Voeux présidentiels : revivez la prise de parole d'Emmanuel Macron en intégralité
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Grâce à l'engagement de tous, grâce à vous, nous tenons. Oui, notre pays tient. Fort de ses institutions, de ses services publics, fort de ses armées qui sont les plus efficaces d'Europe par l'engagement de ses soldats. Fort de notre économie où jamais autant de Français n'ont eu un emploi, où la croissance se tient et où notre inflation est l'une des plus faibles de la zone euro. Fort de notre recherche, de notre excellence académique, de nos initiatives diplomatiques aussi, qu'il s'agisse de celles prises pour la paix, le climat ou nos océans. Mais au-delà de tout cela, nul n'est aveugle sur les désordres du monde et nos propres failles. Notre monde est plus dur chaque jour.
La guerre et l'instabilité continuent d'être là, au Proche et au Moyen-Orient, avec des conséquences sur nos économies, nos intérêts, parfois notre cohésion. Et la guerre continue de sévir sur le sol européen, avec une intensité particulière, depuis que la Russie a décidé d'une nouvelle agression de l'Ukraine, voilà bientôt quatre ans. Nous assistons au retour des empires, à la remise en cause de l'ordre international, un monde de guerres commerciales, de compétitions technologiques, souvent d'instabilité. Je vois aussi nos propres divisions, nos doutes, la solitude croissante qui existe dans la société, la baisse de notre natalité, l'insécurité, les difficultés de pouvoir d'achat.
Je sais toutes les impatiences, parfois les colères, qui continuent d'exister dans le pays, et je partage plusieurs d'entre elles. Ces urgences exigent des réponses. Dès les premières semaines de l'année qui s'ouvre, le gouvernement et le Parlement auront à bâtir des accords pour doter la nation d'un budget. C'est indispensable. Dès le début de l'année 2026, il faudra agir, soutenir nos agriculteurs face aux crises, et les protéger de décisions qui peuvent menacer notre capacité à produire, comme notre sécurité alimentaire. Renforcer encore notre économie en simplifiant les règles pour nos entrepreneurs comme pour nos agriculteurs.
Persévérer dans nos efforts contre l'insécurité, contre toutes les formes d'incivilité, et mener sans relâche la lutte contre les trafics de drogue sous toutes leurs formes. Continuer à reprendre le contrôle de nos frontières françaises et européennes face à l'immigration illégale, poursuivre la formation de nos enseignants et donner les moyens à l'école comme au collège de mieux transmettre les savoirs fondamentaux, reconnaître les compétences de nos médecins en ville comme à l'hôpital, en simplifiant leur exercice et en leur permettant de davantage décider et d'organiser leur activité.
Mettre en œuvre une décentralisation concrète et radicale, construite avec nos élus de terrain, pour simplifier le fonctionnement du pays, faire des économies, et répondre aussi, par là même, aux aspirations légitimes de la Corse et de plusieurs territoires d'outre-mer. Pour tout cela, et j'aurais pu égrener ici tous les chantiers qui nous attendent, je sais le gouvernement à la tâche et le Premier ministre déterminé à être utile au pays, et je veux ce soir les en remercier sincèrement. Cela supposera aussi la mobilisation de chacun et les efforts de tous. Cette année se tiendront aussi les élections municipales dans nos communes.
et je veux redire ce soir à tous les maires, à nos élus, ma reconnaissance et ma gratitude envers eux. Ils ont été, durant ces dernières années, de tous les combats, de toutes les crises, à mes côtés et à votre service. Cette année doit donc être, et sera, une année utile. Je veillerai tout particulièrement à ce que plusieurs grands chantiers puissent aboutir. Nous verrons les premiers pas du service national pour l'engagement de nos jeunes, qui renforcera le lien entre nos armées et la nation. Nous protégerons nos enfants et nos adolescents des réseaux sociaux et des écrans.
Nous irons enfin au bout du travail législatif sur la question de la fin de vie dans la dignité, sujet sur lequel je m'étais engagé devant vous en 2022. À la fin de l'année, quand le moment sera venu, s'ouvrira peu à peu la prochaine campagne pour l'élection présidentielle de 2027, la première à laquelle je ne participerai pas depuis dix ans. Pour autant, je serai jusqu'à la dernière seconde au travail, tâchant chaque jour d'être à la hauteur du mandat que vous m'avez confié, et je ferai tout pour que l'élection présidentielle se déroule le plus sereinement possible, en particulier à l'abri de toute ingérence étrangère.
Au-delà des chantiers à mener, je veux avoir pour notre nation trois vœux. D'abord, un vœu d'unité. Quels que soient les défis, notre histoire nous enseigne que nous pouvons tout relever, tout affronter si nous savons rester unis. N'oublions donc jamais que nos raisons de vivre ensemble sont chaque jour plus fortes que ce qui peut nous diviser, que les flots, des urgences, des faits divers ou des mauvaises nouvelles. Notre unité suppose de lutter sans relâche contre l'antisémitisme, contre le racisme, contre toutes les formes de discrimination.
Notre unité exige de reconnaître que chaque Française, chaque Français a un rôle à jouer pour relever les défis qui sont devant nous, que chacun d'entre nous est nécessaire et doit être encouragé et reconnu. Oui, dans notre vie de chaque jour, au fond, je nous souhaite plus de bienveillance et plus d'humanité. Mon deuxième vœu est un vœu de force, d'indépendance. Alors que la loi du plus fort tente de s'imposer dans les affaires du monde et que notre Europe est assaillie de toutes parts, nous devons défendre notre indépendance et nos libertés.
Notre indépendance exige que nous continuions d'investir dans nos armées, dans nos forces de sécurité, dans nos services publics et notre économie malgré les difficultés financières. Depuis dix ans, j'ai beaucoup plaidé et nous avons beaucoup fait pour renforcer en européen cette indépendance et il nous faut accélérer. L'Europe de la défense a longtemps été un débat, elle a commencé de se faire et en 2026, cela accélérera. Dès le 6 janvier prochain, à Paris, de nombreux États européens et alliés prendront des engagements concrets pour protéger l'Ukraine et assurer une paix juste et durable sur notre continent européen.
Protégeons aussi notre Europe industrielle et agricole en instaurant des règles de commerce loyales, justes vis-à-vis du reste du monde. Osons être une vraie puissance qui assume une préférence européenne pour ses emplois, ses entreprises. bâtissons une Europe indépendante dans l'industrie spatiale, le quantique ou l'intelligence artificielle. Il en va de notre prospérité en France comme en Europe. Mon dernier vœu est un vœu d'espérance. Espérance pour nous-mêmes et pour nos enfants. Ne renonçons pas. Ne renonçons pas au progrès.
Encore possible, à condition de le bâtir, de travailler dur, d'investir dans la durée et de reconnaître que les avancées véritables ne se font pas en un jour, mais qu'elles prennent parfois le temps d'une génération. Ne renonçons pas à réconcilier climat, biodiversité, croissance et indépendance. Ne renonçons pas aux grandes découvertes scientifiques, à l'amour de la science et de la recherche, aux succès économiques. Ne renonçons pas à la place de la lecture, du beau, de la culture. Ne renonçons pas chaque jour à être une nation plus solidaire, plus fraternelle. Oui, au fond, je nous souhaite de résister à l'ère du temps, tout simplement car nous sommes français.
Nous devons tenir bon sur ce que nous chérissons, l'humain, la paix, la liberté. Nous y arriverons. Alors regardons devant et regardons loin, comme citoyens et comme nation. Mes chers compatriotes de France hexagonale, de nos outre-mer et vivant à l'étranger, je vous souhaite une très belle, une très heureuse année 2026. Vive la République. Vive la France. Si vous ne parlez pas
un anglais parfait, ce petit gadget est un véritable code de triche. Il s'appelle TalkBuds, des écouteurs de traduction boostés à l'IA qui vous permettent de comprendre l'anglais rapide en temps réel, dans les films, réunions, aéroports ou hôtels, sans demander à quelqu'un de répéter et sans ouvrir la moindre application. Pas de cours, pas de sous-titres, pas de Wi-Fi, juste vous en train de tout comprendre enfin. La plupart des gens pensent qu'ils sont nuls en anglais. Le vrai problème, les gens parlent trop vite, mélangent les accents, en utilisant des accents.
Emmanuel Macron