L'interview «Savoir comprendre» : François Roudier - 26/05
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:13OuverteRéponse partielle
François Roudier, plusieurs choses. Si je vais dans une concession, si j'ai envie d'acheter aujourd'hui en stock un véhicule électrique ou hybride, je ne vais pas en trouver.
- 0:37OuverteRéponse directe
François Roudier, parlons d'abord de la prime à la conversion. Le Président de la République devrait annoncer une prime.
- 1:39OuverteRéponse directe
François Roudier, parlons d'abord de la prime à la conversion.
- 1:49OuverteRéponse directe
Vous voulez vous débarrasser de votre vieux véhicule. Vous allez toucher une somme pour acheter un véhicule plus neuf qui serait de 2 000 à 3 000 euros, d'après ce que vous savez.
- 2:15RelanceRéponse partielle
C'est-à-dire ?
- 2:16RelanceRéponse directe
Pour qui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:07InvitéChiffre
« La moyenne de trajet, c'est 34 km par jour pour un conducteur français. »
- 1:49PrésentateurChiffre
« Vous allez toucher une somme pour acheter un véhicule plus neuf qui serait de 2 000 à 3 000 euros, d'après ce que vous savez. »
- 2:08InvitéChiffre
« De toute façon, ça ne sera pas moins de 4 000 euros. »
- 3:35PrésentateurChiffre
« Électriques, on parle de 8000 euros jusqu'à 8000 euros, peut-être plus ? »
- 3:53InvitéChiffre
« Une prime d'État, une prime de la région, peut-être du département, peut-être de la ville, peut-être une aide du constructeur. »
- 4:37InvitéChiffre
« Nous, nous avons des objectifs en Europe de respect du CO2 à 95 grammes de CO2 par kilomètre. »
- 4:50InvitéFait
« Si on dépasse, on paye à chaque gramme dépassé. »
Temps de parole
- Invité67 %
- Présentateur33 %
≈ 3,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez RMC. RMC 6h-9h. Vaud en direct. François Roudier, porte-parole du comité des constructeurs français d'automobiles, est notre invité. François Roudier, plusieurs choses. Si je vais dans une concession, si j'ai envie d'acheter aujourd'hui en stock un véhicule électrique ou hybride, je ne vais pas en trouver. Il y en a très peu.
Alors, il y a quand même quelques véhicules électriques, ceux qui sont les plus vendus, les OE en particulier. On peut en trouver. Vous avez des bonnes offres actuellement. D'autres véhicules électriques de marques étrangères, mais en plus petit nombre. Donc, il faut quand même attendre un petit peu. De toute façon, les annonces vont arriver.
Je vais vous parler des annonces, François Roudier. Si je veux acheter une occasion aujourd'hui, je vais attendre les annonces aujourd'hui. Il va y avoir des primes à la conversion. Mais il vaut mieux que j'achète une essence. Alors, l'essence est très demandée. L'essence est très demandée.
L'essence est très demandée. Même d'occasion ? Même d'occasion. Même d'occasion, certains modèles en essence, vous ne les trouvez quasiment pas. Parce que le prix de l'essence n'est pas cher. Le prix du super n'est pas cher. Oui. Alors, en plus, vous avez une utilisation de la voiture en France qui ne favorise pas tellement le gros rouleur. La moyenne de trajet, c'est 34 km par jour pour un conducteur français. Donc, l'essence... À moins de 20 000 ou 25 000 par an, il vaut mieux acheter une essence. Voilà. On est vraiment sur ces schémas-là. Alors, ce qu'il y a, c'est qu'il y a un stock diesel où vous pouvez avoir d'excellentes offres. D'excellentes offres, oui.
Donc, c'est la loi de l'offre et la demande.
Il faut aller voir. Alors, justement, vous attendez impatiemment les aides annoncées par le Président de la République. Bruno Le Maire m'en parlait hier. Il n'a pas voulu tout dévoiler. C'est lui qui a préparé ce plan de relance de l'automobile. François Roudier, parlons d'abord de la prime à la conversion. Le Président de la République devrait annoncer une prime. Vous voulez vous débarrasser de votre vieux véhicule. Vous allez toucher une somme pour acheter un véhicule plus neuf qui serait de 2 000 à 3 000 euros, d'après ce que vous savez. Oui, peut-être plus. Ah bon ?
Peut-être plus. D'après ce qu'on... C'est encore en négociation jusqu'à hier soir. Ah bon ? Il peut y avoir des aides vraiment très poussées. C'est-à-dire jusqu'à 5 000 euros ? Peut-être. Peut-être. On va voir. De toute façon, ça ne sera pas moins de 4 000 euros.
Pas moins de 4 000 euros.
Ça sera très bien. Ça commence à... Pas pour tout le monde. Pas pour tout le monde, bien sûr. C'est-à-dire ? Ça va être un peu compliqué. Pour qui ? Parce que justement, c'est ce qu'on attend. Parce qu'il y aura des conditions pour les ménages très modestes, les ménages modestes et les ménages pas modestes. Donc, il va falloir bien étudier finement ce qui va être dit cet après-midi.
Il ne faut pas que ce soit encore très compliqué.
Oui, mais alors, vous savez... A Bercy, on est très fort pour ça. Oui, mais la problématique était simple. C'est que derrière, vous avez un problème social. Oui, c'est vrai. Si on fait des aides que pour les riches qui peuvent acheter des voitures neuves et que finalement, on appauvrit encore plus de parcs automobiles, on se retrouve avec des gilets jaunes. Donc, là, on a franchement évité dans ce plan gilets jaunes contre écologie.
Donc, oui, parce que les écologistes ne veulent pas de ces aides à la conversion. Oui, mais... Il y a beaucoup d'associations qui disent, attendez, on encourage la voiture thermique. On n'encourage pas la voiture électrique ou la voiture hybride.
Vous savez, le ministère de l'écologie s'appelle le ministère de la transition écologique, pas de la révolution écologique. On sait très bien qu'on va avoir un timing de sortie progressive des véhicules thermiques. Et pourquoi nous avons demandé des aides sur les véhicules électriques ou hybrides rechargeables ? C'est parce que ces véhicules, il faut qu'ils fassent du volume. Progressivement, ils vont arriver en occasion. C'est l'occasion qui fait le volume. Et ce volume-là va habituer les gens à utiliser ces systèmes-là.
Bien, il y aura de grosses, grosses primes pour les véhicules électriques ou hybrides. Électriques, on parle de 8000 euros jusqu'à 8000 euros, peut-être plus ?
Ça me paraît un peu excessif. Mais il faut faire attention parce que la prime devra être vue après avec tous les cumuls que vous pouvez avoir. Une prime d'État, une prime de la région, peut-être du département, peut-être de la ville, peut-être une aide du constructeur. Ça veut dire que ça peut dépasser 10 000 euros ? Ça peut monter très très haut. Voilà, ça peut monter très très haut. Et je pense qu'on pourra regarder d'ici une semaine ou deux et voir quels sont les meilleurs endroits où acheter sa voiture.
Encore faut-il, et là je pense au constructeur français, encore faut-il qu'on ait l'offre qui suive la demande. Qu'on ait les voitures, les véhicules. On va vous dire parce qu'il faut les fabriquer.
Les offres, elles sont là, on les a fabriquées puisque 2020, pour nous, c'était l'année où on lançait tout ce qu'on appelait l'électrifié. C'est-à-dire l'électrique, alors chez Renault et PSA, et l'hybride rechargeable. L'hybride rechargeable, c'est une voiture électrique avec un petit moteur thermique. Voilà, c'est ça la différence par rapport à l'hybride première génération. Et tout ça devait être lancé cette année parce que nous, nous avons des objectifs en Europe de respect du CO2 à 95 grammes de CO2 par kilomètre. Si on dépasse, on paye à chaque gramme dépassé.
Donc il faut qu'on vende beaucoup de voitures électrifiées dans les pays qui peuvent les prendre, comme la France, parce qu'il y a certains pays qui ne le feront pas et comme ça, on évitera une amende. Donc pour nous, c'est extrêmement important de pousser ces voitures.
Extrêmement important, donc les voitures seront aidées, poussées à la fois électriques et rechargeables. Et hybrides rechargeables. Alors Renault, il y aura un plan d'aide, plan de restructuration annoncé aussi par Renault à la fin de la semaine. Est-ce que des sites vont fermer, François Roulier ?
Alors ça, on ne le sait pas, parce qu'il est encore en égo. Et puis de toute façon, on ne s'y opposera pas. Vous avez entendu Bruno Le Maire hier. Regardez ce qui s'est fait chez PSA. Regardez ce qui s'est fait chez PSA. PSA a reconfiguré son système. Je pense que le plan Renault est un plan qui réfléchit déjà bien avant le Covid, puisqu'il aurait dû, il était prévu de toute façon. C'est un plan qui se fait entre les trois larrons. C'est-à-dire que vous avez Renault, Mitsubishi et Nissan. Et ça, c'est vraiment un changement. C'est qu'on sent bien qu'il y a une volonté de travailler ensemble. C'est très simple. Les trois ensemble sont un grand constructeur. Les trois séparés n'arriveront pas.
Donc, on va voir comment les plateformes, c'est-à-dire comment la base de la voiture se répartit dans les usines. Il y a une idée de leader follower. C'est-à-dire que si je sais faire tel type de voiture, c'est moi qui vais piloter tout ce segment. Donc, tout ça, on va le voir. Après, on verra comment on répartit tout ça dans les usines. C'est la phase 2, l'usine, après.
Merci, François Roudier. Merci. Peut-être que si vous êtes libre demain matin, je vous accueille pour parler des annonces du président de la République. Merci, François Roudier. Merci.