INTERDICTIONS DES RÉSEAUX SOCIAUX aux moins de 15 ans : LES COLLÉGIENS prennent la parole !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
France Culture, la fabrique de l'information. François Salti. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans la fabrique de l'information, le rendez-vous de France Culture consacré au décryptage du travail journalistique et à l'analyse des récits médiatiques.
Un grand merci un grand merci à Adrien pour la lecture de notre introduction habituelle pour cet épisode qui ne l'est pas car nous sommes exceptionnellement aujourd'hui en public dans le grand studio 104 de la maison de la radio. Le 104, vous êtes là, un public composé de collégiens et de lycéens venus de toute l'Île-de-Fance. Nous participons à la semaine de la presse et des médias dans l'école organisée par le Clémi, l'occasion de travailler avec des élèves et leurs enseignants sur la manière dont on fabrique l'information et surtout l'occasion de les écouter, nous parler de leur pratique numérique.
C'est vrai qu'on écoute pas assez les jeunes, ils seront bien là présents à se relayer autour de ses micros. Vous entendrez des chroniques, des portraits, des interviews de collégiens venus de Versailles, de Nanterre ou encore d'I dans lesesson. Ça va ?
Vous êtes pas trop stressé ? Comment vous vous sentez ? Ça va, ça va.
Un peu stressé. Un petit peu stressé, c'est normal ? Stressé.
Et toi ? Moi, ça va. Et toi, ça va.
Ça va. OK. Donc, vous êtes plutôt confiant pour euh aborder euh tout toutes vos rubriques.
Vous avez travaillé depuis plusieurs semaines, voir plusieurs mois, avec vos enseignants pour essayer euh d'être au plus près possible de l'exercice journalistique. Et je vous remercie d'être avec nous. Allez, encore une fois, on peut vous applaudir.
Et vous avez également fait la programmation. Ce qu'on appelle une programmation, c'est choisir les invités. Deux invités présents ici dans cette émission. pour la députée Lor Miller qui a porté le projet de loi d'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans.
On pourra d'ailleurs vous sonder ici dans la salle si vous êtes favorable ou non à cette loi et vous aurez aussi la créatrice de contenu miel. Alors, je sais que vous avez hâte de rencontrer de rencontrer Miel et bien sûr leur Miller. Mais avant, on va diffuser ce qu'on appelle un mche.
Un mche, c'est un montage de son condensé qui présente un peu le sujet. C'est déjà l'épisode 30 de la fabrique de l'information. J'auraiis besoin d'un c'est parti.
Je vais compter sur toi quand je te le dis. Nous sommes déjà maintenant à l'épisode 30 de la fabrique de l'information. Attention, c'est parti.
Trop bien m'intéresse à l'actualité, on peut voir plein de trucs et tout donc c'est bien. Souvent c'est soit mon père qui regarde des informations et comme ça où moi je m'ennuie, je vais le voir et je m'assois à côté de lui. Je regarde un peu les informations.
L'éducation au médias, c'est apprendre à mieux connaître le journalisme et les médias dans leur ensemble. radio, télé, journaux et aussi internet et les réseaux sociaux. Alors, chez les plus jeunes, vous êtes devenus une source d'information encore plus citée que le monde, le Figaro et Libé réuni.
Ça donne une responsabilité énorme. Comment on gère ça ? Moi la meilleure façon d'y répondre, ça a été le plus tôt possible dès que j'ai pu le faire de recruter et de pas être tout seul à faire ça.
Je m'intéresse pas du tout à l'actualité parce que c'est souvent triste et des fois ça m'angoisse. En France, un adolescent sur deux passe en moyenne entre 2 et 5 he par jour sur son smartphone. Un usage intensif avec son lot de conséquence. trouble du sommeil, de l'attention, mais aussi du comportement alimentaire et mauvaise estime de soi.
On interdit les réseaux sociaux au moins de 15 ans. Je crois que c'est une règle claire, claire pour nos adolescents, clair pour les familles, clair pour les enseignants et on avance. Je trouve qu'en vrai c'est pas bien parce que faire une interdiction sur un enfant, ça va juste le frustrer et le mettre dans un coin ça ça va exclure une personne.
Bah pour c'est un peu normal parce que des fois il y a du cyberharcèlement et des insultes. Moi je pense que c'est toujours les les adultes qui décident. C'est plutôt leur décision qui les importe et pas trop celle des enfants.
On nous écoute vraiment pas assez. On nous écoute vraiment pas assez. On va tenter justement de vous écouter tout au long de cette émission.
On va accueillir tout de suite notre première invité. Vous l'avez compris, on va parler d'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans. On va parler de santé mentale avec Miel qui a créé son application Link.
Mais on démarre avec cet invité politique, hein. Vous allez devoir passer en intervieur politique. On ça tombe bien, on est juste après les municipales.
Vous avez peut-être suivi ces débats puisqu'on dit que la jeunesse ne s'informe pas sur l'actualité politique, mais moi je sais que ce n'est pas vrai pour pouvoir vous rencontrer les uns et les autres régulièrement dans les établissements. Donc tout de suite, on accueille Laur Miller, député de la MARDE. Alors l'ur Miller, elle a l'habitude de siéger à l'Assemblée nationale devant de nombreuses personnes.
Est-ce que c'est moins ou plus impressionnant d'être ici devant justement cette assemblée de collégiens et de lycéens au studio 104 de la maison de la radio. Lor je pense qu'ils seront plus à l'écoute que les députés qui siègent dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Donc ça sera mieux je pense.
Bah voilà déjà un encouragement pour vous. Lors vous allez être un peu challengé hein par nos intervveurs politiques qui vont bah vous questionner sur ce sur ce projet de loi. Mais avant je vous propose de faire un petit tour d'horizon pour savoir comment d'autres pays dans le monde se sont positionnés sur l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans, parfois de 16 ans.
Et c'est Adrien qui va démarrer pour nous faire cet encadré. Adrien, c'est à toi. La proposition de loi visant à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans porté depuis novembre 2025 par notre invité, la députée Lor Miller, a été adoptée en première lecture par l'Assemblée nationale fin janvier.
Elle sera examinée le mars prochain par le Sénat en séance publique. Si elle est votée puis appliquée, dès septembre 2026, tous les comptes des moins de 15 ans seront supprimés et les lycées devront préciser les lieux et les conditions d'utilisation des téléphones portables dans leur règlement intérieur. La France n'est pas la seule à s'engager en ce sens.
À l'échelle internationale, avant elle, l'Australie est devenue en décembre dernier le premier pays au monde à légiféré. Elle a interdit les réseaux sociaux au moins de 16 ans. Elle envisage désormais de le faire pour les agents conversationnels.
À sa suite, l'Indonésie sera bientôt le deuxième pays à faire ce choix. La loi sera mise en place dès le 28 mars. Goa, un état indien réfléchit à une loi qui toucherait non seulement les locaux mais aussi les touristes.
Les utilisateurs de moins de 16 ans risqueraient de voir leur compte fermé pendant leur séjours. Et Adrien, si on s'intéresse au pays européen, quelle est la tendance ? Et bien au sein de l'Union européenne, depuis quelques mois, de nombreux pays ont annoncé leur volonté de protéger les moins de 16 ans eux aussi.
C'est le cas de l'Espagne ou encore du Portugal. Celui-ci permettrait néanmoins aux jeunes entre et ans de s'inscrire sur les réseaux sociaux avec l'autorisation des parents. D'autres, comme la France envisage de fixer la limite d'âge à 15 ans, par exemple l'Italie et la Grèce.
Quant au Danemark, après avoir accordé une grande place aux écrans dans l'éducation des enfants, il envisage désormais une désintoxication numérique avec le retour au manuel papier et l'interdiction du téléphone portable dans les écoles. Et l'Allemagne n'est pas en reste, même si le chancelier Mertz envisage pour les moins de 14 ans des restrictions qui pourraient différer selon l'âge et les réseaux sociaux. En Europe, le Royaume-Uni est le seul pays à s'être prononcé sur la question pour l'instant.
Il est surtout le seul au monde à avoir refusé de légiférer à ce jour. Un sondage Yugov réalisé début décembre annonçait que 74 % des britanniques soutenaient une interdiction d'accès aux réseaux sociaux pour les moins de 16 ans contre 19 % seulement qui s'y opposaient. Pourtant, la proposition de loi a été largement rejetée par les députés britanniques de la chambre des communes début mars.
Merci beaucoup Adrien pour cette ce qu'on appelle un encadré dans le milieu pour faire le point sur la situation internationale. L'orb, vous avez peut-être pas appris des choses que vous connaissez bien la situation mais est-ce que tout est juste de ce que vous avez entendu ? Ou bien sûr.
Alors en effet, il y a beaucoup de pays de l'Union européenne qui sont en pleine réflexion qui observent évidemment ce que fait la France. Euh simplement, on a tous des idées sur le fait de d'encadrer à différents âges. Ce qu'il faut bien avoir en tête et que vous pouvez peut-être avoir en tête, c'est le fait que on est très contraint par le cadre européen, qu'il existe un règlement européen qui s'appelle le DSA dont vous avez peut-être déjà entendu parler, le Digital Services Act.
Et voilà, et qu'en fait les pays de l'Union européenne ne peuvent pas forcément tout faire. Il faut qu'ils puissent respecter dans la législation qu'il propose le ce cadre européen qui est le digital services Act. Donc il y a quand même un voilà une forme de contrainte.
Alors vous avez justement évoqué la question en disant qu'on a tous un point de vue sur la situation des pays européens et même dans le monde se positionne différemment. Moi, j'aimerais sonder la position du 104 sur cette question qui vous concerne sans doute, c'est-à-dire l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans. 15 ans, c'est peut-être en moyenne votre âge ici si on fait la moyenne des lycéens et surtout des collégiens.
Donc on va fonctionner à l'applaudimètre. OK ? Ceux qui sont favorables applaudissent et je poserai la même question pour ceux qui sont défavorables.
Donc ici dans le studio 104 en âme et conscience, qui serait favorable à une interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans ? Applaudissez. On fera la même chose à la fin.
Essayer de les convaincre. Exactement. Bien sûr, vous allez essayer de les convaincre et d'ailleurs des élèves ont essayé de les convaincre.
Même question mais à l'envers. Applaudissez ceux qui sont contre cette proposition de loi. Alors alors je suis pas un spécialiste.
Tu dirais que qui l'a emporté entre le pour et le contre ? Qui l'aurait qui l'a emporté tu penses ? Entre le camp du ?
Je pense ceux qui sont contre. Ceux qui sont contre. Donc toute la question maintenant c'est de savoir si l'or Miller et d'autres élèves vont réussir à vous convaincre.
Pour ça on va proposer un petit exercice le pour ou le contre. Il y a deux élèves qui ont travaillé avec leurs classe pour essayer de mettre en place les arguments les plus efficaces, les plus pertinents pour défendre le pour et le contre. Donc, ils vont venir devant vous, ils auront moins de 120 secondes pour vous convaincre.
Si vous êtes d'accord, vous pouvez même venir avec ce micromain que je vais vous laisser devant euh pour faire votre pour ou contre ou sinon vous restez tranquillement ici. Mais pour savoir par on commence, parce que vous le savez bien, celui qui celui qui termine a souvent une prime, hein. Donc on va faire un pilou face.
C'est moi qui le fait. Ouais. Donc on a qu'à dire que pile c'est contre et face c'està essayer de la faire retomber.
Alors pile Ouais. On a dit quoi ? Pile c'est contre face c'est pour.
C'est pile. C'est pile. Donc c'est le camp du contre qui va démarrer.
Il me semble que c'est avec toi. Prends pas la pièce François 1 € l'heure vous me le rendrez. On sait très bien les finances publiques François, c'est à toi.
Cette loi va créer de nouveaux problèmes sans résoudre les précédents. Tout d'abord, pour la majorité des jeunes, les réseaux sociaux sont un loisir comme un autre, un outil pour se détendre après les cours. Sans les réseaux, moins de divertissement et moins de bien-être.
Beaucoup de jeunes se réfugient sur les réseaux pour combler un vide ou trouver une solution à un mal-être. Certains mêmes ne communiqueraient jamais et ne parleraient pas de leurs émotions sans la protection de l'écran. C'est ainsi qu'il nous des liens et qu'ils échangent.
Sans les réseaux, plus de vie sociale. De plus, de nombreux adolescents les utilisent pour s'informer et approfondir leur cours. Sans les réseaux, difficile de réussir sa scolarité.
Et quelles seront les répercussions pour les créateurs de contenu de moins de 15 ans ? Ils perdront leur compte, leurs followers et abandonneront leur communauté avec pour résultat de la frustration pour tous. Quant aux créateurs plus âgés qui s'adressent au moins de 15 ans, ils perdront des milliers d'abonnés et verront leur revenus chutés. un drame s'il s'agit de leur activité principale.
Les techniques pour pour les techniques pour vérifier l'âge des utilisateurs seront-elles vraiment efficaces ? De jeunes Australiens pour qui une loi est déjà en vigueur ont immédiatement trouvé des parades pour les contourner. De plus, ces vérifications font peur.
Il y a quelques semaines, 1,5 millions de données personnelles et photos de jeunes ont été volées à l'UNSS, Union nationale du sport scolaire. Elles ont aussitôt été mises en vente sur le Darknet. Sans accès à TikTok, Snapchat, Instagram ou YouTube, les jeunes risquent de se tourner vers d'autres sites moins connus mais bien plus nuisibles.
Enfin, que se passera-t-il lorsque l'adolescent atteindra 15 ans et sera libre d'utiliser les réseaux sociaux subitement ? C'est une grande question. Merci François.
Je pense qu'il a été bon pour défendre justement ce temps du compte qui est le camp en ce moment majoritaire ici dans le studio 104. on le sait très bien, tout peut changer à tout moment surtout après l'intervention d'MA qui va peut-être finir par vous convaincre que cette loi est une bonne proposition. Pourquoi Emma ?
Cette loi est une excellente mesure. Les réseaux sociaux ont des effets catastrophiques pour la santé physique et mentale des jeunes. Tout d'abord, certains adolescents passent leur temps à se comparer aux photos soi-disant parfaites qu'ils voi en ligne.
Des corps très maigres, des astuces pour leur ressembler. On propose de se faire vomir ou marcher 30000 pas dans sa chambre. Résultat, de nombreux jeunes développent de graves troubles alimentaires et mentaux comme l'anorexie, la boulimie ou même la dysmorphophobie.
C'est la dysmorphophobie, c'est-à-dire l'idée optionnelle que son corps est rempli de défauts. D'autres contenus, vousmême jusqu'à encourager l'automutilation ou le suicide. De plus, les algorithmes des réseaux sociaux sont conçus pour retenir l'attention des de l'utilisateur.
De nombreux jeunes tombent dans le piège. Il passe ainsi des heures à faire défiler des vidéos ou à scroller sans fin et cela parfois jusque tard dans la nuit. En outre, une grande violence circule sur les réseaux sociaux.
Cyberharcèlement, insultes, provocation. Rien n'arrête la haine en ligne. Les rumeurs se propagent à toute allure.
Des photos sont falsifiées. La réputation d'une personne peut être détruite en quelques secondes. Trop de contenus sont choquants.
Imag traumatisantes de guerre ou de maltraitance notamment. On ne sait jamais sur quoi on va tomber en ouvrant une vidéo. Parfois même, certains jeunes croient discuter avec des personnes de leur âge alors qu'ils ont affaire à des adultes malintentionnés.
Ses adolescents courent alors un grand danger. Cette loi permettra donc de protéger les jeunes jusqu'à ce qu'ils gagnent maturité. Elle aidera parents et éducateurs qui ont le plus grand mal à décrocher les jeunes des écrans.
Enfin, elle encouragera les adolescents à passer du temps à l'extérieur avec des amis réels autour d'échanges et de jeux parce que finalement la vraie vie ne se déroule pas derrière un écran. Merci beaucoup. Alors, j'ai posé une question compliquée surtout ne t'ofusque pas si jamais ça ne se résout pas par un succès.
Qui était contre et qui après avoir écouté Emma hésite voir serait maintenant favorable ? Au moins hésite. Allez-y, applaudissez ceux qui ont un peu changé d'avis.
Bravo ! C'est peut-être le début d'une carrière politique. Arriver à faire changer la vie des gens grâce aux arguments en parlant de politique, ça va être l'heure de notre interview politique.
Des élèves vont intervuver leur Mur. Pour ça, on va les accueillir depuis la salle. On va demander également à Timothy de retourner dans la salle ainsi qu'Arien et Emma.
On vous retrouvera et François, on vous retrouvera bien sûr tout à l'heure pour accueillir les deux autres les élèves. Merci sur voslissements. On se fait ce petit transfert.
On accueille nos interviewers politique. Voilà, un très très beau jeu de chaise musicale. Merci beaucoup.
Allez, vous avez quelques minutes pour essayer de passer sur le grill l'or Miller avec des questions que vous avez longuement pensé, réfléchi, des questions asserbes, des questions aigues, peut-être même des questions pièges. C'est à vous, je vous laisse là. Euh alors nous, on pensait d'abord à l'expérience australienne et au fait que on a vu de nombreux moyens de contournement qui ont été mis en place et donc on se demandait quelle mesure vous pensiez mettre en place afin de contrer ces moyens de contournement.
Justement, merci pour cette question. En effet, c'est intéressant comme on l'a dit tout à l'heure, l'Australie c'était le premier c'est le premier pays au monde à avoir mis en place une telle interdiction. Il y a juste deux différences avec la France.
Et en tout cas, quand on a rédigé la loi, on a essayé d'éviter ces deux écueils qu'a connu l'Australie. Le premier, c'est que en Australie, ils ont fait une liste de réseaux sociaux interdits. Et donc, en effet, on a un phénomène qu'on a du mal à quantifier aujourd'hui encore, hein, ça fait seulement 3 mois qu'ils l'ont interdit, mais qui est que les jeunes sont allés sur des réseaux sociaux qui n'étaient pas sur cette liste.
Euh donc en France, on a fait le choix de ne pas faire de liste et d'interdire les réseaux sociaux en mettant une définition des réseaux sociaux euh qui soit susceptible d'accueillir tout ce qui ressemble de près ou de loin à un réseau social. Et la deuxième différence, c'est qu'en Australie, ils ont été peut-être, on va dire entre guillemets, un peu plus souple avec les plateformes puisqu'il leur demande de vérifier, enfin d'estimer l'âge des personnes et des jeunes qui viennent sur la plateforme. Donc c'est une estimation d'âge et ce n'est pas une vérification d'âge.
Donc c'est un peu moins robuste l'estimation d'âge. Elle peut se faire notamment via la reconnaissance faciale. Donc on voit bien qu'avec l'intelligence artificielle ou même en utilisant la photo ou en utilisant carrément son frère ou sa sœur qui a plus de 15 ans ou plus de 16 ans en l'occurrence, on peut le mettre devant la devant la caméra de son téléphone et donc c'est assez facile en fait de contourner.
Alors, je dis pas que la vérification d'âge que nous on préconise dans la loi, elle sera pas contournable, mais elle est un peu plus robuste. Et donc euh sans doute qu'on aura moins de personnes qui vont contourner, mais en effet euh il sera possible de contourner la loi. Mais voilà, on a évité ces deux euh écueils euh que l'Australie a pu mettre dans sa loi.
Euh pourquoi vous avez choisi 15 ans pour les jeunes français et pas 16 ans comme pour les Espagnols ? Alors en effet euh c'est vrai, c'est une bonne question parce qu'en fait dans l'Union européenne, on voit bien que les pays qui se positionnent pour euh faire cette interdiction, ils aussi entre 15 16, certains sont plutôt à 14 ou à 13 dans leur choix. Et c'est une des raisons pour lesquelles en fait on a du mal à se mettre tous d'accord à l'échelle de l'Union européenne parce que notre culture elle est assez différente.
Nos législations, elles sont aussi différentes. Dans la loi française, il y a déjà des références à 15 ans. Euh raison pour laquelle on s'est dit que c'était assez logique d'ajouter euh les 15 ans et en tout cas de choisir euh les 15 ans.
Et puis le deuxième élément, c'est que le président de la République, il avait demandé il y a 2 ans un rapport à des scientifiques, notamment deux personnes que dont vous avez peut-être entendu les noms. Servan Mouton qui est neurologue et Amine Benjamina qui est pédopsychiatre et spécialiste de la question des addictions. Ces deux personnes, elles ont réuni autour d'elles plusieurs scientifiques et ils ont rendu un rapport au président de la République en 2024 qui portait vraiment sur les écrans de manière générale et donc évidemment sur les réseaux sociaux.
Et dans ce rapport, il pointe l'âge de 15 ans comme un âge minimum pour accéder aux réseaux sociaux. raison pour laquelle on a suivi finalement les scientifiques qui s'étaient prononcés à cette époque. Voilà pourquoi on a préconisé 15 ans.
Sabrina, on se demandait aussi pourquoi interdire les réseaux co mineurs de moins de 15 ans et pas aussi par exemple aux personnes âgées ou aux comptes problématiques parce que les adultes on en a besoin des réseaux sociaux quoi. Bah les jeunes aussi en ont peut-être besoin. C'est une Alors la deuxème question est très large donc euh je sais pas si je pourrais y répondre en 2 secondes mais euh pourquoi euh l'interdire aux moins de 15 ans en tout cas plutôt jeune parce qu'en fait notre cerveau euh il est pas conçu et en tout cas il est pas la même maturité lorsqu'on a euh 8 ans, 10 ans, 12 ans et 15 ans que lorsqu'on a 40 ans et peut-être 80 ans.
Donc la question c'était comment est-ce qu'on protège le public le plus entre guillemets vulnérable ? Celui dont le cerveau n'est pas encore mature, qui a tendance encore à se développer et sur lequel les réseaux sociaux et leur fonctionnement a un impact qui maintenant est scientifiquement démontré. Il y a de plus en plus d'études notamment américaines qui sortent pour montrer comment le cerveau fonctionne et comment il bouge lorsqu'on va très longtemps sur les réseaux sociaux.
Comment aussi le cerveau peut se rééquilibrer lorsqu'on n'y va plus. Donc tout ça évidemment est voilà est modifiable. C'est pas une un cerveau qui est abîmé advitam et ternam.
Donc voilà pourquoi on a choisi un public plus vulnérable. Évidemment qu'il y a des personnes âgées et des adultes de manière générale qui sont complètement accros aux réseaux sociaux, mais déjà ils ont une maturité qu'on a peut-être pas quand on a moins de 15 ans d'une part et d'autre part une interdiction générale en fait elle serait pas possible dans notre société qui ait une société démocratique avec des droits, des libertés fondamentales et donc il faut que ça soit quelque chose de mesuré euh et évidemment interdire à toute la population ce serait pas entendable. L'idée là de cette loi, c'est de se dire est-ce qu'on en fait dans la vie, peut-être que vos parents ils vous l'ont déjà dit, il y a un âge pour tout.
On entend souvent cette remarque quand on est jeune et c'est pas faux en fait si vous réfléchissez. Il y a un âge pour tout. Et donc l'idée c'est de se dire les réseaux sociaux, on peut y trouver des choses positives mais comme il y a une espèce de de convergence maintenant de un faisceau d'indice qui montre quand même qu'il a majoritairement des impacts négatifs, et bien on pense qu'il faut protéger les plus vulnérables d'entre nous, c'est-à-dire les plus jeunes.
Je pense que cette question, elle fait aussi écho cette sensation pour la jeunesse ici parfois d'être toujours pointé du doigt, critiqué en disant bah voilà, nous les réseaux sociaux, ça nous permet aussi de discuter entre nous. dehors dans la rue enfin mais ils sont peut-être pas tous terribles. Donc on a envie aussi de pouvoir discuter ensemble.
Donc c'est pour ça que cette idée d'interdire à tout le monde au moins ça mettrait tout le monde sur un même pied d'égalité. Prochaine question peut-être. On se demandait également s'il coup l'accès aux réseaux sociaux au moins de 15 ans, ça pouvait pas restreindre leur accès à l'information sachant que donc ça peut leur permettre de s'informer avec des comptes comme Hugo Descrypt par exemple.
Qui suit Hugo Descrypt ici dans le 104 ? Voilà, ça fait quand même quelques quelques personnes. Hugo DCP d'ailleurs qui est passé dans la fabrique de l'information.
Je vous encourage à podcaster cette émission. Oui. Alors, c'est une vraie question et je l'avais noté d'ailleurs le le jeune qui est venu qui était contre l'interdiction disait le on s'informe avec les réseaux sociaux.
Oui, aujourd'hui beaucoup de jeunes, moi je je vais dans les collèges, les lycées, toutes les écoles autant que possible. J'en ai fait deux la semaine dernière, j'en fais tout le temps dans ma circonscription pour justement dialoguer et comprendre. Donc je suis pas je je j'ai bien conscience que vous vous informez sur les réseaux sociaux.
La vraie question qu'on peut tous se poser et que vous pourriez peut-être vous poser, c'est est-ce que je m'informe bien avec les réseaux sociaux ? C'est-à-dire que euh vous pouvez avoir par exemple une problématique qui arrive dans la société, une vraie question de société qui arrive. Est-ce que finalement regarder une petite vidéo de 40 secondes, ça en effet ça vous ça vous informe qu'il existe ce débat dans la société à ce jour ? si c'est un débat ponctuel au la semaine où vous vous regardez les réseaux sociaux, mais est-ce que vous avez grâce aux réseaux sociaux la capacité à prendre du recul sur l'information, avoir le pour, le contre, à vous faire votre propre avis, voir à vérifier l'information ?
Je sais que c'est des sujets sur lesquels vous travaillez avec l'éducation au médias notamment, mais donc est-ce que les réseaux sociaux sont à eux seuls une un vrai espace d'information ? C'est une vraie question. Moi, je suis pas sûr que la réponse soit favorable.
Et pour euh terminer juste la réponse, en fait, si demain vous n'avez plus accès aux réseaux sociaux, vous aurez accès à l'information. Euh Internet, c'est pas juste les réseaux sociaux. Euh on peut aller sur le site de France Culture, j'y suis allé tout à l'heure pour regarder euh si l'émission était euh était par exemple déjà notée sur le site.
On peut aller sur tout un tas de sites d'information qui sont finalement les sites des médias traditionnels qui existent dans notre pays. Par ailleurs, Hugo Descrypt, il a une chaîne YouTube euh et YouTube sera toujours accessible au aux enfants notamment de moins de 15 ans. J'ai même vu qu'il écrivait des livres donc on peut même aussi donc vous voyez vous serez pas coupé finalement les livres ça rebondit pas sur l'actualité du jour et vous avez dit YouTube mais je sais que dans certains pays l'Australie s'est posé la question d'interdire ou non YouTube.
C'est compliqué de savoir qu'est-ce qu'un réseau social aussi. Et puis par Oui, tout à fait mais YouTube de toute façon même si vous ne créez pas votre compte vous pouvez accéder assez librement à aux vidéos qui sont sur YouTube. Donc même si YouTube est interdit, vous pouvez tout de même y aller sans créer de compte.
Euh oui euh par rapport euh vous avez parlé du fait que on est donc on peut s'informer sur différents types qu'on n pas forcément besoin d'aller que sur les réseaux sociaux mais en s'informant sur internet donc avec les comptes comme le monde ou d'autres que vous pouvez mentionner. Alors déjà si on prend l'exemple du monde c'est payant pour pouvoir lire les articles et dans un second temps les informations enfin la manière dont les informations vont être montrées ça sera pas la même que sur les réseaux sociaux. Donc c'est pas le même moyen de s'informer.
Alors euh si je peux me permettre de vous poser une question, c'est-à-dire qu'est-ce qui qu'est-ce qui est mieux pour vous sur les réseaux sociaux dans la le traitement de l'information ? C'est la question euh de ce qui est mieux dans le traitement de l'information, c'est plutôt le fait que c'est pas le même type de contenu qu'on va voir. Comme vous avez dit, ce sera plutôt des vidéos courtes alors que donc sur internet, ça sera plutôt des articles ou bien euh si on va donc regarder euh même le journal télévisé, c'est aussi des sujets qui sont traités mais de manière euh courte mais c'est pas la même chose que sur les réseaux sociaux.
Est-ce que tu te sens plus concerné justement quand tu regardes quelque chose sur les réseaux sociaux comme Hugo DCT plutôt que quand tu regardes le JT de 20h ? Oui, parce que le JT de 20h, c'est donc ça va être plein de sujets qui vont être mis euh les uns à côté des autres. Alors que si je vais regarder sur les réseaux sociaux, je vais pouvoir euh bah une vidéo qui va m'intéresser et puis voir s'il y a d'autres sujets sur cette même vidéo alors que sur le GT de 20h, ce sera pas le cas.
Oui, bien sûr. C'est en fait c'est le tri. Mais encore une fois, la question c'est est-ce que c'est pas bien aussi d'avoir une vue générale ?
Le journal de 20h, je dis pas qu'il faut regarder le journal de 20h mais si vous écoutez la radio, moi le matin j'écoute France Info. Ah bah bon, on arrête tout de suite cette émission. Ouais, je suis désolé et je sais que tous les quarts d'heur j'ai un résumé de l'info et au moins j'ai le sentiment d'avoir eu tout.
Et parfois, il y a un sujet dans le le JT qui va m'interpeller où je me dis bah tiens, ça ah oui, il y a ça qui vient de se passer dans tel pays et je vais aller creuser. Euh mais au moins, j'aurais eu l'information dans sa globalité de la journée en quelques minutes euh et euh sans avoir besoin de lire parce qu'en effet, lire euh c'est un peu une démarche qui est évidemment différente, qui prend peut-être plus d'énergie que d'écouter ou de regarder, mais vous avez aussi la radio par exemple qui vous permet ça, des podcasts qui vous permettent de creuser un sujet en particulier que vous pouvez vous auquel vous pouvez vous intéresser. Ce que je veux dire, c'est que les réseaux sociaux ne sont pas faits pour vous informer.
Il faut juste avoir ça en tête. Ils sont pas faits pour vous informer. Donc les vidéos qu'ils vont susciter, qui vont créer, qui vont pousser avec l'algorithme sont des vidéos qui ont pour objectif de vous maintenir et de maintenir votre attention sur la plateforme.
C'est leur objectif. Donc il faut juste pas se faire avoir. Il faut savoir avoir bien conscience de quels sont les objectifs et les stratégies des plateformes.
Et ensuite vous, vous pouvez avoir le sentiment de les utiliser comme ça vous avec vos centres d'intérêt, mais il faut juste avoir ça en tête. Et il me semble que sur l'information, c'est bien quand même d'avoir une vision générale et il y a d'autres médias qui existent autour de nous et qui peuvent peut-être vous permettre si demain les réseaux sociaux sont interdits et si vous avez moins de 15 ans, je ne sais pas si c'est votre cas. Bon ben voilà, mais pour les moins de 15 ans de quand même grapiller de l'information comme on le veut et de prendre ce qui nous intéresse.
Même si les chaînes d'information continuent privé, leur but aussi c'est qu'on reste le plus long temps possible devant l'écran de télévision he pour éventuellement voir des publicités puisque c'est bien leur leur modèle économique. On est déjà pris par le temps, c'est normal, c'est la radio, c'est des formats. Il nous reste moins de 2 minutes pour ces deux dernières questions à Léonie.
Une loi du 7 juillet 2023 instaurant la majorité numérique à 15 ans pour s'inscrire sur les réseaux sociaux existe déjà mais elle n'est pas appliqué. Dans ces conditions, pourquoi en avoir proposé une nouvelle et qu'est-ce qui vous fait penser qu'elle sera davantage appliquée que la précédente ? Excellente question.
En effet, il y a une il y a un député qui s'appelle Laurent Marcangli qui est député de la Corse et qui a proposé cette loi là en 2023. Donc il était assez précurseur sur le sujet. seulement à l'époque, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, c'est vraiment le droit de l'Union européenne qui régitation du numérique.
Et à l'époque, en 2023, la Commission européenne disait euh "Les États n'ont pas le droit de toucher à cette matière et donc n'ont pas le droit de fixer une interdiction. C'était à l'époque proscrit et puis les choses ont évolué. Il y a notamment des pays qui sont très en pointe sur la protection des jeunes en ligne.
La France en fait partie mais pas que. Vous avez cité enfin vos vos camarades ont cité le Danemark, le Portugal, la Grèce. Il y a beaucoup de d'autres pays avec nous, 5 6 qui sont vraiment en pointe sur le sujet et qui entre 2023 et 2025 ont vraiment insisté auprès de la Commission européenne pour dire laissez-nous des marches de manœuvre.
Nous, on a besoin de protéger, en tout cas on pense qu'il faut protéger en urgence les jeunes et donc il faut nous laisser des marches de manœuvre. Et c'est la raison pour laquelle au mois de juillet, le 15 juillet 2025, donc il y a quelques mois maintenant, la Commission européenne a décidé, elle a rendu ce qu'on appelle des ligne directrice et elle a décidé de laisser les États légiférer ou en tout cas de leur laisser la possibilité de légiférer et de poser une limite dans notre droit national. Donc c'est ça qui a changé et c'est ce qui nous permet aujourd'hui de pouvoir porter une loi qui sera applicable.
Et la preuve en est, c'est que la Commission européenne l'a déjà confirmé. Elle a dit que la loi française, telle qu'elle était rédigée, était dans les clous. elle passait le filtre de la Commission européenne et puis d'autres pays derrière nous sont en train de regarder comment on a rédigé pour pouvoir faire la même chose et que ça passe entre les maills du filet de la Commission européenne.
Sabrina, on se demandait aussi parce que vous avez raison sur le fait qu'il faut protéger nos jeunes, on se demandait du coup pourquoi la France ou l'Union européenne ne créait pas leur propre réseaux social qui serait contrôlé et modéré. C'est une excellente question. Moi, je plaide pour ça.
Je pense qu'en effet, vous avez raison, vous l'avez mentionné aussi à travers d'autres questions. Moi, je suis pas amiche, je veux pas qu'on arrête le numérique, qu'on revienne à l'âge de pierre. Donc, je pense qu'il faut vivre avec son temps, bien sûr.
Donc, je pense qu'il faudrait qu'on ait d'autres formes. Et puis tout à l'heure, on va avoir un débat sur la question de la santé mentale et une application qui est géniale aussi, qui permet en effet de pouvoir traiter un mal-être avec le numérique et avec cette une application. Donc moi, je pense qu'il faut développer des tas d'applications sur lesquelles vous pourriez en effet aller dialoguer, euh faire des échanges de vidéos comme c'est le cas aujourd'hui sur les plateforme.
Sauf que il faudrait en effet euh comme vous l'avez dit, un modèle qui soit éthique, qui soit moral, qui repose sur un certain nombre de valeurs qui sont les notes sur le continent de l'Union européenne. Et en effet, sans doute qu'on est un peu en retard et qu'on devrait pouvoir, en tout cas, il nous faudrait mettre notre créativité au service de plateforme qui soit conforme à ce que nous voudrons, ce que nous voulons vraiment. Ouais, je suis d'accord.
Alors, est-ce que les élèves de Nanter et de Versailles ont été à la hauteur des interviews politiques auquel vous ont été confrontés ? Ouais, c'était d'excellentes questions. Merci.
Merci à vous. On peut vous applaudir. Merci.
Et tout de suite, on va diffuser notre premier reportage. Je sais que dans la salle, il y a des enseignants évidemment et ce reportage leur est adressé puisqu'on va s'intéresser non pas à l'usage de l'intelligence artificielle du côté des élèves. Ça, on l'a beaucoup dit, hein, les élèves qui trichent et cetera.
Non, c'est l'usage de l'intelligence artificielle par les professeurs. On écoute ça. Je suis madame Grisolia, je suis professeur de lettrre au lycée Jolie au Curry.
Je suis monsieur Damaz, je suis professeur de mathématiques. Suis monsieur Suong, professeur de mathématiques. Bonjour.
Monsieur Widir, professeur de mathématiques. Est-ce que vous utilisez l'intelligence artificielle pour préparer vos cours ? Mon usage quotidien de LIA pour la préparation de mes cours, il est quasiment nul parce qu'en fait je fais tout à l'aide de documents que je peux trouver à droite à gauche qui sort de ma tête et cetera.
élaborer des sujets de contrôle. Je vais mettre le le contenu du cours tel que moi je l'ai donné aux élèves et puis je vais voir quel questions proposerai et souvent je retravaille pas mal. J'aime bien voir ce que répondrait Lia si on lui met directement mon sujet.
Troisième chose c'est parfois quand je cherche à avoir des activités un peu moins verticales. Quelles activités un peu ludiques je pourrais imaginer autour de ça ? je lui demande de me faire pas mal de propositions qui me permet d'avoir quand même déjà des premières idées.
Je l'utilise assez peu euh parce que j'aime beaucoup choisir mes variables didactiques. Alors le variable didactique rapidement, c'est euh quelles vont être les difficultés et comment je peux adapter par exemple mes nombres ou mes énoncés pour que la difficulté elle soit ben adaptée à chaque élève enfin ou alors à des élèves plus en difficulté ou des élèves plus en avance sur le programme. Comment vous arrivez à repérer Lia dans les devoirs de vos élèves ?
Je fais plus de devoir maison justement parce que je sais que il y a beaucoup de il y a beaucoup d'élèves qui utilisent l'IA pour se faciliter la tâche alors qu'en fait moi ça m'intéresse pas. Le but c'est vraiment la réflexion qu'il y a derrière. Moi en tant que prof de lettre quand il y a beaucoup de rédactions et que je me rends compte que le niveau de langue correspond pas au niveau de l'élève tel que je le vois dans les autres devoirs en général déjà.
Mais bon OK. Et puis parfois aussi des élèves qui répondent sans réfléchir avec des niveaux de math qui sont pas les leurs. Euh donc alors là c'est cerné instantané.
Dans les mathématiques en particulier, il y a des notations un peu étranges. Une étoile au lieu d'un fois pour la multiplication, chose qu'un élève qui a fait des années de collège sait que c'est faux. On voit quand quelqu'un écrit quelque chose qu'il ne comprend pas.
C'est-à-dire que une formule qui sort du nulle part, un tableau présenté n'importe comment, pas de la manière vue en cours. Par exemple, ben pour les pourcentages, Lia adore multiplier par 100 parce que c'est ce qu'on retrouve beaucoup sur internet alors que c'est une erreur classique et du coup qu'on retrouve chez nos élèves, bah Lia des fois ben elle va faire des choses fausses parce que il y a des choses fausses sur internet et qu'elle s'en inspire. Ça m'est arrivé de passer mes contrôles à l'intelligence artificielle pour justement voir un peu ce qui sortait.
Intelligence artificielle adore faire des listes, c'est très codifié. Moi, je ferai ça, ça si donc avec des points 1 2 3 ou alors juste essayer ses solutions. Euh donc comme pattern que j'ai pu cerner, il y a il y a certaines certaines tournures de phrases qui sont assez surprenantes.
Dans un paquet de copie sur un travail que je vais donner à la maison, quand je vois les mêmes tours syntaxiques qui reviennent ou les mêmes exemples qui reviennent, en général, je me dis "Ah, c'est bizarre ça." L'intelligence artificielle c'est un outil désincarné qui n'a pas de personnalité alors que les élèves quand ils écrivent eux ils ont une personnalité propre une plume certaine. Je préfère quatre lignes écrites par un élève que 20 écrites par chat GPT.
Donc quand ça vient pas d'eux, ça se voit. Voilà. Et là, ça vient d'eux ce reportage.
Ça vient de Sabrina et de Malik qu'on peut applaudir. Alors, ils sont ils sont forts les professeurs parce qu'au départ vous démarriez sur la question de comment eux utiliser LIA et puis se sont retournés vers les élèves. Comment vous avez ça vous a comment est né l'idée de de s'intéresser à l'usage de l'IA ?
Bon, dans l'enceinte scolaire, on a bien compris, mais quand même du côté des professeurs au départ. Bah premièrement, on est bah on utilise souvent l'intelligence artificielle pour faire nos devoirs ou autres. Pardon ? et c'est notre camarade Ajar qui fait partie du pôle média aussi qui s'est demandé comment les professeurs ils utilisaient l'intelligence artificielle dans leur quotidien mais aussi surtout au niveau scolaire et on voulait aussi savoir quand on leur rend des devoirs est-ce qu'ils savent détecter les petits les petits les petites fautes de TGPT dans nos devoirs ?
Ah ouais d'accord. En fait c'était une enquête un peu industrielle pour savoir si vous pouvez continuer à utiliser l'IA pour vous faire avoir. C'est pas mal.
Mais moi je suis sûr qu'au 104 personne n'utilise LIA pour faire ses devoirs. Non, ça n'arrive pas. Bien sûr.
Voilà, votre silence et vos rires sont évidemment une réponse. Et toi, qu'est-ce que qu'est-ce que tu as retenu de cette expérience ? Bah, j'ai surtout retenu que les profs aussi, même s'ils nous disent de pas l'utiliser, finalement aussi l'utilisent, mais il l'utilise de manière très différente par rapport à nous et même entre les professeurs parce qu'on s'est rendu compte par exemple que les professeurs de lettre l'utilisent beaucoup pour faire du coup des activités. ou même pour détecter un peu le lien dans les devoirs et comprendre alors que les professeurs de math s'en servent beaucoup moins parce que bah comme il disait dans le reportage plusieurs des professeurs chat GPT s'inspire d'internet fait ses recherches sur internet et sur internet du coup il y a des choses fausses et des notations fausses ce qui fait que du coup bah ils utilisent beaucoup moins de chat GPT ou les intelligences artificielles pour s'inspirer dans leur devoirs.
Mais c'est intéressant ce que tu lui tu nous dis que les professeurs utilisent l'IA pour savoir s'il y a de l'IA dans les réponses aussi des élèves. Oui, c'est ce qu'ils font le plus souvent parce qu'ils se disent que si eux ils arriveraient à pas forcément à le détecter mais s'il y a un devoir identique à ce qu'un élève a fait, il se rendrait forcément compte parce que généralement les élèves recopient bêtement, on va dire ce que leur donne l'intelligence artificielle au lieu de modifier ou de rechercher à faire eux-même la chose. Toi, tu modifies toi ?
Moi, j'utilise pas chattement. Bien sûr, on peut l'applaudir. Est-ce que donc est-ce que vous considérez justement que le recours de l'IA, du côté des professeurs, est-ce que c'est pour vous considérer un peu comme de la triche ou pas ?
Non, enfin, je trouve que c'est surtout contradictoire de nous dire de ne pas l'utiliser pour qu'au final eux ils le fassent. Je trouve je pense que l'éducation nationale devrait plutôt mettre en place des cours qui nous a enfin pour nous aider à utiliser l'intelligence artificielle correctement intelligemment pour pas qu'ensuite les professeurs ils viennent nous dire enfin nous dire de ne pas l'utiliser. On devrait avoir suivre des formations qui font que quand on utilise l'IA correct, enfin on utilise l'IA, qu'on puisse ensuite savoir s'en servir pour ensuite après pouvoir se détacher petit à petit et bah ne plus l'utiliser du tout.
Mais vu qu'on on a enfin on ne sait pas comment l'utiliser, on va ben on va le prendre et faire nos devoirs avec. Et voilà. On a entendu justement des des enseignants direent "Moi, j'arrive à détecter quand des élèves utilisent l'IA." Est-ce que vous vous arrivez aussi à détecter quand des professeurs utilisent l'IA ?
Euh parfois oui. Ah ouais. À quoi par exemple ?
Là je j'aurais pas d'exemple parce que j'ai une personne en particulier dans la tête et voilà mais qui s'appelle restaurant anonyme. Voilà la personne sera anonyme. Mais je sais que oui, une fois j'ai eu un devoir et avec plusieurs camarades, on s'est rendu compte que c'était un peu bizarre.
Quand on a demandé à la personne, elle nous a avoué que oui, elleut l'intellig enfin chat GPT pour rédiger certaines choses et puis voilà. Voilà, vous avez grillé votre prof. Voilà tout simplement.
Est-ce qu'il y a pas un paradoxe ici l'or Miller entre juste bah d'ailleurs dans votre loi d'interdiction des réseaux sociaux, ça concerne aussi l'interdiction du du smartphone he qui peut être appliqué jusqu'au jusqu'au lycée mais globalement on voit qu'on a plutôt un mouvement de retrait de la technologie au sein de l'in au sein de l'école et pour autant quand on les écoute et qu'on connaît la réalité il a et partout. Donc euh ce paradoxe entre finalement laisser la technologie de côté alors qu'on aurait quand même besoin de s'en saisir peut-être pour l'expliquer. Alors je pense qu'il faut l'expliquer encore une fois.
Oui, je suis d'accord. Mais euh c'est pas parce qu'aujourd'hui euh l'IA est partout. C'est pas parce qu'aujourd'hui les réseaux sociaux sont omniprésents dans notre vie qu'il faut s'en satisfaire et se dire que ça sera tout ça sera comme ça à à tout jamais.
Je pense que euh si on voit si on prend un peu de recul, qu'on regarde notre société telle qu'elle est aujourd'hui, euh qu'on peut voir les les sujets encore une fois de de santé mentale, de santé physique euh de nos jeunes aujourd'hui et aussi des moins jeunes, euh il est pas trop tard pour se dire qu'en effet euh il y a peut-être moyen d'encadrer davantage cette nouvelle technologie. Encore une fois, c'est pas forcément satisfaisant et donc moi, je trouve qu'on mange on manque beaucoup d'imagination ou en tout cas on est très fataliste dans cette histoire. Je pense que oui, elle est omniprésente aujourd'hui et en effet, je sais que ça va être difficile cette interdiction des portables au lycée qui sera aménageable en effet en fonction des lycées et des des responsables de chaque lycée.
Mais euh elle va être difficile pour les jeunes qui sont baignés dans le le portable qui l'utilisent tout le temps, tout le temps, tout le temps. Et pensons aux générations qui arrivent derrière, à ceux qui n'ont pas encore l'habitude de ce portable, qui n'ont pas encore l'habitude de l'intelligence artificielle très tôt, qui n'ont pas encore l'habitude des réseaux sociaux, ben moi, j'aimerais que les plus jeunes et mes enfants grandissent avec plus de sérénité, avec plus de lien social et avec moins cette ces réseaux sociaux et l'intelligence artificielle dans leur vie très tôt. En tout cas, bon, merci beaucoup pour votre reportage, merci beaucoup pour vos questions, merci pour cette première partie de l'émission.
On va attaquer la deuxième pour ça, on va diffuser ce qu'on appelle dans le métier une virgule. Je vous ai expliqué ce que c'était qu'un mâche. Un mâche, c'est un condensé sonore.
Une virgule, c'est un petit moment qui rythme où on rappelle le nom de l'émission. Qui peut dire virgule pour l'envoyer. Tu dis virgule, ça te va ?
Tu le sens ? Comme ça, ça va comme par magie ça va apparaître. Et juste après la virgule, on va accueillir notre deuxième invité qui s'appelle, comme vous le savez miel.
C'est à toi virgule France Culture. Elle me donnait des œuvres auxquelles j'avais le droit d'accéder au PC et une fois à l'heure passée, je dégageais. La fabrique de l'information.
Le jeûne est tourné vers l'avenir mais aujourd'hui l'avenir ne se tourne plus vers le jeune. François Celtiel. Et sous vos applaudissements en musique toujours on accueil miel et les nouveaux élèves.
S'il vous plaît. Oh là là. Installez-vous.
J'ai l'impression que c'est une petite entrée de star là. Miel Miel, est-ce que vous êtes contente d'être ici dans le studio 104 ? Ouais, franchement je suis ravie.
Je savais pas qu'il y avait autant de monde. J'avais, j'étais pas prête à ça. Je pensais qu'il y avait une quinzaine de jeunes.
Pas du tout. Mais je suis contente. Il y a pas une quinzaine de jeunes.
Il y a à peu près 700 jeunes ici dans le 104. On veut vous entendre. Alors sont jeunes dont beaucoup qui vous connaissent miel.
Mais peut-être que certaines personnes ici dans la salle. Alors, j'entends déjà beaucoup de gens sur la droite qui demandent à avoir votre numéro de téléphone. Bon, ça, je laisserai tout ça hors antenne, mais il y a peut-être des gens qui ne vous connaissent pas encore et pour ça, ça tombe bien, il y a un portrait qui a été réalisé par Élise, toujours du collège H de Versailles.
On va écouter votre portrait par Éllise. Bonjour à tous. Aujourd'hui, nous avons la chance de recevoir Miel beitball, une jeune femme de 18 ans qui a su très tôt s'engager pour des causes importantes.
Bonjour mi la beit. Merci d'avoir accepté notre invitation. Miala bit, vous êtes né le 25 juin 2007 à Paris.
Après avoir vécu aux États-Unis, vous êtes de retour en France vers vos 10 ans. C'est à cet âge que vous commencez à partager votre vie sur les réseaux sociaux. À 13 ans, vous êtes victime de harcèlement scolaire, de violences sexistes et sexuelles qui vous conduisent à tenter de mettre fin à vos jours.
En 2021, à seulement 14 ans, familiires des réseaux sociaux depuis plusieurs années déjà, vous décidez d'y raconter ce que vous avez vécu. Ces expériences douloureuses et marquantes sont des sujets dont on entend souvent parler de manière anonyme et générale, mais que peu de gens osent vraiment aborder à visage découvert en public. C'est probablement la raison pour laquelle votre démarche a touché énormément de jeunes qui se sont reconnus dans ce que vous évoquiez.
Aujourd'hui, vous êtes suivi par 2 millions de personnes sur TikTok, 800000 sur Instagram et 200000 sur Snapchat. Poursuivant votre travail de résilience, vous avez voulu aller plus loin et transformer votre expérience et votre parcours difficile en un projet concret. Ainsi, vous avez cofondé avec votre père et une psychiatre, le docteur Cla Morin, l'application Link.
Celle-ci permet aux jeunes qui traversent des moments difficiles de trouver plus facilement des adultes de confiance à qui parler. Elle est principalement destinée à protéger la santé mentale des adolescents et jeunes adultes. Aujourd'hui, Link compte plus de 300000 téléchargements.
L'application comprend un journal intime, un outil suivi de l'humeur et un kit de secours. Elle met également à disposition les principaux numéros d'urgence tels que le 112, le 3114 dans les cas de suicide, le 318 dans les situations de violence et de harcèlement numérique et le 119 pour les enfants victimes de maltraitance. et votre engagement ne s'est pas arrêté là.
Vous dénoncez aussi le manque de place dans les hôpitaux, problème que vous avez constaté lors de vos nombreux séjour dans ces lieux. Cela vous a donné l'impression culpabilisante d'être un poids. Vous avez écrit et posté des vidéos à l'intention du président Macron sur le sujet.
Vous avez ainsi obtenu un entretien avec le chef de l'État et ses conseillers Gilles Albout et William Hellman au cours duquel ils se sont engagés à soutenir votre application Link. En conclusion, miel bit, vous êtes une jeune femme courageuse qui a su transformer une expérience intime en une réalisation utile et importante pour la société. Vous prouvez qu'il n'est pas nécessaire d'être adulte pour agir et pour faire entendre sa voix sur des sujets qui nous concernent tous.
C'est pour toutes ces raisons que nous avons souhaité vous accueillir aujourd'hui et c'est avec un grand plaisir que nous allons, si vous le voulez bien, vous poser quelques questions afin de partager avec le public vos parcours, vos inspirations et vos projets. Merci. Merci beaucoup pour ce portrait Élise.
Merci pour ce portrait miel. Tout était juste dans le portrait. Mais exceptionnel, incroyable.
Merci beaucoup. C'était un magnifique portrait. Bah voilà déjà magnifique portrait par miel.
On va maintenant tout de suite attaquer avec vos questions que vous avez pensé et travaillé. Allez-y, n'hésitez pas. Miel est ici pour vous répondre.
Ne craignez-vous pas que cette mesure réduise considérablement le nombre de vos abonnés, les jeunes adolescents étant votre cœur de cible ? Alors, s'il y a une interdiction au moins de 15 ans qui tombe, moi ma crainte, c'est pas que je perde des abonnés. En réalité, c'est pas trop en je c'est pas que je m'en fiche, mais c'est pas le la chose la plus importante pour moi.
Et c'est pas pour ça que je dis au grand public que je suis pas forcément pour cette interdiction. Euh moi je pense qu'il y a beaucoup de jeunes pour qui les réseaux sociaux sont ont des effets positifs. Je pense qu'il y a une nuance à avoir.
En fait, on parle beaucoup des effets que négatif. Forcément, il y en a il y a des choses choquantes, il y a des contenus qui devraient pas être vu par des jeunes et en vrai par personne hein, en réalité. Mais il y a aussi beaucoup de choses positives.
Il y a des associations qui arrivent à toucher des jeunes uniquement grâce aux réseaux sociaux qui arrivent à toucher des jeunes qui ont moins de 15 ans, certains même qui ont moins de 13 ans, qui ont moins de 10 ans parce que ils y sont. Euh on parle je sais pas de d'association contre l'inceste et cetera. Enfin, il y a beaucoup de jeunes qui ont été sauvés grâce à ça.
Et je pense que c'est important d'avoir un peu cette vision des deux côtés, pas seulement euh du négatif que du négatif, sans se dire non plus que les réseaux c'est que bien et que c'est incroyable et que voilà, faudrait que ce soit des 6 ans ou quoi que ce soit, pas du tout. Mais euh mais je pense que c'est important d'avoir euh d'avoir une balance sur ces sujets-là. Merci Tonia pour ta question.
Question d'ambre. Vous insistez sur l'importance des réseaux sociaux comme canal indispensable pour parler aux jeunes. Si la loi évoquée et votée, quel autre outil de communication proposerez-vous pour permettre un dialogue entre les générations ?
Bah, je pense qu'aujourd'hui, ouais, les réseaux sociaux, c'est le meilleur moyen pour parler aux jeunes parce que bah, en réalité, quasiment tous les jeunes sont sur les réseaux sociaux et je pense que couper ce canal de communication au moins de 15 ans, ça a pas ça va pas forcément beaucoup nous aider. surtout qu'aujourd'hui il y a quand même un énorme fossé générationnelle qui est créée. Il y a beaucoup de jeunes, je sais pas si vous êtes d'accord, mais qui se sentent vachement incompris par les parents, par les adultes et tout.
Et interdire, ça montre encore, ça donne encore ce message de bah on vous comprend pas donc on va interdire et cetera. Alors que aujourd'hui, on a besoin d'entendre des messages qui vont plus nous comprendre, qui vont plus nous accompagner et tout. Mais après bah si on prend d'autres canals, je pense que il y a dans les établissements scolaires que c'est un très beau.
C'est un endroit où bah il y a tous les jeunes qui se réunissent infiné hein donc pour leur parler et tout mais ouais je pense pas que ce soit la bonne vraiment la bonne chose à faire surtout quand on regarde les messages qui sont passés. Euh je sais pas si vous avez vu, il y avait le président de la République qui avait fait un poste et qui avait dit à la fin dès le 1er septembre en gros tous nos jeunes et nos adolescents, ils seront enfin protégés. Tous nos enfants et adolescents seront enfin protégés.
Et je me suis dit c'est fou quand même de se dire OK la santé mentale des jeunes va se réduire aux réseaux sociaux ou en tout cas c'est les messages qui sont passés et si on interdit les réseaux au moins de 15 ans, bah c'est bon, il y aura plus de problème de santé mentale. Alors je sais que dans le fond c'est pas les messages qui sont passés mais c'est un peu ça quand même. C'est ce qu'on entend, c'est ce qu'on retient et tout et et je trouve ça dommage parce que je trouve que il y a d'autres priorités quand on parle de santé mentale des jeunes.
D'accord. Vous avez tendance à à penser que le politique va se réfugier un peu derrière les réseaux sociaux comme étant la solution à tous les problèmes sans voir d'autres problèmes que je pense que c'est une mesure qui fait du bruit et qui règle pas forcément les problèmes de fond parce que même quand on regarde les études scientifiques de l'anest de l'OMS et cetera, elles sont pas en faveur de d'une interdiction au moins de 15 ans. Elles sont en faveur qu'on garde les mêmes limites d'âge qui sont à 13 ans qui sont censés être en tout cas ouais à 13 ans et ça ce serait très bien. sur l'ANES dans le dernier rapport qui a été publié, ils sont pas forcément favorables à l'interdiction des réseaux sociaux moins de 15 ans, même s'ils pointent du doigt les nombreux effets toxique et néfaste concernant les réseaux sociaux.
Oui. Ouai. Si je peux me permettre, ils disent vraiment en fait leur rôle n'est pas de toute façon de nous indiquer quelle est la meilleure mesure politique à prendre, mais si vous lisez dans son intégralité le rapport, il est quand même édifiant sur le sujet de la santé mentale et de l'impact des réseaux sociaux.
Et eux ce qu'ils disent c'est qu'on pourrait continuer à avoir euh un accès. En tout cas, ils préconisent de continuer à aller sur les réseaux sociaux si les réseaux sociaux sont éthiques. Aujourd'hui, euh personne ne peut croire que les réseaux sociaux, on l'a tous dit à l'instant, sont éthiques.
Donc euh si je j'inverse le raisonnement, ça veut dire que en cas de réseaux sociaux non éthiques, il faut poser euh en fait une restriction pour protéger les les jeunes et les plus jeunes d'entre nous. Vous allez avoir l'occasion bien sûr de de vous répondre dans un instant, mais on va continuer à accueillir les questions de nos élèves. Pourriez-vous nous expliquer quelle modération est mise en place sur l'application Link sur la pour la modération pour les jeunes ?
Ouais, bah c'est un c'est pas un réseau social Link déjà, c'est un quelque chose qui est complètement privé. Donc c'est les jeunes qui s'inscrivent avec enfin leur numéros, leur mail, peu importe et qui prennent soin de leur santé mentale tout seul. Alors, il y a un canal dans l'application euh on l'appelle le canal Link où en gros les jeunes peuvent poster des messages positifs.
Donc, il y a une modération nous de notre côté des ingénieurs pour être sûr que bah voilà, il y a que des messages positifs et on filtre quand même le flux et tout. Et sinon, par rapport aux adultes de confiance, un jeune quand il va se connecter sur l'appli avec un parent ou un adulte de confiance, c'est quelqu'un qui connaît, c'est quelqu'un qui va accepter, c'est ou à qui il va envoyer une invitation. Donc c'est pas je me connecte avec un adulte que je connais pas ou quoi que ce soit.
Non, c'est toujours quelqu'un de proche qu'on connaît. Ça peut être un parent, un oncle, une tante, un parrain, une marine et cetera. Mais donc voilà, c'est vraiment quelque chose de privé quand même.
C'est une safe place, c'est à soi, c'est intime quoi. Voilà, il y a pas donc cette possibilité comme dans justement des réseaux sociaux, on peut rentrer en connexion avec des gens qu'on a pas choisi et on sait que c'est souvent c'est bien souvent le cas, surtout un public de mineur qui est malheureusement bien la cible de certains prédateurs qui rôent sur les réseaux sociaux Ambre. L'application Link est gratuite pour les jeunes sans publicité ni situation des données.
Une version payante est disponible pour les adultes souhaitant accompagner un jeune et pour les établissements scolaires. Ce modèle économique est-il une solution durable ? Alors pour l'instant non.
Pour être honnête, Link c'est un projet qu'on a fait de base avec mon père du coup et le docteur Morin par pur engagement et parce que j'ai vécu enfin des années très compliquées et que c'était vraiment important pour moi de m'engager pour moi et pour mon père et pour le docteur Morin du coup. Donc euh l'argent c'était pas forcément notre priorité pour ce projet, mais c'est sûr que pour faire tenir bah une start-up sur le long terme, faut un moment trouver un équilibre au moins économique. Et euh c'est pour ça qu'aujourd'hui, on se penche davantage vers les établissements scolaires parce que nous, on voulait pas faire payer les jeunes, hein.
Enfin, c'était un peu du non sens que les jeunes aient mettre une carte de crédit déjà parce qu'il y en a beaucoup qui en ont pas euh qui ont pas les moyens et déjà de faire payer les adultes, bah il y en a beaucoup qui ont même pas les moyens de pouvoir payer un abonnement par mois. Donc on essaie de trouver un autre modèle avec les établissements scolaires, avec des professionnels de la santé. On essaie de voir où est-ce qu'on peut au moins arriver à l'équilibre pour le projet pour qu'il puisse continuer.
Mais vous garantissez qu'il y a pas parce qu'on sa on a quand même appris une règle ici, on sait bien dans le numérique si c'est gratuit c'est toi le produit. On sait qu'il y a beaucoup de choses gratuites hein dans l'application LC. Donc vous certifiez qu'il y a pas d'exploitation de données, il y a pas de publicité civé, il y a pas de lien avec je sais pas l'univers de la pharmacologie en sens large de la du laboratoire et c parce que vous êtes sur le domaine de la santé.
Non, aucun rien de tout ça. Nous, on n'utilise pas les données. Il y a pas bah si vous regardez l'application ou quoi, vous verrez bien qu'il y a pas de publicité.
Donc, on est vraiment transparent sur tous ces sur tous ces angles là et carré carré. On va justement passer tout de suite à la question de Tonia, on va en supprimer une, je suis désolée mais le temps court sur la question de la de la prévention. Antonia, euh vous soulignez que la prévention en santé mentale nécessite des moyens à la hauteur des enjeux.
Sur quel moyen de financement le modèle que vous proposez pourrait-il reposer ? Bah aujourd'hui, c'est vrai que quand on parle de santé mentale, on va beaucoup parler euh de soins. Alors euh évidemment, il y a c'est extrêmement important le soin en santé mentale parce qu'aujourd'hui bah il y a il y aurait 25 % des jeunes qui seraient en dépression euh d'après euh une étudie mutualité française.
Donc c'est quand même un jeune sur qu c'est beaucoup. Il y a beau, il y a il faut des places dans les hôpitaux psychiatriques, il faut des rendez-vous avec les psychologues, enfin il faut du soin mais faut aussi réfléchir à comment est-ce qu'on fait pour qu'il y ait moins de jeunes qui aient besoin de ce soin, qui ait besoin de place en hôpital, qui ait besoin d'un suivsi parce que en réalité il y a beaucoup de jeunes à qui on aurait pu éviter des certains troubles, certaines dépressions, certaines tendances suicidaires et cetera. Donc je pense que aujourd'hui s'orienter enfin discuter avec les jeunes dans les établissements scolaires, mettre en place des choses dans ces lieux-là parce que bah voilà les l'école c'est un peu notre deuxième maison en vrai.
On y passe la moitié de notre temps là-bas. Donc je pense qu'il y a des choses qui sont à faire euh sur ce volet-là et puis aussi vis-à-vis des parents parce que bah aujourd'hui voilà ce que je disais, les jeunes ils sentent complètement incompris par leurs parents mais les parents aussi ils comprennent ils vous comprennent pas pour être honnête parce que en soit on a vraiment grandi dans deux mondes complètement différents. Nous avec les réseaux sociaux, le numérique eux c'était pas du tout la même chose.
Donc voilà faut se mettre à la place de l'un et de l'autre. Mais je pense que recréer ce lien aussi, c'est faire partie de la prévention parce que on a tendance à parler de nos problèmes quand bah c'est un peu déjà trop tard ou quand ça va déjà un peu trop mal. Donc si on peut essayer d'en parler en amont au tout début, je pense que ça peut éviter beaucoup de galères supplémentaires.
Ambre, vous avez rencontré le président Macron et deux de ses conseillers. Quels engagements concrets et précis ont-ils ont-ils pris à cette occasion ? Bah, c'est compliqué ça.
Euh, on l'a rencontré du coup en juillet dernier euh Emmanuel Macron et du coup il y avait aussi euh Yannick Nodor, l'ancien ministre de la santé et Elizabeth Borne, l'ancienne ministre de l'éducation nationale. Bah, écoutez, moi euh j'étais allére dans ce rendez-vous pour être vraiment honnête avec euh plein d'espoir et euh même en sortant du rendez-vous, j'avais un peu des paillettes dans les yeux. Je me suis dit "Ah, ça y est, ça va enfin avancer." Parce que vous savez, la santé mentale, c'était la grande cause nationale 2025 qui a été reconduite aussi en 2026.
Du coup, j'étais vraiment contente de ce rendez-vous en sortant. Euh il avait il s'était engagé à soutenir du coup les associations, les initiatives qui étaient présentes au rendez-vous parce que du coup il y avait d'autres professionnels et associations à mieux coordonner les acteurs et surtout à s'investir dans la prévention et développer un peu cette culture du bien-être. Et ben quelques mois plus tard, il s'est rien passé encore.
Donc c'est vraiment c'est décevant parce que nous bah on essaie de pousser, de ramer et cetera pour que les choses avancent au terme de santé mentale des jeunes, mais on voit qu'il y a pas vraiment le même engagement qui est présent bah de de ce côté-là. En tout cas, c'est beaucoup de promesses en l'air, quoi. On va peut-être s'arrêter là sur les sur les questions.
Merci beaucoup à vous trois. Peut-être justement, Miel maintenant, vous pouvez aussi poser une question puisque vous avez l'Ormiller ici qui soutient cette loi. Vous avez évidemment suivi ça.
Quelle question vous aimeriez lui poser ? Quelle question comme ça ? Ben je pense par rapport du coup à l'interdiction des réseaux, il y a beaucoup de choses qui sont dites comme quoi scientifiquement c'est prouvé que ça aurait des effets bénéfiques mais je enfin que ce serait que ce serait intéressant que ce soit interdit quoi.
Les réseaux sociaux au moins de 15 ans des effets plutôt néfastes he des effets délétaires sur la santé mentale sur les études scientifiques que vous disiez exactement. Mais je comprends pas pourquoi on s'attaque directement que aux réseaux sociaux sans traiter les autres sujets qui touchent la santé mentale des jeunes et des sujets qui sont en réalité plus importants aujourd'hui que les réseaux sociaux. Comme quoi par exemple ?
Comme les écoles. Il y a enfin il y a pas grandchose qui est fait dans les établissements scolaires en terme de santé mentale ou sinon c'est les établissements scolaires eux-mêmes directement qui vont s'y mettre mais de la part des pouvoirs publics non. Et euh et je trouve ça dommage parce qu'il y a d'autres priorités pour la santé mentale des jeunes que l'interdiction au moins de 15 ans parce que bah à 15 ans on devient pas directement immunisé.
En plus aux réseaux sociaux, on va tomber dans les mêmes failles qu'à 13 ans. Donc euh voilà. Euh alors vraie question euh alors pourquoi on enfin alors moi je ne suis que député donc je peux pas tout faire mineur pour l'instant.
Non non ben non mais j'ai pas d'autres ambitions mais enfin je veux dire par là que je peux pas tout faire. Moi, si je me suis penchée sur ce sujet, c'est parce que euh légitimement quand vous regardez autour de vous, quand je regarde mes neveux, mes nièces, quand je vais donner les établissements scolaire, je vois bien euh que le le portable euh est quelque chose de euh omniprésent dans notre quotidien et dans le quotidien des jeunes en particulier et que euh quand ils vont sur leur portable, c'est quand même principalement sur les réseaux sociaux qu'ils vont les jeunes et on le voit bien dans les dans les sondages. Et donc pour moi, c'était important de mesurer déjà quels étaient les effets sur toute une génération.
Et c'est ce qu'on a fait avec la commission d'enquête qu'on a mené pendant pendant 6 mois sur TikTok. Oui, sur TikTok. Mais en fait, les questions étaient plus larges que TikTok pendant cette commission d'enquête.
C'est-à-dire qu'on évaluait tous les réseaux sociaux. Mais justement sur cette commission d'enquête, Arthur de la Porte du coup qui a mené la commission d'enquête euh on l'a rencontré et cetera, on a pu dialoguer avec lui mais lui-même se disait compte cette interdiction au moins de 15 ans. Non, c'est moi qui ai fait la commission d'enquête.
Lui, il était président en fait, il a mené les débats et donc lui alors il a pas il s'est abstu lors du vote de la loi. Il a pas voté contre. il avait voté le rapport qui contenait cette interdiction.
Donc on verra le le vote final. Mais oui oui, il a il a une position qui est pas tranchée mais et je le comprends parfaitement et d'ailleurs, il y a d'autres députés qui voilà qui étaient pour mais en en prenant des précautions parce qu'il disait un peu ce que vous dites. C'està-dire ça doit pas être l'alpha et l'oméga.
C'estàd on va pas enfin en tout cas moi c'est pas du tout mon idée un déjà cette interdiction c'est pas la solution parfaite mais moi en fait j'ai pas trouvé en regardant ce qui était fait autour de moi et dans d'autres pays d'autres solutions aujourd'hui qui s'offraient à nous pour protéger les jeunes. Donc c'est pas une solution parfaite. Ça sera pas une solution parfaite quand elle sera mise en œuvre.
J'en ai pas trouvé d'autres et surtout il faut pas s'arrêter là quoi. Je suis bien d'accord avec vous. C'estàd que c'est beaucoup plus large de la santé mentale, elle est beaucoup plus large que celle des réseaux sociaux. simplement euh je pense que les réseaux sociaux à mon sens ne font pas du bien de manière générale de façon euh isoler évidemment qu'il y a des effets positifs, je les je les conteste pas mais de manière générale maintenant on sait que ça ne fait pas du bien globalement à la jeunesse et même s'il y a des jeunes euh qui vont avoir une façon très nette de pouvoir gérer les réseaux sociaux qui vont pas s'en tenir à aux images néfastes qu'il voit et cetera, moi j'ai pas envie de jouer à la roulette russe avec les jeunes et avec nos enfants.
Et donc je crois qu'il faut prendre une mesure de protection. Mais la santé mentale, je suis d'accord, c'est un vrai sujet qui est pas traité à la mesure de ce que ça devrait être. Aujourd'hui, je regardais et c'est même pas que les jeunes, hein, on sait bien qu'on utilise beaucoup de produits euh de médicaments contre les dépressions dans notre pays, qu'on est les champions du monde quasiment.
Aujourd'hui, c'est il y a des un sondage intéressant qui est sorti qui dit que les trois derniers pendant 3 mois, on a interrogé les Français, donc pas que les jeunes, un/ers des jeunes interrogés, des personnes interrogées plutôt n'avaient pas été pris dans leurs bras. depuis 3 mois et un/ers n'avait n'avait jamais entendu pendant les 3 mois qu'on leur disait qu'il comptait. Euh et donc je pense qu'il y a un vrai sujet de lien social, de lien entre nous, entre les familles, entre les jeunes entre eux, entre nos amis et nous qui a un peu en tout cas qui s'est euh voilà qui et je crois que c'est un vrai sujet dans notre société qu'on on prend pas la mesure de ça.
Justement, vous parlez miel puisqu'on parle de lien social, c'est link hein. Le link, c'est le lien, c'est aussi. Ouais, c'est ça.
Et juste quand on a la quelle est la part justement des messages que vous recevez que vous pouvez lire peut-être de moins de 15 ans ou des gens qui ont 15 ans qui essae justement auprès de vous de nouer un lien ? Et la question subsiaire, c'est est-ce que il y a pas cette crainte de dire que si jamais c cette loi passe, vous allez perdre justement ce lien avec eux ? Bah forcément, si la la loi passe, on va perdre le lien avec les moins de 15 ans.
Après, enfin, vous êtes pas vous êtes pas un réseau social, donc on est sur les réseaux sociaux aussi mais parce qu'on fait beaucoup de prévention nous sur les réseaux sociaux. Après honnêtement euh je pense que les moins de 15 ans, il y en a énormément qui vont réussir à contourner la règle et au final ils vont juste le faire en cachette. Donc euh encore moins accompagné, encore moins surveillé.
Donc je sais pas si ce sera aussi la bonne chose, mais euh mais après nous on continuera à être présent euh enfin sur l'application. Euh il y a pas de restriction d'âge sur l'application pour les jeunes ou quoi que ce soit. On continue à être présent dans les établissements scolaires, pendant des conférences.
Enfin, on essaie quand même d'être sur les réseaux mais aussi dans la vraie vie. C'est important. Mais donc voilà.
Bon, est-ce que vous savez ce que c'est que le grooming ? Ça vous parle grooming ? Ça te parle toi miel ce que c'est que le grooming ?
Non. Bah, tu veux en savoir plus ? On va tout de suite écouter le reportage du collège Émile Zola Dini dans les Sunes.
Ils ont parlé du grooming. On les écoute et on le reçoit juste après. Bonjour Xavier.
Pourriez-vous nous expliquer ce qu'est le grooming ? Bonjour les garçons. C'est un adulte qui va sur des réseaux sur lesquels il y a beaucoup d'enfants qui peuvent jouer, qui va rentrer en contact avec ses enfants sans dire qu'il est un adulte et en se faisant passer pour un enfant pour soutirer des informations à cet enfant sur lui.
Ça peut être des photos et puis ça peut aller effectivement jusqu'à vouloir rencontrer l'enfant dans la vraie vie en dehors du du jeu vidéo et du et du réseau. Est-ce que cette situation arrive souvent ? Malheureusement oui, c'est très fréquent.
Euh il y a beaucoup de jeunes qui jouent en ligne sur des réseaux et donc ces réseaux-là sont très prisés d'adultes qui veulent rentrer en contact avec des enfants. Donc quand on converse avec un autre joueur sur un réseau social, a priori tout le monde utilise un pseudonyme. Vous savez ce que c'est un pseudonyme ?
Oui, en réalité, vous ne savez pas qui est derrière ce pseudon et donc la personne peut vous raconter ce qu'elle veut sur elle et se faire passer pour quelqu'un d'autre. Beaucoup de gens font ça en se cachant derrière des avatars pour agir de façon malveillante. Malheureusement, oui.
Beaucoup de gens le font. Que se passe-t-il si on joue à des jeux vidéos de moins de 15 ans ou moins de 18 ans si on a que 12 ans ? Et bien le risque euh d'abord c'est de jouer à des jeux qui peuvent être particulièrement violents ou avoir des contenus choquants auquels un enfant de 12 ans n'est pas euh préparé à euh à réagir de la bonne manière.
Donc ça peut être choquant et euh traumatisant pour pour un enfant trop jeune de voir ces contenus là. Et puis effectivement ensuite le risque c'est le grooming. C'est-à-dire que sur des jeux par exemple qui sont réservés aux adultes, si un enfant y va et bien il va peut-être être assez rapidement par certains adultes, être identifiés comme un enfant et donc devenir une proie de certains adultes malintentionnés.
Nous, le conseil qu'on vous donne, c'est de jouer à des jeux de votre âge et plutôt d'échanger avec des camarades que vous connaissez dans la vraie vie et d'éviter de partager toute information sur vous et notamment des photos avec des gens que vous ne connaissez pas vraiment. Et on accueille tout de suite les élèves qui ont réalisé ce reportage et on les applaudit. Ils viennent d'in dans les sonnes Timothé Fin et Violette.
Merci à vous. Allez, installez-vous où vous voulez, là où il y a de la place. Vous êtes, je crois si mes informations sont bonnes, c'était en 5e que vous avez réalisé justement ces reportages là.
Maintenant, vous avez un an de plus. Comment ça s'est passé cette idée d'aller s'intéresser au grooming et globalement aux enjeux du numérique ? Comment ça va vous a donné l'idée de vous intéresser au grooming ?
La classe média, pourquoi pas ? C'est toi qui vous avez participé à ce reportage au grooming. Et donc comment vous avez choisi le sujet ?
Bah, c'était important euh de faire savoir que les réseaux sociaux peuvent être dangereux et les jeux aussi parce qu'on sait pas vraiment avec qui on joue. Euh et bah si on le fait savoir comme ça, les ils feront les personnes qui joueront feront plus attention euh aux personnes cachées. Exactement.
C'était pas trop compliqué d'arriver à identifier les bonnes personnes pour vous pour vous répondre qui on a entendu la personne qui vous répond. Vous vous rappelez qui c'est Xavier Delport, je crois qui s'occupe de de l'ACNIL. Comment vous avez mené cette interview ?
Euh c'était pas enfin c'était on était plusieurs personnes et il y avait plusieurs groupes et c'était pas forcément nous qui Oui, parce que vous avez fait c'est un reportage de 17 minutes hein celui qu'on vient d'entendre. On a juste mis un petit extrait. Ça a été quand même un long travail.
Qu'est-ce que vous avez peut-être appris de plus intéressant aussi bien dans la fabrication du sujet ou peut-être sur des données ou des informations que vous auquelles vous n'étiez pas informé ou pas encore au courant ? Bah moi, je pensais que les gens n'étaient pas malveillants sur les jeux vidéos par exemple, que il se faisait pas passer par pour d'autres personnes comme ça. Ouais.
Tu as découvert que finalement tu pensais que le jeu vidéo était un terrain plutôt safe alors que finalement ça l'était pas toi Timothé. Euh bah moi je trouve que c'est comme Violette, il y a pas de personnes malveillantes sur les jeux vidéos parce que euh sur certains jeux vidéos, on peut pas si on met au tout début du jeu vidéo, on dit quel âge on a et à partir d'un certain âge et ben on peut communiquer dans le chat et bah c'est comme je l' alors. Alors, puisqu'on parle de jeux vidéo, moi je vous propose de terminer cette émission un peu en jeu aussi en jouant puisque il est déjà 12h 23.
Je vais enlever ce midi 23 puisque cette émission je la diffuse vendredi donc je n'avais aucun intérêt à citer ce mid 23. Donc je répondre complètement ma phrase. Donc nous sommes maintenant pris par le temps.
On va donc commencer à jouer puisque vous parlez de jeux vidéo. Est-ce que au 104 vous êtes prêt à répondre au quiz ? Allez, on accueille tout de suite les élèves du quiz.
Venez avec nous en musique évidemment et juste après le quiz, vous allez pouvoir poser vos questions à nos invités. Installez-vous. Donc on va Ouais.
Moi, je trouve que ça manque un peu d'ambiance ici. Applaudissez ici. Donc vous voyez les amis, là quand on fait du quand on fait de l'animation, on se rend compte que maintenant on arrive à la fin de l'émission et qu'il faut réveiller un peu la salle.
Et pour réveiller un peu la salle, rien de mieux que leur poser des questions pour pouvoir sonder leur culture médiatique et leur culture numérique. Qui veut commencer avec cette première question ? Moi.
Allez, vas-y, tu t'adresses à la salle, tu poses la question et dès que vous avez la réponse, on vous entende. On veut que ça fuse. Vas-y.
Quelle est la date de création de France Culture ? Waouh ! Et ouais.
Vous attendez quoi ? La date de création de France Culture. Allez-y.
J'entends rien. Je sais pas. 1912.
Non mais n'importe quoi. 76 2006 1820 Non mais oh France Culture est au 19e siècle. Vous rigolez ou quoi ? 2020.
Alors allez réponse tout de suite. France Culture quand est-ce que c'est né ? La station allez-y pour la réponse.
La station thématique née en 1945 sous le nom programme national. Ouais. Alors, on va enchaîner avec la deuxième question.
Écoutez les questions, s'il vous plaît. Allez-y. Combien de temps les Français passent-ils en moyenne chaque jour devant leur téléviseur ? 4h 5h ?
Alors, on a du 6h et du 5h. La réponse selon médiamétrie, les Français ont passer en moyenne 2h51 par jour devant leur téléviseur en live, replay ou différé. Alors, effectivement, on est parti du côté du télévise, on n'est pas parti du côté de des écrans de téléphone.
Miel, vous savez votre temps d'écran à peu près quotidien ? Euh 6 7h je pense. 6 7h mais c'est pour le travail.
Ouais, je travaille. Je travaille. C'est pour le travail évidemment directement. 3è question dans le monde dans le monde des médias, que signifie le sigle TNT ?
Que signifie le signe TNT ? TNT, c'est quoi TNT ? Ah, télévision numérique terrestre.
J'ai entendu. Est-ce que c'est le cas ? TNT, l'abréviation de télévision numérique terrestre.
Bravo ! Il y a un point du côté de la droite. Vous avez qu'à jouer en équipe, la droite, le milieu et la gauche.
Bien sûr, il y a un micro tout en haut, vous pouvez jouer. 4e question. Quel milliardaire a racheté le Washington Post en 2013 ?
Voilà Jeff Bezos, c'est parti très vite sur la gauche. Est-ce que c'est la bonne réponse Jeff Bezos ? C'est la bonne réponse ou pas ?
Jeff Bos on nous a dit oui, c'est la bonne réponse. Bravo. Bravo.
Quel est 5 question. Quel est le quotidien le plus lu en France ? Le parisien non le Parisien non ?
Ah al attends une réponse ici. Ouest France. Ouest France, c'est correct.
Bravo Ouest France. 6e question. 6e question.
Quel est le premier journal français à avoir signé un contrat avec Open AI, l'entreprise créatrice de chat GPT ? Alors attendez, on va le monde on nous dit. Est-ce que c'est la bonne réponse ?
Oh là là mais quelle culture médiatique incroyable. Ça fait plaisir. Open bien sûr qui est et bien l'entreprise qui a créé chat GPT.
Allez-y, prochaine question. Quand est né la toute première IA ? Quand est née la toute première IA ? 1931 par ici ? 1915 2000 2000 2000 1950 peut-être qu'on s'en rapproche.
C'est après la seconde. Alors attendez 1957. Alors mais attendez, vous jouez avec un téléphone portable ou quoi ?
OK 1957, c'est la bonne réponse. C'est la bonne réponse. Allez, prochaine question.
Quel est le service de l'État français ? Attends, attends, attends. On va faire un truc super.
On va faire un peu de silence pour reprendre tranquillement la question. Est-ce qu'on en est tous excités comme des fous ? Moi le premier.
On y va. Vas-y. Quel est le service de l'État français qui veille à détecter et caractériser les ingérences numériques étrangères ?
Le service français. Ah, j'entends l'Arcom. Est-ce que c'est l'arcom ?
Oui ou non ? Non. Non.
J'entends Viginum. Est-ce que c'est Viginum ? Bravo.
On peut les applaudir Viginum. OK. Prochaine question, c'est l'avant-dernière.
Qu'est-ce que l'astrurfing ? Qu'est-ce que l'astro turfing ? Ça, ça va être compliqué à répondre.
En un mot, qui a la réponse de qu'est-ce que l'astro turfing ? Levez la main. Quelqu'un qui a la réponse ?
Qu'est-ce que la sotterfing ? Voilà, j'ai l'impression qu'on a une réponse par ici. Alors, qu'est-ce que la strotterfing ?
Ah, finalement, la personne n'a pas la réponse. C'est qui ? Lasturf, c'est pas un sport.
On nous demande si c'est On nous demande si c'est un sport. Je crois pas que ça s'en sort hein. Non, c'est pas la bonne réponse.
C'est toujours pas la bonne réponse. C'est pas moi, je l'ai dit, c'est eux. OK, les gars me font courir alors qu'ils ont zéro réponse.
Alors, allez, je me déplace pour la dernière fois. C'est la dernière fois que je me déplace. Sinon, qui a la réponse là ?
On nous dit que c'est de la propagande. Quelle est la réponse ? Alors, c'est une technique de désinformation.
Ouais, voilà. Voilà, c'est accepté. Alors, dernière question.
Avec quel journal français la fabrique de l'information a-t-elle noué un partenariat ? Courrier international. Mais bravo, on peut l'applaudir.
Et moi, j'avais évidemment une dernière question, une dernière question à vous poser en cœur. Est-ce que vous pouvez me citer la meilleure émission de France Culture ? La fabrique de l'information, c'est exactement ça.
Et ça, ce n'est pas de la propagande. Je n'ai pas fait d'astro turfing. Il nous reste quelques minutes.
Alors, regardez ce qu'on va faire. Regardez ce qu'on va faire. Bravo à vous.
Vous pouvez vous applaudir évidemment. Allez, je vais vous demander encore je vais vous demander un peu le silence juste pour terminer cette émission et après vous allez pouvoir poser vos questions à nos invités. Mais avant, je vous demande le silence.
Est-ce qu'on peut faire le silence ici dans le 104 ? OK, super. Et moi, il faut que je retrouve ma page.
Voilà, sur ces toutes ces pages. Donc ce que je vous propose, c'est que là, moi je vais conclure cette émission en remerciant tous ceux qui ont participé à la préparer. On va reprendre ça tranquillement et après on pourra poser les questions.
Donc on va se remettre en situation de jeu avec Tiens et on va essayer. Si vous dites en cœur fabrique de l'information, ça donne quoi ? Allez-y.
Fabrique deation. Donc vous savez hein, le montage c'est toujours un peu en trafic toujours un peu. Donc moi je vais vous poser cette dernière question.
Quelle est la meilleure émission de France Culture ? Vous répondez ça puisque vous l'avez sur le cœur. Je vois que c'est une réponse très sincère.
Ensuite, je conclus l'émission en musique avec le tapis et après bien sûr vous pouvez vous poser vos questions à miel. OK. Maintenant, j'ai une dernière question pour vous.
Quelle est la meilleure émission de France Culture ? La fabrique de l'information. La fabrique de l'information.
Bravo ! Bravo à tous. Vous pouvez vous applaudir ?
Et j'aimerais remercier toutes celles et ceux qui ont participé à cette émission. En premier lieu bien sûr les collégiens et les lycéens de H à Versailles de Dini évidemment en passant par Nanterre. J'aimerais remercier les enseignants qui ont travaillé activement notamment Karen Billon Dumont du côté de Versailles, Christine Barreau du côté de Nanterre, Adeline Ramex du côté d'Inny, Christine Moncla ici à la préparation à Radio France.
Remercier le Clémi d'avoir si bien communiqué autour de cette émission spéciale pour remplir ce 104. Le 4 toujours là et vous pouvez continuer à remercier, applaudir les équipes techniques justement du 104 Jason Taous, Tar Blifik, Morgan Crazy et Anne Gel Dijou. Et moi je remercie bien sûr l'équipe qui travaille à mes côtés chaque semaine.
On pourrait bien me dire chaque jour à la préparation de cette émission que vous allez bientôt bien sûr vous emprasser de podcaster. Il s'agit de Joséphine Renart qu'on peut applaudir et de George Leroi. Merci à vous et rendez-vous évidemment la semaine prochaine.
On se quitte sur un dernier appeludissement le 104. Un une dernière seconde de silence, c'est juste quand je vais faire le passage d'antenne pour 15h. Attendez.
Dernière seconde de silence s'il vous plaît. On essaye. Ouais.
Super. Donc là, c'est ce qu'on va faire, c'est comme l'émission est diffusée, vous le savez, à 15h le vendredi, faut juste que je fasse un faux passage d'antenne. Je vais dire il est 15h sur France Culture, l'heure de retrouver Marie Richeu pour son boot club.
Je dis juste ça et après on est tranquille. Mais il faut que je le fasse dans le silence le plus complet. Il est 15h sur France Culture et vous y êtes bien l'heure de retrouver Marie Richeux pour son book club.
Ah le mec qui siffle juste pendant la prise. Non non, ça passe. Merci à vous.
Alors, il nous reste il nous reste 5 minutes. Si vous avez des questions, je prends les questions. OK.
Alors alors on est-ce qu'on peut m'aider avec les microser faire le m'entend bien ? Et on a une question ici. Attendez, attendez, on va faire de l'ordre.
Vous inquiétez pas, vous inquiétez pas, vous inquiétez pas. On va commencer là. Alors, donne-moi ton prénom et pose ta question.
Euh, je m'appelle Sylvie. S'il vous plaît, par contre, on écoute les questions, promis. Je viens vous voir.
Je m'appelle Sylvie et euh j'ai une question pour l'orire. Euh est-ce que vous doutez de de la politique qui peut dire aux parents de de parler à leurs enfants ou les écoles euh qui pourront peut-être sans interdire la loi des 15 ans ? Est-ce que vous pensez que bah elle est pas assez forte pour parler aux enfants et qui se détachent un peu de leur téléphone portable et des réseaux sociaux ?
Merci beaucoup Sylvie. Réponse rapide de l'or. Ouais, merci Sylvie pour la question.
Alors si si je l'ai bien comprise, je pense que tu veux parler de la pédagogie du fait qu'on pourrait peut-être juste faire de la pédagogie. Moi je pense que les deux peuvent aller de pair en fait. On peut poser une règle dans la société et ça n'empêche et c'est nécessaire qu'il faut évidemment que les parents se parlent et parlent à leurs enfants et qu'il faut que les que les professeurs parle aussi aux élèves qu'ils ont devant les yeux mais je pense que les deux sont nécessaires.
OK, on a une question là-bas au fond de la salle. Oui, allez-y. Ma question.
Ah, je m'appelle Ayabas. Je viens du lycée Simon Veille à Conflanceorine. Et ma question, elle est pour la débuté l'or Mer.
Euh, j'aimerais dire que en gros l'interdiction ça mène plus à la frustration et à l'irrespect des lois ou juste d'un point de vue personnel. Et j'aimerais savoir pourquoi on s'attaque pas directement au aux développeurs des applications plutôt qu'au consommateurs. Parce que techniquement, vous savez très bien que le mal, ils viennent pas le mal, il vient pas des jeunes qui utilisent les réseaux sociaux en fait.
Très bonne question. Merci beaucoup. C'est c'est une super question et je suis en fait je partage ce que tu dis à travers ta question.
L'idéal en effet, ce serait de pouvoir restreindre les plateformes et de pouvoir s'attaquer aux algorithmes, à la modération qui est très mauvaise. Simplement aujourd'hui, la réglementation, c'est énervant et ça peut tous nous frustrer et nous énerver, mais la réglementation, elle nous permet pas pour l'instant de nous attaquer à ça. Donc, il faut qu'on y travaille à l'échelle de l'Union européenne, mais moi ce que je dis, c'est en attendant qu'on y arrive, je voudrais qu'on puisse poser cette règle dans la société.
Et c'est pas une règle contre les jeunes du tout. Et c'est pas parce qu'on fait pas confiance aux jeunes, au contraire, simplement le modèle et le système, il est déséquilibré. On vous demande de vous faire de vous restreindre dans votre accès aux réseaux sociaux alors que vous avez en face des plateformes multinationales américaines chinoises qui ont engagé des millions et des millions de dollars avec des neurologues, avec des psychiatres qui ont tout fait pour utiliser nos vulnérabilités et pour se servir de nos vulnérabilités pour nous capter et capter notre attention.
Donc c'est déséquilibré. C'est juste pour ça que je pense qu'il faut poser cette règle. Alors, j'ai informe juste pour pas faire de fauses promesses, je pourrais pas prendre toutes les questions parce qu'on est vraiment pris par le temps.
Mais allez-y. Bonjour, je m'appelle Je m'appelle Neissa et j'ai une question pour mi bit. Est-ce que aider les autres ça t'a aussi aidé toi-même ?
Ben ouais, je pense que le fait de m'investir pour aider les autres, c'est un truc qui m'a moi-même donné du sens à ma vie parce que quand j'allais pas bien, justement, je manquais de sens et j'avais l'impression de servir vraiment à rien et que je faisais juste bah, j'embis un peu tout le monde, on va dire. Et quand je me suis lancée dans le projet que j'ai vu les retours des jeunes parce que bah il y en a quand même énormément que ça a aidé que ce soit l'application, que ce soit les contenus qu'on fait sur les réseaux, c'est vrai que même moi en fait ça m'a redonné du sens et ça m'a donné une raison de plus de me battre et de continuer à avancer. Donc complètement ouais.
Merci beaucoup. Allez, une autre question. Oui, allez-y, j'arrive, j'arrive ici juste après.
J'ai une question pour madame la députée. J'ai une question pour Allez-y. J'avais une question pour l'or Miller.
Les réseaux sociaux sont sources du de sentiment de solitude et de dépression, mais est-ce que limiter ne serait pas plus efficace qu'interdire ? Alors en effet, oui, on pourrait limiter, on peut je crois choisir euh que l'application s'arrête au bout d'une heure. Tu veux dire limiter dans le temps d'usage.
Oui. Mais alors encore une fois, grosse frustration de la part de de ceux qui font la loi en France et dans les autres pays de l'Union européenne. PN, on peut pas le faire.
En fait, le règlement européen tel qu'il existe ne nous permet pas de limiter. Donc c'est pour ça qu'on en passe par l'interdiction. Encore une fois, c'est pas idéal, c'est pas magique, mais on peut faire que ça pour l'instant compte tenu de la réglementation européenne.
OK. Une question ici. Une question pour madame la députée.
Ouais. Il me reste une minute. Il nous reste une minute.
Allez-y. Alors, à prop à propos, ce ne serait pas mieux d'interdire le contenu négatif et de valoriser le contenu positif ? Ah, ça serait franchement ça serait l'idéal. simplement, on ne peut pas pour l'instant agir sur le contenu des plateformes.
C'est elles qui font entre guillemets la loi sur leurs réseaux sociaux et elles avec leurs algorithmees, elle pousse les contenus qui sont plutôt les contenus radicaux ou négatifs plus que les contenus positifs. Donc dans un monde idéal, je suis d'accord avec toi, c'est ce qu'il faudrait faire. En tout cas aujourd'hui en 2026, on peut pas encore le faire et j'ai bon espoir qu'on puisse le faire et à ce moment-là on lèvera l'interdiction.
Allez, il nous reste quelques secondes. Je propose une dernière question à Miel pour essayer de répartir. Bonjour, je suis Soan Sadirudier du collège Poléloire à Châtillon et je voudrais vous poser une question à l'ormiler.
Pensez-vous que au lieu de d'interdire les réseaux sociaux, ce serait pas mieux de proposer des formations aux parents et aussi on parlait d'isolement numérique mais certains jeunes n'ont vraiment peu d'amis et font des rencontres qu'à travers les réseaux sociaux et vous pensez que il n'y aurait que cette proposition de d'interdire les réseaux sociaux. Merci. Formation aux parents la garde 2 secondes leur mur avant de répondre.
Vas-y. Non non non. Vas-y.
Euh, j'ai une euh j'ai une question pour madame Miller. En conclusion, vous êtes pour ou contre l'interdiction des réseaux sociaux ? Lision à Lor Miller, si elle est pour au comp l'interdiction des réseaux sociaux.
OK. Alors, non, est-ce que en gros là peut-être la question c'est est-ce que vous avez un peu changé d'avis Lor Miller grâce justement au plédoyer de nos élèves ? Est-ce que ça vous a fait changer d'avis ou est-ce que ça a maintenu votre engagement ?
Et puis comme ça vous répondez rapidement sur l'action de la formation en 30 secondes. 30 secondes. La formation je pense qu'il la faut.
Elle est nécessaire l'interdiction. Et la formation je plaide pour les deux. Je plaide pas que pour une interdiction.
Je pense qu'il faut former un maximum de monde et accompagner un maximum de jeunes sur l'usage des réseaux sociaux. Et sur la deuxième question, je suis désolé, je n'ai pas changé d'avis même si vous m'avez fait beaucoup réfléchir et je ne fais que réfléchir. Encore une fois, je vais voir des jeunes toutes les semaines sur ma circonscription.
J'ai fait quasiment tous les collèges, les lycées et les écoles et tout ça me fait réfléchir mais je crois quand même qu'il faut pour protéger prendre cette mesure même si elle est provisoire et qu'elle nous fait tous évoluer qu'elle est pas parfaite mais je crois qu'il faut la prendre au moins pour envoyer un message à tous dans la société. Voilà c'était la fin de cette fabrique de l'information. Moi, j'aimerais vous remercier vraiment pour votre attention, votre écoute et votre investissement.
Merci à tous et à la prochaine. Merci.
Laure Miller