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interviewyoutube.com· 25 mai 2026 4 min

Exclusif- Entretien avec le ministre français de la Justice, Gérald Darmanin

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Gérald Darmanin, bonsoir, merci de nous accorder cet entretien exclusif. Vous êtes le ministre français de la Justice, le garde des Sceaux. Vous êtes la troisième personnalité politique française à effectuer une visite de travail au Maroc en moins d'un mois. Que traduit cette visite dans ce nouveau tournant des relations entre le Maroc et la France ?

0:20
Gérald Darmanin

Bonsoir, merci de votre invitation. Je pense que ça traduit une grande amitié et effectivement un partenariat renforcé, renouvelé entre nos deux pays qui ont une histoire commune, un amour commun et des liens de fraternité, de solidarité très importants et donc de coopération sur les grands sujets qui nous intéressent. En l'occurrence, c'était le cas bien sûr par la visite de mes ministres de la Culture, mais aujourd'hui la Justice, l'amélioration des relations de coopération judiciaire, de coopération pour les citoyens, pour améliorer leur vie entre nos deux pays.

0:49
Présentateur

Alors la coopération judiciaire et juridique entre le Maroc et la France a toujours été un pilier des relations bilatérales. Dans ce nouveau livre qui s'écrit entre le Maroc et la France, quelle place occupe le secteur de la justice et quels sont les axes prioritaires de votre visite aujourd'hui au Maroc ?

1:07
Gérald Darmanin

Il y a toujours eu, je crois, au Maroc, un certain nombre d'actions qui étaient en commun avec la justice française, même lorsque les choses étaient un peu plus difficiles. Je pense à la lutte contre le terrorisme ou contre le narcotrafic. Et on remercie vraiment énormément les services marocains pour tout le travail qu'ils nous apportent, pour la sécurité de la France et des Français. Et puis il y a un deuxième sujet qui est notre coopération civile. C'est le quotidien des Français, des Marocains sur les mariages, des divorces, la représentation des enfants, l'héritage, l'accompagnement économique.

Et ça, cette grande coopération de droits civils, qui est le quotidien encore une fois de nos habitants, des deux côtés de la Méditerranée, c'est évidemment un travail qu'on doit encore améliorer. Et c'est pour ça que je suis très heureux d'en parler avec M. le ministre de la Justice.

1:50
Présentateur

M. le ministre, vous avez abordé le trafic de drogue, le crime organisé. Il y a aussi la lutte contre le terrorisme, notamment dans la région du Sahel. Tout cela, ce sont des enjeux et des défis communs. Comment est-ce que vous évaluez la coopération dans ces domaines-là avec le Maroc ?

2:07
Gérald Darmanin

Elle est excellente, cette coopération. Je l'ai vécue comme 4 ans et demi ministre de l'Intérieur et puis désormais comme ministre de la Justice. Le travail exceptionnel que fait le Maroc dans ses informations, dans ses renseignements, dans la lutte aussi contre la radicalisation, nous donne énormément d'informations. Et surtout, nous arrivons à travailler ensemble pour éviter des attentats qui toucheraient le Maroc, qui toucheraient la France et gérer un certain nombre de personnes, soit qui sont parties sur un théâtre de guerre, comme évidemment le théâtre de l'État islamique, soit parce qu'ils sont dans nos prisons respectives.

Et donc ça, c'est vraiment très important de continuer à ces informations. Plus nous nous parlons, plus nous évitons des drames pour chacun de nos pays.

2:46
Présentateur

Dernière question, monsieur le ministre. Elle concerne les instruments juridiques pour lutter contre la criminalité organisée. La France a dans ce sens mis en place de nouveaux dispositifs et a une vraie réflexion en matière de gel et confiscation des avoirs criminels. Est-ce que cette approche fait partie des nouveaux projets de collaboration avec le Maroc ?

3:06
Gérald Darmanin

En effet, quand les gens trafiquent de la drogue, il y a le produit évidemment qui est important, la drogue elle-même. Il y a le fait qu'ils aillent en prison, bien sûr. Et puis il y a l'argent, le produit du produit, l'argent qui est né de ce trafic de drogue. Et ce sont des maisons, ce sont des appartements, ce sont des voitures. Et il faut évidemment, ce sont parfois la crypto-monnaie. Il faut pouvoir saisir ce que font très bien les services marocains. Et puis il faut confisquer. Et là, nous avons encore entre nous une petite difficulté. Nous saisissons beaucoup dans les affaires judiciaires. On confisque assez peu de chaque côté de la Méditerranée.

Alors il faut absolument qu'on améliore ça. En France, on peut encore améliorer nous-mêmes. On fait 1,4 milliard d'euros de saisies. Et on ne fait que 300 millions de confiscations. Donc on doit beaucoup progresser. On a une agence spécialisée, très originale, qui pourrait d'ailleurs, on en parlait avec M. le ministre de la Justice, aider, si elle le souhaite, le Maroc. Puisque je sais que le ministre de la Justice souhaite avancer sur cette question pour que cette saisie se transforme en confiscation et que l'argent de la drogue bénéficie à l'État, à nos écoles, à nos hôpitaux, et pas aux trafiquants et à leurs familles.

4:08
Présentateur

Gérald Darmanin, ministre français de la Justice, en visite de travail au Maroc, merci de nous avoir accordé cet entretien exclusif.

4:15
Gérald Darmanin

Merci beaucoup et merci pour votre accueil si généreux. Sous-titrage ST' 501

Exclusif- Entretien avec le ministre français de la Justice, Gérald Darmanin — Gérald Darmanin · Pourquijevote