pauvreté et l'intensité de la pauvreté qu'est-ce que c'est inensité de la pauvreté c'est de combien de pour cent on est éloigné quand on est pauvre à combien de pourcent combien on est en dessous du seuil de pauvreté euh alors malgré tout les deux indicateurs vous voyez quand quand on met ça sur les différents pays de l'Union européenne c'est assez corrélé en général quand on a plus de pauvres regardez la Roumanie on a aussi une intensité de la pauvreté plus forte B enfin il peut y avoir des exceptions et vous voyez que la France est à peu près au au milieu un petit peu en dessous de la moyenne de de l'Union européenne sur ces deux indicateurs euh et ça c'est vrai de la pauvreté si on regarde les indicateurs d'inégalité là on va pas vous les infliger tous mais celui qu'on compare visuellement c'est c'est un indicateur synthétique qui est l'indice de GIE alors là on est le pays qui est le plus proche de la moyenne européenne vous voyez la moyenne européenne c'est en vert ou en je sais pas quoi en brun et la France c'est en c'est en rouge et on voit qu'on est à niveau d'inégalité vraiment très proche de la moyenne de l'Union européenne alors les comparaisons internationales permettent de regarder aussi si c'est plutôt lié au aux inégalités des revenus primaires des revenus du travail des revenus du capital ou plutôt lié à la redistribution ce qu'on observe là c'est que la France est un des pays où la redistribution joue le plus pour réduire les in égaité hein vous le voyez euh c'est c'est de combien techniquement c'est de combien l'indice de gnie est modifié par le système de redistribution par prélèvement et transfert hein les impôts et les différentes allocations donc ça a un rôle important nous on a beaucoup de publications qui regardent après en détail la on sait que les allocations logement que les allocations familial le complément familial sont euh notamment euh les des des des transferts qui jouent beaucoup pour réduire la les inégalités ensuite on a fait euh une un travail don vous avez peut-être entendu parler spécifique à l'INC qui est pas fait ailleurs de dire bon ben c'est bien de s'intéresser au système de préélément et de transfert mais il y a aussi d'autres phénomènes qui jouent sur la redistribution qui sont l'accès au servicees public euh le fait que l'éducation la santé euh sont pas gratuits mais coût rel relativement peu au ménage ça participe de la redistribution bien sûr euh notamment dans le modèle social de de notre pays alors on a appelé ça la redistribution élargie et ça conduit à dire quelque chose vous avez peut-être vu ça a été pas mal commenté dans la presse que si on regarde l'écart de revenu entre les 10 % les plus aisés et les 10 % les plus modestes avant toute redistribution que ça soit impôt allocation euh accès au services public le le multiple est 18 les les 10 % les plus riches sont sont 18 % de 18 fois plus de revenus que les plus modestes après redistribution et après euh prise en compte avec des hypothèses hein bien sûr de ce que ça de la valorisation de l'accès au service public le le multiple redescend à 3 donc ça montre ce phénomène très important de redistribution à la fois par les préléements et transfert et par euh et par les les services publics dans dans ce pays euh ça répond aussi à une question euh que moi j'avais voulu traiter j'avais été frappé de sondage au moment du du covid ou des gilets jaunes je sais plus des gilets jaunes je crois où les Français disaient quand on les interrogait 75 % des Français pensent qu'il contribue plus au système plus au système qu'il n'en bénéficie et quand vous trouvez des quand vous avez des sondages de ce type la majorité des Français pensent qu'ils sont contributeurs net alors en fait quand on fait ce calcul là alors pareil il est soumis à hypothèse à critique et cetera mais mais globalement il a pas été contesté par les les universitaires qui s'intéressent au sujet et qu'on est un peu associé aux réflexions on trouve que 57 % des personnes sont en fait contributeurs net 43 % pardon excusez-moi c'est le contraire 57 % sont bénéficiaires net pardon et 43 % donc son son contributeur net ce qui est pas ce qui est pas tout à fait surprenant donc ça permet de corriger un peu un billet cognitif qu'on qu'on a qu'on a sans doute al on pe pas faire de comparaison internationale là-dessus parce qu'on est le seul pays à avoir fait ce ce genre de de travaux il me semble Christelle qu'est-ce que tu me proposes après alors après sur donc là ça s'est arrêté en 2021 qu'est-ce qu'on peut vous dire sur 2022 alors en 2022 on n' pas encore ces indicateurs de pauvreté monétaire parce qu'on n pas encore exploité toutes les sources fiscales et cetera donc on va le faire chez chez chryistal dans les mois qui viennent et on espère vous parler du taux de pauvreté des inégalités à peu près au milieu de l'année qui vient pour 2022 mais en revanche ce qu'on a c'est une enquête qu'on fait au près de 10 ou 15000 ménages et on leur pose des questions euh pas tant sur le revenu que pour que sur le ressenti sur leur bien-être ou sur leur les privations et il y a des il y a des harmonisations internationales sur les types de questions qu'on pose donc je crois qu'on pose des questions sur 13 13 privations 13 privations on demande aux gens est-ce que vous privez de ceci de cela et on est en pauvreté euh matérielle et sociale he c'est c'est des conventions qui ont été réfléchies avec les académiques aussi au niveau international lorsqu'on a euh on ressent au moins cinq privations sur les sur les 13 euh et alors là ce qui est intéressant peut-être le le graphique précédent reste sur le graphique précédent c'est qu'on trouve queil y a à peu près la même proportion de la population qui se sent en privation 14 pour que celle qu'on trouve en pauvreté lorsqu'on regarde les indicateurs purement financiers monétaires c'est les 14,5 % dont je parlais tout à l'heure de taux de pauvreté mais c'est pas tout à fait les mêmes c'estd que quand on fait les appareimements quand on regarde il y a des gens qui ont des privations qui ne sont pas pauvres au sens monétaire et puis il y a des gens qui sont pauvres au sens monétaire et qui ne déclarent pas ressentir des des privations donc le noyau d' de la pauvreté c'est l'intersection et puis il y a une sorte de halo he on va dire un peu comme sur le l'emploi et le chômage euh et qu'est-ce qu'on peut dire donc une fois que j'ai présenté c'est ce concept qu'est-ce qu'on peut dire en 2022 hein pour donc c'est l'information je dirais conjoncturelle en tout cas la plus récente qu'on peut vous dire c'est qu'il y a effectivement 14 % des personnes qui on ressentent au moins 5 de ces 13 privations c'est un chiffre qui est un peu en hausse par rapport aux années précédentes et mais vous voyez que les les le taux de personnes qui se déclar en privation est très variable selon les items il y a 30 % des gens qui disent moi je sais pas faire face à une dépense imprévue de 1000 €. euh il y a 10 % qui disent début 2022 hein je ne peux pas me chauffer correctement il y a que 2 % qui disent je ne suis pas en mesure de financièrement parlant d'avoir internet donc voilà les les les choses sont très variables parfois même on a des surprises quand on regarde ces ces chiffres euh mais c'est la dernière information qu'on peut dire si on si on on regarde un peu plus en détail nous comment ça influe c'est le graphique suivant sur la manière dont les gens sentent leur bien-être et ben on voit c'est en bas que ceux qui sont en situation de prévation sans surprise sont beaucoup se déclarent beaucoup moins heureux que les autres ça va de soi euh il se déclare aussi plus beaucoup plus souvent se sentir exclu de la société et se déclare aussi dans une certaine mesure euh en en situation de manque de proche à qui peuvent demander de l'aide même si quand même globalement la majorité des Français euh disent pouvoir demander de l'aide à à des proches c'est moins le cas quand on est en situation de privation euh ensuite comme on est avancé dans le temps pu je VO vous avez beaucoup de questions je vais pas trop vous montrer tous les graphiques qu'on a fait sur des publication propre à 2022 je vais vous les résumer en disant que pour 2022 on sait pas vraiment dire quelle sera la situation parce que d'une part l'inflation a touché les plus modestes et on retrouve cette histoire même s'il y a eu la revalorisation anticipée du 1er juillet 2022 que qu'il y a un retard entre l'inflation et la revalorisation des des allocations donc ça peut jouer sur les phénomènes de de pauvreté des plus pauvres en 2022 mais ce qu'on trouve également c'est que les mesures qui ont été prises en 2022 ont ét plus ciblé sur les sur les plus modestes donc notamment les les les primes exceptionnelles de rentrée le chèque énergie l'indemnité inflation si vous vous rappelez bien les mesures de de 2022 euh voilà mais ça prendrait trop de temps de détailler ça donc en gros jur out on verra ce qu' encera quand on va exploiter le choc il touche plus les plus modestes les mesures aussi on bénéfici au plus modeste la résultante est-ce que ça sera plus ou moins de pauvreté plus ou moins d'inégalité en 2022 par rapport à 2021 objectivement aujourd'hui je ne sais pas vous le dire et je vais consacrer les quelques secondes qui restent à parler de d'autres phénomènes les inégalités de patrimoine alors on sait et c'est vrai dans tous les pays je crois que les inégalités de patrimoine sont plus importantes que les inégalités de revenu he c'est l'intégral des revenus le patrimoine donc évidemment donc là vous avez les chiffres il y a 10 % des des personnes qui ont un patrimoine net de leur dette euh supérieur à 600000 € et 1 % supérieur à un peu plus de 2 million d'euros et à l'inverse il y a 10 % des personnes qui ont un patrimoine net inférieur à 3000 € et qui peut être même négatif hein on peir bien sûr des dettes euh donc ça et et cette réduction du patrimoine cette inégalité de patrimoine le temps un peu à s'accroître avec la hausse des prix de l'immobilier une partie importante évidemment du patrimoine c'est les prix de l'immobilier le fait d'être propriétaire ou de ne pas l'être qui assez clivant bah va accroître les inégalités de patrimoine lorsque les prix de l'immobile imobilier eux-mêmes ça croisee plus vite que que le reste de la que le reste des prix quand on confit des comparaisons internationales et c'est une publication qui est assez passionnante de l'OCDE de 2018 hein sur est-ce que le l'ascenseur social est cassé euh on retrouve on voit là euh sur le premier graphique euh enfin la la partie haute du graphique qu'en matière d'inégalité on est plutôt mieux placé inégalité de revenu hein on regarde ça de façon statique on est plutôt dans les pays qui ont moins d'inégalité que la moyenne des pays de l'OCDE bon vous voyez l'istlande c'est là où il y en a le moins et le Mexique qui fait partie de l'OCDE maintenant c'est le là où il y en a le plus après quand on regarde c'est ça ça c'est avec ça que je finir sur des questions de mobilité des revenus et donc de est-ce qu'on est au cours de la vie d'une génération à l'autre dans des phénomènes statiques où ça peut bouger B voilà qu'on est pas très bon que ça soit en terme de revenu que ça soit quand on compare son son niveau d'éducation à celui des parents quand on compare son niveau de qualification à celui des parents on est plutôt euh dans des dans on est à gauche c'est pas bon là pour la mobilité on a moins de mobilité sociale que la moyenne des pays de l'OCDE et donc moi je vais l'illustrer sur deux études qu'on a fait récemment à l'INC une c'est sur la mobilité dans l'échelle de revenus pour les personnes entre 2003 et 2019 donc c'est pas facile à faire faut une infrastructure statistique on peut comparer on suit les on peut suivre les individus dans la dans la durée et on peut pas le faire depuis si longtemps que ça euh et puis il faut avoir des personnes d'un certain âge he qui sont à la fois présentes en 2003 et 2019 bah on voit que la position qu'on a dans l'échelle des revenus est-ce qu'on est dans le les 20 % les les plus pauvres ou au-dessus jusqu'au 20 % les plus riches elle est très corrélé en fin de période à ce qu'elle était en début de période pour les les 20 % les plus modestes en 2023 2003 62 % d'entre eux sont encore parmi les 20 % les plus modestes en 2019 donc c'est la partie euh verte de la gauche du graphique on reste on était dans le premier quinil les 20 % les plus pauvres on y en 2003 on y reste en 2019 et pu vous avez le phénomène inverse pour les pour les plus aisés euh si on est parmi les plus aisés en 2003 on a toutes les chances d'être parmi les plus aisés en 2019 donc ça c'est la mobilité sociale au cours de la vie active je dirais et euh le dernier indicateur c'est l'immobilité d'une génération à l'autre c'est encore plus difficile à faire d'un point de vue statistique faut savoir comparer les revenus des parents au revenus des enfants ce qu'on arrive à faire un petit peu maintenant par notre infrastructure stat et vous avez le même type de graphique où on compare euh on regarde dans quel décile de dans quel quintil de revenu étaient les parents les 20 % les plus modestes de leur génération ou les 20 20 % audessus les 20 % les plus riches et on regarde où sont les enfants par rapport dans dans leur génération donc quand on est euh enfant de parents qui étaient dans le les 20 % les plus modestes on a euh 30 % de chance d'être encore les 20 % d'être les 20 % les plus modestes de sa propre génération mais on a quand même à peu près 10 % de chance d'accéder au 20 % les plus les plus riches et à l'inverse euh pour les plus riches si vous vos parents si vous avez la chance que vos parents étaient dans les 20 % les plus les plus riches de leur génération vous avez dans un tiers des cas vous serez dans le les 20 % les plus les plus riche de votre génération mais dans 15 % des cas vous pouvez tomber dans les 20 % les plus pauvres donc il y a il y a je sais pas dire si le verre est à moitié vide ou à moitié plein et chacun commande ses chiffres un peu à sa manière on l' on le voit bien entre nous-mêm euh on peut pas dire qu'il y a pas de mobilité intergénérationnelle parce que voyez les choses évoluent mais il y a quand même une corrélation qui est évidemment assez importante entre le revenu des parents et le revenu des enfants et on trouverait la même chose sur les niveaux d'éducation et sur les niveaux de de qualification professionnelle voilà monsieur le Président ce que je pouvais mettre comme mise de jeu on est je suis prêt à répondre avec puêre mes collèges à question il y a le CDE qui doit suivre il me semble non vous en oui j'ai juste juste quelques quelques graphiques qui prés vot voix roué je suis désolé voilà en essayant d'être assez concis si vous voulez bien parce que ça va être très rapide il y a très peu de slid en fait c'est pour c'est quelques indicateurs pour donner du contexte pas vraiment une présentation euh c'est des indicateurs qui ont déjà été présentés précédemment et on les remet juste dans un contexte au CDE mais ça confirme ce qui a été dit sur le fait qu'il y a plutôt moins d'inégalité de revenus en France que que dans la moyenne des autres pays donc ici c'est par rapport à l'OCDE et c'est un indicateur qui a déjà été présenté sur le rapport entre le revenu 0 descil sur 20e décil euh pardon 8e décil sur 2e décil euh la même chose ici on présente les taux de pauvreté où on est aussi inférieur à la moyenne de l'OCDE euh et on a aussi une présentation par catégorie d'âge euh un tableau qui présente les les parts de revenus donc je vous laisse regarder hein c'est mais ça confirme toujours le diagnostic il a plutôt moins de pauvreté moins d'inégalité et plus de redistribution euh en France ailleurs euh donc ici c'est un graphique qui va nous présenter les différences dans les inégalités de revenu avant transfert et après transfert donc les triangles c'est avant les transferts sociaux et après les transferts après taxer transfert on a les barres et on voit que la France est plutôt au-dessus de l'OCDE avant les transferts en terme d'inégalité l'indicateur d'inégalité c'est l'indicate de G et on est plutôt légèrement en dessous après redistribution et là c'est les mêmes indicateurs le même graphique mais avec un classement en fonction de la correction des inégalités de revenus et on voit que la France est vraiment à droite ce qui signifie que euh il y a plutôt plus de redistribution que que dans les autres pays en moyenne c'est un des pays où il y a le plus de redistribution ça correspond à ce qui a déjà été présenté avant et euh je vais finir juste sur un graphique qui aussi euh là aussi on en a parlé dans la présentation précédente sur la perception qui peut être différente de ce qu'on voit sur l'autre graphique ici c'est une enquête qui est menée par l'OCDE qui s'appelle l'enquête risk that matter les risques qui comptent euh 2022 euh et qui mon monre un peu la perception donc là c'est la réponse d'accord ou pas d'accord à cette affirmation j'estime que je reçois une part équitable des prestations publiques contenu des impôts et des cotisations sociales que je piee ou que j'ai payé dans le passé par pays et la France on est plutôt dans les pays qui vont dire non je n'ai pas une je reçois pas une part équitable ce qui paraît pas forcément cohérent avec ce qu'on a dit précédemment sur la redistribution mais c'est important d'avoir à l'idée à l'esprit ce genre de résultat ce genre d'enquête parce que ça montre vraiment quel comment quelle perception les gens peuvent avoir de la redistribution et ce qui peut on peut en tirer après des conséquences sur la manière de communiquer sur l'action politique sur la manière de communiquer sur les les la redistribution et la manière de de mettre en œuvre la redistribution CD on a souvent tendance à préconiser de de faire des mesures simples compréhensibles et à mettre en avant l'acceptation des politiques publiques euh par par les personnes voilà je vous invite vraiment à à regarder cette enquête parce que là je présente qu'un seul graphique mais il y a d'autres graphiques très intéressants sur euh la perception dans les différents pays euh des politiques sociales et aussi du choc inflationniste qu'on vient de subir et la manière dont les les gens l'ont vécu voilà merci euh merci beaucoup ce que je propose donc comme pour ma part et le rapporteur on s'était pas exprimé sur inté on le fait rapidement et on embrille tout de suite sur les les groupes pour qu'il y ait une réponse à tout le monde là-dessus euh bon je conçois que ce soit un peu long mais n'empêche moi je voulais quand même saluer le travail et la qualité statistique et des données qui qui sont celles à la fois de le CDE la Banque de France et et l'INC moi ma réflexion c'est bon elle sera c'est globalement moi j'ai trouvé qu'hier dans le c'est intéressant qu'on ait cette audition aujourd'hui après le la conférence de presse du chef de l'État hier parce que je trouve que il y avait un élément qui n'apparaissait pas dans cette conférence c'est l'explosion des inégalités en ce pays voilà et ce que vous décrivez alors je vais y revenir malgré quelques correctifs c'est quand même que depuis 2017 il y a une augmentation des inégalités dans ce pays j'observe déjà une première chose alors vous l'aviez mis euh dans le je l'avais observé tout à l'heure dans le dans dans la première explication notamment par exemple sur le pouvoir d'achat des des salaires qui baissent ainsi que les salaires médians de base contrairement à ce qui a été affirmé hier en 2023- 20022 alors que le pouvoir d'achat global augmente et vous aviez clairement dit je le répète que c'était notamment dû au revenu du capital qui augmentait or ça c'est quelque chose qui est dû euh euh pour ma part à une une politique fiscale et qui a qui a une incidence parce que soit on estime bon ça on fait tous la même observation que les revenus on va dire médian voire populairire salariés ne sont pas assez rémunérés dans ce pays et on les compare j'allais dire aux revenus qui sont ceux permis par la solidarité nationale soit on les compare par rapport aux plus riches et le le focal dans ces cas-là il est pas le même parce que si on les compare par rapport à ceux qui vivent de la solidarité nationale à ce moment-là les correctifs sont faits en terme de fiscalité ils sont fait éventuellement en en faisant en sorte avant tout pourquoi pas même de de de d'abaisser les revenus de la la solidarité nationale par exemple des AD chôeurs si on les compare avec les revenus des ultra riches là le problème bienent différent et la partie la partie la question centrale qui est posée c'est la question de la du partage de la valeur ajoutée parce que il y a pas de mystère si vous avez par exemple 42 milliards d'air qui depuis 2020 ont gagné 230 milliards d'euros de plus et les chiffres defam bah faut faut bien que ça soit pris sur quel quelque part et donc à partir de là les analyses politiques me semblent différents bon ça c'est c'est une remarque que je fais qui évidemment qui évidemment que chacun ne partagera pas ici je le sais bien mais qui me semble important alors par contre après j'ai j'ai une question à vous poser c'est que la première chose on observe une chose intéressante dans votre tableau qui qui justement éclaire un peu ce que je viens de dire enfin c'est une observation une question de vos tableau page 15 15 parce qu'on voit bien effectivement que les mesures socio-fiscales bénéficient par exemple de manière important au D1 voire D1 D2 et puis qu'on a une courbe qui descend très très très nettement sur les classes moyennes sauf que ce qu'on dit moins souvent c'est que ça remonte pratiquement de la même manière pour les D9 c'est-à-dire que qui bénéficient des des des mesures socio-iscales des9 et des10 qui qui confirme un peu ce que je viens de dire d'autant plus que là le pourcentage équivaut à des sommes qui sont évidemment très importantes la deuxième réflexion c'est que vous le notez on continue à avoir en France ce qui était justement propre un peu à à à disons à l'état social français le fait que vous ayez un amortisseur permis par la redistribution les transferts permis par les trans les redistribution par prélèvement et transferts on a de ce point de vue là en France un pays qui se classe plutôt bien par rapport à l'Union européenne et et pour autant on s perç que maintenant sur les inégalités sens brutvenu disponible après transfert là par contre on est dans la moyenne de l'Union européenne c'est-à-dire que là on a une un décrochage et à mon avis il serait intéressant d'avoir dans l'évolution du temps disons depuis une dizaine d'années quelles étaient quelles étaient les mêmes estimations parce que comme ça vuné je pense que la France se classait mieux en terme d'inégalité brut il y a 10 ans qu'elle ne se classe aujourd'hui euh justement notamment en lien avec la politique fiscale voilà ça c'est une réflexion que qui qui pour moi est intéressante et je termine là-dessus vous terminez souvent sur les vous avez notamment un tableau qui est intéressant justement sur le D10 enfin le D9 et D10 et notamment sur les 1 % des des Français les plus aisés moi je crois que maintenant il y a une telle explosion de concentration de richesse qui sont montré aussi bien par les études de l'IPP avec Bercy que par les études qui vient sortir de l'xfam sur les 0,1 % des plus aisés avec vraiment des incidence en terme de perte pour les caisses de l'État et je regrette qu'il y ait pas de la même manière une loupe plus précise qui soit faite sur sur ces 0,1 % c'estàd on a on les analyse pour les 1 % mais pas pour en gros les milliardaires pour aller vite voilà qui me semble avoir accumulé des des des centaines de milliards d'euros depuis 2017 qui manquent aux caisses de l'État et qui manque au salaire dans la part de la valeur ajouter euh Jean-René casen oui merci écoutez j'encourage tout le monde à relire les documents qui nous ont été présentés puisque je ne vois pas je ne tire pas les mêmes conclusions que le président clairement par rapport à à l'ensemble des pays de l'OCDE nous sommes un pays avec moins moins d'inégalité moins de provoté et plus de redistribution le niveau de vie vous l'avez là aussi montré très clairement des plus modestes a augmenté significativement 2018 2019 2020 2021 effectivement ça n'est pas le cas et en 2022 on va on va voir vous avez apporté quelques éléments mais sur ces 4 années le niveau de vie des plus modestes a augmenté plus que celui des Français puis ensuite moi je voudrais remercier et saluer le formidable travail qui a été fait par Linc en intégrant l'ensemble de la redistribution et l'ensemble des services je pense qu'on a pour moi à ma connaissance c'est la première fois qu'on a cette visibilité globale qui est bien ce que ressentent les Français aussi et donc on voit bien que quand on compare donc ané de revenus qui est de 1 à 18 entre les 10 % les plus pauvres et les 10 % les plus aisés quand on intègre l'ensemble de la redistribution et l'ensemble de l'accès au servicees ce qui est une mesure extrêmement juste et bien on a un écart qui est de 1 à 3 qui est un écart mais qu'il est quand même extrêmement réduit pour moi c'est l'enseignement numéro 1 de cette étude encore je vous remercie j'espère que vous mettrez à jour régulièrement cette étude pour qu'on puisse le suivre on est au moins d'accord sur les félicitations à l' au bien oui c'est bien je trouve Mathie le fait merci Monsieur le le président la note est en effet éloquante et et et elle contrevient à l'idée selon laquelle notre système fiscal au social est pas ou peu redistributif quand si Français sur 10 en bénéficie on peut pas dire qu'il soit pas redistributif et corrige évidemment significativement les les écarts de richesse alors personne ne remet ici en cause la nécessité de cette redistribution élargie ni son montant qui est conséquent comme vous l'évoquez mais je crois néanmoins que il fait peser sur les contributeurs nets une charge qui est extrêmement concentrée et dans votre étude la concentration vous la démontrer comme étant à la fois territoriale puisqu'il s'agit majoritairement des résidents de l'aire urbaine de Paris qui sont les contributeurs net générationnel également puisque les 50 59 ans sont à 70 % des contributeurs nets et puis sociologiquement puisque ce sont majoritairement des des cadres donc ma question est de savoir quels sont les conséquen de cette concentration sur le taux effectif de prélèvement auquel ces populations sont soumis est-ce qu'il n'en résulte pas un petit peu à la manière de la note que vous évoquiez de 2021 sur les incitations monétaires de 2019 une forme de moindre gain à l'effort pour ces classes qui contribuent fortement et qui sont pour partie des classes moyennes est-ce que vous confirmez par ailleurs le chiffre que vous donniez en 2021 qui disait que dans le fond les hausses de rémunération étaient absorbé à hauteur de environ 44 % par les prélèvements sociaux et fiscaux qui permettaient justement de financer ce système de de redistribution et inversement si on se place du point de vue de l'employeur est-ce que sur la demande de travail ça ne signifie pas qu'il faille revenir sur un certain nombre d'effet de seuil qui font dans le fond que une politique salariale plus élevé peut se traduire par une augmentation du coût du travail extrêmement importante je crois que c'est Rex code qui indiquait que que pour passer de 1 à 1,1 SMIC on pour 136 € de revenus brut supplémentaire pour le salarié ça correspondait à 400 € en plus pour l'entreprise merci euh j'ai plus la bonne fiche ah si ça y est Mathilde de Paris pour le rassemblement national merci monsieur le Président messieurs les directeurs monsieur le responsable de l'OCDE j'interviendrai pour ma part donc sur la conjoncture économique euh le rapport de l'OCDE adresse plusieurs constats premièrement une croissance française revue à la baisse pour l'année 2024 estimé désormais à 0,8 % contre une précédente estimation qui était de 1,2 % notamment en raison d'un environnement international moins favorable aux exportations et d'une hausse des taux d'intérêt qui pèsera sur l'investissement privé comme sur la consommation deuxème point clé l'explosion de la dette publique des pays de l'OCDE qui abandit de 44 % en 20 ans à ce rythme si rien n'est fait pour inverser la trajectoire elle augmenterait encore de 60 % d'ici à 2040 une tendance intenable alors que la croissance ralentit et que le coût des intérêts de cette dette augmente dangereusement selon les projection la dette de la France passerait de 112 % du PIB cette année à près de 150 % en 2040 tandis que celle de l'Italie passerait de 142 % à près de 200 %. dans son rapport le CDE fait plusieurs recandation à l'appelle notamment la France à supprimer progressivement les mesures de soutien budgétaire hérité de la pandémie ou de la crise énergétique mais aussi à maîtriser le coût du vieillissement afin de retrouver de la croissance l'OCDE préconise des réformes structurelles investir dans l'éducation la transformation numérique les infrastructures et la transition verte c'est sur ce dernier point que portera ma question l'OCDE anticipe des investissements important sur cette transition écologique que pensez-vous de l'opportunité de créer un véhicule monétaire européen pour financer cette transition écologique en effet notre groupe planche actuellement sur l'opportunité de créer un outil de quantitative easing vert alors qu'un rapport de la Banque de France souligne qu'actuellement les achats d'actifs d'entreprise de la BCE financent majoritairement des énergies fossile pensez-vous qu'un tel outil de quantitative easing vert serait un outil adéquat pour financer cette transition écologique merci beaucoup manuel bpard oui merci monsieur le Président merci messieur messieurs dames pour ces informations très très précises moi j'ai deux questions ma première question c'est que vous nous avez donné des éléments d'évolution et des éléments de de prévision de de du pouvoir d'achat or on sait que quand on travaille sur des indicateurs qui sont des indicateurs moyens il peuvent masquer des disparités est-ce que vous avez des informations sur la distribution en fonction du niveau de revenus en particulier de ces évolutions de pouvoir d'achat et pour le directromin est-ce que vous confirmez euh les éléments qui ont été indiqués dans une étude de l'INC de novembre 2023 c'est-à-dire que les dispositifs qui ont été mis en place face à l'inflation surtout bénéficier aux plus riches que ils ont aidé par exemple 30 % des plus modestes à couvrir 40 % de leurs dépenses supplémentaires mais que pour les 10 % des plus riches ils ont parfois permis de couvrir davantage que les dépenses supplémentaires liées à l'inflation est-ce que vous confirmez ces éléments est-ce que vous avez des informations sur la distribution des évolutions de pouvoir d'achat en fonction du niveau de ressources des Françaises et des Français 2uxème question sur l'évolution de la de la de la pauvreté euh d'abord bon bien sûr c'est dommage de pas avoir des chiffres plus récents mais je crois que ce qui est important c'est les comparaisons d'évolution de la pauvreté sur ces dernières années entre notre pays et nos voisins de ce point de vue-là il y a un chiffre d'Eurostat quand même qui dit qu'entre 2021 et 2022 la pauvreté augmenté en France de 1,3 % alors qu'elle a baissé de 0,3 % dans l'Union européenne est-ce que c'est des des éléments que vous confirmez et puis enfin juste une question méthodologique dans le la petite légende de vos cours vous nous dit parler de pauvreté mesurée sur les ménages ordinaires et dans la France métropolitaine ça veut dire que vous excluez les étudiants les sansabriis les personnes qui sont dans les établissements médicaux-sociaux ou les gens qui habitent dans les départements et territoires d'outr-emè on sait que c'est des endroits où il y a une pauvreté très importante est-ce que vous avez des évaluation si on avait changé de méthodologie sur l'évolution de la pauvreté merci beaucoup merci euh Fabrice brin qui s'impatientait pour les républicains merci monsieur le Président je voudrais à mon tour remercier les les intervenants et Monsieur le Directeur général parce que l'INC produit grand nombre de séries d'études statistiques qui sont particulièrement précieuses en cette période d'inflation soutenu où vous avez souligné que 9 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté où les inégalités progressent et en particulier les les inégalités territoriales qui sont souvent absentes de vos analyses vous savez quand vous parlez de service publics de santé par exemple je ne suis pas certain que les déserts médicaux et la fermeture de lit et de services dans les hôpitaux soit et un pouvoir redistributif pour les plus fragiles mais je voudrais centrer mon propos sur les questions démographiques sachant que la démographie est la clé pour préserver notre modèle économique et social voilà pourquoi d'ailleurs nous nous soutenons une politique démographique familiale et nataliste volontariste pour que la France ne devienne pas le pays de l'enfant unique comme le titrait la presse cette semaine et je voudrais revenir sur une étude de l'INC qui a été qui est paru le 4 janvier 2024 et qui démontre qu'entre janvier et novembre 2023 le nombre de naissan a reculé de 6,8 % ça correspond quand même à 45000 naissances en moins sur quelques mois et donc voici mes mes deux questions d'abord la première au vu de la chute de la natalité depuis 2014 qui en terme de politique publique pour la famille constitue un point de rupture euh combien de l'essence en moins ces 10 dernières années je pense un chiffre facile à mobiliser et une question peut-être plus complète toujours sur 10 ans avez-vous chiffrer l'impact économique de cette baisse de la natalité et ainsi que ces conséquences présentes et à venir sur notre système scolaire merci Mohamed lquila pour le groupe modem merci président merci messieur pour ces deux analyses de l'INC qui mettent en lumière des tend préoccupante alors si nous partageons ces constats nous devons selon moi impérativement nous interroger sur les causes sous-jacente et surtout sur les mesures efficaces pour les atténuer l'importance d'une approche intégrée réfléchi de la redistribution et de l'incitation au travail lorsque ces deux aspects sont bien liignés peuvent se renforcer mutuellement favorisant à la fois cohésion sociale et efficacité économique pour la Banque de France la la croissance de la France s'établirait à 09 % pour l'année 2024 cependant je note que vous n'êtes pas encore aligné sur les prévisions établies par la loi de finance qui table sur une croissance de 1,4 %. alors que le secteur du bâtiment les carnets de commande sont à niveau ex exceptionnellement bas est-ce que des mesures législatives de relance du secteur combiné à des évolutions favorables des conditions de crédit pourrai permettre de revoir à la hausse ses prévisions par ailleurs est-ce que dans votre scénario macroéconomique vous prenez en compte l'impact que pourrait avoir les GO sur l'activité économique si oui avez-vous des chiffrages à nous communiquer sur la redistribution enfin son interaction avec l'incitation au travail ne doit pas être perçu comme conflictuel mais plutôt comme complémentaire la redistribution joue un rôle capital il ne doit pas être perçu uniquement comme un coût mais comme un investissement dans le capital humain pour la le préserver et renforcer ce rôle il me semble primordial de trouver un juste équilibre entre sécurité sociale et incitation au travail comment pouvons-nous concevoir des politiques de redistribution qui renforcent les compétences et l'employabilité contribuant ainsi à une croissance économique globale je vous remercie merci Michel Boulou pour le groupe socialiste oui merci et merci au intervenant notre pays n'a jamais connu un taux de pauvreté aussi élevé en février 2023 la Fondation abépierre a estimé à 10,5 million le nombre de personnes en situation de précarité soit environ une personne sur 6 parmi elles on trouve principalement d'ailleurs des familles monoparental et d'autant plus lorsque le parent isolé est une femme et j'en profite pour saluer le travail des députés sur le sujet des familles monoparentales initié par mon collègue Philipp brin on a besoin de solutions spécifiques sur ce sujet pour résoudre la pauvreté or l'exécutif et en particulier l'Élysée et à tout le moins après 7 ans de pouvoir le seul responsable d'une politique fiscale désastreuse et hostile à toute réforme fiscale redistributive pour résorber ce problème de la pauvreté en France d'autant plus que le Parlement n'a plus son mot à dire du fait de la succession de 493 sur tous les textes budgétaires et que le gouvernement prendct directement ses ordres rue du Faubourg Saint-Honoré les chiffres de l'INC montrent d'ailleurs la situation ubuesque dans laquelle nous nous trouvons alors que la redistribution monétaire via les prélèvements directs participe pour 31 % à la réduction des inégalités de niveau de vie les partis présidentielles préfèrent tabler sur des mesurettes dont l'impact sur la lutte contre la pauvreté est dérisoire la prime de rentrée par exemple versé dans un contexte d'inflation élevée contribue pour 1 % à la réduction des inéités des inégalités pardon 1% seulement l'INC montre que la prime inflation ne contribue je cite que marginalement à la réduction des inégalités plus qu'une question je forme un vœu en ce début d'année que cette audition puisse enfin éclairer l'exécutif sur des pistes efficaces et donc souhaitable pour que la redistribution monétaire dans notre pays ne soit pas exclusivement captée par les populations les plus aisées et encore plus malheureusement par les ultra riche une question cependant vous avez dit qu'il n'y a pas de boucle prix salaire en tout cas ça n'a pas été constaté sur l'inflation que pensez-vous de la boucle profitprix comp tenu du constat des dividendes très élevées en parallèle d'une inflation élevée également merci et je suis désolé je dois partir mais j'écouterai les réponses sur le replay merci lis Banier pour le groupe horizon juste vraiment vous ne pouvez pas dire la France le le taux de pauvreté n'a jamais été aussi élevé dans ce pays euh sur combien de sièclle d'histoire enfin je sais pas quand vous quand vous commencez il vous écoutera lisbanier pour merci monsieur le Président et merci effectivement aux intervenants pour les différentes présentations et la qualité des données qui nous sont présentées aujourd'hui j'auraai à mon tour quelques questions alors d'abord sur la sur la conjoncture économique je rebondirai sur les propos de mon collègue Laquila sur la différence de taux de croissance prévu pour 2024 euh puisque les prévisions du gouvernement sétabliss à 1,4 %. de fait considérez-vous que cette prévision est tenable puisque vous n'avez vraisemblablement pas la même ma deuxème question concernant la conjoncture économique porte sur l'incidence de la remontée des taux directeurs sur le ralentissement de l'inflation dit autrement est-ce que la remontée des taux est réellement efficace pour lutter contre l'inflation ou est-ce que celle-ci recule simplement parce que on est en train de passer le choc de demande post covid et la crise énergétique quelle est votre opinion sur ce ralentissement de l'inflation et concernant la redistribution élargie notamment euh nous notons que vous confirmez que le rapport d'écart des revenus passe bien de 18 à 3 grâce à la redistribution é LG je pense que c'est un des points forts de notre pays et que nous devons en être fi pour autant et la courbe qui est affichée à l'écran actuellement interroge à votre avis l'outil fiscal euh est-il le plus pertinent pour améliorer effectivement la redistribution dans notre pays et notamment à destination des ménages de niveau de vie intermédiaire dont on voit parfaitement qu'aujourd'hui ce sont les catégories dites de classe moyenne qui en bénéficient le moins donc est-ce que vous avez une opinion sur l'outil qui pourrait être le plus efficace pour que cette courbe fasse un creux moins important je vous remercie merci Eva SAS pour le groupe écologiste merci monsieur le Président merci monessieur pour vos présentations je voudrais d'abord regretter le délai de dans la publication des données sur les inégalités moi je suis toujours frappée de voir qu'on arrive à publier le PIB trimestriellement et que pour les inégalités on a 2 an de retard alors j'entends que il y a des des la nécessité ité de d'exploiter les les données fiscales mais enfin il me semble qu'on pourrait investir pour avoir une actualité un peu plus importante sur cette donnée qui est aussi importante que le PIB à notre sens euh j'avais déjà fait part de ces remarque quand on avait étudié les nouveaux indicateurs de richesse ensuite ma question porte sur le pouvoir d'achat on est surpris d'entendre qu'il y a il y aurait une progression du pouvoir d'achat de 0,8 % alors que parallèlement vous faites état d'une augmentation du taux de privation matérielle et sociale alors j'entends bien que c'est pas exactement les les mêmes périodes mais vous faites aussi état d'une augmentation de la fragilité financière des ménages puisque vous constatez que une hausse de la part des ménages modestes qui s'endettent donc il nous semble que à la fois au travers de ce qu'on entend dans nos circonscriptions mais aussi de de vos chiffres et il y aurait un écart entre cette progression apparente du pouvoir d'achat et euh et cette augmentation du taux de pauvreté pour certaines catégories ce qui rejoint les questions de mes collègues sur la distribution de cette augmentation du pouvoir d'achat qui ne nous paraît pas concerner toutes les catégories sociales merci Jean-Marc Tellier pour le groupe GDR oui monsieur le Président d'abord je voudrais remercier l'ensemble des intervenants concernant l'inflation bon je voudrais rappeler quand même que le pouvoir d'achat est la première préoccupation des français aujourd'hui ce qui peut peut-être s'expliquer dans dans vos tableaux vos courbes sur la confiance des ménages aujourd'hui euh vous nous avez parl de des inflations d'inflation vous nous avez parlé d'évolution du pouvoir d'achat avec une légère hausse des salaires il me semble que c'est loin d'être le ressenti quotidien des Français aujourd'hui surtout si on parle de de reste à vivre concernant ses populations donc sur ce sujet j'aurais une question est-ce que vous pouvez nous donner par strate de revenus l'impact de l'inflation sur les questions alimentaires sur les les questions énergétiques sur les questions de service concernant les inégalités la pauvreté je crois qu'on peut dire que la France est sortie de l'épisode du covid-21 avec un taux de pauvreté supérieur à celui qu'elle avait quand elle y est rentrée par conséquence nous assistons à une forte hausse des inégalités pour preuve l'indice du gnie est passé de à 0,294 en 2021 s'agissant du mécanisme de redistribution l'INC rend compte qu'il bénéficie à près de 6 personnes sur 10 en conclusion il semble que malgré le mécanisme de de redistribution ont des nombres de plus en plus de ménages modestes et ils sont de plus en plus nombreux à subir la pauvreté en contr contrario les plus riches ont vu leurs revenus considérablement augmenter ainsi par quel mécan me indiguer cette polarisation qui s'exquise enfin s'agissant de la pauvreté comment analyser le fait que travailler ne permet pas d'éviter la pauvreté et que 18,3 % des ménages insérés sur le marché du travail sont pauvr merci Charles de Courson pour le groupeot trois petites questions la première c'est sur la hausse du taux d'épargne qui ne redescend pas quelles sont les mesures qui seraient susceptibles d'après vous de faire baisser le taux d'Épagne des ménages notamment l'investissement dans l'achat de logement 2ème question vous signalez la perte de compétitivité de l'économie française sujet qui semble-t-il n'intéresse pas grand monde mais cette situation réduit le taux de croissance français de 02 0 points en moyenne annuelle sur 10 ans de mémoire à peu près qu quelle mesure pourrai contribuer à redresser cette situation et puis sur les inégalités est-ce que vous partagez l'analyse de d'experts son lequel c'est plus par les transferts liés à la dépense publique que par les transfert liés au prélèvement obligatoire que les inégalités sont réduites merci on va passer aux questions supplémentaire comme ça on aura les réponses groupées pour une minute Katiana Levavasseur est-elle là bienvenue merci monsieur le Président merci Monsieur pour vos propos liminires si comme le disait gandhy on mesure la grandeur d'une société à la manière dont elle traite ses membres les plus vulnérables on ne peut pas que s'alarmer devant les chiffres exposés dans les notes de l'INC de novembre 2023 sur les inégalités et la pauvreté entre 2017 et 2021 on constaterait une augmentation de 6,4 des personnes vivants sous le seuil de pauvreté en France en 2021 9,1 million de personnes se situeraient ainsi en dessous du se de pauvreté monétaire 14,5 % de la population était cette même année alors considéré comme pauvre compte au 13,8 % l'année de la première élection d'Emmanuel Macron c'est dramatique il ne faudrait pas compter sur 2022 et 2023 pour inverser la tendance en vue du contexte actuel par ces notes est précisé que sont spécialement touchés les personnes au chômage mais aussi les familles nombreuses qui ont depuis plusieurs années déjà un taux de pauvre particulièrement élevé aussi j'aurais plusieurs questions concernant ces familles ne pensez-vous pas revenir à l'universalité des prestations familiales mis àas par François Hollande pourrait être une solution pour faire baisser ce taux de pauvreté est-ce la fin de l'un l'universalité POS ces dernières question mais normal c une minute allez-y allez-y pas posz votre dernière question B si posz la dernière question que vous étiez en train de poser est-ce la fin de l'université l'universalité de ces de ces prestations qui a été un facteur déterminant dans la précarité de ces familles qui augmente sans cesse merci merci marieinealousro voilà merci monsieur le Président messieur merci de vos interventions j'ai deux questions la première sur la dernière diapositive de la Banque de France parlerit de la dette publique française on a pas beaucoup parlé ce matin euh le le différentiel avec la zone euro de 23 points d'écart en pourcentage de PIB il me semble inquiétant ce qui serait aussi intéressant c'est que vous en parliez en masse on masse le le volume 3000 milliards voilà donc sur une question sur la dette jusqu'à quel niveau est-elle soutenable et puis une deuxième question concernant le le tassement de l'emploi DESS 2024 et les perspectives 2025 alors vous avez une différence de de chiffres 7,6 je crois pour l'INC 78 pour l'OCDE d'après ce que j'ai cru comprendre selon vos estimations comment on peut considérer aujourd'hui que c'est structurel à 7,8 % si on arrive à 78 comment on peut considérer que c'est structurel alors que je pense qu'il y a une part conjoncturelle voilà merci Daniel Labaronne merci monsieur le Président merci Monsieur pour votre exposé qure questions comment expliquez-vous l'absence de déformation depuis près de 30 ans de la répartition de la valeur ajoutée entre rémunération des salariés et taux de marge des sociétés non financière deè question qu'en est-il de l'évolution de la productivité du capital et celle de la productivité globale des facteurs de production dans notre économie 3ème question est-ce que l'économie française aurait conjuré le carré magique de Cal d'or puisque notre économie a enregistré à la fois une croissance une baisse de l'inflation et du chômage et une contribution positive de nos échanges à la croissance alors que caldor disait qu'il n'était pas possible d'avoir ces quatre composantes positives en même temps enfin a entrepris une démarche des comptes nationaux augmenté avec un calcul de la valorisation des services publics d'autres pays ont-ils engager une même démarche je vous remercie merci charlesou plus là fabienilippo merci président merci à l'ensemble de nos intervenants TR questions mon côté aussi la première par rapport aux perspectives du chômage en 2024 on voit et bien dans un certain nombre de secteurs les commandes baissé et puis les les intérimaires être être renvoyés l'emploi baissé il y a un décalage avec les perspectives très optimistes du gouvernement et je voulais savoir comment vous le mesuriez les conséquences que ça pourrait avoir sur les recettes fiscales la deuxième par rapport à la smicardisation entre guillemets du pays on passe quand même aujourd'hui à 17,3 % de salariés et avec les nouvelles augmentations ça va continuer de d'entraîner un un rattrapage voula avoir le lien entre cette smicardisation des dernières années le l'évolution du taux de pauvreté et paradoxalement peut-être creusement de certaines inégalités salariales avec de plus en plus et bien une forme de sablier sur les revenus en tout cas je voulais avoir votre avis sur le sujet et troisièmement rebondir un peu sur les aspects démographiques abordés par mon collègue Fabrice Fabrice brin et l'espérance de vie avec l'OS de l'inactivité vieillissement de la population quelles conséquences sur nos retraites à à long terme et surtout sur le système par répartition est-il condamné David Amiel merci monsieur le Président une question rapide de conjoncture quels enseignements tirez-vous messieurs de la baisse rapide de l'inflation aux États-Unis sans que il y ait une augmentation forte du chômage pour le cas européen est-ce que ça laisse envisager des perspectives peut-être plus optimistes pour notre pays et puis une question sur la redistribution on voyait dans votre présentation que la France caractérisait par rapport aux autres pays de l' CDE par des inégalités plus faibles mais aussi par fa une mobilité sociale plus faible et c'est toujours étonnant parce que les économistes ont quand même tendance à considérer qu'une société moins inégalitaire est aussi une société plus mobile d'ailleurs c'est ce que certains chercheurs avaient appelé la courbe de gatville le magnifique y a-t-il donc dans la manière dont les transferts sont effectués en France des facteurs qui contribueraient à la rendre moins efficace pour la mobilité sociale et en particulier est-ce que vous avez le sentiment dans la redistribution élargie que nous mettons peut-être trop l'accent sur les transferts individuels et insuffisamment sur le finance des services publics collectifs merci est-ce qu'il y a d'autres questions une fois deux fois tris fois bah voilà à vous de répondre à cette long série de questions vous avez pris des notes j'ai pris j'ai pris des notes j'ai essayé je répondre à tous Je peut-être Olivier je vais peut-être te laisser les questions plus macro et moi je vais me consacrer peut-être sur les questions sur le le thème inégalité vous avez un certain nombre de question qui porte sur les les statistiques leur complétude leur disponibilité donc je répondre rapidement là-dessus hein euh d'une part euh sur la question de la la disponibilité alors c'est une jeune discussion qu'on avait déjà eu dans il y a plusieurs années madame ça sur la cette question là euh oui donc comme je l'ai déjà expliqué si on si on veut des inégal des des indicateurs de de distribution de revenus monétaire il faut avoir toute la distribution des revenus pour faire le taux de pauvreté hein puisqu'il faut avoir le le la médian et ce fair toute la distribution donc pour nous euh on peut avoir des données d'enquête auprès des ménages et et quand vous avez des publications d'Eurostat et je signale au passage monsieur bonp part quand Eurostat dit 2022 en fait c'est 2021 c'est bien ça Christal et c'est des données d'enquête qu'on considère nous pas très fable parce que ce qu'on a regardé nous en France et que d'autres pays n'ont pas forcément fait c'est que quand on on va chez les chez chez les gens et qu'on leur demande quel est votre revenu et qu'on compare après avec la la la donnée qu'on a euh alors il pe des revenus non déclarés et cetera mais même sur des des salaires ce qui déclare comme salaire et cetera et qu'on a la vraie donnée à travers les déclarations d'impôt ou les déclarations de cotisation il y a une énorme écart et donc en fait quand on interroge sauf à avoir un protocole d'enquête très long avoir énormément de ménages que peut-être seul les Américains font c'est très difficile d'avoir une enquête qui de dire contemporaine va vous donner des des égalités de revenu et c'est pour ça que nous on préfère dans notre infrastructure statistique calculer ça quand on a vraiment les données fiscales les données des caisses de sécurité sociale et cetera et il faut du temps euh et dans les données d'enquête on privilégie ce qu'on vous a montré sur le quand on demande aux gens leur bien-être leur privation et cetera donc du ressenti ça ce qu'on ce qu'on peut faire est-ce que pour autant on peut pas investir pour avoir mieux hein c'était la question de ça alors ce qu'on a essayé de faire nous euh pendant plusieurs années mais qui depuis le covid est plus difficile c'est c'est d'anticiper de faire des microsimulations pour dire certes on n'a pas encore les données individuel mais on sait globalement quelle est l'augmentation des revenus des salaires du capital de des allocations chômage des retraite et donc on essaie de de d'anticiper ce que va être l'évolution de la distribution c'est pas très facile on l'a fait plusieurs années ça marchait pas trop mal depuis le covid c'est objectivement très très compliqué on a du mal à à faire tourner cette cette infrastructure là une autre manière d'investir qu'on a fait c'est d'aller regarder nos données d'enquête alors dans dans cette Christ montrer le la cam le donc on a une enquête auprès des ménages tous les mois c'est celle qui donne le climat de confianceces des ménages et là on demande au au ménages des leurs Opin leur leur opinion sur est-ce qu' par exemple ce graphique est-ce qu'on met de côté est-ce qu'on boucle juste le budget ou est-ce qu'on tire sur les réserves et on s'en dette et vous voyez les les là c'est depuis 2015 c'est assez longue période la courbe du haut c'est la part des ménages qui disent qu'il mettent de côté euh elle a elle a pas tellement bougé sur longue période elle a juste été plus élevée au moment encore une fois des confinement où on pouvait pas consommer si vous voyez euh la courbe du bas qui est est-ce qu'on tire sur ces réserves ou est-ce qu'on s'endte euh paradoxalement peut-être contrairement à l'intuition elle n'explose pas ces dernières ces derniers mois ces dernières années juste elle a était à l'inverse plus basse au moment du confinement donc il y avait moins de gens qui s'endettaient et qui tiaient sur la r parce qu'encore une fois ils pouvaient pas consommer après c'est remonté mais on n'est pas des niveaux spécialement et ça c'est vraiment des données d'enquête bon où on téléphone à 2000 personnes et on leur demande ce qu'il en est donc voilà c'est le genre de chose qu'on peut faire l'autre chose qu'on peut faire c'est très nouveau c'est d'essayer de travailler sur des données avec les banques c'est intéressant d'avoir des indicateurs de précarité financière qui sont direct directement sorti des informations qu'on peut avoir des comptes et alors nous on a travaillé évidemment si on pense précarité financière la banque avec laquelle il faut travailler c'est la Banque Postale donc on a beaucoup travailler on a une publication récente donc je vous en montr un indicateur tout à l'heure dans le précédent diaporama qui montrait que là aussi la part des gens qui étaient à découvert avait évolué c'était réduite dans dans le covid il faut se mfier des billets cognitifs d'ailleurs parce qu'en 2020 tout le monde pensait que la pauvreté et cetera la situation de précarité explosait en fait ça n'a pas été le cas mais et là on voit que ça que ça remonte les la proportion de Bage qui sont à découvert mais un peu comme ce graphique là c'est pas beaucoup plus élevé que je crois que ce que ça a été c'était avant covid donc voilà le genre de d'investissement qu'on peut faire mais très franchement on est si vous avez d'autres idées on est preneur mais je crois qu'on fait on essaie de faire le maximum pour monsieur par une question très pertinente sur le fait que dans nos enquêtes euh on traite ce qu'on appelle les ménages ordinaire on a du mal à aller faire des enquêtes dans les prisons les éepades les casernes les foyers d'étudiants de travailleur ou de euh alors on a une publication spécifique sur ce qu'on appelle dans notre langage les ménages non ordinaires c'est pas un très beau terme mais je sais pas si Christel tu voudra en parler euh est-ce que ça biè dans un sens ou dans un autre j' j'en suis pas certain dans dans quand on regarde ces différentes catégories de ménage il y en a qui vont être plus exposés à la pauvreté d'autres sans doute sans doute moins et qu'est-ce que c'est que la pauvreté monétaire pour quelqu'un qui est dans un pad c'est voilà euh mais mais vous avez raison d'en parler vous nous avez dit les uns et les autres qu'il faut faire une attention particulière sur enfin certains d'entre vous sur les plus riches alors on a fait une fois une publication c'est un vrai défi statistique parce que évident dans les échantillons même si on chur par pour l'enquête patrimoine qu'on fait en lien avec les le le réseau de la Banque centrale européenne et de la Banque de France on a tendance on essaie de suréchantillonner les haut patrimoines parce qu'évidemment c'est très intéressant d'avoir l'information sur les haut patrimoinees mais euh c'est compliqué euh vous parlez de de de monsieur le Président des ultra mililliardaires c'est compliqué d'aller les enquêter tous de manière exhaustive il y a peu de chance qui tombe sur sur un échantillon tiré au hasard il faut aussi que je signale moi je sais pas dire quelle est la la ustesse des travaux d'Oxfam j'ai on a jamais fait l'expertise mais les les actionnaires dont parle Oxfam ne sont pas forcément des résidents et des contribuables nationaux mais IPP c'est des Résid contribu sou voilà mais l'IPP a fait des choses avec le voilà l'IPP puisqu'on en parle a aussi parce que vous nous évidemment moi je veux pas comme comme je vous l'ai déjà dit dans cet instant je je suis attentif à pas aller trop dans l'arène politique c'est pas mon job donc si vous vous voulez avoir des bilans de la redistribution lié au quinquen et cetera vous avez grâce notamment au fait qu'on met en à disposition des en Open Access certains de nos modèles et et que les données sont facilement accessibles de plus en plus vous avez de l'OFCE et de l'Institut des politiques publi pas mal d'études qui vous disent quel est le bilan et donc c'est toujours assez nuancé c'est toujours beaucoup plus nuancé ce que ce que pouvez vous dire les uns comme les autres chacun de de vos de votre côté je me per de signaler et donc j'ai réagi parce que le l'orateur par par partait je on peut pas dire que le T de pauvreté n'a jamais été aussi élevé dans dans le pays on sait bien qu'il y avait un taux de pauvreté encore une fois j'y reviens chez les personnes âgées qui étaient avant les années 70 très très très élevé on s'en souvient euh pour il y a il y a un sujet aussi il y a eu des questions sur la la question de la la pauvreté des salariés du phénomène des salariés pauvres c'est vrai qu'on a eu beaucoup de mécanismes euh ça a commencé avec le RSA la prime pour l'emploi maintenant la prime pour l'activité euh la prime de 100 € consécutive au au grand débat enfin au gilets jaunes euh qui ont euh conduit à réduire euh la pauvreté des le taux de pauvreté des salariés notamment des salariés à temps partiel qui étaient très exposés à la pauvreté euh à la pauvreté euh précédemment euh alors ensuite après avoir dit tout ça euh si on regarde la si vous nous appelez un peu les uns les autres même si j'en ai déjà parlé à revenir sur la question conjoncturellement qu'est-ce qu'on peut penser de la distribution euh de la distribution des revenus en fait il y a trois phénomènes qui sont à l'œuvre et donc moi je sais vraiment pas faire l'aggrégation des trois euh le premier j'en ai parlé tout à l'heure c'est euh les minimas sociaux les bas revenus sont protégés de l'inflation par des clauses législatives en général mais qui euh qui mett du temps parce que souvent les les les revalorisations c'est au 1er janvier 1er avril et cetera donc transitoirement il peut y avoir en période d'inflation forte et même qui surtout qui accélère une une perte de pouvoir d'achat pour ces populations là côté revenu d'activité quôté salaire les les les plus bas salair sont plus protégés de l'inflation que les haut salaires et ça on voit bien quand on regarde les salaires des des selon les niveau de qualification que ceux qui sont plus proches du SMIC en période de forte inflation alors il y a un petit délai il faut attendre d'avoir deux points de hausse des prix entre pour avoir une nouvelle revalorisation du SMIC mais ça vient assez vite quand l'inflation est assez élevée donc le pouvoir d'achat du SMIC ne baisse peut baisser très transitoirement mais mais objectivement pas beaucoup alors que le pouvoir d'achat des des certains salaires dans le privé comme dans le public a pu baisser et ça se voit bien quand on compare les salaires des cadres des des non casades donc de la la période récente ça c'est un deuxième phénomène et puis il y a un troisième phénomène qui est que les évolution des revenus du capital aussi vont avoir un effet sur la distribution des revenus parce qu'évidemment la détention de capital et de patrimoine est très différente selon le disile de revenu dans lequel on est et quand les taux d'intérêt augmentent et quand euh la situation financière des entreprises est correcte et donc que le contexte inflationniste ne porte pas atteinte au au à la distribution de dividende euh on a plutôt un phénomène qui est qui est favorable au revenu du capital et donc qui va plutôt profiter au au descil les plus élevés donc si vous faites donc franchement il y a beaucoup beaucoup de phénomènes à l'œuvre c'est assez difficile de il faut vraiment se garder de toute je dirais interprétation hative ou de euh et si on si je vous dis queaujourd'hui là on sait pas vous dire exactement dans quel sens évolue le la distribution des revenus au cours des mois ou des trimestres récents c'est qu'effectivement il il y a TR il y a au moins tris ces trois types de phénomènes qui vont dans des sens différents et donct il est très difficile de faire l'agrégation voilà [Rires] euh peut-être revenir sur le graphique en U la Cristel parce que CIT la question du la question du président et et les revenus celle-ci oui donc ça c'est dans une publication qu'on a faite récemment où on montre effectivement que les mesures de 2022 hein parce que c'est quelque chose qu'on fait chaque année donc on change pas le thermomètre chaque année on fait la même chose on regarde les mesures qui ont été décidées dans l'année et on regarde à quelle type de revenus elle profite dans la distribution des revenus pour les les les mesures de 2022 c'est pas quelque chose d'absolument structurel c'est pas comme ça tous les ans et il sont avec cette courbe en U elles profitent au plus modeste c'est les mesures dont j'ai redz-moi parce que j'en oublie la prends le micro peut-être Christal pour lu dire les mesures les plus je coupe le bien oui donc a toutes les mesures exceptionnelles donc à la fois les revalorisations anticipées les primes la prime exceptionnelle de rentrée le cheque ennergie la fin de l'indemnité inflation qui était à cheval sur sur 2 ans et voilà essentiellement donc c'était pas mal de mesures exceptionnelles anti anti inflation oui donc on a compté comme mesure exceptionnelle le fait qu'on avait décidé en 2022 une revalorisation anticipée par rapport au à la loi de droit commun des des retraites des allocations familiales et cetera au 1er juillet donc ça touche beaucoup le bas de la distribution ce qui touche le haut distribution c'est qu'en 2022 les derniers à passer à la suppression de la taxe d'habitation pour les résidence principale ce sont les les plus riches puisqu'ils avaient pas été fait avant donc on a ce fait phénomène en 2022 que les mesures de la mesure de 2022 sur la taxe d'habitation elle profite au haut de la distribution mais c'est c'est c'est pas un très général chaque année donc ça c'était pour répondre à cette question ceci posera bien le problème de des taux marginaux sur classe moyenne je vais je vais revenir plus tard et puis il y avait une autre question du président sur laquelle il me faut répondre c'est la question de de comparer en comparaison internationale le niveau de de d'inégalité et la capacité du système de prél de transfert à réduire les inégalité donc je vous rappelle en gros on a après système de préléement et de transfert après système de prélement transfert euh des inégalités qui sont proches de celles de la moyenne de l'Union européenne et on a un système de redistribution par prélant et transfert qui redistribue plus que la moyenne de l'Union européenne ça veut dire que avant redistribution on avait plutôt un peu plus d'inégalités et ça c'est beaucoup parce qu'on a plus de chômage que la moyenne de l'Union européenne donc les inégalités viennent beaucoup du fait de d'une situ la situation sur le marché du travail qui fait que moins je crois pas euh alors je sais pas Christelle si on a des comparaisons des inégalités salariales entre les pays j'ai pas en tête qu'on ait plus d'inégalités de salaire non mais peut-être il faudra monsur le président qu'on vous le redise ord euh on a on a un salaire minimum qui est assez haut hein par rapport aux autres pays en comparaison au salaire moyen donc mais mais en en salaire ce qu'on sait c'est sur les inégalités de salaire elles sont moins du au salaire horaire qu' au développement du temps partiel donc dans un pays comme les Pays-Bas où il y a beaucoup de temps partiel on va avoir des inégalités salariales à cause de ces questions de durée du travail donc leses sont plus lié à l'éventail des des durées du travail euh alors c'est c'est un autre sujet mais qui est passionnant et je comprend qu'il est qui qui tout le monde ve essayer de le traiter et qu'il a de collègues économistes Antoine B vassemè qui ont été émissionné là-dessus c'est d'essayer de de regarder si on peut encore améliorer la courbe des taux marginaux d'imposition la CP desaux marginaux d'imposition c'est très technique mais ça renvoie c'est pas exactement le sujet de inégalités mais ça renvoie à la runération de l'effort quand on augmente son salaire quand parce que les grises sont traassés ça prend du temps on arrive à monter un peu dans dans la grille d'une branche on gagne un peu d'argent et bah on va perdre des allocations logement on va perdre éventuellement de la prime pour l'activité on va on peut rentrer dans le barême de l'impôt sur le revenu et cetera et cetera et on peut être dans des situations vous l'avez mentionné la situation maximale c'est et en plus il y a il y a le côté employeur il y a le fait qu'on perdre des des exonérations de cotisation employeur puisqu'elles sont dégressives avec le salaire donc on peut être dans la situation vraiment la plus caricaturale mais qui peut exister je crois que c'est pour les célibataires ça dépend de la situation familiale ou à certains niveau de salaire lorsque vous avez 100 € de plus de revenus euh 100 € de plus de salaire net je crois ou de revenus il de de revenu net euh après impôt et cetera pour l'employeur ça a coûté 482 ou 483 €. donc c'est euh des taux marginaux d'imposition assez importants et c'est le système de prél de transfert est ainsi fait que bah une grosse partie de l'effort de l'employeur est en fait dissipé en et et et que le et que le revenu donc c'est c'est on en a parlé à la moi je suis intervenu là-dessus on m'ava demandé de le faire à la conférence sociale à l'automne dernier c'est c'est c'est un sujet qui est un peu qui qui a un sujet social très compliqué on est au SMIC on essaie de monter quand on monte c'est long c'est compliqué parce que les gris sont assz et en plus euh c'est le la la rémunération finale nette est faible au regard des des efforts et et ce que ça coûte à l'employeur comment résoudre ça euh ça va être ça va être compliqué parce que c'est inérant à notre on a un niveau du SIC élevé donc ça ça va re assez des gris euh et on a réglé le problème du coup du travail au niveau du SMIC qui était vraiment tropé en faisant ces exonérations de cotisation employeur elles peuvent pas être surtout les niveaux de salaire donc elles sont bien dégressives ça c'est une évidemment on a oublu aussi que le travail paye donc on a fait des des systèmes de d'incitation de de de prime pour le pour l'activité des choses comme ça qui s'ajoute mais sauf à faire un revenu universel qui est très coûteux évidemment elle aussi doivent être dégressive euh donc après sauf à avoir une ressource budgétaire que moi je ne visualise pas c'est un problème qui est très très compliqué très très compliqué à régler donc c'était pour répondre à ce sujet qui qui est passionnant mais qui est pas exactement le sujet de la des inégalités ou des inégalités euh je crois queil y avait une question mais j'ai j'ai oublié laquelle sur les inégalités la mobilité sociale c'était ah oui c'était la question de Monsieur Amiel je pense qu'il a il y a un phénomène important quiid ifié dans beaucoup de pays mais assez spécifiquement en France qui est les l'effet de de sorte de déterminisme social dans le système éducatif c'est-à-dire que on voit bien il y a des tas d'études sur tout un tas de phénomènes que que le le niveau des élèves est plus qu'ailleurs en moyenne plus que dans la plupart des pays lié à à l'origine sociale donc si vous réfléchissez à quelque chose qui euh porte préjudice à la mobilité intergénérationnelle en Voilin clairement hein [Musique] euh c'est c'est d'ailleurs il y a une littérature y compris de nos collègues de la statistique publique de la de laadep la direction d'évaluation du ministère de l'Éducation nationale qui sont aussi très intéressante je crois qu'on l'a publié dans dans France portrait social là ce que ce ce que le président est en train de me voler là et mon exemplaire c'est une étude qui montre que les les vœux des des élèves les vœux les vœux des élèves et de leur famille à Affelnet en fin de 3e sont aussi pas les mêmes selon la catégorie sociale avec une autocensure à élèves de niveau comparable pour des des gens de de catégorie modeste donc il il y a énormément de phénomènes de ce typeè très rapidement je vais je vais aller très vite en regroupant les questions et pardonnez-moi moi si je réponds pas à toutes les questions alors il y avait une première question de Madame Paris qui n'est plus là qui était sur le qiv vert c'est important enfin je je réponds quand même puisque ça concerne la banque centrale pour dire un sur le constat c'est vrai qu'il y a des besoins liés à la transition climatique énergétique qui sont importants en terme d'investissement il y a le rapport Pisani mafous qui pour la France a chiffré à 60 milliards par an mais la réponse est certainement pas de financer ça par de la création monétaire par du quantitative easing je vous rappelle que aujourd'hui la banque centrale européenne n'achète plus d'actifs qu'il soi privé ou public puisque maintenant nous réduisons la taille de notre portefeuille cette politique elle était dans le cas à une époque où l'inflation était trop basse aujourd'hui on a vu elle est trop élevée on a dit c'est la préoccupation numéro 1 des Français cette politique là elle répondait à un objectif qui est notre mandat la stabilité des prix et donc le d'ailleurs les achats de titres privés ne représentaient que moins de 10 % de nos achats et de notre portefeuille donc l'essentiel c'est des achats de titre public donc c'est sans doute pas du tout la réponse au problèmes je crois il faut plutôt là ça relève plus de financement public et privé deè 2uxè point il y avait pas mal de de question sur à la fois il y avait la question de de sur un peu sur le thème inflation et politique monétaire il y a eu une première question qui était finalement est-ce que l'inflation est-ce que vous y êtes pour quelque chose est-ce que la politique monétaire la ha des il est pour quelque chose dans le recul de l'inflation et il y avait la question un peu liée aux États-Unis où finalement on a un taux de chômage qui reste très bas et pourtant une inflation qui qui baisse je crois que premier point aussi bien aux États-Unis et en zone euro la politique monétaire ça a marché alors la la baisse d'abord la baisse du prix de l'énergie on pourrait dire c'est pas c'est pas directement la politique monétaire même si finalement le fait que toutes les banques centrales au niveau mondial et resserrer leur politique monétaire au même moment ça veut dire ça réduit aussi ça contribue après à refroidir la demande mondiale de matières premières de d'énergie donc ça a pu jouer et puis surtout et c'est ça le principal rôle de la politique monétaire la comparaison que je fais souvent c'est avec une épidémie ou une pandémie les la politique monétaire elle vise non pas elle peut pas agir sur la cause là sur ce qui était la les guerres ou les facteurs géopolitiques et autres qui ont fait la hausse des prix importés en revanche nous notre rôle c'est d'empêcher la contagion à toute la chaîne des prix et notamment tout à l'heure j'ai évoqué les les différents étages de la désinflation là le point important ce que le rôle de la politique monétaire c'était notamment que la partie la plus persistante de l'inflation et notamment du côté des services que il y ait une contamination dans ces prix-là qu'il y ait aussi une contamination vient les comportements de prix des entreprises et les hausses de Sal ire et donc c'est le rôle de la politique monétaire c'est d'empêcher cela et la bonne nouvelle c'est qu'on a pu le faire sans provoquer aussi bien aux États-Unis qu'en zone euro de récession mais ça ne veut pas dire que la politique monétaire n'a pas eu un rôle ça justement ça a convaincu aussi les agents économiques que il y aurait pas de persistance de de l'inflation et donc c'est ce que l'on voit au Ji dans la normalisation notamment en matière de comportement de prix il y avait aussi une question un peu autour du taux de chômage quelle est en disons la la partie conjoncturelle structurelle là clairement c'est ce que j'ai dit tout à l'heure le fait dans notre projection on a en 2024 2025 une petite remontée du taux de chômage là qui est vraiment conjoncturelle qui est qui est liée au ralentissement passé de et notamment et un peu encore la la faible croissance que l'on aura en 2024 et donc c'est ça qui explique cette remontée du taux de chômage ça ne remet pas du tout en cause finalement il y a eu une baisse et là tous les il y a un accord des économistes pour dire qu'il y a eu une baisse en France du taux de chômage structurel il y a encore si on veut atteindre un taux de chômage de de 5 % dans les années à venir là ça veut dire qu'il faut encore faire baisser ce taux de chômage structurel je rappelle on a une enquête de conjoncture où chaque mois on interroge les entreprises sur leur difficultés de recrutement alors qu'on a un taux de chômage qui reste encore élevé à 7 et5 % là il y avait encore début janvier 41 % des entreprises interrogées dans notre enquête qui nous disait avoir des difficultés de recrutement gênant leur production alors ça a baissé on était pendant longtemps on était au-dessus de 50 % mais ça a baissé beaucoup moins vite par exemple que les difficultés d'approvisionnement trisième groupe de questions qui était autour de taux d'épargne et puis aussi il y avait des questions sur l'immobilier alors il y avait la première question de Charles de Courson qui était qu'est-ce qu'il faut faire pour faire baisser le taux de l'épargne est-ce que c'est pas du côté de l'immobilier qu'il faut agir bon premier élément qu'il faut quand même noter c'est que et là je fais le lien avec l'inflation une des raisons peut-être de la persistance d'un taux d'épargne élevé notamment on a dit chez ceux qui ont des revenus et des patrimoines élevés peut-être lié à l'inflation puisqu'on sait que lorsqu'il y a plus d'inflation ça veut dire qu'il y a une érosion du patrimoine financier pour ceux qui détiennent un patrimoine et donc pour maintenir la valeur de son patrimoine il faut épargner plus donc c'est une c'est une une hypothèse et notamment ce qui peut expliquer Jean-Luc Tavernier disait tout à l'heure c'est plutôt ceux qui ont les plus les plus aisés qui ont peut-être maintenu un taux d'épargne élevé ça peut être aussi lié alors je crois pas du tout que la la faire baisser le taux d'éparne ça passe par plus de crédit immobilier et là je fais le pont il y avait aussi une question sur le bâtiment il faut bien voir aussi que il y a un peu un petit paradoxe français c'est qu'on a à la fois l'un des taux d'épargne les plus élevés en Europe mais on a aujourd'hui les ménages français la dette des ménages français qu'on la rapporte au PIB ou à leur revenus disponible est la plus élevée aussi en Europe c'estàdire que les ménages au cours des 10 dernières années se sont fortement endettés dans l'immobilier et là il y a une règle simple qui est un peu arithmétique qui a la contrainte de solabilité je dirais aujourd'hui les crédits d'aujourd'hui c'est l'épargne de demain puisque si vous avez si vous êtes plus endetté dans le passé notamment pour l'immobilier après vous devez vous avez des annuités de remboursement à faire pour vos crédits immobiliers et ça après quand l'INC fait des comptes ça c'est remboursement de prêt immobilier ça fait plus d'épargne si on veut stabiliser si on peut pas sauf à augmenter toujours plus son taux d'endettement c'est un peu comme l'état quand l'État s'endête beaucoup au bout d'un moment il doit dégager ce qu'on appelle des excédents primaires pour stabiliser sa dette et là c'est un peu pareil les les ménages et je pense que c'est aujourd'hui aussi ce que l'on constate c'est que la forte hausse de l'endettement immobilier fait que maintenant il faut aussi ça fait de l'épargne en quelque sorte forcé pour rembourser cette dette- là et là il y avait une question un peu sur les mesures à prendre là c'est pas mon rôle de dire sur les mesures là type politique publique du côté du bâtiment mais en tout cas les mesures sont certainement pas à faire toujours plus du crédit immobilier le crédit immobilier ça pousse plutôt à la hausse des prix et donc ça fait pas plus de solvabilité pour pour les pour les ménages on a aujourd'hui des des donc comme j'ai dit des taux d'endettement élevés des durées de d'endettement aussi qui sont relativement élevé donc c'est sans doute là le le retour de la solabilité des prix ne passe pas de des ménages en matière immobilière ne passe sans doute pas par toujours plus d'endettement euh je crois que j'ai j'ai répondu à peu près à toutes les les questions là que je les principale question voilà merci ah oui sur la oui bon sur la oui il y avait la question sur sur la dette sur la dette publique sur la sur la dette publique alors là c'est une il y a toujours la question combien de temps ça peut continuer là l'expérience montre que c'est des choses qui sont qui sont pas du tout prévisibles c'est-à-dire que les les marchés financiers peuvent très bien accepter pendant très longtemps de vous prêter et puis tout d'un coup ils peuvent être d'ailleurs et c'est pour ça je crois pas du tout à la discipline en tant que telle par les marchés financiers qui peuvent-être on l'a vu dans le passé souvent tolérer des niveaux de dette élevé mais le problème c'est que tout un coup il se ferme et ça c'est pas prévisible et c'est et ça c'est c'est tout c'est tout bon ou tout mauvais et et ce qui est vrai et c'est c'est en ce sens qu'il faut être vigilant dans le cas de la France et notamment lorsqu'on est au sein d'une Union monétaire comme la zone euro c'est que là les investisseurs ils regardent aussi ils ont le choix entre différents types de dettes publi qui sont disponibles au sein de la zone euro donc ils peuvent arbitrer entre l'Allemagne la France l'Italie l'Espagne et cetera donc là c'est pas seulement le niveau absolu qui compte c'est aussi notre position par rapport par rapport aux autres et une dégradation de notre position relative bien sûr c'est un risque supplémentaire ceci étant dit aujourd'hui encore les taux d'intérêt même s'ils ont pas mal remonté reste encore relativement bas le taux à 10 ans aujourd'hui sur la dette publique de l'État français c'est 2,7 % environ donc ça veut dire que si vous comparez puisque vous savez que dans la dynamique de la dette il faut comparer le taux de croissance au taux d'intérêt et donc c taux de croissance nominal c'est-à-dire donc la croissance si vous dites par exemple 1 % de croissance et 2 % d'inflation ça fait 3 % et donc voyez même par rapport à un taux d'intérêt à 10 ans qui est qui est celui qu'on va avoir progressivement dans le financement de la dette parce qu'il y a encore de la dette bien sûr qui est beaucoup moins cherre pour le moment il y a pas d' fa boule de neige mais ça ne veut pas dire justement disons la conclusion à tirer c'est plutôt c'est aujourd'hui lorsqu'on est encore dans une position relativement favorable qu'il faut se redonner des des marges de manœuvre avec le risque que dans les années qui viennent là il y a une situation moins favorable merci je pense qu'on va s'arrêter là peut-être hein président juste pardon une une remarque en une seconde est-il vraiment normal que que le volume de dette augmente chaque année de façon plus importante que le que le volume de PIB on peut s'interroger quand même sur l'efficacité de de la dépense publique c'est juste une parenthèse je veux dire quand on met en parallèle l'augmentation en volume en valeur je veux dire du PIB et de la dette on se pose quand même des questions merci bien on fera ça dans une une audition je sur la dette merci à vous messieurs madame merci chers collègues je pense que Y a ple documents à décortiquer là qui sont intéressants merci