Chômage : le pari du plein-emploi d'Emmanuel Macron s’éloigne à un an de la fin du quinquennat
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Une flambée des prix des carburants qui explique qu'en grande partie l'accélération de l'inflation 2,2 % au mois d'avril selon les chiffres dévoilés aujourd'hui par l'INC. Conséquence directe, le SMIC sera bel et bien revalorisé au 1er juin prochain. Plus 35 € net pour atteindre les 1477 € par mois.
Confirmation du ministre du travail Jean-Pierre Farendou aujourd'hui. Autre chiffre inquiétant pour l'économie française, le taux de chômage qui repasse audessus de la barre des 8 %. 8,1 % précisément au premier trimestre 2026.
Toujours selon l'INC, une hausse de 0,7 points en l'espace d'un an et un niveau jamais atteint depuis 2021. L'augmentation est particulièrement importante chez les 15-24 ans et à l'heure du bilan des deux quinquena Alexandre Chauva, une chose est désormais actée, la promesse du plein emploi en 2027 ne sera pas tenue. Contrairement à François Hollande, Emmanuel Macron avait lui réussi à inverser la courbe du chômage jusqu'en 2024.
On avait jamais à un tel rythme baissé notre chômage. On est passé de 9,6 % à 7,4. Pour la première fois depuis 40 ans, si nous continuons cet effort, on peut aller vers le plein emploi.
Un objectif de plein emploi devenu aujourd'hui inatteignable. La faute à une croissance trop faible et aux crises internationales selon le ministre du travail Jean-Pierre Farandou. Mais l'argument est perçu par les oppositions comme un prétexte.
Le maire de Cann David Lissard y voit plutôt la conséquence d'un excès de charge et de fiscalité sur les entreprises quand la députée RN Julie Lechanteux estime qu'Emmanuel Macron s'apprête à laisser une France paupérisée et précarisée. Même le bloc central ne cache pas son malaise. Un député renaissance regrette ainsi l'effet dévastateur de la dissolution qui aura conduit selon lui à 300 d'immobilisme. politiquement, ce qui était l'un des totems d'Emmanuel Macron, à savoir la baisse du taux de chômage, pourrait désormais prendre la forme d'une demi-réussite, voire d'un échec du chef de l'État.
Et ce, même si le nombre de personnes inscrites à France Travail reste bien inférieur à son niveau de 2017. Alexandre Chavau du service politique d'Europe.
Emmanuel Macron