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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 4 février 2026 23 min

Marion Canalès : « La police municipale ne doit pas devenir un supplétif de la police nationale »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On va parler des des polices municipales et on va en parler avec vous. Marion Canal, merci beaucoup d'être notre invité sénatrice socialiste du puit de Dom le Sénat qui a donc entamé hier l'examen du texte pour donner plus de pouvoir aux polices municipales. On va évidemment y revenir dans quelques instants, mais d'abord en regarder une de la presse régionale.

On en a sélectionné trois. La une de Nice matin, une prof poignardée par un de ses élèves. On vient d'en parler avec Guilemme Rikaville, une enseignante d'art plastique d'un collège de Sanarie, blessé par un élève de 14 ans.

Son pronostic vital étant toujours engagé. La une des dernières nouvelles d'Alsa, c'est Marine Le Pen. Procès du RN, l'avenir politique de Marine Le Pen s'assombrit.

Le parquet général a requis hier 5 ans d'inéliggibilité à l'encontre de Marine Le Pen. Une peine de prison aménageable mais sans exécution provisoire. De quoi quand même compliquer sa candidature à la présidentielle et puis la dernière, c'est celle de Corse Matin permis de conduire, les seniors refusent la voie de garage.

Durée maximale de validité fixée à 15 ans. Contrôle médicaux obligatoire. C'est un vote du Parlement européen qui fait que le permis de conduire est revu en profondeur.

Les premiers à être impactés, ce sont les automobilistes, les plus âgés qu'ils ne veulent pas remiser leurs précieux sésames. De quelle avez-vous envie de nous parler ? Euh je vais vous parler de la professeure qui a été euh poignardée en en pleine classe.

Avant, je vais quand même vous dire que sur euh les nouvelles les nouvelles d'Alsace, je pense que c'est hier la une, c'était ce petit garçon qui a été victime qui a été victime de d'un viol collectif sous emprise chimique et qui m'a profondément profondément euh perturbé et et je crois vraiment qu'il faut que qu'on puisse continuer d'en parler. Donc je remercie, je crois que c'est ce quotidien qui a sorti cette une là qui a été ensuite reprise même si les faits se sont tenus dans un autre département et euh dans le nord. Ouais.

Donc euh cette professeur euh cette professeur, ben c'est encore un dans une école euh un drame absolu pour euh pour elle naturellement pour les élèves qui ont assisté euh et vu euh la scène de leurs professeurs euh de leur euh camarades de classe, j'entendais euh que les circonstances doivent être encore un peu éclaircies. Hier, il y a une professeure qui disait que c'était un élève perturbateur. Ce matin, on apprend qu'il y avait des mesures justement de de d'éducation dans sa famille.

Bon, il va falloir savoir un peu connaître un peu le contexte, mais bon, ça rappelle beaucoup trop de d'autres événements en France et euh ça devient un sujet beaucoup trop souvent à la une de nos quotidiens avec derrière sujet de santé mentale qui reste, je pense, préignant. Après, on verra si ça le concerne, hein. Euh mais je je vous rappeler aussi le ce qui s'était passé en à Nant entre deux élèves qui avaient voilà conduit à la mort d'une jeune fille.

Et il y a eu des réactions politiques notamment de l'extrême droite écoti qui appelle à des mesures qui rétablissent l'autorité. Qu'est-ce que vous en dites ? Bah rétablir l'autorité c'est pas que la répression, c'est pas le il y a qu'à photon, c'est tout ce qu'on défend en matière de prévention, les moyens pour la prévention, pour l'accompagnement, pour les difficultés pour les familles qui rencontrent des difficultés, l'accompagnement à la parentalité.

Donc voilà, en même temps, c'est ce même Eric Soti qui est capable de dire il faut supprimer les allocations pour les familles soi-disant défaillant. Bon, c'est pas comme ça qu'à mon avis qu'on qu'on rétablit qu'on rétablit la chose, mais euh je pense que voilà, le ministre de l'éducation y est allé, c'est toujours un signal qui est envoyé aux familles. Je repense à ce petit garçon, je veux aussi dire que on se déplace assez peu dans ces affairesl, ça aurait aussi mérité une parole peut-être un peu plus forte et collective.

Un mot sur une autre actualité, on l'a vu, c'était une autre une, c'est les réquisitions qui sont tombées dans le procès du Front national, des assistants parlementaires du Front National pour Marine Le Pen 4 ans de prison dont un ferme 5 ans d'inligibilité, un réquisitoire sévère mais pas d'exécution provisoire. Est-ce que pour vous ça change la donne pour 2027 ? Affaire à suivre.

Nous, on est engagé contre les les idées he qui sont de plus en plus, vous l'avez dit tout à l'heure, parfois relayé du Rassemblement national. euh cette perfusion lente de ces idées. Donc euh que ce soit Marine Le Pen, Jordane Bardella ou quiconque euh les fera vivre en 2027, euh le sujet de 2027, ce sera avant tout euh ce qu'on propose aux Français pour euh construire plutôt que le candidat du Rassemblement national.

Voilà, pour construire un récit. En tout cas, euh selon moi, euh mais Jordan Bardella, ça vous inquiète plus que Marine Le Pen ? Ni l'un ni l'autre.

Il faudra de toute façon euh être projet contre projet. Ce qu'on fait d'ailleurs régulièrement et y compris dans les législatives partielles où on dit qu'il y a des incohérences entre ce que le Rassemblement Rassemblement national dit et ce qui vote dans l'hémisycle notamment à l'Assemblée nationale où ils sont plus nombreux. À moins de 6 semaines des municipales de la sécurité reste l'une des préoccupations majeures des Français et un déterminant du vote.

Alors faut-il donner plus de pouvoir aux polices municipales ? Un projet de loi est examiné en ce moment même au Sénat. Vous allez nous l'expliquer, nous dire ce que contient ce texte et comment s'est passé la séance d'hier puisqu'on le disait, le Sénat donc débuté ses travaux autour de l'él l'élargissement des pouvoirs des policiers municipaux.

En effet, le Sénat va encore débattre lors des deux prochains jours d'un projet de loi initié par le Sénat et porté par Laurent Nouz, ministre de l'intérieur. Un projet de loi qui vise concrètement à mieux répondre à la demande des municipalités qui ont vu leur nombre de policiers municipaux progresser de 45 % en 13 ans et qui visent à élargir ses compétences. En résumé, le Sénat a voté hier que les policiers municipaux pourraient dresser des amendes forfaitires pour une quinzaine de cas, notamment à la suite des contrôles d'alcoolémie et de stupéfiant préventif ou pour la vente à la Soviette par exemple.

Ils expérimenteront l'utilisation de drones pendant 5 ans dans des conditions strictes. Une liste non exhaustive que chaque maire pourra décider d'appliquer ou non. Il s'agit ici d'un projet de loi qui à l'exception de certains points semble faire consensus.

On écoute Laurent Nugèz qui s'en félicitait hier. Ce n'est pas ici qu'il faut oublier que ce projet de loi s'est aussi largement appuyé sur les travaux de la mission d'information sénatoriale sur les polices municipal dont bon nombre de préconisations ont été retenues dans ce texte. Une mission d'information transpartisane comme il n'en existe finalement que peu en matière de sécurité.

C'est dire peut-être combien ce projet doit pouvoir nous rassembler. La droite rappelait également l'importance de ce texte et l'attente qu'il génère chez les maires Hervé Renault, sénateur les Républicains de la Loire, l'a expliqué hier en séance. Le texte que nous examinons aujourd'hui est l'expression d'un principe de réalité.

Il répond à une demande forte de nos élus de terrain. Mieux garantir la sécurité de nos concitoyens, renforcer la proximité de l'action publique et donner à nos communes les moyens d'agir. Madame la sénatrice, est-ce que les socialistes sont d'accord au sujet de la nécessité d'élargir les compétences des policiers municipaux ?

Bah, l'enjeu de ce texte, déjà pour le contexte, c'est dire qu'en 40 ans, il y a quand même eu euh euh une multiplication par 5 des effectifs de police municipales, donc un volontarisme de la part de de communes. Il y a deux fois plus de collectivités qui sont dotées de police municipale. Aujourd'hui, il faut euh arriver à concilier euh efficacité euh pour répondre à des enjeux de sécurité, de sécurisation, de prévention, de tranquillité.

Ça a été l'objet de de quelques amendements de notre part. et puis euh de pas tomber dans une surenchère euh qui est inefficace et puis en en respectant des principes qui nous semblent essentiels sur l'autorité de ces polices municipales et la complémentarité avec euh les effectifs euh nationaux euh de gendarmerie et de police nationale. Mais est-ce que justement euh vous parlez de complémentarité, est-ce qu'il y a pas une crainte aussi que l'État se décharge du coup sur les maires en matière de sécurité ?

Bah aujourd'hui, justement cette complémentarité, le ministre, on on lui a rappelé hein plusieurs fois qu'on voulait euh essayer de faire passer des amendements qui la rappellent, c'est-à-dire par exemple, mais ils ont été souvent frappés par euh les recevabilités financières, mais présidente Cuckerman l'a rappelé, mais euh que si les ratios de police nationale ou de gendarmerie par habitant se dégradait, qu'il fallait fallait pas que ce soit que les polices municipales deviennent des supplétifs, qu'il fallait mettre des garanties. Non, mais il y a toujours euh toujours euh des risques sur le long long cours et long terme. Mais on l'entend déjà les maires qui disent que ils ont le sentiment que l'État se décharge de plus en plus sur eux.

Exactement. Ce fameux continuum de sécurité, c'est une chaîne, une coordination, c'est une complémentarité. Donc on doit pas laisser par exemple aux métropoles le soin de se doter de police municipale parce que la cour des comptes, il y a certains rapports qui disent que compte tenu de l'évolution des effectifs notamment en en territoire métropolitain, il faudra après revoir les répartitions des polices et et gendarmerie, polices nationales et gendarmerie.

Faut pas laisser cranter cette idée. C'est une complémentarité et c'est pas les communes qui ont déjà mis 2,5 milliards d'euros je crois euh l'an dernier sur leur police municipale qui viendront palier des désengagements éventuels. C'est des missions complémentaires mais qui ne pas qui ne sont pas les mêmes.

Donc pour vous ce texte c'est pas un transfert déguisé. Il ne faut pas qu'il le soit. On n pas fini.

Il vous a rassuré Laurent Lun là-dessus ou pas ? Ben moi, j'ai trouvé quand même que le gouvernement quand il s'agit de nous dire qu'on est bavard parce qu'on essaie de remettre des choses dans le texte pour bien spécifier les mission de protection, de tranquillité, de médiation, ça c'est vraiment la police de de municipal telle qu'on la conçoit. On nous dit "Mais oui, mais c'est de toute façon dans l'air du temps, c'est c'est des bon moi j'ai fait un texte sur les soins palliatifs la semaine dernière où la majorité sénatoriale, elle était bavarde en rajoutant des choses qui existaient déjà.

Euh voilà, c'est le le bavardage à géométrie variable. Nous, c'est important pour nous que de rappeler que c'est vraiment une police qui est là pour des missions très spécifique avec des prérogatives qui seront étendu renforcées dans un cadre qu'on veut très défini mais c'est pas un supplétif et c'est pas une police nationale bis. Rémy, on va continuer euh puisque la gauche grince des dents autour de l'armement de la police municipale.

Oui, car le projet de loi vise à lever les freins juridiques qui empêche les maires d'équiper leur police municipale d'armes létales. La question du contrôle et de l'armement est considérée à gauche comme une mission de l'État qu'il délègue aux municipalités et qui pourrait se révéler lourd de conséquence selon Cécile Cukerman, sénatrice communiste de la Loire qui s'est exprimé hier à ce sujet. Nous regrettons que ce projet de loi organise un glissement progressif. des missions qui relèvent des compétences régaliennes de l'État vers les collectivités.

L'extension des compétences judiciaires des polices municipales, la possibilité de constater certains délits, de procéder à des relevés d'identité élargies ou encore l'accès à des outils de surveillance renforcé ne sont pas de simples ajustements techniques. Ce sont des choix politiques et lourds de conséquences. Ces missions relèvent du cœur même de l'action régalienne.

Madame la sénatrice, est-ce que les dangers quels sont les dangers d'armée la police municipale pour vous ? Après, c'est je rappelle juste que l'extension des prérogatives du pouvoir des pouvoirs judiciaires, il y aura quand même c'est toujours l'objectif c'est de garder bien en tête que la hiérarchie c'est le le maire. C'est le maire et le conseil municipal qui décideront ou pas de le faire en fonction des contextes territoriaux.

Et vous êtes favorable vous à l'armement de la police municipale. Qu'est-ce qu'on dit ? Qu'est-ce qu'on entend par armement ?

Voilà. Qu'est-ce qu'on entend par armement aujourd'hui ? Profilit des armes létales.

Bah aujourd'hui les armes de catégorie 1 de mémoire, il y a dedans les tazers, il y a les armes de point et ça c'est en fonction du rapport que le maire décide d'avoir avec sa sa police municipale. Ça dépend du continuum de sécurité. C'est une longtemps été un débat à gauche.

Là ça allait un petit peu moins. Mais cette question d'armer les policiers municipaux, est-ce que vous vous dites compte tenu du du contexte sécuritaire terroriste, c'est une bonne idée de les armer ? Bah, ça dépend avec quoi ?

Si c'est des armes euh euh pour les pour protéger nos agents de police municipale, si c'est des armes létales, c'est une décision. Moi, je pense qu'il y a on peut pas faire euh une généralité. C'est justement pour ça que l'autorité du maire, on essaie de la préserver puisque'avec des élargissements de pouvoir pays judiciaire, il y a quand même le procureur qui doit euh arriver dans cette dans cette dans ce processus.

Mais ça reste une décision du maire et de son conseil municipal en fonction d'un contexte, en fonction du rapport avec sa police municipale. Chacun a évolué en fonction de en fonction de ces euh ces différentes perspectives territoriales. Donc euh il y a il y a un autre sujet euh un débat que soulève ce texte, c'est la question de la formation.

Oui, il reste des sujets sur lesquels débattre notamment autour de la question de la formation des policiers municipaux et des gardes de Champre qui ne répondent pas à comment mieux préparer les agents. Plusieurs amendements devraient encore être proposés à ce sujet dans les prochains jours. Euh la proposition de loi, madame la sénatrice, elle reconnaît aujourd'hui le sujet de la formation.

Est-ce qu'elle n'est pas aujourd'hui en de ça de ce que ces ambitions impliquent ? Bah de toute façon, la la réalité c'est queen même temps qu'on étudie ce texte, on nous a annoncé que le conseil le CNFPT aurait 440 millions d'euros de moins de budget. C'est le CNFPT qui forme justement nos polices municipaux.

Et pourquoi nos nos policiers municipaux, on a quand on recrute, on met énormément de temps à les avoir sur le terrain euh et voilà, en étant les locals, on on le sait tous, c'est parce qu'il y a toute une formation, une formation qui a ralenti parce que justement il y a de plus en plus de formations à délivrer parce que il y a euh des équipements qui nécessitent une formation, parce qu'il y a des recrutements qui ont été multipliés par par 5 en 40 ans. Donc et en même temps, on donne pas au CNFPT finalement le moyens. Enfin, en tout cas, les moyens sont euh sont interrogés territori aujourd'hui.

Voilà, pardon. Et euh donc aujourd'hui, c'est un article qu'on va étudier, je pense aujourd'hui qui est pas encore passé. Mais euh oui, bien sûr, il faut former, il faut accompagner nos policiers municipales.

Mais ça ça fait partie des des inquiétudes euh euh que suscite ce texte pour vous euh qu'on équipe des polici qu'on donne des pouvoirs à des policiers municipaux, qu'on les équipe éventuellement d'armes alors qu'ils ne sont pas suffisamment formés pour Oui, je pense qu'il faut quand même euh voilà ne pas non plus dire que on peut maintenant tout faire au prétexte qu'on a exercé d'autres fonctions avant. Bon, il y a une police municipale qui n'a pas les mêmes fonctions et je pense qu'il faut quand même rentrer dans dans la fonction. Il faut que ces agents soient à minima à minima formés.

Mais il y a beaucoup d'autres choses hein sur lesquelles on on est intervenu sur les les AFD. Voilà les expérimentations aussi. On pense que ça aurait pu être expérimenté avant d'être généralisé.

Pourtant ce texte sur les polices municipales, ça fait longtemps qu'il chemine. He il est issu du bouveau des polices municipales. Pour vous, il y a pas suffisamment eu suffisamment de temps de réflexion, de discussion, de dialogue avant de le présenter au Parlement ?

Euh si si euh je pense que le déjà c'est un projet de loi parce qu'on a eu beaucoup de propositions de loi récemment sur des sujets extrêmement importants comme le droit à mourir ou les soins palliatif. Bon là c'est le le gouvernement présenté par le gouvernement précé voilà le gouvernement qui présente son euh projet de loi issu euh de travaux transpartisant souvent. Donc il y a de toute façon une obligation de se poser la question de comment on renforce les polices municipales sans tomber dans la surenchère sécuritaire et en gardant un cadre pour ces policiers. municipaux et et leurs et leurs élus.

Est-ce que selon vous, il manque un volet salarial et social ? C'est ce que disent certains syndicats de police. Bah sur les gardes de Champè par exemple, nous on a proposé qu'il y ait des reconnaissances en tout cas qu'on se pose la question de la reconnaissance des catégories B.

Alors, les gardes de Champètre, il y en a leur nombre a été divisé par deux là durant ces dernières années, mais on a proposé justement une reconnaissance puisqu'on va élargir leurs prérogatives et en attendant ils peuvent pas être reconnus comme des catégories B et donc avec les revalorisations et reconnaissances salariales et statutaires. Bon, ça a pas été retenu mais on est encore en train de de continuer l'examen de ce texte et puis on verra aussi avec la navette puisque ce texte reviendra reviendra au Sénat. Et si vous l'avez dit hein, ce texte laisse beaucoup de décisions à la main des maires.

Est-ce que du coup euh il y a une inquiétude sur une forme d'inégalité territorial qu'il pourrait générer ? Mais ce qui est sûr, c'est que c'est pour ça que je vous dis que ces polices municipales aujourd'hui, ça doit être un complément à à la aux actions régaliennes des police nationales et des gendarmeries car en fonction de la des moyens aussi des collectivités locales concernées, on n' pas tous les mêmes latitudes et donc il peut pas y avoir il peut pas y avoir inégalité mais ça risque de créer une fracture du coup, une fracture territoriale, des inégalités territoriales. Ça ça dépendra ça dépendra ça a été répété par mes collègues, ça dépendra des garanties qui sont celles de laisser la latitude au maire de prendre ses décisions en fonction et c'est pour ça que ce n'est pas un supplétif aux polices nationales qui doivent être il a été interpellé hier en séance Laurent Nunes sur cette question des inégalités territoriales notamment par la gauche.

Est-ce que là aussi sa réponse vous a satisfait ? Non. Pour [rires] le moment euh on attend quand même que ce soit traduit euh traduit en acte.

On a des collectivités locales qui subissent des coupes euh des coupes euh quand même dans leur dans leur dotation. Donc il faudra quand même s'assurer que la police nationale n'enlève pas d'effectifs là où des polices municipales sont renforcées. Il faut, c'est pour ça on lui a dit, il faut pas que ce soit insupplétif.

Allez, on va terminer en allant chez vous dans votre région. Vous êtes élu d'verme. Est-ce que vous êtes abonné Marion Canales à la chaîne YouTube de Guy Gatignol ?

Mais j'espère. Alors, je connais bien Guy, je le croise sur pas mal de manifestations. Je alors peut-être pas sur YouTube parce que je suis pas youtubeuse mais en tout cas je le suis sur les réseaux sur les réseaux sociaux.

Voà, faut savoir que vous n'êtes pas la seule à le suivre. Il compte plus de 13000 abonnés fan de ces beaux paysages au Vernia. Guig Gatignol, bonjour.

Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes retraité, créateur de la chaîne YouTube Auverne vidéo. Je le disais 13000 abonnés, des millions de vues sur vos milliers de de vidéos.

D'abord racontez-nous pour ceux qui contrairement à Maron Canal ne vous connaissent pas ce qu'on peut voir sur votre chaîne. Et bien moi en fait on peut voir la ruralité. Moi j'ai voulu j'ai voulu parler de l'Auvergne, parler de la ruralité, dire qu'il se passe plein de choses à la ruralité et dans tous les domaines.

Et donc mon ma chaîne s'adresse à tous ceux qui aiment l'Auvergne dans tous les domaines, que ça soit la culture, le sport, l'agriculture, le tourisme, un peu tout. Voilà. Donc et puis moi ce que je ce qui me plaît c'est de faire parler les gens, d'aller voir les gens, parler de leur projet et cetera.

Dernièrement là, une boulangerie qui s'est créée à Single. Alors Marion euh euh vous allez bien euh bien sûr vous connaissez et allez s'installer à Single et bien euh avec en faisant du pain au Levin euh une une reconversion à 40 ans. Et bien pour moi c'est c'est c'est merveilleux de montrer ça, de montrer que les gens aiment notre notre beau pays, notre verge.

C'est c'est alors vraiment Wigy, c'est la ruralité, c'est toutes les manifestations et puis avec vraiment un contact hyper agréable et et donc des moments toujours surprenants dans ces vidéos, c'est rigolo que qu'il parle de single parce que je je terra le nom du sénateur avec qui je discutais hier au Sénat, mais il a une maison à single et on parlait de ce ce pas plus tard qu'hier de ce village. Guyu, vous pourrez peut-être croiser des sénateurs, pas du puit d'ô dans ce beau village notamment de de Comment vous venue cette idée Guy Gatignol de cette chaîne YouTube et et de faire ces vidéos ? Alors, c'est une bonne question parce que justement moi j'ai il y a quelques années, je me suis dit mais je trouvais queon avait un mauvais regard, une mauvaise appréciation de la ruralité.

Enfin, c'était surtout le citadin bon pas Marian parce qu'elle connaît bien la ruralité mais je trouvais que on avait une image de euh la ruralité il se passe rien, c'est un mourroir euh il y a pas de jeunes ou les vieux ils font rien. Et bien c'est c'est l'inverse que je veux que je veux démontrer. C'est-à-dire en allant voir les gens qui ont des projets, beaucoup de jeunes.

J'aime bien mettre en avant les jeunes parce que qui s'installent par exemple beaucoup en agriculture et c'était pour montrer que notre notre ruralité, elle est belle, on y vit bien et puis on se plaint pas. Euh, on a tout ce qu'il faut, on a la culture, on a de sport, on a des associations, on a et puis je vois, je m'aperçois qu'il y a beaucoup de gens qui viennent s'installer chez nous, qui reprennent des commerces et tout ça c'est c'est c'est bon signe pour nous quoi. Et puis pour les gens qui y vivent.

Et je je le disais Guigatinol, c'est des millions de vues, hein, que cumulent vos vidéos. Est-ce que vous attendiez un tel succès ? Bien, j'ai j'ai tout j'ai tout fait pour travailler un maximum sur ces vidéos et puis je me suis aperçu que et bien n les les les gens d'Auvergne et bien commencent à apprécier ce que je fais parce que je parle d'eux et comme ils disent euh tu nous représentes et euh tu nous présentes comme on est.

Euh ça ça ça me plaît de dire euh qui qui que ce que je fais et bien ça ça ça leur plaît parce que je je parle d'eux et euh euh voilà, c'était le c'est c'est c'était le but. C'est alors pourquoi alors est-ce que moi ça me de de voir que ça ça prend d'ampleur ça me plaît parce que ça veut dire que c'est l'uverne qui est qui qui est montré l'verne dans dans sa dans dans dans ses campagnes et ça ça me plaît. Ça veut dire que ça ben que ce que je fais bien a une utilité même si moi je le fais par passion, partage et par plaisir.

Mar Canal, qu'est-ce que ça traduit ce succès selon vous ? Moi, je crois que ça tradit plusieurs choses. Bon, vraiment, il y a une valorisation de notre territoire et merci.

Mais je crois que ça va au-delà avec les millions de vues. Déjà parce que je pense que Guy euh justement, il l'a dit très justement, c'est pas une un positionnement narcissique comme on a hein de plus en plus dans le dévoiement des réseaux sociaux. On se met soi-même en scène.

Euh Guy met les autres euh sur le devant de la scène, il se met pas en scène. Alors, il finit par le devenir parce qu'il est acteur de son évidemment de son propre récit. Mais déjà il y a ça, c'est en fait l'esprit initial hein de YouTube, de des réseaux sociaux où c'était un écho, où on mettait des trucs positifs et puis surtout euh il y a que du positif et ça fait du bien.

On est quand même dans une époque particulièrement anxiogène. On se relait beaucoup de choses anxiogènes. Les algorithmes finissent par nous relayer ce qu'on ce qu'on a soi-même parfois envie ou pas du tout envie de de voir.

Enfin, c'est dans des contrastes. Et ça ça dénote que les gens ont besoin aussi de sincérité, de voilà de de choses réelles, de voir que oui, il y a des gens qui font des choses ailleurs avec sincérité, sans parti prix parce qu'en fait les gens se livrent. Gu pose juste des questions extrêmement simples et écoute et dans une position d'écoute.

Il y a pas de piège, les gens sont tels qu'ils sont et on est sur du sur du brut en fait ce qui je pense était un peu au départ l'origine des réseaux des réseaux sociaux et et de ces chaînes où on était brut, c'était pas construit, c'était pas des récits, il y a pas de lumière particulière. Guy est équipé de sa petite caméra et puis on est tel qu'on est. Effectivement et c'est des beaux paysages mais aussi de belles histoires, de la solidarité dans nos territoires, voilà la vraie vie des gens.

Merci beaucoup. Merci Guigatignol d'avoir été avec nous. Votre chaîne YouTube Auverne vidéo 13000 abonnés, on espère plus bien sûr très vite des millions de vues.

Merci Guig Gatignol, merci d'avoir été avec nous et merci Marine Canalis d'avoir été notre invité. Le texte sur la police municipale. L'examen se poursuit aujourd'hui au Sénat.

On en parlera évidemment demain.