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Discours / meetingNathalie Arthaud· 27 septembre 2021 4 minAutoproduitActualité / polémiqueTravail & emploiSantéSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Le 5 octobre, saisissons l'occasion pour contester !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Nathalie ArthaudFait
    « des milliers de salariés dans le secteur de la Santé sont suspendus aujourd'hui, se retrouvent privés de leur salaire à cause du passe sanitaire »
  • 0:30Nathalie ArthaudChiffre
    « un million de chômeurs va se retrouver avec 50, 100, 200 euros de moins sur leur allocation »
  • 0:45Nathalie ArthaudFait
    « il y a des salariés qui aujourd'hui sont en lutte, je pense aux éboueurs à Marseille qui combattent l'allongement de la durée du temps de travail »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mardi 5 octobre, une journée de mobilisation interprofessionnelle est donc appelée par la CGT, FO, la FSU et Solidaires. Et il faut en être, il faut entraîner tous ceux qu'on peut à rejoindre cette mobilisation. Quand on est en colère, il faut le montrer, il faut le dire.

Il faut dire que l'on s'oppose à cette situation où des milliers de salariés dans le secteur de la Santé sont suspendus aujourd'hui, se retrouvent privés de leur salaire à cause du passe sanitaire. Il faut dénoncer aussi cette ignominie de la baisse des allocations chômage qui va faire, quand même, qu'un million de chômeurs va se retrouver avec 50, 100, 200 euros de moins sur leur allocation, alors que à l'autre pôle, l'argent dégouline, alors que le gouvernement nous dit que tout va bien, que l'économie est en train de repartir. Oui, il faut contester.

Qu'est-ce que cela va changer ? Eh bien ça va changer que tous ceux qui aujourd'hui sont attaqués sont victimes de ces attaques patronales, mais il faut aussi à penser à tous ceux qui sont menacés dans leur emploi menacés de licenciement, de blocage de salaire, de perte de primes, Eh bien tous ceux-là verront qu'ils ne sont pas seuls qu'ils ne sont pas seuls à être en colère qu'ils ne sont pas seuls à vouloir que les choses changent Tous ceux qui se battent aujourd'hui, parce qu'il y a des salariés qui aujourd'hui sont en lutte, je pense aux éboueurs à Marseille qui combattent l'allongement de la durée du temps de travail, je pense aussi aux conducteurs de Transdev qui se battent contre une régression de leurs conditions de travail, eh bien tous ceux-là doivent sentir qu'ils ne sont pas seuls qu'il y a des femmes et des hommes dans le monde du travail qui ne se résignent pas, qui n'acceptent pas, qui eux aussi veulent se battre et cherchent les moyens de se battre. Comment les gilets jaunes, il y a deux ans, sont-ils devenus une force contestataire ?

Comment cet été ceux qui ont manifesté tous les samedis ont été eux aussi une force contestataire ? Parce qu'ils se sont battus et parce qu'ils ont été un pôle de ralliement pour tous ceux qui étaient écoeurés par la situation. Eh bien je pense que le monde du travail peut être plus qu'une force contestataire parce que le monde du travail, qui est au coeur de la production, qui fabrique les richesses, les profits, les capitaux, est en mesure, lui, de peser véritablement sur la politique du grand patronat sur la politique du gouvernement.

Il peut changer les choses. Je sais, parce que je l'entends aussi, beaucoup estiment que cette journée sera une promenade syndicale de plus. C'est vrai que c'est un peu comme ça que l'envisagent les directions syndicales. parce qu'en fait pour inverser véritablement le rapport de force il faudrait tout tout autre chose, il faudrait un véritable plan de lutte avec des objectifs précis il ne faudrait pas que ce soit une journée isolée il faudrait qu'il y ait une suite, toute une campagne d'agitation dans les entreprises et les médias se montrer offensif être prêts à répondre coup pour coup.

Il faudrait aussi viser d'unir les forces du monde ouvrier et non les disperser catégorie professionnelle par catégorie professionnelle. Cette volonté-là, les directions syndicales ne l'ont pas. Elle doit venir du monde du travail lui-même elle doit venir de la base.

Tout cela, on peut en discuter justement le 5 octobre Comment construire ce rapport de force, inverser la vapeur ? C'est dans cet esprit-là que je ferai grève, que j'irai manifester. J'espère qu'on sera nombreux à le faire.

En tout cas, voilà, ça ne sera pas pour nous une promenade syndicale, ce sera des travailleurs combatifs et conscients de leurs intérêts qui prendront la parole.