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interviewRMC· 11 septembre 2024 7 min

Clientélisme politique : "Il faut qu'on parle au pays en entier"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et d'ailleurs Jean-Luc mench en quelque sorte l'assume puisque ce samedi ce samedi dans le cortège des des des manifestations s'adressant à une manifestante il a eu ses mots il faut mobiliser la jeunesse et les quartiers là se trouve la masse des gens qui ont intérêt à une politique de gauche tout le reste on laisse tomber et il dit même c'est perdre son temps euh est-ce que c'est perdre son temps que de parler aux éboueurs d'abville qui se lève à 4h du matin et qui viennent de perdre leur prime est-ce que c'est perdre son temps que de per parler euh à l'aide soignante dans la clinique à côté qui euh se prive de vacances depuis 3 ans et qui là à la rentrée pourra pas offrir à sa fille son activité poneé euh est-ce que c'est perdre son temps que te parler aux ouvriers de chez gouier qui soi d'Amien Nord ou de flic secours et qui ont à faire les 4 h et qui ont dit que leurs pneus sont trop chers comparé à l'Estonie est-ce que c'est perdre son temps euh que de parler au vigilees de Securitas euh qui euh était à mon premier meeting et dont se sur 8 était en contrat à durée déterminée de 2 mois renouvelé depuis 2 ans je crois pas que ce soit perdre son temps que de parler à tous ces gens et je le dis même s'ils ne votent pas pour nous même s'ils s'abstiennent même s'ils votent terraineent je pense que c'est l'honneur de la gauche c'est son devoir de devoir parler aux classes populaires en entier et pas à moitié et de vouloir faire France ensemble là il y a un choix qui voilà qui depuis 2 ans nous sépare avec la direction des insoumis qui a un choix de se dire est-ce qu'on parle au pays en entier ou est-ce qu'on parle au pays à moitié mais ça veut dire qu'au fond vous racontez de l'intérieur une forme de clientélisme politique vous parlez même vous parlez même d'ethnicisation au fond le rassemblement national comme la France insoumise ethnicise le rapport à l'injustice sociale c'està-d un clientélisme à la fois sociale et ethnique vous vous osez le mot ça c'est un habitant des quartiers int que vous citez et et donct vous partagez visiblement le constat je je je vais vous prendre un exemple qui moi m'a choqué ces dernières années il y a un an à peu près il y avait un crime commis à crépool le jeune Thomas la sortie d'un bal vous souvenez qui se fait poignarder et à ce moment-là vous avez le rassemblement national qui pose des questions à l'assemblée qui tweet qui retweet et vous avez un silence des dirigeants insoumis qui ne disent pas un mot pas un tweet sur Thomas crepol vous avez 2 jours plus tard me semble-t-il un jardinier Morade qui se fait poignarder à son tour et trangler brutalement par un raciste qui le traite de bouou en en commettant cet acte et là vous avez tous les dirigeants insoumis qui tweetent et qui retweetent et qui pose une question à l'Assemblée pendant que le rassemblement national lui lui se tait voilà la France que je ne veux pas c'estàdire de France qui s'ignorent qui se font face vous aviez d'ailleurs à l'époque réagi aux deux aux deux au voilà et oui il faut choisir selon l'origine selon le prénom selon l'agresseur présumé à qui va aller et qui ne va pas aller notre compassion voilà ce qu'on ne veut pas voilà et il y a un choix je le dis face à une extrême droite qui construit des murs dans le pays qui construit des murs entre les vrais Français et les pas vraiment français une extrême droite qui construit des murs entre la vraie France des clochers et la mauvaise France des quartiers et ben que doit faire la gauche est-ce que la gauche doit construire d'autres murs ou est-ce que la gauche doit construire des ponts est-ce que la GAE mais quand vous racontez ça de l'intérieur et avec aujourd'hui une forme presque de libération on le sent de votre propre parole pourquoi vous êtes si seul pourquoi le reste des insoumis ne disent pas ce que vous vous dites d'abord il y a un facteur qui est la peur cmeoi la peur de c'est il y a c'est un parti où il y a de la peur bon c'est pas c'est pas une découverte quand même que on a voilà ça il y a une place de la peur dans ce parti et pu pourquoi parce qu'on vous intimide parce qu'on vous il y a pas je le dis c'est un regret que j'ai c'est qu'il y a pas de place pour je dirais débattre discuter se contredire échanger et je dirais dépasser les contradictions parce que la contradiction que je pose là elle est dépassable moi je suis partisan non pas de choisir non pas de soustraire entre camp campagne populaire et quartier populaire mais d'additionner et je le pose comme projet politique je dis c'est le faire ensemble vous connaissez la phrase d'Antoine de Saint du peréri qui dit que s'aimer ce n'est pas se regarder l' l'autre c'est regarder ensemble dans la même direction et ben je pense que ce qui vaut pour un couple à savoir que si un couple n'a pas de projet de partir en vacances d'avoir des enfants de bâtir un pavillon ça risque de vite tourner aux petites querelles et à la jalousie je pense que c'est vrai pour la société en entier et que si jamais elle est pas portée par un horizon commun de faire ensemble de transformer ensemble le pays et bien on en vient aux jalousies aux guerr et guerre sur les différences et que aujourd'hui on doit être porté par ce projet qui est nourri si on le comprend bien presque qui est presque souhaité en quelque sorte ce que vous décrivez de l'intérieur c'est aussi une gauche qui presque prolifie sur une forme d' entre de Frances je dirais une gauche qui a renoncé en tout cas qui renonce là qui se dit que c'est un choix de l'abandon pour moi c'est un choix de la défaite il y a non pas se dire que on s'en fiche de des gens qui habitent les campagnes et puis tout ça mais que en revanche c'est foutu d'ailleurs Jean-Luc Mélenchon me le dit il dit voilà toute façon les terres qui votent pour le rassemblement national ce sont des régions qui n'ont jamais accepté ni la démocratie ni la République on parle du ncaléis on parle de la Picardie on parle du Midi rouge on parle de TER qui ouvrière qui on envoyé des députés communistes ou socialistes pendant un siècle à l'Assemblée nationale et il ajoute bon la dénazification de l'Allemagne ça a pris 25 ans bon donc bon donc bon il faut prendre patience quoi mais et donc c'est pour moi plutôt un choix de l'abandon un peu dans la continuité de ce que faisait le Parti socialiste qui avait dit bah enfin de toute façon les ouvriers c'est perdu et vous en parlez d'ailleurs dans votre livre vous dites ce moment où le le singank qui s'appelait Terranova qui était très proche du Parti socialiste dit au fond bon arrêtons de s'occuper des des ouvriers désormais notre cœur de cible en quelque sorte sont plutôt les cadres mais et donc finalement alors qu'on s'était construit contre ce rapport Terranova pour dire qu'il fallait continuer à aller les chercher continuer à leur parler et vouloir rassembler le pays et bien il y a un choix inverse qui est opéré depuis 2 ans c'est de parler au pays à moitié et non pas en entier [Musique]

Clientélisme politique : "Il faut qu'on parle au pays en entier" — François Ruffin · Pourquijevote