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Podcast / conversationPublic Sénat (sur YouTube)· 6 juin 2025 4 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalDéfense

"Emmanuel Macron a cru pendant longtemps qu'il allait réussir à dialoguer avec Poutine"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00inconnuFait
    « Emmanuel Macron a cru pendant très longtemps qu'il allait pouvoir dialoguer avec Vladimir Poutine »
  • 0:15inconnuFait
    « il allait le rendre raisonnable parce que il n'était pas euh dans l'intérêt de la Russie de poursuivre cette guerre »
  • 0:30inconnuFait
    « il a commencé à infléchir sa position au moment des de Boucha »
  • 0:45inconnuFait
    « il disait il ne faut pas que l'Ukraine perde la guerre, mais il n'arrivait pas à dire il faudrait que la Russie perde la guerre »
  • 2:00inconnuFait
    « il a pris le parti de l'Ukraine, il a même ouvert en fait un chemin vers l'OTAN pour l'Ukraine »
  • 3:00inconnuFait
    « la France avait avec l'Allemagne mis son véto à Bucarest à l'entrée de ce pays dans l'alliance atlantique »
  • 7:00inconnuFait
    « il a fait un certain nombre de gestes de discret sur la mise en alerte de force nucléaires »
  • 8:00inconnuFait
    « la déception a été probablement euh euh mutuelle »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Emmanuel Macron a cru pendant très longtemps qu'il allait pouvoir dialoguer avec Vladimir Poutine et qu'il allait, c'était ces mots, en fait, arimer ce pays qu'il pensait absolument être européen au continent, qu'il allait le rendre raisonnable parce que il n'était pas euh dans l'intérêt de la Russie de poursuivre cette guerre. Donc c'était en fait regarder la Russie avec des lunettes russes, ne pas comprendre qu'en fait Vladimir Poutine avait une autre stratégie, une autre rationalité. Ensuite, il a évolué Emmanuel Macron, il a commencé à infléchir sa position au moment des de Boucha.

Vous vous souvenez ces massacres en fait au moment où les troupes russes qui n'ont pas réussi à prendre Kief se se retirent de la banlieue de de Kief et il y a eu des massacres contre les civils absolument terribles qui ont été commis. Et puis au bout de quelques mois, il s'est aperçu que en fait il n'arrivait pas à faire changer Poutine d'avis. Mais même là encore, pendant très longtemps, il a vraiment eu un double langage.

C'est-à-dire que il disait il ne faut pas que l'Ukraine perde la guerre, mais il n'arrivait pas à dire il faudrait que la Russie perde la guerre. Donc on a gardé en fait cette espèce de de de double de de en même temps en fait typiquement macronien pendant très longtemps. Je crois que les choses ont vraiment changé à la conférence qu'il a faite au globe sec à Bratislave là en en juin [Musique] 2023 où là vraiment il a pris le parti de l'Ukraine, il a même ouvert en fait un chemin vers l'OTAN pour l'Ukraine alors que la France avait avec l'Allemagne mis son véto à Bucarest à l'entrée de ce pays dans l'alliance atlantique.

Et après comme ça, il a petit à petit durci sa position jusqu'à devenir aujourd'hui le représentant des intérêts ukrainiens et sans doute le pays en Europe qui défend le plus fermement l'Ukraine. Bruno Tertré, est-ce que ça a changé aussi la manière dont la Russie perçoit la France comme interlocuteur dans ce conflit ? Oui, la Russie a été déçue parce que quelque part la Russie se fait autant d'illusions, presque autant d'illusion sur la France que la France s'en fait sur la Russie.

En tout cas, qu'Emmanuel Macron et certains de ses prédécesseurs, sauf François Hollande, se sont fait à propos d'elle. Je crois que Emmanuel Macron s'est rendu compte que son agenda européen, ce qui est probablement ce qu'il espéra être son grand héritage de politique internationale ne pouvait pas avancer avec des positions comme celle-là. Il s'est rendu compte que les pays d'Europe centrale pour lesquels il n'avaiit pas forcément d'intérêt particulier en tout début de mandat était absolument centraux non seulement dans cette affaire mais désormais dans l'Union européenne.

Et la grande force là pour le coup de la France, même si j'ai énormément critiqué l'attitude de Macron comme certains d'entre nous à l'époque, mais la grande force de la France c'est de pouvoir dire après parce qu'on est une puissance nucléaire indépendante, parce qu'on est membre permanent du conseil de sécurité, ça sert encore les atouts ces atoutsl de dire tiens moi je propose qu'on envisage de mettre des troupes au sol. Ça, je crois que seul un pays comme la France pouvait le faire. C'est aussi pour cela qu'il a fait un certain nombre de gestes de discret sur la mise en alerte de force nucléaires pour dire à Poutine désormais le dialogue se fait d'égal à égal entre guillemets, en tout cas de puissance nucléaire à puissance nucléaire.

Donc voilà, donc la la déception a été probablement euh euh mutuelle et on voit euh effectivement dans les réactions des médias et des responsables politiques russes que euh dès qu'on attaque la France, ça veut dire que on a touché juste