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Podcast / conversationBFMBUSINESS· 8 octobre 2026 12 minComplaisantFond programmatiqueSantéNumérique

David Caumartin (RebrAIn) : RebrAIn, l'IA au service de la neurochirurgie - 08/10

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:16OuverteRéponse directe

    Bonsoir David. Vous êtes le CEO de ReBrain.

  • 0:23OuverteRéponse directe

    L'IA au quart de la chirurgie du cerveau.

  • 2:48OuverteRéponse directe

    Comment faisait-il avant vous ?

  • 3:18OuverteRéponse directe

    Tout votre savoir-faire, c'est avant l'opération.

  • 4:42OuverteRéponse directe

    Potentiellement, vous pourriez soigner combien de personnes dans le monde ?

  • 5:35OuverteRéponse directe

    Quel est votre objectif ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45InvitéFait
    « En fait, si vous êtes atteint de Parkinson, au bout de 5 à 10 ans, vous allez être intolérant au traitement médicamenteux et physiothérapeutique. »
  • 2:17InvitéFait
    « Rebrain, c'est un métamodèle mathématique qui a appris de données de patients très bien améliorés, sans effet secondaire »
  • 3:14InvitéPromesse
    « on reste 2-3 jours aussi à Chute-Bordeaux. Et on a un projet de faire ça en ambulatoire assez prochainement. »
  • 4:06InvitéChiffre
    « En 2 ans et demi d'utilisation du service, on a été capable de faire plus de 100 opérations au bloc de Neurochir supplémentaires »
  • 5:13InvitéChiffre
    « On réduit les coûts d'environ 25% au CHU de Bordeaux grâce à ce service-là. »
  • 5:47InvitéFait
    « la neurostimulation française est une excellence française. C'est une invention du CHU de Grenoble, le professeur Hamid-Louis Benavid dans les années 80. »
  • 6:13InvitéChiffre
    « Aujourd'hui, on a 5 centres commerciaux dans le monde. »
  • 6:44InvitéFait
    « on ne guérit pas, on réduit les symptômes avec le Parkinson ou les tremblements essentiels. »
  • 8:16InvitéChiffre
    « on cherche 6 millions pour utiliser à 2 tiers cet argent pour passer de 5 centres qui payent à une cinquantaine de par le monde. »
  • 11:06InvitéFait
    « Nos brevets couvrent l'ensemble des techniques de neuromodulation qui sont la neurostimulation profonde ou les ultrasons thérapeutiques, notamment. »
  • 11:28InvitéFait
    « les coûts cumulés de cancer. et pour lesquels, en fait, c'est tellement compliqué et qu'on a peu de moyens que je pense que l'IA est vraiment le vecteur de transformation »

Temps de parole

  • Invité71 %
  • Présentateur26 %
  • ?3 %

≈ 21,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Tech & Co, la quotidienne, l'invité.

0:04
Locuteur

Et

0:04
Présentateur

on poursuit ce Tech & Co, la quotidienne depuis l'Accor Arena avec une boîte passionnante. On est dans la MedTech, mais dans la MedTech de haut niveau. Je vous présente tout de suite David Comartin. Bonsoir David. Bonsoir. Vous êtes le CEO de ReBrain. Est-ce que c'est comme ça qu'on prononce

0:21
Locuteur

ReBrain

0:22
Invité

? Tout à fait, ReBrain.

0:23
Présentateur

L'IA au quart de la chirurgie du cerveau. En fait, vous êtes une MedTech française, issue du CHU de Bordeaux et de l'INRIA. Tout à fait. Et vous avez mis en place un logiciel d'IA qui analyse les IRM et les données des patients.

0:38
Locuteur

Et

0:38
Présentateur

ça aide les neurochirurgiens à identifier les zones cérébrales qu'ils doivent cibler. C

0:44
Locuteur

'est ça ? Tout à

0:45
Invité

fait, exactement. En fait, si vous êtes atteint de Parkinson, au bout de 5 à 10 ans, vous allez être intolérant au traitement médicamenteux et physiothérapeutique.

0:53
Présentateur

Donc

0:53
Locuteur

c

0:53
Invité

'est-à-dire que le médicament ne fait plus effet ? Le médicament ne

0:55
Locuteur

fait

0:55
Invité

plus effet, voire ça devient un poison. Et donc votre vie devient un enfer. C

0:59
Locuteur

'est

0:59
Invité

-à

0:59
Locuteur

-dire

0:59
Invité

que vous ne

0:59
Locuteur

savez

0:59
Invité

plus écrire, vous ne savez plus boire. Vous êtes totalement ostracisé de votre vie de tous les jours. parce que vous ne savez plus remplir les fonctions classiques de se nourrir, écrire, parler, même des fois, se déplacer.

1:12
Présentateur

Oui, c

1:12
Locuteur

'est

1:12
Présentateur

notamment les gestes en saccade, c

1:14
Locuteur

'est ça, qui sont

1:15
Présentateur

dus à la molécule qui soigne l'Alzheimer. Mais au bout d'un moment, elle a des effets secondaires terribles. C

1:21
Invité

'est ça, c'est ce que fait l'aléopamine. Donc du coup, vous êtes éligible à un traitement chirurgical qui est une procédure très longue et très complexe, puisque pour être sûr de vous opérer avec succès, on va devoir identifier une zone qui n

1:31
Locuteur

'est

1:31
Invité

pas plus grosse qu'un grain de riz de 1 mm. Et ce 1 mm... Et qui est où ? Dans le cerveau ? Dans le noyau sous-talamique. C'est-à

1:37
Locuteur

-dire

1:37
Invité

que c'est en plein milieu du cerveau. En plus ? En plus.

1:39
Locuteur

Si

1:40
Présentateur

encore,

1:40
Locuteur

ça

1:40
Présentateur

avait été au-dessus, ça aurait été plus simple. Là, c'est véritablement dans les tréfonds du cerveau.

1:45
Locuteur

C'est

1:45
Invité

ça. Et donc, le stress pour les neurochirurgiens fonctionnels qui font cette opération est immense. Vous avez une douzaine de personnes dans la salle de bloc opératoire avec un neurologue interventionnel, un anesthésiste, parce que le patient est réveillé pendant toute l'opération.

1:58
Présentateur

Oui, parce que justement, il faut voir si l'interaction qu'on a avec son cerveau fonctionne. Tout

2:05
Invité

à fait. Donc, on va sonder avec des micro-aiguilles pendant plusieurs heures pour savoir si cette zone-là est la bonne zone à cibler pour la neuromodulation qui va ensuite avec l'implantation des électrodes. Et donc,

2:17
Locuteur

en

2:17
Invité

fait, Rebrain, c'est un métamodèle mathématique qui a appris de données de patients très bien améliorés, sans effet secondaire, pour lesquels on est certain que cette zone millimétrique, ce grain de riz que nous recherchons dans une zone assez vaste, somme toute, est la bonne zone. Vous

2:34
Locuteur

êtes un

2:35
Présentateur

peu le Google Maps du cerveau, quoi.

2:36
Invité

Moi, je dis qu'on est le Waze de la

2:37
Présentateur

neurochirurgie.

2:38
Locuteur

Le Waze, mais c'est ça, finalement. C

2:40
Présentateur

'est ça.

2:41
Locuteur

C

2:42
Présentateur

'est-à

2:42
Locuteur

-dire

2:42
Présentateur

que vous allez permettre aux chirurgiens d'arriver à destination... Directement. De manière hyper précise. Voilà. Sans ciblage direct.

2:48
Locuteur

Mais excusez-moi,

2:49
Présentateur

David, comment faisait-il avant vous

2:50
Locuteur

?

2:51
Présentateur

Comment on faisait avant nous ? Oui. Comment il faisait avant vous, ces

2:54
Locuteur

chirurgiens ? En fait, il faisait

2:55
Invité

un trou gros comme une pièce de 2 euros de chaque côté du cerveau. On enfonçait des petites électrodes pour mesurer en temps réel l'activité du cerveau. C'est une opération très compliquée, très délicate, qui a pas mal d'effets indésirables.

3:06
Locuteur

Beaucoup

3:06
Invité

plus invasive, j'imagine.

3:07
Locuteur

Beaucoup

3:07
Invité

plus invasive, oui. On reste environ une semaine à l'hôpital pendant cette opération, alors qu'avec Rebrain, aujourd'hui,

3:12
Locuteur

on

3:12
Invité

reste 2-3 jours aussi à Chute-Bordeaux. Et on a un projet de faire ça en ambulatoire assez prochainement.

3:18
Présentateur

Et alors, avant l'opération, parce que c

3:20
Locuteur

'est...

3:21
Présentateur

Tout votre savoir-faire, c'est avant l'opération. Tout

3:24
Locuteur

à fait. C

3:24
Invité

'est-à-dire que... Qu'est-ce que vous faites ? Notre métamodèle, en fait, a appris de cas très, très bien améliorés, pour lesquels on est sûr que ces grains de riz a été bien identifiés. Et ce modèle, il est personnalisé.

3:34
Locuteur

C

3:34
Invité

'est-à-dire qu'on identifie 18 marques anatomiques dans votre cerveau, qui est personnel. C'est votre cerveau. C'est votre cerveau gauche, c'est votre cerveau droit. Et donc, on est capable de prédire, grâce aux supercalculateurs qui ont inversé la matrice de transfert, on est capable de prédire pour tel type de pathologie, tel type de cerveau, où cibler ce patient, sans le réveiller. Et donc, le patient, de A à Z, il est endormi. Il a une expérience de vie qui est totalement différente. Et en 2 heures, skin to skin, le patient est opéré. Ça devient quasiment aussi simple qu'une biopsie du cerveau.

A Bordeaux, en 2 ans et demi d'utilisation du service, on a été capable de faire plus de 100 opérations au bloc de Neurochir supplémentaires, sans ouverture de salles, sans personnel supplémentaire. Et avec un taux de réussite ?

4:19
Locuteur

Le

4:19
Invité

taux de réussite est le même, en fait, parce qu'on ne peut pas faire mieux par rapport aux données qu'on a apprises. Donc, on répète, on simplifie, mais on ne fait que répéter les meilleurs gestes faits dans les CHU du monde entier. Et donc, un des axes de développement de Rebrain, ce n

4:33
Locuteur

'est

4:33
Invité

pas seulement de vendre son service, c'est aussi de s'approprier, de s'allier avec les meilleurs centres au monde pour être capable de les partager à la planète entière.

4:42
Présentateur

Parce que, potentiellement, vous pourriez soigner combien de personnes dans le monde ?

4:45
Invité

Aujourd'hui, il y a 8 millions de personnes qui souffrent de troubles à la démarche, qui devraient être opérées. Dans le monde ? Dans le monde, oui. On n

4:51
Locuteur

'en

4:51
Invité

opère qu'un pour cent. C'est à peu près 600 personnes par an en France.

4:54
Locuteur

On

4:54
Invité

n

4:54
Locuteur

'en

4:54
Invité

opère qu'un pour cent tellement c'est compliqué. Dans le monde, toujours ? Dans le monde, on n

4:59
Locuteur

'en

4:59
Invité

opère qu'un pour cent des malades. Parce que c'est compliqué. Ça met plus de 20 ans à fabriquer un neurochirurgien pour avoir cette autonomie. Et là, avec l'IA, on est capable de lâcher un chef de clinique après quelques années. Et donc, d'accélérer sa capacité à traiter un patient. Et on réduit les coûts d'environ 25% au CHU de Bordeaux grâce à ce service-là.

5:18
Présentateur

Et puis, en plus, comme vous le disiez, on réduit les coûts aussi de séjour à l'hôpital du patient, qui va sortir plus vite. Tout à

5:26
Invité

fait. Puisque on touche à peine son cerveau, on fait un trou de 2 mm,

5:29
Locuteur

on

5:30
Invité

rentre,

5:30
Locuteur

on

5:30
Invité

ressort, c'est terminé.

5:32
Présentateur

Aujourd'hui, vous êtes au CHU de Bordeaux. L'idée,

5:35
Locuteur

c

5:35
Présentateur

'est d'aller vous émanciper et aller peut-être à d'autres endroits en France, aux Etats-Unis. Quel est votre objectif

5:43
Invité

? On a la chance, c'est que la neurostimulation française est une excellence française. C'est une invention du CHU de Grenoble, le professeur Hamid-Louis Benavid dans les années 80. Et qui est unique au monde ? Alors non, mais l'école française de la neurostimulation profonde est connue mondialement. Et donc, l'étude clinique que nous venons de terminer, une phase 3, atteint les sommets des meilleures études jamais faites depuis les 15 ans. Et donc, on va pouvoir utiliser ces données cliniques qui démontrent absolument l'excellence parfaite de la médecine française et la généraliser à d'autres centres. Aujourd'hui, on a 5 centres commerciaux dans le monde.

On a 8 contrats scientifiques, principalement aux Etats-Unis, qui sont nos premiers marchés.

6:20
Locuteur

Et

6:20
Invité

on a environ 25 discussions actives pour convertir ces centres-là en centres soit de clients, soit de partenaires scientifiques.

6:31
Locuteur

La

6:32
Présentateur

personne qui est opérée avec votre système,

6:35
Locuteur

elle

6:36
Présentateur

ressort de là ? Elle n'a plus de tremblements ? Elle est guérie, en quelque

6:43
Invité

sorte ? Alors en fait, on ne guérit pas, on réduit les symptômes avec le Parkinson ou les tremblements essentiels. Après, vous avez deux types de modalités de traitement. Vous avez la neurostimulation profonde qui va nécessiter entre 5 et 8 visites chez votre neurologue pour régler le générateur et l'adapter à votre pathologie elle-même. Parce qu'il

7:00
Locuteur

y

7:00
Invité

a 8 plots, il y a un nombre de réglages électriques à faire qui est

7:04
Locuteur

important.

7:05
Présentateur

Parce qu'il y a donc des petites sondes qui sont dans le cerveau qui envoient des stimulations électriques ? C'est ça.

7:10
Invité

Vous avez 6 en général. Autour de ce grain de riz ? Alors on essaye de viser le milieu du grain de riz pour être sûr de couvrir la zone maximale. Et sinon, vous avez d'autres technologies qui sont des technologies dites ablatives. C'est-à-dire qu'on va juste détruire de façon radiochirurgicale la zone où vous avez un problème dans le cerveau. Et donc on détruit ces toutes petites zones. Et là, par contre, les progrès sont instantanés. C'est-à-dire qu'on a vu pas mal de patients qui arrivent en chaise rousante. Et c'est comme dans la Bible. Ils se lèvent et ils marchent.

7:38
Locuteur

C'est incroyable.

7:39
Présentateur

Simplement en détruisant un grain de riz finalement.

7:42
Locuteur

C

7:42
Présentateur

'est ça ? Oui. Dingue. Aujourd'hui, vous voulez plus de financement ? Ou est-ce que vous êtes autonome ? Est-ce que vous avez des désirs particuliers pour faire grandir Ribrenne

7:55
Locuteur

?

7:55
Invité

Aujourd'hui, depuis 5 ans, la société a été créée. On a une maturité clinique et technologique qui a largement été supportée d'ailleurs par la BPI à Bordeaux et à Paris avec plusieurs prix. Aujourd'hui, on essaie de terminer une série A pour pouvoir évangéliser plus de centres. Et pour ça, il faut des vendeurs. Et les vendeurs,

8:13
Locuteur

ça

8:13
Invité

coûte cher. Il faut aller dans les conférences comme ici, mais qui sont cette fois-ci payantes. Et donc, on cherche 6 millions pour utiliser à 2 tiers cet argent pour passer de 5 centres qui payent à une cinquantaine de par le monde.

8:24
Locuteur

Et

8:25
Présentateur

vous êtes confiant

8:25
Locuteur

?

8:26
Invité

Écoutez, le marché en France n

8:27
Locuteur

'est

8:27
Invité

pas terrible, pour être très honnête avec vous. Je ne dois pas être le premier à vous le dire avec les élections présidentielles à venir qui génèrent beaucoup d'incertitudes.

8:35
Présentateur

Et pourtant, vous apportez une solution qui

8:37
Locuteur

peut

8:38
Présentateur

être un business incroyable.

8:40
Locuteur

C'est ça.

8:40
Invité

Non, non, c'est un très gros business.

8:42
Locuteur

C

8:42
Invité

'est un marché de plusieurs milliards qu'on pourrait considérablement transformer puisqu'on augmente la capacité des neurochirurgiens qui sont parmi les meilleurs médecins qu'on peut trouver et qui vont non seulement adresser des pathologies telles que les troubles de la démarche, mais aussi l'épilepsie, les troubles obsessifs compulsifs, la dépression ou l'addiction, qui sont des enjeux majeurs dans toutes les sociétés du monde. Bien sûr. Mais aujourd'hui,

9:03
Locuteur

c

9:03
Invité

'est vrai qu'on a plus d'écho avec des investisseurs soit espagnols, soit du nord de l'Europe, voire même des Américains.

9:09
Locuteur

D

9:09
Présentateur

'accord. Bon. Espérons qu'après les chances présidentielles, tout ça se calme. J'avais une question,

9:16
Locuteur

j

9:17
Présentateur

'allais dire,

9:17
Locuteur

que

9:18
Présentateur

je vous pose en tant que plutôt spécialiste. Aujourd'hui, on a besoin d'un neurochirurgien. On voit que les opérations par robot sont en train d'arriver un peu partout et il y a des choses qui sont vraiment impressionnantes. Est-ce que, votre avis, demain,

9:33
Locuteur

un

9:33
Présentateur

robot pourrait remplacer un neurochirurgien pour ce type d'intervention ?

9:37
Invité

Alors, en fait, on utilise déjà les robots. Oui, bien sûr, mais il y

9:39
Locuteur

a

9:39
Invité

toujours le geste... Le geste le plus compliqué, c'est le robot qui le fait.

9:43
Locuteur

C'est le robot qui le fait. C'est lui qui va

9:44
Invité

calculer la trajectoire, qui va s'arrêter au micron près là où il faut et le neurochirurgien a juste...

9:50
Locuteur

Oui, parce que l'humain ne peut

9:51
Invité

pas le faire, ça. Non, c'est trop compliqué, il y a trop d'incertitudes avec le mouvement du neurochirurgien. Ça reste le chef d'orchestre et ça restera le chef d'orchestre.

9:58
Locuteur

Je

9:58
Invité

pense que demain, l'IA ne

9:59
Locuteur

va

9:59
Invité

jamais remplacer les médecins. En revanche, il y aura très peu de médecins qui n'utiliseront pas l'IA. C'est un peu comme vous et moi avec Chad GPT ou Claude, je ne

10:06
Locuteur

sais

10:06
Invité

pas ce que vous utilisez, mais on va beaucoup plus vite, on est plus performant. Et c'est ce que l'IA va faire, mais on ne va jamais remplacer la décision médicale et la responsabilité du neurochirurgien d'opérer ou de ne pas opérer et de comment opérer un patient. Mais est-ce qu'on va donner de plus en plus de responsabilité aux robots

10:20
Locuteur

sur

10:21
Invité

les blocs

10:22
Locuteur

opératoires ?

10:22
Invité

Je pense un peu comme le Waze qu'on évoquait tout à l'heure. On va apporter de plus d'informations contextuelles par rapport à la pathologie du patient, par rapport à son type de maladie. Aujourd'hui, on a déjà identifié dans le Parkinson des phénotypes

10:35
Locuteur

pour

10:36
Invité

traiter les patients de façon différente d'un autre. Donc on est de plus en plus précis grâce à la donnée. Et ça, le neurochirurgien, aussi intelligent qu'il soit, il n

10:44
Locuteur

'est

10:44
Invité

pas capable de faire ce calcul-là par lui-même. Donc notre devoir,

10:47
Locuteur

c

10:47
Invité

'est de lui apporter le plus d'informations en paie opératoire pour qu'il prenne la meilleure décision pour la sécurité et l'efficacité du traitement du patient.

10:55
Présentateur

Très bien. La prochaine étape, est-ce que vous pensez qu'on peut aller encore plus loin et qu'on peut soigner d'autres maladies avec une technologie relativement similaire à celle que vous développez actuellement ?

11:06
Invité

Tout à fait. Nos brevets couvrent l'ensemble des techniques de neuromodulation qui sont la neurostimulation profonde ou les ultrasons thérapeutiques, notamment. Quand vous allez dans les grands congrès de neurochirurgie, aujourd'hui, 80% des moyens de recherche sont dédiés là-dessus. Et on regarde effectivement comment sauver des vies de patients qui sont en dépression sévère, en addiction ou en épilepsie, qui sont des grosses cohortes de patients qui coûtent beaucoup plus cher que tous les coûts cumulés de cancer.

et pour lesquels, en fait, c'est tellement compliqué et qu'on a peu de moyens que je pense que l'IA est vraiment le vecteur de transformation, de trouver une alternative thérapeutique pour ces patients qui sont en grande détresse et qui coûtent extrêmement cher.

11:45
Présentateur

Voilà. La grande inconnue, c'est plus l'Alzheimer, finalement, qui aura sans doute une autre stratégie si on veut la guérir ou en tout cas la soigner.

11:53
Invité

Il y a pas mal de recherches en cours. Moi,

11:56
Locuteur

je

11:56
Invité

suis peut-être de l'audace, comme le disait Nicolas Dufour. Moi, je suis aussi un éternel optimiste. Je pense qu'on va tout réussir.

12:02
Locuteur

C

12:02
Invité

'est une question de temps, de moyens et de focalisation. Et je pense que quand vous êtes dans la MedTech et que vous vous intéressez à la donnée et que vous traitez la donnée de façon supervisée, fiable et cartésienne, on est capable d'extraire de se donner des choses qu'on ne voyait pas avant, en fait. Et la puissance des supercalculateurs nous permet aujourd'hui de l

12:18
Locuteur

'utiliser.

12:19
Présentateur

Et ça ouvre des portes, en fait.

12:20
Locuteur

Et

12:20
Présentateur

ça ouvre énormément de portes. Inenvisageable auparavant. C'est ça. Merci beaucoup, David Comartin. Passionnant. Ça s'appelle Rebrain. Vous en êtes le CEO. Merci beaucoup. Merci beaucoup.