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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 17 septembre 2021 7 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalImmigration & asileSolidarités & famille

Éric Zemmour, le trublion à grande vitesse avec Alain Duhamel - C à vous - 17/09/2021

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Défensif 90 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça fait de lui un candidat potentiel et éligible ?

  • 0:09OuverteRéponse directe

    Un candidat potentiel, tout à fait. Un candidat éligible, je ne crois pas.

  • 3:46OuverteRéponse directe

    Vous imaginez cette campagne sous le signe de la stratégie du mascaré ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:04PrésentateurChiffre
    « Il y a 25% des Français qui souhaitent qu'il soit candidat. »
  • 1:53PrésentateurFait
    « Son système, c'est le nationalisme intégral, c'est la xénophobie. »
  • 2:01PrésentateurFait
    « Le nationalisme intégral, c'est de ramener tous les problèmes aux frontières physiques, morales et politiques de la France. »
  • 4:30PrésentateurFait
    « Les Français sont imprévisibles, les Français sont impulsifs. »
  • 5:38Invité politiqueFait
    « On humilie dans ce pays et on trouve ça normal. »
  • 5:42Invité politiqueFait
    « Le pays reste calme alors qu'on écrase la jeunesse de ce pays. »

Temps de parole

  • Présentateur72 %
  • Invité17 %
  • Éric Zemmour11 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Il y a un phénomène. Zemmour, c'est indéniable. Est-ce que ça fait de lui un candidat potentiel et éligible ?

0:09
Présentateur

Alors, un candidat potentiel, tout à fait. Un candidat éligible, je ne crois pas. Mais un candidat potentiel, oui, moi je ne suis pas du tout étonné du retentissement de son livre et de l'impact qu'il a en ce moment dans la campagne. C'est un nouveau venu. Les Français aiment les nouveaux venus, les nouveaux visages. Ils détestent le changement, mais aiment la nouveauté. On est comme ça. Bon, c'est une forme de nouveauté. En plus, il est différent de tous les autres. Ce n'est pas un homme politique professionnel, tout le monde le sait bien.

Et puis, par-dessus le marché, et surtout, c'est quelqu'un qui n'a pas de limite, qui ne se censure jamais, qui ne s'arrête jamais, contrairement aux politiques, justement. Et donc, il dérape. Et quand il dérape, il provoque un choc, un débat. Et il y a, malheureusement, une partie significative de la population qui, non seulement l'écoute, mais souhaite qu'il soit candidat. Vous savez qu'il y a 25% des Français qui souhaitent qu'il soit candidat. Donc, c'est un vrai phénomène politique atypique.

1:13
Invité

Atypique aussi, parce que les Français semblent dire, en poussant à sa candidature, attention, on peut tout chambouler dans un scénario qu'on veut nous imposer depuis des mois et des mois. Le fameux duel auquel on ne pourra pas échapper, Macron-Le Pen.

1:29
Présentateur

Auquel on ne pourra pas échapper. On verra bien. On verra bien. Mais oui, il mène une stratégie et il est, par essence, anti-système. Ou plus exactement, il a son système qui est très différent du système politique habituel. Son système, il ne faut pas être hypocrite, il a beaucoup de talent, il écrit bien, c'est un débatteur redoutable, etc. Son système, c'est le nationalisme intégral, c'est la xénophobie.

1:57
Invité

Il faut expliquer ce que c'est que le nationalisme intégral, c'est très intéressant.

2:01
Présentateur

Le nationalisme intégral, c'est de ramener tous les problèmes aux frontières physiques, morales et politiques de la France. La xénophobie, c'est qu'on n'aime pas les autres, on n'aime pas l'extérieur. Alors, on n'aime pas l'islam, on n'aime pas les immigrés, mais on n'aime pas ceux qui ne sont pas d'accord avec nous, on n'aime pas ceux qui sont des libéraux, on considère que ceux qui sont des européens sont des traîtres par nature, que ceux qui aiment les États-Unis sont des obtus. Bon, je reconnais qu'aujourd'hui, on pourrait se le demander un peu, mais en règle générale.

Donc, il a un système très construit qui correspond d'ailleurs à une tradition tout à fait identifiable et qu'il revendique. Donc, je dirais que moi, je ne suis pas du tout étonné du retentissement de sa campagne et du fait que, disons, jusqu'à Noël, il va être, en tout cas jusqu'à Noël, ensuite on verra, mais jusqu'à Noël, il va être un acteur important qui va un peu déstabiliser et d'une certaine façon menacer tous les autres. Et pas simplement l'extrême droite, et pas simplement la droite, mais aussi la gauche, parce que c'est très difficile d'émerger quand il y a quelqu'un qui prend brusquement 10 ou plus pour cent des voix qui n'étaient pas prévues, et même Emmanuel Macron.

Parce que si, par hypothèse, Zemmour affaiblit suffisamment Marine Le Pen pour qu'un candidat venu de la droite, on n'en sait rien, ce n'est pas le cas pour l'instant, mais ça peut parfaitement se produire dans trois mois. S'il y a un candidat du sud de la droite qui se substitue à Marine Le Pen sous les coups notamment d'Éric Zemmour, ça change la campagne présidentielle.

3:40
Invité

Et c'est ce qui fait que vous imaginez cette campagne comme une campagne qui sera sous le signe de la stratégie du mascaré. Il faut nous expliquer aussi, Alain Duhamel, ce que c'est que cette stratégie du mascaré.

3:50
Présentateur

Je vois que vous m'écoutez bien. Religeusement toujours. Mon idée, c'est que si la campagne se déroulait de façon conformiste, avec les forces politiques telles qu'elles sont aujourd'hui, avec le rapport des forces qui existe, et avec les candidats qu'on connaît déjà, c'est-à-dire le système de parti à droite, le système de parti à gauche, avec d'un côté cinq candidats, d'un autre côté sept, à gauche, il y en aura sept, Emmanuel Macron devient grand favori parce que tous ses adversaires s'éparpillent.

Mais ma théorie du mascaré, c'est que les Français sont imprévisibles, les Français sont impulsifs, les Français adorent battre les sortants, les Français choisissent en général, presque toujours, de voter contre plutôt que de voter pour. Et donc, il peut y avoir une vague sociale qui, brusquement, submerge tout, emporte tout. Et donc, c'est pour ça que moi, je considère que c'est vraiment une élection présidentielle qui est ouverte.

Si c'est une élection qui se déroule de façon, à partir de janvier, puisque d'ici là, bon, mais à partir de janvier, de façon classique, à ce moment-là, Macron est évidemment le favori, mais il peut parfaitement y avoir une énorme vague qui surgit sur un sujet ou sur un autre parce qu'il y aura eu une série de faits divers atroces et qu'il y aura une poussée populiste dans ce sens ou parce qu'il y aura une catastrophe économique, parce qu'il y aura des attentats, parce qu'il y a dix possibilités.

5:18
Invité

C'est ce fameux flux et ce reflux qui peuvent se rencontrer et qui produirait cette longue vague déferlante produite dans certains espers, c'est la définition du mascaré. Et ce risque-là de voir un homme ou des sujets bousculer totalement paysage politique au point de le redessiner qui a fait réagir Christiane Taubira hier sur France Inter.

5:38
Éric Zemmour

On humilie dans ce pays et on trouve ça normal. Le pays reste calme alors qu'on écrase la jeunesse de ce pays. On ne peut pas s'amuser et simplement s'asseoir et dire je suis candidat, je suis candidat. Et je ne critique pas celles et ceux qui sont candidates et candidats. Je dis que moi, face à cela, je ne peux pas juste m'amuser et laisser les Zemmour et d'autres.

Après Zemmour, il y en aura d'autres, parce que des individus comme ça, qui sont dans un confort, un confort matériel, un confort social, un confort moral, entre guillemets, parce que personne ne conteste leur haine, personne ne les marginalise, personne ne les stigmatise dans l'incapacité qu'ils ont d'accepter la société et la présence des autres. On ne peut pas se permettre de jouer.

6:22
Invité

On ne peut pas se permettre de jouer, autrement dit, elle ne sera pas la énième candidate à gauche. C'est ce que disait en substance Christiane Taubira.

6:28
Présentateur

Mais il y a ce qu'il faut à gauche pour l'instant.