Thomas Ménagé, la politique au nom des siens
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:26OuverteRéponse directe
Votre prise de parole sur le report de l'âge légal à 64 ans a déclenché des réactions. Pouvez-vous nous en dire plus ?
- 1:18OuverteRéponse partielle
Cette façon de faire de la politique, jouer sur les émotions, ça peut agacer ?
- 3:04OuverteRéponse directe
Est-ce que vous faites un lien entre votre milieu social et votre engagement politique ?
- 3:54OuverteRéponse directe
Vous êtes engagé très jeune. Quel a été l'élément déclencheur ?
- 4:47OuverteRéponse directe
Pourquoi vous êtes-vous mobilisé contre le mariage gay en 2012 ?
- 5:49FerméeRéponse directe
Si la loi sur le mariage gay repassait aujourd'hui, voteriez-vous contre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:42InvitéFait
« Mon père a 58 ans. Mon père a travaillé toute sa vie sur les toits et les couvreurs. »
- 0:48InvitéFait
« Mon père a 58 ans aujourd'hui, chaque soir a les genoux qui doublent de volume. »
- 1:01InvitéFait
« Venez sur le terrain et vous comprendrez que pour une partie des Français, il est impossible d'aller jusqu'à 64 ans. »
- 2:41PrésentateurChiffre
« 3 millions de vues pour cette vidéo sur votre compte TikTok quand même. »
- 3:16Invité politiqueFait
« Moi, mes parents n'ont pas le bac. »
- 3:24Invité politiqueFait
« Moi, je viens d'une petite commune de 800 habitants en ruralité. »
- 4:04PrésentateurFait
« vous évoquez un drame personnel, la mort de votre maman à 19 ans. »
- 4:49PrésentateurFait
« Pourquoi vous êtes-vous mobilisé contre le mariage gay ? »
- 5:06Invité politiqueFait
« c'était la filiation. Je venais de perdre la présence féminine à mes côtés, et je m'interrogeais sur la nécessité dans la construction de l'enfant d'avoir une présence féminine et masculine. »
- 7:44Invité politiqueFait
« J'avais des doutes sur la capacité à passer le quart cher qu'on nous avait promis, sur la question du régalien, sur la question de la souveraineté. »
- 8:09Invité politiqueFait
« c'était encore le passé de Jean-Marie Le Pen, et celui qui portait la ligne du RPR ancien, et une ligne qui était compatible avec Marine Le Pen, c'était Nicolas Dupont-Aignan. »
- 10:19Invité politiqueFait
« Oui en quelque sorte ça m'a obligé à arrêter d'être le garçon timide qui voulait être en arrière-plan. »
- 12:15Invité politiqueFait
« c'est le côté très sectaire des autres groupes, c'est-à-dire que moi je vote des propositions qui viennent de gauche, de droite, de la majorité, je pense juste à l'intérêt des Français. »
Temps de parole
- Invité politique67 %
- Présentateur29 %
- Invité4 %
≈ 0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Mon invité a longtemps préféré l'ombre à la lumière, mais cela ne l'a pas empêché pour autant de devenir porte-parole du groupe Rassemblement National à l'Assemblée. Bonjour Thomas Ménager. Bonjour Clément-Méric. Alors pendant le débat sur la réforme des retraites, une de vos prises de parole a déclenché beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux, mais pas seulement. On va le voir, c'était sur la question du report de l'âge légal à 64 ans.
Laissez-nous expliquer au gouvernement la vraie vie. Je vais vous prendre l'exemple de mon père. Mon père a 58 ans. Mon père a travaillé toute sa vie sur les toits et les couvreurs. Mon père a 58 ans aujourd'hui, chaque soir a les genoux qui doublent de volume. Chaque matin est incapable de se lever parce qu'il est cassé. Vous êtes pour la plupart détaché des réalités, détaché des difficultés de ce monde. Venez sur le terrain et vous comprendrez que pour une partie des Français, il est impossible d'aller jusqu'à 64 ans.
Alors cette prise de parole, elle a déclenché une riposte assez cinglante de la majorité. Par la voix de Stéphanie Rist, personne n'a le monopole du papa qui a souffert, vous a-t-elle répondu. Vous comprenez que ça puisse un peu agacer, cette façon de faire de la politique, de jouer sur les émotions pour défendre ses idées ?
Je considère que quand on s'engage en politique, on est le fruit de notre histoire, de notre passé, de notre famille. Et donc automatiquement, parfois quand ça touche directement à notre quotidien, à nos familles, on s'exprime. Et donc on prend les exemples que l'on connaît, que l'on connaît bien. Et donc Stéphanie Rist, c'est vrai, avait réagi. Je ne voulais pas m'octroyer à un quelconque monopole. Je voulais juste expliquer au gouvernement qu'il y avait des Français qui ne seraient pas en capacité. Et je le savais parce que j'avais mon père régulièrement au téléphone. Et qu'il me disait, mais moi je ne pourrais pas. Je ne pourrais pas aller plus longtemps sur les toits.
était comme hiver et que c'était quelque chose de très difficile. Donc ce n'est pas du tout un monopole. Et c'est vrai que Stéphanie Rist, elle, avait peut-être plus de pudeur. On en a parlé après. Parce que je pouvais comprendre que ça l'avait aussi un petit peu... Parce qu'après du coup, elle a raconté l'histoire de son père également, qui tenait un bispo. Oui, c'est ça. Donc après, on a parlé de nos histoires personnelles. Mais c'est ça ce que je reprochais à une partie des députés de la majorité sur cette réforme des retraites.
C'est que quand bien même ils étaient, pour certains, dans la réalité des choses, ils avaient des familles qui avaient pu être confrontées à la difficulté, à la pénibilité. Ils avaient tendance à l'oublier. Et donc c'est ce que j'ai souhaité leur rappeler. Et c'est vrai que j'ai réalisé par les réactions, notamment sur les réseaux sociaux, que les gens se sentaient aussi représentés, entendus. Et concernés. Et concernés directement. Parce que j'ai eu incroyablement, énormément de retours, même de personnes du bâtiment.
3 millions de vues pour cette vidéo sur votre compte TikTok quand même. Oui, 3 millions de vues. On voit qu'effectivement ça a cité des réactions.
Je pense qu'aujourd'hui, les Français ont le sentiment qu'on ne sait pas ce qu'est la réalité, qu'on est un petit peu en orbite, qu'on est hors sol. Ils ont le sentiment avec le Président de la République. Ils ont le sentiment aussi avec une partie de députés. Et donc quand ils ont l'impression qu'on est des réels porte-parole de leurs préoccupations et de la réalité du terrain, ils nous remercient.
Alors je disais à l'instant que ça a pu agacer. Et en même temps, on sent que quand vous vous exprimez là-dessus, vous remuez des choses très personnelles sur votre histoire à vous. Est-ce que vous faites un lien entre le milieu social dans lequel vous avez grandi et votre engagement en politique ? Totalement.
Moi, mes parents n'ont pas le bac. Ça a surtout été aussi une réelle volonté de participer à changer les choses, notamment au niveau de l'ascenseur social. Moi, je viens d'une petite commune de 800 habitants en ruralité. Mes parents n'ont pas le bac. Ils se sont, entre guillemets, saignés pour faire en sorte que je puisse aller à l'université. Et donc déjà, j'ai envie de les rendre fiers. Et j'essaie de jamais oublier d'où je viens, même si par la suite, j'ai fait des études, que j'ai eu un confort personnel, financier et un mode de vie différent de ma famille.
À chaque fois, et surtout quand, en tant que néo-député, je suis arrivé dans l'Assemblée nationale, j'ai eu une pensée pour mes ancêtres et pour mes parents, bien entendu.
Vous êtes engagé en politique très jeune. À 15 ans, vous avez soutenu la campagne de Nicolas Sarkozy. Vous avez ensuite pris votre carte à l'UMP. Mais quand on vous demande ce qui a été l'élément déclencheur de votre engagement, vous évoquez un drame personnel, la mort de votre maman à 19 ans.
Oui, ça a été un moment important. Dans un premier temps, je pense que c'était un peu une fuite en avant. C'est-à-dire que la politique, comme c'est quelque chose qu'on se donne totalement, c'était l'occasion de ne pas se sentir utile, de trouver un sens quand on a l'impression, et quand on est jeune comme moi, que la perte d'une maman fait perdre un peu du sens à la vie, de se sentir utile, d'essayer de penser à autre chose. Et bien entendu, ça a accéléré l'engagement, la volonté de se mettre au service des autres. Et dans un premier temps, j'aimerais que je ne cache pas un peu d'oublier ce moment qui a été très difficile pour moi.
En 2012, vous avez commencé à avoir une première visibilité médiatique. C'était en tant que porte-parole de la Manif pour tous, localement, à Blois. Pourquoi vous êtes-vous mobilisé contre le mariage gay ?
Est-ce que c'était lié par exemple à des convictions religieuses ? Pas du tout, c'était absolument pas religieux. C'était là encore quelques mois, et c'était réellement, je pense, qui a accéléré, cet engagement, après le décès de ma mère, et moi j'ai ressenti sur la question de l'adoption, et on peut ressortir tous les articles de l'époque, le mariage n'était pas un problème pour moi, c'était la filiation. Je venais de perdre la présence féminine à mes côtés, et je m'interrogeais sur la nécessité dans la construction de l'enfant d'avoir une présence féminine et masculine.
Je demandais aussi un référendum, il y avait aussi un engagement contre François Hollande à l'époque, et aujourd'hui, dix ans après, moi je ne regrette pas, parce que je l'ai fait dans le respect de chacun, je suis très heureux aussi de voir que les doutes que je pouvais avoir sur la question de l'affiliation, aujourd'hui, sont levés, que je me suis peut-être, entre guillemets, trompé par rapport à mes doutes, et surtout, on demandait comment on le demande aujourd'hui, et c'est aussi ça qui a participé à mon engagement au Rassemblement National, que sur les sujets de société, ça soit la société de régler les soucis par le référendum, et de la même manière, quand il y a des sujets bloquants, comme c'était le cas, je pense, sur les retraites, ça aurait dû être le cas pour l'adoption.
– Mais est-ce que ça veut dire que si on refaisait ce débat parlementaire aujourd'hui, si la loi repassait aujourd'hui dans l'hémicycle, vous voteriez à nouveau contre ?
– Non, non, je pense qu'aujourd'hui… – C'est-à-dire que vous avez évolué ? – J'ai évolué, oui, j'avais 19 ans, je n'avais pas du tout la même vision, et puis le monde a évolué, on s'est rendu compte qu'on pouvait avoir des inquiétudes sur la question, et qu'au final, les inquiétudes qu'on pouvait avoir, elles n'étaient pas fondées.
Je considère qu'en politique, il faut surtout être en cohérence, on a le droit de poser des questions, on a le droit de s'interroger, et aujourd'hui, moi je suis content que tout le monde puisse s'aimer librement en France, je m'inquiète quand même pour les homosexuels aujourd'hui, sur quand même d'autres combats, notamment le combat contre le fondamentalisme islamiste, qui menace un certain nombre de droits, et donc aujourd'hui, je pense que la question, il ne faut pas rouvrir, même si là on est dans les 10 ans, cette question qui est aujourd'hui réglée, c'est tant mieux.
– Une question aussi, les rares images que j'ai retrouvées de vous à l'époque, en fouillant, à droite, à gauche, c'est les seules qu'il y a. Il n'y a plus rien de vous sur les réseaux sociaux, notamment sur vos comptes, vous avez tout effacé ?
– Alors moi, quand j'ai vraiment pris un engagement auprès de Nicolas Dupont-Aignan, j'ai remis en cause l'ensemble de mes réseaux sociaux, parce que je considérais que la parole d'un gamin de 16, 17, 18 ans, les photos de famille, les photos avec ses proches, des prises de position quand on est gamin…
– Enlever les photos de famille, ça je peux comprendre, mais là c'était un engagement public, comme si vous n'assumiez plus…
– Moi, j'ai, entre guillemets, j'ai recommencé des comptes à zéro juste après, parce que je considérais que je ne voulais pas être responsable des propos que je pouvais avoir à 15, 16 ans sur les réseaux sociaux, mes photos en soirée avec mes amis, il n'y avait rien de répréhensible ou de gênant, et ce qu'il y avait dans la presse était très clair, mais je considérais que quand on devient un personnage politique, public, il faut bien entendu être responsable de ses propos, et aujourd'hui, depuis mon engagement au côté Nicolas Dupont-Aignan, tout est public, bien sûr.
– En mai 2014, vous avez posté une photo de votre carte de militant UMP, en vous interrogeant sur le fait de rester ou non au sein de ce parti, et quelques mois plus tard, vous l'avez quitté pour rejoindre Nicolas Dupont-Aignan, pourquoi ?
– J'avais des doutes depuis un petit moment, comme beaucoup de militants de l'UMP, même si je n'étais pas pleinement engagé, j'avais ma carte, sur la ligne du parti, sur la réelle défense des classes moyennes, de la valeur du travail, depuis Nicolas Sarkozy, j'avais des doutes sur la capacité à passer le quart cher qu'on nous avait promis, sur la question du régalien, sur la question de la souveraineté. À l'époque, pour être très clair, moi je n'étais pas prêt à rejoindre le Front National, c'était encore le passé de Jean-Marie Le Pen, et celui qui portait la ligne du RPR ancien, et une ligne qui était compatible avec Marine Le Pen, c'était Nicolas Dupont-Aignan.
– Et donc dès 2015, vous êtes devenu son chef de cabinet, vous êtes resté dans son nombre, tout du long de cet engagement à ses côtés, mais au cœur de son dispositif, au point que vous avez participé directement aux négociations avec Marine Le Pen, après le second tour de la présidentielle et avant les législatives en 2017. Ça a été une étape clé de votre engagement, qu'est-ce qui s'est joué pour vous à ce moment-là ?
– C'était un moment important, puisque c'était aussi le premier contact avec Marine Le Pen, c'est le moment où j'ai réalisé que, loin des fendasses que même j'avais personnellement véhiculées par un certain nombre d'opposants, par une petite doxa médiatico-politique, Marine Le Pen est une femme humaine, avec qui on avait eu des échanges très clairs, dans l'intérêt général, dans l'intérêt de l'administration. – Et là vous vous êtes dit, pourquoi pas, pourquoi pas elle ?
– Pourquoi pas, et puis c'est vrai que ça m'a fait forcer, alors que j'étais encore très jeune, à négocier cet accord au côté de Nicolas Dupont-Aignan, parce qu'en fait là, énormément autour de lui aussi, refusait de travailler avec Marine Le Pen, et donc ça a été ce premier contact qui m'a donné envie par la suite de m'engager pour Marine Le Pen.
– Alors vous êtes plusieurs députés RN à avoir une place importante à ses côtés, aux côtés de Marine Le Pen, à être passés par Nicolas Dupont-Aignan, on vous voit ici avec Jean-Philippe Tanguy ou Alexandre Loubet, vous avez créé ensemble même un petit parti, un micro-parti, comme on dit, l'avenir français, ça veut dire que c'est une bonne école de la politique Nicolas Dupont-Aignan ? – Oui, moi je remercie.
– Vous lui devez beaucoup ? – Oui, je lui dois beaucoup, c'est un excellent élu local, moi j'ai appris énormément à ses côtés, et c'est vrai que je suis ultra heureux d'être avec mes compagnons de route qui étaient à Debout la France, aujourd'hui aux côtés de Marine Le Pen, ce qui est certain, c'est qu'on n'a pas changé, on veut le rassemblement de tous les patriotes, de tous les nationaux, pour sauver le pays et éviter d'être dans l'ornière que nous connaissons actuellement.
– C'est sous les couleurs donc de l'avenir français que vous êtes présenté aux législatives, avec le soutien du Rassemblement national et de Marine Le Pen, il se trouve que Jean-Michel Blanquer a choisi de se présenter dans la même circonscription que vous, ça a eu pour conséquence de braquer un peu les caméras sur vous, vous diriez que cette candidature de Jean-Michel Blanquer finalement ça a été une chance pour vous ?
– Oui en quelque sorte ça m'a obligé à arrêter d'être le garçon timide qui voulait être en arrière-plan, qui ne voulait pas répondre aux caméras, c'est pour ça que vous avez des difficultés à trouver des images, ça m'a forcé, puisque d'ailleurs pour une question des temps de parole je devais m'exprimer, et ça m'a permis aussi de me faire un petit peu un petit nom à ce moment-là et de pouvoir dès mon arrivée à l'Assemblée nationale être porte-parole.
– C'est ce qui s'est passé, c'est-à-dire que très vite après votre élection, Marine Le Pen vous a repéré, elle vous a nommé porte-parole du groupe Rassemblement national à l'Assemblée et vous vous êtes retrouvé encore plus en pleine lumière, alors que vous dites que vous n'aimez pas cela. Pourquoi vous dites que vous n'aimez pas cela ? Parce que vous avez l'air plutôt à l'aise ?
– Parce que je pense que je n'aime pas l'image que je renvoie, c'est de la psychologie, on s'aime ou on ne s'aime pas, on apprend à s'aimer au fur et à mesure aussi, où on grandit physiquement, dans la manière de s'exprimer, et puis aussi parce que je pense que dans un premier temps j'avais un complexe de classe, un sentiment de l'imposteur quand je suis arrivé ici, et historiquement je me disais, qu'est-ce que le petit gars de la ruralité dont les parents n'ont pas fait d'études, qu'est-ce qu'il fait dans ce milieu en fait ?
– Vous n'êtes pas légitime à votre place de député ?
– J'avais la légitimité des urnes, mais en final, oui je ne me sentais pas à ma place, et je pense que c'est ce qui arrive à énormément de députés qui ne viennent pas des milieux habituels, qui ne répètent pas en fait la vie familiale, qui sont souvent d'une famille très politisée, on a l'impression que ce n'est pas pour nous, et c'est aussi pour ça que c'est intéressant qu'il y ait des jeunes issus d'un autre milieu qui s'engage en politique, et moi je leur dis, ce n'est pas réservé seulement aux fils d'eux, aux fils à papa, l'Assemblée nationale doit représenter tous les Français. – On va passer à notre quiz à présent, si vous voulez bien,
je vous explique comment ça se passe, c'est très simple, je vais commencer une phrase, et c'est vous qui allez devoir la compléter. – Bien. – On commence, ce qui m'agace le plus à l'Assemblée ?
– Le brouhaha permanent, c'est-à-dire le fait que chacun est là pour faire sa petite vidéo, pour faire le buzz, et pas forcément toujours pour débattre du fond, et puis aussi la deuxième chose qui m'agace, il y en a deux, c'est le côté très sectaire des autres groupes, c'est-à-dire que moi je vote des propositions qui viennent de gauche, de droite, de la majorité, je pense juste à l'intérêt des Français, et ce que ne fait pas tous les députés, malheureusement. – Contrairement au RN, l'avenir français ? – Alors, le RN c'est un mouvement de rassemblement, ni droite ni gauche, gauche et droite, nous, nous sommes de droite, gaullistes, vous vous assumez comme…
– De droite, gaullistes, sans hésitation, et c'est la beauté du Rassemblement National, c'est de rassembler des personnes qui viennent d'horizons différents.
– Enfin, dans une autre vie, je rêverais d'eux ?
– Je rêverais d'avoir du temps, parce que c'est la problématique en politique maintenant, et on se rend compte à quel point c'est une denrée rare, c'est d'avoir du temps pour sa famille, pour ses proches, pour souffler, et pour des fois prendre une petite bouffée d'air frais pour être encore plus efficace pour défendre les Français. – Eh bien, merci beaucoup, Thomas Bénager, d'être venu dans La Politique et moi. – Sous-titrage Société Radio-Canada
– Sous-titrage Société Radio-Canada