Nicolas Dupont-Aignan invité de Laurence Ferarri sur CNews
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- 0:09OuverteRéponse directe
Pourquoi vous n'êtes pas avec eux ?
- 1:07RelanceRéponse directe
Donc vous êtes contre la loi travail, pour autant vous êtes aussi contre l'opposition dans la rue ?
- 1:40OuverteRéponse directe
Alors dans l'actualité, il y a aussi ce plan migrant présenté par le Premier ministre ce matin.
- 1:57OuverteRéponse directe
Est-ce que ce sont de bonnes annonces ?
- 2:59OuverteRéponse directe
Les conditions d'accueil en France sont absolument intolérables ?
- 4:10OuverteRéponse directe
Alors, il a aussi fait toute une série d'annonces fiscales, le Premier ministre.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:05Invité politiqueFait
« La France Insoumise est en ce moment dans la rue pour protester contre la réforme du Code du Travail. »
- 0:47PrésentateurFait
« Je voterai contre cette loi travail qui va précariser le travail, qui va nuire au PME et qui n'est faite en fait que pour les grandes entreprises. »
- 1:28PrésentateurChiffre
« 500 000 travailleurs détachés étrangers qui ne payent pas la sécurité sociale. »
- 1:45Invité politiqueChiffre
« 12 500 places en plus d'hébergement provisoire ou d'urgence pour les réfugiés et les demandeurs d'asile. »
- 1:50Invité politiqueFait
« Une reconduction systématique à la frontière pour ceux qui seraient déboutés. »
- 4:15Invité politiqueChiffre
« une pression fiscale qui doit être allégée de 11 milliards d'euros l'année prochaine. »
- 4:23PrésentateurChiffre
« les 21 milliards de hausses de la CSG. »
- 4:58PrésentateurChiffre
« 850 millions de coupes budgétaires pour nos armées. »
- 6:00PrésentateurFait
« Emmanuel Macron ne va pas donner d'interview, d'ailleurs, la traditionnelle interview du 14 juillet. »
- 7:11PrésentateurChiffre
« Seuls 23 d'entre eux ont voté contre la confiance. »
- 10:56PrésentateurChiffre
« Vous n'avez pas passé la barre des 5% à la présidentielle. »
- 11:14PrésentateurChiffre
« nous avons eu des milliers d'adhérents supplémentaires. »
Temps de parole
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- ?5 %
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Bonsoir
Nicolas Dupont-Aignan.
Bonsoir Madame.
Présidente de Boula France, députée de l'Essonne. On commence par l'actualité. La France Insoumise est en ce moment dans la rue pour protester contre la réforme du Code du Travail. Pourquoi vous n'êtes pas avec eux
?
Oh parce que c'est un psychodrame inutile pour les Français. Il y a eu une étude de l'INSEE dont personne n'a parlé, très intéressante. Les chefs d'entreprise, des PME notamment, étaient pour des mesures sur la baisse des charges, sur la formation des jeunes, sur la relance de l'activité. Et la loi travail ne venait qu'en quatrième demande. Pourquoi le gouvernement veut précariser à ce point le travail ? Pourquoi le gouvernement se lance dans ce chantier absurde alors qu'il
y a
déjà eu la loi El Khomri qui n'est toujours pas appliquée ?
Donc
vous
allez
voter contre
? Je voterai contre cette loi travail qui va précariser le travail, qui va nuire au PME et qui n'est faite en fait que pour les grandes entreprises, pour qu'elles puissent licencier davantage. C'est une loi qui va favoriser les multinationales et qui va faire perdre beaucoup d'emplois aux Français.
Donc vous êtes contre la loi travail, pour autant vous êtes aussi contre l'opposition dans la rue, comme le fait en ce moment la
France insoumise. Je
ne
suis
pas contre l'opposition dans la rue. Mais ce
n
'est pas votre truc ? Simplement, moi je ne suis pas la France insoumise et je pense qu'il
y a
des réformes à faire
pour les PME. Pourquoi ne pas vous joindre à eux ? Il
y
a
une première réforme, c'est l'égalité des concurrences et notamment réformer la directive travailleurs détachés. Parce que ça c'est une concurrence déloyale. 500 000 travailleurs détachés étrangers qui ne payent pas la sécurité sociale. Alors pourquoi le gouvernement ne rétablit pas la concurrence loyale ? Ça serait beaucoup plus utile que la loi travail.
Alors
dans l'actualité, il
y
a aussi ce plan migrant présenté par le Premier ministre ce matin. 12 500 places en plus d'hébergement provisoire ou d'urgence pour les réfugiés et les demandeurs d'asile. Une reconduction systématique à la frontière pour ceux qui seraient déboutés. Et puis un poste de délégué interministériel. Est-ce que
ce
sont
de bonnes annonces
?
Les intentions sont peut-être louables. Reconduction systématique à la frontière. Mais il n
'y
a plus de frontière nationale. Alors moi
j'aimerais... Rengue chez eux
en tout cas.
Oui mais
le problème de fond c'est qu
'on
ne traite pas les causes. Pendant la campagne présidentielle, j'avais indiqué trois priorités. L'aide à l'Afrique,
c
'est vital. Lutter contre les passeurs, on ne
va
pas me dire que la puissance française ne peut pas détruire les barques des passeurs en Libye.
Donc
si on ne s'attaque pas aux passeurs, on est responsable des naufrages en Méditerranée. On est responsable de ce drame qu'il y a des migrants. Et puis ensuite rétablir nos frontières nationales. Car pour expulser, il faut pouvoir contrôler à l'entrée.
Et
tous les gouvernements se fracassent sur ce dossier des migrations parce qu'ils ne traitent pas les problèmes en amont. Voilà ce que je demande. C'est du bon sens absolu. Et malheureusement vous verrez que rien ne sera traité.
Car on crée un appel d'air.
On les expulse. Tous
ceux qui sont
là.
Pour ceux qui ne relèvent pas du droit d'asile. Or vous le savez pertinemment... Vous
ne trouvez pas que
les conditions d'accueil en France sont absolument intolérables
?
Mais elles sont intolérables pourquoi ? Parce qu'on a fait appel d'air. Parce qu'on donne des aides sociales scandaleuses. Parce qu'on donne des logements à des migrants qui arrivent alors qu'il y a des étrangers en situation régulière qui respectent nos lois. Des français qui n'ont pas de logement.
Il y en a assez... Il ne faut pas accueillir
un peu plus de migrants ?
La France est un des pays les plus généreux au monde. En Allemagne...
En Allemagne il y a eu beaucoup plus
d
'accueil.
Avec des contrats à 1 euro l'heure. 1 euro l'heure. En France, il y a l'aide sociale, il y a la CMU, il y a des aides considérables. On ne peut pas continuer comme ça. Il faut faire respecter le droit d'asile, oui. Mais il faut expulser les étrangers en situation irrégulière.
Ça c'est ce que prévoit le Premier ministre. Il a dit qu'effectivement tous ceux qui seraient
députés du droit d
'asile... Mais
comme il ne
rétablit pas les frontières nationales,
il
ne peut pas contrôler les arrivées. Donc tout ça ce sont encore des mots qui aboutissent à un chaos migratoire avec des drames humanitaires. On a vu les conditions d'accueil déplorables et en même temps, n'oublions pas 2000 morts en Méditerranée au cours des dernières semaines.
Oui,
un drame et tout l'été on va... Et
qu'est-ce qu'on attend pour couler les bateaux des
passeurs avant qu
'ils
ne prennent des migrants ? Qu'est-ce qu'on attend pour s'attaquer à ces trafics d'êtres humains
?
Qu'est-ce qu'on attend ? À quoi sert l'Europe
?
Alors, il a aussi fait toute une série d'annonces fiscales, le Premier ministre, et notamment une pression fiscale qui doit être allégée de 11 milliards d'euros l'année prochaine.
Vous dites cela. Mais pourquoi vous ne parlez pas ? Ce n
'est
pas de votre faute. Le Premier ministre a oublié sans doute les 21 milliards de hausses de la CSG. Donc, la vérité, c'est qu'il accélère une certaine baisse d'impôts, sur les plus riches d'ailleurs, parce que ce sera l'ISF, pour les placements financiers. Et en même temps, il va supprimer des crédits pour nos
armées. La mettre d
'habitation, ça,
ce
n
'est
pas pour les plus riches.
C'est vrai, mais le reste, c'est pour les plus riches. Et de l'autre côté, il va mettre un coup de poignard dans le dos à la veille du 14 juillet pour nos armées. Car moi, j'avais cru comprendre qu'on était en guerre et on est en guerre. Et le Premier ministre a annoncé, le ministre des Finances a annoncé 850 millions de coupes budgétaires pour nos armées. C'est intolérable. Parce qu'on ne peut pas convoquer ou inviter plutôt M. Trump au 14 juillet. Ça,
c'est bien. C'est une bonne idée. Oui,
c'est une bonne idée. Mais au même moment, vraiment mettre nos soldats en danger. C'est extrêmement grave, ce qui se passe. Et je supplie le président de la République de démentir cette coupe inacceptable sur nos crédits militaires. On ne peut pas lutter contre le terrorisme. On ne peut pas aller le 14 juillet à Nice en mémoire des victimes de la promenade des Anglais et en même temps réduire à ce point les crédits militaires de notre pays.
On ne
peut
pas réduire la dépense publique et en même temps réduire les impôts
? On
peut réduire la dépense publique si on fait des réformes de structure intelligentes. Mais pas si on s'attaque aux militaires parce que, vous savez, les militaires sont les seuls
qui
ne peuvent pas parler, sont les seuls qui risquent leur peau pour nous. Et c'est eux qui vont subir 20% des coupes de dépense budgétaires. C'est insupportable pour moi, à la veille du 14 juillet.
Emmanuel Macron ne va pas donner d'interview, d'ailleurs, la traditionnelle interview du 14 juillet.
Eh bien, c'est bien
dommage.
Ah, vous le regrettez ?
Oui, parce qu'Emmanuel Macron est président de la République
mais
il est responsable devant les Français. Et cette interview du 14 juillet, c'était un rituel. Et on aurait pu, par exemple, lui poser des questions pour le mettre devant ses contradictions. Vous savez, Emmanuel Macron a gagné en racontant tout et le contraire de tout aux Français. La France a été sous hypnose, sous hypnose pendant quelques semaines. Aujourd'hui, l'atterrissage est rude et nos compatriotes vont comprendre ce que je disais pendant la campagne.
C
'est-à-dire ?
C'est-à-dire que c'était le mensonge permanent. Tout était dans tout, le contraire de tout. Eh bien, il
y a
un moment où il faut dire la vérité. Et on voit aujourd'hui que c'est le grand cafouillage organisé ou plutôt désorganisé entre le Premier ministre, le ministre des Finances, le ministre de la Défense, le président de la République parce qu'en fait, ils ont menti aux Français pendant toute la campagne. Et maintenant, ce sont les Français qui risquent de payer très cher cette mauvaise farce.
Enfin, le Premier ministre et le
ministre
de l'Économie, ils n'étaient pas là pendant la campagne, pas aux côtés d'Emmanuel Macron
?
Non, mais ils ont trahi leurs électeurs, ils ont trahi les Français. Vous savez, dans la vie politique, on peut être en désaccord, mais je trouve qu'il n'y a plus d'opposition. Les Républicains se sont évanouis. Seuls 23 d'entre eux ont voté contre la confiance. Et moi, j'appelle justement les électeurs républicains déçus à rejoindre debout la France parce que nous, on est clair dans notre opposition.
Alors justement, comment vous vous sentez à la Sommelle ? Est-ce que vous ne
vous
sentez pas un peu isolé à l'Assemblée nationale ?
Bien sûr,
je me suis un peu isolé. Je suis seul. Mais on pensait
que j'allais être battu, j'ai été réélu. Mais vous savez, ce n'est pas parce que je suis seul député. Je sais qu'il y a aux Républicains, je sais qu'il y a au Front National, je sais qu'il y a ailleurs des Français qui voudraient, voire peut-être la droite, se réorganiser, penser un peu moins à leur querelle de clocher.
Vous pourriez faire un groupe avec certains Républicains, Front National ?
En tout cas, ce que je crois, c'est que les électeurs du Front National, les électeurs des Républicains, pour la plus grande majorité d'entre eux, aimeraient qu'un jour, il y
ait
un programme commun sans les défauts du Front National, ses excès, et sans la soumission des Républicains à la pensée unique. Et je suis certain que sur un bon programme commun, sérieux, on pourrait rassembler une majorité de Français. et je pense qu'il faut tirer les leçons de la défaite de Marine Le Pen,
qu
'il faut comprendre pourquoi elle a échoué. En tout cas, moi, j'avais été au premier tour avec un beau programme, sérieux, pour le pays, et je ne désespère pas de convaincre les Français de préparer cette alternative.
Et après, votre ralliement à Marine Le Pen entre
les deux tours ? Ce n'était pas un
ralliement, c'était un soutien.
Je ne
le regrette pas.
Néanmoins, il
y a
un certain nombre de dirigeants de votre parti qui sont partis.
Quelques-uns, mais il y a eu tellement d'autres
arrivées. Je ne regrette rien. Si
c'était à refaire, vous vous
referiez la même chose ? Je le referais
parce que j'ai voulu envoyer un signal de cohérence face à Emmanuel Macron et ses mensonges.
Alors pourquoi
aujourd'hui, vous n'êtes pas dans le même groupe ?
Mais parce que je suis différent. Parce que justement, je tire les leçons aussi de l'échec de Marine Le Pen. J'ai été candidat au premier tour, pas sur le programme de Marine Le Pen. J'ai voulu combattre Emmanuel Macron et j'avais infléchi le programme de Marine Le Pen. Je pense que le Front National est prisonnier de ses défauts. Je pense que les Républicains sont prisonniers de Bruxelles. Et je pense que si on réunifiait le meilleur des uns et des autres, on pourrait offrir aux Français une alternative.
Vous pourriez profiter un peu de cette brouille au sein du FN et peut-être d'une scission pour
rapprocher de certains ? Je n'ai
pas profité
des uns ou des autres.
J'ai à m'adresser aux Français et leur dire qu'on n'est pas condamné à la pensée unique d'Emmanuel Macron et qu'on peut faire beaucoup mieux que ce qu'on a fait au second tour de la présidentielle si on a un programme plus sérieux et avec moins d'excès. Parce que les Français ne voudront plus de Macron très vite mais ils voudront d'une droite équilibrée avec un vrai programme pour résoudre les problèmes du pays. Le problème des PME, le problème de l'école,
le
problème de l'hôpital, le problème des migrations, le problème de la sécurité. Et je pense que mon programme au premier tour d'élection présidentielle était intéressant, qui peut être amélioré et qu'on peut rassembler beaucoup de Français dessus.
Alors vous vous présentez comme une alternative, néanmoins on vous entend beaucoup. On
a le temps.
Pour l'instant,
c'est plutôt Jean
-Luc Mélenchon qu'on entend dans l'opposition.
Il
a pris la tête un peu, il s'est imposé comme leader de
l
'opposition. Vous êtes d
'accord avec ça
?
Comme
leader d'une opposition de gauche. Mais quand on lit le programme fiscal de Jean-Luc Mélenchon, il y
a
de quoi s'affoler. Et moi je pense qu'il faut une union des droites, qu'il faut absolument rassembler toutes les droites parce que les électeurs de droite, quelle que soit leur chapelle, ils ont envie qu'on travaille ensemble et ils ont envie qu'on parle moins de nous-mêmes et peut-être davantage des Français. Donc il
y
a 5 ans, eh bien profitons de ces 5 ans pour préparer ce programme commun dont je rêve.
Vous avez tenu le Conseil national de votre parti
il y a quelques
jours au début du mois de juillet. Comment il va votre parti
? Eh
bien
il va beaucoup mieux qu'on ne le dit dans les médias.
Les finances
? Eh bien les finances, nous avons eu
des candidats législatives. Vous n'avez pas passé la barre des 5
% à la présidentielle
? Non,
mais nous n'avons pas de dette. C'est déjà pas mal. Et nous avons eu des milliers d'adhérents supplémentaires qui venaient, c'est très intéressant, à la fois du Front National, déçus de certaines prises de position et de certaines divisions, et à la fois des Républicains, déçus de leur soumission à Macron. Eh bien moi je pense que ça augure bien de l'avenir et j'invite les Français qui veulent du nouveau eh bien me rejoindre. Et puis petit à petit on va dialoguer. Moi je rêve de dialoguer avec M. Wauquiez. Ah oui ?
C'est un appel que vous lui lancez ?
Oui mais je lui ai déjà dit en privé. Je pense qu'il y
a
du
dialogue. Qu'est-ce qu'il a répondu ?
Mais on verra, il vous dira lui-même.
Il ne
vous
a pas encore
répondu ? On se parle. Et comme je parle aussi à M. Philippot, à M. Nicolas Bay et à d'autres. Parce que
il
faut bien comprendre qu'on peut changer les choses dans notre pays si on rassemble les électeurs de droite. Donc
une partie de votre état-major vous a quitté mais vous avez gagné
des adhérents.
Quelques-uns. Mais attendez, quelques-uns.
Et
alors
?
Mais quelle importance.
Vous n'avez pas l'impression d'être en pleine traversée du
désert ? Pas du
tout. Pas du tout. Je suis très heureux de ce que je fais. Et si j'étais réélu malgré tout ce qu'a dit la presse, j'ai été voué à l'enfer sur le bûcher médiatique de l'Inquisition, j'ai été réélu. Et j'ai été réélu, madame, par les classes populaires
de
droite ou de gauche qui en ont assez de cette politique de classe qu'a commencé M. Macron. Car en fait, En Marche, c'est une politique de classe. Ce sont les classes favorisées, l'oligarchie qui a pris le pouvoir et qui exclut les plus faibles. Et bien moi, je veux rendre le pouvoir aux plus faibles, aux petits. Ce sont les Français.
Vous pensez être l'alternative en 2022 ?
Oh, on n
'en
est pas là. Moi, je n
'ai
pas cette prétention. J'ai la prétention de travailler à un beau projet politique
et
à faire l'union de toutes ces chapelles divisées qui sont totalement éclatées alors qu'elles devraient au contraire préparer l'avenir.
Merci Nicolas Dupont-Aignan. Merci
d
'avoir été l'invité politique de CNews ce soir dans un instant.
C
'est le Grand Débat juste après la pause.
A
tout de suite.
Nicolas Dupont-Aignan