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AutreFrance Inter — Le débat de midi (sur Site radio)· 30 juillet 2025 42 minAutoproduitMixteEnvironnement & énergieÉducation & recherche

Les influenceurs ont-ils tué l'info ?

Source d'origine 4 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 13 %Attaque 4 %Défensif 2 %

Temps de parole

  • Invité27 %
  • Présentateur24 %
  • Invité 219 %
  • Invité 315 %
  • Locuteur non identifié8 %
  • Invité 43 %

1,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Inter. Bonjour et soyez les bienvenus dans le débat de midi sur France Inter. Aujourd'hui, on s'intéresse à vos sources d'informations. Les médias traditionnels ou les réseaux sociaux, peut-être un petit peu des deux. À l'heure où l'on parle de surcharge informationnelle, la vraie question serait plutôt de savoir à qui faire confiance. Les jeunes, eux, ont fait leur choix. 70% des 15-34 ans s'informent chaque jour via Instagram, TikTok ou Snapchat en tête de bondole selon Médiamétrie. Et ce n'est pas forcément une mauvaise nouvelle car ils ne fuient pas l'information. Les jeunes lisent, cherchent, commentent.

Mais différemment, ils veulent une info plus vivante, plus directe, plus incarnée sans doute. Il n'empêche, ce nouveau rapport à l'information pose des questions car ces figures de l'influence, même engagées, ne sont pas soumises aux mêmes règles que les journalistes. Cela remet-il pour autant en question leur crédibilité ? Peut-on encore s'informer dans un monde calibré pour le buzz et l'algorithme ? L'expertise est-elle encore un critère de légitimité ? Un sondage IFOP récent montre que pour les jeunes, un bon débat n'est pas d'abord une affaire de diplôme, mais plutôt une question de respect mutuel et d'écoute. L'expertise, elle, n'arrive qu'en troisième position et loin derrière.

Alors, les réseaux sociaux ont-ils tué l'en faut ? La jeunesse est-elle perdue pour les médias traditionnels ou est-elle au contraire en train de leur montrer la voie vers une nouvelle forme de journalisme ? On en débat jusqu'à midi 45.

1:31
Locuteur non identifié

France Inter, le débat de midi, c'est ce qu'il y a de ville.

1:38
Présentateur

Et comme chaque jour, chères auditrices, chers auditeurs, vous pouvez participer à ce débat. Réagissez dès à présent sur l'application France Inter ou envoyez-nous des notes vocales sur le WhatsApp de l'émission. Voici le numéro 01 45 24 7000. 01 44 45, pardon, 24 7000. J'ai le plaisir d'accueillir aujourd'hui en studio Julie Charpentras. Bonjour et bienvenue Julie. Vous êtes rédactrice en chef du service d'investigation numérique de l'agence France Presse. En résumé, on parle de fact-checking. Bienvenue aussi à vous Hugo Couturier, alias Hugo Auperchoir, vidéaste et vulgarisateur politique actif en ligne et sur Twitch, on va en parler.

Par téléphone, j'ai le plaisir également d'accueillir Serge Barbet. Bonjour.

2:23
Invité

Bonjour.

2:24
Présentateur

Vous êtes directeur délégué du CLEMI, le centre pour l'éducation aux médias et à l'information. Alors, une des actualités à la une ce matin, c'est évidemment ce séisme en Russie, ces alertes au tsunami, notamment en Polynésie. Julie Charpentras, où s'informer à ce sujet ?

2:41
Invité

Alors, je vais faire une réponse très simple sur les comptes réseaux sociaux de l'AFP, par exemple. Non, au-delà de ça, effectivement, vaste question. Donc, je vous confirme effectivement que dès cette nuit, dès ce matin, on a déjà énormément de fausses infos et de vidéos décontextualisées sur le tsunami, sur les alertes au tremblement de terre. De quel type ? Alors, c'est tout simplement ce qu'il y a de plus simple à chaque fois qu'il y a une grosse actu comme ça. Quelqu'un s'amuse à récupérer des images de tremblements de terre, par exemple, au Japon l'année dernière, pour les présenter comme étant des images du Kamchatka cette année, en fait.

Tout simplement, on a aussi recyclé, là, déjà, des vidéos d'un tremblement de terre en Birmanie. On sait tous que regarder des images de tremblements de terre, dès qu'il y a quelque chose qui se passe, c'est fascinant, ça fait peur. On les regarde tous, on les partage, on est happés. C'est comme ça que ça fonctionne, les réseaux sociaux, on est tous là-dedans. Et on oublie, on ne se pose même pas la question de savoir si c'est authentique, si c'est la bonne. Parce que finalement, une super-être qui bouge pendant un tremblement de terre, c'est des images qui se ressemblent les unes aux autres. Mais parfois, on oublie aussi le bon sens, ou qu'on regarde la vidéo sur les réseaux sociaux.

Par exemple, il y a une vidéo de ce matin, elle est censée se passer en Russie. On voit sur l'image que ce sont des personnes qui ressemblent plutôt à des personnes au Japon, ou comme ça, il y a des petits indices comme ça, de bon sens, qui peuvent faire un peu douter. Mais le principal problème, c'est de faire le tri, en fait. C'est que là, on est submergé, sans mauvais jeu de mots. Où vous informez-vous, Hugo Couturier ? Eh bien, moi, je m'informe via les journalistes sur Twitter. C'est pour beaucoup, évidemment. J'ai ce qu'on appelle des listes sur Twitter.

Et j'ai créé une liste qui s'appelle La Veille Politique, où en gros, j'ai mis plus de 230 journalistes politiques ou commentateurs politiques. Et c'est vrai que pour trouver des informations, c'est très pratique. Mais comme à chaque fois, des fois, il y a des journalistes qui, je ne vais pas dire se tromper, mais qui peuvent parfois donner des informations qu'ils ont eues, qui peuvent s'avérer fausses, même pas de leur responsabilité, juste parce qu'ils ont été, l'information pouvait être vraie à un moment, et après être démentie par la réalité. Et en fait, c'est un agrégat. Et ça m'arrive des fois en live, j'ai un bouton qui s'appelle une alerte son.

Donc, en gros, que je clique, il fait un truc alerte info, et en gros, je fais, oh, information qui vient de tomber, puis quelques minutes après, ah, en fait, non, il s'est trompé, il a supprimé son tweet. Donc, il faut toujours dire aussi aux gens, attention, ça peut bouger, on va attendre la consolidation. J'ai des copains streamers, c'est pareil. Les informations viennent du tchat. Par exemple, la mort de Jean-Marie Le Pen, c'est mon tchat qui me l'annonçait. Je dis, vous êtes sûr, on va aller vérifier, etc., etc.

5:29
Présentateur

Et puis, la liste, elle peut évoluer. Le média peut bouger lui-même aussi, et c'est un danger. Est-ce que vous avez revu votre liste depuis qu'Elon Musk a racheté Twitter X ?

5:36
Invité

Alors, non, mais par exemple, sur certaines listes que j'ai aussi, par exemple, sur les anciens députés, il est possible que j'ai enlevé certains députés qui, ce qu'on appelle floudes, c'est-à-dire qui postent énormément, énormément, et pas forcément des choses qualitatives, qui, en fait, donnaient une mauvaise qualité aussi à ma veille. Et du coup, voilà, mais c'est vrai qu'il faut surveiller.

Et des fois, oui, il y a certains médias que j'ai bloqués, parce que des fois aussi, pour éviter que ça floute, puisque l'algorithme pousse certains comptes pas forcément qualitatifs, puisqu'on va en reparler, mais la puissance algorithmique de ces réseaux-là a un grand impact, notamment pour montrer des choses pas forcément de qualité. C'est vrai que, dans le fil pour vous, on vous propose des choses qui ne sont pas forcément adaptées pour vous, mais que l'algorithme aimerait que vous relayiez, de certains médias, notamment d'extrême droite. C'est vrai que les bloqués, ça donne un peu une petite bouffée d'air, quand même, dans un climat anxiogène qui est poussé par ces réseaux sociaux.

6:31
Présentateur

Serge Barbet, au Clémy, vous travaillez sur cette thématique-là. Vous organisez d'ailleurs chaque année la semaine de la presse à l'école consacrée depuis deux ans en thème. Où est l'info ? Où se trouve l'info ? Alors, où se trouve-t-elle chez les jeunes, Serge Barbet ?

6:46
Invité

L'information, aujourd'hui, est partout. Elle est omniprésente, elle est dans nos écrans, elle nous parvient par tous les supports possibles et imaginables, par le son, l'image. Et évidemment, à l'ère du numérique, on parle d'infobésité, c'est un néologisme qui débient les choses. Et donc, à moi, Saskia, vous n'avez pas posé la question de savoir comment je m'informais ?

7:09
Présentateur

Mais non, mais allez-y, répondez-y, je vous en prie.

7:11
Invité

Mais j'essaye de m'astreindre une hygiène informationnelle personnelle, c'est-à-dire de garder l'information à distance, justement pour éviter que cette infobésité me mette dans une position, finalement, d'être dominé par l'information, plutôt que je ne la maîtrise. Et je crois que c'est un des enjeux du Clémy, de l'éducation aux médias et à l'information auprès des publics les plus jeunes, mais de toutes les générations également, d'apprendre, finalement, à avoir cette hygiène informationnelle, maîtrisée, plutôt que d'être dominé par des informations qui nous parviennent par tous les canaux et qui captent notre attention en suscitant nos émotions.

Et donc, l'information la plus fraîche, celle du tsunami dont vous avez parlé ce matin, effectivement, elle suscite énormément d'émotions parce qu'elle est spectaculaire. Et donc, elle permet également une prolifération des fausses nouvelles, des fausses informations. On va truquer l'information pour essayer de vous maintenir le plus longtemps possible connecté parce qu'évidemment, l'enjeu, il est commercial.

8:07
Présentateur

Et on va en reparler, évidemment. Je vais reprendre vos termes, Serge Barabé, et me tourner vers vous, Julie Charpentras. Comment maîtriser l'information ? C'est une vraie question, ça.

8:16
Invité

Je pense qu'un des plus... Enfin, là, il y a beaucoup de choses très justes qui ont été dites. Je pense qu'une des astuces, si l'on peut dire, et un des mots-clés, ça va être le tri. Faire le tri dans ce chaos informationnel et désinformationnel qui est aujourd'hui celui qui fait peur, celui qui déprime, celui qui fait qu'on ne s'y retrouve pas. Donc, moi, on peut conseiller aux gens, effectivement, un peu comme disait Hugo, de se sélectionner un certain nombre de comptes auxquels on a confiance. Alors, pas forcément de médias. Oui, voilà. En quels médias avoir confiance ? En quel site ou quel profil ? Voilà, alors ça, c'est toujours une question un peu compliquée que les journalistes...

On va toujours répondre, bah, l'AFP, Radio France, des médias qui ont pignon sur rue. Et ça reste absolument, il faut absolument le dire, des balises de journalisme qui vont pouvoir aider à s'y retrouver et présenter des sources fiables d'informations. Ça ne veut pas dire que c'est les seuls. Certains, effectivement, influenceurs sur les réseaux sociaux, comme Hugo ici aujourd'hui ou d'autres, font aussi un travail qui vient compléter ou offrir à un autre public aussi des informations fiables et vérifiées. Mais encore une fois, ça a été dit à l'instant, pour ne pas être submergé, il faut au préalable peut-être prendre le temps de sélectionner un certain nombre de comptes.

9:51
Présentateur

Mais alors, qu'en est-il des informations qui viennent, par exemple, d'endroits où les journalistes que vous avez cités, Julie Charpentras, n'ont pas accès, je pense, notamment à Gaza, dont on parle évidemment beaucoup dans l'actualité ?

10:03
Invité

Alors, les journalistes internationaux n'ont pas accès à Gaza, ça, tout le monde le sait, circulent beaucoup de choses. Donc, en fait, sur Gaza, c'est un peu compliqué. Il peut y avoir beaucoup de désinformation, mais il y a aussi un manque d'informations par le manque de journalistes sur place. Présents sur place. Présents sur place. Alors après, il y en a des journalistes. Ça a été l'actualité un petit peu de la semaine dernière, à propos justement de nos équipes de journalistes palestiniens à Gaza qui ont fait cet appel au secours pour dire dans quelle situation de désespoir ils étaient. Donc, il y a des informations qui circulent via l'AFP, en l'occurrence.

Et pour le coup, après, en tant qu'agence de presse, c'est nous qui pouvons les diffuser au reste des médias mondiaux. Donc, sur des exemples comme ça, avec très, très peu d'accès, il y a finalement peu de sources fiables où on va avoir la certitude qu'on ne va pas être trompé ou manipulé. Et j'ai envie de dire l'ADN de l'AFP pour ce qui est d'aller vite dans le monde d'aujourd'hui. Je crois qu'évidemment, on va en reparler, c'est une évidence. C'est dans l'ADN d'une agence de presse. Mais c'est aussi dans notre ADN d'être une source fiable et d'avoir vérifié, d'aller vite et de vérifier.

Et ça, pour ça, les médias professionnels avec des accès sur place sont quand même très bien positionnés sans avoir le monopole de cela. Et on revient au terme du débat même, en fait.

11:37
Présentateur

Qu'est-ce qui vous a donné envie, Hugo Couturier, de vous lancer sur les réseaux sociaux ?

11:43
Invité

En fait, c'est un peu une conjonction de choses pas prévues. C'est-à-dire que j'ai fait une école de journalisme qui s'appelait l'EFJ, l'École Française du Journalisme. J'ai été diplômé fin 2019. Et en fait, mon stage de dernière année, c'était dans une boîte qui voulait être le Twitch français qui s'appelait 6.tv qui a fermé pendant que j'y étais. Et on avait pour consigne de, je ne vais pas dire un gros mot à l'antenne, mais de produire régulièrement du contenu plus d'une heure par jour sur cette plateforme. Et c'était pendant les Européennes. Donc, en fait, j'ai fait du live sur les Européennes. Et de petit à petit, il y a eu le Covid. Oh, je ne fais rien chez moi dans mon appartement.

Je vais faire des vidéos. Je vais faire du live. Mon premier live, ça a été l'assaut du Capitole sur ma chaîne personnelle, même s'il y avait l'élection de Joe Biden en 2020. Ça a été cet assaut-là. Et très vite, l'actualité qui est très à pente. Je pense que c'est aussi pour ça qu'on fait ce métier-là. C'est parce qu'on est passionné par l'actualité. On est passionné par les news, de vivre l'histoire. Moi, voilà, un des lives que j'ai fait aussi, j'étais un des premiers streamers en France à être sur la guerre en Ukraine. Il était 3-4 heures du matin. Je n'étais pas encore couché. J'ai l'info qui tombe. Je lance mon live. Et je pars pour 12 heures de stream. Pour les élections aussi.

C'est-à-dire, nous, les petits journaux politiques, enfin, petits journaux politiques, quand on n'a pas beaucoup de spectateurs, c'est-à-dire que par rapport à la première radio de France que je salue bien bas, on n'a pas forcément de l'audience. Mais c'est vrai que vivent des élections. Par exemple, je sais que je peux citer que pour les élections législatives de cet été, sur Twitch, ça a été une folie furieuse. Je n'ai jamais vu autant de gens, même l'émotion de censure. Jean Massier, l'ami Jean Massier, qui fait Backseat sur Twitch, que je vous invite aussi à aller suivre. Ils étaient plus de 70 000 pour la motion de censure de 2023 contre Elisabeth Borne.

Ils étaient plus de 30 000 premières chaînes monde sur Twitch. Donc, il y a vraiment une population, effectivement, qui n'écoute plus les médias traditionnels parce que malheureusement, on est aussi dans nos silos informationnels. On est aussi dans... On reçoit souvent les mêmes gens, etc. Et il y a des gens, mais ils veulent entendre autre chose. Ils vont sur aussi des discours différents sur ces plateformes-là. Et c'est l'équilibre aussi à trouver.

13:44
Présentateur

Et bien justement, qu'est-ce que les jeunes trouvent sur les réseaux et non pas à la télévision, à la radio ou dans la presse écrite. On va continuer à en débattre ici dans ce débat de midi. Je vous propose d'écouter Lou, scène de Yakuza et son titre Good to know. Bon à savoir.

14:00
Locuteur non identifié

Le débat de midi.

16:51
Auditeur

Tu m'en formes pas mal sur les réseaux sociaux. Après, c'est vrai que ce n'est pas la source la plus fiable à mon sens. Moi, je m'en forme beaucoup sur les réseaux sociaux comme tout le monde. Ça m'arrive de regarder des infos et de me dire « Ah ouais, quand même, incroyable ! » Et puis après, la raison vient et on se dit « Mais c'est quoi la source ? » Et au moment où on cherche la source, on s'aperçoit qu'il n'y en a pas.

17:10
Présentateur

Et voilà un micro-trottoir préparé par Anaï Balista et Ryan Saïbi qui ont tendu leur micro dans la rue. On a aussi évidemment beaucoup de réactions de nos auditrices, nos auditeurs sur l'application France Inter. Julie qui nous dit « Je suis maman de trois jeunes adultes. » Ils s'informent sur les réseaux car ils ne supportent pas le ton hyper angoissant des journalistes télé et radio et le traitement effrayant des informations. Je trouve qu'ils ont raison. Olivier nous dit ceci « Intéressant d'entendre qu'il y a du recyclage d'images de tremblements de terre en le faisant passer pour celui de cette nuit.

» On voit des articles dans la presse en ligne ou papier avec de vieilles photos et indiquer en tout petit que ce n'est pas lié au sujet. Donc même les professionnels ne sont pas professionnels. Et ça, on va en parler évidemment. Et puis, quelqu'un qui n'est pas d'accord avec vous, Julie Chaffantera, l'info a été aussi tuée par de nombreux médias, y compris France Inter, soit en invisibilisant certaines infos, soit en minimisant d'autres, soit en ne traitant pas certaines infos. C'est vrai ça. Les médias traditionnels, institutionnels, sont-ils irréprochables ? Julie Chaffantera, je rappelle, vous êtes rédactrice en chef du service d'investigation numérique de l'agence France Presse.

18:16
Invité

Évidemment non. D'ailleurs, personne ne l'est. Les médias traditionnels, effectivement, ont besoin aussi de balayer dans leurs portes. Et il y a une remise en question et un questionnement quotidien dans les rédactions, en tout cas pour la mienne et pour beaucoup. Ce questionnement, il est permanent. Après, ce qu'il faut bien avoir en tête, c'est savoir distinguer ce qui est de l'erreur ou de la manipulation volontaire. Donc là, on ne va pas forcément rentrer là-dedans. Mais sur les réseaux sociaux, vous avez de tout. Vous avez monsieur et madame tout le monde. Vous avez des gens dont le business est de tromper ou donner de mauvaises informations. Et vous avez aussi les médias.

Quand les gens disent je m'informe sur les réseaux sociaux, finalement, les réseaux sociaux eux-mêmes ne sont pas forcément la source. Comme disait l'un des auditeurs, on va regarder la source avec c'est leur réflexe et finalement, on ne la trouve pas. Si on veut répondre à votre question, Saskia, c'est plutôt non, les médias traditionnels ne sont pas irréprochables. Il y a eu des erreurs plus ou moins graves. Il y en a tous les jours. Même à l'AFP. Le flow de l'information, bien sûr. Après, c'est une question de transparence. à l'AFP. C'est moins visible parce qu'on n'est pas au contact direct du grand public.

Mais dès qu'il y a une erreur factuelle dans une dépêche de l'AFP, il y a immédiatement le plus vite possible une correction de façon à ce que de façon transparente les clients de l'AFP le voient. Je pense que la transparence expliquée par exemple que la photo est une photo d'illustration de façon extrêmement claire pourrait peut-être sans doute par exemple dans certains médias être mieux fait. Après, dire que ça a tué l'information, ça, ça peut être un point de vue. Je pense que ce n'est pas parce qu'il y a des erreurs et que les choses pourraient être faites autrement ou mieux par un moment que ça tue forcément tout un secteur ou toute une notion qui est la notion même d'information.

20:16
Présentateur

C'est juste ça. Alors si on en revient à notre information sur les réseaux sociaux, Serge Varbet, il y a aussi des zones grises. Je pense à la publicité, au sponsoring, parfois à l'absence de neutralité assumée.

20:32
Invité

Oui, en fait, les réseaux sociaux et je crois que Julie vient de l'expliquer, on y trouve de tout. Donc l'exercice pour nous, l'objectif est d'aider aujourd'hui nos concitoyens et dès l'école, dès les plus jeunes âges à identifier ce qu'est un contenu d'information par rapport à ce qui peut être un contenu commercial ou une communication. Évidemment, tout ne se vaut pas. Et en matière d'information, nous avons à défendre un écosystème d'acteurs. Aujourd'hui, on parle de la pluralité, du pluralisme et de l'indépendance des médias qui sont des conditions même de la démocratie. Et donc, nous sommes sur un enjeu qui va au-delà du simple débat autour de l'avenir des médias.

C'est un débat qui plonge au cœur des enjeux démocratiques et de la société que nous voulons construire. Et donc, évidemment, nous avons ce travail mirifique à faire aujourd'hui au sein du système éducatif mais également auprès de tous les publics. On parle de parentalité numérique parce qu'il s'agit aujourd'hui de défendre des espaces informationnels de qualité qui ne sont pas pollués par des informations soit tronquées, erronées, transformées, truquées.

Et nous sommes aujourd'hui dans cette ère des IA génératives qui permettent justement de multiplier à l'infini soit des utilisateurs artificiels ou des messages synthétiques faits de toutes pièces dans un contexte, je le rappelle également, géopolitique puisqu'on a parlé de la Russie notamment, on a parlé du Proche-Orient qui est propice à toutes les manipulations et à toute forme de propagande aujourd'hui.

Et donc, on est dans cette équation extrêmement sensible aujourd'hui de protéger nos espaces informationnels, les acteurs fiables, les tiers de confiance que sont les médias et puis dans ces médias, évidemment, il y a aussi des médias qui sont des médias d'opinion voire aujourd'hui des médias partisans et il y a également des offensives extrêmement fortes, pas simplement en France mais portées une charge accusatoire sur les médias publics et là, c'est aux concitoyens que nous sommes de prendre conscience que derrière ces offensives, il s'agit de défendre nos intérêts de citoyens parce que l'information, les médias ont un rôle extrêmement puissant et important pour éduquer, pour informer, pour divertir certes mais ce sont des missions essentielles qui plongent aujourd'hui sur ces enjeux démocratiques que je viens d'évoquer.

22:49
Présentateur

Alors vous avez évoqué beaucoup de choses dans ce commentaire Serge Barbet, j'avais envie quand même de rebondir juste avant de passer la parole à Hugo Couturier qui trépine sur son siège et qui a envie de vous répondre à quand même rebondir sur cette intégration aussi de l'IA dans l'information avec ces formats courts sur les réseaux sociaux qui poussent à parfois une simplification excessive voire à des erreurs ou désinformations et parfois cela donne ceci.

23:14
Locuteur non identifié

Et si les pyramides étaient d'anciens générateurs d'énergie, certaines études suggèrent qu'elles sont parfaitement alignées avec des champs électromagnétiques et que leur forme unique pourrait concentrer une énergie mystérieuse perdue avec le temps. Un mystère que l'histoire officielle ne nous raconte pas. Et si les pyramides renfermaient encore des secrets que nous n'avons pas découverts, dis-moi en commentaire ce que tu en penses. Hugo Couturier, une petite réaction.

23:35
Invité

Sur l'IA, c'est comme tout en fait. Il y a ce qu'on en fait, etc. Moi, l'IA, je ne l'utilise pas forcément parce que je n'en ai pas l'opportunité. Mais c'est vrai que pour des créateurs de contenu sur le numérique qui sont seuls, parfois l'IA peut leur faciliter le travail. Mais c'est vrai que des fois, l'IA crée beaucoup de contenu parce qu'il ne faut pas oublier que sur ces plateformes-là, il faut faire énormément de contenu, notamment TikTok pour gagner de l'argent et faire une fausse vidéo TikTok, enfin une fausse vidéo IA avec quelque chose qu'on sait que ça va faire cliquer les gens et que ça va faire apporter de l'argent. Il y a des gens, ils y voient une mine d'or en fait.

Oui, en l'occurrence, dans l'exemple que vous venez de passer, ce n'est pas, comment dirais-je, raconter des choses sur les pyramides, des choses fausses, ça vous pouvez le faire vous-même, etc. Là, en l'occurrence, on entend assez facilement que c'est une voie IA, mais ce n'est pas pour ça nécessairement que les gens vont savoir si ce que raconte cette voie est vrai ou faux. Donc, ça rajoute encore des niveaux de complexité qui fait, encore une fois, qu'on est dans un chaos informationnel. Et là où ce que disait Serge Barbet est très important, c'est qu'on parle d'éducation, en fait, finalement. Qu'est-ce que je vois sur les réseaux sociaux ? Qui me parle ? Moi, quels sont mes biais aussi ?

Qu'est-ce que j'ai envie de croire ? Quelles sont mes opinions ? Quelles sont mes croyances ? On est dans une extrême complexité, mais surtout, toujours se poser la question, qu'est-ce que je vois ? Qu'est-ce que je regarde ? L'IA permet, effectivement, de démultiplier, de plus facilement créer des contenus. Vrai ou faux, d'ailleurs ? Vous pouvez tout à fait utiliser une voie IA, ce n'est pas sale en soi, pour donner une information exacte. Le problème, c'est que c'est évidemment aussi utilisé pour, encore une fois, donner une nouvelle échelle à la diffusion de la désinformation.

25:16
Présentateur

Hugo Couturier, vous l'avez dit, vous êtes journaliste de formation, vous faites souvent des lives sur Twitch, donc les spectateurs peuvent évidemment intervenir. Est-ce que vous avez toujours le temps de vérifier les informations que vous recevez sur votre feed avant de les redistribuer à votre public ?

25:32
Invité

Alors, je suis en live, moi, tous les jours, du lundi au vendredi, sur Twitch. J'ai fait une exception pour être avec vous aujourd'hui.

25:37
Locuteur non identifié

Vous êtes merveilleux.

25:39
Invité

Et en fait, oui, je fais en sorte de vérifier, mais souvent en live. En fait, je pense que les gens ont besoin aussi de... Et je pense que c'est une chose que les médias dits classiques doivent faire aussi. C'est de la pédagogie. Le clémy est aussi important vis-à-vis de ça sur l'éducation aux médias parce que je trouve qu'on n'a pas assez expliqué. Et c'est pour ça, on voit d'ailleurs le succès des vidéos coulisses, etc., etc. Je prends l'exemple en prenant l'AFP parce que moi, j'étais adolescent quand c'est tombé la fameuse erreur sur la fausse mort de Martin Bouygues qui avait marqué beaucoup de gens.

Mais en fait, après, il y a eu un travail d'explication de la part de l'AFP sur pourquoi il y a eu cette erreur. Et je pense qu'expliquer comment se crée un journal, comment on choisit telle ou telle information, comment on choisit tel ou tel intervenant, je pense que ça peut être intéressant parce que ça explique beaucoup de choses aussi sur cette défiance. Il y a une vraie défiance médiatique. Et je pense que si les médias font ce travail de transparence, expliquer, si on reçoit telle personne, c'est parce qu'il a fait... Je pense que c'est important.

26:29
Présentateur

Julie Charpentras rapidement.

26:30
Invité

Alors, je suis absolument d'accord avec vous, Hugo. Je pense que les médias ont longtemps pas forcément trouvé très intéressant ou d'expliquer comment ils travaillaient. Et effectivement, c'est une des choses qu'on fait vraiment qui est très importante précisément dans le fact-checking. C'est de faire des formats pédagogiques et on ouvre le capot. Voilà qui on a appelé. Voilà quels outils. Il n'y a rien de magique. Il n'y a rien de secret. On ne vous cache rien. Voilà comment on a travaillé. Ça demande un savoir-faire, mais ce n'est pas si compliqué. C'est ce que fait par exemple

27:03
Présentateur

Élise Lucet sur sa chaîne YouTube.

27:05
Invité

C'est des formats qui fonctionnent de plus en plus qu'on peut faire sur des formats très courts, des formats plus longs, des formats plus ou moins approfondis, mais qui, et là je rejoins tout à fait Hugo, sont une des clés pour renouer une forme de confiance et de dialogue avec le public. Et ça, c'est effectivement

27:24
Présentateur

très important. Alors, est-ce que l'une des solutions, ce n'est pas, au lieu d'opposer les journalistes influenceurs, de les rapprocher ? On va continuer à en parler évidemment dans le débat de midi. Il est midi 31. On écoute ici ce titre Talking to the Trees de Neil Young. Nouveau titre de Neil Young sur France Inter. Il est midi et 34 minutes.

30:00
Locuteur non identifié

Le débat de midi Saskia de Ville sur France Inter.

30:10
Présentateur

Jusqu'où va l'influence des réseaux sociaux ? Un sujet de société abordé par un journaliste ou une créatrice peut-il remonter même jusqu'à l'Elysée ? C'est ce qui se fait passer le 1er juillet dernier.

30:24
Invité

Bon les gars, ça y est, je suis avec le président de la République, Emmanuel Macron. On s'est rencontrés aujourd'hui pour échanger par rapport à la santé mentale des jeunes.

30:32
Locuteur non identifié

On a passé une heure et demie ensemble. On avance.

30:36
Présentateur

Bonjour, Miel Habitbol.

30:39
Invité

Bonjour.

30:40
Présentateur

Vous êtes avec nous en direct sur France Inter. Vous êtes créatrice de contenu, fondatrice de Link, une application et une fondation pour la santé mentale des jeunes. Vous cumulez plus de 2 millions d'abonnés et 327,5 millions de j'aime sur la plateforme TikTok. Vous avez été reçu par Emmanuel Macron, on l'entendait, le 1er juillet dernier. Après l'avoir interpellé sur TikTok, vous dénonciez alors l'inaction du gouvernement en matière de santé mentale et Macron, vous avez promis une rencontre, ce qu'il a fait. Comment en êtes-vous arrivé là et que pensez-vous ? Pouvez-vous vous définir en tant que journaliste ou comment voyez-vous les choses ?

31:18
Invité

Écoutez, la santé mentale des jeunes, c'est un sujet que nous, on prend avec mon père et le docteur Clermorin qui est médecin psychiatre, donc les trois cofondateurs de Link.

On est sur ce sujet-là depuis maintenant presque deux ans à fond pour changer les choses et c'est vrai qu'au niveau politique, il y a vraiment un retard qu'on observe et qu'on constate parce qu'il y a beaucoup de promesses, il y a beaucoup d'espoir mais il n'y a pas beaucoup d'action et pour moi, c'était essentiel qu'en fait, on arrive à faire bouger les choses et à faire porter notre voix et ce n'est pas que ma voix que je fais porter, c'est aussi ceux de tous les jeunes qui me suivent et qui soutiennent la cause, qui soutiennent l'application, qui soutiennent les messages qu'on fait passer et les actions qu'on a envie de mettre en place.

Moi, je ne me définirais pas comme journaliste pour la santé mentale des jeunes, je dirais plus que nous, on mène un combat pour améliorer leur bien-être et pour faire en sorte que la jeunesse soit plus épanouie que celle d'aujourd'hui.

32:12
Présentateur

Est-ce que vous pensez que les médias traditionnels ne sont pas assez à l'écoute des sujets qui intéressent les jeunes aujourd'hui ?

32:19
Invité

Je pense que s'ils commencent à s'intéresser de plus en plus car ils voient que ça marche parce qu'aujourd'hui les jeunes sur les réseaux sociaux c'est quand même s'il y a beaucoup de jeunes et c'est un gros marché on va dire pour tout ce qui est médias et tout donc forcément ça les intéresse et donc ils se mettent de plus en plus sur ces sujets-là et on le voit même au niveau des pouvoirs publics et tout qui essayent de rajeunir leur audience

32:40
Présentateur

notamment sur les réseaux sociaux. Et les réseaux sont une caisse de résonance on pourrait dire cela ou du moins c'est pas moi qui le dit c'est Mila qui a 13 ans qui nous a laissé une note vocale.

32:50
Locuteur non identifié

C'est une façon de s'informer comme une autre et on est nombreux et nombreuses à pas seulement suivre l'information sur les réseaux de par le travail de journalistes citoyens entre guillemets qui ne sont pas qualifiés mais à se servir des réseaux comme d'une caisse de résonance.

33:07
Présentateur

Alors je ne sais pas au guru couturier si vous avez votre carte de presse ?

33:10
Invité

Non malheureusement le statut ne me permet pas de le faire parce que je suis en tant qu'auto-entrepreneur via Twitch et malheureusement d'ailleurs ça pourrait être un projet de réforme parce que la carte de presse ne fait plus la qualité du journaliste je pense à je crois que les journalistes de frontières ont la carte de presse mais on a vu le fameux cash investigation qu'ils ont fait sur Élise Lucet qui était bourrée de fake news carte de presse ne fait plus qualité désormais malheureusement et c'est assez dramatique.

33:34
Présentateur

Julie Charpentras Charpentras Charpentras excusez-moi pardon

33:37
Invité

c'est toujours un terrain glissant quand on est quand on est effectivement journaliste titulaire de la carte de presse depuis 20 ans dans une maison comme l'AFP mais c'est des questions qu'on se pose en permanence de toute façon la carte de presse elle-même en France n'est pas la condition sine qua non pour travailler en tant que journaliste c'est justement une garantie démocratique que ce ne soit pas soumis à la carte de presse notamment.

comment dire de toute façon aujourd'hui les usages font qu'il y a le journalisme citoyen il y a les influenceurs les réseaux sont là les gens on parle des jeunes mais des personnes plus âgées sur Facebook par exemple s'informent il y a les réseaux sociaux donc les usages ils ont déjà changé donc effectivement les médias les journalistes traditionnels doivent en tenir compte en fait il y a plusieurs façons d'aborder la question le journalisme c'est une profession qui s'apprend pour autant ça ne veut pas dire que c'est seulement en ayant fait des écoles de journalisme en ayant acquis ces choses-là dans une école ou sur les bancs de la fac qu'on peut devenir journaliste il y a plein de journalistes de grands journalistes dans l'histoire du journalisme qui le sont devenus de plein de façons différentes et au contraire ça fait une profession si elle devient d'horizons différents peut-être plus sensible à d'autres problématiques donc tout ça fait la richesse du journalisme qui est précisément en phase avec le monde avec la société encore une fois j'en reviens toujours à la même chose c'est un peu la question qu'on posait tout à l'heure c'est-à-dire que les médias traditionnels ou l'étiquetage journaliste il correspond à quelque chose il est censément représenté un certain nombre de garanties de professionnalisme de j'allais dire de neutralité mais on sait aussi qu'il y a des médias qui sont ouvertement militants on en revient toujours la même chose savoir ce qu'on écoute et que son lit qui parle et dans quel but

35:32
Présentateur

merci beaucoup Miel Habibbol d'avoir été avec nous ce matin sur France Inter on va continuer ce débat avec vous trois Julie Charpentras rédactrice en chef du service d'investigation numérique de l'agence France Presse Hugo Couturier alias Hugo Perchoir vidéaste et vulgarisateur politique et puis par téléphone toujours Serge Barbet directeur délégué du Clémy je posais la question un petit peu plus tôt l'avenir du journalisme passe-t-il par l'hybridation avec l'influence Hugo Couturier vous collaborez désormais avec la chaîne parlementaire qu'est-ce que ça représente c'est un aboutissement ou une corde de plus à votre arc

36:09
Invité

les deux c'est un aboutissement parce que pour ma famille mon papa il me dit mais quand j'étais au chômage il me dit pourquoi tu ne tentes pas LCP parce qu'ils prennent des stagiaires et je ne peux pas mais voilà et oui c'est une grande fierté d'être sur une belle chaîne comme la chaîne parlementaire et qu'est-ce que ça apporte je pense que et ça s'est vu lors de la saison précédente les gens ils ont des questions à poser en fait et je pense que c'est aussi important sur la remise en question même de comment nous on travaille avec le public et on le voit vous prenez des auditeurs on voit les auditeurs ils ont des questions ils ont des remarques ils ont envie de se faire entendre et que parfois nous les journalistes on est dans des silos informationnels on sait ah mais on sait de toute façon on connait c'est comme ça que ça marche c'est comme ça que ça marche mais le grand public il ne sait pas comment ça fonctionne l'Ul 49-3 il ne sait pas comment ça fonctionne il ne sait pas comment le PLF le projet de loi de finances fonctionne et je pense que c'est important et même des questions sur le pas de côté moi j'ai des questions que j'ai posées cette année aux invités qu'on avait sur LCP qui venaient du public et qui étaient ah mais en fait c'est intéressant ils pensent à des choses auxquelles on ne pense pas forcément alors des fois il y a des questions dites naïves mais qui sont des questions bah ouais effectivement pourquoi on ne peut pas faire autrement le 49-3 pourquoi machin il y a des gens qui ont ces questions là et c'est très important que nous médias et via aussi des communautés parce que moi c'est aussi pour ma communauté

37:25
Présentateur

c'est une forme de liberté nouvelle

37:27
Invité

évidemment c'est à dire que bon je donne un petit coulisse des fois il y a certains sujets moi je ne peux pas les évoquer parce qu'on me dit ah ce serait dommage de les évoquer je fais si c'est une question de mon public je vais être obligé de la poser la question et du coup ça aide aussi

37:40
Présentateur

parce que tout le monde voit effectivement

37:41
Invité

parce que tout le monde voit et du coup fuir certains sujets c'est beaucoup plus compliqué même des fois quand toi tu n'as pas tout je ne suis pas omniscient je n'ai pas les réponses à tout et des fois le chat peut avoir même des réactions lors des interviews auxquelles je ne pense pas et je fais ah oui mais il y a machin qui dit ça oh mais il y a machin qui dit ça et c'est super intéressant d'avoir un point de vue extérieur à notre bulle informationnelle journalistique

38:00
Présentateur

alors j'ai ici Tissot qui réagit sur l'application France Inter avec ce message bonjour je pense qu'il y a une grande hypocrisie à dénoncer les réseaux dits sociaux alors que tous les médias traditionnels toutes les institutions toutes les sociétés nous sollicitent pour réagir suivre commenter son domaine comment faire le tri dans tout ça Serge Barbès je m'adresse à vous à nouveau faut-il former vous en avez un petit peu parlé en début d'émission mais faut-il former les jeunes à mieux décrypter ce qu'ils consomment quel rôle l'éducation aux médias peut-il jouer et aussi l'éducation nationale a-t-elle son rôle à jouer ?

38:36
Invité

l'éducation nationale joue pleinement son rôle parce qu'aujourd'hui on parle d'éducation aux médias et à l'information qui n'est pas simplement une démarche sur la base du bon vouloir des enseignants mais qui s'inscrit dans les programmes dans les programmes d'enseignement et toutes les nouvelles générations qui passent par les bancs de l'école sont désormais formés en éducation aux médias et à l'information et puis pour les lycéens par exemple beaucoup choisissent par exemple la filière ASGGSP et on voit bien que l'éducation aux médias irrigue les programmes d'enseignement spécialité au lycée donc c'est désormais une réalité et je veux dire aussi qu'il ne faut pas opposer de ce point de vue-là influenceurs d'un côté réseaux sociaux et médias dits traditionnels puisque nous avons des générations qui en fait ont des pratiques hybrides aussi c'est-à-dire qu'on a lancé en 2023 dans le cadre du clémisup d'un certain nombre d'études avec des chercheuses comme Sophie Géel ou Anne Cordier qui vont justement décrypter analyser la façon dont les jeunes générations s'informent et elles montrent très bien cette pluralité aujourd'hui d'accès à l'information par différentes sources aussi bien par les réseaux sociaux que par des médias traditionnels et je vais vous étonner si je vous dis que le journal télévisé de 20h garde une forte audience dans la façon dont les jeunes aujourd'hui accèdent à l'information et pourquoi ?

parce que beaucoup de ces jeunes sont notamment aussi chez leurs parents il y a aussi des pratiques informationnelles captives et donc ces médias n'ont probablement pas dit leur dernier mot même s'il y a une mutation et une transformation et ils sont nos partenaires aujourd'hui ces médias aussi bien que les médias en ligne pour nous accompagner dans cet effort puisque la France a fait depuis plus de 40 ans avec le clémy ce choix de faire travailler ensemble les acteurs de l'enseignement et des médias donc c'est la façon dont nous approchons ce sujet-là pour former des enseignants accompagner les élèves produire des ressources des ressources notamment pour les faire travailler sur les sources d'informations leur faire produire l'information par eux-mêmes pour qu'ils comprennent toutes les contingences et les difficultés de produire une information rigoureuse et de qualité c'est tout le sujet de l'éducation aux médias et nous sommes probablement aujourd'hui au milieu du chemin beaucoup a été fait depuis 10 ans depuis l'attentat contre Charlie Hebdo qui a été une prise de conscience générale nous sommes 10 ans après et il faut vraiment regarder le parcours parcouru et ce qu'il nous reste à parcourir

40:55
Présentateur

voilà cette hybridation a donc déjà lu un dernier mot et un seul pour vous trois nos invités aujourd'hui Julie Charpentras Hugo Couturier et Serge Barbet votre espoir votre crainte pour l'information de demain mon espoir c'est

41:08
Invité

je rebondis un peu sur ce que vous avez dit

41:10
Présentateur

vous avez déjà

41:10
Invité

l'éducation l'espoir et pour vous Serge Barbet tenir la promesse de la république d'une démocratie vivante

41:23
Présentateur

une démocratie vivante à la télévision à la radio en presse écrite à l'AFP sur les réseaux sociaux sur Twitch exactement vous vous complétez tous merci vraiment à tous les trois d'avoir été avec nous dans ce débat de midi Julie Charpentras rédactrice en chef du service d'investigation numérique de l'agence France Presse Hugo Couturier alias Hugo au perchoir avec nous également et merci d'avoir dérogé à votre émission quotidienne pour venir avec nous au plaisir merci à vous Serge Barbet directeur délégué du Clémy d'avoir été avec nous aussi merci aussi évidemment à toute l'équipe du débat de midi Louise Morfoy c'est au romanci pas la programmation nos stagiaires Annaé Balista et Ryan Saibi une programmation musicale de Thierry Dupin cette émission a été réalisée par Antoine Larcher avec Loïs Moreau à la technique de Thierry Dupin

42:19
Locuteur

de Thierry Dupin et Ryan Saibi

Les influenceurs ont-ils tué l'info ? · Pourquijevote