Paris – Lundi 8 septembre 2025. À l’Assemblée nationale interview  Clémentine Autain
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Invité politiqueFait
« C'est une crise de régime et le président de la République est dans le déni total de la situation du pays. »
- 2:47Invité politiqueFait
« C'est des Français qui demandent à corps et à cri de lutter contre la vie chère, d'avoir de meilleures rémunérations, de pouvoir vivre dans la dignité. »
- 3:31Invité politiqueChiffre
« Si vous ajoutez faire payer les multinationales des impôts au même niveau que les entreprises françaises, vous avez encore 26 milliards. »
Temps de parole
- Clémentine Autain100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
C'est une crise de régime et le président de la République est dans le déni total de la situation du pays. Il y a un un décalage qui devient colossal, insupportable entre ce que souhaite la majorité des Françaises et les Français et la politique qui est conduite. Donc tant qu'il y aura pas de changeant de cap, vous pouvez mettre tous les noms que vous voulez hein. Vous pouvez jouer au bento de tous les premiers ministrables. Ça ne changera pas la situation de crise. Monsieur Macron, monsieur Baou bloque la situation pour débloquer la situation aujourd'hui, c'est un gouvernement de gauche et écologiste. Je ne vois pas d'autres solutions.
C'est nous qui sommes capables aujourd'hui de dénouer la crise budgétaire, la crise sociale et la crise démocratique. Là, cette mais c'est le maintenant c'est Emmanuel Macron qui a entre les mains les clés puisque c'est lui qui peut décider ou de dissoudre ou de s'en aller ou de nommer un nouveau ou une nouvelle premier ministre. Donc c'est lui qui doit prendre la mesure de la gravité de la situation, mais pas au sens où Bairou le ressasse, au sens où les Françaises et les Français ne veulent plus payer pour les ultrariches et les multinationales. Ça suffit. Donc il faut changer de cap tout simplement.
La crise budgétaire, elle vient du fait que depuis 2017, on a sans arrêt fait des cadeaux à ceux qui sont très fortunés, à aux milliardaires, aux multinationales et aujourd'hui, on demande aux Français de payer l'addition avec des mesures qui vont leur durcir les conditions de vie alors qu'ils sont pris à la gorge par la vie chère, par les difficultés à se loger, par des salaires qui sont en berne, par pour les fonctionnaires le gel du point d'indice et cetera. Donc ça, il faut ça suffit, faut changer de politique.
C'est ça que nous demandons aujourd'hui, c'est que le président de la République sorte de sa tour d'ivoire et soit capable d'entendre ce message des Français qui dit justice fiscale. C'est ça que veulent les Français, de la justice fiscale, de la justice sociale et qu'on arrête cette politique prétendue de l'offre qui en réalité ne ruisselle pas. Et maintenant, je pense que tout le monde peut convenir du fait que on a bien remarqué que ça ruissit pas. Mais il faut il faut qu'il l'envisage, sinon il conduit le pays de chaos en chaos.
Donc il y a un moment donné, il va falloir qu'il se réveille et qu'il prennent des décisions pour sortir le pays de la situation de blocage dans laquelle lui-même l'a mise, l'a installé. C'est ça qui est un monsieur Macron qui bloque le pays aujourd'hui. Si si on ne comprend pas ça, on comprend rien la situation politique. Qui est-ce qui a bloqué le pays ? C'est un président de la République qui n'écoute pas le suffrage il y a un an des Français. Vous mettez le Nouveau Front populaire en tête, vous aurez donc la même politique alors qu'elle a été rejetée dans les urnes.
C'est le président de la République qui est incapable, avec le Premier ministre, d'entendre le rejet des Français de la loi sur les retraites. C'est des Français qui demandent à corps et à cri de lutter contre la vie chère, d'avoir de meilleures rémunérations, de pouvoir vivre dans la dignité et cela implique de la justice sociale et fiscale. Le gouvernement propose exactement l'inverse. Non seulement il s'en tête pour la retraite à 64 ans, mais en plus il propose de doubler les franchises médicales, de retirer de jours fériers aux françaises et aux français. Mais enfin, on va où avec ça ?
Ça c'est le chaos, ça c'est le blocage, ça c'est ce qui met en colère légitimement les Françaises et les Françaises. pour adoucir la situation, pour apaiser les crises que nous traversons, y compris budgétaire, puisque nous avons des tonnes de solutions pour le budget, vous le savez, nous proposons et j'en j'en ai été l'une des promoteurs des promotrices ici à l'Assemblée nationale avec ma collègue Evassas, la taxman 26 milliards d'euros la taxe Zucman c'est entre 15 et 25 milliards d'euros possible dans les caisses de l'État. Si vous ajoutez faire payer les multinationales des impôts au même niveau que les entreprises françaises, vous avez encore 26 milliards.
Donc nous des recettes, on sait les trouver. Donc si vous voulez débloquer le pays, donnez-nous les clés et nous, je vous assure, on trouvera des nouvelles recettes pour pouvoir améliorer le quotidien des Français, investir dans les services publics, donner plus de pouvoir vivre dans la dignité aux Françaises et aux Français. C'est ça que nous proposons et c'est pourquoi je dis que nous sommes la solution. Merci à vous. Yeah.
Clémentine Autain