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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 2 mai 2023 31 min

1er Mai : les manifestations ternies par les violences

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et avec nous pour ce club il serait art bonjour Yves merci d'être avec nous la rédaction du Figaro je me disais Aulas bonjour Jean-Baptiste journaliste politique à Libération et Alex tu vas rejoindre on va parler des mobilisations du 1er mai à Nice qui ont réuni plus de monde qu'elle a coutumée des Français toujours mobilisés contre la réforme des retraites mais que peuvent désormais faire les syndicats quels sont leurs marges de manoeuvre et puis on vous le dirait et puis on reviendra sur les violences qui ont aimé certains cortèges dans plusieurs villes du pays pas de défilé pour Marine Le Pen mais un bancaire républicain au Havre baptisé faite de la nation dans la ville d'Édouard Philippe Marine Le Pen avait une cible Emmanuel Macron on va en parler mais d'abord on regarde l'actualité dans nos régions et l'actualité dans nos régions avec nos partenaires de la presse régionale on va parler de ces défilés du premier mai on va à Marseille on retrouve les hauts purgate bonjour Léo merci d'être avec nous président et directeur éditorial du Journal La Marseillaise Léo comment s'est passé ce 1er mai chez vous à Marseille elle s'est passé de la meilleure des manières pour les syndicats puisque il y avait une affluence probablement jamais vu depuis une vingtaine d'années pour un 1er mai plus de 200 000 selon les syndicats dans nos trois départements provençaux les Bouches-du-Rhône le Vaucluse et le Var on en rend d'ailleurs très largement compte dans nos pages aujourd'hui et puis c'est à souligné parce que ça n'est pas le cas sur tout le territoire national ces cortège se sont déroulés dans une ambiance apaisée dans une ambiance encadrée par des services d'ordre des syndicats qui n'ont pas été débordés et donc on a vu des cortèges avec beaucoup de familles avec de la colère mais aussi de la joie d'être ensemble et il y a chez vous à Marseille les alors dans d'autres grandes villes Paris Lyon n’entraîne les cortèges ont été éveillés de violences mais d'abord parce que il y a ici des services d'ordre de syndicats qui sont rompus à l'exercice des organisations qui sont probablement fortes et qui sont des composantes indispensables de la démocratie sociale qui savent organiser comme ils le font ces cortèges peut-être aussi que dans nos départements très touchés par la pauvreté il y a une sociologie un petit peu différente qui fait que le monde du travail qui s'exprime et bien est en effet plus composé de travailleurs que de perturbateurs comment on a pu le voir en couronne parisienne un dernier mois avec vous Léo quelles sont les perspectives aujourd'hui pour les syndicats que disent-ils du côté de Marseille prochaine mobilisation des grèves alors en effet on a interrogé les manifestants sur les suites qu'ils imaginaient à ce mouvement certains évoquent la deuxième tentative de référendum d'initiative partagée sur laquelle devra se prononcer dans les tous prochains jours le Conseil constitutionnel et puis beaucoup d'autres appellent à une journée de grève et de manifestations le 6 le 6 mai il va y avoir une inter syndicale au plan national aujourd'hui qui sera décliné dans nos départements et nous verrons si cette interfe syndicale solide qui tient depuis maintenant plusieurs mois va tenir à nouveau et prendre des initiatives communes en tout cas forte de se succès d'affluence d'hier l'intersyndicale devra se prononcer sur les moyens de faire payer le gouvernement et le président de la République qui avait fait le pari et bien de passer à autre chose de tourner la page et on le voit très nettement le monde du travail mobilisé lui a décidé de ne pas tourner la page merci les d'avoir été avec nous pendant parlé de ce 1er mai du côté de Marseille et de la Provence marée haute c'est le titre que vous avez choisi aujourd'hui en Une de La Marseillaise merci beaucoup Léo purgett Léo le disait beaucoup de monde à Marseille beaucoup de monde dans plusieurs villes de France près de 800000 c'est plus qu'un 1er mai traditionnel selon les chiffres du ministère de l'Intérieur plus de 2 millions selon la CGT les syndicats misés sur une journée historique est-ce que le pari est réussi Jean-Baptiste quand on voit la multiplication par rapport au taux de présence de de l'an dernier effectivement c'est un succès ah c'est pas forcément historique pas forcément un record mais il y a clairement à succès on avait l'impression que c'était presque une 13e ou 14e journée de mobilisation nationale contre contre la réforme des retraites plus qu'un premier maître additionnel donc le message envoyé qui a toujours des centaines de milliers de personnes mobilisées contre cette réforme des retraites il est passé dans tous les cas aussi pour les syndicats oui c'est à Paris réussi oui bien sûr ce qui est maintenant ce qui est intéressant c'est ce qui va se passer à l'avenir est-ce que le front syndical va rester unis ou au contraire est-ce que le gouvernement qui mise là-dessus je pense va réussir à le diviser c'est ça c'est l'enjeu mais c'est vrai que c'était pas évident que il réussisse cette journée qui a été un peu ternie par les violences parce que on parle beaucoup de cela et un peu moins de la mobilisation mais c'est vrai qu'ils ont réussi à mobiliser et c'était pas évident parce que il y a quand même une fatigue depuis trois mois que ça ça dure et puis cette détermination alors je pense que le bras de fer dont on parle tant n'est pas terminé et que le gouvernement a quand même pas mal de soucis à se faire ça on est loin de l'essoufflement sur lequel mise exécutif après ça dépend ce que l'on entend par essoufflement si c'est d'imaginer un mouvement national qui vise à ce que il y a un retrait de la réforme clairement c'est pas ce qui s'est passé on voit que le Conseil constitutionnel sans doute d'ailleurs aujourd'hui va rejeter le la demande de référendum populaire du du de la gauche la décision est attendue quelque part d'un point de vue institutionnel la récréation enfin a été sifflé c'est c'est fini ce qui veut pas dire qu'il va pas continuer à feuilletonner vous avez le 8 juin vous avez cette proposition de loi du groupe liotte à l'assemblée qui pourrait montrer qu'il y a une majorité parlementaire contre cette réforme des retraites même si ça aucune chance de prospérer avec le marécage parlementaire que serait les navettes avec le Sénat et le gouvernement ce serait catastrophique au niveau mbolique pour le gouvernement de montrer qu'il y a une majorité de par le mode de députés contre mais voilà ça il y a ce il y a ce feuilleton qui va continuer et même de même dans un an un an et un jour après la promulgation du texte certains peuvent toujours relancer un projet de référendum mais même s'il est rejeté demain par contre c'est constitution de constitutionnel donc il y a quand même ce poison qui qui va continuer et puis c'est aussi les enchères que vont faire monter les syndicats pour revenir à la table des négociations avec le gouvernement ça aussi ça va coûter cher ouais les syndicats qui mise effectivement beaucoup hein sur ce 8 juin et cette proposition là d'abrogation de la réforme des retraites pour vous elle peut passer ils ont raison de miser là dessus non ça m'étonnerait qu'elle passe sincèrement ça m'étonnerait mais je pense que effectivement maintenant on est passé peut-être à l'accompagnement de la réforme des retraites et là ils vont faire payer cher les syndicats en plus le gouvernement va pas avoir trop le choix parce qu'il a intérêt à ce que ça cesse et les enchères vont être très hautes je pense que on va se réveiller un jour en se disant que cette réforme des retraites a peut-être été plus cher que les économies qui va nous qu'elle aurait dû susciter non je plaisante mais c'est quand même un des problèmes majeurs et d'ailleurs c'est ce que notre même si j'ai pas une grande confiance dans les agences de notation qui sont d'une versatilité totale mais c'est ce qu'elle note l'agence Fitch la semaine dernière qui qui montrait que cette réforme qui aurait dû Nort au contraire conforté la note française et bien la dégradé voilà non ça va être intéressant je pense que c'est déterminant parce que le conflit est va bien au-delà de la réforme de la seule réforme des retraites et maintenant ce qui est en jeu c'est la confiance et même au-delà de la confiance c'est la popularité du président de la République quand même sérieusement entamé je ne crois pas que dans l'histoire de la 5e République il y a un tel mouvement de détestation et de haine qui se soit exprimée ainsi et pourquoi parce que contrairement à ces deux prédécesseurs qui eux aussi ont essuyé des rejets qui sont violents ils se sont fait éjecter de leur siège et ils ont été battus ils n'ont pas pu faire un deuxième mandat alors que là le président actuel fait un deuxième mandat et qu'on se dit que ça va encore durer pendant quatre ans et que si c'est dans des conditions sociales dans un climat aussi détestable ça risque d'être quand même assez compliqué même si dans le cas d'Emmanuel Macron on voit que quand on regarde les études d'opinion RC est une détestation énorme de sa personne mais son socle son noyau dur de entre 24 28% selon les instituts de sondage et quand même toujours là et c'est vrai que ça correspond peu au pro à son score de premier tour de 2022 donc les macronistes sera sur beaucoup avec ce chiffre là en disant que quelque part le noyau est encore là et que à partir de ce noyau il pourront rebâtir et d'ailleurs c'est ce que fait Emmanuel Macron en essayant de multiplier un peu les déplacements comme ça c'est de se dire que au bout d'un moment ils vont finir par retrouver un lien avec une population qui certes n'aime pas la réforme des retraites mais qui peut-être aime encore moins le bazar le blocage il y a un petit peu de cynisme là-dedans aussi ça ça empêche pas mais voilà c'est un peu la stratégie qui qui est en oeuvre actuellement et on va reparler de la suite mais on va revenir sur ce qui s'est passé hier parce que vous le disiez les cortèges ce sont bien passés dans la plupart des villes mais il y a eu des violences dans certaines villes Alex violence et affrontement entre casseurs et forge de l'ordre mais oui avec un bilan assez lourd il y a eu 108 blessés chez les policiers et les gendarmes 200 chez les manifestants et 2 91 personnes ont été interpellés des violences notamment en mars du cortège parisien très tôt dans l'après-midi dès le début de la manifestation plusieurs centaines de Black Blocs ce sont immiscés à l'avant du cortège ils ont notamment dégradé des agences bancaires et immobilières ils ont jeté des projectiles sur les forces de l'ordre et un policier a été brûlé au visage et au bras par un cocktail Molotov son pronostic vital n'est pas engagée à Lyon également un millier de casseurs étaient présents des voitures ont été incendiées sur le parcours des supérettes ont été pillées si manifestants et 16 policiers blessés dont un CRS grièvement et puis à Nantes des affrontements ont éclaté en début d'après-midi au niveau de la préfecture un début d'incendie de la préfecture a même ces mêmes produits il y a après midi à Nantes et puis un gendarme et quatre manifestants ont été transportés à l'hôpital dont un manifestant qui a été sévèrement touché à la main on peut citer également les villes de Rennes Angers et Bordeaux dans lesquels il y a eu des violences en marge des cortèges et Alex face à ces violences il y a eu des réactions politiques oui il a commencé par la première ministre Elisabeth borne elle le reconnaît en dans de nombreuses villes de France ce premier mai a été un moment de mobilisation et d'engagement responsable mais les scènes de violence en marge des cortèges en sont d'autant plus inacceptable soutien de la première ministre aux forces de l'ordre le ministre de l'Intérieur général de Darmanin a souhaité également réagir on l'écoute absolument pas normal en République que des policiers que des gendarmes connaissaient sapeurs-pompiers se fasse prendre à parti se faire jeter les côtés motophe ou des pavés si je prends l'exemple de Paris c'est 19 policiers gendarmes sont envoyés aujourd'hui à l'hôpital évidemment nous pensons nous pensons à alors à droite et au rassemblement national les réactions ne se sont pas faites attendre face à ces violences selon Marine Le Pen je la cite nous ne sommes plus face à des violences mais face à des tentatives d'assassinat contre les forces de l'ordre quand aux incendies d'habitation et bien ils doivent être traduits devant la cour d'assises pour le patron du parti républicains avec ce type transformer nos forces de l'ordre en torche humaine et abattre la République voilà ce que voulait les Black Blocs présents en nombre il y a après-midi à Paris tout elle est groupuscules d'extrême gauche violents doivent être dissout selon l'exiotiques et puis le président du groupe LR au Sénat Bruno Retailleau a lui aussi réagi je le cite la haine et les violences dont font l'objet nos forces de l'ordre en marge des manifestations de ce 1er mai sont inadmissibles combien de temps faudra encore compter pour mettre un terme à ce spectacle de des civilisations en revanche les réactions à gauche face à ces violences étaient un petit peu plus rares sont et gendarmes qui ont été blessés hier 500 40 interpellations avant de vous faire réagir on va écouter un sénateur de gauche justement sénateur socialise Jérôme du Rhin il était hier en immersion dans le cortège parisien en immersion avec la brave m pour mieux comprendre la stratégie du maintien de l'ordre Jonathan dupréas et Fabien Ricard ont suivi on écoute ça c'est ce qui c'est ce qui a été envoyé dans ce qui est intéressant pour moi là c'est de voir comment à la fois il y a la dimension de protection de la manifestation syndicale et comment les unités s'intéressent à tout ce qui se passe autour et tous les les violences opportunistes toutes les violences opportunistes qui se produisent à la faveur du cortège quoi et je crois qu'ils essayent effectivement de maintenir la possibilité pour le cortège je crois le verset on essayant de d'éviter que les dégâts soient trop importants du prix et Fabien Ricard pour un reportage de Fabien Ricard sur la stratégie du maintien de l'ordre sur le maintien de l'ordre qui sera diffusé prochainement sur notre antenne est-ce que les violences qu'on a vu et les chiffres donnés par Gérald Darmanin sur le nombre de forces de l'ordre BLC ça peut nuire au mouvement ça peut affaiblir les opposants oui je pense que c'est pas c'est pas une effectivement c'est pas mais enfin faut pas que le gouvernement compte sur le pourrissement par la violence du mouvement je crois que c'est pas ça je pense que c'est évidemment piloter ni par le gouvernement ni par les forces syndicales elle n'y est pas intérêt ce qui est plus grave c'est de savoir que il y a énormément de de force exogène d'ailleurs qui viennent de l'étranger qui se mêlent à cette espèce de d'international de la violence qui se moque complètement d'ailleurs de la réforme des retraites ou de la politique du gouvernement pour saccager là il y a une espèce de résurgence d'une d'une haine anti anti-républicaine anti-démocratique aussi qui ferait bien d'être observé de très près parce que ils étaient exceptionnellement très nombreux hier notamment à Paris encore plus nombreux je crois qu'en 2018 quand il y avait eu déjà les exploits de Monsieur là vous vous souvenez c'était l'année de Benalla ou déjà il y avait eu énormément d'exactions donc là c'est encore plus inquiétant je trouve donc les forces de l'ordre et le gouvernement serait bien inspirés de regarder ça comme le lait sur le feu de très près parce que c'est assez inquiétant après voilà je pense qu'il faut faire attention aussi aux prismes avec lequel on regarde ces événements là on parle de est-ce qu'on parle de casseurs ou est-ce qu'on parle de de manifestants on peut pas résumer des manifestations au comportement de certains casseurs c'est de la même manière qu'on peut pas on peut pas résumer le maintien de l'ordre à certaines violences policières qu'on va tourner en boucle de manière très ciblée aussi sur les réseaux sociaux voilà donc ça ça a pas forcément de sens comme le disait Yves je crois que le miser sur le pourrissement de manière générale qui est une forme de pourrissement qui nuisent au mouvement des retraites c'est un calcul qui est assez dangereux dans le sens où quand vous avez ce niveau de tension vous avez des dérapages vous avez des drames qui peuvent arriver dans qui peuvent aussi inflamer ou impacter différemment la lecture qu'on aura le qu'on aura l'opinion publique vous pouvez avoir des victimes dans les manifestants aussi des gens qui n'ont qui n'est pas venus là pour casser ça peut aussi ça peut aussi devenir des symboles qui comment dire qui de suicide une colère aussi dans le reste dans le reste de la population on peut faire attention à ça il faut aussi faire attention à l'image qui est donné de la France et du maintien de l'ordre à l'international vous avez au niveau des Nations Unies des communes des comités des commissions sur les droits de l'homme qui commence à poser des questions sur le maintien de l'ordre d'enfance la façon avec laquelle les manifestations sont encadrées au niveau de l'image de la France au niveau international c'est pas forcément génial on l'a vu parce qu'effectivement il y a des questions et des critiques sur la stratégie du maintien de l'ordre on a vu ce sénateur socialiste Jérôme du Rhin que nos reporters ont suivi montrer ce marteau reçu par les forces de l'ordre je pense qu'il n'était pas critique du tout hein il était surpris de la violence parce que autant que je sache c'est un sénateur socialiste qui est hostile à donc mais il a été quand même assez subjugué enfin pas subjugué pardon surpris par la violence il pensait pas que c'était c'est pas c'est pas simple le maintien de l'ordre on sait qu'ils ont abandonné certains pratiques qui avaient fait beaucoup jaser pendant la la le mouvement des gilets jaunes notamment l'histoire de la nasse mais moi je les ai vus à l'oeuvre hier là c'est quand même compliqué ils prennent des risques importants ils sont en première ligne et c'est pas une partie de plaisir là c'est pas c'est pas de l'intimidation c'est c'est vraiment des ils ont en face d'eux des gens tout à fait déterminés à cassé et c'est important du coup que les parlementaires aïe l'exemple de ce sénateur il devrait multiplier par 10 par 15 pour que les politiques se rendent compte un peu de la difficulté de maintenir l'ordre dans ces conditions là est-ce que ce qui s'est passé hier ça ça peut être le risque d'une radicalisation du mouvement qui va se radicaliser au fur et à mesure qu'il s'affaiblit en nombre ce qu'on a vu hier c'est qu'il y a des casseurs il y a des manifestants les casseurs sont une minorité on voit que les cortèges syndicaux ont quand même des services d'ordre plutôt bien organisés que de l'immense majorité des manifestants ce qu'on porte extrêmement bien il y a pas il y a pas de sujet faudrait pas non plus comme on arrive à remettre en cause le droit de manifester qu'un liberté constitutionnelle quand même mais ça peut fait bien le mouvement oui c'est à dire que ça peut ça peut enfin ce sont les idiots utiles du gouvernement mais c'est vrai qu'il y a beaucoup je pense de manifestants qui sont là pour manifester contre l'air traite qui se poseraient peut-être des questions et puis il y a peut-être certaines centrales syndicales qui n'ont pas du tout envie de s'associer à ce genre de de bazar si vous voulez revoir mais je pense que alors là pour le coup le gouvernement peut être essayer de jouer là-dessus pour jouer la négociation justement c'est toujours c'est pas une bonne une bonne chose évidemment bien sûr c'est aujourd'hui la reprise des débats parlementaires après deux semaines de pause au Parlement reprise risquées pour l'exécutif Jean-Baptiste parce que là l'Assemblée nationale ça commence avec ce qu'on appelle une semaine de contrôle donc c'est des petits débats comme ça pour pas trop qui ont pas trop d'enjeux oui après là c'est c'est risqué dans la mesure où l'exécutif est exactement dans la position dans laquelle il est depuis un an c'est à dire de devoir négocier texte par textes de pas avoir de majorité et avec le niveau de détestation issue de des débats sur la réforme des retraites l'idée que n'importe quel texte un peu ambitieux un peu clivant politiquement ne peut plus passer aujourd'hui sans sans article 49-3 sachant que la dernière fois la motion de censurée est passée à nouveau on voit l'espèce de blocage dans laquelle dans lequel se trouve exécutif à pouvoir ni remanier ni dissoudre c'est une forme d'immobilisme de 200 sur latente comme le dit très bien le sénateur François Patriat c'est la bonne c'est l'exact expression pour des vents de la situation pour définir la situation dans laquelle se trouve l'exécutif c'est là on va voir la maîtrise de la maestria de Madame borne parce que là pour le coup elle joue peut-être son avenir on sait que jusqu'au 14 juillet c'est elle qui doit essayer de trouver un nouvel élan un nouveau souffle si elle n'arrive pas à trouver un nouvel an un nouvel élan un nouveau souffle ça veut dire qu'elle arrive à trouver des alliés à l'intérieur de l'Assemblée nationale au cas par cas de calmer un peu et d'apaiser le climat c'est à elle de jouer on sait que c'est une technicienne donc elle n'est pas toujours dans le sourire et la caresse c'est ce puis dire démocratique donc on va voir si il parvient quand même on va parler d'une des principales opposants de ce gouvernement c'est Marine Le Pen qui a renoué hier avec la tradition du 1er mai mais pour le rassemblement national fini Jeanne d'Arc place à la fête de la nation et elle avait choisi Le Havre la ville d'Edouard Philippe dans un discours aux allures de campagne présidentielle Marine Le Pen avait une cible Emmanuel Macron contester il a amené le pays à une crise institutionnelle et d'une crise institutionnelle à une impasse politique il ne faudrait pas que son entêtement puérile fasse basculer le pays dans le désordre et le chaos symbole terrible de l'impuissance politique l'État ne parvient plus à organiser la visite d'un monarque d'une nation ami les ministres n'arrivent plus à se déplacer pour l'inauguration du moindre rond-point mais quand sera-t-il des JO qui devraient être une grande fête nationale et sportive faut-il s'attendre encore à une nouvelle humiliation Emmanuel Macron voulait mettre le pays en marche il l'a mis en panne voilà la cible c'était Emmanuel Macron c'était un discours de campagne présidentielle Ivy R qui a fait Marine Le Pen j'ai pas très bien qui ça peut toucher si vous voulez parce que c'est quand même en cercle fermé au Havre par définition il y a que des des soutiens à Madame Le Pen alors je sais que elle avait l'ambition de de montrer que son opposant à venir en 2027 ça serait Édouard Philippe parce que c'est une ville ouvrière et qu'elle voulait s'adresser à la France qui travaille donc ça a pas le même impact si vous voulez que les discours qu'elle pouvait faire à l'époque place de l'Opéra à Paris qui était très attendu ou qui était ouvert par définition à tous ceux qui voulaient aller les écouter donc je suis pas persuadé que ça soit la meilleure des la meilleure des techniques mais bon elle a sans doute ses raisons faut voir aller à l'épreuve des années elle voulait elle avait choisi Le Havre ville ouvrière elle voulait parler au travailleur finalement elle a très peu parlé du pouvoir d'achat de l'inflation dans son discours comme on peut le comprendre Jean-Baptiste en fait Marine Le Pen est en train d'inventer la campagne électorale de 5 ans c'est c'est comme du jamais vu parce qu'elle dit que elle est candidate jusqu'à preuve qu'elle dise qu'elle ne l'est pas euh bah il y a quand même une forme d'essoufflement c'est quand même difficile de de gérer son temps quand il n'y a pas non plus stratégie de rareté de de sa part elle est elle est présente depuis un an on comprend qu'elle Valette pendant pendant les quatre prochaines années le temps d'avancer des propositions fatalement on peut pas arriver tout de suite non plus puisque c'est plutôt un temps de campagne en général dans lesquels on arrive avec un programme un peu plus un peu plus charpenté donc elle est dans cette stratégie de quelque part de de surplomb un peu attentiste à essayer d'engranger la colère sur tous les sujets en faisant bien garde à ne rien proposer parce que si regardez hier sur dans son discours la réforme des retraites et de n'en parle qu'une seule fois de manière quand même assez assez brève quasiment pas elle a tourné la page elle le pouvoir d'achat c'est pas dans quel que l'on n'a pas c'est qu'elle a intérêt à pas y mettre à pied parce que comment comment elle va justifier le fait de d'abroger la réforme actuelle comment elle va équilibrer les comptes comment sur l'inflation elle va apporter des des réponses tous ces sujets là dès qu'elle commence à découvrir un peu on les ces opposants commencent à décortiquer ce qu'elle propose montrer que c'est souvent inepte d'un point de vue économique et donc dans ces cas-là elle perd des points de crédibilité qu'elle essaye de qu'elle essaie de construire donc c'est pas tellement étonnant qu'elle met pas tellement de propositions sur l'inflation au pouvoir d'achat en revanche elle a parlé d'immigration notamment la fustigé l'Union européenne sur la question de l'immigration elle en a profité pour lancer sa campagne des européennes c'est assez attendu tout ça ce qui était intéressant c'est que justement Le Pen elle avait fait sa campagne électorale pour la présidentielle sur les thèmes économiques sur le pouvoir d'achat sur ces sujets là et un peu moins sur les sujets régaliens contrairement à ce qu'elle faisait d'habitude bon là elle revient au sujet régalien il y a rien de surprenant bien sur l'immigration en plus comme le gouvernement est quand même dans une situation pour le moins flou sur ce sujet on sait pas ce qu'ils vont faire entre madame Borg qui dit que c'est pas le moment et Monsieur Macron qui dit que c'est une de ses priorités on comprend plus rien elle était un peu sortie de ces thèmes notamment pendant la campagne alors elle y revient parce que effectivement je suis assez d'accord elle est pas si vous voulez toutes les propositions qu'elle peut faire en termes économique pour contrer la vie chère pour éventuellement une crise économique qui pourrait se profiler elle est pas du tout armée pour ça elle a jamais eu une une proposition qui soit à la hauteur des enjeux donc elle mission à la campagne européenne et sur ce thème de l'immigration ce qui est sûr c'est que comme le disait il y a une gêne de la majorité actuelle qui n'a pas de majorité pour faire passer le texte qu'il voulait entre davantage de titres de séjour pour les médias en tension et en même temps il a durcissement des de la reconduite à la frontière des personnes en situation irrégulières donc elle elle voit bien qu'il y a une gêne sur ce sujet là elle va elle va y aller elle va appuyer dessus ça c'est ça c'est évident que ça va ça va se passer dans les dans les prochaines c'est d'avoir en face d'elle un gouvernement qui veut s'emparer de l'immigration et qu'il n'y arrive pas parce qu'il est empêché de le faire pour des raisons de majorité parlementaire c'est ce serait comment dire ce serait presque une faute stratégique de sa part de pas on va appuyer dessus puis sur les européennes c'est effectivement un thème qui est extrêmement porteur aussi pour pour le rassemblement national un des rares scrutins à la proportionnelle dans voilà dans les dans les dans les élections françaises au niveau national donc évidemment c'est un moment extrêmement fort pour pour cranter sans doute une place de premier partie assez échéance là elle est obligé de à mon avis effectivement de cranter là-dessus parce que il va y avoir la rivalité de Éric Zemmour probablement qui lui alors là elle repasse va pas se faire prier pour aller sur ces sujets là donc elle a intérêt dès maintenant à mettre la barre assez haut sur la fin assez originale de la part de Marine Le Pen en fait une sorte de bancaire vous voulez c'est que bon elle touche pas beaucoup de monde dans ce cadre-là elle ne fait que que davantage persuadé ce qu'ils le sont déjà donc c'est c'est faut voir ce qu'elle a fait hein donc je peux pas juger oui les images on a montré que elle a montré elle a réussi à montrer qu'elle était très populaire mais c'est au sein des siens donc ça va beaucoup plus loin un petit risque de de lassitude aussi parce que quand on se positionne que candidate son camp pendant 5 ans il y a un moment on va quand même intérêt à feuilletonner tout ça et raconter des choses que sinon il y a quand même un risque de lassitude et on a vu que la dernière fois Eric Zemmour a déjà failli lui la doubler au dernier moment qui dit qu'il y aura pas quelqu'un d'autre qui va arriver dans ce laps de temps on reparle du 1er mai c'est évidemment la Une de beaucoup de nos Cotillard région de ce matin [Musique] et Alex après régional revient beaucoup sur le 1er mai une journée du 1er mai marquée par deux symboles d'abord le muguet symbole de la fête du Travail et puis les casseroles symboles de l'incontestation contre la réforme des retraites c'est à la une du béry républicain une réforme des retraites qui a regonflé cette journée du premier mai de virgule 3 millions de participants dans la rue selon la CGT 800 000 selon le ministère de l'intérieur avec dans certaines villes démobilisations historiques pour un 1er mai c'était le cas par exemple à Pau ou 8000 personnes ont défilé c'était la Une de La République des Pyrénées et dans les cortèges il y avait forcément du dépit et de la colère puisque la réforme des retraites va être appliquée c'est à la Une de l'Union une amertume qui se faisait sentir notamment chez les manifestants à Reims des manifestants qui est pour certains ont voté Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle pour faire barrage à Marine Le Pen mais certains le regrettent je vais en citer un si en 2027 il faut encore voter utile pour la droite contre l'extrême droite ce sera sans moi il y avait de la colère hier dans les cortèges il y avait de la violence en marge des défilés une journée soit haute tension résume Nice-Matin à feu et à cran titre le journal Le Progrès de Lyon car à Lyon et bien la manifestation a été particulerturbée par des milliers de Black Blocs avec des voitures incendiées des supérettes pillées et bien voilà un lourd total un plusieurs centaines de blessés du côté des forces de l'ordre et des manifestants également des centaines de personnes interpellées et la presse régionale qui se également ce que va devenir la mobilisation contre la réforme des retraites après le 1er mai oui c'est la question que se pose le journal l'Alsace à saün était un bouquet final pour l'intersydical se demande le bien public elle est syndicats vont-ils rester unis face au gouvernement comment ça a été le cas depuis janvier se demande le journal La Provence d'autant que les stratégies commencent à diverger la CFDT de Laurent Berger serait plus favorable à un retour à la table des discussions avec le gouvernement pour évoquer notamment le nouveau pacte de la vie au travail que souhaite Emmanuel Macron à l’inter syndical se réunit aujourd'hui pour prendre une décision sur la suite du mouvement contre la réforme des retraites et en tout cas un prochain rendez-vous se dessine pour les opposants à la réforme la proposition de loi déposée à l'Assemblée nationale par le groupe lyode pour abroger cette réforme des retraites elle sera débattue le 8 juin et on finit par du foot Oriane à la Une de La Dépêche du Midi une dépêche du Midi consacrée à la victoire en courbe de France du Toulouse Football Club le TFC ce soir le Stadium de Toulouse va fêter ses héros puisque les Toulousains reprennent le chemin du championnat contre Lens pas sûr que les joueurs toulousains soient très frais après à la fête de la victoire en Coupe de France ce week-end ils ont été fêté dimanche par 20 000 supporters places du Capitole la Coupe de France que le TFC avait gagné une seule fois c'était il y a 66 ans très longtemps merci Alex sur cette revue de presse la Une du Figaro l'exécutif mis sur le dialogue social pour sortir de la cuisine très beau titre elle a une de Libé orage au désespoir c'est à dire ce matin dans l'idée et dans le figa merci Jean-Baptiste Daoulas merci frère d'avoir été avec nous merci Alex merci à tous de nous avoir suivi si vous voulez voir au revoir cette émission vous pouvez la retrouver sur notre nouvelle plateforme public sénat.fr prochain rendez-vous à 18h sans public Thomas Hugues et nous on se retrouve demain très bonne journée [Musique]

1er Mai : les manifestations ternies par les violences — Marine Le Pen · Pourquijevote