LCI Midi du lundi 17 août 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à tous et soyez les bienvenus les quasiment midi sur LCI. Midh 15h, nous sommes ensemble pour 3 heures d'information avec le gouvernement qui ose remettre sur la table un dossier extrêmement sensible. L'Iran qui enviserait envisagerait de reprendre une guerre totale contre les États-Unis ou encore un accident aussi spectaculaire que dramatique au large de Mandelieu Nanapoule.
C'est notre programme pendant 3h, vous l'avez compris donc. Mais on va commencer par les incendies. C'est à la une de l'information aujourd'hui avec une image assez forte.
Le Premier ministre Ué, très mal accueilli Sébastien Lecnu est en Gironde aujourd'hui. Il s'est rendu ce matin au Porsge, la commune la plus sinistrée par le mégafeu de la fin du mois de juillet. On voit ici les habitants attendent le premier ministre de pied ferme exaspéré, ils ont fait part de leur colère.
Écoutez et c'est ça la force de notre village, la solidarité. Alors si nous on passe ou il passe non plus on va passer on va jouer les gendarmes nous aussi nous c'est la solidarité qui marche et ça a été ça qui nous a sauvé pas le ministre pas la préfet je pense à tous ces gens qui ont tout perdu si je pouvais si je pouvais faire quelque chose si je peux me faire écouter si je peux si le ministre pouvait bouger et me dire mais on va ouvrir on va ouvrir une enveloppe on va vous donner de l'argent on va vous aider mais c'est pas sur 10 ans, c'est pas sur c'est sur 30 ans qu'il pour nous aider. La commune est ruinée, tout est à plat.
Le but, c'est justement de dire aux politiques voilà, on est uni et qu'on voudrait qu'on nous explique des choses parce que dans cette affaire, il y a eu beaucoup de blablas mais peu de choses concrètes quoi. Donc on sait pas le déroulement des événements, pourquoi on arrive à à 183 maisons détruites aux Porsches, c'est c'est inadmissible. Voilà.
Voilà. Beaucoup d'interrogations, vous l'avez entendu le port, on le rappelle, c'est cette petite commune en Gironde ravagée par les flammes fin juillet avec 7000 hectares brûlé et 183 maisons brûlées. C'est la moitié du village rayé de la carte, image terrible.
Et des habitants donc en sont persuadés, les pompiers plutôt que de venir sauver leur village et bien ont été déroutés vers le Cap Ferray. Évidemment, Sébastien Lecornus est emparé de la question tout à l'heure, on y reviendra dans un instant, mais Thbait et Romain Reverdi, vous allez peut-être pouvoir nous en dire davantage parce que vous suivez-vous le le déplacement du Premier ministre aujourd'hui en Gironde. Est-ce qu'on peut parler d'un déplacement difficile, peut-être plus difficile que ce à quoi pouvait s'attendre Sébastien Lecornu ?
Oui, extrêmement difficile. Et ce qui nous permet de nous en rendre compte, c'est à tel à quel point les équipes de Matignon sont muettes quant à ce déplacement. Elles ne nous ont pas averti par exemple que le premier ministre était venu déjà au Porsge dès hier après-midi et Sébastien Lecornu qui n'est pas allé rencontrer ce collectif de de sinistrés et de bénévoles qui étaient devant la caserne des pompiers du Porsge.
Alors désormais il est ici à Mignac en train d'échanger avec des élus, des acteurs économiques locaux pour faire un point d'étape et ajuster ces annonces que l'on attend désormais dans dans un peu moins d'une heure. On sait qu'elles porteront notamment sur des aides pour toutes les personnes qui ont perdu leur leur maison, leurs biens. Des personnes qui aussi ont vu dans notamment, c'est le cas du secteur du tourisme, qui ont perdu beaucoup d'argent avec la la baisse de la fréquentation, des aides aussi à plus long terme, des moyens à plus long terme pour la reconstruction de la forêt.
C'est tout ce qu'on attendra tout à l'heure de Sébastien Lecornu. Effectivement, merci beaucoup Thba avec une prise de par aux alentours de 13h. Victor Topnau, notre journaliste politique est également avec nous.
Victor, on l' on l'a peu compris effectivement une prise de parole du premier ministre qui va faire des annonces essentiellement sur les aides qui vont être accordées peut-être aux habitants, peut-être aux entreprises. Oui, tout à fait. C'est une attente très forte sur le terrain.
On pense d'abord à une réaction peut-être immédiate pour ceux qui auraient dû par exemple se reloger. Est-ce que ces personnes-là seront aidées puisque cela fait maintenant plusieurs semaines qu'ils ont perdu leur habitation ? Est-ce qu'ils auront donc des aides financières ? est-ce qu'ils seront aidés aussi dans la reconstruction de leur habitation ?
Il y a une piste aussi qui est évoquée sur les démarches de reconstruction. Euh quelles sont-elles ? Est-ce qu'ils auront des délais particuliers par exemple pour les permis de construire ?
Est-ce qu'ils devront aussi démolir ce qu'il reste sur leur terrain ? Tout ça reste à éclairer. C'est en tout cas la facilitation des démarches, des pistes qui sont qui sont évoquées.
Il y a aussi la question des entreprises. Il y a celles qui évidemment ont tout perdu, qui ont perdu leur outil de travail comme au Porsche par exemple. Il y a aussi euh les entreprises qui ont été empêchées de travailler du fait des évacuations et qui ne pouvaient donc pas euh se rendre sur leur lieu de travail.
Est-ce qu'elles seront donc euh indemnisé ? Le Premier ministre devrait répondre répondre à tout cela. Et puis il y a aussi toutes ces communes qui étaient autour de la zone de l'incendie et qui n'ont pas pu, par exemple, on pense au sud du bassin d'Arcachon, qui peut-être ont vu beaucoup moins de touristes que les années précédentes.
Est-ce que ces communes, ces entreprises du secteur touristique seront aidé ? En tout cas, le Premier ministre est attendu est attendu sur ces questions et bien sûr toute la prévention qu'il va falloir faire dans la reconstruction pour éviter que ce genre de sinistre aussi se reproduise. L'État est attendu là-dessus sur l'accompagnement pour éviter de nouveaux sinistres comme celui-ci.
Évidemment 13h, on l'écoutera en direct sur LCI. Guillaume Vosnica nous accompagne également. Bonjour Guillaume et Christian Pinodo.
Bonjour. Consultant en politique forestière et gestion des risques, auteur de échec au feu de forêt aux éditions l'armatan. On va revenir sur la prévention, c'est extrêmement important, mais est-ce que vous pourriez essayer d'apporter un début de réponse à ces habitants complètement désœuvrés ?
On l'a entendu tout à l'heure l'un d'eux dit "Comment est-ce possible ? 183 maisons qui ont brûlé en quelques heures ?" Alors, comme vous l'avez comme vous l'avez signalé, je je je m'occupe plutôt de la partie forestière, n'est-ce pas ?
Et donc le le problème des victimes de des incendies en terme d'urbanisation par exemple, je suis je suis c'est un peu moins ma spécialité ce que je peux dire en tout cas, c'est que s'il y a reconstruction, je parle donc des des de l'habitat, il va falloir poser des règles d'urbanisation totalement différentes et mettre en place des des véritables obligations légales de débroussaillement. Euh et peut-être ne pas construire au pied de la forêt parce que on on en sortira jamais. Le mitage qui a été entrepris depuis les années 60 euh beaucoup plus dans le sud-est d'ailleurs que dans la forêt la forêt du sud-ouest mais n'empêche que ça s'est développé aussi ce mit c'est le c'est le c'est le risque numéro 1 en matière de de feu de forêt.
Euh donc mais est-ce que ça a avancé dans le bon sens ces dernières années où on est encore dans la gestion de l'urgence sans avoir de vision à long terme ? Écoutez, je voudrais pas inviter à lire mon livre, mais je raconte je raconte ça depuis ça ça des années des années depuis Allez, prenons la mission Harun Tazief, tout le monde tout le monde se rappelle de Harun Taziev, c'était un personnage assez extraordinaire. Il avait déjà posé tous ses problèmes, toutes ses priorités en terme de prévention.
On est en 1982, aujourd'hui on est en en 2026 et je puis affirmer qu'en matière de prévention des risques incendie de forêt, ce qu'on appelle la DFCI, la mise en défend de la forêt contre l'incendie qui de mon point de vue doit être maintenant une priorité nationale, rien n'a bougé pratiquement sauf les initiatives particulières privées mais mais il y a pas eu politique forestière de mise en défense de la défense de défense de forêt contre l'incendie. Alors pour vous, c'était inéluctable. ce qu'on vit cet été par exemple.
Ah mais attendez, mais bien sûr c'est c'était c'était chronique d'une crise annoncée avec le réchauffement climatique et puis une sécheresse qui évidemment rend encore plus inflammable la végétation, forêt et végétation en tout genre parce que on voit que même en Belgique ça brûle hein, n'est-ce pas ? Donc faut pas se raconter d'histoire sur le pain d'aleppe ou le pain maritime qui serait plus inflammable que ceci que ou telle essence. Ça c'est du c'est du blabla de descolo de la closerie des lilas à ça.
Non non c'est c'est pas sérieux. Donc là il faut mettre euh on le sait qu'il y a des on a on a changé d'échelle de risque. On le sait.
On a nous forestiers on a annoncé ça au gouvernement au précédent gouvernement si j'ose dire depuis les années 2000. Ouais avec des cartographies. Je me Et pas un seul ne s'est saisit vraiment du dossier.
Pas un seul. Et non, parce que si vous voulez, les échéances forestières ne correspondent pas aux au aux élections. Euh, on parle de 30 40 ans en matière d'échéance forestière.
Les élections, c'est tous les 5 ans. Donc là, c'est un gros gap entre les deux. Et donc chaque élu se dit "Bah, OK, j'ai fait ce que je pouvais mais c'est mon c'est mon successeur qui prendra la suite." Et et il en va de même, j'ose le dire, avec les préfets qui restent en moyenne 3 ans dans un poste, hein.
C'est c'est la c'est la moyenne de mobilité. Donc ils ont ils commencent à rentrer dans le dossier qui qu'il faut repartir. Donc là aussi on se dit bah c'est mon c'est mon successeur qui s'en occupera et comme ça le temps passe et nous sommes et c'est comme ça que depuis 1980 nous sommes en 2026.
Depuis 40 ans. Effectivement vous alertez et on en est ici avec cet été extrêmement dramatique et vous avez les solutions. Vous parliez de la Belgique, on va partir dans un instant.
Si on reste en France Guillaume la situation on parle de ces mégafeux en girande évidemment avec les annonces du premier ministre tout à l'heure qu'on va écouter aux environs de de 13h. Il y avait un feu dans les landes. Pour le moment, il est fixé.
Quelle est la situation ? Et la situation même météorologique, est-ce qu'elle devient un peu plus respirable ? Oui, là ça s'améliore nettement.
C'est vrai que depuis plusieurs semaines, on commente ces situations à répétition notamment sur le front de la canicule. Mais là, on peut vraiment dire qu'on entre dans une période d'amélioration, d'acalmie qui devrait être durable. Non seulement parce que les températures baissent, cet après-midi, on sera autour de 30° dans l'élan.
Donc certes, c'est beaucoup mais c'est quand même 10° de moins que la semaine dernière. Ensuite, l'air va être plus humide. He le taux d'humidité actuellement, il est de 80 %.
On change complètement de masse d'air. Donc ça aussi, c'est plutôt une bonne nouvelle. Et puis le vent, il est faible et de toute façon, il vient du secteur nord-ouest, donc c'est un vent plus humide.
Donc là, ça va beaucoup mieux. Simplement, n'oublions pas qu'en ce début de semaine, le risque pour le risque feu de forêt, c'est vraiment du côté de la Méditerranée où là, on n'est pas encore sorti de la canicule. On a un épisode de Mistral et Tramontane donc vent très sec et on a un taux d'humidité extrêmement faible.
Donc là, on est vraiment sur une situation à haut risque pour ce début de semaine en Méditerranée. Il y a trois départements d'ailleurs qui sont en vigilance rouge. Voclus, bouge du Ronevar où là, il va vraiment falloir être très vigilant pour encore quelques jours.
Mais globalement du côté de la Gironde, du côté des landes, ça s'améliore nettement et ça semble vouloir perdurer ces prochains jours. C'est peut-être la première fenêtre météo favorable pour ce qui est du risque incendie depuis le début de l'été. Voilà, vous parliez du pouretour méditerranéen.
C'est vrai qu'on en a plus l'habitude malheureusement de ces inzantilles qui qui touchent le sud de la France, qui touchent l'Espagne, le Portugal, la Grèce, mais maintenant c'est même le nord de l'Europe qui est concerné avec plusieurs feux et qui ont ravagé donc une partie de de ces pays du nord comme bah le nord de la France par exemple, mais aussi l'Angleterre, l'Allemagne ou la Belgique effectivement où un feu de forêt inquiétait fortement avec 3000 hectares qui avaient été jusqu'ici ravagés. Euh Fanny Zimbler et Loup Marie Despré, vous êtes vous êtes sur place. Le feu ça y est maintenu.
Alors voilà, ça reste flou maintenu mais loin d'être fixé encore hein. Exactement maintenu et loin d'être fixé et nous sommes actuellement à Sorbroute au PC sécurité où justement toutes les opérations sont coordonnées. Là vous le voyez, les camions viennent se les camions de pompiers viennent se recharger en fioulé juste au-dessus du camion de pompier avec Lou Louarie Despr.
On voulait vous montrer ce drone. Ce drone utilisé par la police pour lutter contre les drones pirates. 500 personnes en tout mobilisé sur les incendies ici en Walloni.
Nous sommes justement avec monsieur Yarna. Vous êtes le porte-parole de la Walloni. Quelles sont les difficultés que vous allez rencontrer aujourd'hui ?
Ben c'est vrai que comme vous l'avez dit, le feu, il est maintenu mais il est loin d'être fixé. Il est maintenu là où on est. En tout cas, on sait mettre des hommes, on n pas reculé cette nuit, on est toujours globalement à 3000 hactares de brûlé et il y a un front nord-est en fait où là on est typiquement dans la réserve naturelle, dans la faine, la tourbe très difficile d'accès.
Là, on s'est pas envoyé d'homme. Et donc à cet endroit-là, au Norest en direction de l'Andagne de Montjois et bien effectivement le feu continue à progresser lentement mais néanmoins on a besoin absolument des moyens à aéroporter pour pouvoir lutter à cet endroit et maintenir aussi le feu à cet endroit. Merci pour beaucoup pour votre témoignage et justement l'Union européenne a déjà déployé plusieurs aéronef on en compte 6 7 même aujourd'hui.
Deux autres deux autres de l'Allemagne vont arriver dans la journée. Merci beaucoup Fanny. Donc en direct de Belgique, on fait les comptes apparemment donc ça fait 567000 hectares brûlés partout en Europe cet été. un chiffre colossal et on disait l'Europe du Nord est maintenant concernée.
Est-ce que c'est la première fois que l'Europe du Nord est autant concerné par les incendies ? Alors, je vais mettre un petit bémol dans dans tout ça. D'abord, les les 500000 hectares suivant les statistiques européennes de l'Union européenne.
En gros, c'est la moyenne annuelle, hein, depuis des années, depuis que le système existe d'ailleurs, c'est-à-dire depuis 2006 parce que l'historique est pas pris en compte avant. Donc c'est c'est à peu près la moyenne, la les bonnes années, c'est 350000 hactares et cetera. Alors, le fait nouveau par contre, c'est que effectivement euh il y a l'extension des zones à risque que qui était programmée par les forestiers depuis 2010, hein, avec des cartes à l'appui, hein.
Voilà. Donc je je le dis au passage, forêt de Fontaine Bleau c'était sur la carte, la forêt des des côtes d'Or, tout ça, c'était aussi sur la carte et donc la Belgique est pas très loin. Donc ça, le fait que ça remonte sur le nord, c'est nouveau mais c'est lié à des circonstances qui étaient connues et annoncées.
Le le le réchauffement climatique, il est incontestable. Il faut être complètement débile pour le nierin. Donc et les sécheresses qui vont avec aussi.
Donc on savait que tout ça c'est des facteurs aggravants he parce que je le répète si personne ne met le feu il y a pas de feu. C'est ça hein. C'est pas lié c'est pas lié à la température ni au soleil les incendies de forêt c'est lié à l'activité humaine.
Donc euh d'ailleurs, ça n'a pas manqué. Ça ça a donné des idées à des incendiaires qui au nord au nord de l'Europe qui jusqu'à maintenant avaient peu de chance de voir leur leur tentative remplie de succès, si j'ose dire. Mais là maintenant, ils y vont et ils ont quelques succès.
Est-ce qu'il y aura un avant et après été 2026 d'après vous ? Ça fait bon 40 ans que vous alertez. Est-ce que là cette fois vous avez l'impression quand même qu'il y a une prise de conscience collective ?
Je l'espère. Ouais, je l'espère. J'espère que effectivement, c'est ce que je disais tout à l'heure, la pri de mon point de vue la mise en défend de la de la forêt contre les incendies contre les incendies doit être la priorité nationale aujourd'hui.
C'est la c'est la phase numéro 1. Après, il y a la phase urbanisation, aménagement du territoire, mais il faut d'abord parce que la forêt, il faut la protéger. Si on protège pas la forêt, ce sera encore ce sera encore pire.
Merci beaucoup en tout cas d'être venu nous en parler sur sur le bateau. Merci Guillaume. À tout à l'heure.
De toute façon, on reparle de ce sujet bien évidemment, vous l'avez compris puisqu'on attend les annonces du Premier ministre Sébastien Lecnu qui s'exprime aux alentours de 13h qui est en déplacement une bonne partie de la journée en Giron. Le premier ministre qui devra s'emparer d'un dossier explosif à la rentrée. Évidemment, c'est la mise en place du budget et il y a plus explosif. encore, c'est la proposition de son ministre de l'économie qui remet sur la table une piste souvent évoquée, jamais appliquée.
Mettre à contribution les retraités les plus aisé pour redresser les finances publiques en gelant les pensions pour les plus riches. Regardez ce que dit Ranglant l'escure dans les colonnes du du de libération, la question de la contribution des retraités aisés à l'effort du redressement mérite d'être posé dit-il. Le pouvoir d'achat a progressé entre 2017 et 2026. celui des retraités a été plus que préservé et même accru.
Voilà pour la proposition du ministre de l'économie. Nivine Potrose est avec nous parce que Nivine a l'habitude de tout bien nous expliquer. Bonjour Nivine.
Et qu'est-ce que pourrait mettre en place le gouvernement là ? Alors l'une des pistes sur la table ce serait de jouer sur l'indexation des pensions de retraite sur l'inflation. Vous l'avez dit notamment pour les plus aisés.
Alors à la maison, vous le savez sûrement, à chaque 1er janvier, bien les pensions de retraite sont automatiquement revalorisées au niveau de l'inflation. Prenons un exemple très simple. L'inflation est de 3 % et bien c'est automatique.
Les pensions sont revalorisées de 3 %. Pour un retraité qui jusqu'à présent avait une pension de 1700 € et bien ça fait donc 51 € de plus par mois. Sauf que pour économiser quelques millions et bien le gouvernement il envisage et bien de stopper purement et simplement ce mécanisme jusqu'à jusqu'à nouvel ordre.
On parle d'un gel des pensions de retraite ou alors autre option qui est quand même un peu moins douloureuse, Bercy pourrait décider de revaloriser un peu les pensions de retraite, pas au niveau de l'inflation. On parle alors d'une sous-indexation et alors vous avez fait les comptes concrètement qu'est-ce que ça pourrait donner ? Qu'est-ce que ça ferait en moins sur sur une une pension d'un retraité ?
Alors, le gel, c'est très facile, pas besoin de sortir sa calculatrice. Un retraité qui touchait jusqu'à présent 3000 € de pension, et bien il aurait toujours 3000 € de pension. Sauf que et bien c'est une mauvaise nouvelle parce qu'il va forcément perdre en pouvoir d'achat.
Si les prix continuent à augmenter, ça veut dire automatiquement qu'il pourra mettre moins d'articles dans son cadit. par exemple euh Bery pourrait bah peut-être décider d'envisager la deuxième option, cette sous-indexation, ce serait un peu moins douloureux. Si on reprend toujours ce cet exemple d'une inflation à 3 %, et bien Bery par exemple pourrait décider de revaloriser les retraites de seulement 1 %.
Donc notre retraité qui touchait jusqu'à présent 3000 € de pension et bien il toucherait 3030 €. Mais ça représente quand même une perte puisque théoriquement si on avait euh eth bien euh augmenté sa pension au niveau de l'inflation, il aurait eu 60 € de plus par mois. Alors pour l'instant, rien n'a été décidé entre ces deux options.
Mais si on en croit Roland l'Escur, ça ne concernerait dans tous les cas que les retraités les plus aisés. C'est vraiment une minorité de France ça. Ça, il faut le préciser parce qu'aujourd'hui seul 8 % des retraités ont une pension qui est supérieure à 3000 € brut par mois.
Ça fait donc un retraité sur 12. En moyenne, les retraités, ils ont plutôt 1700 € par mois. Donc il ne serait pas concerné par cette réforce.
Effectivement, merci beaucoup Nivine pour ces explications. On va faire un point complet économiquement, d'abord politiquement. Victor Topna, on le sait, c'est explosif.
On le sait, des gouvernements sont tombés sur cette question de la désindexation des retraites, notamment par exemple le gouvernement barier. Est-ce que vous voyez Sébastien lecornu prendre ce risque à la rentrée ? B, vous l'avez dit, c'est un sujet absolument explosif.
L'année dernière, en tout cas, il n'y avait pas eu euh ce ce débat sur la table qui avait été rejeté en tout cas par les par les par les députés. La question euh de de ne pas réindexer les retraites sur l'inflation. Euh on le sait, Sébastien Lecornu dans le précédent budget, il comptait beaucoup sur les socialistes.
Ils ont réussi à obtenir notamment le totem de la réforme des retraites qu'ils ont réussi à suspendre. cette année-là, on peut se dire que ça va être beaucoup plus compliqué puisqu'on sera quelques mois seulement avant l'élection présidentielle dans un moment où chacun euh voudra réaffirmer ses positions. Euh imaginons par exemple qu'Olivier Fortit candidat euh à la présidentielle, quel intérêt aurait-il euh à faire des concessions auprès de de Sébastien Lecnu pour l'aider à faire passer son budget ?
Donc je pense que Sébastien le cornu, il doit être dans cet état d'esprit où il sait parfaitement que le gouvernement Baou est tombé là-dessus. Il avait annoncé le gel des pensions de retraite. Michel Barnier avant lui qui voulait lui reporter l'indexation des retraites était tombé aussi là-dessus.
Sébastien Lecornil en est parfaitement conscient. Bercy affiche donc cette proposition. Matignon précise que à cette heure, on est au stade de la proposition et que ce n'est pas du tout euh arbitré.
C'est peut-être pour voir un peu comment euh ça retombe, comment aussi les oppositions euh s'emparent du sujet. Mais si ce sujet-là devait être remis sur la table lors de l'étude du budget à l'Assemblée nationale, on peut se douter qu'il va y avoir des débats explosifs à l'Assemblée. Donc c'est peut-être ce qu'on appelle un ballon d'essai finalement de la part de de Roland l'Escur.
On est aussi avec Alexandre Cateb, économiste fondateur de Multipolarity Report. Bonjour. Et Caroline Chevet, secrétaire général de la FSU.
Bonjour également. Merci d'être avec nous. Vous aurez peut-être des points de vues différents peut-être sur le plan économique.
Alexandre Catb, on va commencer par vous. Est-ce que arithmétiquement parlant en tout cas, ce serait une bonne chose pour vous ? Bah, écoutez, tout dépend ce qu'on ce qu'on entend en fait par la désindexation, c'est c'est si elle est partielle ou totale.
Si on applique un barê marginal ou pas, au-delà d'un certain seuil, le rendement sera très différent. Par exemple, si euh on touche uniquement aux pensions au-delà de 3000 € bruts euh en en les désindexant totalement, ça rapporterait à peu près un 1 milliard d'euros. Euh si on abaisse le seuil à à 2000 € là, on serait plutôt autour de de 2 milliards de de ou de ou de 3 milliards peut-être.
Euh et donc les les le rendement sera très différent et euh et en fait il y a aussi des effets de seuil à prendre en compte qui font que euh bah c'est c'est très compliqué euh lorsqu'on on passe d'une catégorie de revenus à une autre puisque là il y a il y a un sentiment d'injustice hein euh qui apparaît. Donc en fait sur le plan arithmétique, sur le plan financier, je trouve que la désindexation est toujours une mesure qui est foncièrement inéquitable d'une certaine manière, même si ça ne concerne qu'une minorité de français. Euh il y a d'autres solutions, par exemple comme le plafonnement de l'abattement fiscal euh sur pour les retraités euh qui est beaucoup plus juste fiscalement euh et euh qui s'inscrit dans une politique de réduction euh des niches fiscales et et et voilà et de refonte de l'ensemble de de la fiscalité d'État.
Et ça, je pense que c'est une solution qui serait à privilégiée et dans le rendement euh on le sait et plus important aussi puisqu'on parlerait de 4 à 5 milliards d'euros si ce cet abattement était supprimé ou en tout cas rationalisé. Est-ce que pour vous aussi Caroline chevé c'est ce serait donc cette désindexation ce serait une mesure injuste sachant qu'il faut de toute façon faire quelque chose. Quand on regarde les chiffres, les retraites, c'est 5,1 milliards de déficit aujourd'hui.
Si on ne fait rien, ça va être 6,3 en 2030. Il faut trouver des moyens pour sauver ce régime. Alors la sauver le régime par répartition, c'est effectivement notre notre préoccupation, mais on n'est pas du tout ici dans une mesure qui euh euh chercherait à renforcer le système de régime, le système de retraite par répartition.
On est dans une mesure injuste et qui par ailleurs a un rendement extrêmement euh extrêmement faible. Alors que les inégalités explosent, que la pauvreté augmente, le gouvernement ne trouve pas mieux que de cibler les retraités. Il faut quand même préciser que les retraités dans ce pays ne sont pas des privilégiés.
Les pensions n'ont cessé de diminuer depuis des années suite aux différentes réformes des retraites, notamment la création de la décote. Euh et donc nous n'avons pas ici un vivier d'économie majeure. Il s'agit à nouveau d'une d'une attaque qui cible les retraités comme on a vu l'année dernière à la rentrée au même moment des attaques contre les retraités mais aussi les malades, les plus fragiles. que l'urgence ce serait aujourd'hui justement de renforcer la protection sociale et de donner des moyens aux services publics qui sont indispensable.
On l'a vu cet été notamment avec la situation liée au réchauffement climatique. Mais mais juste je voudrais vous faire écouter alors quelques réactions à notre micro mais c'est juste révélateur. Au sein même des retraités de la population des retraités finalement cette mesure elle n'est pas rejetée en bloc.
écouter les arguments. Difficile à avaler ça. Vous en tant que retraité, moi ça va.
Vous seriez prêt à faire un effort ? Bien sûr. Oui.
Et moi aussi. Moi aussi. Oui.
Caroline Chevet, vous entendez ? C'est-à-dire que certains disent "Ah non, non, ça cette pilule, on peut pas la veer." Puis d'autres disent "Bah oui, il faut faire des efforts, on est prêt à contribuer à ces efforts là." La mesure qui est annoncée, vous évoquiez tout à l'heure un ballon d'essai, elle n'est absolument pas précisé.
On ne sait pas du tout à ce stade euh de euh quel type de retraité serait visé, de quelle manière les calculs seraient faits. On sait que c'est extrêmement compliqué d'appliquer en fonction de seuil euh ce type de ce type de mesure. Et donc nous ce qu'on défend c'est l'idée que ça n'est pas en ciblant quelques retraités prétendument privilégiés que l'on pourrait dégager des recettes mais au contraire en visant par exemple puisqu'il s'agit de mesures de justice sociale en visant le patrimoine notamment.
On se rappelle de euh du débat sur la taxation du patrimoine et notamment la taxe Zucman qui elle pourrait permettre de rapporter euh autour de 20 milliards d'euros euh en ciblant euh une partie de la population qui elle est véritablement privilégiée. Et Alexandre Catb aussi une réaction par rapport à ce que ce qu'on vient d'entendre et aussi le fait alors vous le disiez que c'était une mesure assez injuste mais quand on regarde tout le monde finalement prône la désindexation. Il y a la Cour des comptes, il y a le corps, le conseil d'orientation des retraites, il y a aussi la la mission transparence qui vient d'être remise.
Donc pourquoi est-ce que vous économiste, vous dites c'est pas possible ? Parce que moi je cherche des solutions pérennes au problème de financement des retraites et les solutions pérennes, ce sont les grandes réformes structurelles qui ont été mises en place ces dernières années et qu'il faut continuer. Le gouvernement l'année dernière a décidé de suspendre la réforme des retraites et cette suspension elle-même a généré un coût qui se répercute d'année en année qui il n'y aura une reprise de cette réforme qu'après la la présidentielle si le prochain président le le le décide et décide de de promouvoir la réforme.
Et donc, on voit bien que là, ce sont euh des euh des solutions euh vraiment qui qui ne qui ne visent qu'à euh financer le budget de l'État. Le déficit de l'État représente 130 à 140 milliards euh d'euros euh en comparaison avec euh le déficit du système des retraites, hein. Vous avez dit c'est 5 à 7 milliards sur un total de 400 milliards.
Donc le les retraites aujourd'hui sont quasiment à l'équilibre. Il y a ici un effet de vaste communiquant où on cherche à prélever sur les retraités des sommes qui permettraient de renflouer le budget général de l'État et ça je trouve que ce n'est pas cohérent. Et deuxièmement, on remet en cause le principe de solidarité intergénérationnelle qui est inscrit dans le système de financement des retraites et et l'organisation du système des retraites en France par répartition.
Euh et donc on voit bien que tout cela est en contradiction avec les principes avec ces principes là et et l'indexation ou la désindexation ne devrait pas être une décision gouvernementale. C'est quand on regarde le régime complémentaire par exemple le régime AGIR carco, c'est les partenaires sociaux qui décident des seuils d'indexation chaque année. Et je pense que ça devrait aussi être le cas pour le régime général pour plus de cohérence et pour enlever à l'état des c'est ce genre de de marge de manœuvre facile qui qui en fait ne fait que reculer le problème dans le temps et l'aggraver.
Ouais. Victor, vous parliez de réaction politique. Effectivement la proposition du ministre de l'économie date de vendredi.
Comment ça réagit de chaque côté de l'échiquier ? Il y a eu des réactions du côté euh du Rassemblement national, par exemple, par la voix d'Edvich Diaz euh qui euh craignait euh derrière une généralisation de cette mesure à à tous les retraités. Euh, elle estime aussi que c'est une chasse aux mauvaises dépenses, que les vraies dépenses se situent plutôt du côté de l'immigration ou encore de la lutte contre la fraude fiscale.
C'est la position donc du Rassemblement national. Elle ajoute aussi que bah les retraités ne sont pas une variable d'ajustement pour équilibrer les dépenses les dépenses de l'État. La France insoumise, elle dénonce que le gouvernement ne s'attaque pas au vrais enjeux qui est selon eux la taxation du capital.
Ils estiment aussi que les retraités aisés au final, ce sont ceux qui appartiennent à la classe moyenne et que donc le gouvernement ne s'attache pas vérit ne s'attaque pas pardon véritablement au vrai sujet donc de la taxation du capital. Il y a un député socialiste qui a réagi aussi Jérôme Geg dans une tribune à l'opinion. Il estime que les retraités euh ne doivent pas être un tabou et qu'il faudrait, dit-il, un cocktail de mesure avec un effort partagé équitablement euh qui viserait aussi euh les entreprises, par exemple, les détenteurs de patrimoine ou encore euh les géants de l'intelligence euh artificielle.
En tout cas, c'est une mesure qui va faire beaucoup parler. On va on va demander à nos invités, enfin de répondre à cette question. Est-ce que les rétraés finalement sont intouchables ?
D'abord écouter Thierry Breton qui était hier soir sur LCI qui est vend debout contre cette proposition et la retraite moyenne des Français ret moyenne je dis moyenne c'est 1570 €. 1570 1570 € ça veut dire que vous avez euh euh monsieur et madame qui ont travaillé toute leur vie qui ont 1500 un SMIC pour monsieur un SMIC pour madame de retraite et on va dire que ces gens-là sont des nantis et on va leur prendre encore une fois l'argent. Mais l'argent de quoi ? l'argent sur lequel on s'était engagé.
L'État avait pris une parole. Et pourquoi on va le faire ? Pour essayer d'économiser 3 milliards.
Parce que les 5 milliards que devait nous rapporter la réforme de madame Born et bien on a décidé de pas les mettre en place. Donc on avait qu'est-ce qu'on a fait comme troc ? Tout se paye.
Monsieur Calvi. On a dit bah finalement on bouge pas. Donc on laisse ceux qui partent à 62 ans et quelques partir à 62 ans et quelques.
Formidable. Et puis pour ceux ceux qui sont traités, c'est eux qui vont payer ça. Et bien moi, j'estime que c'est pas normal.
J'estime que quand on prend un engagement, on doit le tenir. Voilà, ce n'est pas normal pour Thierry Preton. Caroline Chevet, est-ce que les retraités finalement sont intouchables ?
Mais ça n'est pas la question. On a un système de retraite par répartition qui est basé sur le principe que les actifs payent pour les retraiter et sur un deuxième principe qui est d'assurer une forme de continuité de niveau de vie en passant à la retraite. La question qui se pose, c'est quel niveau de vie on veut assurer au retraités aujourd'hui ?
Et c'est une question qui ne concerne pas que les retraités, elle concerne les actifs au premier chef parce que par définition tout actif est un futur retraité. Et euh nous alertons sur le fait que des mesures régressives qui touchent les retraités aujourd'hui toucheront rapidement les actifs qui euh à leur tour seront euh seront concernés. Nous avons euh aujourd'hui euh des injustices qui sont extrêmement fortes, des injustices sociales qui nécessiteraient euh des mesures de répartition des richesses qui n'ont rien à voir avec ce qui est ici proposé.
J'ajoute que euh le gouvernement a engagé une conférence sociale, la conférence travail emploi retraite qui s'est tenue toute au cours de euh du premer semestre 2026. Le rapport n'est pas encore sorti. Comment se fait-il que on ait un gouvernement qui lance ainsi des ballons d'essai des mesures alors qu'il a lui-même engagé une conférence sociale avec l'ensemble des partenaires sociaux qui doit rendre son rapport à à la rentrée de là au mois de au mois de septembre.
Euh je crois que on est on n' pas du tout euh ici un une mesure qui euh va dans le bon sens. Elle est injuste. C'est une mesure d'affichage qui cible les retraités euh mais qui en réalité euh masque les véritables les véritables enjeux.
Ouais. Et Alexandre Catap, juste une réaction aussi au propos de Thierry Breton qui s'insurge à la France insoumise qui estime qu'être retraité aisé aujourd'hui en France c'est appartenir simplement à la classe moyenne. À partir de combien on estime qu'un retraité est aisé ?
Écoutez, je je pense que c'est c'est très différent selon la la perception que qu' qu'on en a de de ce qui est une personne aisée en France. Euh en tout cas euh c'est euh on peut pas fixer un seuil comme ça a priori euh comme l'a dit Thierry Breton, euh la plupart des retraités euh touche euh en moyenne euh 1500 euh à à 1600 € euh par mois. Euh et euh seul euh une une très petite minorité, hein, vous l'avez dit, 8 % des retraités, c'est-à-dire 1003 à peu près, touchent plus de 3000 € de retraite par mois.
Donc euh au final euh on on voit que euh les marges de manœuvre là-dessus sont relativement euh faibles pour le gouvernement et encore une fois, ça remet en cause tout ce principe de financement euh intergénérationnel, euh les actifs finançant les les retraites des retraités et les retraités s'attendant à avoir effectivement comme l'a dit la secrétaire générale de la FSU, une continuité de leur pouvoir d'achat. Je dirais même que ça dépasse le clivage euh gauche-droite ou euh socialisme versus capitalisme, ce que vous voulez parce que dans les systèmes par capitalisation euh il y a un principe d'équité euh actuarielle. Euh c'est-à-dire que euh quand vous cap quand vous euh épargnez un fond de retraite par capitalisation, et bien vous attendez aussi que ce fond euh honore ses promesses quand vous serez à la retraite.
Et c'est à ce fond de trouver euh les moyens nécessaires pour euh pour remplir ces ces ces promesses et vous délivrerez une retraite qui sera indexée sur l'inflation et qui vous permettra de préserver votre niveau de vie. Donc en fait là où le bas bless c'est toute l'organisation de ce système de retraite aujourd'hui qu'il faut revoir et remettre la décision sur l'indexation par exemple aux mains des partenaires sociaux. Encore une fois parce que si on parle d'équilibre du système des retraites et bien cet équilibre doit être géré par les partenaires sociaux.
Euh Thierry Breton parlait aussi d'une règle d'or d'équilibre budgétaire qu'il préconise. Et bien je pense que cette règle d'or devrait s'appliquer en priorité au budget de la sécurité sociale et notamment au budget de la retraite et qu'il n'y ait plus cet effet de vaste communiquant entre le budget de la sécurité sociale et le budget de l'État. Merci beaucoup Alexandre Catem.
Merci Caroline Chevet d'avoir participé donc à ce débat avec ce ballon d'essai donc du gouvernement. Est-ce que Sébastien Lecornu prendra le risque ou pas à la rentrée quand il rédigera son budget ? Pour le moment, on peut en douter.
En tout cas, on va passer à l'actualité internationale avec une annonce spectaculaire cette nuit. Elle émane de Donald Trump. Tous les ans, les États-Unis et la Corée du Sud mènent des exercices militaires conjoints.
Tous les ans, sauf sauf cette année, puisque quelques heures avant le début de ces exercices et bien Donald Trump a pris tout le monde de cours en annonçant sur son réseau social la réduction drastique de la participation des Américains à ces exercices. Alors, je vous lis ce qu'il a écrit, c'est un peu long, soyez attentif. Sur la base de mes très bonnes relations avec Kim Jung de la Corée du Nord, je ne suis pas satisfait du fait que les États-Unis aient il y a longtemps accepté de participer à des exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud.
Ces exercices sont non seulement coûteux, mais ils envoient un signal totalement inapproprié et hostile à un pays qui, tant que Donald Trump a été président, était non menaçant et respectueux. Par conséquent et sur la base du fait qu'il est trop tard pour annuler, j'ai instruit le secrétaire à la guerre de réduire considérablement ces exercices militaires signés donc Donald Trump qui au passage, vous l'avez remarqué à un moment donné donc parle de lui à la troisème personne. Quelle est la réaction des Sud-Coréens ?
On part retrouver notre correspondante en direct, Chloé Bornon. Chloé, expliquez-nous, est-ce que c'est la stupéfaction à Séou ? Et d'ailleurs, est-ce que ces exercices sont bel et bien commencés avec des Américains qui sont moins nombreux qu'à l'accoutumé ?
Alors oui, la superf action parce que forcément l'annonce de Donald Trump, elle est arrivé quelques heures avant le début de cet exercice militaire conjoint, le Ulti Freedom Shield qui a lieu donc tous les ans entre les États-Unis et la Corée du Sud. Alors euh le ministère de la Défense sud-coréen a annoncé ce matin euh que les exercices avaient commencés comme prévu. Pour l'instant, il n'y a pas eu de demande officielle des États-Unis pour réduire euh le nombre d'exercices.
Il faut dire que je pense que les Américains ont aussi été pris de cours. Euh donc pour le moment, ça se déroule comme prévu. C'est censé se terminer le 27 août comme prévu également.
Alors, c'est intéressant aussi de noter que dans les arguments donnés par Donald Trump, il y a l'idée que c'est apporte un signal inapproprié et hostile à la Corée du Nord. Bah, c'est un argument qui a aussi été utilisé par le gouvernement sud-coréen parce que cette année les scénarios qui impliquent le plus haut niveau de commandement, ils ont été réduit. On est passé de 17 scénarios euh l'année dernière à 14 cette année, justement parce que le gouvernement sud-coréen avait indiqué qu'il voulait montrer à la Corée du Nord qu'il y avait une vraie volonté de faire baisser les tensions que provoquent à chaque fois ces exercices.
Pareil, ce n'est pas une première pour Donald Trump puisqu'en 2018, après avoir rencontré Kim Jungen à Singapour, il avait également fait en sorte que les exercices s'arrêtent et ça avait été stoppé en 2018 et à partir de 2019 jusqu'en 2022, ça avait repris sous une forme beaucoup plus réduite, plutôt sous forme de de stimulation uniquement. Donc voilà, c'est un message de la part de Donald Trump qui peut-être pourrait permettre une reprise du dialogue. En tout cas, c'est ce qui espère euh la maison bleue, donc le le gouverne, le palais présidentiel sud-coréen puisqu'ils ont indiqué eux que ils espéraient que cette amitié euh coréenne nord-coréenne américaine permettrait une reprise des relations bilatérales et un retour à la paix dans la péninsule coréenne.
Alors, il y a aussi eu un rappel du président des termes du président Ijim Yang qui avait dit l'année dernière justement à Donald Trump qu'il c'était souhaitait lui être un facilitateur dans ses accords de paix si jamais les relations venaient à reprendre entre la Corée du Nord et les États-Unis. Mais pour l'instant et bien Pyong et Kim Jongen restent silencieux face aux nombreuses invitations qui ont émané de Donald Trump depuis le début de son mandat. Ouais, ça pourrait être donc facilité la reprise de ce dialogue.
Pourquoi pas ? Merci beaucoup Chloé. On va poursuivre l'analyse avec Grégory Philips.
Bonjour Grégori. Bonjour. Bertrand Ville est également avec nous.
Bonjour. Ancien chef d'étatmajor interarmée des forces françaises, ancien pilote de chasse Bertrand Galicher. Bonjour.
Grand reporter spécialiste des relations internationales et Frédéric Sandretao. Bonjour. Bonjour.
Enseignante en civilisation américaine à Sciencep. D'abord Grégory, effectivement, il y a eu cette annonce dans la nuit de Donald Trump qui finalement n'aurait pas dû nous surprendre parce que quelques heures plus tôt, c'est-à-dire hier, il avait publié cette photo, vous allez la voir sur son réseau social, sa rencontre historique avec Kim Jung en 2019 et en légende, il avait écrit "Malgré les apparences peu amicales sur cette photo en particulier, il y en a beaucoup nous sourions, Kim Junoun et moi nous nous entendons très bien." Ça veut dire qu'aujourd'hui Donald Trump a choisi son camp.
Il préfère ménager le président nord-coréen. Oui. Alors, attaquons d'abord sur la relation entre les deux hommes.
Donc, cette photo date de 2019 sur la DMZ et effectivement la la frontière entre les deux Corées et Trump est avec Kim Jong qu'il l'avait rencontré pour la première fois en 2018 l'année d'avant à Singapour. Je suis assez vieux pour avoir couvert ce sommet qui était assez sidérant, je dois dire, puisque souvenez-vous, quelques mois avant euh il les deux hommes s'insultaient. Le surnom de Kim Jong Un c'était Rocketman et Trump menaçait de réduire à néant la Corée du Nord parce qu'il avait, je cite à l'époque, un bouton nucléaire plus gros que celui de Kim.
Voilà. Voilà le chemin que Trump a fait pour aller jusqu'au tweet de au message de la nuit dernière dans lequel il dit non seulement son amitié à Kim Jong mais aussi un message adressé à l'allié sud-coréen al notre correspondante nous disait que les réactions à Séou était assez modérée mais c'est quand même un message à son allié je vous je vous lâche un peu notamment dans l'organisation de ces exercices honnêtement c'est pas très surprenant vu le chemin que Trump a parcouru rappelons que la Corée du Nord est une menace nucléaire est un pays nucléaire qu'il qu'elle continue de menacer ses voisins et que ces dernières semaines elle a quand même lancé deux missiles balistiques en direction de la mer du Japon. Euh voilà donc rien de moins.
Non mais rien de moins. Donc cette diplomatie trumpienne à l'égard de la Corée du Nord est quand même assez fantasque on va dire. Et en tout cas, après euh après Singapour en 2018, après la rencontre en 2019, la Corée du Nord a continué à poursuivre le son programme nucléaire et a continué à menacer ses voisins.
Est-ce que c'est la stupéfaction aussi autour du plateau ? Frédéric Sandretao, on va commencer par vous parce qu'effectivement Grégory avait fait la liste, j'avais fait la même ce matin, je me dis bon alors Kim Jongunout, c'est quoi aujourd'hui ? C'est effectivement la poursuite de de lancement de missile.
C'est la fuite en avant nucléaire, c'est l'aide militaire à la Russie. C'est l'envoi de soldats nord-coréens pour faire la guerre en Ukraine. Et donc aujourd'hui, Donald Trump préfère ménager cet homme-là plutôt donc que d'aider son partenaire sud-coréen.
Oui. Alors, deux points dans la lignée de ce que vient d' Régori. Le premier point, l'argument qui est donné par le président américain, c'est celui du coût.
Alors, si on fait un fast check un peu rapide, on voit que sur le budget de la défense américaine, on est à 900 milliards. Le coût de la Corée en fait du du sud de l'aide, ça serait le camp frais, ça serait les exercices militaires conjoints. On arrive à 5.
Donc si on fait le ratio, on est à 0,6 % du budget de la défense, ce qui n'est pas une charge insurmontable pour le Pentagone. Premier argument. Le deuxième, on est vraiment dans une diplomatie personnelle.
C'est-à-dire que qu'on reprend ces tweets littéralement, c'est que des sentiments. Je ne suis pas heureux. King Jon, il est great, amazing.
Donc, on est dans cette logique manikéenne de Trump qui nous dit "Bah, il y a les très mauvais d'un côté et puis il y a les très bons de l'autre." Et en fait, on s'aperçoit qu'on peut être très mauvais un jour et puis devenir excellent le lendemain. Donc, je pense que ça laisse rien présager si ce n'est quand même l'arrière-plan international qui fait que Poutine s'est extrêmement rapproché de la Corée du Nord, qu'il y a des menaces, il y a eu quand même six tirs, il y a des menaces d'un 7e tir.
On se dit est-ce que Trump à 81 jours des élections de mi-terme n'essaie pas finalement d'assurer sa défense et de changer de partenaire ? Ouais, c'est ça. Mais est-ce que ça peut avoir des conséquences, Bertrand Villemmer ?
Le fait que les États-Unis réduisent ainsi leur leur exercice militaire. Bon, sur l'exercice militaire, non, mais à long terme. Oui, il une première conséquence et une conséquence sur leur image.
Moi, je pense que la cause elle est un peu plus prosaïque, c'est que l'armée américaine souffre en terme de moyens. C'est que je vous donne un exemple, c'est a il y a 11 groupes aéronavales qui dépendent du gouvernement américain en ce moment. Ça c'est vraiment vertical pour euh pour ça que j'utilise ce terme.
Il y en a à peu près trois d'opérationnels. On a vu ce qui s'est passé avec le Lincol. Ce qui s'est passé sur Lincol, c'est absolument ahurissant.
C'est ahurissant. Il y a quand même eu des ou des eu des mouvements d'humeur plus que violents sur Ouais, on nutilise pas le mot mutinerie. Oui, mais ouais. quand même tentativ de suicide ce qui quand même bon ça c'est la première chose donc je suis pas sûr qu' les moyens ou que c'est son chef d'étatmajor des armées lui a pas dit ou là là douce parce que on n'est pas capable de faire des relèves de personnel sur le front iranien on a d'autres soucis dans le Pacifique il faut peut-être pas pousser sur cette Donc vous vous estimez que son argument sur le manque de moyens peut être pertinent il y en a rien.
Et le deuxième c'est qu'il y a un reprochement entre la Corée du Nord et la Russie. On le voit bien avec les 30 ou 50000 soldats euh nord-coréens qui vont qui vont aller sur le front le front ukrainien avec des missiles semble-t-il fabriqués par les Coréens du Nord vendus en Russie qui se retrouve sur un certain nombre d'objectifs notamment Kief. Donc il y a un rapprochement qui est évident entre Pyong et Moscou.
Donc peu de ça permettrait de contrebalancer un petit peu ce rapprochement. Bon mais en tout cas, on se dit Bertrand Galichet que il fait pas bon être allié avec Donald Trump depuis qu'il est revenu à la Maison Blanche. Ça fait un an et demi maintenant.
Il ne fait que des camouflets à ses alliés. Il y a l'Europe, il y a le Canada et cetera, la Corée du Sud aujourd'hui. Les alliances ont aucune valeur à ses yeux.
Clairement, le mot camouflet est tout à fait approprié puisque je crois que tous les meilleurs alliés de Trump en ont fait les frais ces dernières années et singulièrement ceux dont on pouvait imaginer que ils avaient une confiance absolue dans les États-Unis d'Amérique. Donc là, on est dans une situation finalement où on voit bien que Trump d'abord essaie de calmer le jeu dans cette région du monde parce que effectivement il a d'autres chats à fouetter et que il ne peut pas s'offrir le luxe d'un durcissement des relations avec la Corée du Nord, donc avec la Chine. De là à dire que la Corée du Nord est devenue un état non menaçant et respectueux, tout montre le contraire.
C'est-à-dire que il y a eu presque une dizaine de tirs de missiles balistiques depuis le début de cette année. Le dernier c'était il y a 4 jours. Donc on est vraiment dans une plutôt dans une escalade que dans un apaisement des relations.
D'autre part, effectivement, comme cela a été dit, les Nord-Coréens fournissent activement des moyens à la fois au Russes pour le front ukrainien, mais aussi on le sait, vis-à-vis de l'Iran. Donc il y a finalement un approvisionnement qui se fait de la part des nord-coréens vers ceux qui sont considérés comme des adversaires de l'Occident. Donc ça ne tient pas.
La réalité c'est que euh il y a dans cette stratégie, si on peut appeler ça comme ça, effectivement une volonté de de d'apaisement euh faute de mieux parce qu'il a pas tellement de choix en réalité. Et puis il y a un élément qu'il faut signaler, c'est que le président sud-coréen qui est au pouvoir depuis 2025 adopte une attitude vis-à-vis de la Corée du Nord qui est totalement à l'opposé de celle de son prédécesseur. C'est-à-dire que lui veut arrondir les angles et essayer de relancer le dialogue avec Pyong avec des chances de succès qui sont probablement très limitées.
Limité. Mais vous avez raison parce que le président sud-coréen s'est encore exprimé il y a il y a quelques heures. Quand j'ai écouté donc ce qu'il avait à dire ce matin, j'ai écouté deux fois.
Je me suis dit "Est-ce que je me trompe ?" Non non, c'est bien ça. Volonté d'apaisement totale avec la Corée du Nord. côté.
Mettons de côté nos intentions de menacer l'autre et ouvrons des discussions pour mettre fin à cette longue guerre en tant que parti directement impliqué afin de mettre un terme à cette guerre qui dure depuis trop longtemps. Grâce à ces efforts, il pourrait également être possible de discuter de mesures efficaces pour stopper le développement des capacités nucléaires de la Corée du Nord. Donc changement de discours total avec ce nouveau président sud-coréen effectivement.
Et si et si Grégory Philips finalement Donald Trump jouait un rôle de médiateur dans cette histoire ? Oui. Notez qu'à la fin quand même il met sur la table le programme nucléaire nord-coréen.
Donc j'entends la volonté d'apaiser un petit peu les choses. Je pense il y a néanmoins quand même une inquiétude sur les projets nucléaires de de Kim Jong H. Non, je pense que honnêtement Trump médiateur dans ce dossier, j'y crois assez peu.
On on a vu notamment au moment du rapprochement avec Kim Jong Hun et cette image de 2019 euh que quasiment le dès le lendemain Kim Jongun faisait des tests de missile à nouveau. Donc on a eu de la diplomatie spectacle avec la rencontre entre les deux hommes et en fait Kim Jongun en a fait qu'à sa tête pendant les les jours, les semaines et les et les mois qui ont suivi. Et je note néanmoins que si Trump dit qu'il se rapproche en tout cas de du leader nord-coréen, il se rapproche de ce que dans le passé des Américains appelaient l'axe du mal.
Vous savez, il y a un nouvel acronyme, c'est krink. C R I N K. China, Russia, Russie, Iran et NK pour Corée du Nord.
On voit qu'il y a quand même entre ces pays parfois de l'aide, de l'assistance militaire, un soutien politique politique et cetera. Donc c'est avec l'un de ces dirigeants que Trump euh dit qu'il est amis. Euh c'est quand même euh assez surprenant je Oui, mais ce que disait Bertan Vill tout à l'heure, il y a un problème d'image là.
Ce sont ce sont presque les l'image des États-Unis qui étaient corné parce que sur les crinks, il est quand même il a voulu se rapprocher de Vladimir Poutine alors pour l'Iran là, il y a rien à dire. Il fait la guerre et puis il a éliminé Habeney la Chine Sijin Ping vient à Washington bientôt. Exactement.
L'arrivée de Sijingping bientôt à Washington. Là, ce qui se passe avec Kim Jongun, il joue à quoi Donald Trump ? Là, il y a une autre possibilité.
Il y a une autre possibilité interprétation, mais euh ça ne concerne que moi. Ça peut être de la diplomatie économique. Pourquoi ?
Parce que la Corée du Nord s'enrichit h s'enrichit avec les roubles. Parce que tout ça, c'est pas c'est pas gratuit hein, les échanges qu'il y a actuellement entre la Russie et la Corée. Je rappelle que ces deux pays ont une frontière commune euh qui d'ailleurs bloque l'entrée de la Chine dans la mer du Japon.
Donc c'est pas une frontière commune, j'allais dire standard. Et il y a un pont qui a été construit justement pour que rendre les échanges entre la Corée et la Russie euh plus difficile à voir par satellite puisqueun train c'est facile de voir comment on le charge mais ce qu'il y a dans un camion c'est plus dur. Donc euh il est probable que cette cette cet argument ne soit pas complètement inutilisable par Trump puisqu'il il y a un enregistre.
Oui oui bien sûr l'argument économique Bertranglich. Oui, il y a une lecture ancreux qui peut être intéressante aussi. C'est une forme de punition contre la Corée du Sud puisque Trump lui-même a signaler que il avait demandé au Sud-coréens leur aide pour aider, je cite, à la dénucléarisation de l'Iran et que le Séou finalement a refusé poliment mais fermement de participer à l'aventure iranienne.
Je pense que ça c'est resté probablement au travers de la gorge de Donald Trump. Effectivement, il l'a dit d'ailleurs dans son message cette nuit, il l'a dit le fait que ils aient répondu non, ça lui a pas plu du tout. Ça pourrait être une mesure de représaille Frédéric.
Mesure de représaille, je je rebondit sur ce que vient de dire Bertrand, c'est-à-dire le concept de loyauté pour Trump. On doit lui être fidèle, on doit lui être dévoué. Il a reproché la même chose à l'OTAN en disant "Vous m'avez pas suivi sur l'Iran, ben écoutez, je menace régulièrement de de me désengager de l'OTAN et de d'enlever des hommes et de plus donner d'apporter d'aide militaires." Donc finalement, c'est son fonctionnement.
Il y a beaucoup d'esbrouff, beaucoup d'effets d'annonces mais très peu d'actes. Il est pas vraiment dans le performatif. Ouais, jamais.
Non, en fait, ça serait intéressant de de de reprendre toutes ces déclarations, de faire le bilan à chaque fois. Oui, du point de vue militaire, c'est d'autant moins compréhensible que la Corée du Nord bénéficie du retour d'expérience de l'Ukraine et de l'Iran. C'est-à-dire que notamment les soldats nord-coréens qui ont été envoyés un peu comme de la chair à canon euh sur le front euh ukrainien du côté russe reviennent pour ceux qui reviennent avec une expérience euh de l'utilisation des drones de l'utilisation du brouillage GPS et de tout ce qu'ils ont pu apprendre et c'est très utile pour la Corée du Nord dans ce contexte.
Donc au contraire, les États-Unis, on pourrait imaginer qu'ils aient besoin ou envie de tirer les leçons de cette situation. Ouais. C'est J'ai envie de rajouter aussi que c'est quand même le président de l'antiestablishment.
Il aime bien être le regard de tous et là il fait vraiment il marque la rupture. Ça n'a jamais été fait précédemment par les autres présido américains et il aime être au cœur de cette attention. La DMZ tout à l'heure historique 30 juin 2019 et là en se disant "Bah écoutez finalement je vais rompre l'accord." alors que il aime surprendre, il annonce la veille ou même le jour même des des opérations du début des opérations.
Donald Trump qui est donc toujours en tout cas empétré dans sa guerre avec l'Iran malgré tout ce qu'il a annoncé au cours du weekend que cette guerre était terminée, que les Iraniens avaient été battus, qu'il n'avaient plus ni marine ni aviation. Et bien l'état d'esprit du côté des gardiens de la révolution, c'est pas tout à fait ce que dit le président américain, c'est plutôt béliqueux, très très béliqueux. Même l'armée vient de proposer une large prime à tout iranien qui parviendrait à tuer ou capturer des soldats américain.
Écoutez, quiconque parmi nos chers combattants tue un américain ou en capture un et le remet à l'une des unités de l'armée de la République islamique d'Iran avec le soutien de ces chers individus. qui souhait participer au financier mais sous la garantie de l'armée recevra en plus de la grande récompense du djihad un cadeau approprié. Ce cadeau équivaut à 30000 dollars soit environ 5 milliards de tomans.
Voilà, ça nous donne l'état d'esprit du côté des gardiens de la révolution. Est-ce que c'est une mesure là ça y est qui est mise en place Grégorie ou c'est une menace supplémentaire ? Vous noterez que c'est 60000 dollars si c'est une femme, une iranienne qui procède ou à la capture ou à la mort d'un soldat américain.
Non, je je pense qu'on est quand même dans de la pure propagande de la part de la République islamique. Notons que aujourd'hui, il n'y a pas de de soldat américain sur le sol iranien. Il y a eu au moins une incursion en avril dernier au moment d'aller récupérer les les deux aviateurs.
Mais à ce stade, il n'y a pas de boots on the ground. Donc ce qui rend en tout cas sur le sol iranien impossible le fait de capturer un un soldat ou le tuer. Donc je pense qu'on est quand même dans de la pure propagande qui est destinée au peuple en tout cas au soutien du régime.
Après ça s'ajoute aux menaces sur Donald Trump. Vous avez vu la mise à prix de la tête du président américain, les les les menaces we will kill you et cetera. Donc c'est un acte de plus, une menace de plus mais qui a a peu de chance d'être réalisé en tout cas sur le sol iranien.
Menace mais qui donne quand même ce que je disais l'état d'esprit du côté iranien parce que mi-join on s'est dit bon il y a il y a quand même un un un comment on va appeler ça ? Un protocole d'accord qui avait été trouvé entre les Iraniens et les Américains qui avait quelque chose qui était mis en route la diplomatie était mise en avant. Aujourd'hui on a ce genre de discours côté iranien.
Oui, parce qu'on veut montrer la vulnérabilité finalement de de l'Amérique. À qui s'adresse ce discours des Iraniens ? Bien sûr, à leur peuple pour leur dire "Ben écoutez, vous voyez, on a tenu bon, on est toujours là et puis montre aux Américains qu'ils sont pas si infaillibles que ça." Et il y a toute cette propagande comme l'a rappelé Grégorie, elle est déjà mise en place.
Il y a 24 heures, ils ont montré une photo d'un squelette, d'un squelette d'un soldat américain. Euh, ils ont montré également la photo Trump dans un cercueil. Donc, il y a sur la grande place.
Donc il y a il y a tout cette propagande derrière qui alimente le débat parce que la guerre finalement n'a pas lieu. La guerre conventionnelle n'a pas lieu. Ça reste une guerre de communication. guerre de communication avec peut-être quelque chose de d'assez saisissant pour tout américain qui qui écouterait ça parce que aux États-Unis on a cette culture du chasseur de prime 30000 dollars c'est la mise à prix de la tête d'un soldat américain à ter et ça forcément aux États-Unis à mon avis on n'est pas indifférent à ce genre de je crois qu'il y a deux choses la première ça que ça montre qu'ils sont en position de force parce que pendant qu'on négocie de faire ce genre d'annonce c'est pas forcément très très positif pour la suite.
Et la deuxième chose, l'Iran est quand même un pays qui manie avec une certaine dextérité le terrorisme. Et donc il a pas parlé de lieux là. Ça peut être n'importe où.
Oui. Et ça peut être des soldats en civil. H donc quand on met l'un avec l'autre, ça veut dire qu'il y a une forme d'incertitude et de pression qui peut ça peut arriver de je sais pas demain matin que dans le fin franc des États-Unis il y ait un soldat américain en vacances qui au nom de cette fatoire entre guillemets, même si ça part aucun rapport avec une fatoire mais enfin ça peut santé euh se retrouve capturé ou pire tué.
Hm. Effectivement c'est la même menace. C'estàdire que partout où je suis finalement peut-être que je suis pas à l'abri parce que la diaspora iranienne pourrait se retourner contre moi.
Vous pouvez pas être tranquille. Ouais, vous pouvez pas être tranquille. Et vous avez vu aussi euh quand on lit la presse américaine aujourd'hui, il y a le Wall Street Journal qui affirme que l'Iran serait en train d'élaborer un plan pour intensifier la guerre.
On parle de la reprise d'une guerre totale. Le journal s'appuie en fait sur des communications interceptées et sur des services de renseignement. Et ce qu'il en ressort, je cite le journal américain, au lieu de miser sur les négociations, les Iraniens ont mis à profit ces deux derniers mois pour préparer un conflit majeur.
Est-ce que vous y croyez ? En tout cas, il se prépare à reprendre l'initiative et ses déclarations font partie de cette stratégie. Il faut pas oublier quand même que chronologiquement on est 2 mois après la signature de ce fameux mémorandum à Fenda standing.
Je cherchais les mots pas un protocole d'accord, c'est un memorandum. Voilà qui voilà dont chacun connaît finalement les limites. On a bien compris que ça avait été signé parce que c'était flou et que c'était donc improbable et que sa réalisation restait suspendue à un certain nombre de conditions impossibles à tenir.
Et 60 jours après donc 60 jours de trêve aujourd'hui l'Iran ne veut plus être tributaire finalement d'une initiative des États-Unis. Et puis il y a au sein même du régime euh un changement qui est assez important, c'est Mchen Rezailler qui est devenu secrétaire national du Conseil suprême de sécurité et qui veut sans doute aussi impliquer sa marque dans ses nouvelles fonctions. Ce qui veut dire que il faut qu'il propose quelque chose de nouveau.
Et cette proposition de prime peut en faire partie. Alors, on ne sait pas si c'est lui qui en a eu l'idée, mais en tout cas, ce qui est certain, c'est que les Iraniens ne veulent plus rester larme au pied à attendre une nouvelle décision de Trump qui pourrait leur nuire sans que il soit uniquement en position de défense. Il y a un analyste de défense qui vit à Teran, qui apparemment est assez proche du gouvernement.
C'est ce qu'affirme le Wall Street Journal et il a déclaré en Iran l'opinion générale et que la guerre principale n'a pas encore commencé. Est-ce que effectivement 2 mois après l'expiration normalement du CC le feu, là on y est là à la mi-aût, est-ce que finalement l'Iran serait en train de préparer une guerre totale et prendrait l'initiative cette fois-ci ? Alors prendre l'initiative, j'en sais rien.
Se préparer, c'est une certitude. Quand vous lisez ce papier très bien renseigné du du Wall Street Journal, il donne les mesures qui sont envisagées par les gardiens de la révolution. Encore une fois, il est assez clair que ce sont eux qui détiennent le pouvoir là-bas.
Renforcer le contrôle de l'armée régulière iranienne par le corps des des gardiens. Nommer à des postes-clés des vétérans aguérris de la guerre contre l'Irak. Développer les opérations de contre-espionnage et accroître la production de missiles et de drones.
Euh prendre l'initiative sur le D3 d'ormous et étendre le champ de bataille à la mer rouge. Vous voyez le plan, euh il est quasiment prêt, il est quasiment sur la table. Est-ce que les Iraniens vont prendre l'initiative de déclencher à nouveau une guerre totale ?
Honnêtement, je n'en sais rien. Est-ce qu'ils sont en train de la préparer ? Oui, et ils sont en train de la préparer depuis quasiment le le le cesser le feu et le début des négociations.
Mais est-ce que les cesser le feu finalement le ne leur profite pas ? Euh oui, nulle part, enfin, on peut on peut le penser puisqu'ils profiteent pas aux Américains, ça c'est clair. Euh il y a un point qui est important, c'est le plan de ciblage.
Le plan de ciblage des des missiles iraniens. Un plan de ciblage, c'est complètement politique. Euh et donc qu'est-ce qu'on constate euh depuis quelques semaines ? c'est que il les bases américaines se sont vidées, les plus proches de l'Iran se sont vidés, les les avions surtout les avions de grande valeur comme les Awax ou autres ont été positionnés de plus en plus loin.
Mais malgré ça, ils ont été positionnés en Jordanie, ils ont frappé en Jordanie les bases américaines. Ils ont été positionnés à Herbill, ils ont frappé Herbill ne serait-ce que cette nuit, ils ont ils ont été positionnés en Israël et cetera. Donc la stratégie en terme de ciblage, c'est de faire en sorte que euh plus aucune base américaine ne soit opérationnelle dans un rayon de 5 600 1000 km.
Elles le sont plus là aujourd'hui pour vous au niveau des au niveau des moyens aériens. Non. Le problème c'est que plus les moyens aériens s'éloignent, plus la frappe est est facile à lire parce que les l'arme vient de loin, si je puis dire.
Donc euh c'est vrai pour les missiles balistiques. Euh ce qui est très difficile pour un missile balistique, c'est si on a très peu de temps pour le détecter évidemment euh il fait mouche pratiquement à chaque fois. Bahà c'est c'est le contraire.
C'est plus il y a de l'éloignement entre les stations service, c'est-à-dire les les tankers, les avion d'armes, le porte-avion, plus il y a un éloignement, plus l'Iran est en position euh j'allais dire défensive intéressante par rapport aux Américains. Mais il s'est passé quoi ? Alors si on fait par exemple, on s'est quitté à la miin, il y a le mémorandum qui vient d'être signé, on se dit c'est apaisé tout ça.
Début juillet, on sent que déjà il y a du plomb dans l'aile, ça marche pas parce qu'évidemment c'est irréconciliable avec les les exigences de part et d'autre. Donc ça ne fonctionne pas. Et donc on revient à ces menaces perpétuelles des deux côtés et à ces discours j'ai gagné.
Non c'est moi qui ai gagné. Un discours qu'on réentend là ces dernières heures. On va écouter du côté iranien le Khalibf, c'est le président du parlement.
Et du côté américain, Donald Trump écouter le le vocabulaire employé. Je tiens à dire qu'aujourd'hui, face à une guerre injuste menée par les États-Unis et Israël, notre nation a tenu bon et a combattu avec bravoure, le cœur ouvert et sans rien attendre en retour. Ce fut l'échec le plus grand et le plus total à la fois pour les Américains et Israël.
Leur armée est anéantie. La marine a coulé l'intégralité de ces 159 navires. Tous les navires reposent actuellement au fond de l'océan.
C'est là qu'il repose au fond de la mer. Oui, quant aux avions, il y en avait 209 mais ils n'en ont plus aucun. Voilà, on aurait presque pu avoir les mêmes déclarations il y a 2 mois, c'est-à-dire que chacun qui gag sur l'aviation.
Alors sur la marine et l'aviation, il a raison mais la marine était avec une puissance assez limitée. Les navires ont été coulés mais reste encore sans doute ce qu'on a appelé, vous savez, la flotte moustique des gardiens de la révolution et l'aviation. Honnêtement, je parle sous votre contrôle, l'armée iranienne avec quelques vieux coucous qui ont été détruits.
OK. Mais en revanche, les gardiens de la révolution sont toujours au pouvoir. Ils ont toujours un pouvoir de nuisance extrêmement fort, pour ne pas dire plus, autour du D3 d'Ormouse.
Euh les euh euh les capacités balistiques de l'Iran, on l'a vu tout à l'heure, ont sans doute été renforcé. Alors oui, des lanceurs ont été détruits, mais les Iraniens ont encore la possibilité de lancer des missiles. Et je parle même pas du nucléaire iranien euh dont on devait commencer à parler à la à partir d'aujourd'hui à la fin des des 2 mois et qui qui reste un problème absolument majeur.
Donc Trump peut clamer victoire sur certains points notamment la marine et l'aviation mais il y a encore énormément de points à régler. Le plus important en ce moment étant le D3 d'Ormous dont on a beaucoup parlé ces derniers jours et qui reste complètement fermé. Donc imaginons une personne lambda qui est partie en vacances à la mi-juillet.
Vous par exemple, non, vous êtes parti plus tard. Non, par exemple, mais par exemple entre autres. Et qui revient par exemple à Mi Rien n'a changé en fait.
Ah non, rien n'a changé et a commencé par Hormouse. C'est ça qui reste quand même le nœud gordien de cette crise où chacun chacune des deux parties affirme contrôler le D3. Ça peut durer le revendiquer, il en faire un territoire américain ou le revendiquer en faire un territoire américain.
Exactement. ce qu'a déclaré Donald Trump au cours du weekend et donc ça peut durer comme ça des semaines et des semaines et des semaines. Oui.
Et ce qui a un peu changé quand même, c'est ce qui a été évoqué tout à l'heure, c'est-à-dire que toutes ces bases militaires autour de l'Iran, même à des centaines de kilomètres, se sont vidés finalement de leur force vives parce qu'elles sont devenues, au lieu d'être des moyens offensifs, elles sont devenues des cibles et les Américains ont été obligés de le constater et d'en tirer les leçons. Donc ça veut dire que c'est toute cette présence et toute cette stratégie américaine dans le golf et au Moyen-Orient qui est à revoir. Les Américains l'ont appris à leur dépense.
Ça leur a coûté extrêmement cher. Aujourd'hui, on voit aussi que leurs porte-avion sont dans un état opérationnel assez faible. On a déjà beaucoup parlé de leur situation, des problèmes de grogne, on va dire, au moins au sein de des forces qui sont embarquées sur ces bâtiments.
Et le bilan, même si Trump répète jour après jour ou semaine après semaine que la l'aviation iranienne est détruite et que la marine repose au fond de la mer, la situation si on la regarde un peu avec du du recul, elle est très mauvaise pour les États-Unis parce que là leur possibilité pour l'avenir et leur levier d'action face à l'Iran sont extrêmement réduits. Que peuvent-ils proposer aujourd'hui à l'Iran ? Quel moyens de pression ont-ils ?
Pratiquement plus aucun. On peut dire comme Trump que l'économie est ruinée, c'est vrai qu'elle va très mal, mais ils peuvent attendre comme pour l'économie russe. D'ailleurs, on peut attendre aussi des mois et des années.
C'est pas ça qui fera tomber le régime. Mais est-ce qu'il convainc son opinion publique ? C'est ça qui est important pour lui finalement malgré la situation qui est catastrophique, s'il arrive à convaincre son opinion publique alors que l'hém, c'est gagné pour lui.
Oui. Alors les myterne le 3 novembre, on a moins de de 2 mois et demi. L'opinion publique est toujours été défavorable à cette guerre, y compris au sein de sa base Magari et vous avez de plus en plus de proches de Trump euh qui critiquent toute l'action gouvernementale h avec une ancienne fidèle de Donald Trump.
Vous avez vu ce qu'elle a déclaré ? Margor Taylor Green. Marjorie Taylor Green.
Effectivement, une ancienne fidèle du président américain qui alerte alors c'est on peut parler d'alerte, elle alerte sur X en disant attention parce que l'administration américaine aujourd'hui envisage quoi envers l'Iran ? Envisage ça. Il discute au sein de l'administration de l'utilisation d'armes nucléaires contre l'Iran lors de réunions stratégiques.
Oui, vous avez bien lu, c'est réel. Je ne spécule pas. Pour l'instant, il n'y a aucune réaction officielle.
Est-ce qu'effectivement l'administration de Trump dans des réunions confidentielles envisage d'utiliser l'arme atomique contre l'Iran, c'est en tout cas ce qu'elle affirme elle. H Est-ce qu'on a plus d'informations sur ça ou pas ? Non.
Euh et il faut se méfier des déclarations de Marjorie Tellor Green qui est une ancienne élue base maga semi-complotiste qui a quitté euh le le Congrès. Alors je crois qu'elle a quitté le Congrès avec un désaccord sur l'intervention. 5 janvier 2026. elle a quitté le con, elle était très proche de Trump, elle a porté toute sa politique et ça a été vraiment le le quasiment la porte-parole de Trump et puis il a désavoué et il a dit "Je vous souonnerai pas finalement pour pour votre poste." Et donc il y a une rupture phénoménale, rupture idéologique entre les deux au point même qu'elle a dit "Je vais peut-être créer mon propre parti pour les élections de 2028 et faire une un espèce de sous-parti d'ident parti républicain." Donc elle s'est rapprochée de personnes comme Tucker Carlson, comme Thomas Bassi et là cette parole extrêmement dure envers le président.
Donc pour moi ça sur l'Iran notamment sur l'Iran et là je pense qu'elle essaie de rassembler en fait toute la base maga anti-guerre et de les ramener contre le président. Ah donc ça serait un peu une manipulation pour moi message politique est forcément manipulateur. Elle a un passif derrière cette femme pas neutre.
Oui mais le nucléaire a été évoqué par le président Trump lui-même dans cette guerre. Oui, pourquoi pas ? Mais euh je suis pas sûr que ce soit complètement réaliste comme option.
D'une part parce que ce c'est pas une bombe qu'il faudrait, c'est 200. parce que c'est quand même un grand pays et comme vous le savez l'Iran est un est un pays qui font qui est un pays mosaïque avec une 30 31 province avec une organisation fractale et ils l'ont montré et il nous ont montré l'efficacité de cette organisation donc je crois que ça c'est pas c'est pas très crédible concernant la question de tout à l'heure sur l'opinion publique il y a quelque chose qui est qui est pas très favorable pour l'opinion publique c'est ce qui se la façon dont on été traité l'armée dans façon traité l'armée américaine et ça commence par les grands chefs Alors, je je on ne on ne compte plus le nombre de chefs d'étatmajor qui sont fait débarquer sans raison. même l'ancien chef d'étatmajor de le le joint interarmé qui était c'est en principe celui qui a une structure politique aussi dans son dans dans ses bureaux a demandé à s'expliquer auprès d'excè qui a refusé donc ça et puis après ça descend avec la façon dont bah dont les appeler pour pas les souvent où les où les petits gradés sont traités sur des bateaux qui ils ont un peu de savon pour se laver les chotes sont bouchées et cetera et cetera vous avez parlé de situation tout à l'heure j'oublie le mot exact que Mais c'est pour vous c'est hallucinant ce qui se passe sur les porta-avion américains qui sont mobilisés au Moyen-Orient.
C'est c'est un comment dirais-je ? C'est une caractéristique claire d'un cheminement de l'ordre hiérarchique qui n'est pas cohérent. H puisqu'on peut pas laisser si vous voulez pour faire la guerre, il faut que des gens puissent être capables de le faire.
Et là vu les conditions, si vous si vous me dit vous dites un pilote de chasse, bah vous pouvez pas il y a pas assez de il y a pas assez de savon pour vous laver et puis vous pouvez pas manger, il va être difficilement performant et je ne parle que du pilote. Bon donc la base si je puis dire dans ce genre de conflit et le numéro 1 c'est de de planifier l'avenue des réserves. C'estd qu'on a les réserves.
On peut alors un portavion c'est 4 6 mois pas plus parce que on peut pas demander à des gens de travailler 24 24 pendant pendant pendant un an. Là ça fait plus de 6 mois ça fait 225 jours. Je crois que c'est votre contre.
Voilà donc c'est invraisemblable. Il y a ça se fait pas. Bah ça se fait pas.
Alors qu'est-ce qui se passe ? Bah on est en fait on est en en situation de quasi muutinerie y compris de certains officiers. Ouais.
Bon et il y a des il y a des voix dans l'étatmajor de la de la de la marine qui se qui évidemment réagissent. Il y a des sénateurs, il des congressman qui ont réagi à ça. Donc là, c'est en train de d'influencer contrôle public.
Il y a une enquête qui est ouverte sénateur étatis par deux sénateurs démocrates commandé l'ouverture d'une enquête suite aux plaines des familles. C'est quand même remonté aux familles en disant il y a eu un problème de santé mentale, des tentatives de suicide que Trump a complètement écarté quand il a été interrogé. Il a dit "Écoutez, c'est en cours, c'est géré." et le ministre de la guerre par il y a un point qui est extrêmement important pour les gens qui sont pour les soldats qui sont en opération mais c'est vrai pour tous les soldats, c'est l'incertitude sur l'horizon.
C'est dire que il y en a qui dit "OK, je vais revenir chez moi dans 4 mois, j'ai un j'ai un enfant qui va avoir 3 mois." OK, je vais revenir dans 6 mois. Ben non, raté c'est pas 4 mois, c'est 6 mois.
OK, je vais revenir mais je sais pas quand. Et ça sont des gens qui travaillent et qui doivent être qui sont au combat quand même hein. C'est pas des c'est pas des c'est jeux dire c'est pas une activité qui est particulière.
Il faut quand même une forme de motivation. C'est indigne de la part de la américaine. Pour moi, c'est une incohérence de l'ordre qui part du du chef d'étatmajur des armées qui est Trump.
Ouais. Jusqu'au commandant opérationnel qui est Scom. surtout que lecom aurait dû démissionner depuis très longtemps.
Trump a toujours soutenu ses militaires, il a toujours eu ce discours finalement de soutien à ses militaires. Et là pour la première fois, on voit qu'il y a vraiment un décalage entre son discours et son action. C'est ça qui est grave.
Surtout quand on connaît l'attachement des Américains à leur armée. Enfin, il suffit, je racontais l'autre jour, vous prenez un avion de ligne sur une ligne intérieure, le commandant de bord, il y a trois militaires dedans, il annonce qu'ils sont dedans et les gens applaudissent. Donc il y a un lien très fort entre la nation et les militaires.
Et donc ces 5000 hommes qui sont coincés sur ce rafiot, enfin sur ce bateau, pardon, euh depuis euh depuis bientôt 1 an, euh c'est 5000 familles qui sont impactées, qui euh euh vont dans les médias américains pour raconter ce qui se passe. C'est repris évidemment par le camp démocrate. Et j'ajoute parmi les rendez-vous de Trump bientôt, il y a évidemment les élections de Mandat, mais il y a mi-septembre, je crois, une grande convention républicaine organisée à Dallas, au Texas.
Alors, d'habitude, les conventions, c'est juste avant l'élection générale, mais là, il le fait avant les élections de mi-mandat. Donc, normalement, ça doit être 2 jours de triomphe de Trump devant le camp républicain et sa base avec un grand spectacle. Il va arriver avec l'Iran qui n'est pas réglé, Hormous qui est fermé et euh et des militaires qui disent "On est mal traité ou en tout cas pas bien traité par le Pentagone." C'est ça crée une ambiance qui est un peu particulière pour ce grand rassemblement festif que Trump souhaita.
Je peux je peux pas imaginer queil y a pas eu des compte-rendus sur la situation actuelle parce qu'on parle du porteavion mais il y a un groupe il y a un groupe aéronaval autour avec un certain nombre de bateaux qui sont pas des coquilles de noix hein et ils ont exactement la même situation parce que un coupal c'est une cohérence opérationnelle donc ça veut dire que Donald Trump est au courant depuis des semaines des semaines et que rien n'a été fait donc c'est sa responsabilité première pour vous ex donc le risque c'est qu'il arrive à une vraie mutinerie et cet attachement des Américains à leur armée il est transverse. C'est-à-dire que c'est pas seulement les républicains, ça va jusqu'à l'aile gauche des démocrates si on peut dire. Parce que pour effectivement l'Américain moyen comme l'a très bien dit Grégory, c'est un peu quelque chose de naturel et de spontané de respecter l'armée, ceux qui s'engagent, ceux qui risquent leur vie.
Et là, la façon dont Trump traite ses soldats est profondément choquant. On le lit d'ailleurs dans la presse américaine, il y a des témoignages pas seulement d'ailleurs de familles de militaires, mais aussi de gens qui ont simplement un intérêt pour l'armée ou qui sont des citoyens lambda et qui considèrent que c'est indigne de la part des États-Unis de laisser finalement tous ces effectifs dans un état tel queon présente à travers des les quelques informations qui filtrent. Mais est-ce qu'il avait pas été un petit peu ambivalent aussi vis-à-vis de de des armées ?
On se souvient de je crois qu'il était au cimetière Darlington à Washington où il est devant tous ces tombes des militaires américains. Il les avait traités de loser. Oui, ils avaient traité de loser mais il quand même son électorat.
Euh enfin les militaires, c'est une partie assez forte de son électorat du Paris républicain. Là il a quand même fait un geste, je me fais pas l'avocate du diable mais il a envoyé l'amiral Bad Cooper il y a 24 heures en disant sur le porteavion sur le porte-avion en disant "Venez regardez, essayez de retrouver un sentiment finalement de de cohésion, de patriotisme." Donc il a fait cette démarche en sachant que l'amiral lui-même a dit que c'était vraiment une situation assez assez compliquée.
Ouais. Donc on ver c'est un euphémisme, il a vraiment joué sur cet éphémisme un euphémisme. On verra comment ça évolue dans dans les prochaines semaines évidemment.
On suivra ça avec attention. On voulait parler quand même un peu de l'Ukraine avec cette stratégie des Ukrainiens. Vous le savez au début de l'été les Ukrainiens donc visaient les raffineries, les sites pétroliers pour prévoquer des pénuries au sein de la la Russie.
On se souvient de ces fils d'attente immense au aux stations service. Et bien les Ukrainiens là élargissent leurs cibles depuis la mi-juillet. Ils visent des entrepôts et pas n'importe lesquels.
Il s'agit de sites logistiques appartenant à l'entreprise Wildberries, autrement dit l'Amazon russe à Mori Concalves. L'image est rarissime. À une quarantaine de kilomètres de Moscou, cet entrepôt vient d'être visé par un drone ukrainien.
L'équivalent russe d'Amazon avait construit ici son plus grand site industriel. Ce n'est plus qu'un immense brasier de 200000 m carr. L'évacuation a commencé donc j'ai dû sortir.
Il y a une attaque. Beaucoup de gens ont perdu leur emploi. Toucher la Russie en plein cœur.
Telle est la nouvelle stratégie déployée par l'armée ukrainienne depuis mi-juillet. Ces derniers jours, d'autres régions ont été visées. Un port stratégique dans la région de Crassodard au sud, une usine spatiale à Samara après 2000 km de la frontière ukrainienne.
Le rapport de force serait-il en train de s'inverser en faveur des Ukrainiens ? Ils ont quand même euh pris l'ascendant en quelque sorte sur la technologie et sur la production, mais ça veut pas dire qu'ils sont en train de gagner en soi. Il y a quand même quelque chose qui a changé et les Ukrainiens sont en train de profiter.
L'Ukraine reste elle aussi sous le feu russe qui a réalisé plus de 3000 attaques aériennes en une semaine. Grégory, évidemment, pour aller vite, on dit que c'est l'Amazon russe, mais finalement c'est une entreprise bien plus importante que Amazon en Russie. Ça veut dire que si jamais l'Ukraine parvenir parvenait à continuer ses frappes contre ses dépôts, contre ces ces ces ces ces ces ces sites logistiques, ça pourrait avoir des conséquences extrêmement lourdes pour les Russes.
Oui, nos confrères du site le Grand Continent explique très bien que c'est plus qu'Amazon. En fait, c'est à la fois Amazon, le Boncoin, FedEx et le crédit agricole. D'accord.
Non mais non mais ça dit bien ce que ça veut dire et le crédit agricole c'est la banque VTB la deuxème banque de de Russie. En en fait, c'est à la fois ce qui sert vraiment dans le quotidien des Russes. Vous faites livrer un paquet, ça passe par Walberries.
Euh c'est aussi un site de vente pour les PME du pays qui mettent en ligne leur leurs produits. C'est un une entreprise qui aussi peut acheminer du matériel à destination de l'armée notamment pour la logistique. Alors pas pas des missiles, pas des obus et cetera, mais tout ce qui sert à la logistique de l'armée.
C'est aussi à la deuxième banque du pays qui est très proche du Kremelin. Quand vous tapez Wildberries, non seulement vous tapez un symbole énorme et vous frappez aussi euh vous désorganisez une bonne partie de l'économie du pays. J'ajoute à cela euh que regardez les images dans la banlieu de Moscou.
C'estd que Zelenski depuis plus de 40 jours maintenant veut exporter la guerre sur le territoire russe quand il frappe ses entrepôts. Vous avez les moscovites ou en tout cas ceux qui habitent dans la bandue de Moscou qui se réveillent avec un énorme nuage de fumée au-dessus de la tête et là la guerre est vraiment chez eux. Donc c'est une stratégie qui a été imaginée par l'état-major ukrainien.
Euh Wberes, c'est en gros 200 entrepôts dans toute la Russie, 30 principaux. Sur les 30 principaux, plus d'une quinzaine ont été détruits déjà. Donc c'est une quasiment chaque jour une volonté ukrainienne d'aller frapper ces entreprises.
Justement, on va en savoir plus sur cette stratégie en rejoignant Gwendoline de Bono et Éric José qui sont pour nous donc en Ukraine dans la région de de Zaporija. Gwendoline effectivement une stratégie extrêmement bien pensée par les Ukrainiens qui dure donc maintenant depuis plusieurs semaines. Ça fait un peu plus d'un mois et là les images que vous montriez euh à nos téléspectateurs et bien euh c'est le plus un des plus gros entrepôts hein près de près de Moscou.
Mais si vous voulez c'est presque c'est le 20e entrepôt euh je crois qui est ciblé euh par les Ukrainiens. Et pourquoi les Ukrainiens euh cherchent à cibler Wildberries ? Il faut comprendre que l'Étatmajor ukrainien veut une chose, c'est mettre une pression sociale et économique sur la Russie.
Wberies, c'est des millions de clients et des millions de vendeurs. Donc quand vous touchez Wberies, et bien vous touchez des millions de Russes qui et bien vont peut-être intenter des actions en justice, vont exprimer une colère et ça ça va créer un problème au sein de la société. Ça c'est le premier effet que recherchent les Ukrainiens.
Ensuite, ce qu'il faut savoir c'est que Wildberries est adossé depuis pas longtemps, depuis juin, à la deuxième plus grande banque russe qui s'appelle VTB. Donc en touchant Wildberries euh et bien les Ukrainiens s'attaquent aussi au système bancaire russe. Merci beaucoup Gwendoline pour pour ces précisions.
Bertrand Galichet, de toute façon on le sait, les Ukrainiens ne gagneront pas la guerre sur le front, ni les Russes ni les Ukrainiens d'ailleurs. Est-ce qu'avec ces stratégies il pourrait alors j'ose pas dire gagner la guerre mais les conséquences pourraient être telles pénuri d'essence avec des conséquences sociales si jamais il faisait tomber ce cette entreprise énorme que là ça pourrait déstabiliser profondément le régime russe. Ça a déjà commencé à déstabiliser un peu la vie quotidienne des Russes notamment avec les frappes sur les raffineries.
Là, c'est aussi euh dans la vie habituelle des Russes des paquets qui n'arrivent plus, des livraisons qui ne se font pas, mais euh c'est une stratégie de très long terme qui pourrait euh appuyer celle qui va être euh annoncée par l'Union européenne pour la rentrée avec de nouvelles sanctions économiques. Mais tout ça, c'est à un horizon de plusieurs mois, voire de plusieurs années. On ne détruit pas un pays avec des sanctions économiques en quelques semaines.
Ça n'est pas possible. Même si Zelenski pour sa communication a présenté un peu ses frappes sur l'intérieur de la Russie comme une façon de faire pression directement sur Poutine pour le ramener à la table des négociations. En réalité, je ne pense pas que lui-même puisse y croire, mais il compte peut-être sur le fait que la population russe joue finalement un rôle dans la décision finale qui pourrait être prise à un moment ou à un autre.
Et on pense notamment aux élections du 21 septembre. Alors, les élections, elles sont déjà gagnées pour Poutine, mais à la suite de ça, vous savez qu'il y a des rumeurs de mobilisation. Et donc si vraiment la Russie est très impactée, très affectée par ses frappes ukrainiennes, ça peut peut-être mettre des grains de sable dans les engrenages du système militaire russe.
C'est ça finalement. C'est peut-être euh perturber ou en tout cas faire en sorte que les Russes deviennent actifs. On le sait, au tout début de la guerre, c'était une opération spéciale.
Cette opération spéciale, elle était loin des Russes. Elle était loin du quotidien des Russes. Les Ukrainiens là font en sorte qu'elles fassent partie aujourd'hui de leur quotidien.
Ils peuvent plus rester indifférents. C'est c'est exactement ça. C'est-à-dire que quel est le moyen de toucher l'ensemble des oblastes russes ?
La Russie, c'est un pays qui est immense. Alors, s'il y a une République qui brûle à l'extrême est, je pense qu'à l'extrême Ouest, ils sont tout juste au courant. Ouais.
Et quel est le quel est le moyen pour que tous les Russes soient au courant ? Et ben, c'est ça. H donc là, ça touche l'opinion publique et surtout sil généralise, comme bien dit le dit Grégory, les frappes à des endroits qui sont stratégiques.
Ça c'est le premier point. Le deuxième point, c'est important de voir comment Zelenskil a qualifié. Il parle de sanction dans la profondeur.
Ouais. Donc pour lui, vis-à-vis du droit international, il peut pas taper quelque chose de civil. Même s'il dit qu'il peut y avoir des matériel militaire qui échangé et cetera.
Il se couvre, si je peux dire, au plan du droit, mais je parle sous votre contrôle en disant c'est une sanction dans la profondeur. Donc il a fait la raffinerie. Très bien.
Maintenant, on tape sur euh un système qui régit euh la moitié du commerce en ligne du pays. Pour parler simple et ça et puis pas seulement que le pays parce que euh c'est présent Web, il est il est présent en Biélorussie, il est présent il est présent au Kazakhstan, Kurdistan, Georgie et cetera. C'est toute la galaxie si je puis dire de l'URS de l'ex URS6, le URSS qui est et qui est impacté.
Fréet. Oui. Alors ce que je trouve intéressant aussi c'est bon bien sûr on a parlé du symbole mais savoir qu'il y a quand même une réponse russe qui va qui va arriver qu'on pressant.
Les renseignements américains ont dit encore il y a 10 jours ont alerté le temps en disant attention la menace se confirme de plus en plus de quelle va être cette réponse ? Mais il y a toujours en fait à chaque fois Ouais. à chaque fois que les Ukrainiens mènent euh une offensive spectaculaire, mènent des frappes sur le sol russe, à chaque fois on parle de la réplique euh des Russes, mais ils ont commencé cette guerre en 2022, ils ont toujours été plus loin, mais forcément euh euh ça fait partie, j'ose pas dire, du jeu parce que c'est très très mal venu, mais j'ai pas d'autres mots qui des mini représailles en fait, c'est des miniations des mini représailles ponctuels, on oui mais et mais il faut noter que cette campagne avait été annoncée par Zelenski qui avant l'été et avec un délai de 40 jours qui je crois arrive est arrivé à expiration déjà et le l'idée du président ukrainien était de dire on va vous frapper en profondeur pour toutes les raisons que vous venez de décrire pour amener Poutine à la table des négociations et on voit bien que à ce stade en tout cas aucune négociation n n'est possible et que Poutine n'est absolument pas ouvert à toute idée de discussion avec les Ukrainiens.
Non. Et qu'en est-il sur le front ? Écoutez Vladimir Zelenski sur ce point.
Le rapport du commandant en chef des forces armées a défini de nombreuses mesures et moyens visant à renforcer les axes de Sloviance et Constantinf. Je tiens à remercier toutes nos unités qui éliminent les occupants et repoussent les assauts et les infiltrations russes. Je compte bien qu'à la fin du mois d'août le nombre d'occupants éliminés s'élève à au moins 30000. 300 soldats russes éliminés d'ici le 30 août.
Vous y croyez à ce chiffre avancé par le président tous les tous les analystes de la presse internationale, les gens sur place, les gens qui comptent, il y a différents différents moyens de compter parlent effectivement entre 30 et entre 25 et 35000 soldats russes mis hors de combat. Je parle pas de mort hein, mis hors de combat par mois. Donc quand on fait voilà quand on fait le calcul sur sur 4 ans, ça fait 1 million3 1 million4.
Voilà, on est dans ces on est on est on est on est dans ces chiffres là. Ce qui peut expliquer quand même deux choses. La première c'est que l'armée russe est corrompue.
Elle est d'autant plus corrompue que il y a un certain nombre de cadres qui sortent des prisons. Il faut quand même appeler un chat achat. Et je pense que dans les prisons russes, il y a des gens qui savent ce que c'est que la corruption puisque il y a une vraie corruption ou ça même des prisons russes.
Donc on a exporté dans des sections d'armement, dans des compagnies d'infanterie, les pratiques qui se pr qui se faisaient en prison. C'est comme ça que ça se passe. Donc mettre euh arriver à avoir un petit un petit un petit supplément de fantasin, euh c'est plus c'est très bien pour Poutine et c'est peut-être même indispensable.
Je crois que c'était c'est ça c'est vraiment ça qu'il faut qu'il faut mettre sur sur le devant de la scène. Le deuxième point c'est que les Ukrainiens sont très vulnérables aux attaques balistiques comme tout le monde d'ailleurs. Mais eux particulièrement parce qu'ils sont visés bien sûr ils sont très vulnérables parce que ils ont pas les moyens d'intercepter des missiles balistiques.
Pourquoi ? Parce que dans la guerre des missiles hyper véloces, c'est le pays qui tire, qui a le plus d'avantage en terme de moyens. Si on quantifie les moyens, alors évidemment ça vaut ce que ça vaut, mais ça donne une idée.
Il faut trois fois plus de technologies, trois fois plus d'intelligence, trois fois plus de pratique pour intercepter un missile que pour en lancer un. Ouais, c'est très facile avec un lance-pierre d'envoyer un petit une petite bille en acier, c'est beaucoup plus difficile d'intercepter la bille. Voilà.
Et donc quand on parle du patriote de licence et cetera, mais c'est c'est un c'est un secret de polychinel, c'est impossible, complètement impossible parce que les patriotes, ils se nourrissent de renseignements qui viennent de cette infrarouge que les Américains ont de radars de radars particuliers. Plus les radars sont performants, plus ils dialent eux avec ce qu'on appelle des systèmes de fusion de renseignement, plus le missile est précis. S'il est pas assez précis, qu'est-ce qui se passe ?
Ils font comme les Israéliens, ils en envoient deux voire trois pour une cible. Non. Donc on voit au rythme de production des patriotes la vulnérabilité, elle est là.
Elle est là en Iran, enfin dans les adversaires de l'Iran et elle est là aussi en Ukraine. En Ukraine. Mais c'est pour ça c'est d'où la stratégie.
Exactement. C'est-à-dire que cette guerre, elle est plus euh comment on dit ? C'est pas une guerre, c'est plus une guerre de position, c'est plus une guerre de front.
Elle s'est totalement élargie avec les Russes qui ont de toute façon depuis le début frappé tout ce qui était structure énergétique en Ukraine pour perturber les hivers ukrainiens par exemple et les Ukrainiens qui maintenant tapent les réserves de de carburant qui tapent maintenant les les entreprises pour pour perturber le quotidien des des Russes. Ce n'est plus une guerre sur un front unique. En fait, c'est les deux.
Enfin, c'est la guerre que c'est la guerre que vous venez de décrire avec les frappes notamment euh en profondeur de la part des Ukrainiens en Russie, euh le bombardement par les Russes par des missiles euh des grandes villes ukrainiennes avec l'impossibilité pour les Ukrainiens malheureusement d' d'intercepter ces ces missiles. Vous avez aussi et c'est pour ça que le son de Zelenski était intéressant, vous avez encore cette guerre sur la ligne de front, ces 1200 km mais qui paraît comment on dit, j'allais dire absurde, qui paraît absurde cette guerre parce que elle paraît sans parce que rien ne bouge parce que depuis 4 ans et demi quasiment rien ne bouge. Si chaque semaine ou chaque mois l'un des deux camps dit "On a gagné quelques kilomètres carrés, on a pris tel ou tel petit village", mais cette ligne elle est elle est quasiment figée avec un nombre de morts de chaque côté très important notamment vous savez dans cette zone de la mort, la kill zone qui est maintenant une bande de 30 de de 30 km à peu près dans laquelle les soldats russes et et ukrainiens sont tués en quelques secondes parfois par un par un drone par un drone de l'autre camp, mais il y a toujours cette cette ligne de front qui qui ne bouge pas et qui malheureusement dévore des hommes encore chaque jour.
Et chaque jour avec ce chiffre effarant de 30000 avancés par le président ukrainien, mais ça paraît euh plus que probable 300 soldats russes éliminés par mois, donc c'est-à-dire mort ou blessé. Mais c'est peut-être sans doute la même chose de l'autre côté. C'est-à-dire, on sait on sait pour les Ukrainiens, il y a un coff3 entre les deux.
D'accord. Donc ça serait plutôt 10000 du côté du ukrainien. OK.
Parliz d'une guerre absurde et je crois qu'effectivement sur le plan purement tactique effectivement on peut imaginer que c'est une réalité qui va perdurer. Vous savez, ça rappelle un peu la situation de la Première Guerre mondiale où effectivement il y avait des guerres de position, des guerres de tranché qui duraient indéfiniment. Ça rappelle aussi la guerre Iran Irak des années 80 où le bilan humain était absolument terrifiant et il n'y avait pas de gain territorial majeur pendant des années et là on en est un peu là et c'est ce qui fait aussi penser à Zelinski que il y aura pas de conclusion de cette guerre sur le front et que il a beaucoup hésité vous savez avant d'aller frapper en profondeur la Russie.
Il y a eu beaucoup de débats au sein du gouvernement ukrainien, y compris avec les alliés qui pensaient qu'il fallait pas aller chatouiller l'ours russe trop loin dans sa tanière. Mais euh qu'est-ce que les Ukrainiens avaient à perdre puisque de toute façon eux-mêmes sont frappés sur des zones résidentielles, sur des installations énergétiques, sur euh les infrastructures de transport, et bien ils en font autant puisque ils savent que de toute façon, ils auront une riposte russe et que les Russes n'ont pas attendu d'être frappés chez eux et même très loin en profondeur pour aller taper en Ukraine, y compris très loin et y compris sur des civils. Donc les Ukrainiens n'ont rien à perdre dans cette politique de frappe sur des installations économique notamment et énergétique.
Et on le voit avec cette stratégie qui continue en tout cas. Merci beaucoup. Allez, on va retourner en Gironde parce que vous le savez, le Premier ministre est en déplacement aujourd'hui sur le front des incendies.
Sébastien Lecnu qui est arrivé ce matin et ça se passe pas forcément comme prévu. Il s'est déplacé au Porsche, la commune la plus sinistrée par le mégafeu de la fin du mois de juillet. Les habitants, regardez, l'ont attendu de pieds fermes.
Exaspérés, ils ont fait part de leur colère. Écoutez, il est où ? Il est où ?
Et c'est ça la force de notre village, la solidarité. Alors sinon on passe ou passe non plus ? On va passer, on va jouer les gendarmes aussi.
Nous, c'est la solidarité qui marche et ça a été ça qui nous a sauvé. Pas le ministre, pas la préfete. Je pense à tous ces gens qui ont tout perdu.
Si je pouvais si je pouvais faire quelque chose, si je peux me faire écouter, si je peux si le ministre pouvait bouger et me dire "Mais on va ouvrir, on va ouvrir une enveloppe, on va vous donner de l'argent, on va vous aider mais c'est pas sur 10 ans, c'est pas sur 30, c'est sur 30 ans qu'il faut nous aider. La commune est ruinée, tout est à plat." Le but c'est justement de dire aux politiques voilà on est uni et qu'on voudrait qu'on nous explique des choses parce que dans cette affaire il y a eu beaucoup de blablas mais peu de choses concrètes quoi.
Donc on sait pas le déroulement des événements, pourquoi on arrive à à 183 maisons détruites aux Porsche ? C'est c'est inadmissible. Voilà.
Et oui, inadmissible. Le Porsche, on le rappelle. Donc c'est cette petite commune ravagée par les flammes à la fin du mois de juillet avec 7000 hectares calcinés, 183 maisons brûlées.
C'est la moitié du village qui a été rayé de la carte avec ces images terribles. Vous le voyez, des habitants en sont persuadés. Les pompiers et bien plutôt que de venir sauver leur commune ont été dérouté vers le Cap Fer donc en cette fin de mois de juillet dont une partie de cette colère que vous venez de d'entendre.
Euh Sébastien Lecornu est arrivé ce matin, il a pris la parole et il a dit "On n'a rien à cacher. Écoutez, nous n'avons strictement rien à cacher sur le dérisie euh de ces dernières semaines. Ça vaut pour les Landes, ça vaut pour la Gironde.
Voilà, on attend le Premier ministre qui va s'exprimer d'une minute à l'autre. Il a rencontré les élus notamment pour parler de ces bégafeux, de ces incendies qui se sont multipliés tout au cours de l'été. Euh tout au long de l'été euh euh en France, il y aura peut-être des annonces.
C'est ce que va nous dire dans un instant Victor Topno qui est avec nous, journaliste politique à TF1 LCI. Marian Eno est également avec nous. Bonjour journaliste environnement pour nous Guillaume Vosnica pour l'expert climatique est avec nous météorologue également Estelle Forget experte climat logement et aménagement des territoires et Christian Pinodo, bonjour consultant politique forestière et gestion des risistes auteur de Échec au feu de forêt aux éditions l'armatan Victor Topnau d'abord cette visite elle s'est pas tout à fait passée comme prévue pour le premier ministre avant de rencontrer les élus à clos là c'est en ce moment Euh, il y a eu cette étape, on l'a vu donc au Porsge où il a été interpellé, il a été même par les habitants.
Le premier ministre s'attendait peut-être pas un tel accueil. Oui, tout à fait, on le sait. C'est une colère qui est présente dans cette commune du Porsche depuis le début de l'incendie puisque le feu s'est déclaré au niveau de Somos, c'est le Porsche une commune située juste en dessous.
Donc, le feu est arrivé très vite sur cette zone-là. La ville a été évacuée dès les premières heures de de de l'incendie. Et ce que reprochent les habitants du Porsge et qui est la source de leur colère, c'est que malgré l'évacuation, certains d'entre eux sont restés pour protéger leur maison et ils ont vu donc le déplacement des pompiers de leur commune euh vers le sud, donc vers la commune, vous l'avez dit, de Lèche Capfer.
Euh, on a pu échanger à ce moment-là aussi avec la préfecture qui nous disait que à ce moment-là précis de l'intervention, la priorité était de sauver les vies humaines parce qu'au niveau de lèche Capferé, il y avait encore plus d'habitants. C'est 7000 habitants plus les touristes puisqu'on sait que c'était une période de vacances. Et donc la priorité pour les pompiers, c'était d'aller dans cette zone-là pour justement protéger les vies humaines.
La commune du Porsge étant donc évacuée. Voilà. Et donc la source de cette colère, elle est là.
Quand les habitants sont ensuite revenus et qu'ils ont vu, vous l'avez dit, les 183 maisons dévasté, forcément c'est un choc. Et le Premier ministre l'a dit tout à l'heure, nous n'avons rien à cacher. Nous allons être transparents sur ce qu'il s'est passé à chaque heure de l'incendie.
Donc ce sont peut-être des prises de parole qui viendront dans un second temps, peut-être dans les semaines ou les mois à venir, qui viendront éclairer la façon dont cet incendie a été a été géré. Mais la source de cette colère, elle est là. Ces habitants qui ont tout perdu, ils cherchent aujourd'hui des réponses.
Ils cherchent à comprendre euh pourquoi autant de dégâts euh sur leur commune. Et là, que que va-t-il se passer ? Donc, on le disait donc les c'est bien sûr le Cornu rencontre notamment des élus.
Il va prendre la parole dans les minutes qui viennent. Il va faire des annonces. Oui, il y a des annonces qui sont évidemment attendies attendues pardon.
Euh ce que l'on peut vous dire déjà, c'est qu'il va y avoir des annonces sur euh les permis de construire pour une reconstruction à l'identique qui seront délivré dans un délai maximal d'un mois. On sait que c'était une attente, y compris de ces habitants euh qui cherchent à reconstruire leur maison. Comment vont-ils pouvoir s'y prendre ?
On voit que le premier ministre s'empare du sujet et cherche donc à faciliter les les démarches. Il y a également pour les entreprises qui ont été touchées des remises de cotisation sociale de taxes foncières qui seront intégrées dans le dans le prochain budget et également un remboursement intégral pour ces entreprises des indemnités liées à l'activité partielle. Donc en tout cas, le premier ministre va détailler toutes ses annonces, les particuliers, les entreprises.
C'est à venir dans les toutes prochaines minutes. On va partir en gérant de retrouver notre équipe tipo petit Romain Reverdi puisque vous suivez le déplacement du Premier ministre depuis ce matin. Racontez-nous ce qui s'est passé au Porge.
Oui. Alors ce qui s'est passé c'est que Sébastien Lecnu était très attendu notamment devant la mairie. On savait qu'il allait rencontrer le maire du Porsge et donc plusieurs habitants notamment un collectif d'habitants, de sinistrés, de bénévoles l'attendaiit tout de noir vêtu pour tenter de l'interpeller et pouvoir échanger avec lui.
Finalement, ils ont appris en début de matinée qu'il allait passer plutôt à la caserne à côté de la mairie. se sont donc dirigés vers cette caserne et au passage du convoi du Premier ministre, il a été largement hué par ses habitants, c'est sinistrés, très en colère qu'ils ne viennent pas à leur écoute. Alors, on sait des de l'entourage du Premier ministre que Sébastien Lecnu a échangé notamment avec des pompiers, avec des sinistrés, mais ça n'est pas suffisant pour les habitants que nous avons rencontrés qui espéraient de pouvoir échanger avec lui et qui avait beaucoup de questions à lui poser, savoir pourquoi leur maison n'avait pas pu être préservé et comment il pourrai être aidé. euh dans les prochaines semaines et les prochains jours.
C'est ce qu'on attend des annonces qui vont être annoncées d'ici euh quelques minutes maintenant ici à Mignac. Effectivement, merci beaucoup euh Thbo pour toutes ces précisions. On attend le premier ministre donc dans les minutes qui viennent.
Estelle Forget, on le voit donc l'habitat est au cœur aussi des interrogations avec une promesse de pouvoir reconstruire en l'état. il va pas falloir construire exactement pareil quand même. Euh alors probablement que non, mais ce qu'on voit surtout dans ce qui vient d'être dit, c'est que et ce qui est intéressant, c'est que on fait du sujet incendie, non plus uniquement un sujet pompier, mais un sujet aménagement des territoires.
Euh et c'est bien de cela dont il s'agit. Et lorsque le Premier ministre dit qu'il n'a rien à cacher, en tout cas ce qui est certain, c'est qu'il y a une chaîne de responsabilité qui est très opaque. Aujourd'hui, en France, on parle beaucoup du 1le feuilles et en fait, on ne sait plus vraiment qui s'occupe de quoi et qui est responsable de quoi.
Pour répondre précisément à votre à votre question, en Italie, il y a aussi des incendies et ce qui est intéressant en Italie, c'est que euh le gouvernement italien a décidé de mettre en place une stratégie nationale, une doctrine nationale et de confier aux régions parce qu'ils sont organisés comme ça, la mise en œuvre de leur stratégie, de leur plan y compris de manière opérationnelle. Et ensuite, il y a un autre échelon qui est l'échelon des mères qui eux s'occupent de la protection civile de proximité naturellement, mais de l'entretien euh de leur ville. On voit en France que euh il y a tellement d'échelons et d'ailleurs, il essaie le premier ministre de le simplifier en accélérant les permis de construire et cetera, mais en fait, sans vision globale, on a eu des incendies en 2022.
On peut se poser la question de savoir ce qui s'est passé entre 2022 et 2026. C'était quand même le gouvernement actuel qui était aux manettes. Vous avez des réponses ou pas ?
Rien rien. C'est-à-dire que c'est un peu comme la pluie si vous voulez dès qu'il y a de la quand on parle de canicule, dès qu'il pleut, on parle plus de canicule et on oublie en fait de mettre en place les mesures préventives qui seraient nécessaires pour enrayer des risques comme ça. Donc ce qui s'est passé c'est rien.
Et là-dessus effectivement le premier ministre devra s'en expliquer mais pas que lui parce que c'est aussi un peu simple de d'accuser le gouvernement. Il faut vraiment que les chaînes de responsabilité soient très claires. Aujourd'hui, il y a les départements, le SDIF qui intervient, il y a euh le forestiers, il y a les forestiers avec la PFCI, il y a la région qui peut être aussi un effet de levier financier, il y a l'État qui intervient sur des Canadaires qu'on a plus, mais c'est plus qu'une question de Canada.
Enfin, si on raisonnait vraiment en aménagement du territoire, on anticiperait les points d'eau dans les villes comme c'est le cas en Italie quand il y a des en tout cas dans certaines régions d'Italie hein, je pense à trois régions en particulier, la Lombardie, le Véneto et et ces régions sont très dynamiques du nord de l'Italie. Et on voit que bah les le plan est mis en place concrètement avec des points d'eau réguliers pour que les plompiers puissent intervenir au sol, des bases d'eau pour que les hélicoptères puissent venir en capter et puis quand c'est très grave à ce moment-là on appelle le national avec des Canadaires d'urgence et il faudrait quand même un peu plus anticiper. Oui.
Oui. Alors c'est le cas quand même dans la forêt de Gironde, il y a 3000 points d'eau qui sont installés et qui servent et on les a vu utiliser pendant ces feux avec les agriculteurs qui faisaient le relais entre ces points d'eau et les pompiers. On peut pas dire que rien n'a été fait euh depuis 2022 puisque en terme de moyens et c'est ce qu'on ce qu'a répondu le gouvernement à plusieurs reprises, c'est vrai qu'en terme de moyens, en terme d'hélicoptères d'â par exemple qui sont intervenus sur ces incendies, il y en a il y en a aujourd'hui.
Oui, ce sont les moyens, c'est ce qu'on disait dans l'urgence ce qui a ce qui manque dans tous ces aménagement du territoire au changement climatique. question de reconstruire identique se pose puisque même Sébastien le cornu a dit ce matin, je j'entends que ce mot identique n'est pas le mot approprié que les gens sur place ont envie d'entendre parce qu'évidemment quand on a eu sa maison détruite par des flammes, on envisage les choses un peu autrement et il y a la question de de l'aménagement de la forêt autour et comment on habite et comment on vit dans la forêt aujourd'hui. Christian Pinodo, comment on vit dans la forêt aujourd'hui ?
Effectivement, c'est toute la question. Vous euh vous étiez sur notre plateau, on va le dire, à midi et effectivement vous aviez comme un cri de colère mais le Premier ministre arrive pour son point presse. On l'écoute.
Voilà, Sébastien Lecorn le disait en Gironde une bonne partie de la journée. Il est arrivé ce matin avec d'abord cette visite au Porsge, la commune la plus sinistrée par les mégafeux de la fin du mois de juillet. On le voit, il est accompagné du ministre de l'intérieur ailleur Laurent Nunz euh et il va prendre la parole effectivement Sébastien Lecornu.
Il a rencontré les élus notamment voir ce qui peut être fait en urgence dans l'apport donc des aides concrètes aux habitants sinistrés, aux entreprises qui ont été impactées. Peut-être les pompiers aussi qui ont poussé un cri de colère la semaine dernière. Est-ce que des moyens supplémentaires du premier ministre peut attendre ?
Je vous en prie les collègues, approchez-vous. Madame la préfte de région, je salue également les membres de la mission euh qui va appuyer et l'État local et les collectivité locales et l'État national et donc le gouvernement dans les efforts de de reconstruction et de redémarrage du territoire. Euh bon, nous avons tenu une longue réunion avec l'ensemble des acteurs socio-économiques et politiques de la Gironde, mais aussi des Landes et au-delà d'ailleurs de la Gironde et des Landes, tout ce que nous allons vous annoncer dans quelques instants emmène aussi d'autres territoires qui l'ont pu être touchés ces dernières semaines par des incendies importants.
Je pense notamment au Var, à la Corse avec des enjeux de reconstruction, des enjeux de relogement, d'accompagnement en matière de solidarité d'un certain nombre de nos compatriotes. Enfin aussi des enjeux sur la résilience comme on le dit en tout cas l'adaptation de ces constructions à l'avenir au risques incendie, aux différents risque aussi climatique d'ailleurs qui peuvent découler de cela, à la relance des territoires en question. C'est vrai pour les finances des collectivités locales, singulièrement d'ailleurs les finances communales, enfin aussi le monde économique surtout qu'à chaque fois nous sommes en général dans des départements touristiques qui sont largement impactés évidemment par la rupture que nous avons connue dans la saison.
Je vais quand même démarrer en ayant évidemment un message non seulement de reconnaissance mais aussi de confiance dans les services de l'État ici en Gironde. La préfet de région évidemment Sophie Broca, le contrôleur général directeur départemental du service d'incendie et de secours parce que on parle beaucoup de ce qui n'a pas été sauvé, c'est d'ailleurs bien légitime et bien naturel mais enfin il y a aussi tout ce qui a été sauvé dans la lutte contre ces incendies les vies humaines qui était quand même évidemment le le vrai sujet la vraie préoccupation majeure pour nous. la mise en protection des sites CVSO ou les sites industriels dangereux parce que l'actualité passe mais on finit par oublier qu'il y a quelques semaines nous nous posions quand même des questions qui étaient redoutablement complexes limiter évidemment les évacuations pour ce qui était nécessaire rappelle aussi qu'il y a seulement quelques semaines nous posions la question d'une évacuation tout simplement de la ville de Bordeaux en tout cas jusqu'à la Garonne et que tout a été fait avec l'ensemble des moyens qui été à la disposition de l'État pour mettre en protection avant tout les personnes Ça n'a pas suffi, vous le savez, le ministre de l'intérieur le sait mieux que quiconque pour préserver la vie de deux sapeurs pompiers qui ont perdu la vie ici en Gironde, qui sont morts au feu, qui ont rejoint malheureusement la liste d'autres sapeurs morts au feu cette année en France et malheureusement la liste de celles et ceux qui ont déjà perdu la vie ces dernières années. et puis bien sûr l'ensemble des biens qui ont été protégés et donc ce qui nous amène aujourd'hui à nous projeter un tout petit peu plutôt vers l'avenir et en disant comment on retrouve une vie normale ici dans les territoires concernés et comment on est capable de déclencher la solidarité nationale.
Et c'est pour ça qu'on a choisi de le faire très vite ce 17 août parce que la saison touristique n'est pas complètement terminée parce que la rentrée scolaire constitue une angoisse importante pour les populations qui ont été évacuées et surtout sinistré qui ont tout perdu. euh dans euh dans ces incendies sur lequel il convient désormais de donner des outils, des moyens, débloquer des sommes d'argent importantes pour permettre au territoire de se projeter vers l'avenir, de réussir la rentrée autant que faire se peut et surtout de préparer déjà les saisons qui viendront notamment sur le risque incendie. La première chose que je veux redire, je l'ai dit tout à l'heure mais je le dis parce que je vois bien ce qui a pu être dit ici ou là, soit par les polémiques politiciennes mené par les uns et les autres, surtout par les réseaux sociaux, par certaines sphères complotistes, nous n'avons rien à cacher sur le dérouler des opérations.
La directrice générale adjointe de la sécurité civile est ici. Nous avons demandé avec Laurent Lunaise à ce que des réunions puissent se tenir assez rapidement avec l'ensemble des communes concernées tout simplement pour montrer comme on le fait d'ailleurs dans les opérations militaires avec le pouvoir politique he ça m'est déjà arrivé de le faire comme ministre des armées. Qu'est-ce qui s'est passé minute par minute ?
Comment les décisions ont été prises ? Ce sont souvent des décisions qui ont pas été prises à Paris, ça coule sous le sens. en généralement pas non plus à Bordeaux d'ailleurs parce qu'on est sur des décisions tactiques de terrain et je pense que au fond au moment où tout le monde a parfois dit un peu tout n'importe quoi, il est pas inutile de remettre un tout petit peu de rationalité de vérité et en tout cas on a rien à cacher.
Et donc cette opération de transparence rationnelle clinique si j'ose dire, elle a beaucoup de sens. Elle permettra aussi à tout à chacun de comprendre la difficulté dans lequelle se sont retrouvés les services de l'État et les pompiers avec une multitude de départs de feu et un phénomène climatique, je vous rappelle, tout à fait particulier ce jour-là puisque d'un feu conventionnel, il est devenu convectif avec donc un embrasement tout à fait particulier que nous n'avons pas connu jusqu'à présent. de cette vérité nous permettra cette transparence nous permettra aussi d'accompagner quand même un territoire qui est profondément bouleversé dans lequel on le voit bien ça m'a été rapporté compris hier après-midi où j'ai décidé de me déplacer sans caméra sans protocole j'ai passé plus de 2 heures avec le maire des porges et ça m'a permis d'avoir un contact particulier avec la population pardon de le dire devant les journalistes mais sans caméra évidemment ça change tout et un enjeu psychologique majeur un enjeu de suivi des individus des personnes fragiles parfois des personnes moins fragiles mais qui commencent à découvrir des fragilités, des gens ont tout perdu et donc là aussi il y a une approche profondément psychologique, sanitaire même quelque part qui va nous falloir muscler.
Beaucoup de choses ont déjà été mises en œuvre, mais je commence par là parce que c'est ce qui m'a le plus frappé dans les rencontres que j'ai pu avoir ce matin, mais surtout hier après-midi sur la commune du Porsche. Ensuite, évidemment un certain nombre d'annonces que le gouvernement met sur la table ce matin pour permettre de déclencher la solidarité nationale. Bon, clairement, on assume de sortir l'artillerie lourde parce que c'est cette artillerie lourde qui crée la rupture et qui permet à tout le monde de se projeter localement.
Bon, la première des choses évidemment c'est la question du relogement. euh beaucoup de relogement d'urgence. Euh on va augmenter les fonds euh d'accompagnement des collectivités locales pour ces relogements d'urgence parce que parfois ce sont des solutions qui sont complètement temporaires, des mobyôes, des meublés euh qui pouvaient être occupés par des touristes, mais comme il y a plus de touristes, ça permet d'accueillir des populations sinistrées.
Tout ça et bien en tout cas, c'est le mieux que l'on pouvait faire dans les moments que nous connaissons. Enfin, un jour viendra l'hiver. Il faut donc trouver désormais des solutions de temps moyen et de temps long.
Et donc ça, c'est évidemment un enjeu qui est clé. cité la rentrée scolaire et puis bien sûr le relogement n'a de sens que si on ne donne pas une perspective de reconstruction. Alors là ça pose des questions qui sont à la fois simples et redoutable.
La question simple c'est toutes les reconstructions d'habitations qui peuvent être faites. Je dirais pas à l'identique parce que les Françaises et les Français nos compatriotes qui sont concernés par ça n'auront peut-être pas envie de reproduire à l'identique la maison qu'ils avaient. C'est leur droit le plus strict.
En tout cas, s'ils veulent reconstruire quelque chose d'équivalent, il faut que ce soit possible et possible très rapidement. Il y a un enjeu avec les assurances, j'en dirai un mot, mais en tout cas moi, je ne veux pas que la puissance publique, c'estàdire les communes et l'État, soit montré du doigt ou qu'on leur reproche une bureaucratie excessive qui retarderait justement ce retour à la normale et qui retarderait le deuil et qui retarderait au fond la capacité à retrouver une vie normale. Ce que nous allons donc faire, c'est que nous allons pour les reconstructions en équivalence faire en sorte que ces permis de construire puissent être délivré globalement sous un délai d'un mois.
Un mois, c'est rapide, ça peut être moins d'un mois. Je sais qu'un certain nombre d'habitants qui me l'ont dit en tout cas sont prêts pratiquement à les déposer rapidement. Alors tout le monde n'est pas non plus à égalité en fonction de si vous avez déjà votre architecte ou est-ce que vous en êtes avec votre assurance et cetera.
Mais en tout cas, on veut pouvoir aller très très vite et pour les reconstructions qui seraient plus délicates au regard de l'environnement notamment lié à la forêt ou à des risques naturels, là aussi on va demander à la mission d'appui d'élaborer une doctrine très rapide qui va permettre à la préfecture et au maires de pouvoir délivrer des permis de construire qui soient un tout petit peu différents. On sait qu'il peut y avoir des obstacles légaux importants, loi littorale, loi sur l'eau, on est dans un environnement qui est contraint. Donc là, il y a un point d'équilibre à trouver. entre rapidité et par refaire ou faire n'importe quoi dans la construction parce que les mêmes qui veulent que ça aille très vite aujourd'hui sont les mêmes qui dans deux ou trois ans diront "Mais pourquoi vous avez laissé faire ?" Un grand classique.
Donc là, on va travailler très rapidement et on va reprendre ce qui avait fonctionné pour Notre Dame de Paris. On a un texte sur le logement porté par le ministre Vincent Jean-Brin en ce moment ici même. Et donc nous allons injecter un article dans cette loi de type Notre-Dame de Paris sur les zones dans lequelles nous avons eu un sinistre qui va nous permettre justement d'avoir un véhicule législatif qui permettra au maire responsable de délivrer le les permis de construire et à la préfecture d'avoir une base légale particulière extraordinaire en quelque sorte qui permettra d'aller vite.
Alors la vitesse passera aussi par les assurances. Je vous cache pas que c'est le point le plus aigu de ce que j'ai pu entendre hier et ce matin. Je pense même pouvoir dire que nous nous sommes fait engueuler à la place des assureurs.
Donc nous ne manquerons pas évidemment de restituer aux assureurs ce que nous avons entendu. J'ai demandé à l'État et au service de l'État de jouer les interfaces. Beaucoup trop de gens et je passerai un message personnel au grand patron des des compagnies d'assurance.
On a vraiment trop d'habitants qui sont complètement bouleversés par ce qui s'est passé et le méandre même de la relecture d'un contrat d'assurance des petites polices, de savoir si on était à 150 m du feu ou pas à 150 m du feu, tout ça déjà c'est très compliqué mais en fait ça devient un obstacle quasiment insurmontable. Donc on va pas se substituer aux assureurs enfin on va quand même se mêler de la relation entre les assurés et leurs assurances et on va le faire avec beaucoup de loyauté vis-à-vis des compagnies d'assurance. On n'est pas là pour taper sur elle.
Enfin, je le dis quand même, celles et ceux qui joueront le jeu, on dira lesquels. Et celles et ceux qui ne joueront pas le jeu et ben on dira lesquel aussi parce que c'est encore un univers concurrentiel dans lequel nous avons bien le droit de donner notre avis. Ensuite, il y a un enjeu de solidarité territoriale important.
C'est un très grand département. Llande aussi, le Var aussi, un département particulièrement peuplé. Là, on va avoir globalement plusieurs outils qu'on débloque maintenant.
Le premier, c'est évidemment pour les collectivités locales. Françoise Gatal s'en est occupé, c'est au fond, on a des collectivités qui ont clairement ont été mises à l'épreuve. Les réseaux, le enfin pour avoir vu ça de près hier, la situation des voiries, certains bâtiments qui ont parfois dû être déconstruits rapidement, bref et puis pas que le curatif, pas que réparé, il y a aussi clairement dans ces communes un besoin de se reprojeter sur l'avenir.
On est au début du mandat municipal. En plus, on peut pas demander à un conseil municipal qui vient de se faire élireir ou rééliir que le la seule feuille de route du mandat qui s'ouvre, c'est uniquement faire du poste incendie. Donc là, c'est le sens des 12 millions d'euros que nous débloquons et pour les landes et pour la Gironde qui va vraiment être délégué à la préfète de région.
Donc échelon local. Cherr, c'est très important. Je je moins on gère depuis Paris, plus on redonne des capacités euh aux acteurs locaux, mieux ce sera.
En tout cas, c'est notre philosophie et on va s'y employer. Mais cette somme d'argent, elle va être disponible dès maintenant et donc elle va permettre aux collectivités de lancer les travaux sans sans sans retard et au fond aussi leur permettre de bâtir une forme de plan de relance. L'autre grand enjeu, c'est évidemment le soutien au monde économique.
Alors là, au fond, vous avez deux zones. les zones qui ont été évacuées/ sinistré enfin d'abord sinistré et donc évacué puis les zones évacuées sans être sinistré pour faire très vite première famille de territoires et de communes qu'il nous faut impérativement traiter en urgence, j'en dis un mot tout de suite. Puis les territoires non évacués dans lequel heureusement il y a pas eu de sinistre mais dans lequel il y a quand même eu un choc économique.
La ville de Bordeaux, la métropole de Bordeaux étant sans doute d'ailleurs le meilleur des exemples et pour autant c'est quand même cette métropole qui a accueilli les personnes déplacées, qui a évidemment pris le choc sur le volet touristique. Là, on va donc adapter nos outils pour qu'on ait vraiment quelque chose de surmesure. Pour l'ensemble du monde économique, plusieurs outils ont été mis sur la table par le conseil régional, par la métropole.
On va les accompagner. Nous l'État Serge nous mettons aussi en place un certain nombre de plans de soutien et l'économie qui va passer notamment par des exonérations de cotisation sociale. Exonération c'est pas report.
C'est-à-dire en clair l'État ferme moratoire efface les cotisations sociales période de 3 mois dans lequel l'ensemble des entreprises et des acteurs économiques qui ont connu le sinistre ou qui sont dans une zone évacuée verront un accompagnement de cette nature. Ce qu'on va faire pour les cotisations sociales comme nous l'avons déjà fait pour le chômage partiel. je vous le rappelle qui est déjà lancé.
Le décret a été pris, il a été publié au journal officiel. On va le faire également sur la fiscalité notamment sur la taxe foncière dans lequelle l'État acquittera la taxe foncière à la place de ces entreprises pour les collectivités locales. Et donc là, on a bien une relance et fiscale et sociale avec beaucoup de rapidité.
Ce sont donc des dispositifs que vous retrouverez dans le projet de loi de finance pour 2027 dans le texte initial du gouvernement. ces exonérations les été demandées, vous l'avez entendu sans doute qu'il y avait beaucoup de craintes que ce soit seulement un déport ou un report de paiement pour avoir fait mon petit tour y compris hier, j'ai bien vu que ça ne fonctionnerait pas et donc on va évidemment vers une mesure qui est assez radicale, un peu coûteuse pour les finances publiques, mais bon, je je l'assume dans la mesure où en plus vous avez beaucoup d'acteurs économiques qui sont saisonniers et dont pardon d'enfancer une porte ouverte, mais ça veut dire aussi que l'hiver ne leur permettra pas de récupérer ce qu'ils ont perdu l'été. Et donc ça nous renvoie l'année prochaine et le vrai risque c'est de voir des acteurs économiques touristiques disparaître et de voir au fond un restaurateur qui ne rouvre pas, un loueur de matériel neutique qui disparaît complètement.
Le risque est réel même si les chiffres de la saison à cette mi-août sont contrastés en fonction des communes. Soit ça va beaucoup mieux dans certains endroits, soit ça va toujours pas bien dans d'autres. Donc en fait on a aussi quelque chose qui n'est pas du tout à égalité territoriale et qu'il va nous falloir évidemment accompagner.
Bon, d'autres mesures, je pas tous les les les comment dire les les présenter, on va vous les communiquer, mais sont mis sur la table. Enfin, vous le voyez globalement, on a sorti comme je le disais, l'artignerie. Ensuite, on va essayer quand même très rapidement d'avancer sur quelques sujets importants.
La civiculture, l'ensemble de l'économie de la forêt qui draîne évidemment création de richesse locale extraordinairement importante. C'est vrai pour la Gironde, Mathieu, c'est vrai aussi pour les Landes dans lequel là, je vous rappelle qu'il faut 30 ou 40 ans pour voir un arbre repousser. Donc on a un énorme enjeu de valeur.
Donc là aussi des mesures fiscales seront mises sur la table pour accompagner la filière. Il y a un enjeu de dialogue, on le sent bien avec les collectivités locales, avec les habitants. Comment on on repeuple ces forêts autour ?
Là, il y a un équilibre à trouver entre rapidité et en même temps l'urgence de réfléchir pour être complètement transparent. Ça renvoie et là pour le coup la mission y travaillera. Ça renvoie à la question de de ces fameuses ELD, ces obligations légales de débroussaillement euh dont on peut pas dire que ce fut très respecté, je crois pouvoir le dire et qui n'est pas du tout neutre parce que compris avec les pompiers qu'on a pu voir ce matin et je reverrai cet après-midi, on le voit bien que intervenir dans des zones propres nettoyées ou dans des zones qui ne l'était pas a tout changé évidemment pendant le traitement tactique du feu.
Et évidemment là aussi il nous faut il nous faudra y revenir. Une catastrophe peut en annoncer une autre. L'ensemble de ces forêts et de ces arbres pompa énormément d'eau dans des zones qui jadis étaient humides comme vous le savez et qui ont été asséché justement par la civiculture.
Tout ça remonte à Napoléon 3 et depuis. Bon, désormais, on a donc un risque inondation qui peut être important pour l'hiver prochain et sur lequel les services de la préfecture ont déjà commencé à travailler avec évidemment l'ensemble des élus, des enjeux de biodiversité. Je pense qu'on a tous été émus et bouleversés parce qu'on a pas réussi suffisamment à sauver et pour cause c'est la faune qui quand même paye un très lourd tribut dans ces incendies.
Donc là aussi, c'est vraiment un sujet qu'il faut mettre sur la table. agriculture. La ministre est là avec un un bon échange ce matin avec les représentants de la chambre d'agriculture parce que on aurait pu craindre plus de feu de culture euh au début.
Bon, enfin l'impact quand même est réel, plus les filières pêchent parce que les ostriculteurs également évidemment portent aussi un un impact important sur ce qui a été fait. Donc au fond, on aura un retour d'expérience comme on l'a fait à chaque fois. Le tout évidemment c'est d'en tenir compte puisque on voit bien que j'étais ministre des armées en 2022, j'avais mobilisé l'embryon des faistos à l'époque qu'on avait renforcé.
J'ai regardé le redour d'expérience de 2022. Bah faut être honnête, il y a toute une partie qui a bien été pris en compte incontestablement tous ceux qui disent c'est faux et cetera ne connaissent pas le dossier. Après, il y a un problème de rapidité c'est qu'en fait on peut pas dire qu'il y a rien de fait.
On peut pas dire que l'expérience, les mauvaises expériences du passé sont mis de côté. Ça dans un tiroir, on regarde pas. C'est faux.
Il y a un problème de vitesse d'exécution. La la la il est certain que la manière dont on met ça en œuvre désormais doit être beaucoup plus rapide et fait avec beaucoup plus de radicalité peut-être et d'urgence que ce n'a été fait jusqu'à présent, mais je pourrais répondre à vos questions. Voilà.
Est-ce que les ministres vous souhaitez euh compléter d'un mot sur sur quoi je n'ai pas été Vas-y, c'est juste un mot pour compléter ce que vous venez de dire, monsieur le premier ministre. D'abord la constitution d'un fond de garantie avec entre la BPI, donc l'État et la région à date, il est de 30 millions pour d'avoir un effet levier 30 millions. C'est-à-dire que quand la région met 1 € la BPI met 2 € et donc il pourrait s'ouvrir à beaucoup plus que ça si nécessaire.
Mais ça, il va être ce fond va être intéressant parce que c'est un fond effectivement qui en terme de reconstruction va va compter. qui peut aller beaucoup plus loin. On en a discuté avec le avec le président de région pour refaire venir les touristes aussi hein puisque l'activité touristique a besoin d'être relancée.
Nous avons constitué un un plan de communication avec une stratégie de communication destination Land Gironde avec un budget de 2 millions d'euros qui est constitué d'acteurs privés de d'argent local avec la la commission départementale du régionale du tourisme avec la région et avec l'État et puis à tout France est en train de travailler aussi à l'étranger parce que les images qu'on a vu là des feux peut voilà, on quand même joué un rôle très négatif. Donc il faut corriger ça, aller aller revoir dans les bureaux les t tous les touristes anglais notamment néerlandais allemands qui étaient habitués à venir dans cette dans cette belle région de donc les les convaincre queils peuvent maintenant revenir et puis nous organiserons un partage d'expérience sur ce qui s'est passé sous l'éguisme avec des pays comme le Portugal, comme l'Espagne, comme la Grèce ou même le Canada qui ont subi ça pour que nous en tirions des expériences et que nous puissions les travailler. Voilà monsieur le premier ministre.
Allez-y. Merci monsieur le premier ministre. Bonjour à tous.
Monsieur le premier ministre parlait tout à l'heure de retour d'expérience et dans le retour d'expérience il y a aussi euh la validation de ce qui a bien fonctionné et donc je voudrais saluer l'engagement exemplaire de l'ensemble des élus des départements qui sont touchés par ces graves incendies. la capacité de solidarité entre les communes, les départements, les régions, mais aussi le travail remarquable de coopération qui a été fait avec les les préfets. Ensuite, il y a l'aide de l'accompagnement financier dont le premier ministre parlait qui démarre par cette aide d'urgence et qui sera ensuite complétée.
Et puis il y a un besoin qui est fortement exprimé par les élus locaux, c'est l'efficacité, la la rapidité et la capacité à construire des réponses jusqu'au bout. Et il y a des dispositions importantes qui ont été prises en plus de la mission de reconstruction et d'adaptation. C'est la création d'une fonction de coordinateur auprès euh des préfets qui permettra pour les collectivités d'avoir un interlocuteur et d'identifier responsable de mise en œuvre de tous les services de backoffice pour permettre aux élus locaux d'accomplir toutes les opérations qui sont nécessaires de délivrance d'autorisation mais aussi de reconstruction de certains équipements.
Et puis enfin une chose aussi extrêmement importante, c'est la manière dont nous allons pouvoir ensemble mettre en œuvre tous les services techniques de l'État, je pense au Céma pour identifier des fragilités d'infrastructure routière ou parfois de pont. Donc un accompagnement technique des collectivités pour les aider euh aller plus vite et plus loin et en tout cas de réussir cette phase de reconstruction. Et puis euh je voudrais parler des plans communaux de sauvegarde.
La plupart des communes de ces territoires avaient des plans communaut sauvegarde, c'est-à-dire la prévention en quelque sorte, la définition de l'organisation, comment on gère une crise, comment on protège, comment on sécurise, comment on héberge les gens, comment aussi on nourrit les pompiers, tous les bénévoles qui viennent aider. Ces plans communaut de sauvegarde ont plutôt efficaces. Monsieur le premier ministre l'a rappelé, il n'y a pas de victime euh civile à déplorer.
Nous déplorons naturellement le décès euh des sapeurs pompiers, mais nous avons eu des choses qui ont très bien fonctionné et avec les préfets, nous ferons aussi des retours d'expérience sur ces plans communaut sauvegard pour les mutualiser à une échelle d'importance. Les agriculteurs ont contribué puissamment à la lutte contre les incendie et je veux leur adresser aujourd'hui ma l'expression de ma reconnaissance. Ils ont mis à disposition leurs engins agricoles.
Ils ont véritablement lutté pied à pied contre le feu et apporté une aide substantielle à nos pompiers. Ils ont été utiles aussi parce que le fait même de cultiver la terre, d'y élever des animaux est une façon de lutter contre un embroussaillement, une déprise qui peut favoriser la propagation du feu. Euh rien n'est plus efficace pour lutter contre le feu qu'une parcelle irriguée, qu'une prairie pâurée, qu'un une viticulture entretenue.
Et je pense que cela doit nous inspirer une réflexion dans la reconstruction des territoires touchés par les incendies. L'agriculture est un outil de résilience et de lutte contre les incendies. Je pense qu'il faut que nous en tirions tous les enseignements.
Merci beaucoup. Bonjour à tous. Comme le disait très justement monsieur le premier ministre tout à l'heure, l'enjeu du relogement est évidemment au cœur des préoccupations de chacun d'entre nous.
Je voudrais d'abord me féliciter du travail excellent qu'il y a pu avoir entre les services de l'État, madame la préfet, avec l'ensemble des collectivités locales et tous nos partenaires que ce soit les bailleurs sociaux, action, logement et y compris d'ailleurs le les assurances. On a beaucoup parlé des assurances tout à l'heure. On veillera à ce qu'elles soient pleinement mobilisées.
Ils ont pris un certain nombre d'engagements en ce sens. Mais pour qu'on puisse palier au mieux à l'urgence du relogement pour que chacun puisse être accompagné. C'est le cas aujourd'hui. 100 % des personnes qui se sont signalées aux différents centres uniques d'accompagnement ont aujourd'hui une solution d'hébergement.
Évidemment, il doit il est notre responsabilité de se projeter sur le long terme. Monsieur le premier ministre, on avait ensemble préparé le Notre Dame du logement. On pensait pas que la symbolique irait jusqu'à parler de bâtiments détruits par les flammes et cette nécessité de le reconstruire le plus vite possible.
Mais évidemment ici cela prend tout son sens, cette capacité à construire vite, bien et même mieux puisque l'idée c'est de construire de manière plus sécure par rapport au risque incendie bien sûr, c'est-à-dire pas forcément dans les mêmes zones. Il y aura quelques zones probablement qui seront identifiées comme nécessitant de de ne plus construire là et je sais que c'est le travail de la mission. Et puis évidemment pour tout le reste la capacité à reconstruire le plus vite possible.
Ça signifie, comme l'a dit monsieur le premier ministre, d'avoir des règles d'urbanisme qui permettent d'aller le plus vite possible, notamment quand on reconstruit quelque chose à gabarit équivalent. Euh et c'est vrai sur la capacité à délivrer un permis de construire très rapidement un mois comme l'a dit monsieur le premier ministre mais également dans le fait de limiter les recours des tiers c'est-à-dire les recours contentieux contre le projet de reconstruction avec l'idée là aussi de raccourcir les délais d'une part et deuxièmement de ne permettre au requérant que de d'attaquer les éléments qui seraient différents de ce qu'était le bâti à l'époque. Et donc finalement, si vous rajoutez une extension dans votre construction, là on peut éventuellement avoir un recours des tiers.
Sur le reste, non. Grâce au projet de loi relance logement qui, j'espère sera inscrit très rapidement à l'Assemblée nationale, on aura la possibilité d'apporter ces solutions pour accélérer la reconstruction. Et dans les cas particuliers où la construction euh serait un peu longue et qui ça nécessite de l'hébergement transitoire, on aura euh un décret qui permettra euh d'avoir des constructions euh dites provisoire, c'est-à-dire sans fondation, que ce soit sur votre propre terrain ou sur un terrain communal par exemple qui jusqu'ici était autorisé pour un an et qui cette fois seront autorisés pour 3 ans de façon à accompagner les projets qui nécessiteraient un temps un petit peu plus long.
En tout cas, on sera évidemment au rendez-vous du relogement et de la reconstruction. Merci. Bonjour à tous, je suis premier ministre.
Il s'agissant de la gestion de la forêt. Celle-ci appelle à la fois des mesures d'urgence immédiate et des mesures de plus long terme qui vont contribuer à la façonner pour les décennies à venir. S'agissant des mesures immédiates, le gouvernement a pris un arrêté de sinistre reconnaissant la grande ampleur de ce feu au sens du code forestier. ce qui permet de procéder à des coupes sans plus de délai, notamment évidemment des arbres qui sont dépérissants à la fois pour protéger les population et puis pour prévenir le développement soit des scolites, soit des insectes ravageurs.
Parmi les mesures d'urgence également, le gouvernement va prévoir une aide au broyage pour les jeunes peuplements qui n'auront plus d'intérêt sylvical pour les petits peuplements dans les mois et les semaines à venir comme ça avait été fait en 2022 en anticipation des besoins des exploitants forestiers. S'agissant du moyen et du long terme. La mission va piloter donc la reconstruction de la forêt qui nécessite de chose.
à la fois, comme l'a dit le Premier ministre, est du consensus local entre l'ensemble des acteurs à commencer par les élus locaux mais également les acteurs privés et publics de la forêt et puis un appui sur l'expertise scientifique avec ici notamment pas très loin de de Bordeaux à Cestas LINRAE qui fournit une expertise scientifique de référence et de qualité. Et puis euh dans le moyen terme, il y a aussi évidemment le renouvellement forestier pour lequel euh les moyens seront en hausse dans le prochain projet de loi de finance. S'agissant également des mesures de moyen et de long terme.
Évidemment, il y a aucune forêt qui est pyrorésistante ou aucune cellulture qui est magique. Il faut donc renforcer nos actions de prévention notamment en matière d'obligation légale de dévroossaillement à la fois pour les clarifier pour faire montre aussi de plus de pédagogie et une fois que celles-ci auront été clarifiées et mieux explicitées alors on pourra faire monre de plus de responsabilisation des personnes qui sont en charge de de ces obligations. Et dernier point, pour la construction des pistes ou les aménagements des pistes dans les forêts de défense contre l'incendie, le gouvernement propose de déclarer une raison publique d'intérêt majeur, ce qui permet d'éviter le recours à une dérogation d'espèces protégées et donc de placer la protection et la sécurité publique au premier rang.
Merci beaucoup. Pardon, nous sommes un peu longs mais au moins vous avez le la vision panoramique de l'ensemble des mesures qui ont été mises sur la table qui intéresse très directement les populations concernées. Pour cause l'ensemble de ces mesures en général, on fait l'objet de demande qui nous sommes parvenus les jours qui ont précédé cette visite.
Avez-vous des questions ? Bonjour monsieur le premier ministre, je sais pas si on entend bien. Tibo petit pour TF1 LCI.
Vous vous l'avez dit vous-même, vous étiez au Porsche ce matin sans caméra à la rencontre selon vos votre entourage de pompiers, de sinistré. Beaucoup vous attendaient devant la mairie puis après devant cette caserne de pompiers. Pourquoi ne pas être allé à leur rencontre alors qu'ils ont l'impression parfois que l'État les abandonne ?
Bah l'état les abandonne pas. Je pense que l'ensemble des annonces qu'on vient de faire montrer l'inverse. J'ai fait deux choses, je vais dire hier, j'ai tenu vraiment à y aller avec le le sans sans corps préfectoral sécurité la plus minimaliste avec le maire et ça m'a permis vraiment de de rencontrer un certain nombre d'habitants allé saluer d'ailleurs par ailleurs les CRS qui font la sécurité sur la plage du Porsge.
Et puis ça m'a permis sur carte de véritablement aussi de travailler notamment affiner les mesures telles que nous le faisons aujourd'hui. Après, enf commencez à me connaître, je ne cours pas après la communication, je le dis avec respect pour les chaînes infos. Enfin, soit on court après la com et on travaille mal à la fin parce qu'en plus la présence de caméra modifie tout pour nous aussi pour les populations concernées puis aussi pour vous d'ailleurs.
Soit on cherche à travailler sérieusement et au fond on fait un peu moins de com. D'autres le font pour nous, ça tombe bien, mais on fait un peu moins de com et c'est vrai que je préfère faire ça. Après, est-ce que dans le montage du déplacement entre nous, aller au Porsche après les annonces aurait été mieux ?
Sans doute. Ça, je le concède bien volontiers parce que G al ce matin, on a reçu le collectif hein qui était représentatif justement des des gens qui étaient non loin de la mairie ou du centre d'un sentier de secours et elle-même d'ailleurs nous ont dit qu'elle prenait des notes pour expliquer aussi tout ce qu'on a pu dire dans dans le cadre de cette réunion. Après, il est vrai que aller au Porsge après les annonces que je viens de vous faire change un peu les choses.
Bon, il se trouve que pour des raisons d'agenda, c'est l'inverse qui a été fait. le fond le fond. De toute façon, les gens qui ont perdu leur maison, je trouve que pour tout de raisons, j'étais proche qui dans d'autres incendies ont pu connaître ça.
C'est quelque chose d'épouvantable. Même quand il y a pas de victime humaine, la la blessure et donc la colère que ça peut évidemment susciter est énorme. Moi, je le comprends très très bien.
Un peu plus d'empathie que moi sur ce sur cette affaire là. Et justement, plutôt que des grandes phrases, plutôt que de faire des tweets, plutôt que de se montrer en photo et plutôt que de se mettre en scène, je préfère mettre du concret. Et c'est vrai, c'est ma culture d'élu.
Je fais confiance au maire, au conseil municipal. Euh c'est les gens que vous avez vu ce matin, ils ont voté au mois de mars pour des gens qui sont légitimes pour travailler avec nous, pour nous demander des choses, pour nous engueuler, pour nous dire que c'est bien, pas bien. Et c'est vrai que je fais ça un peu à l'ancienne, mais j'assume.
Ça n'enlève rien au respect que j'ai pour tous les gens qui qui étaient là ce matin, mais c'est sur le résultat qu'il faut être jugé. Monsieur le premier ministre, bonjour. Jefferson des sports pour Sud-Ouest.
En août 2023 dans les colonnes de Sud-Ouest, Gérald Armanin qui était alors ministre de l'intérieur annonçait la création d'une seconde base de la sécurité civile à Montmarsan, une base pérenne permanente avec des moyens aériens. Cette question a été au centre des derniers incendies. Est-ce que cette promesse de l'État est définitivement enterrée ou est-ce que les lignes peuvent encore bouger ?
Il a juste une précision sur le relogement. Est-ce que les personnes seront relogées le temps de la reconstruction qui elle peut durer peut-être plusieurs mois ? Merci.
Non que sur la B. Oui, sur Oui, monsieur le premier ministre. Sur la base effectivement, il y a eu un annonce, une annonce, il y a eu un projet et puis qui n'a pas été qui n'a pas été abandonné, il n'a pas été mis en œuvre pour des raisons essentiellement opérationnelles, pas financières mais opérationnelles.
Les ministres de l'intérieur successif ont préféré infiner ce qu'on appelle le prépositionnement opérationnel de moyens et rien au plus près des théâtres d'opération. C'est ce qui se fait ici dans la zone dans cette zone avec des prositionnements notamment à Bordeaux Méignac avec notamment un plusieurs dashes désert tractor. Voilà donc c'est le choix qui a été fait maintenant et ça a été évoqué ce matin.
Ça a été clairement évoqué ce matin. Plusieurs élus ont interpellé le premier ministre m'ont interpellé et le président d'ailleurs du conseil départemental des Landes a écrit au premier ministre qui m'a saisi pour que nous étudions la question. Voilà à la fois financièrement mais surtout opérationnellement.
Voilà. Il faut pas penser que ce l'installation d'une base aérienne ici au plus près du massif des landes de Géronde serait la solution idéale. Voilà, il y a derrière des coûts de maintenance, il y a des coûts d'entretien.
Voilà, tout ça se regarde. En tout cas pour autant, pas dire que rien n été fait, il y a ce prépositionnement qui est fait tous les jours en fonction de la carte de vigilance météo et risque feu de forêt. Voilà, pour l'instant le projet à la demande du premier ministre, mes services vont procéder de nouveau à l'étude de cette implantation.
Oui, sur la question du logement, l'idée est évidemment d'accompagner toutes les familles. Beaucoup bénéficie d'un contrat d'assurance qui va leur permettre d'avoir un financement pour le relogement et un accompagnement pour la reconstruction de de leur domicile. Ce qui va permettre évidemment d'avoir un accompagnement sur le long terme.
Il peut y avoir quelques exceptions. Les services de l'État et des départements sont évidemment très attentifs et là aussi dans les cas particuliers, on aura un suivi spécifique pour voir comment accompagner. Merci Max.
Bonjour messieurs dames. Julien Né pour France Inter. Question à la fois pour monsieur le premier ministre et monsieur le ministre de l'intérieur.
Question finalement sur la valeur la crédibilité de la parole politique. Hier soir, nos confrères de Médiia Partv enregistrement la semaine dernière pendant une réunion que vous avez tenue, monsieur Nunz, avec les syndicats de pompiers dans lequel au moment où vous évoquez les arguments tout l'été du gouvernement sur les moyens aériens qui auraient été largement suffisants selon vos dir et selon plusieurs autres ministres du gouvernement, vous auriez dit dans cette conversation selon l'enregistrement que il s'agissait aussi d'une posture politique. Question d'abord à vous, monsieur Nugèz, est-ce que vous assumez ces propos et puis à vous monsieur le Cornu, qu'est-ce que vous en pensez ?
Est-ce que globalement trouvez pas que ça décrédibilise encore peut-être un peu plus la parole politique qu'il est déjà beaucoup ? Comme tu veux. Vas-y si tu veux.
Je vais peut-être commencer puisque c'est moi qui ai tenu ses propos si monsieur le premier ministre autorise. D'abord, c'est une réunion entre un ministre de l'intérieur et des organisation syndicale. Moi, dans ma carrière administrative et un peu politique, quand j'étais secrétaire d'État, j'en ai tenu plein.
J'ai jamais vu ça. J'ai jamais vu qu'on enregistre comme ça, sans le dire de manière sauvage, des propos qui sont tenus dans une ambiance qui normalement est plutôt franche et courtoise. Et elle l'a été.
Et elle l'a été. J'ai effectivement au début de la réunion, au tout début de cette réunion, puisque l'essentiel de la réunion a été consacré à la discussion sur les moyens des services d'incendier et de secours, notamment les moyens terrestres, les moyens humains, les moyens de protection sur les moyens aériens ce que j'ai dit au début de la Réunion. Et d'ailleurs, j'ai remercié les organisations syndicales pour se faire.
Je leur ai dit qu'elles nous entendaient puisqu'elles nous font le reproche de dire que les moyens sont suffisants et que finalement nous exagérerions que nous nous sommes dans le déni. Je leur ai dit en début de réunion que lorsque nous disons que les moyens sont suffisants, nous répondons à des attaques qui nous sont faites sur l'insuffisance des moyens aériens. Aériens et nous n'avons eu de cesse d'ailleurs d'être interpellés au parlement pendant les questions d'actualité dans les médias sur ce sujet, les moyens aériens.
Et je leur ai dit je leur ai dit que ma posture était aussi celle d'une posture politique de rabâcher, de ressasser sans cesse que ces moyens aériens ils sont suffisants. La flotte aérienne était multipliée par 2 depuis 2022 que c'était effectivement une posture politique mais rien dans mes propos ne remettait en cause la position qui consiste à dire que les moyens aériens sont suffisants. Bien au contraire posture pouvait laisser penser que il s'agissait d'une dissimulation mais posture c'est une maladresse.
Alors ce que je leur dise cit moi ma ma façon d'agir, ma façon d'être en politique c'est de défendre évidemment ce qui a été fait 2 pour la flotte aérienne. Et donc je leur expliquer que quand je disais que les moyens étaient suffisants, je pensais évidemment au moyens aérien. À preuve, à preuve, on a passé 2 heures à discuter ensuite de ce qu'il fallait faire pour renforcer les moyens terrestres.
J'ai rappelé que nous avions mis en œuvre un pact capacitaire depuis 2022, 150 millions d'euros où l'État est venu abonder le budget des S10. J'ai leur rappelé ce qu' tout ce qui avait fait les S10. On est passé d'un budget qui était de 4,9 milliards d'euros en 2017.
On est à plus de 6 milliards. Et donc nous avons essentiellement discuté des moyens terrestres, les moyens en ressources humaines. Ils m'ont fait un certain nombre de demandes et la discussion d'ailleurs tout au long de la discussion, nous avons évoqué, nous avons évoqué, j'en parle très librement puisque nous en avions parlé avec le premier ministre auparavant, avec madame Françoise Gatel également auparavant.
Nous avions évoqué pour augmenter les moyens terrestres et rh des services départementaux d'incendie de secours, faut augmenter le budget des services départementaux d'incendie de secours. Et c'est une discussion que nous avons avec les associations d'élus et qui devraient trouver son aboutissement dans le projet de loi de finance pour 2027. Et nous avons passé une partie de la réunion d'ailleurs à discuter de cela.
J'ai écouté ce que les organisations syndicales m'ont dit en terme de moyens, mais il n'y a rien dans le début de cette réunion, dans la la phrase qu'on impute encore une fois qui a été prise à mon insu. Je je je le redis puisque c'est particulièrement indélicat mais il n'y a rien qui remet en cause ce que j'ai pu dire jusque-là. Voilà, nos moyens aériens sans suffisant.
Notre flotte a doublé. En revanche, nous continuons à travailler et c'est normal. On l'a fait avec le capacitaire, on le fait avec les élus locaux.
Ce matin, certains élus nous ont encore interpellé sur la nécessité de poursuivre l'augmentation évidemment des moyens en véhicule. Il y a des nouvelles normes pour les véhicules terrestre, des véhicules de secours, de lutte contre les incendies. Évidemment qu'il faudra poursuivre cet effort et nous réfléchissons au financement.
Voilà, je n'y dis que ça, rien que ça, il y a aucune remise en cause de la parole politique que j'ai pu tenir. Merci beaucoup. Vous me posez la question de ce que j'en pense, ben je vais vous répondre franchement.
Euh la forme et le fond. Moi, j'ai dans mes fonctions gouvernementales, j'ai été habitué au dialogue social comme maire, comme président de département, accessoirement comme président par deux fois du service départemental d'un service de secours de l'heure que l'on puisse enregistrer des conversations de cette nature et livrer alors que médiia partte en fasse un recel douteux, on a l'habitude mais en terme de de qualité de dialogue social et de confiance, c'est un précédent très grave. Alors après, on peut aussi tout trumpiser, hein.
Nous aussi, je peux donner instruction au ministre d'enregistrer toutes les conversations qu'ils ont avec les gens de l'extérieur. Comme ça, on pourra aussi les diffuser pour se protéger. C'est un autre pays, c'est un autre monde, c'est une autre culture.
Donc moi, je connais bien les syndicats de de sapeur pompier dans mes fonctions précédentes comme élu local. Je les aime beaucoup. J'ai beaucoup de respect pour eux.
Il y a des congrès à l'automne, je sais ce que ça veut dire. C'est la vie normale, mais je j'appelle quand même à une forme de retenue parce que pour avancer sur le fond des dossiers, faut quand même respecter aussi les interlocuteurs et enregistrer à son insu le ministre de l'intérieur, ça me semble pas envoyer un bon signal aux françaises ou aux français que médiia parte une fois plus en face un usage tronqué en plein mois d'août pas la première fois et ça sera pas la dernière. Donc c'est pas le sujet de la parole de l'État, c'est autre chose.
Après il y a le fond bah le fond faut dire la vérité quand même parce que plus personne ne creuse vraiment donc plus personne ne travaille, on finit par aller trop vite. Il se trouve que nous appartenons en tout cas pour l'instant d'entre nous à un gouvernement ou des gouvernements depuis 2017 en tout cas pour ma part qui avont considérablement augmenté les moyens. Donc en fait la polémique sur les moyens mais qu'il soit aérien, terrestre, civil ou militaire mais un peu étrangère pour être honnête avec vous.
On peut toujours dire qu'on en a pas fait assez, c'est déjà pas pareil que dire qu'on a rien fait. Surtout va falloir quand même poser des questions à ceux qui étaient là avant parce qu'en fait on a vraiment l'impression que le monde d'avant 2017 est un monde sans armée, sans policier, sans justice et sans pompiers. Et puis quelque part à la rigueur, on a envie de dire aussi aux Françaises, aux Français, si on a un déficit public important aujourd'hui, c'est bel et bien parce qu'on a augmenté beaucoup les moyens.
D'ailleurs, le sujet ce serait plutôt de nous dire "Mais comment vous le financez ?" Et non pas pourquoi c'est pas financé ? Il y a pas eu d'argent. 1 milliard d'euros de plus sur les S10, c'est considérable.
Ça n'avait jamais été fait. Impact capaciteur, c'est des trucs techno tout ça. Moi, je vais vous le dire autrement.
Historiquement, les pompiers, c'est ce sont les communes. Ensuite, on a départementalisé. Ça n'a jamais été l'État.
Pour la première fois, le contribuable de l'État met de l'argent pour justement acheter des camions, des moyens nautiques et cetera. Ça n'avait jamais été fait avant. Donc en fait moi je suis tranquille avec tout ça et je vais vous dire un truc.
Les équipes qui vont devoir nous suivre parlementaires, ministres va bien falloir qu'il continue ce qu'on aura commencé. Mais pour continuer ce qu'on a commencé maintenant on est dans un deuxième débat et c'est tout le débat entre les organisations, les associations d'élus, j'étais président de département et cetera. leur demande parce que on regarde le ministre de l'intérieur mais c'est pas lui qui est propriétaire des moyens des Gironde c'est pas le ministre de l'intérieur peut donner des ordres quand il y a un feu quand il y a des évacuations c'est pas lui qui dirige les moyens ce sont les élus locaux mais on est en Gironde soyons un peu Gironda bon la demande qui monte maintenant c'est d'augmenter la taxe sur les polices d'assurance al tout le monde nous met la pression pour qu'on dise oui.
J'ai pas dit non, j'ai quand même dit au ministre, on va quand même concerter tout le monde parce que tout le monde dit c'est formidable. Mais enfin quand les Français vont commencer à comprendre que leur police d'assurance augmente parce que la fiscalité sur les assurances augmente, bah les gens diront bah le gouvernement augmente les impôts. Puis il y aura plus personne pour dire que on verra si les enregistrements des uns et des autres sortent pour le coup.
Donc voilà, moi je mets un peu de méthode dans tout ça parce que on n pas on a plein de choses qu'on a pas bien fait mais il se trouve que sur le régalien au global nous sommes l'équipe qui avons remis des moyens sur la table. Ça c'est un contestable. Autre question ?
Oui. Bonjour Marol Rifille pour la FP justement sur le financement. Donc vous parlez de sortir l'artillerie lourde.
Le maire du Porsche évoque réclame un plan marchal dans un contexte budgétaire national extrêmement tendu. Aujourd'hui, est-ce que vous pouvez nous dire quel sera le montant global qui sera loué pour toutes ces mesures que vous avez annoncé et surtout est-ce que c'est des crédits nouveaux ou ce sera un redéploiement ? Voà, on est en fin d'année.
Donc en fait, vous avez une part de crédit qu'on peut remettre de crédit de l'année qu'on peut réinjecter. Bon, enfin, vous voyez bien que là, on est surtout sur 2027, donc crédit nouveau. Sur le montant global, on n'emprunte pas complètement les mêmes lignes budgétaires, mais enfin, vous voyez bien, quand on dit exonération de cotisation sociale euh et de et de et de et de recette fiscale, euh vous voyez très très bien qu'on peut très très vite atteindre des sommes qui peuvent aller au-delà de 100 millions d'euros.
Donc on est sur des sommes qui sont tout à fait considérables. C'est pour ça que tout ça ne sont pas que des mots. Mais les millions, les milliards, les gens enfin tout ça.
Moi ce que je sais c'est que ça correspond aux attentes. Vous interrogerez les gens qui étaient là tout à l'heure dans la réunion de travail. Ça va correspondre en tout cas aux attentes immédiates.
Mais après, c'est toujours la même chose. Il faudra voter un budget pour 2027 parce que tous celles et ceux qui nous ont dit qu'il y avait pas assez de moyens pour la justice pendant l'affaire Liana vont se rappeler qu'il faut voter un budget. Tous celles et ceux qui nous ont fait la leçon sur les Canadaires et les moyens de sécurité civile pendant le mois de juillet vont se rappeler qu'il faut voter un budget.
Enfin, vous allez pouvoir reprendre toutes les polémiques du printemps et de l'été. Et quand on va y apporter des réponses, je ne doute pas que celles et ceux qui nous l'ont demandé prendront leur responsabilité parce que c'est pas que l'affaire du gouvernement. La classe politique aussi doit prendre sa responsabilité.
C'est pas parce qu'il y a des élections présidentielles qui vont faire n'importe quoi. Merci beaucoup. Merci beaucoup.
Ah, on se termine par un petit rappel au parti d'opposition. Il appelle le premier ministre tous à la responsabilité parce que évidemment il y a un budget 2027 à préparer et là c'est presque le retour du quoi qu'il en coûte avec toutes ces annonces du premier ministre pour tenter de réparer, c'est un bien grand mot, mais tenter d'apporter des aides concrètes au sinistré des grands feux de de forêt de de cet été en France. Mais il y aura un budget en 2027 à voter dans les prochains mois, c'est à l'automne.
Et donc il y aura des moyens supplémentaires à louer à la justice. Il y aura des moyens supplémentairire à louer aux pompiers par exemple ou au moyens pour lutter contre les feux de forêt. Il y aura des moyens supplémentaires pour répondre aux besoins des sinistrés.
Et donc il appelle les partis politiques à la responsabilité. Vous l'avez entendu, le mot fort de Sébastien Lecnu, c'est cette phrase on assume de sortir l'artillerie lourde pour les aides apportées au sinitré, pour les aides apportées aux collectivités, pour les aides apportées aux entreprises. Le Premier ministre veut aussi essayer, dit-il, d'avancer sur des sujets d'avenir comme par exemple l'aménagement des forêts et puis sur la reconstruction.
Et bien, il va falloir reconstruire ces logements qui ont été détruits vite, bien et essayer de faire même mieux. L'analyse avec nos invités qui sont toujours autour de la table. Peut-être que chacun vous avez des choses à retenir plus que d'autres.
Guillaume Voznica est toujours avec nous. Guillaume, qu'est-ce que vous retenez de de cette conférence de presse du premier ministre mais aussi des ministres qui l'accompagnaient aujourd'hui en Gironde ? Effectivement, il y a deux volets.
Il y a le volet de l'urgence puisqu'il faut venir en aide au sinistré. Ils sont nombreux hein parce que rien que sur la commune du Porsche, il y a plus de 180 maisons, je crois, qui qui ont brûlé. Et puis il y a l'avenir là avec un plan qui est long sur les prochaines décennies.
Il faut de l'argent. On l'a entendu avec le vote du budget où ça risque de se compliquer un petit peu à l'automne. Finalement, on a l'impression que bah on est un peu 4 ans en arrière après les incendies terribles de 2022 qui avaient été un choc déjà puisque c'était les incendies les plus dévastateurs depuis 2003.
Alors en 2003, il y avait eu un grand plan qui avait été décidé à la suite des incendies dans le Var. Bon, en 2022, il y a eu 2023, 2024, 2025, puis là, on est en 2026 et on se retrouve finalement avec le même problème qui a tendance à s'amplifier puisqu'on voit aujourd'hui que de nouveaux territoires sont touchés par les mégafeux et on a encore une fois l'impression de courir après le réchauffement climatique et surtout après l'adaptation au changement climatique. Marian Eno, effectivement, il en a parlé de 2022, le premier ministre, il dit "Bon, à l'époque, j'étais ministre des armées, des choses ont été faites, assurent-il.
Le problème, dit-il, c'est que c'est le c'est un problème de vitesse d'exécution." Oui, c'est ça. Parce que après les incendies de 2022, il y a une loi pour la forêt votée en 2023 dont on commence à peine à voir euh la mise en application concrète.
Donc effectivement, c'est long. Après, les questions d'adaptation du territoire et d'aménagement euh de la forêt, c'est aussi le temps long. il l'a dit, quand on plante un arbre, c'est pour les générations à venir.
Et ce que je retiens, c'est cette équation un peu complexe entre euh il dit euh il faut être très rapide mais il y a aussi une urgence de réfléchir à réfléchir puisqu'on ne peut pas refaire les choses exactement comme avant en terme de reconstruction, en terme de plantation de forêt. Donc c'est des décisions qui doivent être prises à la fois rapidement pour soulager les sinistrés et en même temps réfléchir puisque ce qu'on fait aujourd'hui aura des conséquences dans le futur. Et on sait que ce territoire est très exposé au risque incendie et le sera de plus en plus.
Guillaume le disait à l'instant, toute une partie du territoire français l aujourd'hui. Donc comment on repense au niveau global cette adaptation au changement climatique ? Victor Topna va retenir aussi l'annonce de la mise en place de ce qu'a appelé le premier ministre la jurisprudence Notre Dame pour essayer de s'exonérer de la bureaucratie.
Oui, tout à fait. C'est ça, c'est rendre la reconstruction plus facile. Il l'a dit aussi avec des permis de construire qui seront délivrés sous un mois.
Il a également parlé de la relation entre les assurances et les particuliers. Très important. Il dit l'État va se va se mêler aussi un peu de ce lien et il les pointe du doigt, les met aussi face à leur responsabilité.
D'abord en disant l'État joue sa part euh joue son rôle en aidant les communes 12 millions d'euros pour la Gironde et pour les Landes. Mais les assurances aussi ont leur part à jouer. Et le Premier ministre insiste en disant on dira celles qui jouent leur rôle et celles qui ne jouent pas le jeu.
Et donc ça aussi c'est c'est c'est un changement. C'est assez fort de la part de la part du premier ministre. Des aides aussi pour les entreprises sur les exonérations des quotidien sociales pendant 3 mois.
Il l'assume. Il le dit. ce sera coûteux pour les finances publiques mais je l'assume.
Donc voilà, ce sont en tout cas des des débuts de réponse à porté et puis vous l'avez dit après les les réponses dans la prévention dans la suite qui répondent donc d'abord l'urgence et ensuite l'adaptation du territoire. Estelle Forget, qu'est-ce que vous retenez-vous ? Ben moi je je retiens que autour de cette conférence de presse, il y avait sep ministres qui travaillent chacun dans leur couloir de nage alors que on a besoin de deux choses, me semble-t-il.
La première chose, c'est d'une vision à long terme pour anticiper les risques et la deuxième c'est de la transversalité. Euh et ça, on en a pas assez en France aujourd'hui. Bah, il y en a clairement pas.
On voit bien le ministre du logement parle du logement. Là, il y avait un ministre à la transition écologique et au-dessus de lui, il y a aussi une ministre à la transition écologique et euh à la biodiversité. L'aménagement du territoire, en réalité, faut tenir la décentralisation.
Il y a plus d'aménagement de territoire en France. Je suis désolé. C'est des plans d'urbanisme locaux. qui prévoit l'aménagement du territoire, mais il y a pas de doctrine d'aménagement du territoire en France.
Ce n'est pas vrai. En revanche, effectivement, le Cemait cité et le Céma a des outils de modélisation. Il sait faire des c'est un c'est le centre économique va je sais plus quel est le terme de l'acronyme exact, mais le Céma en fait peut faire de la modélisation, peut faire des jumeaux numériques de la France par exemple sur la région Aquitaine en 2022.
Le CMA aurait très bien pu modéliser, voir identifier où étaient les villages qui étaient le plus à risque, mettre euh bah les opérations de débroussaillage nécessaire, mettre les points d'eau nécessaires pour vraiment faire de la prévention et neutraliser les risques. Combien a été fait pour depuis 2022 pour vous ? Ben 2022, il l'a dit.
Euh l'armée s'en est mêlée, euh ils ont fait intervenir mais on de toute façon, il a donné toutes les réponses. Il a dit "On a progressé mais on ne va pas assez vite." Si on ne va pas assez vite, c'est que les forces sur le terrain n'avaient pas les moyens d'accéder.
Soit parce qu'il y avait pas de point d'eau disponible suffisamment, soit parce que l'accès était trop compliqué. Donc ça veut dire que ça n'a pas été anticipé. Enfin, je veux dire, c'est aussi simple que ça.
Et moi sur l'assurance, je voudrais quand même, il y a quelque chose qui m'a interpellé, c'est que le premier ministre finalement nous dit "On va accélérer des permis de construire et il demande au marché de prendre la responsabilité de permis de construire qui ont été autorisés ou bien de maisons qui sont assurées. Le risque assurel est pris par l'assurance." Moi, je suis pas une défenseuse absolue de de des assurances parce que c'est vrai que ce sont des juristes et leur rôle c'est de mettre plein de clauses qui vont permettre de ne pas trop assurer.
C'est quand même le principe de l'assurance, on pas se mentir. Et dans le cas de figure présent, à partir du moment où un maire donne une autorisation de permis de construire, à partir du moment où dans une ville maison est construite, si l'assurance décide de l'assurer, elle va mettre soit des primes d'assurance plus importantes pour endiguer les risques. Aujourd'hui, vous avez des maires qui donnent des autorisations à construire dans des zones qui sont à risque.
Et là, on va dire à l'assureur, bah attendez les gars, si vous jouez pas vos rôle, on va vous on va on va le faire savoir et puis comme c'est conquérentiel, on va dénoncer telle assurance pour que les assurés plus chez vous. Mais c'est pas possible de raisonner comme ça. En fait, ça c'est pas quelque chose de constructif.
Ce qui serait constructif, c'est de dire bon OK, on va repenser notre doctrine d'aménagement du territoire, on va revoir la gouvernance pour pas qu'il y ait tous ces échelon où finalement la responsabilité est est est diluée et où on sache dire qui est le responsable. Et quand on a lui ou des budgets, parce qu'il parle quand même du budget colossaux qui ont été donnés au département qui financent le DIF, je suis désolé mais est-ce que ces dépenses sont justifiées de manière en en terme de résultat ? Or, moi je sais dire que non.
C'est-à-dire qu'on considère que à partir du moment où on attribue en France un budget et qu'on l'a augmenté, c'est que le job est fait. C'est pas vrai. Vous C'est les résultats qui compte effectivement, c'est le résultat et il le dit donc quelle mesure il met en place pour justifier les résultats sur les dépenses qui ont été engagées depuis 4 ans.
C'est c'est là où on l'attend et c'est là où il faut qu'il soit transparent et qu'il disent vrai la vérité aux français. Thbo petit a suivi pour nous cette conférence de presse. Donc vous êtes sur place à Méignac avec Romain Riverdi.
Timo Petit votre résumé. Effectivement, on a senti un premier ministre extrêmement offensif. Oui.
Et avec un plan extrêmement détaillé pour cette relance en Gironde et dans les Landes après les incendies. 12 millions d'euros. Alors 10 pour la Gironde, de pour les landes qui ont été annoncés pour lancer ce plan de relance et et de de reconstruction avec des nouvelles aussi sur les les permis de de construire.
Si les habitants souhaitent reconstruire leur logement à l'identique, et bien il y aura des permis qui seront délivrés en un mois. Seulement l'idée c'est de pouvoir reconstruire rapidement. C'est que ce qu'a exprimé tout à l'heure le premier ministre avec ses fonds donc qui seront alloués et puis aussi des exonérations de cotisation pour les entreprises qui ont été affectées par ces incendies. pas uniquement dans les communes qui ont été touchées par les feux, mais aussi pour celles qui ont été évacuées ou celles qui ont été affectées par la baisse de tourisme notamment.
Merci beaucoup Thbo. Effectivement donc en direct de Mignac après cette conférence de presse du premier ministre et d'une partie de de son gouvernement, on a une autre réaction en direct avec un pompier qui est avec nous, Mathieu Matti, porte-parole du syndicat sud du du 10, plus précisément des 10. Il en a été question d'ailleurs dans la conférence de presse du premier ministre avec dit-il Sébastien Lecornu tous les moyens qui ont été mis en place depuis 2022 avec je crois qu'il a parlé d'un million supplémentaire.
Est-ce qu'effectivement les moyens ont été mis sur la table depuis quelques années en France et est-ce que c'est suffisant ? Bonjour, vous avez été coupé dans votre question. Euh si vous parlez des moyens qui ont été mis en place concernant la sécurité civile ces dernières années, euh ils ont effectivement augmenté mais euh ces moyens qui sont mis en place ne permettent pas de répondre aux vendications qu'on porte depuis quelques mois et qui ont été portés auprès du ministre de l'intérieur le 13 août dernier sur un plan massif de recrutement de sapeur pompiers et de pats dans tous l'état, une amélioration du matériel, une amélioration de la santé et la prise en charge des intervenants et toute l'argent qui est mis en place dans la sécurité civile ne permet l'amélioration de de toutes ces mesures.
Effectivement, donc on avait entendu il y a quelques jours la colère des pompiers, elle avait été vive, des choses ont été dites alors que on était encore en les incendies étaient pas partout maîtrisés, qu'ils étaient encore à pied d'œuvre. Est-ce que cette colère vous la partagez encore aujourd'hui ? Oui, bien sûr.
On est conscient qu'il y a un temps pour tout et que le ministre de l'intérieur et le premier ministre avait des annonces à faire pour répondre aux personnes qui ont été touchées par les incendies. Mais euh encore une fois, passer si rapidement sur les moyens des secours, les moyens des sapeurs pompiers et de manière plus générale les moyens de la sécurité civile, ça nous étonne, ça nous surprend. On a on a vient à se dire qu'il y a tellement pas assez de sapeurs pompiers en France que le premier ministre en oublie de les évoquer.
S'il n'y a pas un confrère qui pose une question au sujet des 10 et au sujet des pompiers, euh le sujet n'est quasiment pas quasiment pas relevé. Hm. Vous pensez qu'il y aura un avant et après été 2026 ?
Je sais pas, on l'espère. On l'espérait déjà en 2022. On entend le premier ministre dire qu' euh ils vont mettre l'artillerie lourde.
Euh il faut aussi mettre l'artillerie lourde pour les moyens des sapeurs pompiers pour un plan de recrutement parce que maintenant ça suffit. On va pas faire un été extraordinaire tous les deux ou 3 ans. Refaire le constat qui nous manque de tout et attendre le prochain événement pour essayer d'améliorer la situation.
Il y a plein de choses à revoir. Les constats sont faits depuis des mois, des années et malheureusement rien n'avance. Effectivement, merci beaucoup Mathieu Manetti d'avoir répondu à nos questions.
Une dernière peut-être quand on écoute la conférence de presse du premier ministre, on entend encore des mesures d'urgence, on entend encore des aides qui vont être débloquées, on entend encore des milliards qui vont être débloqués. On entend pas beaucoup de vision d'avenir. On entend pas par exemple effectivement quand on parle de la reconstruction, on entend pas attention peut-être qu'il faudra voir ne pas reconstruire à tel ou tel endroit.
Il faut les permis de construire vont être fait en un mois certes, mais est-ce que ça sera bien reconstruit Guillaume ? Moi je pense que c'est un plan d'avenir qui manque un peu d'ambition. C'est vrai que si on devait comparer cette catastrophe avec une autre catastrophe dans l'histoire récente de notre pays, il y a eu la tempête Xintia en 2010 et à la suite de cette tempête, cit à l'époque du président Sarkozy qui était venu sur place, il y a eu ces zones noires qui ont été dessinées pour ne pas reconstruire au même endroit parce qu'on sait que ce phénomène-là se reproduira au même endroit. et même parfois les zones ont été élargies dans des endroits qui seront touchés dans plus ou moins longtemps.
Est-ce qu'il n'aurait peut-être pas fallu se poser cette question ? Alors c'est un choc pour les populations. Elles ont déjà vécu un choc terrible en perdant une partie de leur vie finalement avec leur leur maison.
Mais il faut aussi avoir l'ambition de l'avenir qui s'annonce difficile sur le plan climatique et de se dire que peut-être il ne faut pas reconstruire au même endroit. Alors, pas de la même manière, ça c'est une certitude, mais peut-être également ne pas reconstruire au même endroit parce que le danger est réel, il est croissant et il va aussi en plus toucher de nouveaux territoires dans un avenir très proche. Il faut en être conscient.
Merci beaucoup. Merci euh pour euh pour cette analyse. On va continuer de de parler du gouvernement qui a un dossier explosif sur la table.
On l'a bien compris, c'est le budget 2027 en préparation avec les débats qui vont commencer à l'automne au Parlement. Et il y a une proposition qui risque de faire parler, qui fait parler d'ailleurs depuis quelques jours, mais elle est plutôt explosive. C'est le ministre de l'économie qui remet sur la table une une piste souvent évoquée, jamais appliquée.
Pourquoi le fait-il aujourd'hui ? C'est la question qu'on peut se poser. Roland l'escur dans les colonnes de libération, voilà ce qu'il déclare, la question de la contribution des retraités aisé à l'effort de du redressement mérite d'être posé.
Le pouvoir d'achat a progressé entre 2017 et 2026. Celui des retraités a été plus que préservé et même accru. Les retraités aisés doivent être mis à contribution dans la le redressement des finances publiques.
Voilà la proposition du ministre de l'économie. Explosif sur le plan politique. On va en parler d'abord.
Nivine Potros, expliquez-nous de quoi parle exactement le gouvernement, quelle mesure pour être mise en place. Alors l'une des pistes sur la table, ce serait de jouer sur l'indexation des pensions de retraite sur l'inflation. vous l'avez dit notamment pour les plus aisés.
Alors à la maison, vous le savez sûrement, à chaque 1er janvier, bien les pensions de retraite sont automatiquement revalorisé au niveau de l'inflation. Prenons un exemple très simple. L'inflation est de 3 % et bien c'est automatique.
Les pensions sont revalorisées de 3 %. Pour un retraité qui jusqu'à présent avait une pension de 1700 € et bien ça fait donc 51 € de plus par mois. Sauf que pour économiser quelques millions et bien le gouvernement il envisage et bien de stopper purement et simplement ce mécanisme jusqu'à jusqu'à nouvel ordre.
On parle d'un gel des pensions de retraite ou alors autre option qui est quand même un peu moins douloureuse, Bercy pourrait décider de revaloriser un peu les pensions de retraite, pas au niveau de l'inflation. On parle alors d'une sous-indexation. Et alors vous avez fait les comptes concrètement qu'est-ce que ça pourrait donner ?
Qu'est-ce que ça ferait en moins sur sur une une pension d'un retraité ? Alors, le gel, c'est très facile, pas besoin de sortir sa calculatrice. Un retraité qui touchait jusqu'à présent 3000 € de pension, et bien il aurait toujours 3000 € de pension.
Sauf que et bien c'est une mauvaise nouvelle parce qu'il va forcément perdre en pouvoir d'achat. Si les prix continuent à augmenter, ça veut dire automatiquement qu'il pourra mettre moins d'articles dans son cadit. par exemple, Bercy pourrait bah peut-être décider d'envisager la deuxième option, cette sous-indexation, ce serait un peu moins douloureux.
Si on reprend toujours ce cet exemple d'une inflation à 3 %, et bien Bery par exemple pourrait décider de revaloriser les retraites de seulement 1 %. Donc notre retraité qui touchait jusqu'à présent 3000 € de pension et bien il toucherait 3030 €. Mais ça représente quand même une perte puisque théoriquement si on avait euh et bien euh augmenté sa pension au niveau de l'inflation, il aurait eu 60 € de plus par mois.
Alors pour l'instant, rien n'a été décidé entre ces deux options, mais si on en croit Roland l'Escure, ça ne concernerait dans tous les cas que les retraités les plus aisés. C'est vraiment une minorité de France ça. Ça, il faut le préciser parce qu'aujourd'hui seul 8 % des retraités ont une pension qui est supérieure à 3000 € brut par mois.
Ça fait donc un retraité sur 12. En moyenne, les retraités, ils ont plutôt 1700 € par mois. Donc il ne serait pas concerné par cette réforme.
Effectivement, merci beaucoup Nivin pour ces explications. Voilà, effectivement Nivine Petros qui était avec nous tout à l'heure. Victor, pourquoi est-ce que le ministre de l'économie remet ce sujet extrêmement explosif sur la table au cœur de l'été ?
Eh bien vous le savez, le budget déjà 2027 est en cours de préparation et le gouvernement sans surprise est à la recherche d'économie et selon euh les données de Ber, le coût des retraites pourrait augmenter de 12 milliards d'euros en 2027 pour moitié en raison de l'indexation euh des pensions de retraite mais aussi à cause du vieillissement de la population. Donc très concrètement, si on ne revalorise pas ces pensions de retraite autour de 2 %, ce qui correspond à peu près à l'inflation, et bien cela pourrait rapporter beaucoup d'économie, environ 6 milliards d'euros pour l'État dans un contexte, on le sait, assez assez difficile. Et donc pour parvenir à faire ces économies et bien le gouvernement cherche des mesures massives comme celle-ci.
Alors, Matignon Tempère en disant que pour l'instant aucun arbitrage n'est encore fait. On est au stade de la proposition. Euh vous parliez du calendrier, c'est peut-être le moment de tester, de voir comment aussi retombe euh cette proposition euh dans le débat public avant l'étude du budget euh qui va commencer dès la fin du mois de septembre et qui promet d'être très animé.
Oh sans doute. Pierre-Henri Dumont est également est en direct avec nous pour une réaction en direct. Bonjour maire de Marc dans le Pas de Cala, ancien député, membre du bureau politique des républicains.
Bonne ou mauvaise idée selon vous ? C'est comme l'a dit votre interlocuteur en plateau, un ballon d'essai. Euh on a l'habitude, le budget va arriver d'ici euh quelques semaines à l'Assemblée nationale et puis faut on verra ce qu'il y a à l'intérieur.
Il y a déjà des gouvernements qui sont tombés il y a quelques mois euh justement sur cette hypothèse de ne pas revaloriser euh les pensions en particulier des retraités euh les plus aisés, en tout cas ceux qui ont les plus fortes pensions de retraite. La réalité c'est quoi ? La réalité c'est que les dépenses de retraite sont le premier poste de dépense aujourd'hui dans notre pays.
Et donc à partir de là, toute personne un minimum censé qui désire rétablir les comptes est obligé de mettre son nez dans les dépenses de retraite. Moi, je pense qu'il faut plus une grande réforme de système que des petits bouts de chandelle par-ci parl qui au final feront beaucoup de mécontents et en particulier des retraités qui peuvent s'estimer ce polier mais aussi des actifs qui se disent bah au final ils payent de plus en plus sans avoir la certitude d'avoir une retraite d'ici plusieurs dizaines d'années. Donc c'est pas la bonne solution.
C'est pas la bonne solution selon vous. C'est-à-dire c'est très impopulaire. le gouvernement peut tomber sur une telle mesure et ça apporterait pas grand-chose quoi.
Bah disons que quand on parle de masses qui sont des masses euh à 422 milliards d'euros par an, c'est ce que coûtent les pensions de retraite au total, ça fait 14 % du PIB. Donc tout ce qui est produit en France, 14 % va dans les pensions de retraite. Vous comprenez bien que quand là on parle de gratter 60 € par mois à 8 % des retraités, c'est pas ça qui va changer la donne.
La réalité, je vous le dis, le cœur du sujet, c'est ce que nous on va faire chez les Républicains, c'est présenter une grande réforme des retraites, puissante réforme des retraites qui permettra de faire en sorte un de garantir les pensions de retraite au retraités, de faire en sorte que les actifs soient pas à chaque fois les cocus de l'histoire à devoir payer de plus en plus avec leur cotisation. euh les employeurs avoir des sous-compétitivités parce qu'ils doivent aussi abruver de plus en plus et les travailleurs travailler jusqu'à euh 65 66 ans, 70 ans. Est-ce qu'au final on voit bien qu'on est au bout d'un système qui est un système qui est régi par la démographie ?
Ça a été dit à savoir que le système de retraite a été imaginé pour quatre actifs un retraité. Le retraité vivait entre 8 et 10 ans. Aujourd'hui, le système de retraite, il est à 1,6 actifs pour un retraité.
Le retraité vit entre 20 et 25 ans. Donc le truc ne tient plus. Ouais.
Et mais ça veut dire que dans votre plan, les retraités actuels seront mis à contribution. Bah vous en tout cas nous c'est pas maintenant qu'on va présenter notre plan au niveau de la présidentielle. Il y aura quelque chose de beaucoup plus puissant qui sera présenté.
Maintenant vous comprenez bien, on est sur des économies de bout de chandelle de la part d'un gouvernement dont nous ne faisons pas partie. Euh ou de toute façon la décision de censurer ou pas le gouvernement parce que ce sera l'objet probablement d'un 493 est dans les mains d'abord du Rassemblement national. Ils ont déjà censuré par le passé sur à peu près le même type de proposition et que donc c'est pas à la la 10e année de deux quinquena Emmanuel Macron sans majorité à l'Assemblée nationale qui aura une grande réforme des retraites. 2027 est là. ce sera à chaque candidat de présenter sa réforme.
Nous nous présenterons une réforme, je vous le dis, qui permettra de sauver le système, faire en sorte que les actifs ne aient du pouvoir d'achat, parce qu'aujourd'hui, un vrai sujet, c'est que ceux qui travaillent n'ont plus d'argent à la fin. Et euh aussi une inégalité, pardon de le dire, c'est que aujourd'hui on est quand même dans un système où ce sont les retraités euh qui mettre le plus de côté, qui dépensent le moins et qui au final épargne le plus potentiellement parce que c'est aussi ceux qui ont qui sont propriétaires de leur maison et quand des actifs ont des dettes à payer pour rembourser l'emprunt de leur maison, quand ils ont de des achats à faire avec des enfants à nourrir, bah forcément ils dépensent un peu plus que les retraités. Donc il y a forcément un rééquilibrage à trouver mais ça peut se faire que dans une grande réforme et pas dans une réformette comme ça qui vous comprenez bien est un petit bout de rabot un petit coup de rabo pour montrer qu'il y a quelque chose qui est fait mais par rapport à la masse propos par an c'est pas grand chose.
C'est ça ça nous permet une rentrée politique assez sportive dirons-nous. Merci beaucoup Pierre Henri Dumond d'avoir répondu à nos questions. Merci beaucoup Victor.
Vous restez bien évidemment sur LCI. Notre après-midi information continue. Vous avez rendez-vous tout de suite avec Isabelle Morau.
Quant à nous, on se retrouve demain à midi.