Le Festival de Cannes, rendez-vous incontournable de la bien-pensance ?
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
à la fête. Le problème, c'est qu'il n'y a pas que le cinéma qui est à la fête. Alors, on adore. Qui n'adore pas le cinéma ? Qui n'adore pas les stars ? Qui n'adore pas ces extraordinaires films qui continuent de faire vibrer notre enfance quand ils sont bons ? Notre adolescence ? Notre adulte ? Vraiment, il nous faudrait cinq heures pour parler des grands films qui ont fait notre histoire, qui ont fait notre culture, qui ont fait nos goûts. Mais il y a aussi autre chose, c'est qu'aujourd'hui, depuis quelque temps déjà. Très bien. Alors, les artistes se disent « Oui, mais on n'est pas que des artistes. On a vocation politique. On veut parler politique. Très bien. Pourquoi pas ?
Pourquoi pas le mélange des genres ? » Mais quel mélange et quel genre ? Est-ce qu'on veut faire de la salade russe ou pas ? Par exemple, écoutez, une actrice que j'admire profondément, je ne suis pas le seul, on a des millions à l'admirer, une très grande actrice, Juliette Binoche, inaugure cérémonie d'ouverture de festival de Cannes et elle prononce ces paroles. Un extrait, bien sûr.
Les artistes ont la possibilité de témoigner pour les autres. Plus le niveau de souffrance augmente et plus leur implication est vitale. Guerre, misère, dérèglement climatique, misogynie primaire, les démons de nos barbaries ne nous laissent aucun répit. Le vent des douleurs est aujourd'hui si violent et emporte les plus faibles, les otages du 7 octobre et tous les otages, les prisonniers, les noyés qui en durent la terreur et meurent dans un terrible sentiment d'abandon et d'indifférence.
Très bien, très bien. Abandon, indifférence, bravo, applaudissement, magnifique. Très bien. Des mots, évidemment. Qui va être contre tout ça ? Mais très sincèrement, je dirais comme ça, je dirais qu'on préférait que Juliette Binoche continue à faire des films qui nous parlent de cela. Après, on peut, voilà, pourquoi pas sacrifier cinq minutes à cela ? Mais franchement, voilà, oui, le mal est mal et le bien est bien et c'est terrible ce qui se passe, etc.
Mais on entre quand même dans un autre univers avec, par exemple, toujours au Festival de Cannes, je parle toujours de politique et pas de cinéma, où Mathieu Kassovitz, le cinéaste et l'acteur Mathieu Kassovitz qui est en guest star sur le plateau de cet avou de France 5, qui dit ceci. Vous voyez, il parle et il dit ceci.
Mais le problème, c'est le problème qu'on a en France, qu'on trimballe avec nous depuis extrêmement longtemps, qui est un problème de racisme, qui est un problème de... Oui. De difficulté intégrée. Qui est un problème de difficulté intégrée, qui est un combat qui, pour moi, est complètement perdu d'avance parce que nous devons être fiers d'être le pays, un des pays les plus intégrés au monde. Et c'est une de nos forces et c'est ce qui fait qu'on est français. Maintenant, il n'y a plus de français de souche, ça n'existe plus.
Il n'y a plus de français de souche, mais voyons, bien sûr, il n'y a plus rien, tout ça n'existe pas. D'ailleurs, je pense que Mathieu Kassovitz n'est pas allé au bout où il n'y a plus de français du tout. La France intégrée, ça veut dire quoi, la France intégrée ? Et la France désintégrée, c'est quoi ? Je vais dire, on commence à dire ça, il n'y a plus de français de souche. Mais pourquoi ? Il y aurait honte ? Mais enfin, écoutez, moi, je vais vous dire, je suis immigré, je suis né au Liban, d'un père d'origine russe et d'une mère d'origine espagnole. Ok ? Je n'ai pas le droit de me français ? C'est quoi cette histoire ? Ce n'est pas le problème de français de souche.
Quelles sont les valeurs qu'ils font de ce pays ? Ce n'est pas le problème. Vous savez, c'était Romain Garry qui disait « Je n'ai pas une goutte de sang français, mais c'est la France toute entière qui coule dans mes veines ». C'est ça l'important Mathieu Kassovitz. Il faut arrêter ces abolis bibelodinalités sonores. Et le même Mathieu Kassovitz. Écoutez, cette indignation à géométrie variable. Voilà ce qu'il disait un jour sur un plateau de télévision devant la femme de Philippe Monguillot. Je rappelle que Philippe Monguillot est ce chauffeur de bus qui s'est fait assassiner, massacrer, qui en est mort parce que des gens ne voulaient pas payer leur billet de bus.
Écoutez ce qu'il dit à la veuve de Philippe Monguillot sur un plateau de télévision. Toujours Mathieu Kassovitz, écoutez.
Tout ce dont vous parlez là, c'est des faits divers. Je suis encore désolé de parler de ça. Je suis désolé. Je suis désolé. Ce qui est arrivé à votre mari, malheureusement, va arriver à quelqu'un d'autre. Parce que la société est faite comme ça.
La société est faite comme ça. C'est un fait divers, mais oui, c'est un fait divers. Il y a des faits divers. Mais c'est intéressant. Il y a des faits divers et il y a des choses qui ne sont pas des faits divers. Dans une autre circonstance, écoutez ce que dit sur l'affaire Naël et le refus d'obtempérer, le même qu'a Mathieu Kassovitz. Écoutez.
Tout ce dont vous parlez là, c'est des faits divers.
C'est une journée que celle-ci, avec la mort de Naël...
Ce qui est arrivé à votre mari, malheureusement, va arriver à quelqu'un d'autre. Tué par un gendarme. Parce que la société est faite comme ça. 30 ans après, je fais la référence à Naël parce que c'est le moment où on a commencé à parler de ces bavures policières et tout le monde a appris beaucoup de choses. Mais apparemment, il y a des gens qui n'ont toujours pas compris à qui ils ont affaire et qui sont ces jeunes en face, que c'est des fils. Ce n'est pas des voyous, ce n'est pas des criminels. Ils n'ont pas d'armes.
Et Philippe Monguillot avait une arme. Et ça, non, ah bon, ce n'est pas des policiers, ce n'est pas des voyous, ce n'est pas des criminels. Alors là, ce n'est pas du tout un fait divers. Là, c'est terrifiant. Effectivement, c'est terrible. C'est terrible qu'un policier ou quelqu'un d'autre tue quelqu'un. Mais vous avez vu, le ton est totalement changé. Non, non, non. Là, ce n'est plus un fait divers dont on parle. Non, non, non. Là, c'est terrible. C'est un crime. Ils ne se rendent pas compte que c'est des voyous sans armes. Mais dites-moi, tous les gens qui sont agressés, notamment un jour, la promenade des Anglais, etc., ils étaient armés ? Les gens qui ont été agressés ? Non.
Alors, il y a quelque chose qui est quand même préoccupant de ces artistes, encore une fois, dont personne ne nira le talent ni la qualité, qui veulent absolument légiférer sur tout et penser qu'ils ont un avis sur tout. Et quel avis ? On voit dans quel sens. Et je dois dire, et merci David Lysnard d'être là, bonjour, d'abord. Bonjour. Le maire de Cannes, et je rappelle, le président, pardon, excusez-moi, le président de Nouvelle Énergie et de l'Association des maires de France, bien sûr. Mais je voudrais dire ce que vous avez dit, justement, sur une télévision. Vous avez dit ceci.
Ce que je remarque, c'est que toutes ces personnes qui défendent, à raison, la liberté d'expression et la liberté artistique, qui s'indignent des guerres ailleurs, n'arrivent pas à se battre pour libérer un Français, un grand écrivain, Boalem Sansal. C'est bien de parler des misères dans le monde, ajoutez-vous, David Lysnard, mais il faut déjà aussi défendre des artistes français, y compris quand on n'est pas d'accord avec ce qu'ils disent. Je suis fier que Cannes soit cette vitrine de la liberté d'expression, mais il ne faudrait pas qu'elle soit à sens unique.
Et c'est ce qu'on constate, David Lysnard, c'est que pour le moment, en tout cas, tout se passe comme si elle était vraiment à sens unique.
Alors, oui, dans un certain sens, si vous me permettez, tout ce que vous avez dit, je le partage, y compris sur ce qu'est être français. Et la célèbre phrase de Romain Garry en est la quintessence. Pour revenir à votre question, l'expression des artistes, elle est légitime ou pas ? Moi, je suis pour la liberté d'expression, y compris quand elle me dérange. Bien sûr. Mais en fait, elle révèle, ce n'est pas Cannes, ce n'est pas le festival. Oui, bien sûr.
Elle révèle l'endogamie, l'entre-soi d'un milieu culturel, notamment en France, mais aussi aux Etats-Unis, qui sont des milieux dits très progressistes, avec des personnes qui sont des grands talents, je ne veux pas du tout être dénigrant et tomber dans la facilité du dénigrement, mais dont la parole est une parole légitime, mais pas plus que la parole de n'importe quel citoyen. Tout à fait.
Et en cela, le fait qu'il y ait un entre-soi, qui ait une sorte d'effet de chambre d'écho, moi, je le vois très bien ici, on l'observe pendant les 11 jours du festival, il y a, comme disait David Lodge, un petit monde, small world, fait qu'il n'y a que certains sujets qui sont toujours des sujets très politisés, du même côté, dans l'expression des artistes. Et peut-être que nous aussi, le tort que l'on a, c'est peut-être de trop les commenter d'ailleurs, mais le problème, c'est que ça prend trop de place. Après, ce que je voulais dire quand même, c'est que, contrairement à ce que l'on pense, vu de l'extérieur, les œuvres, elles, elles sont beaucoup plus diverses dans leur expression.
D'abord, une œuvre, elle est là pour avoir une qualité avant tout artistique. Bien sûr. C'est la base de tout. C'est ce qui doit guider sa sélection, sa projection, etc. Mais bien évidemment, les œuvres, elles ne sont jamais neutres. Elles n'ont jamais été neutres. Il y a même des œuvres qui sont des œuvres volontairement, etc. Mais quand vous regardez les films projetés au festival depuis des années, on se gosse souvent, surtout nous, quand on est à droite, enfin en tout cas, je parle pour moi, des œuvres un peu de bien-pensance. Mais il y a aussi beaucoup d'œuvres qui mettent des coups de pied dans le wokisme, y compris à Cannes. C'est bien plus diversifié qu'on ne le pense.
C'est plus réjouissant. Qui s'attaque à la cancel culture. Alors, ce n'est pas ce qu'il y a le plus. Ce n'est pas celles qui sont plus mises en exergue par Télérama ou par Libération, évidemment. Mais elles existent. Je me souviens quand Audiard a eu la palme d'or avec Dipan, ça avait dérangé le microcosme de l'entre-soi cultureux parce que ça montrait l'arrivée de cet émigré qui ne supportait pas l'insécurité et qui flinguait d'autres immigrés, pour résumer. Mais le film était formidable. Qu'on ne soit d'accord pas avec le propos, ce n'est pas le sujet. Bien sûr. Et moi, j'aime bien être dérangé dans mes convictions.
Je n'ai plus des films très à gauche, mais qui étaient très bien faits et qui vous font réfléchir. Mais il y a des œuvres, quand vous avez le réalisateur comme Jérôme Panahi, qui est présent à Cannes, qui est un réalisateur iranien, qui dénonce le régime des Mollah, qui dénonce donc la République islamique, je ne peux pas vous assurer qu'il a toute sa place à Cannes, qu'il est soutenu aussi par des artistes.
Donc, heureusement, heureusement, quand on va à l'intérieur de l'événement, c'est beaucoup moins grotesque ou monolithique que ces expressions qu'on a entendues à la cérémonie d'ouverture ou les propos que vous venez de relater en conférence de presse de Mathieu Cassonitz, qui d'ailleurs est un super acteur. Moi, à chaque fois que je le vois, je le trouve excellent. Bien sûr. Je m'ai dit que je n'en peux pas en parler. Mais même ce que vous avez passé tout à l'heure, je n'ai pas compris. Il dit à un moment donné que la France ne s'est pas intégrée et puis après qu'on est super intégrant. Je vais être très fier de tout ça. Bon, je pense qu'il y a un peu de...
Enfin, c'est un peu contradictoire et peut-être un peu cramé dans le cerveau, quoi. Je ne sais pas. Mais c'est un grand acteur et puis il a bien le droit de dire ce qu'il veut tant que ça n'a pas atteint la langue au public.
Mais c'est vrai. Non, mais si vous voulez, en fait, moi, ce qui m'a fait réagir effectivement par rapport à ce que vous aviez dit, c'est que c'est très bien. Bien sûr que tout chacun a le droit de dire ce qu'il veut. Et heureusement, c'est ça la liberté d'expression. Mais on peut dire aussi qu'un artiste connu, que ce soit un Robert De Niro ou autre qui était là, ça pèse quand même. Mais c'est normal. Et ça pèse plus qu'un citoyen lambda parce qu'il est connu, adoré et pour son talent et personne ne n'ira le talent de tel ou de tel. Mais moi, ce qui m'a frappé, je voudrais qu'on revienne là-dessus, c'est ce que vous avez dit quand même.
Il est frappant que dans des festivals comme ça, dans des circonstances comme ça, où la presse du monde entier est là, effectivement, on parle d'un artiste et pas un mot sur Boilem sans salle, pour prendre votre exemple.
J'allais y venir. C'est-à-dire que ce qui est insupportable dans tout cela, c'est la monoculture. C'est un peu la mièvrerie. Et c'est toujours à sens unique. Donc, il y a des combats qui, tout d'un coup, sont repris par le microcosme cultureux et qui dénoncent de façon générale l'oppression, ce qui ne mange pas de pain. On est tous contre l'oppression. Bien sûr.
Et contre la violence et contre le mal, bien sûr.
Mais en revanche, on ne sait pas dénoncer l'oppression d'un de nos compatriotes qui lui-même est un immense artiste et qui est victime de l'arbitraire total et qui est mis en tol. C'est-à-dire que ces mêmes gens, je pense, n'auraient pas su voir Solzhenitsyn. Et d'ailleurs, ils ne savaient pas le voir dans les années 70. Absolument. Vous voyez, ces personnes-là sont soit dans l'abstraction, soit dans des combats qui ont des arrière-pensées politiques, très souvent d'extrême-gauche, parce qu'il ne faut pas se leurrer, parce qu'il y a de la naïveté parfois chez certains artistes, mais d'autres sont très bien engagés. Il y a vraiment de la stratégie d'entrisme et de propagande d'extrême-gauche.
C'est très présent dans les mieux progressistes. Mais c'est aussi un révélateur. Et c'est peut-être la faute d'ailleurs de la droite d'avoir abandonné la culture pendant trop longtemps, d'avoir abandonné aussi la formation journalistique. Moi, je ne veux pas qu'elle soit idéologique, la formation journalistique. Mais quand vous faites un sondage dans une école de journalisme, à Sciences Po, ça avait été fait il y a quelques années sur une présidentielle, et que vous avez 90% qui vous disent qu'ils votent pour Mélenchon ou un socialiste, ils en ont le droit, mais c'est quand même curieux. Ça pose un problème de démocratie, évidemment.
Donc là, on a, j'allais dire, une sorte de concentré de cela, notamment chez les Français et un peu chez les Américains. Alors c'est sûr que quand Robert Niro parle, ça a de l'allure. Ça interpelle, évidemment. Mais ça reste très monolithique. Et je n'ai été sidéré que ni aucun des artistes, mais pas non plus la ministre de la Culture, ne prononce qu'une seule fois le nom de Boalem Sansal, compatriote franco-algérien, mais qui a aussi la nationalité française, qui est un immense écrivain, qui rayonne dans le monde entier. Je ne demande pas aux gens de partager tout ce qu'il dit.
Si, comme moi, je défends la liberté d'un artiste qui serait de gauche, ça m'arrive souvent, et s'il est opprimé, je le défendrai dans mes prises de position. Mais je voudrais, ce que je disais, que ce ne soit pas à sens unique, qu'on ne soit pas dans l'hémiplégie de l'indignation. Et qu'à ce titre, le cinéma, on le retrouve dans les œuvres, mais on le retrouve un petit peu moins dans les postures qui, là, sont parfois...
Voilà, il ne faudrait pas que ces postures soient des impostures, et comme vous dites, le problème, c'est exactement ça. Ce sont dans les œuvres, qu'elles soient de gauche ou d'ailleurs, c'est là où on retrouve le combat.
Exactement. Et puis le problème, c'est que moi, je suis attaché à la manifestation, parce que, je vous dis, malgré son côté parfois exaspérant, c'est une vraie diversité, c'est une vraie fenêtre sur la création. Il y a des grands réalisateurs comme Stokko, Storica, comme on voyait, Terence Malik, qui était venu avec Tree of Life, c'est un film prodigieux sur Dieu. Bien sûr. C'est vraiment magnifique. Le festival, en plus, a des retombées économiques très importantes pour la France. Ça rapporte plus de 300 millions d'euros, ça rapporte beaucoup plus que ce que ça coûte, ça crée des emplois, etc. Et c'est une fierté française, c'est le plus grand festival culturel au monde, il est en France.
Les Américains n'ont pas réussi à faire l'équivalent, les Chinois non plus, et d'autres pays non plus. Donc c'est bien. Mais ces artistes, avec cette expression qui est un peu tarte à la crème, qui est monolithique, ça crée une réaction inverse. Ça exaspère tout le monde. C'est-à-dire dire, mais les gars, arrêtez de nous faire la leçon. C'est comme qu'il y a eu une pétition il y a quelques années d'acteurs français pour dire aux gens de ne plus manger de la viande le lundi, parce que c'est ce qui est mauvais pour la planète.
Mais vous imaginez, ces gens-là qui n'ont pas payé une addition pour certains depuis 20 ans, moi, les gens que je vois dans mes permanences, leur problème, c'est de pouvoir acheter de la viande. Et ce que je dis est rigoureusement vrai, il y avait une pétition là-dessus. Ils mangent du quinoa, très bien, ils en ont tout à fait le droit, mais de vouloir imposer le quinoa à des personnes qui ne gagnent pas le SMIC, c'est un peu plus compliqué. Et je vais vous dire, et ça se résume. Et c'est vrai. Mon rôle, ma liberté, c'est aussi de le dire. Bien sûr, heureusement. Il faut rappeler que le festival de Cannes a été créé en 1939. Il avait été avorté par la déclaration de guerre en septembre.
Déjà, c'était un acte politique, puisque c'était une alliance d'Hollywood et du Front populaire, grâce à un type génial qui était Erlinger, Philippe Erlinger, qui était un grand diplomate, et qui voulait faire le festival des démocraties. Et puis, ça revient en 1946. Mais Erlinger, dans le règlement intérieur du festival, avait dit que les œuvres doivent être sélectionnées pour leur qualité artistique, et non pas pour l'idéologie, puisque c'était les pays qui sélectionnaient.
Mais voilà.
Je crois que c'est encore le cas aujourd'hui.
Tout à fait. Tout à fait. C'est le cas aujourd'hui.
Donc, ne jetons pas l'œuvre qui est le bébé avec l'eau du bain, qui sont les expressions un peu ridicules, artistes de bonne conscience.
On est bien d'accord, disons simplement, on aimerait entendre moins le chouintement de l'eau du bain que les vagissements, les bons vagissements des bébés. Merci David Lysda. Merci d'avoir regardé cette vidéo !
David Lisnard