Benjamin Haddad : "Face aux USA, nous pouvons imposer un rapport de force et défendre nos intérêts"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 20 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:23OuverteRéponse directe
Bonjour, vous êtes le ministre délégué à l'Europe de la France. Comment analysez-vous la situation géopolitique actuelle avec l'arrivée de Trump ?
- 1:50OuverteRéponse directe
Les États-Unis se tournent vers l'Asie. Les Européens doivent-ils prendre leur destin en main ?
- 3:17OuverteRéponse directe
Si les Américains ne garantissent pas de sécurité à l'Ukraine, les Européens peuvent-ils y aller seuls ?
- 6:05OuverteRéponse directe
Comment financer l'augmentation des dépenses militaires à 3,5% du PIB sans alourdir la dette ?
- 9:26OuverteRéponse directe
Donald Trump menace de droits de douane. Quelle attitude conseiller aux Européens ?
- 11:21OuverteRéponse directe
Faut-il s'attaquer aux big tech américaines pour répondre aux pressions de Trump ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:33Benjamin HaddadChiffre
« En 30 ans, les États-Unis ont généré deux fois plus de PIB par habitant. »
- 6:50Benjamin HaddadChiffre
« La France est au pied du mur avec une dette qui pourrait atteindre 120 % en 2026. »
Temps de parole
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France 24 et RFI
[Musique]
présent. Bonjour à tous. Merci de nous rejoindre pour ici l'Europe. Cette émission vous est proposée par France 24 et Radio France International. En cette semaine où les Européens continuent de s'interroger sur leur place et leur puissance dans un monde très mouvant où la France s'efforce d'être au cœur du réacteur européen. Nous avons le plaisir de recevoir Benjamin Hadad. Bonjour. Bonjour. Vous êtes le ministre délégué à l'Europe de la France donc et ce depuis 6 mois. Monsieur Hadad, merci de nous rendre visite. Je rappelle que vous avez été auparavant secrétaire national de l'UMP de 2011 à 2014.
Vous avez rejoint Emmanuel Macron et la République en marche donc que vous représentez notamment en 2017 à Washington tout en exerçant au sein de S tank américain euh ce qui n'est pas courant. Élu député du Tréchic 16e arrondissement de Paris. Vous êtes, on le disait donc aujourd'hui en charge de l'Europe et on en est à 100 jours de la fameuse présidence Trump à la Maison Blanche avec des conséquences qui semblent assez négatives pour nous. Les États-Unis sont rapprochés de la Russie, laissant l'Ukraine en position de faiblesse, peut-être même de recul. C'est votre analyse.
Je crois qu'on a un moment de bascule historique pour notre continent et il faut tirer les conclusions, les conséquences de ce qu'on est en train de voir déjà. On a depuis 3 ans la guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine à nos portes qui a un impact évidemment sur la liberté, la démocratie, la souveraineté des Ukrainiens, mais plus profondément sur notre sécurité à nous européens puisque les Ukrainiens se battent aussi pour la sécurité de l'Europe et c'est pour ça qu'on les soutient. Et puis bien sûr, vous l'avez dit, il y a les questions qui se posent sur les relations transatlantiques, l'avenir de la garantie de sécurité américaine.
Mais je dirais au-delà de la simple présidence et personnalité de Donald Trump, la vérité c'est que l'on voit une tendance depuis plus d'une dizaine d'années des États-Unis qui se tournent vers l'Asie.
Rappelez-vous déjà les tendances protectionnistes on l'a vu aussi bien avec Barack Obama bien sûr avec Joe Biden qui a continué à voir amplifier celle de l'administration Trump avec l'inflation reduction act ce plan massif de subvention de soutien à l'industrie américaine sans coordination avec les alliés européens le retrait unilatéral d'Afghanistan là aussi sans dialogue avec les Européens qui étaient encore sur le terrain comme les britanniques ou les Allemands et puis les débats depuis longtemps déjà sur le partage de fardeaux sur les dépenses de défense de l'Europe fondamentalement. Tout cela nous dit quoi ?
Nous dit que c'est le moment pour les Européens de prendre leur destin en main, d'investir massivement dans leur défense, dans leur autonomie stratégique et leur coopération industrielle sur les questions de défense, dans leur compétitivité et leur innovation aussi. En 30 ans, les États-Unis ont généré deux fois plus de PIB par habitant. Alors, parlons Ukraine, des incertitudes sur le plan de paix de Trump, des sur les intentions réelles de Vladimir Poutine qui parle de geler le front pour assurer la paix. Donald Trump suppose que les Ukrainiens devront faire des concessions territoriales importantes, renoncer à adhérer à l'OTAN.
Si les Américains ne donnent pas de garantie de sécurité sous forme de troupe au sol, Benjamin Hadad, est-ce que les Européens sont prêts à y aller seuls ? La vérité, c'est que le président Zelenski il y a plus d'un mois déjà a dit qu'il souhaitait une trêve inconditionnelle, qu'il y était prêt. La Russie n'a pas répondu. Puis nous avons eu euh un dialogue diplomatique pour proposer une trêve sur les frappes contre les infrastructures énergétiques et les frappes en mer noir.
Là aussi, la Russie s'est dérobée, a fait des demandes qui étaient inacceptables comme la levée des sanctions et a continué de frapper les civils, de frapper les infrastructures, de frapper les militaires ukrainiens sur le sol ukrainien. Et puis la Russie continue d'avoir des visées maximalistes et inacceptables. La neutralisation de l'Ukraine, la démilitarisation de l'Ukraine, le renversement du président Zelenski qui a été démocratiquement élu par son peuple. Fondamentalement, ce que la Russie cherche depuis le début, c'est d'effacer l'Ukraine en tant qu'étion, en tant que nation souveraine et indépendante. Et ça, c'est inacceptable.
C'est pour ça que les Ukrainiens se battent et c'est aussi quelque chose que les Européens ne peuvent pas accepter. Le président Trump dit qu'il souhaite la paix. C'est notre cas à nous aussi. C'est pour ça que nous dialonguons en permanence avec nos alliés américains sur ce sujet. Vous le savez, les représentants américains, le secrétaire d'État, le négociateur Witkov était à Paris. C'était la première fois qu'on avait autour de la table les Ukrainiens, les Européens et les Américains pour dire que nous souhaitions incesser le feu. C'est pas juste les armes qui se taisent un instant.
Si c'est une trêve qui serait utilisée par la Russie pour réarmer et pour réattaquer, ça nous mettrait tous en danger. Et donc la question qui se posera, c'est évidemment de pouvoir dissuader aussi la Russie de réattaquer. Pourquoi ? Parce qu'on connaît notre histoire. Dissuader avec des troupes au sol européennes et vous pensez que les opinions publiques sont prêtes. Alors dissuader, ça passera par des garanties de sécurité. Les garanties de sécurité, la première, c'est quand même d'avoir une armée ukrainienne forte, robuste, indépendante. C'est pour ça que le soutien européen à l'armée ukrainienne continuera. bien sûr dans le temps long et puis ça peut passer.
C'est ce qu'a indiqué le président de la République lorsque nous avons eu ces échanges avec nos partenaires, commencé par les Britanniques et et d'autres la coalition des volontaires. Ça peut passer par des contingents européens dans des points stratégiques qui ne seraient pas combattants, qui ne seraient pas sur la ligne de front naturellement, mais dans des points stratégiques comme des troubles de réassurance. Vous savez, c'est le cas aujourd'hui dans un certain nombre de pays européens, que ce soit les les pays Baltes, la Pologne ou encore la Roumanie ou la Nation cadre, il y a ces troupes de de réassurance.
L'enjeu encore une fois, c'est de permettre la sécurité du continent sur le long terme parce que on a eu après l'annexion de la Crimée et les premières attaques contre le Donbas, les l'accord de cesser le feu de Minsk dont la France et l'Allemagne était garant. Il a été violé et bafoué par la Russie des dizaines de fois. La Russie s'est préparée à réarmer et à attaquer après l'invasion de grand échette fois-ci que vous avez mentionné cet effort des Européens d'augmenter leurs dépenses militaires à 3,5 % du PIB. C'est un peu la la visée, la Cour des comptes estime que la France est au pied du mur avec une dette qui pourrait atteindre 120 % en 2026.
Alors, sauf à relever les impôts et tailler dans les budgets sociaux euh et sauf à recourir à un grand emprunt communautaire, mais il y a évidemment pas beaucoup de financement euh novateur ni véritablement d'appétences de nos partenaires. Comment est-ce qu'on va augmenter ces ces dépenses de défense ? La France n'a pas attendu cette guerre pour augmenter ses dépenses de défense et vous le savez sur les deux mandats d'Emmanuel Macron, nous aurons doublé le budget français de la défense.
Vous avez vu lors du Conseil extraordinaire du 6 mars, la Commission européenne largement sous impulsion des États-membres comme la France a annoncé des mesures pour pouvoir faciliter l'investissement des Étatsmembres dans la défense, que ce soit exclure certaines dépenses de défense des calculs de déficit de la Commission européenne, un prêt de 150 milliards pour pouvoir aider les Étatsmembres qui souhaitent coopérer entre eux pour investir dans des capacités dans lesquelles aujourd'hui on est dépendant. Ben, on va on va faire appel à ce prêt nous. Ah, bien sûr. Et euh on va travailler avec nos nos partenaires euh dans les domaines dans lesquels on est dépendant aujourd'hui des États-Unis.
cyber, drone, frappe en profondeur, munition, satellite quand on pense au rôle évidemment que joue Starlink en Ukraine, voilà autant de domaines dans lesquels nous devons avancer ensemble en européen et avoir des coopérations industrielles pour soutenir notre industrie de défense naturellement parce qu'on va pas aller utiliser des fonds européens pour aller soutenir l'industrie américaine ou ou coréenne. C'est le cas beaucoup en ce moment.
C'est oui parce que c'est non seulement pour donner de la visibilité à nos industriels qu'on ont besoin pour monter en capacité, mais je le dis, c'est aussi un enjeu pour garder la souveraineté sur l'usage, sur la technologie, sur l'exportation aussi de ces armements. Donc cette question de la préférence européenne, elle est absolument clé si on veut justement la souveraineté de l'Europe sur le plan militaire. Et puis après vous vous parlez de la situation budgétaire de la France. Nous aurons à la rentrée de septembre nos budgets, mais on a fait le choix là de travailler dès maintenant avec les forces politiques pour construire ce budget.
Nous devons trouver dans ce budget 40 milliards d'économies et le premier ministre a vraiment tenu un discours de vérité. Aujourd'hui, nous sommes plus endettés que nos voisins. Nous sommes plus imposés que nos voisins. Donc, ce n'est pas en augmentant les impôts qu'on va pouvoir trouver des des économies et donc des recettes. Et donc fondamentalement, et nous travaillons moins, fondamentalement, nous devrons nous devrons Non, mais vous savez, souvent, on a l'impression que le débat c'est juste augmenter les impôts ou baisser les dépenses. On peut aussi réformer et créer la croissance, générer des recettes par la croissance.
C'est ce que nous avons fait ces dernières années en France en réformant le pays. C'est pour ça qu'on a aujourd'hui en France le chômage le plus faible en 40 ans. C'est pour ça qu'on a fait de la France le pays le plus attractif pour les investissements étrangers en Europe et nous devrons continuer à réformer. Taxera taxera pas. Donald Trump joue au chat et à la souris avec les Européens sur la hausse des droits de douane. Vous qui avez vécu donc aux États-Unis, quelle attitude vous conseillez aux Européens sur ce chapitre qui pourrait les pénaliser énormément hein. La Commission européenne est à la manœuvre.
Aujourd'hui, le président des États-Unis, il a annoncé des droits de douanes de 10 % sur tous les biens et de 25 % sur l'acier et l'aluminium. Ces droits dou, ils sont complètement injustifiés et ne correspondent pas du tout à la réalité des relations économiques entre l'Union européenne et les États-Unis. Les États-Unis nous disent que l'Union européenne impose des droits de douane de 39 % aux États-Unis parce qu'il y a 39 % à peu près de déficit commercial. Ça n'a pas de sens. Déjà, ça n'inclut pas les relations sur les services et vous savez que les Européens sont importateurs de services, en particulier de services numériques euh américains.
On y compte des euh des taxes qui sont imposées à toutes les entreprises y compris européennes comme la TVA, la taxe sur la valeur ajoutée. Donc tout ça n'a pas de sens. Ce que l'on constate aussi, c'est que cette guerre commerciale, elle n l'intérêt de personne. Il a commencé pas dans l'intérêt des entreprises américaines ou des consommateurs américains. Elle va avoir un impact inflationniste sur les États-Unis. On voit aujourd'hui les entreprises américaines qui tirent la langue, les marchés boursiers qui sont en train de dévisser. On a déjà eu ces débats lors des années 30 quand on a eu des spirales protectionnistes. Ça c'est vous êtes pour le libre échange.
Mais jusqu'où vous êtes pour le libre échange ? J'ai envie de vous dire les tensions commerciales avec Washington relance aussi l'intérêt de de beaucoup d'Européens, peut-être de la grande majorité des Européens pour des grands accords commerciaux avec le reste du monde comme l'accord UCSour. La France maintient son opposition au nom de la protection de ses agriculteurs jusqu'à quand ? Alors, on est pour le libre échange, mais à un moment, il faut pas non plus être naïf ou les dindons de la farce. Fondamentalement avec les États-Unis, aujourd'hui, la Commission européenne mène une négociation pour mener à la désescalade avec les États-Unis. Nous la soutenons.
Ce que nous avons dit aussi, c'est que nous devons être prêts à utiliser des instruments de réponse que nous avons développé ces dernières années. Euh je pense par exemple à l'instrument anticoer qui permettrait d'élargir la palette d'instruments dont dispose l'Union européenne pour répondre. La taxation sur les services numériques, euh l'interdiction les big tech américaines. Vous conseillez de de s'attaquer aux big tech américaines qui se soutiennent de Trump. Je dis que nous avons des instruments qui ont été développés précisément pour faire face à ce type de situation. Donc mettons-les sur la table. Encore une fois, il y a aujourd'hui une négociation.
La présidente de la commission elle-même a dit que la taxation des services numériques était une possibilité. Euh l'interdiction d'accès à certains marchés publics, la possibilité de saisir euh la propriété intellectuelle. Je dis juste que nous avons des instruments et l'Europe n'est pas faible. L'Europe c'est 450 millions d'individus. C'est un grand marché intégré. C'est le premier partenaire commercial des États-Unis. Donc nous avons les moyens d'imposer un rapport de force et de défendre nos intérêts et nous devons nous ouvrir aux autres pays en parti. sur le mercour, je vais vous dire la même chose. C'est la question c'est encore une fois la réciprocité, la défense de nos intérêts.
C'est pas parce qu'on est sous pression douanière des États-Unis qu'on doit aller se précipiter, aller accepter des mauvais accords. Si vous avez là des accords dans lequels on va importer des produits qu'on dont on interdit la production en Europe parce qu'on a imposé des normes des standards particuliers à nos agriculteurs mais que nous n'avons pas de réciprocité, nous n'avons pas de clause miroir, ça n'a pas de sens. Donc faisons faisons s toujours contre mais de façon constructive.
Mais mais on a toujours dit qu'on était opposé à cet accord en l'État, qu'on soutenait les accords avec le Chili, avec la Nouvelle-Zand, ce qu'on appelle les accords de nouvelle génération précisément, il y a des clauses miroir, des clauses de sauvegarde de la réciprocité commerciale. Il y a cet accord avec le Canada, le CTA qui fonctionne très bien. Donc faisons en sorte là encore une fois de ne pas nous mettre dans des situations de concurrence déloyale, nous tirer des balles dans le pied. Le pape François est décédé le lundi 21 avril, un pape argentin qui laisse une marque plutôt progressiste, essayant de rapprocher les Européens de de leurs voisins africains par exemple.
Puis avec cette idée que dans un climat très antimigrant, y compris à Rome depuis l'élection d'un gouvernement de droite radicales, il défendait ses migrants. C'est une voix peu entendue finalement en Europe. Déjà, je voudrais rendre hommage au pape François à présenter mes condoléances aux catholiques du monde entier, aux catholiques de France et à tous ceux qui ont vu dans ce pape une source d'inspiration dans la voie vers le dialogue, vers la paix, vers la tolérance. Je crois qu'il a vraiment incarné une figure universelle à cet égard sur la question de de l'immigration.
Il y a euh dans tous nos pays une exigence normale, naturelle de maîtriser nos frontières, d'avoir euh des politiques migratoires euh démocratique, de pouvoir faire respecter euh la loi. Mais ce qui nous a rappelé, c'est que derrière euh ces principes, il y a des individus, il y a des euh des parcours de vie, il y a des femmes, des hommes, des enfants. On a vu les drames humains en Méditerranée avec des centaines de morts dans la Méditerranée dans des conditions absolument atroces.
Et donc on a encore une fois l'exigence en tant que dirigeant politique de faire respecter le droit, de faire respecter la loi et de le faire avec humanité et de travailler au-delà de cette question migratoire bien sûr à un partenariat beaucoup plus ambitieux, un partenariat économique, un partenariat profond avec les pays de la rive sud de la Méditerranée. Voilà des sujets qui ne doivent pas être des sujets de division. Euh le 6 décembre 2024, l'élection présidentielle roumaine a été annulée suite à des manipulations sur des sur des réseaux comme TikTok en faveur du candidat d'ultradroite Cine Georgiescou.
À l'approche d'un nouveau scrutin euh les 4 et 18 mai, il a été disqualifié mais Geor Simian, euh leader de l'Alliance de l'Union des Roumains donc d'extrême droite, a pris la tête des sondages avant un un vote qui menace d'ébranlé l'Union européenne et l'OTAN. J'étais en Roumanie il y a quelques semaines. De quoi parlons-nous ? Vous avez là la Russie qui s'est ingérée de façon massive dans une élection via TikTok pour soutenir la candidature de monsieur Georcou, un populiste complotiste d'extrême droite. TikTok est un réseau social qui est utilisé quotidiennement par des millions de Roumains.
À un moment, Georgesku s'est retrouvé le nom le plus partagé, le numéro 8 en tendance dans le monde sur TikTok. on voit la dimension complètement artificielle de l'amplification. Le réseau TikTok a lui-même révélé qu'il y a eu plus de 100000 bots, donc des faux comptes euh qui ont été désactivés par le réseau social. Donc oui, nous devons collectivement nous défendre face à ces manipulations et face à ces ingérences via les plateformes de réseaux sociaux. C'est pour ça que l'Union européenne s'est dotée d'instruments comme le Digital Service Act pour pouvoir lutter contre la désinformation, la haine en ligne, les ingérence, la manipulation des algorithmes.
Maintenant, nous devons utiliser ces outils et je le dis non seulement utiliser parce qu'il y a des enquêtes en cours contre des acteurs comme X et TikTok, donc faire respecter notre droit, notre état de droit. Mus au gouvernement américain, mais fondamentalement, il s'agit de faire respecter notre état de droit européen. Parlez tout à l'heure de nos dépendances sur le plan militaire, mais on voit aussi nos dépendances sur le plan technologique. Fondamentalement, l'enjeu, c'est de faire en sorte que demain les grands acteurs technologiques dans l'intelligence artificielle, dans le quantique, ils soient européen, ils soit souverain et qu'on soit plus dépendant des Américains ou des Chinois.
Et pour cela, ça passe pas que par des barrières de régulation, ça passe aussi par l'investissement. Merci Benjamin Had d'avoir été notre invité. Merci monsieur le ministre délégué à l'Europe de la France. Euh vous restez bien sûr sur nos antennes France 24 et Radio France Internationale. L'actualité européenne et l'actualité mondiale continue.
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